
Dominique Pinto, alias Dom La Nena, est violoncelliste. Brésilienne et citoyenne du monde, elle chante aussi. Et c’est probablement pour cette raison qu’elle risque de faire boum au cours des mois qui viennent.
Violoncelle et chant ? Aucun rapport avec Jorane. On est plus près de Juana Molina ou de feue Lhasa, en fait… Joli voile sur les cordes vocales, mélodies délicates, douces progressions harmoniques, approches consonantes, sobres interventions au violoncelle. Sorte de folk embué d’ornements de musique classique, formation oblige -on le constate notamment sur la chanson Buenos Aires dont l’introduction harmonique est similaire à celle des Canons de Johann Pachelbel).
Sauf les langues d’expression (portugaise ou espagnole), rien ne permet de circonscrire cette approche dans un territoire précis du globe. Indie folk de chambre dont les traits latino-américains apparaissent çà et là, sans être proéminents.
Dom La Nena a vécu en France lorsque papa a fait son doctorat. A vécu de nouveau au Brésil avant de se déplacer en Argentine afin d’y étudier auprès de la violoncelliste Christine Walevska. À 18 ans, elle retournait vivre en France où elle s’est taillé une place dans l’accompagnement pop – Jeanne Moreau, Étienne Daho, Camille, Jane Birkin. Elle habite Paris.
Au terme d’une tournée avec Jane Birkin en 2009, elle s’est mise à la composition et l’écriture de chansons. A procédé à moult prises de son en cours de tournée française afin d’étoffer ses maquettes, pour ensuite travailler avec Piers Faccini dans un studio planté dans les Cévennes. Faccini, que plusieurs apprécient pour son propre répertoire chansonnier, a réalisé cet album sympa, accessible pour de vastes publics ouverts sur le monde, assez créatif pour qu’on y consacre un billet. ;-)
Facile, en fait, de prévoir le buzz à l’endroit de Dom La Nena, dont l’album Ela vient d’être lancé sous étiquette Six Degrees.
Liens utiles
Lire les commentaires (4) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 





