Alain Brunet

Alain Brunet - Auteur
  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
  • Lire la suite »

    Partage

    Mardi 8 janvier 2013 | Mise en ligne à 9h10 | Commenter Commentaires (119)

    Croissance de la musique en 2012: Nielsen SoundScan aux USA

    logo Nielsen

    Commençons l’année 2013 par quelques statistiques.

    Car le premier compte-rendu des ventes de musique est celui de la firme Nielsen SoundScan se consacrant au marché américain. Les résultats mènent à conclure à une toute petite croissance, attribuable à l’augmentation des ventes en ligne qui épongent (à peine) le déclin (constant depuis 2000) des ventes physiques.

    Dans le détail:

    * Chute de 3.2% des ventes d’albums : 150.5 millions par rapport à 155.5 millions pour les six mois de l’année précédente.

    * Déclin des ventes de CD, soit de 11.8 % si on compare les six premiers mois de l’année 2011 (101.3 millions) à la même période pour 2012 (91 millions).

    * Pour l’année 2012, la vente des formats physiques a chuté de 12,8 %.

    * Les albums ont été vendu en ligne à hauteur de 37%, ce qui équivaut à une croissance de 14.1 %, alors que les singles (et autres «digital tracks») ont connu une croissance de 5,1 %

    * Le vinyle a connu une croissance de 17%. Attention à cette statistique,cependant. Pour vous donner une idée, l’album Blunderbuss de Jack White, le plus gros vendeur de vinyles aux USA en 2012, s’est écoulé à 34 000 exemplaires… dans un marché de 300 millions de consommateurs. Pratique marginale qui le restera fort probablement.

    * Tous formats confondus, les ventes de musique (albums, singles, sonneries de cell, etc.) ont augmenté de 3,1 %, ce qui mène à conclure à une croissance dans le marché américain.
    Voici les meilleurs vendeurs d’albums aux USA en 2012, selon le profil wiki consacré aux statistiques de Nielsen-SoundScan:

    1.21 / Adele ~ 4,414,000
    2.Red / Taylor Swift ~ 3,107,000
    3.Up All Night / One Direction ~ 1,616,000
    4.Babel / Mumford & Sons ~ 1,463,000
    5.Take Me Home / One Direction ~ 1,340,000
    6.Believe / Justin Bieber ~ 1,324,000
    7.Blown Away / Carrie Underwood ~ 1,203,000
    8.Tailgates & Tanlines / Luke Bryan ~ 1,105,000
    9.Tuskegee / Lionel Richie ~ 1,071,000
    10.Night Train / Jason Aldean ~ 1,024,000

    Que penser de ces statistiques ? Il y a effectivement une croissance minuscule des ventes de musique aux USA, sans que la tendance réelle soit inversée. Il faudra attendre quelques semaines le portrait global dressé par l’International Federation of the Phonographic Industry (IFPI) pour réaliser que cette croissance est famélique à l’échelle planétaire. Et que rien, absolument rien, n’annonce un boum positif dans cette industrie qui en arrache depuis maintenant 12 ans.

    Il faudra aussi prendre en compte la croissance exponentielle du streaming légal… et des revenus minimes qu’ils rapportent à l’industrie de la musique.

    En bref, le concept de vente de musique serait-il en train de céder à la notion de l’accès à la musique ?

    Liens utiles

    Business Wire

    Profil wiki

    Article d’Émilie Côté dans La Presse (bientôt en ligne)


    • Il serait intéressant de savoir si les lecteurs de ce blogue se reconnaissent dans ces statistiques. Pour ma part, je n’ai pas encore fait le saut dans le monde numérique pour l’écoute de la musique. Et je viens de commencer à magasiner en ligne, un peu par obligation, à vrai dire. Mais il reste que le prix de certaines offres sont parfois à jeter sur le derrière quand on les compare à celles en magasin.
      .
      « En bref, le concept de vente de musique serait-il en train de céder à la notion de l’accès à la musique ? »

      Chose certaine, ça renvoit les musiciens sur les routes. Les plus jeunes comme les plus vieux. Les plus jeunes pour se faire connaître. Est-ce que ces groupes de jeunes ou jeunes groupes réussissent tout de même à vendre plusieurs cd à chaud à la fin du show? Ou si c’est une pratique qui est aussi en train de s’éteindre?

      Quant au plus vieux, j’imagine qu’il est difficile de continuer à gagner de l’argent en faisant des best of, des very best of, des utltimate best of ou encore des rarities and unreleases quand les disques ne se vendent plus. Il reste alors la route des arénas… Et on joue les tounes dans l’ordre d’un disque donné…

    • Pour répondre à atchoum, mes habitudes de consommation sont à peu près les mêmes depuis quelques années; j’achète surtout mes disques sur Amazon, mais il m’arrive d’aller en magasin. J’avoue que je download beaucoup; en fait, ce que je retient de vraiment bon je le met sur ma “wish list”, et de temps en temps je me commande 2-3 albums d’un coup. Je sais bien que l’industrie voudrait voir le téléchargement illégal disparaître, mais si quoi que ce soit, il me permet de découvrir (et éventuellement acheter) de la musique que je n’aurais jamais découvert autrement. C’est pas à la radio qu’on va faire des découvertes, et Pandora n’est pas disponible ici. J’achète uniquement sur support physique (je suis “old fashioned” comme ça, j’aime avoir une copie solide entre les mains), mais si je devais downloader plus en singles j’achèterais probablement mes mp3. Pour une chanson, pourquoi pas?

      Je n’ai aucune culpabilité à downloader car sans ça il y aurait BEAUCOUP moins de disques dans ma collection. De plus, je vais régulièrement voir des concerts, alors j’encourage une fois de plus l’artiste. L’industrie à changé; les gens consomment autrement. Il faut revoir le modèle et l’adapter.

    • Lionel Ritchie vent encore un million d’albums?!! Il est pas mort?!

    • La tendance du vinyle ne va pas s’éteindre. J’ai vu Looper hier et ils écoutent des vinyles en 2040…

    • * Le vinyle a connu une croissance de 17%. Attention à cette statistique,cependant.

      Attention en effet. La vente de mini fourgonnette rose bonbon a augmentée de 100% en 2012. Il n’y a aucun lien de famille entre les deux propriétaires.

    • @sujet

      Ces chiffres ne m’étonnent pas du tout.

      On a connu les pics du vinyle (’77), de la cassette (’83), du CD (’99) et éventuellement ce sera celui du fichier numérique. Avec tous les effets de transition que cela implique.

      Ce qui en ressort selon moi, c’est qu’il se consomme de plus en plus de musique.

    • @ghost

      Par ailleurs, ils écoutent encore Lionel Ritchie en 2040… ;-)

    • @jon8

      Effectivement. Jamais il ne s’est autant écouté de musique qu’aujourd’hui.

    • Je me suis empêché longtemps de télécharger des fichiers numériques, par un stupide réflexe audiophile, qui s’est avéré complètement invalide, et maintenant j’ai un problème de surconsommation musical. Ma gang de pushers, dirigée par le caïd Alain Brunet, me gave de découvertes de fin d’année que je réussi de peine et de misère à digérer à temps pour la St-Valentin, où le chocolat à l’amaretto prend le relai.

    • “Attention à cette statistique,cependant.”

      En effet, car le 17 % est sous-estimé. Le marché de la revente du vinyle est pas mal plus fort que celui du fichier, mettons.

      Et que dire de ces galettes qui se revendent 10,000$ pièce. Tout ce cash ne va pas aux artistes, mais y a du fric qui circule pour le plastique.

    • “Jamais il ne s’est autant écouté de musique qu’aujourd’hui.”

      Voilà une affirmation formidablement péremptoire. Je compare mon enfance/adolescence et celle de mes amis/famille avec celle de mes kids et de leurs amis/cousins, et franchement, je vois pas.

      On était obsédés de cassettes de Iron Maiden, de ghettos blasters, on passait des nuits entières à se passer disque sur disque.

      Et on les écoutait 42 minutes de file sans broncher.

      Le soir c’était la radio FM est les top 10, les vidéoclips, etc. En arrivant à l’école, le walk-man. La musique était un vecteur culturel immensément puissant : un metalhead n’adressait même pas la parole à un disco…

      Je ne suis même pas sûr qu’il s’entend plus de musique aujourd’hui qu’il y a quarante ans.

      Tout ça est épiphénoménal, mais je ne vois vraiment pas en quoi ni comment le monde est davantage bercé par la musique en 2012 qu’en 1982, qu’en 1967.

    • Plus de fans, plus de connaisseurs, plus de musiciens, plus de productions, plus de catégories et sous-catégories, plus de gratuité, plus d’accès hors-Occident, plus de tout… Me semble que c’tivident. On ne passe peut-être plus la nuit en cercle à écouter un album mais…

      Pour le vinyle, oui oui il y a un buzz. C’est un fait et on n’a strictement rien contre. On est totalement pour, en fait, mais… juste un petit clin d’oeil à ceux qui y voient une avenue importante à la consommation musicale de demain. Brandir de telles statistiques de croissance ne concerne qu’une communauté… très loin des pratiques de la majorité absolue.

    • Moi j’ai pas de lecteur cd c’est passe’ mode, je me sert d’un dac avec mon ordis et foobar.
      Le disque vinile a trop de defauts a mon gout,je reviendrai pas en arriere. Un bon amplis a lampes genre 300b se c’est mieux que le vinile . Par contre les fichiers audio flac sont rare a downloader legalement.Mausus de mp3 ca chu pas capable . Pourquoi les fichiers flac sont si rares ??? esce la faute aux ipod ?

    • C’t'ivident que c’est carrément péremptoire, mais baste !

      À part pour le plus de microproductions et microcatégories qui en découlent (DIY oblige), franchement, pour le reste, c’est du vent ! Et encore : milieu sixties, il sortait plus de 300 albums par an au Québec (pop, country, easy litening, chant, religieux, spoken word, etc), peu ou prou ce qui se fait aujourd’hui, autoprod ou non.

      Plus de fans ?! Le dernier band à avoir fait une vraie tournée pour remplir des vrais stades de 60,000+ est U2 en 1987 ! Plus de musiciens ?! À guitar-hero, sans doute… Plus de gratuité ? La radio est gratosse depuis le XIXe siècle !

    • Je parle pour moi, mais si on se repassait Master of Reality en boucle pendant des heures chez mon chum Claude, quand j’étais ado, c’est qu’on ne se souvenait plus de l’avoir entendu la fois d’avant, rapport que le sac de pot généreusement parsemé de cocottes était caché à portée de main, derrière l’ampli.

    • Je fais ce job depuis 1984. En 2013, j’ai la certitude d’y observer plus de toutte, même si les stades ne sont pas pleins – rien de plus péremptoire que de prendre cet exemple qui ne décrit pas la réalité… Exemples spontanés ? 120 000 personnes à Osheaga en trois jours l’été dernier. Plus de 90 000 , très bientôt à l’Igloofest, dehors en plein mois de janvier. Et combien de centaines de milliers au FEQ ? Les musiciens d’aujourd’hui incompétents ? Formés à la Wi ? Il faut voir les kids sortir des écoles, ils mangent tout rond tant de mecs que l’on aurait considéré prodigieux dans années 70 et 80 – je ne parle pas des grands mais des techniciens avant qu’on me serve l’argument de l’académisme. Oui, les temps sont durs. Faire de la musique ne rapporte pas grand-chose, c’est vrai. Pas facile pantoute. À travers tout ce bordel, plus de musique s’écoute en 2013.

    • Autre certitude : je n’ai jamais été aussi mononc’ que je le suis aujourd’hui.

    • Sélections étoffées de chanson française, québécoise, métal, folk, rock, americana, R&B… Pas mal le mononc !

    • Quand on parle de musique pour faire sonner un cell, est-ce qu’une gang de jeunes rêvent, autour de leur i-pad, de créer une ritournelle qui va être jouée sur un max de cell dans le monde?

      Ou d’entendre leur toune être reprise sur un jeu de guitar hero?

      Ont-ils envie de composer de la musique pour jeux vidéos?

      Plutôt que de rêver de changer dans des stades, le jeune rêve d’être entendu dans tous les salons d’Occident en toile de fond d’un jeu de rôles.

      Autrement dit, est-ce que les débouchés payants ont changé de place?

    • « Moi j’ai pas de lecteur cd c’est passe’ mode, je me sert d’un dac avec mon ordis et foobar. »
      .
      Quand je lis ça, je me sens comme un dinosaure avec mes vieilleries du siècle passé : Ampli, pré-amp, table tournante, lecteur cd branché à un dac qui est branché à…

    • hardy

      « Je parle pour moi, mais si on se repassait Master of Reality en boucle pendant des heures chez mon chum Claude, »

      Est-ce à cause de ta soeur que tu allais chez Claude? Moi, ma soeur m’aurait cafté, en tout cas.

    • Les produits de musique n’ont jamais été aussi nombreux.

      Est-ce que les gens écoutent plus de musique qu’avant? Les heures d’écoute de musique ont beaucoup plus d’autres divertissements offerts comme concurrents. Quand on me dit que 3 à 4 millions de Québécois regardent la télé les soirs de semaine, une fois les enfants couchés, ça en laisse combien qui écoutent de la musique?

    • Je pense que tout le monde a raison. Il doit s’écouter plus de musique aujourd’hui, car on entre dans un café ou dans un bus et la moitié des gesn écoutent leur i-pod. Mais cette consommation est plus distraite, c’est un fond sonore, plus personne pour écouter de la musique à plusieurs (d’ailleurs, on n’écoute plus vraiment d’albums mais des chansons en shuffle).

    • @hardy – c’était pour accompagner la toux de Tony Iommi sur Sweet Leaf?

    • Entendons-nous bien. Les gens n’écoutent pas plus de musique qu’avant per capita. Le grand public continue à consommer superficiellement des blockbusters et quelques ajouts. C’est vrai aussi qu’il y a déjà eu plus de substance dans le top 40. Or, la longue traîne des publics spécialisés (concept de Chris Anderson) regorge de mélomanes tous azimuts qui s’avèrent plus nombreux que jamais… et leurs artistes préférés se trouvent dans des centaines de catégories spécialisées et ne font pas beaucoup de blé en général. Les musiciens, eux, sont plus cultivés, mieux éduqués, meilleurs techniciens… et pas nécessairement académiques.

    • Ça ne se reflète pas dans la musique dans la mesure où avant il y avait des arrangeurs avec des formations classiques, la production coûtaient des fortunes dans des studios avec des techs formés, il y avait moins de musiciens mais ils devaient être top notch à défaut d’être créatif, les producteurs faisaient vraiment la différence. Aujourd’hui, une bonne de la musique est bricolée sur un lap top et ça paraît: collage compressé. Aujourd’hui, si tu veux un son soul, tu vas enregistrer avec les Dap-Kings. Dans les années 60-70, il y avait 150 groupes qui jouaient comme les Dap-kings.

    • De mon côté, je n’ai jamais vu autant de musiciens avec formation classique qu’aujourd’hui. Jamais vu autant d’arrangeurs chevronnés. Jamais vu autant de musiciens de haut niveau technique. Jamais vu autant de compositeurs. Jamais vu autant d’excellents improvisateurs. La différence avec hier et l’âge d’or de la pop, ou l’âge d’or du jazz ou de l’électronique, c’est qu’ils sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux et se confondent dans les genres et sous-genres alors que le top 40 est devenu très conservateur – les diffuseurs traditionnels craignent le tune-out et ne prennent aucun risque. La diversité n’est plus là depuis une mèche.

    • Je suis convaincu qu’avec les nouveaux formats numériques, la musique va redevenir définie, dynamique, etc., mais il y a quand même une vérité intangible: nous sortons d’une décennie où une régression sonore (MP3) fut pour la première fois dans l’humanité considérée comme un progrès. Sans parler du fait que les auditeurs ont doublé cette mauvaise qualité par des appareils encore plus mauvais (caisses d’ordi, mini-écouteurs, mini-chaîne en plastique), si bien que les musiciens ont fait des musiques de plus en plus compressées et fortes (même chose dans les jeux vidéos et, par la bande, dans les mégaplex de cinéma). On est sur le point d’en sortir, je l’espère. J’imagine que la progression du vinyle, au-delà de la qualité sonore ou non, est une sorte d’appel d’air pour une écoute plus optimal.

    • C’est vrai. Il y a eu une régression de l’intelligibilité sonore avec les mp3 et autre fichiers mal compressés, d’où la progression actuelle du vinyle, effectivement.

    • C’est drôle, parce que quand je regarde la liste des meilleurs disque de 1967, je vois: Beatles, Beach Boys, Hendrix, Velvet Underground, The Doors, Love, Left Banke, Kinks, Leonard Cohen, Pink Floyd, Captain Beefheart, Frank Zappa, Aretha Franklyn, Jefferson Airplane, The Byrds, Miles Davis, Monk, Cream, Nina Simone, Scott Walker, Jacques Brel, Bob Dylan, Adderley, The Who, Buffalo Springsfield, Tim Buckley, Ayler, Nico, Jobim, Frank Sinatra, Rolling Stones, Four Tops, Donavan, Don Cherry, certains pour deux trois disques. Ajoutons à cela des centaines de disques fascinants et méconnus genre Kaléidoscope, Fred Neil, Phil Och, etc.

      Aujourd’hui les disques de l’année – très bons disques, on s’entend – sont de Frank Ocean, Grizzly Bears, Tame Impala, Alt-J… ok j’arrête là, je crois que la démonstration est faite. J’ai envie de dire: s’ils sont plus éduqués, ça ne semble pas les aider à inventer du nouveau. Sortez des écoles.

    • Personnellement, je trouve mon compte avec un DAC et des fichiers lossless. Ma platine rénovée (Rega Planar) avec cartouche neuve n’est pas vraiment meilleure.

    • oh boy, le jour de la marmotte en janvier…

    • En post-rock, électro, noise, hip hop, métal, et autres, il y a eu des avancées depuis l’âge d’or du rock. La liste de 2012 est beaucoup plus longue que celle de 1967. Ben oui, les années 65-75, c’était spécial. Une trentaine d’artistes fondateurs comme ce fut le cas avec le jazz moderne entre 1945 et 1964. Aujourd’hui, les initiateurs de nouvelles tendances se confondent avec des milliers d’artistes. Et non des dizaines.

    • Jon8, tu vas me dire qu’avec les nouveaux format mp3 le son est audiophile, je veux bien entendre l’argument même si je ne suis pas convaincu. Mais tu ne me diras pas qu’avec les premiers MP3 et les habitudes d’écoute débile des gens on ne sort pas de la pire décennie niveau écoute.

    • ”Voilà une affirmation formidablement péremptoire”

      Bon, bon, bon… (hey, salut boulga, bonne année, la tourtière était bonne, pis toute?)

      Pas ”péremptoire”, mathématique.
      Bien sûr que je n’ai pas de stats ”per capita” à balancer sur ce blogue. On s’en fout. Mais dans l’absolu, y a certainement plus de membranes de speakers, petite et grosses, qui se fait aller qu’en 1946 sur notre joyeuse planète. Ne serait-ce que parce que la population mondiale à doublée et que les moyens de diffusion de la musique ont atteint un degré d’accessibilité jamais vu auparavant.

      Pis je garoche un 2 piasses AUSSI sur le per capita. Surtout dans les pays en développement.

    • Mettons que Alt-J fut le disque de l’année. Est-ce quelque chose qui, comme événement culturel et artistique, buzz, révolution sonore, s’approche même de loin de Velvet and Nico, Are you experienced?, Sgt Pepper, The Doors, etc.? Non, c’est un bon disque, personne a fait la queue pour l’acheter, personne n’a dit écoute ça ta vie va changer. Disque à écouter d’une oreille pour une époque distraite.

    • « J’ai envie de dire: s’ils sont plus éduqués, ça ne semble pas les aider à inventer du nouveau. Sortez des écoles. »
      .
      C’est Einstein qui disait : « L’imagination est plus importante que le savoir. »
      .
      C’est peut-être plus inspirant pour un artiste de vouloir casser ou élargir une ou des règles sociales quand tout semble possible que de simplement casser une règle musicale.

      En 67, Leonard Cohen avait 33 ans, Nina Simone 34 , Jacques Brel 38 et Miles 41 ans. Plus nécessairement des jeunesses à comparer avec ce qui arrivait d’Angleterre.

    • « c’est un bon disque, personne a fait la queue pour l’acheter, personne n’a dit écoute ça ta vie va changer. »

      Je crois que Justin Bieber et One Direction inspirent encore ça.

    • “En post-rock, électro, noise, hip hop, métal, et autres, il y a eu des avancées depuis l’âge d’or du rock.”

      Parlons-en. Le post-rock n’a presque pas bougé. Godspeed revient dix ans plus tard et ils sont encore au top. L’électro semble tourner en rond dans un revival electro-clash ou drum and bass en gossant des virgules (c’est bien les virgules, je suis pas contre). Le rap (Lammars, etc.) refait indéfiniment le gangsta rap East Coast de NWA et le soul-rap de R. Kelly et Mary J. Blige (Frank Ocean, etc.) avec un peu d’électro et d’autotune pour remplacer les samples. Quant au métal, c’est un monde à part, je peux pas dire, ils ont peut-être inventé une façon de gueuler avec l’oesophage en 5/6, mais j’en suis encore à tenter d’assimiler Iron Maiden, alors… Le reste c’est du mélange de genres post-modernes sur lap top ou du revival sixties, seventies, eighties, nineties et bientôt zerothies si Dieu nous prête vie. Que chaque gossage de virgules donne lieu à la création d’un micro-genre, je veux bien, mais il n’y a pas de genre majeure depuis le rap et le grunge qui a tout balayé sur son passage.

    • Des Beatles à Justin Bieber…

    • Je caricature un brin, hein?

    • @AB ”C’est vrai. Il y a eu une régression de l’intelligibilité sonore avec les mp3 et autre fichiers mal compressés, d’où la progression actuelle du vinyle, effectivement.”

      @ghost ”tu vas me dire qu’avec les nouveaux format mp3 le son est audiophile, je veux bien entendre l’argument même si je ne suis pas convaincu.”

      Maisnonmaisnonmaisnon…

      Règlons tout de suite le cas du vinyle: Le marché de la galette noire, aux USA, vacille entre 0.7% et 1.3% depuis une grosse décennie. C’est une goutte d’eau dans la mer, elle-même noyée dans l’océan des transferts illégaux et autres streaming radio non-comptabilisé.
      Bottom line, il ne s’écoute qu’une microscopique fraction de la musique diffusée dans le monde via du vinyle.
      Deuzio, cette ”mode” (surestimée par les amateurs) est propulsée par un élan fait de nostalgie, de matérialisme, d’amour du rituel et… d’élitisme. L’amateur de vinyle trip sur le fait de palper la patente, de jouer avec sa table, de zieuter la grosse pochette (ça sonne cochon en crisse à date, hein?) et, franchement, il a l’impression d’écouter sa musique ”mieux” que les autres. À tort ou à raison, peu importe.

      Dans les faits, il n’y a aucun doute dans ma tête que le rituel peut rendre une expérience d’écoute meilleure. Ne serait-ce que parce qu’on est plus attentif à l’écoute.
      Dans les faits également, l’analogue en général (et le vinyle, qui est le plus populaire de ses représentants) est une véritable peste concernant la Haute-fidélité en audio. ”L’infidèlité” guette l’analogue à tous les coins de fil, à chaque déplacement du message sonore. Ce qui commande habituellement de l’équipement vendu hors de prix, pour un résultat dont l’audiophile moyen n’est satisfait qu’un moment: celui où il oublie qu’il se fait mieux pour seulement le triple du prix.

      Bref, d’un point de vue *Haute-Fidélité*, seule référence acceptable quant à la qualité audio en général, le numérique écrase sous sa botte l’analogue, pound for pound ET dans l’absolu.

      Le combat est ailleurs: c’est celui du rituel pour apprécier sa musique. Si écouter du MP3 dans un iPod est le truc qui vous fait vibrer, good for you. Si c’est de vous asseoir à la lueur d’une chandelle en écoutant Edith Piaff sur des vieux vinyles, good for you too.

      Mais, sérieusement les copains: verser dans le MP3-bashing pour de glorifier le vinyle, en 2013, tout ce que ça fait c’est… vous faire paraitre VIEUX.

    • ”Non, c’est un bon disque, personne a fait la queue pour l’acheter, personne n’a dit écoute ça ta vie va changer. Disque à écouter d’une oreille pour une époque distraite.”

      Tire toi une chaise, tu risque de tomber sur le cul. Il y a une vie musicale *en dehors du rock*. Nooon?? Oui. Nooooon??! Oui.

    • Et la preuve de tes dires?

      Sinon, je suis VIEUX, alors pour moi ce qui est le plus terrible c’est de paraître JEUNE avec un i-pod dans le coup en apprenant que le chanteur de Foo Fighters a déjà été drummer dans un groupe qui s’appelle Nirvana… ;-)

    • « Dylan’s voice has changed a lot throughout his career, and for “Like A Rolling Stone” he brought out a lilting rock sound, less sing-song and nasal, more scratchy and deep. “The voice is infinitely nuanced—at times an almost authoritarian monotone (not unlike Ginsberg reading “Howl”), at times compassionate, tragic…but also angry, vengeful, gleeful, ironic, weary, spectral, haranguing,” says Greil Marcus (p. 7). It is not easy listening, not a song that can be “used as Muzak,” Marcus observed (p. 99). The singing is too direct, demands attention, and grinds through the song rather than merely singing it.

      “Like A Rolling Stone” starts in a relatively unassuming and gentle way: a drop onto the bass drum, guitars and some piano over the drums, and the lilt of Dylan’s voice drawling out confrontational-yet-sad lyrics. The song builds slowly, the sounds combining into an ambience that is driven by rock and inspired by blues but also harks back to Dylan’s folk roots. Like the best folk songs, the song feels simple, but is more complicated under the surface. Its increasing complexity and nearly improvised feel goes on for over six minutes of slow, thick rock n’ roll. The recording can’t be pinned down; some have called it an “event” rather than a recording. Something in this event has outlasted generations and impressed critics to no end (or melted them into indescribable reverie, as in the case of Greil Marcus, who simply cannot stop talking about how great it is decades after the fact).

      http://www.shmoop.com/like-a-rolling-stone/music.html
      ….

      Je pense que l’anecdote vient d’une bio de Dylan dont j’ai oublié le titre. L’auteur raconte que la première fois qu’il a entendu Like a Rolling Stone, c’était dans son auto. Il ne comprenait pourquoi pas la chanson était si longue, pourquoi elle ne s’arrêtait pas et comment ça se faisait qu’il trippait autant en entendant ça.
      .
      Depuis que j’ai lu ça, j’avoue l’envier pas mal. Parce que je ne me souviens pas avoir ressenti une telle surprise, une telle émotion en entendant une chanson pour la première fois.

    • ”mais il n’y a pas de genre majeure depuis le rap et le grunge qui a tout balayé sur son passage.”

      Genres majeurs ? C’mon ghost, té pas sérieux… C’est des sous-genres, ça. Comme il y a 324 sous-genres qui semblent être passés sous ton nez depuis.. Juste la scène pop indie, wow, ça bouge en &*%! depuis quelques années!

      y a une méga vibe ”dans mon temps c’était mieux”, ici. La dinde passe pas ? On est déçu que le calendrier Maya soit dans le champs ?

    • “Tire toi une chaise, tu risque de tomber sur le cul. Il y a une vie musicale *en dehors du rock*. Nooon?? Oui. Nooooon??! Oui.”

      Ah, tu parles de ton type, Pete Namchose, qui a eu le temps de sortir 150 disques en dix ans achetés par 114 personnes chacun. Ok, c’est vache, je retire.

    • « During Dylan’s U.K. tour the following year, the self-important folk enthusiasts reportedly came up with even more distasteful and absurd responses. Groups of folk fans were in a tizzy, believing that “pop music symbolized the destruction of that [folk] community by capitalist mass society, where all land was divided, speech was class, where there were no values” (Marcus 179). Dylan played a double set—half acoustic and half electric—and some folk fans actively recruited other concertgoers to walk out halfway through the set in protest of the electric set to come. In one locale, someone even called in a bomb threat to the hall before Dylan’s show.

      Near the end of the tour, at the Free Trade Hall in Manchester on May 17, as Dylan was preparing to play “Like A Rolling Stone” (always the last song in his set), an audience member stood up and yelled out “Judas!”

      “Who stands up in a crowded theater and shouts ‘Judas!’ at a Jew?” mused Greil Marcus—much less a Jew who had penned the lyrics to “With God on Our Side,” a protest song which asks “Whether Judas Iscariot/Had God on his side.” Dylan, incensed, yelled out “You’re a liar!” and turned to his band to tell them to “play f—ing loud.” The whole scene was captured in a bootleg recording, now considered a record of one of the most groundbreaking rock shows in history

      http://www.shmoop.com/like-a-rolling-stone/meaning.html
      ..

      Les sportifs professionnels se font huer. Mais qui sont les chanteurs populaires qu’on irait voir pour les huer? En fait, qui inspire ça, aujourd’hui?

    • C’est sûr que t’es vieux, ghost. Ballpark guess je dirais entre 52 et 93 ans. Pis si tu portes vraiment bien ton nom, entre 241 et 1285 ans.

    • Euh, jon8, en quoi les années 60-70 c’était “dans mon temps”? Comment puis-je être nostalgique d’une période que je n’ai pas vécu?

      Le rap et le grunge ne sont pas des genres majeurs?!! C’est toi qui vit sur une autre planète mon gars avec ton post-post-dubstep.

    • Et le indierock c’est tout sauf un genre. Il y a de tout là-dedans et c’est en grande partie du revival 60-70s.

    • Dans mon temps, les grungeux s’habillaient exactement comme les hipsters aujourd’hui: chemise de bûcheron, casquette de trucker et barbe. La plupart du indie-rock continue Pavement, Sonic Youth, Weezer et les Pixies: même ironie détâchée, même son un peu sale. Je ne trouve pas le son d’aujourd’hui si révolutionnaire.

    • « Dylan’s voice has changed a lot throughout his career, and for “Like A Rolling Stone” he brought out a lilting rock sound, less sing-song and nasal, more scratchy and deep. “The voice is infinitely nuanced—at times an almost authoritarian monotone (not unlike Ginsberg reading “Howl”), at times compassionate, tragic…but also angry, vengeful, gleeful, ironic, weary, spectral, haranguing,” says Greil Marcus (p. 7). It is not easy listening, not a song that can be “used as Muzak,” Marcus observed (p. 99). The singing is too direct, demands attention, and grinds through the song rather than merely singing it.

      “Like A Rolling Stone” starts in a relatively unassuming and gentle way: a drop onto the bass drum, guitars and some piano over the drums, and the lilt of Dylan’s voice drawling out confrontational-yet-sad lyrics. The song builds slowly, the sounds combining into an ambience that is driven by rock and inspired by blues but also harks back to Dylan’s folk roots. Like the best folk songs, the song feels simple, but is more complicated under the surface. Its increasing complexity and nearly improvised feel goes on for over six minutes of slow, thick rock n’ roll. The recording can’t be pinned down; some have called it an “event” rather than a recording. Something in this event has outlasted generations and impressed critics to no end (or melted them into indescribable reverie, as in the case of Greil Marcus, who simply cannot stop talking about how great it is decades after the fact). »

      http://www.shmoop.com/like-a-rolling-stone/music.html
      .
      Dans une bio sur Dylan dont j’ai oublié le nom, l’auteur commence son livre en décrivant comment il a découvert Like a Rolling Stone. Il conduisait son auto et la pièce n’en finissait plus de finir. C’était la première fois qu’il entendait une pièce aussi longue. Coup de foudre, coup au coeur, ce que vous voulez.

      Quand je lis des trucs semblables, j’avoue ressentir une petite jalousie (minimum) parce que je ne me souviens pas avoir déjà été pris par surprise ainsi en écoutant la radio (incluant la communautaire), d’avoir eu l’impression que quelque chose venait de m’arriver en écoutant une pièce. Et que c’était excitant….
      .
      « As Marcus put it, the song could not be an influence in terms of form or content. There was no point in imitating the song. “Its only influence,” he says, “is in the line that it draws.” At least in the minds of Bob Dylan fans, the song drew a line—an ancestral line from folk music directly into rock ‘n’ roll, and a battle line between the folk purism of the past and the genre-defying Dylanism of the future. To this day, the listener is like the musicians in the studio, still “circling around the song,” listening over and over to try to find its essence. It is the essence, not the technicalities, that makes “Like A Rolling Stone” great instead of good, mediocre, or forgotten somewhere in the incredibly deep annals of rock history. »

      http://www.shmoop.com/like-a-rolling-stone/music.html

    • @AB ”Personnellement, je trouve mon compte avec un DAC et des fichiers lossless. Ma platine rénovée (Rega Planar) avec cartouche neuve n’est pas vraiment meilleure.”

      L’écart qualitatif *audible* se situe ici dans la qualité du DAC et dans la faiblesse inhérente du vinyle. Le meilleur kit de table tournante de la galaxie ne pourra empêcher le fait qu’un vinyle, ça use dès la première écoute, therefore la haute-fidèlité ne peut qu’aller en empirant. No matter what.

      Tandis que le medium numérique est stable et essentiellement dépendant du DAC, dont la qualité s’est grandement amélioré au cours des années, pour un prix de plus en plus bas.

      Pour ce qui est du fichier numérique, il est faux de dire que le Lossless est une condition sina que non pour de la qualité audio. C’est une astuce marketing qui ne traverse pas l’analyse. Le Lossless n’est pas une garantie de qualité audio, on peut très bien servir un enregistrement de merde en lossless. Tout ce que ça veut dire c’est que les données sont intactes (sans perte). Ce qui ne veut pas dire que des potentielles pertes dans l’encodage sont *audibles*, même pour l’audiophile de gros calibre. C’est comme prétendre pouvoir faire la différence entre un blu-ray HD et un DVD en SD qui passe sur une télé plasma 42” à 500 pieds de distance. Même si la différence est réellement là, si tu ne peux la percevoir, what for ?

      Or, en audio l’écart entre du ”MP3 haut débit” et du HD audio Lossless ou non-compressé n’est même pas visible à 2 pouces de distance… Voyez le genre ? Non, puisque vous n’entendrez même pas, j’vous dis ;-)

    • « Dylan’s voice has changed a lot throughout his career, and for “Like A Rolling Stone” he brought out a lilting rock sound, less sing-song and nasal, more scratchy and deep. “The voice is infinitely nuanced—at times an almost authoritarian monotone (not unlike Ginsberg reading “Howl”), at times compassionate, tragic…but also angry, vengeful, gleeful, ironic, weary, spectral, haranguing,” says Greil Marcus (p. 7). It is not easy listening, not a song that can be “used as Muzak,” Marcus observed (p. 99). The singing is too direct, demands attention, and grinds through the song rather than merely singing it.

      “Like A Rolling Stone” starts in a relatively unassuming and gentle way: a drop onto the bass drum, guitars and some piano over the drums, and the lilt of Dylan’s voice drawling out confrontational-yet-sad lyrics. The song builds slowly, the sounds combining into an ambience that is driven by rock and inspired by blues but also harks back to Dylan’s folk roots. Like the best folk songs, the song feels simple, but is more complicated under the surface. Its increasing complexity and nearly improvised feel goes on for over six minutes of slow, thick rock n’ roll. The recording can’t be pinned down; some have called it an “event” rather than a recording. Something in this event has outlasted generations and impressed critics to no end (or melted them into indescribable reverie, as in the case of Greil Marcus, who simply cannot stop talking about how great it is decades after the fact).

      As Marcus put it, the song could not be an influence in terms of form or content. There was no point in imitating the song. “Its only influence,” he says, “is in the line that it draws.” At least in the minds of Bob Dylan fans, the song drew a line—an ancestral line from folk music directly into rock ‘n’ roll, and a battle line between the folk purism of the past and the genre-defying Dylanism of the future. To this day, the listener is like the musicians in the studio, still “circling around the song,” listening over and over to try to find its essence. It is the essence, not the technicalities, that makes “Like A Rolling Stone” great instead of good, mediocre, or forgotten somewhere in the incredibly deep annals of rock history. »

      http://www.shmoop.com/like-a-rolling-stone/music.html
      .

    • Comprenez-moi bien: je ne dis pas qu’il ne se fait pas des choses bien aujourd’hui, mais on ne me fera pas croire que les musiciens d’aujourd’hui sont plus inspirés et plus révolutionnaires. On vit largement depuis dix ans une époque de surplace esthétique et une régression sonore.

      Je trouve que les derniers grands disques incontestables (Radiohead, White Stripes, Sufjan Stevens, Arcade Fire, The Strokes, Godspeed) sont sortis avant 2005 et que cette année s’il n’y avait pas les vétérans (Cohen, Godspeed, Swans, Scott Walker, etc.), ce serait vraiment une petite année sans grand disque fort.

    • @ghostchoux:

      Grunge (sometimes referred to as the Seattle sound) is a subgenre of alternative rock that emerged during the mid-1980s in the American state of Washington

      http://en.wikipedia.org/wiki/Grunge

      C’est vrai, scuse moi c’est un sous-genre de sous-genre. ‘mêlant des fois tout ça.

    • je suis d’accord que depuis environ 2 ans c’est plutôt tranquille, question évolution musicale. Mais c’est pas le néant non plus, faut pas charrier.

      Y a aussi que des trucs ”plates” et expérimentaux/différents, ça ne s’apprécie qu’avec le temps qui passe. Dans 10 ou 20 ans, on se reparlera du début du siècle.

      Le problème la dedans, c’est la sempiternelle comparaison avec la période ‘65-75 (ou est-ce ‘67-71 ?) tellement glorifiée que c’en est ridicule. Gageons que je vais faire pareil pour la période ‘91-95 avec mes ptits enfants. Story repeats itself.

    • ”Jon8, tu vas me dire qu’avec les nouveaux format mp3 le son est audiophile, je veux bien entendre l’argument même si je ne suis pas convaincu.”

      Déjà dit ici et je le répète: le MP3 est victime d’une réputation acquise à la fin des années 90 et via Napster et cie. C’était à une époque, pourtant pas si lointaine, où les connections internet étaient lentes et chères. D’où les compressions de fichiers ”abusives”. Tu voyais passer des mp3 32kbps et des 64kbps tout le temps. Pis ton 128kbps était peut-être un 32kbps que le beau-frère de l’autre avait gravé en CD audio puis re-extracté en 128kbps! Bref, du stock qui jouait mal, y en avait un char et une barge. Si on ajoute à ça l’allergie des vinyleux face à tout ce qui est numérique, la faible qualité des DAC et logiciel de playback de l’époque et la qualité merdique du hardware habituellement associé avec l’écoute du mp3 (iPod/écouteurs à 3 piasses), on se ramasse avec un symbole négatif aussi puissant que le Hummer ou Mcdo.

      Mais voilà: l’encodage s’est amélioré, l’équipement s’est amélioré, les softwares se sont amélioré et les connections internet permettent maintenant du 256/320kbps sans problème.

      Résultat: un fichier *compressé et avec pertes* sur iTunes, en format AAC 256kbps, est indifférenciable à l’écoute de sa version non-compressée, même par l’oreille la plus experte et sur un kit de son à 100,000$. Ou prouvez-moi le contraire.

    • “je vais faire pareil pour la période ‘91-95 avec mes ptits enfants”

      Parlons-en. L’an passé, il a suffit à PJ Harvey de sortir un bon disque pour trôner au sommet des disques de l’année. Quand elle sortait ses meilleurs disques de 92-95, elles étainent en concurrence avec des poids lourds comme Nirvana, Radiohead, Pulp, REM, Jeff Buckley, Massive Attack, Wu-Tang-Clan, Bjork, Portishead, Nas, Tricky, Oasis, Palace Brothers, Pavement, Weezer, Beck, etc., etc. Aujourd’hui, il y a quoi?

      Je n’aime pas plus que toi de la nostalgie, mais je n’aime pas non plus faire semblant de m’entousiasmer pour des trucs comme Bon Iver ou Alt-J.

    • Lorsque les bands des années 90 sont arrivés, plusieurs «aînés» ont exprimé des réserves comparables par rapport à la période précédente. Un peu normal lorsqu’on prend de l’âge… ;-) Blague à part, il y a tout plein de réformes tangibles dans plusieurs genres musicaux, tant dans le jeu que dans les structures ou les outils mis à contribution. Au risque de me répéter, ces réformes et petites révolutions sont beaucoup moins apparentes aujourd’hui, vu l’abondance de l’offre et la mise en veilleuse des formations novatrices dans les médias institutionnels. On peut comparer le phénomène aux découvertes scientifiques; celles du passé sont beaucoup plus faciles à identifier que celles des décennies récentes. Pourtant… Plus de scientifiques aujourd’hui (sauf au Canada haha !), plus de recherche, plus de découvertes… et une impression inverse.

    • “Lorsque les bands des années 90 sont arrivés, plusieurs «aînés» ont exprimé des réserves comparables par rapport à la période précédente.”

      Y’a juste vous qui rajeunissez, on le sait bien. Il se trouve que je connais mieux les tendances musicales que la plupart des jeunes hipsters ou ados que je croise. Et, c’est le hic, je connais infiniment mieux mon histoire du rock.

      En science, quand on découvre le boson de Higgs, on sait que c’est une découverte. Je prends la liste de ce que vous considérez grands cette année: des vieux (Godspeed, Cohen, Neil Young, le Boss, Dr John, Fionna, Lanegan, S Walker, Swans, Van M), beaucoup de pure revival ou roots (Tame Impala, The Man, Lanegan, Lambchop, etc.) et des jeunes. Quelles sont les grandes avancées formelles de ces derniers? Selon vous essentiellement mélanges des genres et des lutheries.

    • ”Je n’aime pas plus que toi de la nostalgie, mais je n’aime pas non plus faire semblant de m’entousiasmer pour des trucs comme Bon Iver ou Alt-J.”

      Je comprend, mais pour ma part l’enthousiasme fut présent pour plusieurs albums ces dernières années, et ça ne s’arrête vraiment pas juste aux Radiohead, Portishead et cie.

      Juste cette année j’ai vraiment trippé en écoutant Bloom de Beach House, Ekstasis de Julia Holter et là c’est Andy Stott et Crystal Castles qui m’accompagne en voiture, en plus de Rework de Glass et co.
      Sans parler des nombreuses découvertes que j’explore encore.

    • Quand on a entendu pour la première fois Nirvana, Bjork, Beck, Radiohead, Godspeed, Sufjan Stevens, on savait que c’était nouveau. J’aime bien Tame Impala ou Alt-J, mais ce n’est pas nouveau ni passionnant.

    • Tiens, pour moi juste l’arrivée sur la scène de quelqu’un comme Karin Dreijer Andersson m’enthousiasme beaucoup.
      C’est pas tant des nouveaux albums que des nouveaux artistes ”rookie” qui enchante. C’est la promesse d’un futur musical intéressant, selon moi.

    • Jon8, ce que tu nommes, c’est bien, mais tu penses vraiment que 1000 groupes vont se former en écoutant Beach House comme il s’en est formé après Nirvana ou Ok Computer?

    • La question qui tue: peut-on dire calmement que nous traversons des années de creux sans passer pour un réac. Si être réac c’est écouter le dernier Godspeed et aimer sans se pitcher au plafond le dernier Grizzly Bear, je veux bien être le vieux con de service.

      Sans blague, ce que j’ai trouvé le plus révolutionnaire cette année c’était le coffret de Can, l’an passé c’était Smile.

    • ”Quand on a entendu pour la première fois Nirvana, Bjork, Beck, Radiohead, Godspeed, Sufjan Stevens, on savait que c’était nouveau.”

      Ouaip, je comprend ce que tu veux dire parfaitement. Par contre, Nirvana c’est un coup de massue dans la gueule qui arrive peut-être juste une fois par 30 ans. Radiohead, déjà, c’était pas mal plus smooth et progressif.. Criss c’est pas Pablo Honey qui te jettai sur le cul quand même..
      Portishead, c’était aussi un bon gros buzz, mais quand même plus low-profile. Bjork c’était une curiosité comme il y en a maintenant aussi. On pourrait remplacer ça par Cocorosie sans problème, tiens.

    • attend, ghost, attend… Premièrement que considère tu comme ”période creuse” au juste ?

      2 dernières années ?
      5 dernières années ?
      15 dernières années ?

    • Je me souviens encore très précisément de la toute première fois où j’ai entendu ”Smells like teen spirit”, tellement ça m’avait frappé que quelque chose de nouveau débarquait dans mes oreilles de jeune mélomane. Mais je me souviens aussi de la première fois où j’ai entendu une toune de Ace of base aussi. ‘me souviens pu de la toune par contre… haha

    • Remplacer Bjork par Cocorosie, tu es tombé sur le coco ma parole!

    • Jon8, ce que tu nommes, c’est bien, mais tu penses vraiment que 1000 groupes vont se former en écoutant Beach House comme il s’en est formé après Nirvana ou Ok Computer?

      Nirvana et Radiohead c’est des gros astéroïdes qui passent une fois de temps en temps. Faut pas attendre ce genre de truc à tous les ans, c’est ridicule et insensé.
      Ceci dit, tu peux parfaitement retirer du plaisir à écouter de la nouvelle musique sans pour autant que ce soit des gros canons. J’aime Radiohead et Nirvana, mais j’écoute pas ça à longueur de semaine.. Tsé, je peux facilement passer une dizaine de jours sans écouter une seule toune de Radiohead, pis je me sens presque pas étourdi. C’est juste une question de volonté je crois.

    • Disons 2000 à 2007, c’était très fort: décollage du post-rock, du Montreal sound, du retour du rock avec les Strokes, choses singulières comme Stevens, Wilco, Radiohead qui sort encore des grands disques. Depuis cinq ans, je m’enthousiasme un mois puis j’aime mieux découvrir le passé: préfère The Band à Fleet Foxes et Neil Young à Bon Iver, mettons.

      Avant, un type pouvait être métalleux et en dedans d’une semaine devenir grunge ou rapper tellement ça cognait fort. Maintenant, on écoute de tout distraitement pis on like…

    • Bjork c’est juste une hystérique à la voix singulière (et pas reposante) qui a su faire quelques tounes qui sortaient des sentiers battus, avant de tomber dans l’expérimentation de 2e zone. Bjork c’est Homogenic et Vespertine. Enlève ça pis t’a une Diane Dufresne islandaise, rien de plus. No offense à Mme Dufresne ici.

    • Alt-j en 1967, ça ferait le top 5 tant qu’à moi. The age of Adz, top 3.
      Pour moi, le rock est beaucoup plus excitant en ce moment qu’à une époque où j’aurais dû théoriquement être plus réceptif. REM, Weezer, Oasis, Nirvana, Pearl Jam, Pulp… Pwouah, c’était ça l’époque fwoureuse et pochasse du rock. Des st.vincent, y en avait pas à ce moment là.

      Je pouvais ben écouter seulement du jazz, du metal et du vieux stock au début des années 90.

    • ”Maintenant, on écoute de tout distraitement pis on like…”

      hehe, j’aime.

    • Personne ne me fera croire que XX est le bout de la marde… Quand j’ai entendu, j’ai buzzé une semaine puis plus rien. Je n’écoute pas Radiohead toutes les mois, mais au moins j’aime encore.

    • “Alt-j en 1967, ça ferait le top 5 tant qu’à moi.”

      Hahaha!

    • “Enlève ça pis t’a une Diane Dufresne islandaise, rien de plus.”

      C’est déjà mieux que Cocorosie.

    • Bonne année mon ami!

    • C’est cliché à mort de dire ça, mais un moment donné y a la question de goût qui débarque.

    • ghost, ça fait 35 ans que Bjork roule sa bosse… Cocorosie vient à peine de prendre son envol.

      C’est ça aussi le danger de comparer les artistes du passé et ceux plus récents. Les ”vieux” ont un double avantage: celui d’avoir eu le loisir de prouver tout ce qu’ils pouvaient faire et l’avantage du vin qui vieilli, perçu comme meilleur même si c’est de la piquette.

    • Prenons Cohen. ”Old ideas” aussi bon que ”The future”, vraiment ??

      J’ai même pas acheté tellement je trouve ça convenu. Le titre est excellent par contre.

      Certains vieux artistes partent avec 10 points d’avance indépendement de la nouvelle production en question.
      Bon, c’est humain mais c’est absurde quand même.

    • ”Disons 2000 à 2007, c’était très fort:”

      Ok, donc 2008-2012 sont au banc des accusés. Beau défi. On va te trouver des tounes, Casper, tiens bon ne meurt pas encore.

    • @_boulga

      8 janvier 2013
      14h57
      “Jamais il ne s’est autant écouté de musique qu’aujourd’hui.”

      Voilà une affirmation formidablement péremptoire. Je compare mon enfance/adolescence et celle de mes amis/famille avec celle de mes kids et de leurs amis/cousins, et franchement, je vois pas.

      On était obsédés de cassettes de Iron Maiden, de ghettos blasters, on passait des nuits entières à se passer disque sur disque.

      Et on les écoutait 42 minutes de file sans broncher.

      Le soir c’était la radio FM est les top 10, les vidéoclips, etc. En arrivant à l’école, le walk-man. La musique était un vecteur culturel immensément puissant : un metalhead n’adressait même pas la parole à un disco…

      Je ne suis même pas sûr qu’il s’entend plus de musique aujourd’hui qu’il y a quarante ans.

      Tout ça est épiphénoménal, mais je ne vois vraiment pas en quoi ni comment le monde est davantage bercé par la musique en 2012 qu’en 1982, qu’en 1967.
      *****************************
      Oui c mon époque. Je regardais Musique Plus, j’allais ensuite acheter la cassette de Georges Michael chez Sam. Ghetto blaster, il y avait toujours une cassette vierge dans le lecteur pour enregistrer directement de la radio. Walkman, j’en avais acheté un chez Darty à Lyon. J’écoutais Jean Leloup que j’avais enregistré à Montréal sur une cassette. Il y a eu une période où je n’avais pas de tivi. Maintenant, je n’ai même pas le câble. Je fais attention à ce que j’achète sur iTune parce que je me lasse vite. Il y a bcp de CD que j’écoute encore sur un Discman avec deux hauts parleurs multimédias de Bose. Je suis très minimaliste et adepte de la simplicité involontaire. Lol

    • Non, ce n’est peut-être pas aussi bon que The Future, mais largement meilleur que la plupart des albums de 2012 vus la faiblesse générale. CQFD. De toute façon, je ne sais pas trop ce que tu peux comprendre de Cohen puisque tu avoues ne jamais t’intéresser aux paroles.

      “ghost, ça fait 35 ans que Bjork roule sa bosse… Cocorosie vient à peine de prendre son envol.”

      J’ai vu un show de Cocorosie et c’est l’un des pires shows que j’ai vu dans ma vie. J’étais avec des fans finis et ils étaient dégoutés. Le premier disque était sympa, depuis c’est la débandade pompière à la je-me-prends-pour-Klaus-Nomi.

    • “On va te trouver des tounes, Casper, tiens bon ne meurt pas encore.”

      Des bonnes tounes, il y en a. Des bons disques il y en a. Alt-J c’est bon. Rien de transcendant, c’est tout, et pas de nouveaux paradigmes, que du ressassé à la virgule près. Je ne suis pas nostalgique dans la mesure où je n’écoute presque plus ce que j’écoutais dans mes jeunes années. Quand j’écoute un disque de Can ou un disque récent, c’est autant nouveau pour moi. C’est juste que l’un est meilleur.

    • Tomber sur une nouvelle comme celle-ci, ça me rassérène : un nouvel album de Richard Thompson réalisé par Buddy Miller.

      https://www.youtube.com/watch?v=zZm2VaMRR8s&feature=player_embedded

    • Jon8, ce n’est pas juste une question de goût: je peux très bien comprendre que tu détestes la voix de Bjork et préfère Cocorosie, pas de problème avec ça. Mais c’est aussi une question de proportions: la moitié des filles du rock aujourd’hui ont rêvé d’avoir Bjork comme grande soeur et beaucoup de garçon aussi. Son apport à l’histoire de la musique populaire est indéniable et massif. Juste un truc: ce fut l’une des premières à ne pas utiliser le synthé comme un médium froid en y mettant lyrisme et émotions, tout en croisant mélodie pop et apport des musiques savantes. Son approche holistique du visuel et de la musique était aussi révolutionnaire. Elle a produit quatre grands albums de suite et son expérimentation depuis est loin d’être sans intérêt – au moins elle ne se répète pas.

    • Ok

      2008:
      Third de Portishead (quand même!), Modern guilt de Beck (excellent), The hawk is howling de Mogwai (très bon rock), Mexico de Murcof et Erik Truffaz (jazz-ambient A1), Los Angeles de Flying Lotus (perso je trip pas mais c’est assez majeur).

      2009:
      Fever Ray de Fever Ray (wow.), Moderat de Moderat (addictif), IRM de Charlotte Gainsbourg (du Beck chanté par Charlotte, excellent), Wooden arms de Patrick Watson, Timbre Timbre de Timbre Timbre (excellent).

      2010:
      My Beautiful Dark Twisted Fantasy de Kanye West, Teen Dreams de Beach House, The age of adz the Sufjan Stevens, Swim de Caribou, (II) de Crystal Castles.

      Rien à jeter là dedans. Même qu’il a du stock dans le lot qui sort franchement des sentiers battus. 2011 et 2012 c’est peut-être un peu plus faible mais pas nul non plus…
      Check 2002, pour le fun, à part Boards of Canada et GY!BE, y a pas grand chose que j’écoute de cette année là… En fait, tu fouilles comme il faut dans le passé et tu te rend compte que c’était pas *si hot* que ça, finalement. Des bonnes années et beaucoup d’ordinaire que plus personne n’écoute.

    • @jon8

      8 janvier 2013
      19h41
      ”Jon8, tu vas me dire qu’avec les nouveaux format mp3 le son est audiophile, je veux bien entendre l’argument même si je ne suis pas convaincu.”

      Déjà dit ici et je le répète: le MP3 est victime d’une réputation acquise à la fin des années 90 et via Napster et cie. C’était à une époque, pourtant pas si lointaine, où les connections internet étaient lentes et chères. D’où les compressions de fichiers ”abusives”. Tu voyais passer des mp3 32kbps et des 64kbps tout le temps. Pis ton 128kbps était peut-être un 32kbps que le beau-frère de l’autre avait gravé en CD audio puis re-extracté en 128kbps! Bref, du stock qui jouait mal, y en avait un char et une barge. Si on ajoute à ça l’allergie des vinyleux face à tout ce qui est numérique, la faible qualité des DAC et logiciel de playback de l’époque et la qualité merdique du hardware habituellement associé avec l’écoute du mp3 (iPod/écouteurs à 3 piasses), on se ramasse avec un symbole négatif aussi puissant que le Hummer ou Mcdo.

      Mais voilà: l’encodage s’est amélioré, l’équipement s’est amélioré, les softwares se sont amélioré et les connections internet permettent maintenant du 256/320kbps sans problème.

      Résultat: un fichier *compressé et avec pertes* sur iTunes, en format AAC 256kbps, est indifférenciable à l’écoute de sa version non-compressée, même par l’oreille la plus experte et sur un kit de son à 100,000$. Ou prouvez-moi le contraire.
      ***************************
      Oh boy! Le jour de la marmotte qui recommence. Lol

    • Les Alt-J risquent de devenir les futurs Gomez (je parle à la fois du groupe britannique et du hockeyeur) : un album, la plus belle invention depuis le pain tranché, le Mercury Prize, puis la dégonflade.

    • Excellent!!!

    • ”Alt-J c’est bon. Rien de transcendant, c’est tout, et pas de nouveaux paradigmes, que du ressassé à la virgule près.”

      Je ne peux même pas te contredire là dessus. Je trouve toute la gang des sous-genres du rock/pop/folk rock remâché 36 bazillions de fois. La vague ”indie” est une vraie joke en soi. Mais, hey, ouvre tes portes et check du côté de la pop un peu moins mainstream, de l’électro de qualité, du classique, du jazz, du blues, de la bande sonore, etc… Tu vas peut-être avoir une période d’adaptation musicale difficile à traverser mais après quelques écoutes tu trouveras assurément des qualités insoupconnées à du matériel que tu n’aimais pas au départ. Ça m’arrive tout le temps. Je n’aimais pas Fever Ray au début et maintenant je ne comprend pas comment j’ai pu douter. Idem pour Sufjan, Kanye West, Beach house, Andy Stott et Crystal Castles. Aucun coup de foudre dans le lot. 3, 5 ou 15 écoutes plus tard. Le cerveau du mélomane devient hermétique avec le temps, faut combattre ça!

    • « Est-ce à cause de ta soeur que tu allais chez Claude? Moi, ma soeur m’aurait cafté, en tout cas. »

      Non, ma sœur n’aurait jamais osé me faire ça, par crainte de subir ma dénonciation à son tour. J’allais chez Claude pour profiter de la convivialité de la salle de jeux, à l’étage, transformée en salle d’écoute depuis la disparition de la table de ping-pong. Et parce que la mère de Claude nous laissait tranquilles.

      « @hardy – c’était pour accompagner la toux de Tony Iommi sur Sweet Leaf? »

      Je ne comprenais pas trop ce qu’Ozzy racontait là-dedans, je n’avais pas deviné qu’il y faisait l’apologie du pot. J’écoutais ma musique en mode jon8, sans prêter attention aux paroles (nah, c’est surtout que mon anglais était limité). Quelle ironie. Et si j’avais su, bt627, je n’aurais même pas été en état de la détecter, l’ironie.

    • 2008
      De vieux groupes avec pas leur meilleur album ensuite tu grattes le fond.

      2009
      Que des bons albums qui auraient d’excellents seconds couteaux s’il y avait eu de gros noms devant.

      2010
      Kanye Est j’ai pas aimé, mais c’est gros c’est sûr. Ensuite, seconds couteux. Stevens s’est renouvelé et un peu perdu: il n’a convaincu que les vrais fans tellement c’était parfois n’importe quoi. Moins bons que les deux précédents. Le reste bof.

      2011-12
      Grands creux.

      2002: grande année: Yankee Foxtrot album de l’année, Interpol qui n’ont pas assuré ensuite mais qui était alors sur toutes les lèvres, Yanqui UXO, Sea Change méga chef-d’oeuvre, superbe Beth Gibbons, Alain Bashung qui frappe fort avec Imprudence, Geogaddi, magnum opus de Brokal Social Scene, Yoshimi des Flaming Lips phénomène en show (Do you realise?), Queen of the Stone Age qui remet le stoner rock au goût du jour et Les Libertines le garage, 2 manys DJs popularise le mash-up, Bowie, Tom Waits et Springsteen sortent de bons albums.

    • En 2002, il y avait aussi () de Sigur Ros, et côté rap Under construction de Missy Elliot, The Streets, Eminem Show, Liqui Word de RZA.

    • “Tu vas peut-être avoir une période d’adaptation musicale difficile à traverser mais après quelques écoutes tu trouveras assurément des qualités insoupconnées à du matériel”

      Jon8, change surtout pas, j’adore ta candeur.

    • En passant, Fever Ray n’existerait même pas si Bjork n’existait pas.

    • ”Jon8, change surtout pas, j’adore ta candeur.”

      Moi aussi ch’t'aime. Bonne nuit, à demain.

    • ““Tu vas peut-être avoir une période d’adaptation musicale difficile à traverser mais après quelques écoutes tu trouveras assurément des qualités insoupconnées à du matériel”

      C’est pas de la drogue toujours que tu me proposes là?

    • Et « Rose Kennedy » de Biolay, « Mclusky Do Dallas » de Mclusky (je ris encore en réécoutant ça), « Murray Street » de Sonic Youth.

    • Une chose est sûre: 2002 est une année grandiose à comparer de 2012.

    • Et La Vallée des réputations, Phrenology des Roots.

    • 2002 c’est aussi N.E.R.D et Röyksopp, Elbow, etc.

    • @ghost

      En 2013, on se fera un bon débat sur les avancées formelles dans différents types de musique au cours de la dernière génération, y compris le rock. Vous comprendrez bien que cela demande plus de préparation pour les jeunes ! Ces derniers vous soumettront assurément des démonstrations probantes.

    • Il y a des jeunes ici? Euh moi j’écoute des vieilleries et je découvre des vieilleries sur Songza et ailleurs. Je découvre des trucs de la décennie 90. Je ne sais pas où j’étais? Ah oui, je le sais mais je préfère ne pas en parler. Bref, rien de récent ne m’intéresse pour l’instant. Même Gangnam Style c intéressant pour la moquerie et la parodie mais pour le reste, pas fort.

    • “Ces derniers vous soumettront assurément des démonstrations probantes.”

      Assurément.

    • En toute péremption, il va sans dire. ;-)

    • Bonne année Claude Thibault ! Pour la liste locale, j’ajouterais l’album de John Roney.

    • Pour ce qui est du vinyle, je peux déjà prévoir un truc: ça va continuer à augmenter. Une observation: le Virgin Mégastore de Paris, une institution, va fermer. Bientôt il ne restera plus aucun magasin de CD, aucune grande surface. Sur la rue principale à Québec, les magasins de CD ont fermé mais il y a désormais quatre magasins de vinyles.

      Mettons que le vinyle neuf fait deux pour cent des ventes. C’est beaucoup plus élevé en ville car il ne doit pas y avoir de vinyle de country dans le midwest. Ajoutez à cela que les acheteurs de vinyles achètent surtout de l’usager. Pour ma part ça doit être une proportion de 1/20. Je préfère toujours une bonne copie d’origine à une remasterisation plus cher et souvent poins bonne. Bref, il se vend beaucoup plus de vinyles que l’on croit.

      Botton line: bientôt, il n’y aura plus de magasin de CD, encore moins de MP3, seuls les magasins de vinyles vont attirer les mélomanes. Je parie que l’engouement va augmenter.

    • “En toute péremption, il va sans dire. ;-)”

      Il va sans dire.

    • J’ajoute à ce que j’ai dit que s’il y a un creux de la vague en musique, ce n’est pas le cas à Montréal où depuis des années on caracole en tête des tops bon an mal an.

    • « il n’y aura plus de magasin de CD, encore moins de MP3, seuls les magasins de vinyles vont attirer les mélomanes. Je parie que l’engouement va augmenter. »
      .
      Je pense que les cd seront noyés dans des paquets d’offres comme le HMV a commencé à faire au c-v de Montréal. Trucs informatiques, films, jeux et gnagnagna. L’inventaire va continuer à baisser, en tout cas. Blue Note va continuer à faire la promotion de cd parus en 1957 et de discontinuer des trucs enregistrés il y a 7-8 ans. Les compagnies plus petites n’auront à peu près pas de place. Dans la liste de jazz, il y a une foule d’artistes que je ne connais pas. Tout comme leurs compagnies de disques.

      Quant au vinyle dans l’usagé ou la réédition, à choisir entre eux et le cd, tout dépend du prix. L’industrie commence à offrir des perles de petits coffrets cd à prix dérisoires. Entre Columbia qui m’offre 4 albums cd dans un mini-coffret et l’un de ces albums version vinyle pour le même prix, le choix est facile à faire.

    • Ce n’est pas parce qu’il y a de l’offre qu’il y a forcément de la demande.

      Il y a 7234 restaurants à Montréal et le tier est de trop.

    • D’accord avec la prédiction de ghost. Tant et aussi longtemps que le téléchargement & streaming de qualité ne seront pas pratique courante chez les mélomanes (donc beaucoup plus accessible qu’aujourd’hui), une forte portion d’entre eux se procureront des vinyles. Ça pourrait durer encore un bon moment. Bien sûr, une portion de ces mélomanes ne passera jamais à l’audio-numérique haute définition, pour les raisons qu’on sait.

    • Faudra penser à définir ”Mélomane” avant de poursuivre cette discussion.

    • @alainbrunet

      9 janvier 2013
      11h19
      D’accord avec la prédiction de ghost. Tant et aussi longtemps que le téléchargement & streaming de qualité ne seront pas pratique courante chez les mélomanes (donc beaucoup plus accessible qu’aujourd’hui), une forte portion d’entre eux se procureront des vinyles. Ça pourrait durer encore un bon moment. Bien sûr, une portion de ces mélomanes ne passera jamais à l’audio-numérique haute définition, pour les raisons qu’on sait.
      _______________________________________________________

      Vous avez quelqu’un en tête là? Lol

      Il me semble qu’à un moment donné, on n’a plus le choix. J’ai ouvert un compte Facebook parce qu’une amie m’a dit que le courriel était out. J’ai ouvert un compte Twitter pendant le Carré Rouge mais je l’ai fermé après. C hallucinant, l’énergie qu’on dépense pour ces nouvelles technologies.

    • @Scotch

      Toute résistance est inutile…

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    décembre 2011
    L Ma Me J V S D
    « nov   jan »
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293031  
  • Archives

  • publicité