Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Jeudi 10 janvier 2013 | Mise en ligne à 17h55 | Commenter Commentaires (151)

    Burial: Truant / Rough Sleeper

    Burial Truant Rough Sleeper

    Le nouveau maxi révèle deux murales sonores: Truant dure 11 minutes et 45 secondes, Rough Sleeper s’étend sur 13 minutes et 47 secondes. La patte ambient / post-dubstep / post-garage est celle que l’on connaît du Britannique William Bevan alias Burial. Celle qui, en 2007, fut extirpée de l’underground.

    Les basses fréquences de ce Truant / Rough Sleeper demeurent malléables, hypnotiques, sensuelles. Les tempos sont lents ou moyens, rarement rapides. Les rythmes descendent invariablement des Antilles anglaises; trois générations de résidence au Royaume-Uni plus tard, la source n’est pas dénaturée pour qui sait l’identifier. Les harmonies émanant des claviers s’avèrent très simples mais les mutations que leur imposent les filtres informatiques leur confèrent une personnalité. D’inspiration soul et pop, les voix émergent du mix sans s’imposer, restent chaudes malgré la distance. Le traitement des prises offre une variété intéressante de diffractions -évocation de cette friture typique des vieilles radios, évocation d’averses de pluie et autres liquides qui s’épandent sur le sol, on en passe.

    Outre deux albums en 2006 (sans titre) et en 2007 (Untrue), Burial préconise généralement le format maxi : South London Boroughs (2005), Distant Lights (2006), Ghost Hardware (2007) sans compter les collaborations avec Four Tet (2009), Four Tet & Thom Yorke (2011) et Massive Attack (2011). Dans ce format court, il s’exprime sur des pièces… longues. Fresques à l’intérieur desquelles il construit une histoire relativement simple sur le plan structurel, néanmoins constituée d’épisodes de haute créativité texturale qui s’enchaînent en toute fluidité.

    Musique moins linéaire qu’il n’y paraît d’entrée de jeu…

    Liens utiles

    Burial, profil wiki

    Site Hyperdub


    • Outre le fait que ses pièces soient plus longues qu’avant, je remarque un désir chez Burial d’être de plus en plus abstrait, si je puis m’exprimer ainsi. Le nouveau EP en est le meilleur exemple.

      Bien qu’UnTrue soit tout un album, les fritures n’avaient jamais vraiment autant le dessus sur les rythmes que sur ce nouvel EP. J’aime beaucoup cette nouvelle approche de sa part. Ashtray Wasp était aussi un bel équilibre entre l’aspect plus rythmé et le côté plus ambiant de son univers sonore.

    • Alain Brunet. Vous ne cessez de m’ébaudir. Vous transformez mes $$$ en milliers de notes. À quand Le petit Alain ? Ou à la manière SAQ, les pastilles musicales ? Électronique et touffu ou Atmosphérique et sensuel.

      Aurais-je les moyens financiers de vous suive, vous et votre ligne du Vieux poêle, dans vos propositions ?

      Votre démarche, est prolifique ; votre façon de parler de la musique est unique.

      Merci !

    • Semble très intéressant, j’écoute ça plus tard.

    • Je viens d’en proposer l’écoute à ma fille qui termine sa session accélérée au cégep. Elle l’éoutera pour rédiger une dissertation en philosophie de 1000 mots sur la question : ” En quoi la liberté est-elle un problème politique ?” suite à sa lecture de la section “Qu’est-ce que la liberté?” du livre La Crise de la culture d’Hannah Arendt. Burial allongé devient de mieux en mieux.

    • À sylperro

      “Aurais-je les moyens financiers de vous suive, vous et votre ligne du Vieux poêle, dans vos propositions ?”

      Plus besoin d’etre riche en 2013, on fait du streaming. Sur Grooveshark on peut streamer les deux tounes. Je les écoutes en boucle depuis une heure environ. Je commence à saisir, un peu, ce qu’il y a d’intéressant à cette musique.

      Très bonne critique M. Brunet. Ce que vous avez dit aussi sur Andy Stott a piqué ma curiosité et j’ai vraiment aimé son album.

      Merci

    • L’életro, c’est parfait pour l’écoute semi-active dans un contexte de travail, avec des écouteurs. Le beat donne une impulsion qui stimule la productivité en ce qui me concerne. Du Burial par exemple, j’écoute ça en faisant aller les quelques neurones qu’il me reste au travail. Me semble que je tapoche plus vite du clavier et que je compose mieux. Ne pourrait faire ça avec un album jazz que je n’ai jamais écouté.

      Le fanas d’électro vont crier au scandale et à l’outrage à l’oeuvre mais ce n’est pas grave, combien de personnes écoutent du jazz en background, justement?

    • L’électro à la rescousse du stakhanovisme contemporain : belle initiative, camarade Boogie. De mon côté, j’ai essayé avec le nouveau Pantha Du Prince : assez stimulant, à condition de ne pas se laisser distraire par les cloches.

    • Zzzzzzzzzzz, il me semble qu’elles se ressemblent toutes ces tounes-là? Variations sur un même thème.

    • @ db
      Je « streames » mais j’aime aussi posséder. En me tirant une bûche dans cet espace, j’ai fait de belles découvertes : Donato Dozzy & Neel et Andy Stott, côté électro. De nouveaux noms se sont aussi joints à mes assistants pour l’apéro et la préparation du souper : Allah-Las, Hanni El Khatib, Nick Waterhouse…

    • @scotch

      Au moins cette fois, vous n’êtes pas HS ! ;-)

      @hardy

      Non, je n’y étais pas. Porter reviendra j’imagine.

    • y a rien de mal à ”utiliser” de la musique comme stimuli de background. La musique c’est aussi (et surtout) de l’ambiance, de l’humeur.

    • Tout ce qui est musicalement horizontal sied mieux à l’écoute distraite. Lorsqu’on s’y met, cependant, les meilleures musiques horizontales révèlent des surprises.

    • J’ai de la musique ”pour travailler” que je n’imagine pas écouter dans d’autres contextes.

    • Boogie, j’aurais parier que vous mettez du Stella pour le travail.

    • puis y a de la musique de travail ”lundi”, ”vendredi”, ”overtime”, ”dancin’ alone on my desk” et le classique du temps des fêtes ‘’slowdance on xerox”.

    • j’adore Burial … les ambiances dream-like, l’echevêtrement comme des pièces dans des pièces, des espaces dans des espaces, des dérives, des marches forcées … les nouvelles sont très bien après une écoute … la motion et l’émotion

    • je farfouillais du Burial hier sur le web et je suis tombé sur ça:

      http://www.youtube.com/watch?v=N701JYnjaMs

      gngnième remix de la toune de Massive Attack et assez réussi! On a utilisé au max la sensualité de Hope Sandoval. Disons que ça contraste énormément avec le Zed’s remix…

    • Talk Talk. Spirit of Eden, bien sûr.
      Laughing stock : j’écoute la pièce Taphead en boucle…
      Talk Talk, un groupe sous-estimé ?
      Bonsoir, amateurs de musique !

    • Talk Talk n’est pas sous estimé par ceux qui ont le grand bonheur de connaitre ces 2 albums magnifiques. Le problème est que c’est un groupe connu pour les mauvaises raisons.

    • Placebo, vous m’enlevez le refrain de la bouche : Such a Shame !

    • Talk Talk: Such a Shame est une bonne chanson. Le problème, c’est qu’avant The Color Of Spring (1986 – aucun synthé ni drum machine), les couleurs synthétiques datent le matériel. Les versions sur l’album-hommage parut l’an dernier font bien ressortir les qualités des chansons pré-86.

    • Such a Shame n’est pas la grosse chanson cliché du groupe, me semble. C’est plus It’s my life. Deux bonnes chansons, quand même. Les deux derniers disques sont d’une ambition folle. J’écoutais Spirit of Eden en vinyle dernièrement sur le système de Boulga et ça déménageait. Ça respire la coke à plein nez, si je puis dire (merci It’s my life).

    • Sylperro, il paraît qu’il faut se procurer le London 86, où l’on trouve les arrangements des derniers appliqués aux premières chansons. Dur à trouver.

    • Ça me fait penser que je dois trouver Mark Hollis par Mark Hollis.

    • Le premier album (The Party’s Over) est pas mal aussi. Mais là, il faut pas avoir peur des synthés.

    • Même pas peur…

    • 1986 : j’écoutais Spirit of Eden sur ma table tournante. Il avait un rituel dans l’écoute de la musique. Enlever le nuage poussiéreux sur l’aiguille, brosser le vinyle avec une brosse microfibre antistatique…

      unholy_ghost : Spirit of Eden en vinyle. Je suis peut être trop vieux, mais c’est quoi cette tendance avec l’écoute sur vinyle ? Mon fils a donné une table tournante à sa sœur à Noël. Je pensais que c’était pour décorer sa chambre. La qualité du son d’un vinyle serait meilleure ?

      1986. Retour en arrière. Inscrits au profil radio, à l’UQAM, nous étions quelques idéalistes à vouloir faire de la radio en couleurs. On produisait des dramatiques stéréo. J’écrivais les textes et j’avais un ami qui, au lieu d’être tombé dans une potion comme l’autre quand il était petit, s’était piqué avec une aiguille de gramophone. Ça expliquait sa toxicomanie musicale. Besoin de tel effet ou telle ambiance : il pigeait dans sa volumineuse collection de vinyles. Tiens : Boulez conduct Zappa ou Micro-Phonies de Cabaret Voltaire. Ma culture musicale gonflait comme du pop corn aux micro-ondes. J’aime la générosité des mélomanes !

    • Il y a un concert complet d’excellente qualité de Talk Talk dispo sur You Tube: Live in Montreux 1986, année de la grande transition, avec tous les premiers hits “colorspringerisés”.

    • “La qualité du son d’un vinyle serait meilleure ?”

      Mon cher, vous arrivez quinze débats en retard. Il est meilleur pour certaines choses, moins pour d’autres (les moins importantes). Les vendeurs de numérique vous diront que tout ce qui est nouveau est mieux. Vous pouvez les croire ou prendre la pillule rouge…

      Cela dit, le numérique s’améliore à vitesse grand V.

    • AU 16e débat, il se leva et pointa son DacMagic de Cambridge Audio.

    • La reprise de no doubt est meilleure, en fait c’est leur seule bomne toune.

    • ”Mon cher, vous arrivez quinze débats en retard.”

      Peut-être même 28.

      Les vinyleux intégristes sont campés sur une île et se racontent des histoires de peur tout en invoquant des dieux coiffés d’entonnoirs. Je minimise, pour ne pas effrayer les enfants.

    • ”J’écoutais Spirit of Eden en vinyle dernièrement sur le système de Boulga et ça déménageait.”

      Tiens, on l’a jamais eu finalement la description de son système…

    • jon8 : Vous êtes mon Walt Disney du numérique. La fée clochette qui fait briller de sa baquette magique mes disques compacts.

    • Jon8, la musique que tu préfères sonne mieux et de beaucoup en digital. Les trios jazz sonnent mieux en digital aussi, le piano c’tivident. L’instrument avec lequel le digital a le plus de difficulté, c’est la guitare électrique en contexte rock. J’ai vraiment l’impression que le malentendu si on veut vient de là.

    • *Mal entendu

    • @boogie

      C’est de la bulls!t ces histoire de ”ce genre de musique sonne mieux avec ceci ou cela”… Un BON système de reproduction sonore ne fait pas la distinction entre les genres musicaux. Il reproduit simplement des sons, de manière fidèle ou pas, à divers degrés.

      Bottom line, 99,99% des so called audiophiles n’ont pas l’équipement pour reproduire de façon crédible quelque chose d’aussi simple qu’un drum ou une trompette.

    • c’est ma perception et ce n’est pas de la bullshit. Je sais très bien que du metal sur du Linn, on oublie ça.

    • Anyway, no offense guys, mais les audiophiles qui fréquentent ce blogue sont des audiophiles du dimanche. Ce qui n’a rien de mal en soi, d’ailleurs.

      Les audiophiles ‘’sérieux” ou ceux qui poussent la passion jusqu’au niveau professionnel, comme ceux qui fréquentent des forum du genre audioatrium, ne batifolent plus en 2013 dans le vieux débat analogue/numérique qui a connu son heure de gloire dans les années 90. Been there done that. Big fuck!n time.

      La pertinence du vinyle est strictement au niveau nostalgie & rituel. Comme on peut tripper sur une balade en vieille Porsche 356 vintage, avec raison, on ne poussera pas le bouchon jusqu’à vouloir confronter l’antiquité à une 991 carrera S sur piste…

    • ”c’est ma perception et ce n’est pas de la bullshit. Je sais très bien que du metal sur du Linn, on oublie ça.”

      Dans ce cas, il faut se poser deux questions:

      1. Est-ce que la source (enregistrement) du dit metal est bonne, à la base ?

      2. De quoi est fait le bottleneck #1 de toute chaîne audio -les haut-parleurs- dans le cas de cette chaîne Linn ?

    • En nfait la fidélité je m’en fout un peu. Je sais comment tel disque sonne le mieux à mes oreilles dans tel genre d’équipement et c’est tout ce qui compte…

    • linn-Linn-Linnn
      99% des audiophiles ne peuvent faire la différence entre un chorus et un flanger, entre un rhodes et un wurlitzer, entre une stra et une les paul, entre un la mineur et un la majeur. Il estvaussi là le problème. Bon j’ai un film à watcherles enfants sont couchés…

    • Désolé pour les problèmes de clavier….

    • ”En nfait la fidélité je m’en fout un peu. Je sais comment tel disque sonne le mieux à mes oreilles dans tel genre d’équipement et c’est tout ce qui compte…”

      Bon, eh bien rien de sert de poursuivre cette discussion dans ce cas!
      ;-)

    • “Bon j’ai un film à watcherles enfants sont couchés…”

      Idem, remplacer “film” par “Green Bay – SF”.

    • Tant qu’à moi, la raison pour laquelle le rock ne sonne pas toujours bien en numérique, c’est surtout parce que souvent, le mastering et la conversion vers le numérique a été baclés et les hautes en souffrent, de même que les mid dans les sons distortionnés qui deviennent un peu ”plastiques”. Pour un enregistrement (particulièrement les guits) botché, très distortionné/overdrivé ou enregistré avec peu de moyens, l’analogique sonne souvent mieux parce que le pressage du vinyle exige un mastering par un professionnel. Il y a toute une job de vérification et d’ajustement de fréquences à faire avant le pressage et celle-ci se fait au même moment que l’on fait le ”laquer” (l’espèce de moule qui sert à presser les autres disques). Dans presque tous les cas, c’est un professionnel qui fait ce travail. Il ne fera pas de miracles et ils ne passera pas 50 heures sur un master, mais il assure une espèce de base. Normalement, une job similaire est réalisée en numérique, mais elle n’est pas obligatoire ce qui, je pense, pousse beaucoup de gens à la négliger ou à la faire à l’aide de plug-ins.

      Le problème n’est pas le numérique, mais le matériel et le talent de la personne qui enregistre et de celle qui fait le mastering. Plus tout ça baisse, plus, selon moi, l’analogique est avantagé pour les raisons mentionnées ci-dessus. Le rock mal enregistré et mal matricé sera moins agressant en vinyle qu’en CD. Maintenant, si t’as un gars qui sait ce qui fait ainsi que le bon équipement, le numérique va rocker tout aussi bien.

      Le problème actuel avec le rock, surtout le rock pesant, c’est souvent la compression et c’est encore la même chose : son abus semble plus souffrant en numérique. Mais encore une fois, le problème n’est pas le numérique, mais ce délire total de tout compresser dans le tapis.

      Souvent, ce que les gens confondent avec la ”chaleur” ou le “caractère” analogique c’est deux choses : une réduction des aigus et une compression discrète. C’est deux trucs aident énormément quand ton enregistrement n’est pas fait dans un studio top notch.

    • D’accord avec effet placebo, tout est dans le mastering. Vous pouvez avoir la meileure chaine audio du monde, c’est ce qui est sur votre média qui compte. Essayez donc Blackwater park du groupe Opeth, là on parle d’une production métal bien réalisée. Il faut évidemment se faire au genre death metal prog…

      Analogique versus digital? Je suis équipé dans les 2 technologies. Linn a concu une des meilleures table tournante disponible dans le créneau $1000-$5000 de là sa grande popularité. VPI et Rega font aussi d’excellentes TT dans cette plage de prix.

      Jon 8, c’est quoi un audiophile sérieux? Dans mon livre à moi, c’est quelqu’un qui tripe plus sur la performance sonore que sur la performance musicale.

    • Une chose que je me demande, c’est si la HI FI est la reproduction la plus fidèle possible d’une source, qu’est-ce qu’on considère comme “source”? La performance initiale live en studio? Le master remis par l’artiste? Le mastering final?

      La notion de source est flou pour le rock et le pop en raison de tout le travail qui est fait en studio après l’enregistrement. Le jazz et le classique tente de préserver l’intégralité du son live des instruments, mais pas le rock nécessairement. Y a tout un travail de production qui est réalisé et par définition, ce travail altère la source (considérant que celle-ci serait le son initial du groupe live). Alors le médium, que ce soit le vinyle ou le CD, doit donc reproduire une source qui n’existe pas vraiment, en tout cas, pas de la même façon que pour le jazz ou le classique. La réelle source serait donc le master qui sert au pressing ou à la duplication. Or si ce master est mauvais à la base, soit en raison de la prise de son initiale, de la réalisation ou du mastering, tenter de le reproduire le plus fidèlement possible sous prétexte que le master est le son que l’artiste souhaite (alors que pour l’artiste, ce ne sera pas ce qu’il souhaite, mais uniquement ce qu’il est en mesure de fournir) est un combat absolument sans intérêt à l’extérieur d’un cadre strictement “scientifique”. Bref, on s’en fou que le son de la source soit altéré si cette altération rend l’expérience d’écoute plus plaisante.

    • Placebo a tout compris. Petit bémol concernant le jazz, il y a plus de travail de production qu’on peut croire. Chez ECM, on créé un son qui n’existe pas vraiment live. En tout cas, ce n’est pas le son d’un petit club de jazz avec les instruments sans amplification. Peu importe, leurs albums vont sonner 1000 fois mieux sur du hifi que sur du stock de future shop.
      Je suis 100% d’accord avec l’idée selon laquelle la haute fidélité est inutile si elle fait ressortir les défauts et diminue le plaisir d’écoute. Boire du coke dans des Riedel, c’est inutile et ça fait disparaitre le plaisir de boire direct dans la canne en aluminium.

      EÊtre audiophile, c’est un peu limiter le genre de truc qu’on accepte d’écouter parce qu’ils ne sonnent pas assez bien. C’est un choix…

    • ”Une chose que je me demande, c’est si la HI FI est la reproduction la plus fidèle possible d’une source, qu’est-ce qu’on considère comme “source”? La performance initiale live en studio? Le master remis par l’artiste? Le mastering final?”

      Excellente question, Placebo.

      La réponse est que dans l’absolu il est impossible de se servir d’albums -aussi bon soit-ils- comme référence. La coloration débute dès la prise de son (micro) et même dans la pièce (acoustique).

      Mais d’un point de vue relation Artiste/Mélomane, la source réelle est simplement ce que l’artiste *a voulu* faire. Donc essentiellement il faudrait reproduire ce qu’il a entendu dans ses moniteurs et headphones… et être d’accord avec lui, ou pas!

      D’un point de vue purement Hi-Fi, il faut une référence ”pure” et vérifiable, comme des bruits de la nature et/ou des sons que l’humain entend constamment et dont il est a même de juger correctement de la véracité.

    • Quand tu est capable de percevoir la granularité dans l’écoute des enregistrements donc les limites de l’équipement d’enregistrement d’origine, il est temps de faire un pas en arrière…

      Il y a un juste milieu entre le monde de l’audiophilie et de la musique qui garantira une écoute plaisante. Depuis les années 80, les standards on beaucoup évolués et je pense que pour $1000, le consommateur en a beaucoup plus pour son argent aujourd’hui qu’il en avait durant ces années.

    • @norco74
      ”Jon 8, c’est quoi un audiophile sérieux? Dans mon livre à moi, c’est quelqu’un qui tripe plus sur la performance sonore que sur la performance musicale.”

      C’est ça, tu n’as pas tort.
      Un dicton dit que la différence entre un mélomane et un audiophile c’est que l’audiophile à plus d’argent investi dans le système pour reproduire la musique que dans sa musique, et le mélomane c’est l’inverse.

      Donc, faites le calcul!

      Moi je suis revenu du côté sombre de la force et j’ai pas le goût d’y retourner tout de suite…

    • Pour répondre plus précisément à ta question, Qu’est-ce qu’un audiophile sérieux, il faut comprendre que l’audiophilie est un hobby comme les autres, dans le sens qu’il suit le modèle de Dreyfus: on commence néophyte pour finalement devenir expert, en passant par les autres niveaux ou en s’arrêtant en chemin.

      L’audiophile du dimanche, ou le ”touriste”, ne dépassera probablement jamais le niveau néophyte. Il traite l’achat d’un système de son comme il traiterait l’achat d’une tondeuse à gazon, avec plus ou moins de passion. Il s’informera dans les revues, sur le web, visitera quelques magasins, discutera avec les vendeurs, puis fera son choix et n’aura plus à passer par ces étapes avant 5, 10 ou 20 ans, quand la patente sera brisée ou out-of-fashion.

      Le niveau 2 c’est essentiellement la même chose, mais il passe de 1 à 3 mois sur son magasinage! Là, déjà, à ce niveau il ne se trouve que 99,9% de gars. Stats à l’appui, l’audiophile ‘’sérieux”, c’est un gars. D’ailleurs, partir sur un buzz de quelque chose, c’est un trip de gars.

    • Le problème avec l’audiophilie c’est qu’il n’y a plus de fin et que ça finit souvent en cul de sac… Je ne crois pas aux miracles car une bonne chaîne demande un investissement initial. Il y a toujours des composants qui se démarquent et qui représentent des coups de coeur et ce dans toute les gammes de prix. J’ai toujours eu l’approche d’être équipé professionellement et selon mes moyens. J’ai eu une paire de KEF reference que j’ai changée près 25 ans.

    • ”Je suis 100% d’accord avec l’idée selon laquelle la haute fidélité est inutile si elle fait ressortir les défauts et diminue le plaisir d’écoute.”

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Audiophile

      La recherche de satisfaction auditive passe très souvent par la compensation et la coloration, because équipement et/ou source (enregistrement) perfectible.

      Mais à terme, la haute-fidélité est la seule solution possible. D’ailleurs, un système de reproduction qui est fidèle à 100% n’empêche en rien de faire de la compensation/coloration par la suite (de la source). Mais au moins on a une base fiable.

      Bref, la Hi-Fi n’est *jamais* un problème. Ce qui est un problème c’est les solutions qui se présentent ”hi-fi” alors qu’elles ne le sont pas du tout. Ce qui est malheureusement le cas un peu partout.

    • De 1 à 3 mois??? J’appelle ça une maladie pas un hobby à moins bien sûr de faire de la recherche ou quelque chose du genre.

    • ”Le problème avec l’audiophilie c’est qu’il n’y a plus de fin et que ça finit souvent en cul de sac… Je ne crois pas aux miracles car une bonne chaîne demande un investissement initial. Il y a toujours des composants qui se démarquent et qui représentent des coups de coeur et ce dans toute les gammes de prix.”

      C’est pas facile, en effet.

      Même le très subjectif marché du vin n’est pas aussi corrompu. Mais je pense que le spectre des années 80/90 s’efface tranquillement, pour le mieux.
      Internet a aussi aidé à faire ressortir les côtés moins glorieux du marché audiophile, des cas de fraudes, mollement protégés par la sacro-sainte subjectivité. Mais l’ère des caravanes qui passent de village en village pour vendre de l’huile de serpent achève.

    • ”De 1 à 3 mois??? J’appelle ça une maladie pas un hobby à moins bien sûr de faire de la recherche ou quelque chose du genre.”

      Pas à temps plein, on s’entends… Mais plusieurs heures par semaine.
      Ça va vite, tu sais ? Tu lis des revues, tu vas sur les forums de discussion, tu visites des boutiques, tu visites des shows, tu achètes de l’équipement, tu l’essais, tu revends l’équipement et tu recommences! J’ai été témoin de gens qui ont fait ce manège pendant des décennies! Et plus ça avance, plus tu es certain de détenir la vérité sur comment ”faut qu’ça sonne”. Ce qui peut finir par être contre-productif. Surtout du point de vue mélomane, ou tu perds le fil.

    • C’est vrai que ça demande un investissement initial, Norco74, mais il y a des moyens très efficace de réduire la facture pour un résultat hautement acceptable. Dans mon peak ”d’audiofolie”, j’avais environ 65,000$ d’équipement qui trônait dans mon salon. De l’équipement pourtant trié comme étant les ”meilleurs rapport qualité/prix” (!)… Puis en fouillant, en continuant les recherches et plusieurs centaines d’heures d’expérimentations plus tard j’ai réduit le coût à une fraction de ça pour un résultat final 10x plus satisfaisant. Bien sûr, ça demande de sortir des sentiers battus, parce que les solutions commerciales ”mainstream” sont prises dans les marécages des compromis. Et c’est le consommateur qui doit en payer le prix.

    • Tiens, pour 500 piasses tu peux faire parti du club des audiophiles:

      http://www.audioatrium.com/forum/viewtopic.php?t=5094

      pas si pire, hein ?
      ;-)

    • Jon8, sérieusement, pour $500 tu pourrais offrir 5 heures de consultation audio INDÉPENDANTE pour néophytes (1 h évaluation, 1 h recherche et 3 h visites en magasin). Ça leur évitera de tomber dans les pièges et les potions magiques.

    • Norco74, dans ce cas, ça va être 2 heures et 1 minutes. La dernière minute pour dire de ne pas aller en magasin. Il n’y a malheureusement pas de solution intéressante (de mon point de vue) en ce qui concerne les haut-parleurs dans les magasins.

      Je me souviens lors du test à l’aveugle avec Alain Brunet et Boulga que j’avais organisé dans nos locaux, nous avons cherchés longtemps pour trouver des h-p du commerce pouvant remplir notre salle de 500pi.ca. et 11pi de plafond sans que le son soit ”perdu”. Résultat: y avait rien de potable en bas de 30,000$. Pis encore.

      La solution passe vraiment par le Do-it-yourself ou les enceintes d’artisants.

    • L’idée de la reproduction la plus fiable d’une source est intéressante surtout du point de vue de la physique et de l’ingénierie. Celle qui voudrait que ça permette de s’approcher de l’intention de l’artiste, c’est de la bouillie de vendeur par contre.

      La majorité des artistes n’obtiennent pas le son qu’ils veulent obtenir, mais bien le son qu’ils PEUVENT obtenir. La production d’un album est une succession de compromis dont l’artiste sort rarement totalement satisfait. Alors vendre ce résultat comme un espèce de saint graal que seule les chaines ultra sophistiquées permettent d’atteindre est un leurre.

      L’autre chose est que le mastering n’est généralement pas fait en présence de l’artiste. Bien entendu, celui ci a des attentes et des indications par rapport à ce mastering, mais le plus souvent, qu’il soit satisfait ou non, on ne peut pas dire que cet ultime étape soit strictement du domaine de ce que l’artiste “veut”. Le plus souvent, ce résultat final est une surprise. C’est plus glamour de vendre le hi fi comme une façon de se rapprocher de la vision de l’artiste, mais le plus souvent, ça permet surtout de se rapprocher de la vision d’un ingénieur inconnu. M’est avis que ceux qui propagent de telles théories devraient peut être parler à des artistes parfois.

    • Boogie, t’as tout à fait raison pour le travail de studio pour certains albums jazz, mais tu comprends ce que je veux dire…

    • Finalement, et c’est assez étonnant, le hi fi repose sur l’idéal de se rapprocher des intentions de l’artiste et de ce qu’il entend dans ses moniteurs. Problème métaphysique puisque les gens qui développent le matériel hi fi ne connaissent ni les intentions des artistes, ni ce qu’il entend chez lui. Et comme la recherche en acoustique est effectivement une science, on tente de faire avaler en même temps ce type de “mission” qui ne relève que de la foi aveugle la plus stricte.

    • Placebo, on parle de la même chose.

      ”Celle qui voudrait que ça permette de s’approcher de l’intention de l’artiste, c’est de la bouillie de vendeur par contre.
      La majorité des artistes n’obtiennent pas le son qu’ils veulent obtenir, mais bien le son qu’ils PEUVENT obtenir.”

      Je suis 100% avec toi là dessus. D’ailleurs, tu soulignes toute l’impuissance (et l’absurdité) de ce marché et du pattern en général. Le problème avec la Hi-fi (la vraie) c’est surtout qu’elle ne livre pas ses promesses dans l’état actuelle des choses. Pour des raisons technologiques, économiques et aussi logistiques. En effet: pour véritablement être maître de son produit, l’artiste devrait pouvoir contrôler la livraison de son oeuvre de A à Z, jusqu’à la livraison dans les oreilles de l’auditeur. Certains cinéastes (dont Hitchcock) étaient assez scrupuleux sur le silence dans la salle de cinéma, la qualité de l’image, etc… Et avec raison. Même chose pour les musiciens. Ils désirent que leur oeuvre soit appréciée dans les meilleures conditions. D’où la pertinence des salles de concert pour le classique, construites à gros frais.

      Pour la job de studio, c’est un challenge. Et c’est un peu l’absurdité de la chose: l’artiste LUI-MÊME doit se fier sur de l’équipement ”Hifi”, supposément ”pro” et ”de référence” alors que: A) c’est souvent une version édulcolorée du stock audiophile, très perfectible et B) l’auditeur n’écoutera fort probablement pas dans le même environnement acoustique et avec du matériel similaire. Le téléphone Arabe, quoi.

      Bottom line, même si le travail dans le studio est fait sur une base ”parfaite”, l’auditeur n’aura pas la chance d’écouter dans les mêmes conditions. Et si le travail en studio est fait sur de l’équipement ordinaire, cela peut engendrer des situations totalement surréalistes (cas vécu ici) où l’artiste ”découvre” son oeuvre -avec défauts & qualités- chez l’audiophile mieux équipé!

      Bonjour la communication.

      C’est aussi pénible comme situation qu’un grand chef étant dans l’obligation de faire du foie gras poêlé pour le servir, une semaine plus tard, décongelé au micro-onde.

    • ”Finalement, et c’est assez étonnant, le hi fi repose sur l’idéal de se rapprocher des intentions de l’artiste et de ce qu’il entend dans ses moniteurs.”

      Il ne faut pas non plus dramatiser.

      Un guitariste devrait pouvoir reconnaître le son de sa guitare lors d’un take de qualité en studio. En écoutant au travers de 2 ou 3 paires de moniteurs et headphones, il devrait approcher à 90%+ de ce qu’il désire comme résultat, sinon il va demander au tech de studio de s’ajuster.

      Là où les choses se compliquent, c’est en dehors de la lutherie classique. Par exemple en musique électronique, où un artiste cherche des textures sonores très précises et/ou extrêmes (basses et hautes fréquences ou à micro-dynamique) en plus des effets…
      Là, on perd les points de référence puisque la référence devient ce que l’artiste veut créer (from scratch) et non pas une référence de guitare, plutôt vérifiable.

      Comme je disais, il ne faut pas dramatiser non plus. Il y a un écart énorme entre un système de son merdique où l’intelligibilité est fortement compromise et un système de référence à un millions de $. De nos jours, un investissement minimal (des headphones de qualité) permet d’entendre le message sonore sans avoir l’impression d’en manquer des bouts.

    • En passant Placebo, la Hi-fi repose sur l’idéal d’une reproduction sonore fidèle, et non musicale ou des intentions de l’artiste. La nuance est importante parce que l’équipement ne fait pas la différence entre du bruit (sons) et de la musique. L’idée ce n’est pas de rendre musical quelque chose qui ne l’est pas, mais de rendre le plus réel possible l’illusion que la véritable source sonore est là, dans un environnement donné.

      On pourrais décider de développer un système Hi-fi dont l’unique tâche serait de reproduire le bruit d’un orage, rien d’autre, et ce serait ”hi-fi” si l’illusion serait bluffante au point de ne jamais savoir si c’est vrai ou pas.

      Tout ça est une quête de l’illusion parfaite. Le même combat se joue actuellement pour l’image, avec la 3D.

    • C’est drôle car le vinyle de Talk Talk était le fruit d’une remasterisation numérique et on entendait parfaitement où ça fuckaillait. Problème d’image stéréo à cause du jitter et pixellisation du son.

      Les partisans du numérique nous disent qu’il y a de la statique sur les vinyles mais ils ne disent jamais les limitations intrinsèques du numérique.

    • Quand on enregistre un événement (en classique et le plus souvent en jazz), c’est logique de vouloir une reproduction parfaite qui donne l’illusion, mais dans la pop et le rock, il n’y a aucun événement préalable puisque le plus souvent nous avons un assemblage de prises diverses mixées différemment suivant l’image sonore. L’original est donc le mix final.

    • Il y a aucun test qui pourrait garantir que le vinyle est mieux que le numérique et vice-versa puisqu’on peut distinguer les deux de façon indirecte. Après, il y a des défauts dans chaque type de système et le prix qu’on paye est probablement plus important dans le résultat. Après, il s’agit de boniment d’autoproclamés experts qui vendent leur salade.

      Quand le CD est arrivé, tous les vendeurs disaient que c’était mieux que le vinyle parce que le CD ne sautait pas et qu’il n’y avait pas de bruit parasite (statique). Or, un CD ça saute et c’est même pire qu’un vinyle. Pour ce qui est de la statique, ça ne dérange pas plus un vrai amateur qu’une craque du vernis sur un tableau de maître. Or, cette absence de bruit parasite masquait le fait que le son CD était plus pauvre en résolution que le vinyle. Le reste c’est du marketing et tout le monde y a cru. Ensuite, le mp3 est arrivé avec un son vraiment plus pauvre que le CD au début, mais que tout le monde à adopter, car c’était plus pratique, on pouvait avoir la musique gratuitement, on a commencé à écouter ces musiques sur des caisses (ordi, écouteurs, etc.) de très basse qualité et les producteurs ont commencé à prendre en compte ces limitations en faisant des musiques très compressées, très fortes, etc. Bien sûr, les formats s’améliorent de façon exponentielle et c’est sûr que le numérique va surpasser le tout un jour, si ce n’est déjà fait pour le CD, mais on nous a fait prendre pendant dix ans, pour la première fois depuis le phonographe Edison, une régression sonore comme un progrès.

      Il faut comprendre qu’un son est une variation de la pression d’air dans nos oreilles. En analogique, on a une courbe que traduit une variation électrique. Il suffit de bien conserver cette courbe, mais ça reste une courbe d’un bout à l’autre de la chaîne. En numérique, il faut traduire cette courbe en binaire (zéro et un), la transporter théoriquement sans perte, puis de la retraduire en courbe analogique. Si l’analogique en perd surtout dans le transport (un vinyle peut s’abîmer), le numérique en perd surtout dans la double traduction. Pourquoi? D’une part, il faut échantillonner la courbe: on ne peut prendre toutes les variations de la courbe, mais seulement des valeurs à intervalles réguliers (une série de rectangles au lieu d’une seule courbe). Dit autrement: la nature et l’analogique ont des variations continues de valeurs, alors que le numérique marche par discontinu (comme les pixels en images), par paquets, comme des snapshots. Il y a donc perte par définition, même si on nous dira que c’est imperceptible à l’oreille humaine. Or, c’est comme n’importe quoi, ça dépend de l’oreille de chacun et de savoir où chercher. On dit que le grand public ne voit pas la différence entre une projection numérique ou en pellicule. Or, cinéphile, je vois très bien où sont les problèmes du numérique, je vois toujours les pixels sur l’écran. Même chose pour le son. Dire que les habitudes d’écoute se sont dégradées est un secret de polichinelle.

      Or, l’échantillonnage n’est pas le seul problème: il y a aussi la résolution. Il faut énormément de place de stockage en numérique. On va donc compresser le tout avec des logarithmes ou en coupant certaines fréquences. On va perdre souvent les ultraaigus et les infrabasses. On me dira que l’oreille humaine ne les entend pas, mais je ne suis pas certain que cela n’a pas d’effet sur la lecture. On va aussi effacer les sons cachés par un son plus fort, toujours pour compresser.

      Ensuite, il a différents problèmes en numérique, dont le jitter (erreur temporelle de l’échantillonnage). Le jitter affecte justement l’image sonore qu’a voulu faire le producteur à l’origine. Dans un enregistrement en stéréo, l’image ne se forme pas puisque les caisses ne sont pas en phase parfaite.

      Le pire dans tout ça c’est la violence symbolique : depuis le CD qui était au début vraiment merdique mais qui a fait en sorte que les gens ont jeté des millions de vinyles au poubelle, jusqu’au MP3, tu dois absolument te convertir au progrès, sinon tu est un intégriste, un vieux, un taré, etc. Or, j’ai passé une des meilleures soirées musicales de ma vie à écouter des 78 tours chez Boulga. Je ne vois pas pourquoi je n’écouterais pas des 33 tours pendant encore 50 ans, ce qui ne m’empêche pas d’avoir des centaines de CD.

    • Ghost, tu manies le sophisme avec frénésie.

    • ”Il y a aucun test qui pourrait garantir que le vinyle est mieux que le numérique et vice-versa puisqu’on peut distinguer les deux de façon indirecte.”

      Faux.

      Plusieurs tests sont possible dont celui du needledrop qui consiste à numériser un vinyle et à procéder à un TIA en utilisant la même source analogue que pour la dite numérisation. Si le TIA est un échec, le numérique ”gagne”. C’est implacable.

    • TIA? test pour les intégristes aveugles?

    • “En passant Placebo, la Hi-fi repose sur l’idéal d’une reproduction sonore fidèle, et non musicale ou des intentions de l’artiste. ”

      J’ai bien compris cette nuance, seulement, quand on demande c’est quoi, dans le rock, la source, la réponse c’est qu’idéalement, ça doit être le plus fidèle à la vision de l’artiste, donc à ce qu’il entend dans ses moniteurs. Or pour moi, ça devient métaphysique tout ça, car on en sait rien. on devrait strictement se contenter de dire que le Hi FI c’est la reproduction fidèle d’un son et laisser ce qui relève de la création à l’extérieur de ce débat car on en sait rien.

      Par ailleurs, la malhonnêteté dans tout ça, c’est que le Hi FI est généralement perçu comme “haute qualité”, or la reproduction parfaite d’un son n’est en aucun cas lié à la richesse de celui-ci. le reproduction fidèle d’un son n’est pas liée à la qualité d’écoute ni, nécessairement, à une expérience auditive plus intéressante. Dans ce contexte, je crois que les audiophiles justifient des dépenses énormes pour quelque chose qui ne sert ni nécessairement la musique, ni nécessairement la qualité d’écoute. Bien entendu, je dis ça, mais je sais très bien que toutes les chaines ne se valent pas.

    • ”Par ailleurs, la malhonnêteté dans tout ça, c’est que le Hi FI est généralement perçu comme “haute qualité”, or la reproduction parfaite d’un son n’est en aucun cas lié à la richesse de celui-ci. le reproduction fidèle d’un son n’est pas liée à la qualité d’écoute ni, nécessairement, à une expérience auditive plus intéressante. ”

      Faut pas mélanger les choses! C’est déjà assez compliqué comme ça!

      1. La Hifi est un OUTIL. That’s it, that’s all.

      2. La satisfaction auditive est du domaine subjectif. C’est variable à l’infini et dépend d’un nombre de facteurs qui va de l’humeur, l’expérience, l’âge, le sexe, la fatigue de l’auditeur ainsi que ses goûts et prédispositions, sans parler de l’aspect social et environnemental. I wont’ go there tonight!

      OR, la plupart des humains sur la planète s’entendent (!) sur le fait que les bruits * réels* de la nature sont crédibles (!!). Un chien qui jappe, ça sonne comme un chien qui jappe. Le vent qui siffle entre les arbres, ça sonne aussi comme tel. Voici donc notre référence. Si on se donne comme objectif d’encapsuler des expériences sonores, comme on encapsule des images en photographie, on aime pouvoir le faire avec fidélité, avec justesse.
      Maintenant, si on veut faire dans la photographie abstraite, aucun problème. Mais au moins on sait qu’on a l’équipement pour aller chercher fidèlement ce que l’on veut. Libre à nous ensuite d’utiliser l’outil comme on veut.

    • Ghost:

      TIA: Test d’Identification en Aveugle
      TAA: Test d’Appréciation en Aveugle

      Le dernier à surtout une valeur statistique alors que le premier à une valeur scientifique.

      Exemple:

      1000 sujets passent un TIA et 999 sont incapables d’identifier le vinyle de sa version needledrop numérique. On dira alors que les deux sont indiscernables un de l’autre. Si à l’inverse 999 sujets identifient positivement le vinyle du numérique, alors on dira que l’identification est possible (dans le contexte XYZ).

      et

      1000 sujets passent un TAA et 700 préfèrent le numérique au son du vinyle, alors on dira que 70% des gens préfèrent le son du numérique, dans un contexte XYZ. Et là on peut splitter par groupe d’âge, sexe, nationalité, profession, etc…

      Le TIA doit se faire avant le TAA dans le genre de cas qui nous occupe. Ce n’est pas comme faire goûter un verre de Pepsi et un verre de Gin à l’aveugle, la différence ne sera pas évidente à faire pour bien des gens, crois-moi.

    • * à noter qu’un TIA qui donne un résultat négatif devrait normalement conduire à un TAA qui statistiquement approche du 50/50.

    • Jon8, je blaguais, car tu avais dit que les vinyleux étaient des intégristes sur une île (la même qu’Elvis incidemment).

    • ”Or pour moi, ça devient métaphysique tout ça, car on en sait rien. on devrait strictement se contenter de dire que le Hi FI c’est la reproduction fidèle d’un son et laisser ce qui relève de la création à l’extérieur de ce débat car on en sait rien.”

      C’est certain qu’il y a deux débat disctincts. Par contre, il faut aussi faire la part des choses.
      Si l’artiste débarque et dit ”écoute ça dans ces headphones ABC, c’est là dessus que j’ai mixé” et que tu utilises le même équipement, tu devrais normalement -et sans trop de misère- pouvoir atteindre 95% et + du feeling d’écoute qu’il a eu au moment de la réalisation de l’oeuvre. Je laisse 5% pour des questions physiologiques.

      J’veux dire.. on s’entend sur le fait que si c’est du Jean Leloup, ça va pas sonner comme du Rammstein, hein ??

      Faut pas non plus faire dans l’enculage de mouche et faire apparaître des écarts majeurs là où il n’y en a pas. Il y a des cas où le système de reproduction sonore est downright mauvais, comme un réveille-matin sur le A.M. ou le système Bose d’une 911, mais généralement parlant on capte quand même le message musical…

    • je sais bien que tu blaguais, Ghost. Coudonc, notre relation est rendu au point où on doit s’expliquer nos jokes ? :-P

    • on a déjà parlé sur ce blogue de ce test de vinyle v.s. numérique.. Ça se fait, c’est compliqué à organiser mais ça se fait.

      L’ennui c’est que Boulga l’a ramené avec son histoire de tape deck pro vintage trempé dans l’huile de sirène albinos. Faque ça pas mal tué le projet dans l’oeuf.

    • ”Les partisans du numérique nous disent qu’il y a de la statique sur les vinyles mais ils ne disent jamais les limitations intrinsèques du numérique.”

      La limitation du numérique se situe… dans l’analogue!

      En effet, c’est lors des inévitables conversions A-D et D-A que les problèmes peuvent survenir. Oublie ça les histoires de jitter, fuckaillage de compression, manque de résolution et autres histoires de mononcle. En 2013 la technologie audio numérique est mûre et même abordable, contrairement au début des années 2000 par exemple.

      Si le numérique a mauvaise réputation (chez un nombre de gens très limité) ce n’est pas à cause de ses qualité intrinsèques mais de spread de désinformation transmis comme une MTS, de reviewer de magazine, à vendeur de boutique, à client, à tech de studio, à artiste, and so on.

    • TAA: Test d’Appréciation en Aveugle

      Ouais, j’ai vu un test de musique classique où les types préféraient à l’aveugle largement le mp3 au master d’où il avait été tiré. C’est dire si les gens finissent par aimer la merde à force d’en manger. Les habitudes d’écoute se sont incroyablement dégradées. La compression audio (loudness war) a fait en sorte que les gens ont perdu de l’acuité auditive bigtime (gros problème de santé publique dans les prochaines années). Tu leur présentes un vinyle avec beaucoup de dynamique à un CD compressé du même disque et ils trouvent que le premier sonne bizarre, plate, ça les rend inconfortable.

    • références s.v.p., Ghost

    • ”Après, il s’agit de boniment d’autoproclamés experts qui vendent leur salade.”

      Oh man, ne glisse pas dans l’ironie auto-pelure-de-bananisé
      non! pas mon p’tit slimer préféré!

    • Aucune idée, ça fait un boutte.

    • C’est exactement la même affaire que les gens qui préfèrent la sauce à spag de leur mère à la meilleure sauce d’un resto en Italie. Habitude.

    • Je n’ai aucune salade à vendre.

    • ch’pensais qu’on avait des tounes de Burial à vendre ?

    • ”C’est exactement la même affaire que les gens qui préfèrent la sauce à spag de leur mère à la meilleure sauce d’un resto en Italie. Habitude.”

      Ça c’est un manque d’esprit critique ou de la mauvaise foi crasse.
      Ou alors ta fameuse sauce italienne n’est pas si supérieure que ça.

    • “les gens ont perdu de l’acuité auditive bigtime”
      “les gens finissent par aimer la merde à force d’en manger”

      J’adore la sociologie, la science des gens.

    • Bon, alors Jon8, explique-moi pourquoi quelqu’un préfèrerait le mp3 au master du même enregistrement, sinon qu’il est habitué à la perte que ça engendre?

    • Faites-nous part de votre opinion.

    • “pourquoi quelqu’un préfèrerait le mp3 au master du même enregistrement?”

      La pochette était plus belle, critère #1 en cette ère du vide.

    • Ils préfèrent les mp3 car ça gobe moins de mémoire et que dans le monde actuel, le gobage de mémoire et le côté pratique sont des préoccupations plus importantes que la qualité sonore. Et il est plus facile de trouver des fichiers mp3 que des fichiers non compressés. Ceux si sont en outre moins long à télécharger et gratuits ou moins chers. Les mêmes raisons qui poussaient les gens à s’enregistrer des cassettes plutôt qu’à acheter un tape neuf officiel ou un vinyle.

    • ”Bon, alors Jon8, explique-moi pourquoi quelqu’un préfèrerait le mp3 au master du même enregistrement, sinon qu’il est habitué à la perte que ça engendre?”

      Ok, primo je vois pas de référence de ce so-called test, alors on nage dans la spéculation pure.
      Deuzio avant de faire un TAA faut faire un TIA, comme j’expliquais. Tout ce que j’ai testé à date ça donnait que le MP3 à haut débit est indifférenciable de n’importe quoi d’autre numérique; redbook, HD, lossless, etc.. (pour un même enregistrement bien sûr).
      Tertio, ton pote Boulga a préféré lors de la soirée une version numérique compressée d’une toune de Genesis Selling England by the Pound à un needledrop de vinyle d’un mastering différent et pourtant reconnu comme plus dynamique.

    • Placebo, la soirée que nous avons organisé était justement sur la différence audible entre les formats numériques.

      On attend toujours la paire d’oreille bionique pour faire la différence entre un fichier non-compressé HD et sa version lossy MP3 256kbps.

      D’ailleurs, vous garochez du ”MP3” à gauche et à droite sans faire de distinction de débit, ce qui ne fait absolument aucun sens dans ce genre de discussion. Preuve que le terme est galvaudé à mort.

    • ”Bien sûr, les formats s’améliorent de façon exponentielle et c’est sûr que le numérique va surpasser le tout un jour, si ce n’est déjà fait pour le CD”

      Et quel messie-wagon devrait-on attendre, selon toi ?

      Le 32bits 352khz ou le jour où une toune de 5 minutes ne pourra plus entrer dans un disque dur de 1 TB ?

      DÉJÀ, on est pas foutu de faire la différence entre du 16/44 et du 24/192… Par quelle logique tordue la course à la haute résolution audio devrait-elle continuer ? Dis-moi ?

    • ”Or, l’échantillonnage n’est pas le seul problème: il y a aussi la résolution. Il faut énormément de place de stockage en numérique. On va donc compresser le tout avec des logarithmes ou en coupant certaines fréquences. On va perdre souvent les ultraaigus et les infrabasses. On me dira que l’oreille humaine ne les entend pas, mais je ne suis pas certain que cela n’a pas d’effet sur la lecture. On va aussi effacer les sons cachés par un son plus fort, toujours pour compresser.

      Ensuite, il a différents problèmes en numérique, dont le jitter (erreur temporelle de l’échantillonnage). Le jitter affecte justement l’image sonore qu’a voulu faire le producteur à l’origine. Dans un enregistrement en stéréo, l’image ne se forme pas puisque les caisses ne sont pas en phase parfaite.”

      Ghost, je ne veux pas paraître méchant (je t’assure) mais juste en ces deux petits paragraphes, tu trahis ton ignorance sur le sujet.

    • Jon,
      En fait, je sais bien qu’il n’y a rien d’audible passé un certain débits. Ce que je dis surtout c’est que le passage du non compressé au compressé ne repose pas sur des considérations sonores. Dèjà à l’époque de Napster, plusieurs s’accomodaient bien du 128 même s’ils savaient que ça sonne moins bien qu’un cd. Ce n’est pas une question d’acuité auditive, mais le résultat d’un compromis qui tient en compte d’autres facteurs. Comme pour le fait de se taper un disque sur une K7.

    • Tiens, parlons-en du MP3 à débit 128, Placebo… Pourquoi, diantre, a-t’il fallu que nous abaissions la barre à du 64kbps pour notre test, le 128 étant trop difficile à spotter ??

      Sans parler du AAC (la version améliorée de l’encodage MP3) qui est virtuellement indécelable à 128…

      Tu peux m’expliquer ça ?

      Tu peux expliquer aussi que certains testeurs ”échappaient” du 64, aussi!? Faut faire exprès, non? Du 64, bordel!

    • “Ghost, je ne veux pas paraître méchant (je t’assure) mais juste en ces deux petits paragraphes, tu trahis ton ignorance sur le sujet.”

      En plus, je fais de la fièvre aujourd’hui… ;-)

    • Le problème, Jon8, même si tu connais infiniment plus la chose puisqu’étant ton domaine, tu n’expliques et ne prouves rien. Tu ne fais qu’affirmer des trucs en traitant tout autre personne d’amateur d’huile de sirène.

      S’il y avait un preuve intangible de tout cela, ça se saurait.

    • Haha! Franchement, ghost…
      :-/

    • C’est évident que plus on discute, moins j’ai raison: les supports numériques s’améliorent. Mais après le CD, les gens auraient pu passer à un support physique beaucoup plus performant (DVD-audio, Blue-Ray, que sais-je). Ils ont opté pour le mp3 qui était une régression sonore par rapport au CD acceptée de tous qui accompagnait une écoute plus distraite et mobile. Fine.

    • Ce topic est rendu à son point Natashquan. Belle ride, tout de même! Burial doit être content. Bon vite on r’tourne de bord me semble que j’ai vu un stand à patate pas loin.

    • ”C’est évident que plus on discute, moins j’ai raison”

      Tu vas mettre ça sur ma faute?? Chérie, c’est toi ?!!?

    • “Ils préfèrent les mp3 car ça gobe moins de mémoire et que dans le monde actuel, le gobage de mémoire et le côté pratique sont des préoccupations plus importantes que la qualité sonore.”

      Je parle de l’écoute, pas des autres aspects.

      “Placebo, la soirée que nous avons organisé était justement sur la différence audible entre les formats numériques. ”

      Jon8, je te le redis et n’y vois aucune accusation de ma part. C’est impossible d’être le testeur en chef et une des parties qui veut prouver un point. Consciemment ou pas, le test est faussé.

    • H.S.
      la première pièce de Burial coupe au milieu ou c’est une pause voulue?

    • Jon,

      J’ai un tas de 128 qui ne sonnent vraiment pas bien. Fouille moi c’est pourquoi, mais à 99%, quand je le remarque et que ça joue dans mon iTunes, je vérifie et c’est effectivement du 128. Souvent les cymbales qui sonnent mal et un espèce de bruit de fond comme ”phasé”. Je ne dis pas que je reconnais tous les 128 à l’oreille et je ne dis pas non plus qu’elles n’ont pas été compressées (voir recompressées) de façon inadéquates, ce qui les rend plus facilement et rapidement détectables.

    • ”C’est impossible d’être le testeur en chef et une des parties qui veut prouver un point. Consciemment ou pas, le test est faussé.”

      Pas dans un TIA, désolé.

      Et c’est toute la beauté du TIA: pas moyen de tricher. À moins bien sûr de donner d’avance les réponses à des faux participants, mais là sérieux, faut être vachement machiavélique..

    • Je vais te dire tout de go les *faiblesses potentielles* du genre de test que nous avons organisé:

      1. Équipement ou salle acoustique inadéquate pour le dit test

      2. Problème de méthodologie

      3. Insuffisance statistique (pas assez de tests/participants)

      Nous avons rigoureusement pris soin d’éviter les écueils sur les 3 points, invitant même Boulga à suggérer des choses ET on a évité de prendre ses suggestions qui auraient été à son désavantage. Comme les longs extraits, par exemple.

      De plus, comme tout test aux prétentions scientifiques, il est reproduisible. Nous sommes arrivés essentiellement aux même conclusions qu’un test semblable fait par l’Université McGill. Need we say more? Need we test more? Bof. Been there done that. Aux plate-mondistes à s’amuser s’ils veulent…

    • Placebo, le MP3 128kbps est effectivement reconnaissable en certaines occasions, surtout si l’encodage date ou est de source incertaine.

      Ce n’est pas le genre de test que nous avons fait.

      Nous avons encodé ”fresh” à partir d’une version récente de Itunes et à partir de fichiers ”purs” et de source vérifiable, en HD ou résolution CD. Dans ce dernier cas, cela provenait d’une numérisation directe du CD original.

      Please, DON’T get me wrong: ma défense du numérique se limite exclusivement à du récent. Je ne défend aucunement ce qui a été produit et encodé il y a 5, 10 ou 15 ans. Mes souvenirs du numérique (MP3) de cette époque sont comme vous: pénibles. Par contre, j’ai 100% confiance aux fichiers actuels. Surtout en AAC ou Lossless.

    • Tu as prouver quoi au juste? Certainement pas que le numérique est meilleur que le vinyle.

    • Qui a dit ça ?
      C’était un test sur les formats numériques, c’est quoi le lien avec le vinyle ?

    • Comme j’ai déjà dit plusieurs fois: un tel test est faisable (vinyle v.s. numérique) mais est-ce vraiment si intéressant que ça, comme test ?

      J’veux dire: y a bien des choses à tester: amplificateurs, DAC, haut-parleurs, etc…
      Un moment donné faut aussi penser à lâcher le morceau du support media, ce n’est qu’une fraction d’une chaîne audio et certainement pas la plus importante.

    • C’est bien ce que je dis: aucun lien. Tu professes la supériorité du numérique, mais tu n’as rien pour appuyer tes dires, mêmes pas ton expériences biaisées.

    • “Un moment donné faut aussi penser à lâcher le morceau du support media, ce n’est qu’une fraction d’une chaîne audio et certainement pas la plus importante.”

      Tout étant égale, bien sûr.

    • Effet, les conclusions de McGill:

      “Résultat: le CD audio l’emporte haut la main… tout comme les fichiers MP3 encodés à débits élevés! En effet, les participants ont perçu peu ou pas de différence entre des fichiers MP3 encodés à 256 ou 320 kbit/s et un CD audio.
      Seuls certains experts dotés d’une «oreille en or» peuvent prétendre percevoir une très légère différence. Par contre, la majorité du temps, les professionnels ont préféré le CD aux MP3 encodés à des débits de 128 ou 192 kbit/s.”

    • Tout ça c’est bien intéressant. Que faites-vous de la fatigue auditive engendrés par la compression MP3?

    • “Et c’est toute la beauté du TIA: pas moyen de tricher. À moins bien sûr de donner d’avance les réponses à des faux participants, mais là sérieux, faut être vachement machiavélique..”

      Oui, mais c’est qui choisit les extraits, leur longueur, des morceaux connus ou pas des participants, avec compression audio ou pas, etc. Il est évident pour tous ceux qui disent que certains formats déforment le son que la déformation porte, suivant les morceaux, essentiellement sur des fréquences particulières, sur le flange de tel instrument, sur l’image stéréo, etc. Le choix des extraits pour 10 secondes n’était donc pas neutre. Le choix de l’extrait de Love des Beatles, truc totalement mutant et archicompressé, était d’ailleurs une erreur.

    • “Tout ça c’est bien intéressant. Que faites-vous de la fatigue auditive engendrés par la compression MP3?”

      Ce n’est pas impossible, mais les problèmes de fatigue et même de santé sont surtout engendrés par la compression audio et non la compression numérique.

    • Ghost,

      Lorsque je parle de fatigue auditive, je parle de longues heures d’écoute. Je crois que le fameux test de Jon8 visait à identifier les différences marquantes entre les différents niveaux de compression MP3. Les différences sonores entre les niveaux de compression sont très subtiles et difficilement identifiable en quelques secondes, mise à part le 64 Kbit/s bien sûr (et encore). On ne compare pas un 8-track ou une cassette ici, mais bien une illusion digitalalisée…

      Il semble que l’oreille et non l’humain lui-même se fatigue plus rapidement à l’écoute de certain niveau de compression: http://www.lincomatic.com/mp3/mp3quality.html

    • Comme j’ai dit, je ne serais pas surpris. Sur un mp3 128, on compresse pour éliminer 90% de l’info.

    • Et j’ajouterais:

      90% de l’info jugée surperflue… Bon anyway, ça sonne bien pour 90% et plus de la population qui les écoute avec des oreilette à $30. Et puis c’est toujours mieux qu’une cassette…
      En ce qui me concerne, les MP3 c’est juste pratique, je les écoute lorsque je suis en mouvement.

      Je préfère les CD, vinyles et fichiers haute résolution lorsque je pratique mon hobby favori.

    • ”Et puis c’est toujours mieux qu’une cassette…”

      Pas nécessairement, justement. Et j’aime pas vraiment les cassettes.

    • Les bruits fatigants induits par une mauvaise compression à bas débit sont tout à fait audibles et dérangeants, même avec des écouteurs à 10 dollars.

    • Les cassettes, c’est parfois surprenant.

    • ”Mon cher, vous arrivez quinze débats en retard.”

      attaboy.

    • Jon, tout ce que tu fais c’est être péremptoire sur l’analogique. Aucune preuve de rien. La vérité c’est qu’il y a des défauts d’un bord pis de l’autre, tout le monde a raison.

    • Ce que j’ai compris c’est que sur ton site d’überaudiophiles, il y en avait qui ne sont pas du tout convaincu de la supériorité du numérique. Le débat continue malgré ton côté je ne doute de rien. En attendant, la vinyle me permet d’avoir accès à 90% du répertoire non encore numérisé.

    • Ghost, comme j’ai répété mille fois, le débat support numérique/vinyle n’est pas dans les priorités de l’audiophile sérieux de notre époque, tout simplement parce que l’impact dans une chaine est relativement minime. C’est à dire que l’écart qualitative potentiel entre du vinyle haut de gamme et du numérique moyen de gamme est moindre que l’écart potentiel entre des petits speakers Future shop et des speakers floorstanding Sonus Faber. Il faut choisir ses combats.

      Y a quelques années on a fait un sondage maison et ça a donné ça:

      http://www.audioatrium.com/forum/viewtopic.php?t=2307&start=0

      Le support media récolte moins de 8% en moyenne. Définitivement pas une priorité.

      Il est totalement faux de penser que tous les composantes d’une chaine de reproduction audio ont le même impact sur le résultat sonore finale. Autre bullsh!t thinking propagé dans le milieu.

    • Pour bien te faire comprendre mon point:

      Je vais être beaucoup plus interessé à prendre le temps d’aller écouter une chaîne dont l’acoustique et les haut-parleurs sont de très haut niveau, mais où un vieux tape cassette y est branché… qu’aller me taper une séance d’écoute où une table tournante hyper haut de gamme alimente des petits moniteurs 2-voies Totem.

      On parle de fatigue auditive, parlez-moi de vos tweeters à dômes à 30 piasses.

    • Hahaha, si je comprends bien, tout est plus important que ce qui est l’oeuvre musicale (un morceau de rock, ce n’est pas une reproduction d’une performance comme dans la musique classique ou jazz; l’oeuvre d’art c’est justement l’enregistrement sur le disque). Si, par exemple, le numérique ne reproduit pas correctement l’image stéréo à cause du jitter, comment peux-tu rattraper le coup avec le reste des composantes?

    • “Je vais être beaucoup plus interessé à prendre le temps d’aller écouter une chaîne dont l’acoustique et les haut-parleurs sont de très haut niveau, mais où un vieux tape cassette y est branché… qu’aller me taper une séance d’écoute où une table tournante hyper haut de gamme alimente des petits moniteurs 2-voies Totem.”

      Et bien, je n’écoute jamais de la musique sur un mauvais système à 30 piasses. Alors je préfère un vinyle qui, je suis content de te l’entendre dire, ne dégrade pas vraiment l’expérience.

    • « Il est totalement faux de penser que tous les composantes d’une chaine de reproduction audio ont le même impact sur le résultat sonore finale. Autre bullsh!t thinking propagé dans le milieu »
      .
      J’ai payé mon lecteur laser pas mal plus cher que tout le reste. Ce qui vaut le moins cher sur ma chaîne, ce sont les enceintes.

      J’en ai entendu me dire qu’il fallait tout mettre sur les enceintes, d’autes sur la source. Et encore d’autres qu’il fallait mettre le paquet sur les câbles parce que c’est là que ça se passait.

      Bref….

      Sonus Faber, effectivement… Si j’ai la chance d’en installer chez moi un jour, je ne porterai plus à terre pendant un sapré bout de temps. La viole de gambe va se faire aller!

    • @atchoum

      Le prix n’est (malheureusement?) pas une mesure de qualité dans ce milieu. Surtout dans le moyen/haut de gamme. C’est pire que le vin…

    • Quand on magasine des enceintes, il faut regarder deux choses:

      1. Qu’est-ce qui ”fit” avec l’espace volumétrique de la pièce ? C’est grand comme un garde-robe ou un aréna ?

      2. Quel(s) type(s) de transducteurs est-ce ? Cone, ruban, dôme, pour pavillon, électro-statique, haut-rendement, bas rendement, etc… N’achetez pas une marque ou une finition de caisson, achetez des transducteurs; votre seul contact entre la musique et vos tympans.

    • « Quel(s) type(s) de transducteurs est-ce ? Cone, ruban, dôme, pour pavillon, électro-statique, haut-rendement, bas rendement, etc… N’achetez pas une marque ou une finition de caisson, achetez des transducteurs; votre seul contact entre la musique et vos tympans. »
      .
      Noté!

    • en vrac:

      - Les heures de gloire de l’electrostatique sont bien derrière: perso, je déteste, c’est plat, directif, ça n’a aucune dynamique et le output est risible. Et c’est possible d’avoir l’effet ”wall of sound” autrement.

      - Le bas rendement -véritable plaie de notre époque- n’est évitable qu’auprès de fabricants d’enceintes exotiques ou via le DIY. Quoique ça revient tranquillement dans le commerce dit ”mainstream”, chez Klipsch entre autres. Mais sinon, comptez-vous chanceux d’avoir du 91db/1w/1m

      - Même si vous n’êtes pas fan de cinéma-maison, sachez que du sous-grave c’est vraiment un plus lors de l’écoute de la musique, même non-electro. Et pour avoir du sous-grave, il faut du déplacement d’air. Pas le choix, ce sont les lois de la physique. Un petit cône de 5” c’est bien mignon, mais c’est à la fois limité en diamètre et en excursion, donc faut s’attendre à du grave mais pas à du sous-grave (20-80hz).

      - Les meilleurs transducteurs de haute-fréquences (responsable justement du détail, des nuances, du feeling de l’image stéréophonique, du haut de la voix, etc…) sont actuellement ceux à ruban. Malheureusement très chers. Il existe aussi de bons dômes, mais ils sont aussi extrêmement dispendieux ou discontinués. 99,9% des dômes sur le marché sont corrects au mieux et merdiques au pire. Il y a aussi l’option des des transducteurs à compression que l’on voit surtout dans le pro et qui coûtent la peau des fesses en version ”haut de gamme” et doit être couplé à des pavillons.

    • ”Hahaha, si je comprends bien, tout est plus important que ce qui est l’oeuvre musicale (un morceau de rock, ce n’est pas une reproduction d’une performance comme dans la musique classique ou jazz; l’oeuvre d’art c’est justement l’enregistrement sur le disque)”

      Non, Ghost.
      L’enregistrement EST dans les top priorités: à peu près au top avec les H-P selon plusieurs. Et c’est malheureusement la partie où l’audiophile/mélomane n’a que peu ou pas de contrôle. Et c’est la partie où le vinyle sort parfois gagnant. Ce qui n’exlu en rien la pratique du needledrop…

      P.S. Lefuneste, arrête deux minutes avec ton jitter… Les circuits anti-jitter des convertisseurs sont de nos jours très efficaces et démocratisés. Nineties are over!

    • De toute façon, comme les CDs et les fichiers numériques sans supports désignés sont pratiquement toujours audiocompressés, rien que là le vinyle sort toujours gagnant, dans la mesure où pour moi une compression est un remix.

    • Je parlais des disques classiques; c’est différent pour un disque qui vient de sortir.

    • C’est quand même amusant que ce débat audiophile est lieu dans un billet de Burial, dont le travail est notoirement allergique au playback dans une mauvaise chaîne. C’est fou comme on manque l’info en écoute sur les speakers de l’ordi. Commentaire youTube: ”Headphones only.”

    • tu parles de compression d’amplitude (dynamique) ?

    • Bon, mon petit Jony, on va s’arrêter ici avant le 29e débat…

      Un cadeau que je trouve pour ma part très émouvant: http://www.youtube.com/watch?v=dcMIOiO9uUI

    • “tu parles de compression d’amplitude (dynamique) ?”

      Oui.

    • J’ai vaincu le fantôme! Il capitule! Enfin! Je passe au 10e niveau et je sauve la princesse!!

      :-))

      J’ai pris la résolution en 2013 de taquiner Ghost avec amour, candeur et diligence. J’espère juste ne pas tomber enceinte.

    • Dans tes rêves…

    • En fait, c’est moi qui te taquine mon gars Jon: je n’ai même pas de table tournante et j’écoute du 64kbps depuis des années…

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