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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mardi 22 janvier 2013 | Mise en ligne à 16h44 | Commenter Commentaires (29)

    Étoile R&B: Dawn Richard, Goldenheart

    Dawn Richard Goldenheart

    En 2005, Dawn Angéliqué Richard a lancé l’album Been A While. Elle fut associée poar la suite à Danity Kane (girl band R&B) et Diddy Dirty Money (hip hop fusion), formations parrainées par le célébrissime Sean Puffy Combs. En 2012, son maxi Armor a fait jaser, et voici cet album attendu de Dawn Richard, 29 ans, élevée à La Nouvelle-Orléans et dont les origines sont haïtiennes et afro-américaines.

    Cette semaine, Goldenheart récolte les éloges de la communauté urban, tant aux États-Unis qu’au Royaume-Uni. Goldenheart serait le premier d’une série de trois opus; suivront BlackHeart et RedemptionHeart, éventuels chantiers qu’on imagine faisant partie d’une trilogie. Avec insertions de Peter Gabriel (reprise de In Your Eyes) et Claude Debussy (adaptation de Clair de lune, troisième mouvement de la Suite bergamasque, pour la chanson titre), cette musique est qualifiée par certains d’alternative R&B ou indie R&B. Enfin… en ce qui me concerne, tout ça est trrrès pop même si d’assez bon goût.

    Interprétés par une voix puissante, promise au succès de masse (#1 instantané au palmarès iTunes des albums R&B aux USA), les airs soul pop de Goldenheart ne réinventent pas la roue, mais leur réalisation (Andrew «Druski» Scott, Deonte, The Fisticuffs) se démarque d’emblée par les références électro-pop, synth-pop ou house qui leur jettent un éclairage distinct. Claviers, cordes et machines érigent les fondements harmoniques d’un répertoire à tout le moins contagieux. Quant à l’imagerie suggérée par le personnage (pochette et vidéos), elle évoque chevalerie avec argument sexy. Pas exactement le même monde que celui de Janelle Monae… Ni ceux de Frank Ocean et autres Miguel.

    Liens utiles

    Site officiel


    Dawn Richard, profil Wiki

    Goldenheart, profil wiki

    Metacritic: moyenne de 88 % fondée sur 4 critiques


    • Belle gueule, chansons à numéros avec juste assez de guimauve pour plaire à tout le monde et son père, fond sonore idéal dans l’air du temps, yo, elle je l’aime parce que genre tsé comme, est trop.
      .
      « cette musique est qualifiée par certains d’alternative R&B ou indie R&B. Enfin… en ce qui me concerne, tout ça est trrrès pop »

      C’est le moins qu’on puisse dire. On dirait que ces produits musicaux ont été développés par une chaîne de montage voisine des burgers de McDo. Peut-être dans un parc industriel chinois, faudrait voir. À la différence près que la date de péremption d’une chanson est plus éloignée que celle d’un burger. En tout cas, on lui souhaite.

      Bon, j’ai fini de chiâler.

    • «On dirait que ces produits musicaux ont été développés par une chaîne de montage voisine des burgers de McDo.»

      Hum, atchoum. N’avez-vous pas dégainé trop vite ? Il fait trrrès froid, on comprend ça…

    • Ils arrivent congelés. C’est pour ça que les clips proposent des images sexy : Réchauffer du surgelé.

    • Pas à proprement parlé mauvais, ni même véritablement cheezy mais ça manque d’un ptit quelque chose d’épicé qui fait qu’on a le goût d’écouter plus.

    • @atchoum
      … très drôle hahahaha je dirais même que cé une full bonne comparaison genre le McDo pis sa musique tsé cé comme trop fou…

      Junk food loin du soul food pour moi. Swag is killing music.

    • Leçon à tirer de ces commentaires: j’aurais dû en parler après tout le monde plutôt qu’avant… Qui sait ? Peut-être se prononcera-t-on passionnément sur le phénomène, comme on le fait pour Gaga, Lana Del Rey… En attendant, réduire ça à du McDo ou autre chaîne de montage, eh bien, ça ne nous rajeunit pas. Rien d’autre que de la pop, n’est-ce pas ?

    • @alainbrunet
      Vous faites votre travail de manière exemplaire. Mais toutes les sorties ne sont pas égales on n’y peut rien… Il y a du top et du moins top.
      Gaga… ouf… encore là les goûts sont dans la nature… la POP n’est probablement pas pour moi tout comme le Dance et le House.

      Probablement que je me positionne mal. Quand je pense au R’n'B suis-je le seul à penser à Whitney, Mary J Blige, Alicia Keys, Tina Turner, Aretha Franklin… etc. ???

      On dirait que je suis incapable d’associer Rihanna et autres popettes à ce mouvement. Mais bon qui suis-je ?

      Si dans 10 ans on me dit que les plus grandes artistes R’n'B de tous les temps furent Lady Gaga, Rihanna et Dawn Richards je me dirai sûrement… encore une fois té out mon Frank ;).

    • Que dire de la chanson titre Goldenheart. Voix, piano. Tout nu. C’est magnifique.

    • Frankola, je ne suis pas fan de Dawn Richard, je m’intéresse tout simplement au phénomène naissant. On n’a certainement pas entre les oreilles la nouvelle Aretha mais on quand même loin de la plus niaise des préfabrications – d’où mon étonnement face à votre commentaire et celui d’Atchoum. Ainsi, je manifeste un certain intérêt pour ces artistes pop qui ont un minimum d’audace, comme cette jeune femme qui se crée une bd dont elle est le personnage principal qui qui tente quelques réformes à sa pop afro-américaine – new wave, électro-pop, house, Peter Gabriel, Claude Debussy… Y a pire que ça non ?

    • « En attendant, réduire ça à du McDo ou autre chaîne de montage, eh bien, ça ne nous rajeunit pas. »
      .
      Il me semble que la chaîne de montage de hits a toujours existé. Les groupes de femmes à Motown ou les boys band comme One Direction ou New Kids on the Block, ça ressemble au même livre de recettes, non? Nous vendrons!

      Dawn Richard, il me semble, c’est du beat formaté, approved 2012-2013.

      En l’écoutant hier, ça me rappelait qu’un moment donné la mode tenait à toutes les Toni Braxton de ce monde. Sexy, en voix, dans l’ère du temps. Oui, pis après?
      .
      « Rien d’autre que de la pop, n’est-ce pas ?

      Rien d’autres que de la pop jetable, en effet. L’équivalent d’un roman harlequin.

      « Pas exactement le même monde que celui de Janelle Monae »

      Même pas celui d’Alicia Keys, qui fait pourtant dans la musique pop. Pop comme populaire.

    • Oui j’avais très bien compris votre propos, il était très clair. Je serais probablement d’accord avec vous en tout point si ce type de POP ne me rebutait pas autant… Ca ne semble pas par caprice en plus.

      J’expliquais simplement la raison de mon commentaire. Je ne crois pas que vous faites fausse route en soulevant l’intérêt. Qui suis-je ? Je crois plutôt que je suis incapable de voir là autre chose que du junk food.

    • OK bien reçu Frankola ! :-)

      Atchoum, ai-je compris que vous comparez ça à One Direction et New Kids on the Block ?

    • @atchoum, allez écouter la chanson titre. Je ne parle évidemment pas de l’extrait réduit, ci-haut mais de la chanson, qui fait 5 min 16. Très classy.
      J’aime moins certaines chansons, dance-club, mais c’est un goût personnel. C’est quand même bien fait.
      Break of dawn est aussi très réussie.

    • On dirait que Effet ne s’est toujours pas couché à Toronto…

    • « Atchoum, ai-je compris que vous comparez ça à One Direction et New Kids on the Block ? »
      .
      Non. Ce que je dis, c’est que c’est formaté. C’est du beat radio comme il va en résonner dans des tonnes d’autos qui vont se diriger à Toronto pour le Caribana. Fond sonore.

      Ça ne serait pas la première fois que je suis à côté de la plaque, remarquez. Mais en l’écoutant, je m’ennuyais d’Erykah Badu.

      Peter Gabriel, Claude Debussy…. Ça me rappelle Chilly Gonzalez qui aime bien dire qu’il a compris que les gens de sa génération ont tout juste le temps d’entendre du déjà entendu.

      C’est pas les Fugees qui s’étaient déjà servi de Carmina Burana?
      ……………

      Je comprends qu’un blogue vivant, qui n’est pas sclérosé par une ligue du vieux poèle, doit sortir les lecteurs de leur zone de confort.

      Aussi je vais me permettre de citer Frankola qui est capable de parler de cette musique sans méchanceté gratuite : « Je serais probablement d’accord avec vous en tout point si ce type de POP ne me rebutait pas autant… Ca ne semble pas par caprice en plus. »

    • ”R’n’B suis-je le seul à penser à Whitney, Mary J Blige, Alicia Keys, Tina Turner, Aretha Franklin… ”

      Je ne sais pas, mais moi je pense à Chuck Berry, Little Richard et Big Joe Turner…

    • @effet ces légendes n’ont pas de t… heu ce sont des gars ;).

      Effectivement, sortir une liste exhaustive des légendes R’n'B plusieurs artistes de la pop R’n'B seraient fort probablement balayés sur le champ et cela malgré, parfois, des ventes impressionnantes.

      Ca n’enlève pas nécessairement tout l’intérêt aux artistes bonbons ou aux artistes avec une carrière plus modeste (voir normale). Dans mon cas, on dirait qu’un artiste pop rock part avec moins de strikes qu’un artiste touchant à la pop afro, rap, r’n'b…
      La pop R’n'B je trouve cela copié, peu original, vide de sens puisque trop basé sur le fashion et le wanna be attitude.

      Comme j’ai dit le Swag est relié au blé… pas au son :) (jeu de mot coquet).

      Pour la comparaison avec one direction… non dans ce cas mais oui dans plusieurs autres… dans le rap cela devient presque hilarant.

    • «Dans mon cas, on dirait qu’un artiste pop rock part avec moins de strikes qu’un artiste touchant à la pop afro, rap, r’n’b…»

      Voilà une impression partagée par beaucoup de Québécois francophones. Cela remonte au disco des années 70, je crois. Ailleurs dans le monde, cependant, la connotation commerciale se trouve autant dans la pop-rock FM que dans les dérivés du R&B.

    • … je sais.
      Pourtant dans les années 70 j’étais trop jeune pour intérioriser ce concept.
      Et franco… mais pas trop ;) j’ai 2 langues secondes ;) Blackened pourrait en témoigner.

      Je pense que le dernier band Pop-Rock que j’ai suivi, s’il en est un, est Three Days Grace.

    • J’avoue, en y pensant bien, que plusieurs amis francos penchent selon mon point de vue et mes amis anglos ont effectivement une vison de la musique commercial disons plus détaillée.

    • Karin Park – Highwire Poetry c’est bon aussi

    • Cessons de nous casser la tête… pop rock ou r&b, ils partent tous avec des buts sur balles même si le lanceur est différent.

    • C’est curieux, ce préjugé anti-R&B, mais c’est vrai. Je me souviens il y a quelques années, une soirée avec des amis, tous québécois “de souche”, j’avais mis Mama’s Gun de Badu et le Voodoo de D’Angelo, et on m’avait dit: mais c’est quoi cette musique d’ascenceur !
      Mais ça touche aussi certaines musiques “du monde”. Au travail, j’avais mis du Caetano Veloso et j’avais eu droit au même commentaire de la part d’un fan de shoegaze…

      Je ne comparerais pas Motown dans les années 60 avec One Direction ou les New Kids. C’est comme comparer, mettons, Simenon avec Gérard de Villiers (SAS). Simenon écrivait sur commande et faisait du bon stock dans un genre donné et supposé formatté.

    • « Je ne comparerais pas Motown dans les années 60 avec One Direction ou les New Kids. »
      .
      Au final, non. Mais au départ, oui : On engage des belles gueules avec une dégaine à qui on apprend à danser, à s’habiller, à parler bien, à faire rêver, etc. Des pompes à fric, finalement. Village People est pas tiré de ce même genre de moule?

    • New Kids on the Block c’est absolument génial.

    • Atchoum: si le moule produit les chansons des Supremes, Temptations, Four Tops, Marvin Gaye, Stevie Wonder etc., et bien non, je ne pense pas qu’on peut comparer ça aux moules qui ont produit Village People, Bay City Rollers et autres New Kids etc…
      D’ailleurs, louez le film “Standing In The Shadows Of Motown”, mettant en vedette les musiciens qui faisaient les sessions de tous ces artistes. Absolument fascinant. La preuve qu’on peut travailler dans une “shop” et sortir du maudit bon stock… Le film a d’ailleurs le mérite de ne pas enjoliver le passé et montre que les dirigeants de Motown étaient sans pitié pour les musiciens.

    • Y a à peu près 5 ou 10 albums PAR ANNÉE qui soit vraiment digne d’intérêt, et DES FOIS un ou deux album dans l’année qui soit vraiment hot. N’importe qui affirmant le contraire ne peut faire la distinction entre un putain de merlot et un bon pinot noir.

      Bref, si on se donne comme mission de trouver un bon truc à tous les jours, on part mal. Faut surtout se permettre de discuter de ce qui est ordinaire, ou même carrément mauvais, pour bien mesurer ce qui est bon… et pour apprécier l’excellence lorsqu’elle nous fait l’honneur de sa présence.

    • J’ai fait le calcul et il y a 6,3467 bons albums par année en moyenne depuis sept décennies. Ça compte les années bisextiles.

    • “N’importe qui affirmant le contraire ne peut faire la distinction entre un putain de merlot et un bon pinot noir.”

      Le merlot, c’est pas celui avec des plumes rousses?

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