Alain Brunet

Alain Brunet - Auteur
  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Jeudi 20 décembre 2012 | Mise en ligne à 12h09 | Commenter Commentaires (84)

    Coffret à offrir: l’histoire de Columbia… et de l’enregistrement.

    noel anime 7

    Columbia Story

    En 1887, un groupe d’investisseurs fondait l’American Graphophone Company, qui devint Columbia. Au cours de 125 années d’activités, ce label américain (aujourd’hui de propriété japonaise) fut l’un des plus importants de l’histoire de l’enregistrement audio.

    Y ont notamment été mis sous contrat W.C. Handy, Bessie Smith, Louis Armstrong, Duke Ellington, Al Jolson, Gene Autry, Bob Wills, Billie Holiday, Count Basie, Benny Goodman, Bing Crosby, Frank Sinatra, Leonard Bernstein, Tony Bennett, Barbra Streisand, Miles Davis, Dave Brubeck, Glenn Gould, Aaron Copland, Charles Mingus, Glenn Gould, Herbie Hancock, Pink Floyd, Bob Dylan, Leonard Cohen, Johnny Cash, Simon & Garfunkel, The Byrds, Willie Nelson, Janis Joplin, Bruce Springsteen, Aerosmith, Earth, Wind & Fire, Billy Joel, George Michael, Elvis Costello, Wynton Marsalis, Mariah Carey, Public Enemy, Fugees, Wyclef Jean, Beyoncé, Adele.

    Le plus éminent A&R de l’histoire de la musique enregistrée (A & R est l’acronyme de artist & repertoire, qui désigne le recruteur d’artistes et gestionnaire de carrières au sein d’une étiquette de disques) fut à l’emploi de Columbia : John H. Hammond, dont le fils musicien et les aïeux du côté paternel portent le même prénom. Pour moi, il fut un modèle absolu d’ouverture et de constance: à l’emploi de Columbia durant toute sa vie professionnelle (ou presque), il a mis sous contrat Bob Dylan, Leonard Cohen, Bruce Springsteen, Stevie Ray Vaughan. Benny Goodman, Charlie Christian, Billie Holiday, Count Basie, Teddy Wilson, Big Joe Turner, Pete Seeger, Aretha Franklin, George Benson, Freddie Green, Arthur Russell, pour ne nommer que ceux-là. Un demi-siècle de clairvoyance !!! Qui dit mieux ?

    Professeur d’histoire à l’université Princeton, Sean Wilentz a dépeint la longue trajectoire de Columbia.

    Elle commence avec la naissance des technologies d’enregistrement, de duplication et de diffusion sonores. Le chapitre Graphophonic Beginngs, précède The Jazz Age and the Great Depression, c’est-à-dire l’explosion du jazz et du blues comme formes admises bien au-delà de la communauté afro-américaine. Louis Armstrong est alors à Chicago, sa carrière de soliste décolle avec ses fameux Hot Five et Hot Seven. Bessie Smith devient superstar du blues aussi à Chicago, oendant que Duke Ellington se taille une réputation New York. Billie Holiday et Count Basie deviennent des figures connues. La musique western s’éveille, Gene Autry en est l’une des premières vedettes.

    The War Years sont celles du swing blanc, avec Benny Goodman chez Columbia, qui révolutionne les moeurs musicales américaines en embauchant des musiciens de couleur dans son band, notamment le guitariste Charlie Christian. La pop orchestrale connaît aussi des années fastes, avec entre autres l’ensemble dirigé par André Kostelanetz. Le New York Philharmonic est sous la direction de Leopold Stokowski. Un certain Frank Sinatra fait son apparition, Bing Crosby est déjà adulé des jeunes gens.

    The Golden Years of Mid Century nous font découvrir le jeune chef d’orchestre et compositeur Leonard Bernstein. Le Dave Brubeck Quartet séduit les modernistes au visage pâle. Miles Davis passe chez Columbia. La musique d’Aaron Copland est reconnue sur le continent nonrd-américain. Antonio Benedetto devient Tony Bennett. Le bluegrass est dominé par Bill Monroe. Glenn Gould enregistre les Variations Goldberg. Kind of Blue et Time Out deviennent des albums phares du jazz moderne.

    Le chapitre Musical Revolutions résume cette transition brutale entre la pop soyeuse de l’après-guerre et l’arrivée triomphale du folk et du rock. D’un côté, les Andy Williams et Barbra Streisand réjouissent les esprits moins enclins au changement. De l’autre, Bob Dylan amorce sa longue et géniale carrière. Johnny Cash conquiert l’intérieur des terres. Sur la planète classique, Isaac Stern et Vladimir Horowitz enregistrent chez Columbia. Thelonious Monk sort de l’ombre. Le duo Simon & Garfunkel se fait connaître. Janis Joplin fait les 400 coups. Leonard Cohen s’impose. Chicago accouche du supergroupe Earth, Wind & Fire. Miles initie le jazz-rock après avoir imposé son dernier grand quintette acoustique (Hancock, Shorter, Carter, Williams). Billie Joel s’apprête à devenir piano man.

    Energy and Excess, sixième chapitre, couvre cette période dorée de la pop-rock hautement rentable et de plus en plus hétérogène: concepts légers et lourds cohabitent chez Columbia Bruuuuuce, Neil Diamond, Elvis Costello, Pink Floyd, James Taylor, George Michael, Philip Glass, Wynton Marsalis, Harry Connick Jr., les Beastie Boys, Public Enemy, New Kids on the Block.

    Le chapitre Prestige and Pop met en relief les nouvelles superdivas mises sous contrat par Tommy Mottola – Mariah Carey, Destiny’s Child ou Lauryn Hill… On y observe la résurgence d’Aerosmith, l’arrivée d’Offspring et John Mayer, la renaissance de Tony Bennett, les chanteurs de tubes Ricky Martin, Michael Bolton ou Mark Anthony, les maîtres rappers LL Cool J, Wyclef Jean et NAS.

    L’histoire de Columbia se trouve aujourd’hui à son huitième chapitre. Huitième d’un livre grand luxe (avec photos extraordinaires) auquel on a adjoint un autre bouquin- la nomenclature illustrée de 263 pièces ou chansons répertoriées entre 1895 et 201. Dans l’esprit de Turbulence and Opportunity in the Digital Age, qui pourrait s’avérer pour de vrai l’ultime chapitre de Columbia, ce coffret de luxe s’accompagne d’une clef USB stylisée qui en abrite tous les sons.

    Très beau, très cher, mais… moins qu’un iPod Touch.

    Voici d’ailleurs le lien direct de l’étiquette Columbia pour en savoir davantage sur ce coffret.

    360 Sound The Columbia Records Story


    • C’est pour aller plonger dans ce genre de truc que je délaisserais un rôle de juge à un concours de Miss Univers (quand on leur pose une question, mettons…)!

      Je dois admettre que j’en bave d’envie. Où et la moppe?

      Quant à John H. Hammond, je lui aurais bien offert un pichet de bière de la grosseur du St-Laurent pour l’écouter raconter son histoire, ses anecdotes et ses rencontres avec ces artistes.

      Malheureusement, la magie de noël n’en est pas encore là…

    • atchoum,

      Si vous étiez mon beau-frère, je vous offrirais ce bouquin à Naël :

      John Hammond on Record: An Autobiography

    • hardy

      Mais je suis content d’apprendre que ça existe, ça! Je vais m’en aller fouiller de mon bord!

      Merci!

    • La jaquette évoque ma collection de 78 tours… Que du bon…

      Sauf erreur, ils ont même signé des artistes Canadien-français d’avant-guerre et durant la guerre, non ? J’ai pas ma pile sous les yeux, mais j’ai comme un souvenir de ça.

      Sans compter les Dubois, Harmonium, et cie, évidemment.

    • Plume aussi était chez CBS. Mais ces répertoires «étrangers» étaient traités pour leurs marchés respectifs, sauf exception. Ça ne fait pas partie du grand livre ! Je me suis d’ailleurs «pogné» souvent avec des représentants des majors qui refusaient de me faire parvenir les exemplaires de leurs productions européennes ou sud-américaines – sauf leurs très gros vendeurs pop, bien entendu. Lorsque le téléchargement massif est arrivé, ils ont forcément cessé de résister.

    • En ce qui a trait Hammond et Dylan, je note au passe que Hammond a lui-même écrit le texte de présentation sur la pochette du premier Dylan en mettant en exergue les qualités de ce jeune artiste et pourquoi, selon lui, on devait lui porter attention. On reconnaît chez Hammond une grande intelligence alimentée par une connaissance fine du genre folk-blues. Il devinait que quelque chose était en devenir avec Dylan sans savoir quoi encore. C’était avant Blowin’ in the wind. La moité de l’album était constitué de reprises… Chapeau!

      Pour ma part, j’ai pu découvrir les répertoires folk, blues et bluegrass grâce aux compilations Columbia avant l’arrivée d’internet… Avec préférences pour Willie Dixon et son Big Three Boogie, Casey Bill Weldon, Lonnie Johnson/Eddy Lang et Scruggs and Flatt…

    • Pour ma part, je n’exige rien de moins qu’un coffret réunissant les plus gros vendeurs de la Maison Columbia.

    • 423,59 euros sur Amazone.

    • ??? Arnakzon en Europe. En Amérique, Amazon le vend 263,75$

      On peut aussi se procurer le livre principal seulement… pour beaucoup moins cher.

    • Beastie Boys et Public Enemy? Là on est près de l’arnaque.

    • Les cinq premiers chapitres semblent les plus intéressants.

      Pour les trois derniers, il ya sûrement aussi des choses intéressantes mais ce n’est plus pareil.

    • Ce n’est plus pareil lorsque Tommy Mottola arrive dans le décor, fin des années 80 début 90. Les nouvelles signatures sont pop (Mariah Carey, Beyoncé, Michael Bolton, Ricky Martin, Céline Dion chez Epic qui appartient à Sony comme Columbia, etc.) et les trucs plus substantiels sont des ententes de licence/distribution qui ne sont pas produits directement par Columbia – Def Jam, qui fut associé à Columbia jadis et qui ne l’est plus depuis des lustres, est un bon exemple. Donc la major a cessé progressivement d’être une locomotive de création pour ne plus produire grand-chose aujourd’hui. Le répertoire jazz, un autre secteur qui fut important chez Columbia, a-t-il renforcé ses troupes depuis la signature de The Bad Plus ? Pas vraiment.

    • Si je comprend bien, c’est une édition augmentée
      du coffret de 26 CDs paru en 1999 sous le titre:

      SONY MUSIC* 100 YEARS: SOUNDTRACK FOR A CENTURY

      (offert aussi par genre/époque spécifique en 12 albums doubles)

      Combien de CDs dans cette grosse boite?

      *Ce sont eux qui ont racheté la catalogue de Columbia…

    • @rogiroux

      Le livre/coffret de Sony est différent (je l’ai aussi), compte une série d’articles/essais écrits par plusieurs auteurs et artistes : Mark Kirkeby, Arthur Levy, Tony Bennett, Michael Brooks, Bill Malone, etc. Sony regroupait alors plusieurs étiquettes dont Columbia, CBS et Epic. Et a fusionné plus tard avec BMG qui possédait déjà RCA, etc. Comme mon texte l’indique, il n’y a pas de CD dans ce coffret Columbia, seule une clef USB avec 263 pièces ou chansons. Bien sûr, il n’est pas recommandé de racheter le contenu musical du coffret Columbia si vous avez le Sony, vu les nombreux recoupements Columbia. Tenez-vous en alors au livre principal, qui vaut le détour si ce n’est que pour la trame historique et les photographies magnifiques.

    • “les trucs plus substantiels sont des ententes de licence/distribution qui ne sont pas produits directement par Columbia – Def Jam, qui fut associé à Columbia jadis et qui ne l’est plus depuis des lustres, est un bon exemple.”

      J’aurais bien aimé être là quand Sony a négocié avec Universal pour avoir le catalogue Def Jam dans son coffret Columbia, en leur disant, vous savez, Céline Dion, c’est pas assez edgy…

      Def Jam n’a été que distribué par Columbia, c’est assez fallacieux. En même temps, Rick Rubin est le coprésident de Columbia.

    • « Def Jam was created by Rick Rubin in his dorm room in Weinstein Hall at New York University[1] and its first release was a single by his punk-rock group Hose. Russell Simmons joined Rubin shortly after they were introduced to each other by Jazzy Jay. The first single released with a Def Jam Recordings logo was T La Rock & Jazzy Jay’s “It’s Yours.” The first releases with Def Jam Recordings catalog numbers were LL Cool J’s “I Need a Beat” and the Beastie Boys’ “Rock Hard,” both in 1984. The singles sold well, eventually leading to a distribution deal with CBS Records (which would later become Sony Music Entertainment) through Columbia Records the following year.»

      Ainsi, Def Jam fut associé à Columbia avant de passer chez Universal. Seuls les titres de cette époque sont restés dans le répertoire Columbia, seuls ces titres peuvent se trouver dans le coffret Columbia. Le catalogue Def Jam, surtout développé sous le parapluie Universal, ne s’y trouve pas. Quant à Rubin, il a quitté Def Jam pour se retrouver chez Columbia depuis 2007.

    • J’avais bien compris tout cela. Mais en quoi le fait que Columbia distribue Def Jam fait que Columbia peut revendiquer des artistes de Def Jam dans leur coffret. C’est limite de l’arnaque. De plus, en achetant Def Jam, Universal a dû récupérer l’ancien catalogue.

    • Criss vous avez ben de l’argent vous autres!

    • Ce que je ne comprends pas, Alain, c’est qu’il y a quatre majors et deux viennent de fusionner, et donc que 70 % de la musique doit être possédé par trois cies, alors pourquoi ne s’applique pas la loi antitrust?

    • ”Criss vous avez ben de l’argent vous autres!”

      Mets-en. J’vâ m’payer Casse-noisette sur le parterre.

    • Moi c’était ce coffre là de Columbia que je voulais:

      http://www.amazon.com/The-Complete-Columbia-Album-Collection/dp/B00305GXWG/ref=cm_lmf_tit_10

    • jon8

      20 décembre 2012
      20h30
      ”Criss vous avez ben de l’argent vous autres!”

      Mets-en. J’vâ m’payer Casse-noisette sur le parterre.
      ——————-//-/////////////////
      Espèce de parvenu c même pas les meilleurs billets à Wilfrid Pelletier.

    • “Espèce de parvenu”

      Hahaha! Bien vu!

    • “Criss vous avez ben de l’argent vous autres!”

      1) J’ai pas à me plaindre

      2) Dans le cas contraire, c’est pas ici que je le ferais!

      3) La musique est une priorité dans ma vie.

      4) J’ai acheté le coffret SONY de seconde main…

    • Tu m’casse les noisettes, casse-peur..

    • Joli…

    • @ghost

      À la fin des années 80, le rôle de distributeur, hébergeur de licences et promoteur des grandes étiquettes possédées par les majors (85% du marché international) a définitivement pris le dessus. Les gens de Columbia y voient néanmoins une association légitime puisque Def Jam était très liée à la grande étiquette sans laquelle le décollage de Public Enemy et les Beastie Boys aurait peut-être été beaucoup plus laborieux… sinon raté. Conclure à une arnaque est une interprétation défendable à la limite, à moins que les choses soient présentées comme telles. Si c’est le cas, la thèse de l’arnaque bat de l’aile. N’en demeure pas moins que l’aile créative(…) de l’étiquette Columbia est éteinte depuis au moins deux décennies. Aujourd’hui, dites-moi la grande signature visionnaire chez Columbia… Aucune, en fait

      Quant aux lois anti-trust pouvant prévenir cette domination totale de trois entreprises sur le marché mondial, laissez-moi rire… Dans le contexte économico-politique actuel, on oublie ça.

    • @_boulga
      “ils ont même signé des artistes Canadien-français d’avant-guerre et durant la guerre”
      Comme le Soldat Lebrun ? Moi aussi, il faudrait que je fouille dans ma pile de 78 tours.
      J’ai également Alys Roby qui chante Tico Tico.

    • Les 78 tours d’Alys Robi des années ‘40 sont au top de ce que le Canada français a produit, toutes époques confondues.

      Arrangements, qualité des musiciens, prise de son, ambiance, performance vocale, qualité du répertoire, wow, ces plates sont absolument formidables.

    • Je vais faire un aveu. Lorsque j’étais petite, comme les 78 tours de la collection de mon père ne servaient plus, on s’est amusé à jouer au frisbee avec dans le sous-sol. On les a tous cassés.

    • @scotch

      Au moins, c’était innoncent.

      Il y a un magasin sur St-Laurent qui recycle des vinyles en bol à fruits, sac à mains, enfin, toutes sortes d’objects hideux mais ‘in’ dans une certaine crowd écolo-radicale je suppose.

      Parfois, on reconnait une étiquette et un pressage dans le fond, en-dessous de la poire en plastique.

      Ce genre de génocide culturel devrait passible au minimum de 10 ans de taule.

    • La Bolduc était chez Starr, mais c’est Columbia qui commercialisait ses disques aux États pour répondre à la demande franco-américaine. Ovila Légaré a aussi enregistré chez Columbia entre les deux guerres. Plus tard, Columbia a recruté d’autres indigènes notoires : Léveillée, Vigneault, Claude Gauthier, André Gagnon. Et Félix, qui était chez Philips mais dont certains titres étaient réédités par Epic, donc Columbia.

    • Fait intéressant concernant la lien Def Jam/Columbia. Slayer était sur Def Jam au moment de l’entente. Columbia a refusé de distribuer Reign in Blood en raison de la pochette et des paroles d’Angel of Death. C’est donc Geffen qui l’a distribué. C’est robablement une des choses qui a mené au départ de Rick Rubin et à la fondation de Def American (label sur lequel s’est ensuite retrouvé Slayer).

    • Très intéressant, surtout quand on sait qu’ils acceptent sans problème de supporter les Béyoncé de ce monde. Me fait pensé à Walmart, qui refuse de mettre sur leurs tablettes des livres qui parlent de cul mais qui en même temps vendent des mitrailllettes de guerre dans le département des sports.

    • “Ce genre de génocide culturel devrait passible au minimum de 10 ans de taule.”

      He threw one down from the top of the stairs
      Beautiful women were standing everywhere
      They all got wet when he smashed that thing
      But off in the dark you could hear somebody sing

      Oh it breaks my heart to see those stars
      Smashing a perfectly good guitar
      I don’t know who they think they are
      Smashing a perfectly good guitar

      It started back in 1963
      His momma wouldn’t buy him that new red harmony
      He settled for a sunburst with a crack
      But he’s still trying to break his momma’s back

      Oh it breaks my heart to see those stars
      Smashing a perfectly good guitar
      I don’t know who they think they are
      Smashing a perfectly good guitar

      He loved that guitar just like a girlfriend
      But every good thing comes to an end
      Now he just sits in his room all day
      Whistling every note he ever played

      There oughta be a law with no bail
      Smash a guitar and you go to jail
      With no chance for early parole
      You don’t get out untill you get some soul

      Oh it breaks my heart to see those stars
      Smashing a perfectly good guitar
      I don’t know who they think they are
      Smashing a perfectly good guitar

      Late at night the end of the road
      He wished he still had the old guitar to hold
      He’d rock it like a baby in his arms
      Never let it come to any harm

      Oh it breaks my heart to see those stars
      Smashing a perfectly good guitar
      I don’t know who they think they are
      Smashing a perfectly good
      Good
      Guitar
      (Perfectly Good Guitar – John Hiatt)

    • Oui, ce genre de logique m’échappera toujours.

    • http://www.youtube.com/watch?v=pzeoLe6nSrU

      Perfectly Good Guitar – John Hiatt/The Guilty Dogs

    • “Smash a guitar and you go to jail”

      Ouin, mais qu’est-ce qu’on fait quand c’est l’artiste lui-même qui brûle ou massacre son instrument sur scène?

    • Le génocide culturel est d’avoir fait réenregistrer les tracks parfaites de Robi par Pascale Buissières pour le biopic.

      Pour la logique qui échappe, elle se résume à un mot: puritanisme prostestant. Nous sommes latins.

    • deux mots* oups!

    • D’abord, ce livre ne doit pas être distribué aux États-Unis, sinon sous le manteau…

      http://www.mollat.com/livres/ram%C3%B3n-g%C3%B3mez-serna-seins-9782742762569.html

    • @Ghost

      Peu après la sortie de ”Ma vie en cinémascope”, je suis allé acheter l’anthologie 3 CD 1943-1966 d’Alys Robi, je voulais avoir la vraie affaire ou un peu plus près de la vraie affaire…

      Pour le film, je l’ai loué quelques années plus tard au club vidéo.

      Pour la soundtrack du film, c’est du commerce… Le commerce pour le commerce m’intéresse rarement dans mes achats de musique. Mais est-ce que cela tue vraiment les versions anciennes ? Pas nécessairement.

      C’est quand même là le bobo principal de cette industrie, on n’y fait plus que du commerce et paradoxe ou pas cela nuit au commerce et la rentabilité à la fin car c’est une business qui doit reposée sur la création.

      Ce livre qui s,intéresse à l’histoire semble intéressant et que ce soit pour leur image ou pas c’est bien d’avoir ce souci de l’histoire. Arnaque ou bien réécriture de l’histoire? Ou encore une vision de l’histoire qui plaît à des dirigeants actuels de Columbia ?

      Ils me semblent un peu étirer l’élastique de l’histoire… sauf qu’il faudrait lire ce qui est écrit dans le livre avant de tirer des conclusions.

      ———————

      Je vois cela comme un ouvrage de ”référence” ou bien quelque chose pour collectionneurs, oui cela peut faire un beau cadeau si quelqu’un me le donnerait je serait content comme celui de Barbara mais je me les achèterais pas moi-même.

    • Je vais aller dans le même sens que Boulga: ils ont réenregistrés les tracks par une piètre chanteuse parce que les kids d’aujourd’hui ne sont plus capables d’écouter un enregistrement avec de la dynamique et qu’il fallait une prod compressée, le fleau de notre époque (aussi bien esthétiquement que sanitairement, voyez quand tout le monde se défonce le tympan aujourd’hui dans le métro).

    • À moins qu’ils intègrent un texte d’un écrivain, la plupart du temps les textes de coffrets sont sans intérêts: ils s’agit d’une vitrine qui gomme les choses négatives. Achetez-vous un bon livre d’un vrai critique, puis chercher les tracks.

    • Pour les vieux vinyles, bien le recyclage est mieux ou pire que de les mettre aux ordures.

      Pour les ordures c’est mieux si quelqu’un réussit à les ramasser avant qu’ils ne soient plus récupérables.

      Le génocide culturel réel vient plus des postes de télévision qui réenregistraient par-dessus leur bande et effaçaient des émissions.

      Pour donner un exemple, pas du public qui chez lui prenait son magnétoscope et enregistrait ou réenregistrait sur sa même vieille cassette. Ce sont les bandes originales qu’il faut garder et avoir un nombre suffisant de collectionneurs et autres intéressés.

    • Boogie, attention, je suis prêt à défendre Béyoncé. Avec une mitraillette s’il le faut…

    • Pour moi, une bibliothèque devrait avoir ce qui est en haut… En plus, bien sûr de d’autres ouvrages plus critiques.

      Sean Wilentz et Dave Marsh ont-ils fait somme toute un bon travail ? Même si sous certains aspects cela peut être comparé à une biographie autorisée ?

      Qui d’autres que la compagnie même ou ses propriétaires actuels peuvent être intéressés à regrouper tout cela ensemble ? ce qui empêche pas les critiques de s’exprimer.

      Qu’il y ait un aspect relations publiques et marketing, je m’en fous, je salue malgré tout ce geste d’une compagnie.

      Rendez tous vos livres disponibles en bibliothèque bon seules les plus grosses pourraient les avoir…

    • La compression est une chose qui peut être simplement ajoutée sur les mix des l’époque. Pas besoin de réenregistrer. Mais oui, ça doit avoir à faire avec une volonté de rendre ça plus contemporain. ce qui est, je l’avoue, assez triste.

    • Oui, compression, dolby, stéréo, etc.

    • Il font cela aussi sauf que ce que je vois d’abord c’est la même chose que Dédé : à travers les brumes par Sébastien Ricard.

      Il me semble que Ricard lui-même encourageait les gens à acheter d’abord les albums des Colocs.

      Et comme on le sait, il y a encore bien pire avec les reprises faites par Star Académie.

      Est-ce que cela permet de mettre en valeur ou faire connaître l’oeuvre d’origine ? Un peu quand même mais on a toujours l’impression du formatage des gens et de les inciter à aller chercher le sous-produit plutôt que la vraie chose.

      Je pense que cela fait augmenter les ventes des oeuvres d’origine mais qu’on applique la recette du formatage et de servir au public ce qu’il aime au premier contact plutôt que de l’éduquer ou d’innover.

      C,est dommage mais c,est comme cela. Cela a toujours existé ce commerce là mais il me semble qu’il y avait des gens plus visionnaires avant qui savaient reconnaître ce qui allait faire leur succès à moyen et long terme. La création d’abord tout en poussant par la suite avec du sucré s’il faut. Maintenant ce n’est que recette de sucreries et si jamais on a le temps, que cela peut nous servir, on fait une petite place à la création ou l’histoire.

    • unholy_ghost

      21 décembre 2012
      12h52
      Boogie, attention, je suis prêt à défendre Béyoncé. Avec une mitraillette s’il le faut…
      —————-
      Pour son cul ou sa musique?

    • “Pour son cul ou sa musique?”

      Et en quoi serait-ce antithétique? C’est plein de pouffiasses qui faussent, vous savez.

    • Une pouffiasse faussant sans son pouf fausse sans fard…

    • “Pour son cul ou sa musique?”

      Les deux mon capitaine.

    • Semblerait que le Party de Nouwel du blogue d’Alain est commencé!!

    • Ouin, maintenant que le cul et la musique sont arrivés, manque rien qu’la boésson.

    • Soldat Louis…

      Du rhum, des femmes et d’la bière, nom de Dieu!
      Un accordéon pour valser tant qu’on veut.
      Du rhum, des femmes, c’est ça qui rend heureux.
      Que l’diable nous emporte, on a rien trouvé d’mieux.

      Hello cap’tain! Fait briller tes galons.
      Et reste bien au chaud, quand on gèle sur le pont.
      Nous c’est not’peine qui nous coule sur le front.
      Alors, tiens bien les rênes, tu connais la chanson.

      Du rhum, des femmes et d’la bière, nom de Dieu!
      Un accordéon pour valser tant qu’on veut.
      Du rhum, des femmes, c’est ça qui rend heureux.
      Que l’diable nous emporte, on a rien trouvé d’mieux.

      Ça fait une paye qu’on a pas touché terre.
      Et même une paye qu’on s’fait des gonzesses en poster.
      Tant pis pour celle qui s’pointera la première.
      J’lui démonte la pass’relle, la cale, la dunette arrière.

      Du rhum, des femmes et d’la bière, nom de Dieu!
      Un accordéon pour valser tant qu’on veut.
      Du rhum, des femmes, c’est ça qui rend heureux.
      Que l’diable nous emporte, on a rien trouvé d’mieux.

      Tout est grave quelque part sur ma peau
      Tell’ment qu’j'en ai les bras, comme des romans-photos.
      Blessures de guerre, culs d’bouteilles, coups d’couteaux.
      Tant qu’y aura des comptoirs, on aura des héros.

      Du rhum, des femmes et d’la bière, nom de Dieu!
      Un accordéon pour valser tant qu’on veut.
      Du rhum, des femmes, c’est ça qui rend heureux.
      Que l’diable nous emporte, on a rien trouvé d’mieux.

      Trois milles du cap, c’est les foies, c’est les glandes.
      Quand t’as l’cœur qui dérape et les tripes qui fermentent.
      J’essaie d’penser au claque, aux filles qui s’impatientent.
      Pas au bateau qui craque, entre deux déferlantes.

      Du rhum, des femmes et d’la bière, nom de Dieu!
      Un accordéon pour valser tant qu’on veut.
      Du rhum, des femmes, c’est ça qui rend heureux.
      Que l’diable nous emporte, on a rien trouvé d’mieux.

      Du rhum, des femmes et d’la bière, nom de Dieu!
      Un accordéon pour valser tant qu’on veut.
      Du rhum, des femmes, c’est ça qui rend heureux.

    • Je suis au cinéma en train de regarder: “This is 40″. Le gars travaille ds l’industrie de la musique et il a des problèmes financiers parce qu’il ne vend plus d’album et de spectacles de musique de vieux boomers.

    • Tant qu’on pourra s’passer du cimetière
      Avoir du fun, manger, baiser pis boire
      Tant qu’on pourra, entre joyeux copains
      Tapocher l’cul d’une belle bouteille de vin

      - Plume

    • Scotch, si jamais tu es à côté de moi dans un ciné en train d’écrire un message avec ton estie de téléphone pendant que je regarde un film, je vais te le prendre et le pitcher au bout de mes bras.

    • Justement le genre de truc que ma sœur ne ferait pas. ;-)

    • @ghost

      Le 21 décembre, pas grand monde au cinéma. Les voisins sont loin.

    • @unholy_ghost

      21 décembre 2012
      15h25
      Scotch, si jamais tu es à côté de moi dans un ciné en train d’écrire un message avec ton estie de téléphone pendant que je regarde un film, je vais te le prendre et le pitcher au bout de mes bras.
      ____________\\\\\\\\\__________
      Ghost qui me prend ds ses bras, je suis tout excitée! Lol

    • On va pouvoir discourir sur Beyoncé dans quelques semaines, elle fait la mi-temps du prochain Super Boule.

    • Prends pas tes rêves pour des réalités ma grande.

    • ”Semblerait que le Party de Nouwel du blogue d’Alain est commencé!!”

      Yep.
      C’est un party avec du scotch, mais je ne suis pas certain si c’est du single ou du mélangé. On dirait un mix des deux.

    • @hardy Cette chanson de Plume était “l’hymne national” adopté par mon étage de résidences universitaires. Que de souvenirs!

    • @ghost
      J’ai mal lu, j’étais ds l’obscurité. Ah c mon téléphone. Je n’aurais pas fait ça avec des gens à côté de moi à moins qu’ils le fassent eux-mêmes. Juste pour les faire chier. J’ai déjà été assise à côté d’Alain Lefèvre et sa Jojo. Il jouait avec un chapelet d’Arabes dans sa main. Il sentait le parfum assez fort. Ils font un beau couple. Ils s’aiment bcp. J’aime être assise à côté de gens qui s’aiment vraiment ça me rassure.

    • @jon8
      Cout’donc qu’est-ce que tu as contre moi le parvenu? Je bois de la Téquila dorée avec du jus de poire. Bon, finalement, j’aime mieux la blanche avec la lime.

    • J’pense au contraire Scotch que tu fantasmes sur moi à mort. J’te comprends, remarque…

    • “J’aime être assise à côté de gens qui s’aiment vraiment ça me rassure.”

      On dira ce qu’on veut, mais c’est la plus belle phrase que j’ai lue ici.

    • unholy_ghost

      21 décembre 2012
      19h18
      J’pense au contraire Scotch que tu fantasmes sur moi à mort. J’te comprends, remarque…
      _____________________________________
      MDR! C difficile, je n’ai pas d’image en tête.

    • @effet__placebo

      21 décembre 2012
      19h25
      “J’aime être assise à côté de gens qui s’aiment vraiment ça me rassure.”

      On dira ce qu’on veut, mais c’est la plus belle phrase que j’ai lue ici.
      ________________________________________
      Un autre copyright pour moâ. Je viens de me rendre compte que j’ai oublié une virgule et que le sens change si on place la virgule avant “vraiment” ou après. Donc, 2 copyrights.

      Moi c la phrase d’un film français dont le nom m’échappe:

      “Paris est si petit pour ceux qui s’aiment d’un si grand amour”.

    • “…est tout petit…” -Les enfants du paradis.

      Quant à Alain Levèvre, il a dit que s’il n’avait pas rencontré Jojo, il se serait probablement suicidé. Même chose pour René Simard, il avait dit à TLMP que s’il n’avait pas rencontré Marie-Josée, il se serait probablement suicidé. L’importance de la foi.

    • @ghost

      Tu es donc bien sûr de toi mon garçon?

    • S’t'une blague, m’en contrefous comme de ma première chausette.

    • ”J’pense au contraire Scotch que tu fantasmes sur moi à mort. J’te comprends, remarque…”

      Tassé toi, papy, c’est sur moi qu’elles fantasmes les écossaises…

      Mam’zelle, vous l’aimez shaken ou stirred, votre parvenu ?

    • Pour Scotch :

      http://www.youtube.com/watch?v=lspRhX5Vhhg

    • Non c’est sur l’amour, l’amour romantique que notre amie fantasme…

    • @unholy_ghost

      21 décembre 2012
      22h47
      S’t’une blague, m’en contrefous comme de ma première chausette.
      _____________________________

      C moâ qui boâ et c toi qui zozote avec ta “chauzette”.

    • jon8

      21 décembre 2012
      23h12
      ”J’pense au contraire Scotch que tu fantasmes sur moi à mort. J’te comprends, remarque…”

      Tassé toi, papy, c’est sur moi qu’elles fantasmes les écossaises…

      Mam’zelle, vous l’aimez shaken ou stirred, votre parvenu ?
      ___________________

      Plutôt Casse-Noisette ds les loges que casse-pieds.

    • @LC
      Je fantasme sur tout ce qui peut être bon pour et sur moâ.

    • “Plutôt Casse-Noisette ds les loges que casse-pieds.”

      Ça c’est de la punchline de rap battle mon Jon8!

    • “Plutôt Casse-Noisette ds les loges que casse-pieds.”

      Les loges sont-elles suffisamment intimes et plus que les toilettes pour que Madame X puisse casser les noisettes de Monsieur W ?

      x) :-p ;)

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