Alain Brunet

Archive, janvier 2013

Jeudi 31 janvier 2013 | Mise en ligne à 19h23 | Commenter Commentaires (3)

Anne et Marianne

Marianne Trudel

Anne Schaefer, chant, Lina Allemano, trompette, Richard Gagnon, trombone, Jocelyn Veilleux, cor, Morgan Moore, contrebasse, Robbie Kuster, batterie : voilà certes le plus beau et le plus ambitieux projet de la pianiste et compositrice montréalaise Marianne Trudel, présenté à Montréal ce vendredi à l’Upstairs, et ce après un an et demi d’absence dans l’île. Samedi, la section rythmique de ce septuor propice aux plus riches arrangements présentera sur la même scène un mélange inédit de standards et chansons originales signées Anne et Marianne. Avis au public de Sherbrooke: le Marianne Trudel Septet se produit ce jeudi au Théâtre Centennial.

Marianne Trudel, site officiel

schaefer par Ian McDonald
Anne Schaefer, crédit photo: Ryan MacDonald

Venue expressément de Colombie Britannique pour un week-end musical des plus intenses parmi nous, cette chanteuse et multi-instrumentiste gagne à être connue, d’autant plus qu’elle compte sur un répertoire personnel de haute volée. Ses albums croisent quelque part entre psych folk et jazz, son talent m’a conquis depuis quelques années déjà. Samedi soir à l’Upstairs, c’est l’occasion de découvrir son art chansonnier aux côtés de Marianne Trudel… qui fera s’époumoner l’accordéon et chantera en plus d’officier au piano !


Anne Schaefer, site officiel

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Mercredi 30 janvier 2013 | Mise en ligne à 14h29 | Commenter Commentaires (4)

Wayne Shorter Quartet «sans filet» : enfin un nouvel album !!!

Wayne Shorter Without A Net

Without A Net, effectivement sans filet aucun.

Sous étiquette Blue Note, voilà enfin un nouvel album du Wayne Shorter Quartet, dont chaque concert pourrait être digne d’un enregistrement transformé en album. Enfin, ceux de Montréal pourraient tous l’être en ce qui me concerne – je n’en ai raté aucun depuis la fondation de ce quartette en 2000, soit quatre après la mort tragique d’Ana Maria, l’épouse du saxophoniste virtuose, compositeur, improvisateur, leader, à mon sens l’un des plus grands jazzmen de l’histoire au même titre que Satchmo, Ellington, Monk, Bird, Coltrane, Ornette, Miles, Mingus, Cecil Taylor, Lennie Tristano, Gil Evans, liste courte à laquelle on n’ajoutera peut-être plus jamais de maîtres…. puisque le jazz ne cesse de multiplier les mutations (acoustiques, électriques ou électroniques) dans le vaste ensemble des musiques dites sérieuses.

Remarié en 1999, Shorter avait repris goût à la vie et accompli ce miracle de la pérennité créatrice en fondant ce quartette sous l’impulsion du pianiste panaméen Danilo Perez. En petite formation acoustique, tout ce qui transcende les jazz moderne et contemporain se joue au sein de ce quartette qui n’a pas d’égal sur la planète jazz. Qualité et originalité profondes des thèmes mélodiques et constructions harmoniques, contributions individuelles pour le moins colossales, interaction parfaite entre les protagonistes de l’oeuvre. Que souhaiter de mieux ?

Dommage que ce fabuleux musicien bientôt octogénaire (le 25 août) n’ait autorisé la commercialisation de si peu d’enregistrements de se quartette – Footprints Live ! (2002) et Beyond the Sound Barrier (2005), donc trois galettes jusqu’à ce jour, si l’on exclut le projet Alegria, avec invités spéciaux (2003).

Les enregistrements publics (ce quartette ne va jamais en studio) de Without A Net ont été prélevés lors du volet 2011 d’une tournée européenne. Transformés en profondeur, certains thèmes et compositions proviennent de l’immense répertoire de Wayne Shorter – Orbits fut composé pour le quintette de Miles Davis (Miles Smiles), Plaza Real pour Weather Report. Six nouvelles oeuvres créées par le jazzman s’inscrivent au menu – notamment ce Pegasus, fresque de 23 minutes combinant le quartette (Danilo Perez, piano, John Patitucci, contrebasse, Brian Blade, batterie) à l’orchestre de chambre Imani Winds. Mettant en vedette Fred Astaire et Ginger Rogers, la relecture du thème du film Flying Down to Rio (1933) qu’affectionne le maestro fait figure d’exception au programme constitué des musiques signées Wayne Shorter.

Sauf les considérations sur la prise de son en public et les hachures obligées entre les pièces conclues par des applaudissements, on frôle les cinq étoiles.

Liens utiles

Écoute INTÉGRALE de l’album Without A Net : NPR First Listen

Site officiel

Wayne Shorter, profil wiki

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Mardi 29 janvier 2013 | Mise en ligne à 15h20 | Commenter Commentaires (52)

Cult of Luna: post-métal… Vertikal

Cult-Of-Luna-Vertikal_1

On dit du post-métal qu’il s’agit d’un alliage entre post-rock, shoegaze et métal hurlant. Le post-métal dont il est ici question a été fondu près du cercle arctique, plus précisément à Umeå, Suède septentrionale. Sous étiquette Earache, Vertikal est le sixième et tout récent album de la formation scandinave Cult of Luna. Son précédent, Eternal Kingdom, remonte à 2008.

Ce nouvel opus fait l’objet de très bonnes cotes sur Metacritic d’où l’intérêt premier de l’avoir écouté attentivement – sans compter cet intérêt renouvelé pour certaines branches du rock dur et du métal, gracieuseté d’une portion congrue de nos blogueurs. Il y est vaguement question de châtiment, rédemption, chevalerie futuriste, oppositions bien-mal, descente aux enfers, libération de l’autorité, et autres manifestations préliminaires de la conscience.

Pour les profanes de cette hybridation rock, il y a lieu de s’étonner candidement de ces rythmes aux tempos lents ou moyens, qui soutiennent d’épaisses states de guitares saturées, coulées de claviers, échantillons de sons lacérés à souhait. Ces ambiances ne sont pas toujours vitrioliques, il faut dire; leur progression dramatique peut se faire sur des préliminaires, passages et conclusions relativement calmes, même si la lourdeur d’ensemble souscrit aux critères des fans de musiques dures.

Il va sans dire, le tout est chapeauté comme il se doit par les hurlements hardcore (screaming… growling, cris et grommellements) du chanteur Johannes Persson, sauf exception. On peut se formaliser de la quasi exclusion de la voix non grommelée, alors que certaines lignes mélodiques de ces compositions affichent une étonnante clarté. Pourquoi, au juste, s’arracher systématiquement les cordes du gorgoton ? Pourquoi se mettre à dos une foule de mélomanes en insistant ad nauseam sur ce trait identitaire ? Parce qu’il s’agit d’un fondement esthétique de l’expression métal ? Hum… Après de nombreuses années d’efforts de comprenure, plusieurs d’entre nous n’ont pas encore tout à fait digéré.

Pour le reste de la proposition, plusieurs d’éléments de ce Vertikal mènent à croire qu’il s’agit là d’un très bon album. Côté crescendo, sédiments de distorsion, minimalisme mélodique, diversité de fréquences, jeux de tensions, ça torche.

Liens utiles

Cult of Luna, site officiel

Cult of Luna, profil wiki

Metacritic, moyenne de 84% fondée sur 5 critiques


Vertikal, écoute intégrale sur Grooveshark

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