
Les cotes sont assez éloquentes merci : au Royaume-Uni, on encense {Awayland} du groupe irlandais Villagers, alors que Pitchfork le plante d’aplomb – seul média crédible à émettre une note discordante. En 2010, Villagers ont déjà été sélectionnés au Mercury Prize pour leur premier album, Becoming A Jackal. Bon album, effectivement, mais celui-ci me semble particulièrement solide et sera fort probablement retenu par plusieurs dans les listes de 2013.
Sorte de de folk-rock-pop-indie de facture classique voire intemporelle, l’approche de Conor O’Brien, sans qui ces Villagers n’existeraient pas, dépeint magnifiquement ses propres états d’âme. Les exprime avec grande imagination, humour, finesse, autodérision et autres caractéristiques décrivant les esprits fins et lettrés. Une interview du Telegraph nous indique d’ailleurs que ce doué a étudié la littérature à l’University College Dublin et « peut causer éloquemment de poésie post-moderne américaine, du travail de Frank O’Hara ou de John Ashbery ». Et qu’il a aimé Björk, Aphex Twin et Radiohead avant de se mettre lui-même à la chanson.
Nous sommes en territoire connu, on en convient, mais lorsque les chansons sont aussi bien construites, leur classicisme apparent n’a rien d’un irritant. Les mots exprimés par ce chanteur très convaincant témoignent d’une poésie chansonnière florissante et de très bon niveau, ses mélodies sont poignantes pour la plupart, les arrangements d’{Awayland} s’avèrent soignés, très beaux – vents, cordes, vibraphone, électronique, etc.
Après plusieurs écoutes, il n’y a pas lieu de s’étonner que ces Villagers aient tourné avec Elbow et Tindersticks. À n’en point douter, voilà un candidat de choix au prochain Mercury Prize.
Metacritic: moyenne de 83% fondée sur 14 critiques
Interview Conor O’Brien du Telegraph

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 










norvegequebec
21 janvier 2013
14h11
Y a quelque chose qui me fout vraiment le cafard dans cette voix, dans ces chansons mais comment dire, j’en redemande. Je viens de me servir un vere de vin, ça devrait accompagner le tout.
norvegequebec
21 janvier 2013
14h13
verre…….c’est quand même le premier, faudrait pas faire comme si ça faisait 4
atchoum
21 janvier 2013
14h23
norvege
Culture personnelle, quand il est 14h par ici, il est quelle heure par chez vous?
Actuellement, j’habite dans une petite localité sans sloche. La neige est tapie et durcie. Les rues s’élèvent à la longue qu’on n’en distingue plus les trottoirs au mois de janvier. Est-ce que c’est comme cela aussi dans ton coin de pays?
Si c’est vrai que ce sont les Blondes qui ont aussi du plaisir, est-ce à dire que les Norvégiennes ne sont pas malheureuses du tout du tout du tout?
Quant à la musique, j’écoute ça un peu plus tard.
norvegequebec
21 janvier 2013
14h43
+ 6 heures, comme pour la France.
J’habite un petit bled, qui s’appelle Engelsviken ( traduisez par La baie des anges…inutile de dire que ce nom n’a pas été donné en mon honneur…), environ 90 km au sud d’Oslo, vers la frontière suédoise. Microclimat, la région la plus chaude de Norvège, presque pas de neige. Ces temps-ci, -10. Ce genre de froid ne dure pas longtemps.
Pour les blondes…faudra venir constater par vous-même…et voir ce que vous pouvez leur donner.
Désolée pour le HS.
hardy_canyon
21 janvier 2013
15h48
Norvège, je vous envie d’écouter ça verre de vin à la main. Notre fuseau horaire étant ce qu’il est, ici, mon écoute à moi est arrosée de thé vert… J’ai écouté au complet et je reviens à ce que je disais dans l’autre billet : ce jeune homme est un sentimental qui connaît le poids des mots. Je réitère mon désaccord avec Pitchfork quant à un manque de clarté et d’authenticité découlant d’une écriture finfinaude : bien au contraire, les textes eux-mêmes et leur interprétation me semblent sentis à mort.
alainbrunet
21 janvier 2013
15h58
C’est ce que dit Pitchfork ??? Il n’y a pourtant rien de formaliste ou d’ampoulé dans cette écriture. Le critique aurait-il exposé ses propres complexes ? On a déjà vu ça…
hardy_canyon
21 janvier 2013
15h59
Non seulement je ne reprocherais pas à O’Brien le manque de limpidité de ses paroles, mais je dirais qu’elles le sont un peu trop, limpides, à mon goût. J’aime mieux les métaphores plus hermétiques à la Gordon Downie.
alainbrunet
21 janvier 2013
16h03
Exactement ! Le critique de Pitchfork travaille-t-il aussi à Fox ?
hardy_canyon
21 janvier 2013
16h09
« To its credit, {Awayland} rarely comes across as false, but O’Brien’s affinity for cleverness over clarity ensures it rarely comes across in any real way. »
PitchFox?
norvegequebec
21 janvier 2013
16h24
Début mars, à Oslo, dans une salle d’environ 400 places. Ce n’est pas encore le succèe planétaire, faudra en profiter.
alainboisvert
23 janvier 2013
09h09
Pitchfuck a donné une note de 4.8 à l’album de Alt-J, mon préféré de 2012. Alors j’en ai rien à foutre de leurs avis.