Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Jeudi 29 novembre 2012 | Mise en ligne à 9h01 | Commenter Commentaires (40)

    Leonard Cohen: le miracle se poursuit

    leonard cohen  nov 2012 (Bernard Brault)

    Leonard Cohen au Centre Bell / crédit photo: Bernard Brault

    Peu avant que Leonard Cohen se produise à la Wilfrid en 2008, il était à remonter une pente abrupte. Émergeait d’un gouffre financier, victime d’une fraude. N’était pas ruiné mais très diminué financièrement. Plafond bas, nuages noirs au-dessus du feutre.

    Rappelons en outre que l’artiste avait peu à offrir artistiquement depuis The Future, lancé en… 1992. Ten New Songs (2001) et Dear Heather (2004) furent des albums potables, mais loin derrière ses meilleurs. Réalisation quelconque, presque léthargie artistique.

    Cette crise du portefeuille a-t-elle été le déclencheur de cette renaissance célébrée contre toute attente ?

    On ne peut établir un lien de cause à effet pour expliquer la vigueur retrouvée du brillant et vénéré songwriter, mais cette précarité relative a sûrement contribué à lui botter le derrière. Old Ideas, son dernier opus, s’est avéré nettement supérieur aux deux précédents, ses concerts récents l’emportent haut la main sur ce qu’il avait offert en 1993 après la sortie de The Future.. Meilleurs musicalement, allumés, plus fins, plus fervents, plus inspirés.

    En 2008, ceux ayant eu la chance de le voir et l’entendre sur scène avaient le sentiment de vivre le miracle de la résurrection. Meilleur groupe que jamais, mélange parfait de blues, gospel, country folk, musiques méditerranéennes, ibériques, balkaniques, retraçant les migrations séculaires et aussi modernes du peuple juif dont le Montréalais est issu.

    Au Centre Bell cette semaine, Leonard Cohen flotte sur cette même vague avec ceci de différent: l’onde est beaucoup plus forte puisque l’artiste montréalais risque d’attirer une vingtaine de milliers de fans montréalais, sans compter ceux de Québec qui iront l’entendre au Colisée ce week-end. Nous n’en sommes plus à la surprise de 2008, il est néanmoins hors de question de bouder son plaisir.

    Malgré le peu de jeunes présents comme on les a remarqués avec bonheur au concert de Neil Young vendredi dernier, ont applaudi Cohen des fans de grandes chansons auxquels s’ajoutent ceux attirés par une réputation qui ne sortiront pas déçus… parce qu’ils auront droit à tous les classiques (Hallelujah, So Long Marianne, I’m Your Man, Famous Blue Raincoat, Suzanne, Tower of Song, Dance Me To The End of Love, etc.) et suffisamment de nouvelles propositions pour rappeler qu’il est en pleine maîtrise de ses moyens (Going Home, Show Me The Place, Anyhow, The Darkness, Come Healing).

    On aura observé que le band de Leonard est sensiblement le même qu’on a applaudi au cycle précédent, sauf l’ajout heureux d’un violon à l’orchestration (Hammond B3, basse, contrebasse, batterie, choeur féminin, guitares et autres mandoles), il n’y a vraiment pas lieu de se formaliser du maintien d’une formule gagnante et encore fraîche, pas plus que des redites. Qui se plaindra d’avoir entendu Leonard chanter Hallelujah deux fois sur scène en quatre ans ? Qui se plaindra de la reprise du solo de clavier cheap signé Cohen sur Tower of Song et ses remerciements autodérisoires ?

    Mercredi soir au Centre Bell, c’était plutôt l’occasion de s’ébahir: notre hôte de 78 ans affichait une forme phénoménale. Il fallait le voir gambader sur la scène au deuxième cycle de rappels d’un concert plus que généreux. Plus de trois heures sur scène en excluant l’entracte !!!

    Saviez-vous qu’il reste encore de très bons billets pour les représentations de jeudi (Centre Bell) et de dimanche (Colisée Pepsi) ? Je ne suis pas du genre à faire de la promo, mais dans le cas qui nous occupe…

    Liens utiles

    Le compte-rendu d’Alain De Repentigny


    • C’est le cas de le dire… Amen.

      Il y avait étonnamment beaucoup de jeunes dans ma section, dans les hauteurs du Centre Bell. Comme disait un de mes amis, on était peut-être dans la section “rabais étudiants”…

    • Ah bon ? Vu le prix des billets, c’était dans les hauteurs donc.

    • J’ai bien hâte à dimanche…!

    • Trois heures? Impressionnant. Une grande générosité, et une petite leçon aux jeunes qui font un petit tour en 1h10 et puis s’en vont.

    • J’y serai ce soir!!! J’ai vraiment hâte!

    • Justement, je regardais un concert d’Alt-J (que j’aime beaucoup, au demeurant) sur YouTube à mon retour hier: 55 minutes! Trois fois moins long que Cohen et les quatre membres du groupe ne totalisent peut-être même pas l’âge du vénérable Leonard! :-D

    • “Trois fois moins long que Cohen’”

      Le prix du ticket 10 fois moins cher aussi.

    • Je puise encore une fois dans mon coffre à souvenirs : en 1993, le lendemain de la conquête de la Coupe, Cohen s’était produit au Forum dans ce qu’on appelait la configuration « Théâtre », qui représentait environ le tiers de l’aréna. Il y avait encore pas mal de traces du grabuge de la veille, des vitrines avaient été fracassées au rez-de-chaussée. Drôle de contraste avec la prestation paisible du moine séduisant, qui avait revêtu un chandail des Canadiens au dos duquel on pouvait lire « 1 » – « COHEN ». J’ai retrouvé la liste des chansons : il en avait fait 22, dont 14 des 28 qui ont été chantées hier. Comme quoi on peut faire des statistiques avec la poésie aussi. J’avais été comblé, tout de même, il avait chanté Avalanche, Sisters of Mercy et Joan of Arc.

    • Les prix varient de 40 $ à 267$. http://www.evenko.ca/show/event/6304

    • Parmi ce qui reste, ça part à 113,50 $. Ça me tente d’y aller. On devait acheter de nouvelles lunettes à notre plus jeune, mais tant pis : elle s’assoira plus près du tableau.

    • Vous ne le regretterez pas hardy. Le genre de happening qui pourrait ne plus jamais se reproduire.

    • Un mois de novembre pour tous les goûts, au Centre Cloche : Journey (pour les nostalgiques nihilistes), ZZ Top (pour les nostalgiques du boogie texan), Dylan (pour les déconstructivistes), The Who (pour les mods de 75 ans), Neil Young (pour les distorsionnistes), Cohen (pour les perdants magnifiques), ainsi que Lucian Bute et Georges Saint-Pierre (pour les amateurs de sang). Et Justin Bieber.

    • Soirée fantastique. Du même calibre que McCartney il y a 2 ans.
      Un marathon et des musiciens de très haut calibre pour supporter .

    • @hardy_canyon

      Ma blonde et moi avons payé plus de $100 chacun en 2008 et nous étions assis dans la dernière dernière dernière rangée à la Salle Wilfrid-Pelletier. Nous ne regrettons rien.

    • Bien sûr, on imagine la cagnotte amassée en fin de soirée… Il y a lieu de croire que le bon Leonard s’est plus que refait depuis ses déboires financiers d’il y a quelques années ! Mais bon, si on compare cette dépense à celles consenties à un paquet de niaiseries qui finissent par coûter 100$, celle-ci m’apparaît on ne peut plus défendable.

    • “Et Justin Bieber.”

      Pour qui? Pour qui!!

    • Tout compte fait, pour Cohen c’était …

      Chapeau, chapeau et chapeau bas !

      Peut-être presque une coche plus haut qu’en 2008. Et surtout, il a chanté The Partisans …

      Mais Dieu que les fauteuils sont durs, inconfortables …

      paul béliard

      P.S. : Peut-être, peut-être … une toute petite critique, la qualité sonore était excellente hier soir mais elle l’était encore plus à la PDA, une question de précision du son sans aucune distorsion, une flèche en milieu de cible. Mais, en 2008, il n’avait pas chanté Les Partisans, une grande déception.

      ReP.S. : Et j’y retourne ce soir, billets beaucoup moins chers toutefois.

    • Je me suis pris un billet, section 101. Bien hâte de revoir Mister C.

    • 1993 : http://www.youtube.com/watch?v=bNDMujrB6Vw ;

      2012 : https://www.youtube.com/watch?v=ZuGWFCc2pSc

      Rien à voir, n’est-ce pas ?

      Une humilité, une génuflexion comme une prière. Des pas de dance, les mains hautes comme un boxeur !

      paul béliard

    • ..Quand j’ai appris la fraude dont il avait été l’objet, j’ai eu de la peine. Je suis bien content qu’il ait pu récupérer à tous égards.

      Et pour les nostalgiques ou les trop jeunes qui ne l’ont pas accompagné à l’Isle of Wight en 1970, deux adresses et deux chansons que vous allez reconnaître. Le look n’est plus le même mais l’artiste est toujours là.

      Bon concert à ceux qui sont tout près. Je suis un peu loin, fait que je me contente de l’entendre faute de le voir.

      http://www.youtube.com/watch?v=QjzDl93HIFo

      http://www.youtube.com/watch?v=n_56ep729TE

    • @hardy

      Section 101 ? J’y étais hier. Très bien !

    • Tiguidou, je vous en donnerai des nouvelles!

    • @ blackened:
      Lacomparaison avec Alt-J, c’était une blague, n’est-ce pas? Ils ont joué toutes leurs chansons!
      Cohen a plus de tounes qui commencent par la lettre “A” que toutes celles de Alt-J.

    • ”Ils ont joué toutes leurs chansons!”

      C’est vrai que ”on a pu d’toune!!” c’est une excellente excuse pour une brève prestation!
      Tiens, ça me rappelle Jorane @ MSM cet été

    • @ crimsonviking

      Plus ou moins. La blague tournait plus autour de l’âge que de la durée de la performance! Je comprends le principe, mais je suis toujours un peu surpris de voir des bands partir en tournée en tête d’affiche avec le matériel d’un seul album, celui d’Alt-J étant relativement court, de surcroît. Me semble qu’à leur place, je me garderais une petite gêne et je ferais des premières parties, le temps d’avoir assez de matériel pour faire un concert complet.

      Mais bon, je ne les blâme pas de vouloir profiter du momentum non plus… Ça reste un groupe plutôt jeune dont l’évolution sera intéressante à suivre.

    • Le « lazy bastard living in a suit » portait son emblématique complet – et son fedora – hier, mais il n’y avait point de paresse au programme. Il nous a annoncé ses couleurs d’entrée de jeu, dans son français élégant : « On va vous donner tout ce qu’on a. » S’ensuivit une trôlée de chansons dans lesquelles Leonard se demande si on peut croire en Dieu et aimer les femmes ou aimer les femmes pour croire en Dieu ou vice-versa, et d’autres variations de cette double interrogation. Souvent à genoux, à la façon d’un enfant qui joue sur le plancher du salon, souvent debout, mi-courbé mi-hiératique, Leonard a enfilé les moments très forts, notamment « A Thousand Kisses Deep » récité sans emphase mais avec un maximum d’âme, un « Hallelujah » de sa bouche, enfin, sans sparages, « A Heart With No Companion », puis « La Manic », qu’il nous a présentée en disant – je cite approximativement – « Je vais chanter une chanson que je n’ai pas écrite, je travaille sur une traduction depuis des années, elle vient d’un grand auteur et défenseur de la langue, Georges Dor ».

      La proximité que je ressentais hier est particulière et très rare. J’ai l’impression de bien le connaître, Leonard, au-delà des lectures, des spectacles et du fait que j’ai écouté ses chansons d’innombrables fois. Peut-être parce que je me suis déjà tenu pendant quelques instants devant la porte de sa maison, du côté sud du parc des Portugais, en face des Bobards.

    • Avertissement de blasphème : je ne connaissais Cohen que très peu. Un bestof que ma mère écoutait dans ses moments de blues, dont les premières notes m’étaient bien familières mais sans plus. Enfant, je trouvais ça triste.

      C’est sur l’invitation de ma blonde que j’y suis allé hier. J’ai pris le temps de m’y intéresser davantage, me sachant dans l’erreur à aussi peu le connaître. Mais j’ai été soufflé par le show, terrassé par autant de classe, d’humilité, j’avais l’impression d’être sur la fast-track de la sagesse à entendre tous ces magnifiques morceaux. Un grand sentiment de transcendance. Et il faut le dire, ses musiciens sont tous extrêmement bons, dont le violoniste (Moldave, je crois) absolument sublime. Je renchéris sur tous les commentaires de M. Brunet : pour ceux qui peuvent aller le voir, n’hésitez pas une seule seconde, je vais me souvenir de ce précieux moment toute ma vie.

    • J’y suis retourné jeudi, c’était …

      WOW, WOW et REWOW !

      Trois coches de plus que mercredi, si c’était possible, avec un rappel de plus. Il a même chanté à mi-parcours (je m’interroge la-dessus !) La Manic de Georges Dor !!!

      Le son était plus fort, Cohen sortait un peu plus de son cadre, souriait en coin et repoussait encore plus sa voix vers le haut …

      Et, surprise, avec des billets moins chers, placés légèrement plus haut à la droite de la scène, les bancs étaient plus rembourrés, plus confortables que ceux du coté gauche (allez savoir pourquoi !) et on voyait aussi mieux parce non-masqué par ses choristes ou les boîtes (j’oublie le nom de) en devant de scène, on le voyait de pied en … borsalino !

      Bon j’arrête !

      paulbéliard

    • Je confirme. Les jeunes, ils étaient présents mercredi, mais dans les hauteurs. J’y étais, de ma jeunesse qui expire à 26 ans et il y avait des bien plus jeunes que moi (16-20 ans). Une amie à moi de mon âge était aussi allée le voir à Edmonton il y a quelques semaines.

      Je connais Cohen de nom depuis toujours, mais je n’ai jamais vraiment pris le temps d’explorer sa musique avant cet été, quand je suis allé voir Take This Waltz de Sarah Polley au cinéma. La chanson de Cohen y joue, magnifique, et m’est restée en tête toute la soirée. J’ai passé la nuit à découvrir son grand répertoire et j’ai acheté un billet pour le spectacle de mercredi le lendemain, écoutant sa musique régulièrement depuis. J’y serais retourné jeudi si ce n’était que j’étais occupé par la fin de la session.

      Je vais voir une dizaine de spectacles par année, mais celui-là, vraiment, un des plus mémorables de ma vie à date. Je serai présent à la prochaine tournée.

    • Superbe Cohen. Son Hallelujah a été très émouvant. Le seul fait qu’il chante dans sa ville natale rajoutait des frissons dans l’auditoire. C’était palpable. Et quelle surprise de l’entendre chanter La Manic. La chanson de Georges Dor convient bien à son style.

      Merci, paulbeliard , de nous avoir mis le lien avec ce moment magique de l’ Hallelujah. On y voit ses petits pas de dance, ses génuflexions, ses jabs.

    • Nick Cave, grand admirateur de Cohen devant l’Éternel – vous me permettez cette pirouette? – lancera Push the Sky Away en février :

      http://www.youtube.com/watch?v=aK59GDfWvsg&feature=player_embedded

    • Merveilleux spectacle du vieux bonze à Québec hier soir…

      D’excellents musiciens et de magnifiques choristes,
      une foule silencieuse et respectueuse… que demandez de plus!

      Question aux gens qui ont vu le spectacle à Mtl:

      Est-ce que la foule a chanté Hallelujah avec Cohen?

      À Québec… Que dalle, nada… Pas un son!

      Pas un foutu chrétien pour l’accompagner…

    • @rogiroux :

      Il me semble que ça n’a pas entonné fort chez nous non plus. Je ne crois qu’il faille y voir une quelconque froideur de l’auditoire ni une solennité exacerbée : Leonard était beau à entendre et à voir, les gens ont respecté ça et l’ont laissé aller. Comme je l’ai écrit plus haut, j’étais content d’entendre Cohen se réapproprier sa chanson : il l’a rendue émouvante tout en la débarrassant de la finition un peu trop pompeuse et braillarde que d’autres interprètes lui avaient donnée.

      Un journaliste rock américain vient justement de publier « The Holy or the Broken », un livre sur l’histoire de Hallelujah. Columbia, le label de Cohen, avait rejeté cette pièce au départ, puis la version de feu Jeff Buckley a largement contribué à la sauver de l’oubli.

    • @ hardy ~

      Je le demande parce que des spots dirigés vers la foule
      s’allumaient au moment où les choristes chantaient…

      Me semble que ça aurait pu être un moment fort
      d’entendre dix mille personnes reprendre ce mot en choeur…

      Nevermind!

      Je me suis payé la traite en solo
      dans le char en retournant à la maison…

    • Peut-on mettre ça sur le compte d’une frilosité liée à la proximité de notre passé clérical? ;-)

    • “Columbia, le label de Cohen, avait rejeté cette pièce au départ, puis la version de feu Jeff Buckley a largement contribué à la sauver de l’oubli.”

      Il s’agit en fait de la version de John Cale, reprise par Buckley. Rappelons que chaque chanteur a le choix des versets, parmi quatre-vingt, quand il chante Hallelujah. Dylan a été le premier à la chanter après Cohen.

    • “Peut-on mettre ça sur le compte d’une frilosité
      liée à la proximité de notre passé clérical? ;-)”

      À voir tous les vieux croutons (dont je suis!) dans la salle,
      c’est pas la nostalgie d’un passé révolu qui faisait défaut…!

      I did my best, but it wasnt much
      I couldn’t feel, so I tried to touch
      I’ve told the truth, I didnt come to fool you
      And even though it all went wrong
      I’ll stand before the Lord of song
      With nothing on my tongue but hallelujah

    • Avec des chansons comme « Amen », « Allelujah », « Waiting for the Miracle » et « If It Be Your Will », on aurait pu s’attendre davantage à un auditoire de cols… romains.

    • Autant la version de Hallelujah 2012 en spectacle est exemplaire, autant celle de 1993 nous paraît aujourd’hui d’un ridicule … Cohen est capable (coupable ?) d’un certain ridicule, occasionnel. Il l’accepte aisément. Chanter La Manic est, je crois, de cet ordre mais peut-être pas ! Qui c’est ? Prenez les versions chantées par d’autres de Hallelujah, surtout celle de Suzan Boyle, la plupart sont des versions de matantes qui n’ont pas lu vraiment le texte de la chanson …
      http://www.leonardcohensite.com/songs/halle.htm

      Quant à chanter en choeur durant le spectable ? Grands Dieux NON ! Chante-ton durant le Stabat Mater ? Durant un spectacle de Marie-Nicole Lemieux ? De Daniel Taylor ?

      ALLEZ TOUS EN CHOEUR !

      Pour cela, il y aura toujours Patrick Bruel ou Linda Lemay !

      PAS COHEN PLEEEEASE !

      paul béliard

    • Qui c’est ?

      Honte à moi !

      Qui sait ?

      paul béliard

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