Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Samedi 17 novembre 2012 | Mise en ligne à 12h04 | Commenter Commentaires (99)

    His Bobness sur scène

    La liste des chansons au programme parle d’elle-même: seules les années 80 ont été escamotées dans ce programme émaillé d’incontournables. Vendredi au Centre Bell, His Bobness (Sa Roberté ?) a entonné beaucoup plus de classiques qu’on aurait pu l’espérer. Enfin… Je ne suis pas de ceux qui souhaitent le programme classique d’un monument mais, joué comme ça ? «J’ai rien pour me plaindre» pour reprendre un titre de Bourbon Gauthier. Excellent band pour cette transformation en profondeur de ces joyaux de l’histoire chansonnière moderne – Charlie Sexton, guitare, Tony Garnier, basse, etc. Dynamique, enjoué, encore conquérant, le vieux Bob a pris un malin plaisir à nous balancer son matériel en lui insufflant un groove et une orchestration qui n’ont plus grand-chose à voir avec les versions originales.

    J’ai assisté à plusieurs concerts de Dylan depuis les années 80. Des vraiment poches, des moyens, quelques très bons. Celui-ci figure sans conteste parmi mes préférés, et ce malgré la courte durée de la prestation- vu l’envergure présumée de la première partie signée Mark Knopfler… et dont je ne dirai pas autant de bien. Lisse et sans relief. On sait que l’après Dire Straits du guitar hero est folk-rock, folk et celtique, presque trad. Très bons musiciens dans le genre (huit en tout sur scène), ancrés dans ce patrimoine à peine réinventé et… un soliste trop sobre, trop en retrait, même dans un tel contexte. À trop vouloir être circonspect, on finit par avoir l’air chiche…

    Pour les fans finis de Dylan, voici liste (avec l’aide de setlist.fm) et leur année d’enregistrement :

    1. I’ll Be Your Baby Tonight (John Wesley Harding, 1967)
    2. Girl From the North Country (The Freewheelin’Bob Dylan, 1962)
    3. Things Have Changed (BO Wonder Boys, 1995)
    4. Tangled Up in Blue (Blood on the Tracks, 1975)
    5. Early Roman Kings (Tempest, 2012)
    6. Make You Feel My Love (Time Out of Mind, 1997)
    7. Tweedle Dee & Tweedle Dum (Love and Theft, 2001)
    8. Desolation Row (Highway 61 Revisited, 1965)
    9. Highway 61 Revisited (Highway 61 Revisited, 1965)
    10. Forgetful Heart (Together Through Life, 2009)
    11. Thunder on the Mountain (Moden Times, 2006)
    12. Ballad of a Thin Man (Highway 61 Revisited, 1965)
    13. Like a Rolling Stone (Highway 61 Revisited, 1965)
    14. All Along the Watchtower (John Wesley Harding, 1967)

    Rappel:

    15. Blowin’ in the Wind (The Freewheelin’Bob Dylan, 1962)


    • sa “Bobeté” ?! faut quand même qu’il fasse exprès pour ne rien faire de blonde sur blonde …

    • Excellent show en effet!
      C’est l’un des très bon spectacles que j’ai vu de Dylan. Rarement je l’avais vu en aussi bonne symbiose avec ses musiciens.
      Mais c’est tout de même dommage que sa prestation fut emputée d’une bonne demie-heure pour donner plus de place à Mark Knopfler (zzzzzz). Les versions des chansons de Bob étaient souvent trop courtes… j’aurais aimé entendre un peu plus Charlie Sexton, qui fut bien discret hier soir…

    • Je ne partage pas vos opinions malheureusement. Peut-être que si on m’avait prévenu que Bob Dylan allait revisiter ses chansons je serais moins tombé de haut. Quand il a commencé si lentement Tangled up in Blue, j’ai eu espoir qu’il accélère! Il ne l’a pas fait.

      Plus tard, il assassinera Highway 61 revisited, Desolation Row et Blowing in the Wind aussi…

      Le budget est maigre pour les éclairages: sur les grand rideaux derrière la scène, on voit parfois simplement l’ombre des musiciens! Il y a eu tout de même eu 2 ou 3 trois jolies textures plus fournies comme de la neige ou des stries blanches.

      J’ai apprécié Ballad of a Thin Man pour l’interprétation musicale et la texture des rideaux derrière. Cela a donné une véritable impression de grandeur. Like a Rolling Stone et All Along the Watchtower aussi ont été appréciables et supportables…

      Mention spéciale à la balance du son. On n’a pas eu besoin de bouchon pour les oreilles et pour moi c’est la preuve d’un grand maître.

    • ” Opening with What It Is, the former Dire Straits leader delivered a wonderful 75-minute performance. Drawing largely from his latest release, the excellent Privateering, Knopfler played exactly what one would hope for: a set that was all stirring, lyrical guitar picking, delicately balancing bluesy scales and Celtic whistles-and-fiddle melodicism.”

      “Knopfler quickly returned to the stage to add his inimitable colour to Girl From the North Country and provide inspired answer lines on guitar while Dylan”

      Question de goût ça a l’air… Et en toute bonne foi, je m’attendais à ce que la qualité du son du band de Dylan soit supérieure ou égale au band de Knopfler compte tenu du peu de temps que ces derniers ont pour le soundcheck, mais c’était le contraire.

    • @bloodbeef
      Des bouchons pour Dylan ? Personnellement, je n’ai assisté à aucun massacre de quoi que ce soit. J’ai même apprécié les éclairages ! Merci de votre commentaire, de toute manière. Sûrement plusieurs partagent votre impression.

    • @palomino

      Hum… Parfois, l’idée que ce soit bien l’emporte sur le résultat réel, les journalistes ne font pas exception au phénomène – surtout lorsqu’il s’agit d’une légende de la guitare, sacrée et irréprochable par définition, n’est-ce pas ? Et puisque j’aime beaucoup ce genre de folk top niveau baigné de mélodies celtes, c’était d’autant plus ordinaire.

    • Personnellement, je n’ai pas assisté au spectacle de Dylan hier pour une raison fort simple : j’avais assisté à un de ses spectacles au Centre Bell en 2006 je crois, et j’avais pu reconnaître environ 4 ou 5 chansons pendant tout le spectacle.

      Les gens autour de moi avaient la même perception, et la plupart étaient sortis quelque peu frustrés des trop nombreux changement d’orchestration combinés à la voix pas toujours très claire de Dylan live. Au moins cette fois là la première partie était assurée par les Foo Fighters en version acoustique, une des premières partie les plus mémorables que j’ai vu dans ma vie.

    • @Bloodbeef et Kotz

      J’entends souvent des commentaires comme les votre à propos de Dylan et son matériel. Je trouve ça un peu dommage que les gens n’apprécient pas que Dylan ne fasse pas du karaoke.

      Aussi, il faut se renseigner avant d’aller voir un concert. De simples recherches sur internet (tous les setlists sont mis sur boblinks) et sur youtube vous auraient permis d’apprendre que Dylan revisite son catalogue depuis des années et qu’il ne faut plus s’attendre à entendre ses vieux succès note pour note. Si c’est le genre d’expérience que vous recherchez, c’est Paul McCartney ou Les Rolling Stones qu’il faut aller voir.

      Ça me fait penser à mon beau-père qui essayait de me convaincre d’aller voir Lou Reed au Festival de Jazz l’été dernier pensant que Lou allait jouer Walk on the Wild Side et autres succès. J’ai eu beau lui expliquer à plusieurs reprises que Lou faisait de l’improvisation, il continuait d’insister.

      Personnellement, j’aime l’approche de Dylan. On sent encore un désir artistique chez lui. De plus, lorsque la voix de Dylan ne se fait plus assez puissante pour mener la barque, son excellent band prend le contrôle. Et bien honnêtement, Dylan en 2012, on va surtout voir ses musiciens.

      Je n’étais pas au concert d’hier soir mais j’étais à celui pour la tournée Love & Hate. J’y suis retourné pour la tournée Modern Times mais Bob jouait maintenant du clavier et Charlie Sexton n’y était pas. Avec ce dernier de retour, je n’ai aucun doute que le concert d’hier fut très bon.

    • Knopfler et son band, ça bat vraiment des records question ennui. Le public de fonctionnaires du CNA a bien aimé y a 2-3 ans, ça commençait à l’heure et on pouvait tapper des mains.

    • Autre sujet,désolé.
      Salut Alain,j’aimerais savoir si vous avez des nouvelles fraiches de Alan Parson?
      Il me semble que la dernière fois qu’il est venu ce ne soit qu’à Toronto et Ottawa en 2009.
      Quoi de neuf?

    • @ Alain

      ” Et puisque j’aime beaucoup ce genre de folk top niveau baigné de mélodies celtes, c’était d’autant plus ordinaire.”

      Est-ce que tu pourrais me donner des exemples de pièces d’artistes extraordinaires dans ce genre de folk top niveau, question que je comprenne ce à quoi tu fais référence?

    • Hum… léger détail…

      Tweedle Dee & Tweedle Dum = Love & Theft.

    • @phil8791

      Je partage votre avis, sauf pour votre exemple de McCartney qui ne vise vraiment pas la copie conforme de ses classiques lorsqu’il les présente sur scène. En ce qui a trait au sujet qui nous occupe, il faut comprendre que Bob Dylan chante ainsi depuis longtemps. Déjà, dans les années 80-90, sa voix commençait à ressembler à ce qu’on entend aujourd’hui. Comment peut-on encore s’en étonner ou en être déçu ? Souhaiter entendre Like A Rolling Stone et All Along The Watch Tower à la manière des enregistrements originels est donc un leurre. Imaginez chanter la même toune avec les mêmes arrangements, la même facture pendant 40 ans !!! S’il s’agissait d’un symphonie, d’un concerto ou d’une sonate, ce serait justifié. Or, la chanson est une oeuvre fort différente et ses créateurs les plus allumés ne cessent d’en modifier la facture.

    • @gillesmenard

      Aucune idée d’Alan Parson… que je n’ai jamais vraiment écouté.

    • Nouvelle fraîche: la momification d’Alan Parson a réussi!

    • Gilles, j’ai découvert ce matin un très bon site: google.ca.

    • @Alain

      L’exemple que tu donnes témoigne soit d’une ignorance de l’oeuvre solo de Knopfler, ou de mauvaise foi. On ne peut aller voir Knopfler et vouloir entendre ce que le lien suggère, il me semble que c’est plus qu’évident. What it is, Corned beef city, Hill farmer’s blues, I used to could, Song for Sonny Liston, toutes des chansons du set, n’ont peu ou rien à voir avec ton lien. C’est pas parce que t’as John McCusker dans ton band que tu voudrais faire la musique de John McCusker et que tu n’y parviens pas…L’intention esthétique est extrêmement différente.

    • Après avoir lu les suggestions sur le lien de musique celtique, http://blogues.lapresse.ca/brunet/2011/05/10/la-grande-rencontre-accent-irlandais/, j’ai été écouté Martin Hayes sur youtube. Tapements de pieds, guitare et violons. Assez tripatif à l’oreille pour en oublier qu’ils ne sont que deux. Changement de style, mais on reste dans le violon. Vengerov. Pendant l’écoute de Vengerov, dans la liste suggérée par youtube, Haye apparaît encore. Du violon nutritif pour l’oreille, vraiment.

    • J’y étais et c’était mon premier concert de Bob Dylan.

      J’ai vraiment aimé le set, c’était très bien balancé entre les années 60 et la réincarnation post-Time Out of Mind. Je pense que je suis l’un de ceux qui est satisfaits parce que je suis un fan “récent” qui a suivi et apprécié ses 5 derniers albums. J’ai bien de la misère avec les gens qui parlent d’un mauvais setlist. Le seul défaut de Bob, c’est celui de Neil, qui est de ne pas avoir assez de temps pour un aussi gros catalogue. Le gars pourrait jouer 50 chansons qui sont des chefs d’oeuvre en une soirée, et il resterait du bon stock mis de côté! J’ai particulièrement aimé Forgetful Heart, Ballad of a Thin Man avec l’écho/delay et Thunder on the Mountain. Ah… et Make You Feel My Love. Ceux qui n’ont pas aimé à cause de la voix et des nouvelles orchestrations bien… Wake up comme Alain l’a dit en termes plus polis. Ca fait des décennies qu’il fait ça, il faut être déconnecté pas à peu près pour s’attendre à Lay Lady Lay avec une voix de miel.

      Mark Knopfler… j’ai rarement vu un show aussi ennuyant et beige. Hé que c’était mauvais. Je reconnais que le gars est un bon technicien! Mais des ballades folk avec solo de flute à la My Heart Will Go On et l’énergie d’un salon funéraire… Hé boy. Le pire c’est que le monde était vraiment en liesse, davantage que pour Bob!!! Ce qui m’amène à dire que c’est de loin une des pires crowds que j’ai vu. Du monde en habit et en débardeur qui se plaint de A à Z. Il y a même une bagarre dans la rangée L et K vu qu’il y avait des gens qui – MON DIEU – se levaient pour danser. C’était joli, voir des babyboomers se sacrer après en disant : VA À DISCOTHÈQUE SI TU VEUX DANSER! RESSSE CHE VOUS!

      Et dire que je dois retourner au Centre Bell vendredi pour voir Bernard Shakey… je m’en sors pas. Au moins ça va être un parterre debout!

    • Monsieur Brunet (et par la même occasion, M. De Repentigny re: l’article de samedi dans La Presse papier).

      Je n’ai rien contre le fait que de grands artistes revisitent leurs oeuvres, au contraire.
      Ce n’est pas ça mon problème.
      D’où nous étions mon copain et moi, section 122 rangée M, c’était pathétique.

      Dans son article, Alain De Repentigny a fait brièvement allusion a la “voix de corneille enrhumée” de M. Dylan.
      Honnêtement, c’est très méchant. Envers les corneilles enrhumées…

      Mon pote et moi nous nous sommes forcés à rester jusqu’à la fin.
      Nous nous sommes regardés en essayant de décrire à quoi nous faisait penser les onomatopées gutturales qui parvenaient à nos oreilles. Le seul nom qui nous est venu à l’esprit c’est… Mad Dog Vachon. Sans blague.

      Qui plus est, vous êtes journalistes, il était de votre devoir d’au moins faire mention du fait que les gens défilaient vers la sortie par dizaines, voire par centaines, bien avant la fin du concert. Tous des ignares ? Peut-être. Mais c’est un fait quand même, et pas anodin.

    • palomino, vous me cherchez et vous ne me trouverez pas.

      D’abord, petit commentaire sur votre évaluation: Martin Hayes, cet artisan de ce que vous qualifiez de piètre bouzeux de «hill farmer’s blues» est considéré (par des gens sérieux, pas des jardiniers du mythe) comme l’un des meilleurs fiddlers sur terre. Demandez à saint Mark Knopfler, il vous répondra idem. Je comprends que votre héros soit inatteignable et qu’on doive vous fournir le bottin des meilleurs du genre pour arriver au même résultat en ce qui vous concerne: invoquer la mauvaise foi, l’ignorance ou je ne sais quoi du même ordre. Si je m’en tiens à votre ton agressif et suspicieux, vous le vénérez en titi pour ainsi sortir les griffes ! Or, si vous relisez attentivement ce qui a été écrit, je disais que ces musiciens étaient très bons malgré la platitude ambiante. Que Knopfler était trop en retrait vendredi soir. Résultat: trop lisse, à la limite du soporifique. Plate en ce qui me concerne, ce qui n’a rien à voir avec l’oeuvre solo de votre saint guitariste – que je respecte aussi au plus haut point… sans m’agenouiller et m’enliser dans le dogme. Dans une salle à 1000 ou 2000 places, le résultat aurait peut-être été tout autre. La veille, c’était peut-être bien meilleur, je ne sais. Alors ? Tenez-vous en à votre version (les lunette roses vous vont à merveille) plutôt que de conclure à mon ignorance de l’oeuvre solo de votre homme.

    • @Larpenteux

      J’étais dans la rangée CC, dans la section (116), et très peu de gens quittaient. Je n’ai pas observé de défection importante du public. Mon devoir ? Je n’étais pas en reportage, j’étais là pour faire un bref commentaire sur le concert pour le blogue, point. Que les gens quittent par dizaines comme vous l’avez observé, ce qui est fort possible (il en restait donc 6700 sur 7100?), est à mon sens relié au phénomène suivant: on vient entendre les albums des années 60 et 70 sans savoir que… ciboulo, ça fait une mèche qu’il chante comme ça ! Quart de siècle pathétique, pour reprendre votre épithète ? Vous n’êtes certes pas ignare mais… peut-être un peu mal informé ? Depuis le années 90, avez-vous écouté les huit derniers albums de Bob Dylan, à peine supérieurs vocalement à ce qu’on a entendu vendredi ?

    • @ Alain

      Je le réitère, le lien que vous m’avez proposé témoigne d’une ignorance de l’oeuvre de Knopfler ou de mauvaise foi. D’autre part, cessez de penser que si quelqu’un a trouvé le set excellent, comme un de vos confrères, que la cause doit en être un aveuglement devant le supposé mythe du guitariste légendaire. N’avez-vous jamais pensé que c’était peut-être vous qui n’étiez pas émotionnellement disponible? Et je vous répondrais par ailleurs que c’est vous qui manquez probablement de perspective par rapport à Dylan.

      Et en passant, je n’ai jamais que Hayes n’était pas excellent…mais comparez des pommes avec des pommes.

    • J’ai vu les 4 deniers passage de Dylan à Montréal, dont son passage à la place des Arts dans le cadre du FJIM. Pour ma part, je fus étonné de voir à quel point Dylan était en feu (enfin, un feu loin de l’explosion, mais… un feu quand même…) À 71 ans, je n’ai jamais vu le bonhomme venir autant en devant de scène pour chanter et jouer de l’harmonica. Pour notre plus grand plaisir. Je suis quand même étonné de lire certains commentaires concernant sa voix et sa réinterprétation des oeuvres… N’est-ce pas ce qu’on lui reproche depuis toujours? Pour ma part, j’ai fait mes devoirs, les chums qui m’accompagnaient ont été sérieusement mis en garde. Les attentes… faut laisser de côté quand on va voir Dylan. La surprise ne peut en être que plus grande… et ce fut le cas.

      Les points positifs :
      Enfin il a troqué un piano à queue pour son clavier. Moi le son cheap du clavier pu capable. Pas que ce soit un grand pianiste, mais de le voir s’émoustiller debout tout en jouant, j’avoue que ça a fait mon bonheur.
      Autre point, ses déplacements sur scène. On avait l’impression qu’il voulait nous en donner et nous prouver que le vieux, y en avait encore dedans !!

      Points négatifs :
      Band sous exploité. Quand t’as Charlie Sexton et un band aussi solide, dommage qu’on ne leur offre aussi peu d’espace. Somme toute, le nouveau son blues de Dylan est grandement responsable de ce magnifique band!

      Plus de guitare en main… On comprendra pourquoi, mais… ça reste désolant.

      Somme toute un très bon show! Pas vu personne quitter la salle autour de nous.

      Merci Dylan!!

    • By the way… Je pense que Knopfler mérite de revenir avec son propre show à Montréal pour nous prouver que vous avez eu tord dans vos réflexions. Quand on est avec Dylan, on a tendance à vouloir s’effacer. Il avait tout en main pour faire lever la première partie, mais je pense que compte tenu des circonstances, il doit se la jouer plus low-profile. La preuve, Dylan ne le présente même pas quand il vient l’accompagner le temps de 3 pièces. Ça aurait été bien d’entendre JOKERMAN. Pièce de l’album INFIDELS où justement Dylan avait retenu les services de Knopfler comme guitariste.

    • palomino,

      Vous demandez de citer les meilleurs dans le trad, le folk ou le blues, du moins c’est ce que j’ai compris. Je vous donne un exemple de super musicien trad parce que MK joue avec des musiciens de même cousinage. Réitérez ce que vous voulez, grand bien vous fasse. Pour le reste, nous n’avons plus rien à nous dire.

      jladou

      Je maintiens que cette première partie était ennuyeuse et j’estime que j’étais «émotionnellement disponible» pour saint Knopfler. Il y a des soirs comme ça qui sont décevants, même pour les meilleurs.

    • Jamais deux sans trois… je voulais bien dire qu’il a remplacé le clavier PAR le piano à queue !! ;-)

    • @ alainbrunet
      Aucunement le désir de vous faire changer d’opinion mon cher. Chacun a droit à sa version des faits et surtout, les goûts, ça ne se discute pas. Je suis fan de Knopfler et je ne cherche pas à convaincre personne ici. Pour ma part, ayant suivi la carrière solo de Knopfler depuis ses début, je dois admettre une profonde déception dans le choix de son set list. Première partie ou non. Son talent de guitariste n’a pas trouvé là de quoi nous jeter sur le cul. Il y a tellement mieux à proposer. Je ne suis pas particulièrement fan de son répertoire Trad ou Celtic. Je n’écoute pas Knopfler pour entendre la BO du Seigneur des anneaux ni pour entendre ad nauseam Money For Nothing. Malgré ce choix discutable de pièces, je persiste à croire que Knopfler vaut beaucoup plus que cette démonstration proposée en première partie. Concernant la voix la voix de Dylan, je dirais qu’elle est passée du nez à la gorge avec l’album MODERN TIMES et que depuis elle s’ougouffre dans les sables bitumineux…mais le plus étrange dans tout ça, c’est que j’aime cette voix, meilleure sur disque que sur scène à mon avis. Mais je n’ai pas boudé mon plaisir et je fais partie du public averti.

    • s’engouffre, je voulais dire… vous l’aurez compris !! Bon enough… On ve se remettre ce TEMPEST en boucle ;-)

    • @Alain

      Je maintiens que cette première partie était ennuyeuse et j’estime que j’étais «émotionnellement disponible»

      Non vous ne l’étiez pas, désolé…Nous étions un paquet à l’être…

    • @ alainbrunet, phil8791 et amis

      Finalement, mon manque de connaissance nous est utile. Puisque je n’étais pas au courant que Bob Dylan revisite ses chansons en concert, cela prouve que ses versions concerts n’ont pas beaucoup de succès. Voir même qu’elles ne méritent pas de succès.

      Il fallait entendre la foule essayer de chanter le “vrai” refrain de Like a Rolling Stone sur le “faux” joué par le groupe!

      Dans ce blogue qui vante toujours l’énergie de la jeunesse, je remarque que l’on pardonne à un homme qui vieillit de ne pas trop se fatiguer.

    • @jladou

      Mettons que nous disons pas mal la même affaire: Knopfler très ordinaire ce vendredi, avec tout le respect qu’on lui doit.

    • Alain, je compatis sincèrement.

    • Passé 70 ans, Dylan continue de diviser et de provoquer… L’électricité dans la musique folk par définition accoustique à l’époque, donne un ou des shows habillé tout de blanc, apparition dans un western, album qui traite sujets personnels quand tout le monde attendait le porte-parole d’une génération qui allait s’opposer à la marche du monde, conversion au catholicisme, apparition dans un clip de Wyclef Jean, Dylan est là où on ne l’attend pas. Jamais

    • Quelle bonne idée que ce dernier disque d’Angèle Dubeau.Des musique de jeux vidéo au violon,sublime comme pas mal tous ce qu’elle peut nous donner.L’émission TLMP ce soir vaut plusieurs étoiles selon moi.Très bon contenu artistique avec plein de musique dont Simple Plan qui semblaient bien apprécier Angèle Dubeau étant donné leurs côtés ”gamers” d’autobus de tournée.
      Gilles Ménard

    • D’accord avec tout ce qui s’est écrit ici, sauf les trucs qui ne me touchent pas.

      Je n’y étais pas vendredi. Je n’ai vu Robert Zimmerman (Charpentier) qu’une fois, début août 1997 au stade Du Maurier. J’avais failli le voir avant et j’ai failli le revoir après, mais cette soirée s’était avérée tellement parfaite que je ne regrette ni l’un ni l’autre. J’y étais allé seul, c’était littéralement à deux pas de chez moi. Les copains ne voulaient pas suivre, invoquant son passage à vide depuis Oh Mercy et bla-bla-bla. Les très compétents BR-549 et Ani DiFranco avaient crinqué un auditoire qui aurait pu être deux fois plus important. Campbell, Garnier, Baxter et Kemper accompagnaient Bob. Setlist de rêve, bien entendu, notamment You Ain’t Goin’ Nowhere, Tangled Up in Blue, Cocaine Blues, Silvio et, surtout, Blind Wiillie McTell.

      Bob et ses cracks de l’americana m’avaient fait vivre un méchant trip ce soir-là, moi qui n’avais fumé que les effluves que me parvenaient. Changements de tempos et accords inusités? Voix de crapaud enchifrené? Je m’en calissais-tu, j’avais vécu un transfert absolu vers une dimension onirique un quart Twain, un quart Baldwin, un quart Capote et un quart Kerouac. À cinq minutes de chez moi, gracieuseté du plus littéraire des paroliers-compositeurs-chanteurs. J’étais sorti du stade Daphné du Maurier en me félicitant de cette félicité, j’étais arrivé chez nous et ma blonde dormait. Pas tout à fait deux mois plus tard sortait Time Out of Mind.

    • Personne a regardé The American Music Award?

    • Wow.

    • 97, Parc Jarry? On habitait donc à quelques rues…

      50 albums préférés de Kurt Kobain: http://fluctuat.premiere.fr/Musique/News/Les-50-albums-preferes-de-Kurt-Cobain-3564380

    • Synchronicité. C’était avant qu’ils ne retapent le Miss Villeray.

      Content de constater que Kurt aimait The Knack (je suis sérieux).

    • Intéressant aussi de lire, Sylvain Cormier et Rezzonico.

      Pour ma part, je me diris que c’est le Dylan cuvée 2012 que je vais voir et que les choses évoluent. Cela n’enlève donc pas de valeur aux shows précédents, au contraire. Il ya plusieurs artistes que j’aurais aimé voir avant ou dans des shows précédents mais c’est le passé…

      Dylan est une légende et des gens vont peut-être le voir pour la première fois tout en étant imprégné de ses classiques. Il fallait le voir en 1975 ou avant alors ou si on est trop jeune bien le suivre au présent.

      Le Centre Bell, c’est trop gros pour moi mais Dylan dans une petite salle, les billets devraient se vendre 3000$, l’unité ?

    • Moi le Centre Bell c’est trop petit pour moi. Il me faut un loft de 50000 places.

    • Juste à regarder le site de Bob Dylan, on pouvait se douter aussi qu’il allait faire 15 chansons, pas toutes les mêmes d’un concert à l’autre mais 15.

      http://www.bobdylan.com/us/home#us/events

    • Peu importe… Les absents ont toujours tort ou encore on a beau dire tiens le Festival Vieilles Charrues en France, peut-être est-ce un contexte qui m’attirerait plus mais je vérifie et je vois que je me trompe…

      Ils ont même sifflé Dylan…

      http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/07/23/bob-dylan-vieilles-charrues-2012/

      http://bretagne.france3.fr/2012/07/22/fallait-il-venir-voir-bob-dylan-aux-vieilles-charrues-41815.html

      Trop de monde, trop de fans différents de différentes époques et trop aussi de ”touristes” alors impossible de contenter tout le monde. C’est cela mon impression.

    • @Alain

      Rezzonico parle d’une magnifique prestation, riche et colorée, mais aurait pris plus de Straits. Perusse a adoré, Cormier parle de finesse absolue et d’impeccabilité mais aurait aussi pris plus de Straits. Vous n’étiez pas vraiment disponible…

    • Ils ont sifflé Dylan, les (têtes de) cons…

      Il y a 46 ans, on le traitait de Judas parce qu’il était passé de l’acoustique à l’électrique, puis aujourd’hui on le siffle parce qu’il ne dit pas « bonsoir » et « au revoir » (il n’a jamais dit « bonsoir » ni « au revoir », ce n’est pas Bono, calvâsse). Ce qu’il doit rire dans sa moustache, Bob. Et ce que j’ai hâte de lire ses « Chronicles – Volume 2 », s’il peut les publier.

      « Trop de monde, trop de fans différents de différentes époques et trop aussi de ”touristes” alors impossible de contenter tout le monde. C’est cela mon impression. »

      En plein dans le mille, lecteur.

    • «… trop de fans différents de différentes époques et trop aussi de ”touristes” alors impossible de contenter tout le monde».

      Cela est l’impression de lecteur, et cela n’est pas loin de la réalité ne ce qui me concerne. Chaque fois qu’un monstre sacré se présente sur scène, une portion importante du public y a été mobilisée par une réputation et quelques classiques… sans savoir que l’artiste est rendu ailleurs depuis des lustres.

    • Les détracteurs et autres “têtes de cons” pour emprunter l’expression à hardy_canyon sont visiblement des fans de la première époque sixties qui font semblant de suivre la carrière du bonhomme jusqu’à aujourd’hui. Pour qui a consumé ses plus récentes offrandes (Modern Times à Tempest) savent très bien ce qu’il en est de la voix de Dylan. Aucune surprise de ce côté. Pour les autres qui braillent à s’époumoner que Dylan n’en fait qu’à sa tête et transforme la rythmique au point de ne plus en reconnaître l’original… Come on… C’est ça Dylan en show et depuis toujours. On pourrait faire du copier-coller des commentaires d’il y a 5, 10 voir même 15 ans et on serait encore au même point. Allez écouter ses albums live et vous verrez que Dylan a toujours été constant… dans son inconstance. Et c’est bien pour ça qu’on l’aime.

    • « Et ce que j’ai hâte de lire ses « Chronicles – Volume 2 », s’il peut les publier. »
      .
      Je seconde. Le volume 1 avait été un coup de foudre. C’est ce livre qui m’avait donné le goût d’aller écouter autres choses que ses hits.

    • @ jladou

      Je partage entièrement votre point de vue. Même avant Modern Times, la voix était fort différente de ce qu’elle fut dans les années 60, 70 et 80.
      J’ajouterais qu’il y a deux types de spectateurs mal informés dans ce contexte: ceux qui s’en étonnent ou s’en désolent discrètement (personne ne peut être au courant de tout, on peut comprendre) et ceux qui manifestent bruyamment leur mécontentement parce qu’ils estiment s’être fait avoir alors qu’ils n’ont pas fait leurs devoirs. Pour ces derniers, je n’éprouve aucune compassion.

    • @ alain
      Et que dire de son album de Noël… Pour certains, c’est l’album idéal à mettre quand on veut faire fuir la visite. On va offrir en cadeau à M. Cormier… je ne sais pas où il s’était arrêté dans sa collection de Dylan ;-)

    • Je ne commente pas les critiques de mes collègues québécois. Les lecteurs n’ont qu’à choisir les critiques qu’ils estiment les plus pertinentes. Pour le reste, j’estime avoir fait mon travail et je n’y puis rien de plus. On pourrait s’étendre ad infinitum sur les tenants et aboutissants de tels ou tels propos et selon quels critères ils sont formulés…

    • Ça me rappelle quand je suis allé voir Robert Plant l’an dernier. Le gars était accompagné de Buddy Miller et de Patty Griffin, entre autres, la fine fleur du country rock américain; ils avaient fait les reprises choisies avec tant de goût par Plant – Low, Los Lobos, etc. –, puis des versions fichtrement allumées du canon solo et zeppelinien de Plant, qui était en grande forme, loquace, pertinent et assez humble pour laisser ses collègues prendre le devant de la scène. Alors qu’on se levait pour sortir, j’entends une esclave de CHOM se lamenter qu’il n’avait même pas fait Stairway to Heaven.

      @ jladou : l’expression « têtes de cons » n’est pas de moi. ;-)

    • @ Alain

      Et faites le tour des reviews de presque chaque ville où ils sont passés et vous verrez à quel point vous êtes à côté de la plaque et que ça n’a rien à voir avec des lunettes roses. Vous étiez absents, Mr.Brunet .

    • Palomino, vous avez passé un bon moment ? D’autres observateurs patentés aussi ? Une part importante du public ? Tant mieux ! Plein d’autres se sont emmerdés ou presque (certains sur ce blogue, parmi ceux-là de vrais musiciens)… et j’en suis. Dans un autre contexte, ç’aurait été peut-être vraiment bon. À mon sens, ce ne fut pas le cas. À quoi bon insister ? Vous êtes sûr d’avoir raison ? Vous me croyez à côté de mes pompes ? Pas besoin d’en faire une fixation, on vous a bien compris.

    • Je suis un musicien et un fan fini de musique, je suis très ouvert d’esprit et j’écoute énormément de folk. Le set de Knopfler était franchement l’un des pires openers que j’ai vu de ma vie, sinon le pire, toutes catégories confondues.

      Les solo de flute étaient tellement mais tellement kitsch, les paroles plutôt ennuyantes, la performance vocale plate et sans relief, le jeu de guitare correct sans plus… vraiment dans le très mauvais. C’est Knopfler qui avait l’air d’avoir 71 ans, pas Bobby.

    • C’était mon premier concert de Bob Dylan.
      Il suffit de faire un tour des sites de fans dédiés à Dylan (notamment Expecting Rain, qui tient un catalogue de toutes ses performances) afin de se faire une bonne idée de quoi s’attendre. Les nouveaux arrangements, c’est un peu sa signature… Absurde donc de s’attendre à pouvoir chanter en choeur sur Tangled Up In Blue, avec les radio blasting the news et les we always loved the very same one qui diffèrent de la version de Blood On The Tracks.
      En tant que fan récemment converti, j’étais tout de même appréhensif. J’avais entendu des échos négatifs sur la tournée, par exemple que les selists étaient très convenues (présence assurée de Like A Rolling Stone, All Along The Watchtower, Blowing in The Wind, etc.), ou bien sur l’absence de chansons de Tempest. On m’a répété, comme plusieurs commentateurs sur le blogue, que Bob allait se planter au piano, cracher une performance et quitter. Et sa voix, sans cesse décriée… (Il faut dire que la manière dont il s’en sert depuis déjà plusieurs années me plait énormément; suffit d’entendre Tin Angel ou Pay in Blood sur Tempest… la manière dont il déclame ses paroles, toutes en rythme, en intonations, en textures)

      J’ai passé une excellente soirée. Pour son âge, il a donné une performance assez énergique, notamment dans Things Have Changed et Tangled Up in Blue. Même sa voix, pendant de courts moments, devenait mélodique, encore dans le refrain de TUIB, ou bien dans Blowin in the wind; ce fut un grand soulagement, et même un bonheur, suite à l’écoute de performances antérieures de la tournée, où il se contentait de dire très rapidement les refrains qu’il a chantés vendredi soir.

      Par moments, j’ai cru remarquer de légers dérapages entre le Band et Dylan (surtout au piano). Je serais curieux de savoir la part d’improvisation dans les arrangements. J’aurais peut-être aimé plus de surprises au programme; bien qu’il ait été riche en classiques, I’m Not There, Tears of Rage ou Brownsville Girl auraient rendu la soirée encore meilleure.

      Je ne comprend pas lorsqu’on critique le spectacle avec l’argument que les classiques étaient méconnaissables. Dylan fait une centaine de shows par années; chapeau à un homme de 71 ans qui se renouvelle continuellement. Ce n’est d’ailleurs pas nouveau. S’il y a un fil conducteur dans son oeuvre, c’est bien cette volonté de changement.

      I ain’t dead yet, my bell still rings, indeed, M. Dylan.

      Bonne critique, M. Brunet.

    • @ Interzone

      Hé boy…lol Spectaculairement déconnecté! T’as aucune idée du calibre qu’il y avait sur le stage, et Dylan le premier est fan de Knopfler…Sors de ta tête mon gars.

    • Le calibre sur la scène? Cher Palomino, dois-je supposer que tu es un gros fan de Satriani, Malmsteen et Vai alors?

      La différence importante entre ce que tu penses que l’on dit et ce qui a réellement été dit est la suivante : tu penses que l’on dit que Knopfler est un MAUVAIS musicien/performer. Ce qui a surtout été dit est que sa performance était mauvaise. Il n’y a personne qui s’est avancé à dire qu’il n’a jamais rien fait de bon. Et oui, y’a plein plein de gens autour de moi (des yuppies en veston-cravate mais bon…) qui ont aimé.

    • Knopfler a toujours été ennuyant, même son premier disque, en plus d’être abonné au mauvais goût. Bon musicien, y’a pas à dire, mais de grosses carences.

    • @Interzone

      Le set est pratiquement le même chaque soir et la performance est encensée dans toutes les villes. Tu n’es pas apte à juger de la performance, tes intérêts et tes attentes sont trop éloignés.

      @ ghost

      Aucune crédibilité, je n’ai pas de temps à perdre.

    • Coudon palomino, vous n’avez vraiment pas de temps à perdre, dites-vous ? Vous cachez bien votre jeu ! Si on enlève le dénigrement à l’endroit de qui n’est pas sur votre longueur d’ondes, que reste-t-il de vos rhétorique ? Qu’y a-t-il d’autre que des arguments d’autorité ? Pourquoi ne pas plutôt nous expliquer clairement ce que vous avez trouvé de super au lieu d’essayer (en vain) de planter ceux avec qui vous n’êtes pas d’accord? Où donc avez-vous appris à discuter ? Désolé, mais il n’y a pas de temps à perdre non plus avec ce discours fondé sur l’insulte indirecte ou directe… et sur aucun fondement musical. Allez, passez à un autre sujet. D’autres plateformes dignes de votre sagesse vous attendent.

    • “Aucune crédibilité, je n’ai pas de temps à perdre.”

      Au motif que Knopfler à un super tone et qu’il a toute une technique, vous n’êtes plus capable d’être objectif, ne serait-ce que pour juger quand il est bon et quand il l’est moins. Discuter avec vous c’est essuyer le surplomb du cuistre et ses arguments d’autorité et la fanitude aveugle qui n’a d’égale que celle de la fillette quand on ose critiquer son Justin Bieber.

    • Moi aussi j’aime Justin Bieber, pas touche sinon je me fâche.

    • Y’a un super tone de claquette, c’est vrai.

    • C’est encore votre fille qui a pris le clavier?

    • Héhé!

    • Je connais une fillette qui semble détester Justin Bieber, elle aime les vampires de Twilight mais Bieber elle s’en moque souvent.

    • Le fanatisme diminue avec l’âge, il me semble. J’ai naguère envoyé une lettre de bêtises à un critique – que je ne nommerai pas – qui avait fait un papier que j’avais vraiment pris de travers. Comble de malheur, la lettre avait été publiée dans son journal. Je ne ferais évidemment plus ça aujourd’hui. Je suis devenu trop gâteux, de toute façon, je me suis grimaldisé : j’aime tous-toutes les critiques, j’achète même les disques dont parle Thérèse Parisien.

    • Ma fille fait dodo, elle s’endort tous les soirs en écoutant du death grips. C’est d’ailleurs elle la fanatique qui vous a traité de p’tites têtes de cons ou de grosses têtes de p’tits cons, je ne sais plus trop. Faut l’excuser elle est si jeune.

    • Pardon, pas naguère mais jadis. C’était il y a 18 ou 19 ans. Ah, comme les années filent.

      Lecteur, le cas de cette fillette m’embête : qu’elle déteste JB, c’est bon signe, mais Twilight, franchement, ce n’est guère mieux. Dites-lui qu’à son âge, j’avais déjà lu le Dracula de Bram Stoker.

    • Ma fille écoute du Mark Klopfler pour s’endormir. J’ai remarqué une baisse d’efficacité, ces derniers temps, mais ça devrait se rétablir lorsque j’aurai téléchargé le bootleg du set de vendredi dernier.

    • “Pardon, pas naguère mais jadis. C’était il y a 18 ou 19 ans. Ah, comme les années filent.”

      Jaguère, en somme.

    • “Faut l’excuser elle est si jeune.”

      Ok, je passe Bob l’éponge pour cette fois-ci.

    • @ Alain

      Beauté, soul et exécution impeccable. En ce qui vous concerne, vous n’avez un travail que parce que vous possédez un vernis de connaissance vous permettant d’évaluer le troisième élément.

    • Palomino, Bob Dylan aime beaucoup Alain Brunet.

    • Finalement palomino, rien n’y fait. Vous êtes tellement blindé que le moindre doute émis sur vos certitudes vous conduit à proférer des insultes à quiconque les émet. Puisque d’aucuns n’y ont vu qu’une exécution plutôt inodore, ils sont forcément incapables d’en percevoir l’âme et la beauté, donc incompétents ou pis encore. Et voilà le dossier clos. Alors ? Ceci met un terme à nos échanges stériles. N’allez surtout pas me dire (dans le backstore des interventions bloquées à partir de maintenant) que vous avez été muselé, car vous avez dit tout ce que vous aviez à dire avec le résultat qu’on sait. Ne vous donnez pas la peine de poursuivre, c’est du temps perdu.

    • Ce que je comprends. D’abord, c’est que Palomino est allé à ce concert là pour voir Mark Knopfler d’abord. Pour plusieurs autres, c’était Bob Dylan et Knopfler était la première partie. Mais quelle durée la première partie ? N’était-ce pas plutôt un programme double ?

      Moi, je ferais partie de ceux qui iraient pour Bob Dylan.

      Et je vois des images sur Youtube de Montréal mais de d’autres villes, Dylan est mon choix et je trouve sa présence incroyable et j’aime quand mêm sa voix qui a évoluée. Il fait avec ce qu’il a et a une présence mais il faut être attentif car il n’y semble pas y avoir grand chose pour rapprocher les spectateurs éloignés.

      Pourquoi filmer qunad on est si loin ? Pour donner un aperçu aux curieux ?

      http://www.youtube.com/watch?v=YOmPi6NbAPI

      Moi, je vois que les fans de Knopfler ont sûrement été satisfaits, le grand public peut-être qu’il aurait aimé autre chose.

      Tiens un texte en France qui pour la partie de Knopfler pourrait probablement plaire à Palomino mais sur Dylan, j’aurais le goût de l’engueuler…

      http://www.nordeclair.fr/Loisirs/Musique/sorties_disques_-_rencontres/2011/10/17/mark-knopfler-et-bob-dylan-l-un-brille-l.shtml

      Dylan n’a jamais été un chanteur d’opéra et sa voix si on se familiarise reste particulière et le sert encore plutôt que le desservir.

    • À Milan en Italie, il y a un an :

      http://www.youtube.com/watch?v=DqKskNClkzQ

      Et ici, une autre vidéo dont j’aime le son :

      http://www.youtube.com/watch?v=tlWvwgsXozE&feature=related

      Oui, j’aurais envie d’engueuler un Patrice Demailly mais un coup que le point est fait. Chacun ses perceptions.

      Et si j’ai mentionné l’article de Sylvain Cormier, c’est que je respecte beaucoup sa manière personnelle de l’écrire, c’est son émotion à lui et bien sûr aussi sa façon de voir avec laquelle je ne suis pas nécessairement d’accord mais comment faire face à un grand public dont certains avec des mauvaises attentes ? Des attentes qui ne seront pas comblées ?

      Ou encore ceux qui y vont en espérant revivre la même émotion qu’en 1975 ? Je pense pas que ce soit possible. Un concert, c’est unique c’est comme un baiser rare donner à une femme de votre goût. LOL. Celui de janvier 2011 ne goûte pas la même chose que ceux de juillet 2012.

    • La nostalgie est un sentiment que je respecte beaucoup.

      Sauf que pour le vivre positivement, cela peut être bien de se remémorer le passé. Mais il faut vivre le moment présent.

      Vivre au présent sans être coupé de son passé.

      Si on veut revivre le passé ou revenir en arrière là cela devient négatif.

      On peut aussi voir qu’on vieillit et que nos idoles aussi, un artiste lui peut toujours être bon sur scène et pertinent. Votre relation avec lui peut avoir changé comme avec des amis.

      Ne pas oublier son passé mais vivre au présent.

    • J’ai écrit ça récemment :

      « Ce que je reproche à Knopfler c’est sa tendance lourde, depuis peu après Slow Train Coming, à pépériser tout ce qu’il touche, dont Emmylou Harris, que Lanois avait si consciencieusement dépoussiérée avec Wrecking Ball.

      À preuve, certains flos d’aujourd’hui peuvent triper sur Dylan ou Neil Young, mais en trouver qui capotent sur Dire Straits et les Notting Hillbillies peut s’avérer plus difficile. »

      Ça me fait ça de moins à écrire.

      Lecteur, j’aime beaucoup lire Sylvain Cormier aussi. Son approche est plus muséale et plus axée sur le ressenti; ses attentes sont souvent celles d’un fan fini. Mais je prends ce qui me convient là-dedans. Je trouve sa critique de Dylan parfaite, même si je ne suis pas forcément de son avis. Et puis, je n’étais pas là. Je serais peut-être sorti du Centre Cloche complètement atterré par Dylan… et emballé par Knopfler. ;-)

    • @ hardy
      .
      Demande spéciale.
      Puisqu’il t’arrive de nous sortir des bouts de texte que tu aimes bien des artistes qui sont présentés ici, je me demandais si tu ne pouvais pas faire la même chose pour Dylan, toutes époques confondues. J’aimerais bien lire ça.
      .

    • Ce Palomino ne nous sert que des arguments d’autorité depuis des mois. On lui fait remarquer que Kopfler a toute une technique mais qu’il flirte souvent avec le mauvais goût et l’ennui pépère, son contre-argument est celui-ci: “Beauté, soul et exécution impeccable.” Ce qui équivaut à une pétition de principe. Toujours zéro argument recevable.

    • D’autre y voient un grand raffinement country-rock-trad, finesse et circonspection, c’est leur droit le plus strict. Lorsque les conditions sont réunies, les amateurs de MK ont encore plus raison de le clamer – ce que la majorité des scribes professionnels a conclu pour le show de vendredi et d’autres donnés auparavant. Perception que je ne partage aucunement dans le cas qui nous occupe. Cela dit, il ne faut pas confondre rejet stylistique, rejet d’un artiste haut coté et perception d’une performance linéaire, sans relief, sans imagination. Enfin, passons à un autre sujet.

    • Beauté, soul et exécution impeccable.

      Comme ma blonde. Ne me demandez pas des arguments cartésiens pourquoi je l’aime.

      Mais je respecte aussi ceux qu’elle laisse indifférents.

    • Épitomé de l’AOR. C’est un genre.

    • Excellente conclusion, bt627 !

    • HS mais pas tant que ça…

      http://blogues.lapresse.ca/sciences/2012/11/20/soyez-gentils-vous-souffrirez-moins/

      “Soyez gentils, vous souffrirez moins

      On s’en doutait depuis un moment déjà, mais c’en est une des plus solides démonstrations jamais faites : une équipe américaine vient de prouver que l’effet placebo est liée à la personnalité, et ce jusque dans ses manifestations chimiques dans le cerveau.”

    • Excellent!

      Il est conseillé aussi d’écouter Knopfler comme analgésique.

    • @ apitchoum :

      Vous voulez des extraits des versions françaises de Cabrel ou des textes originaux?

      Le Dylan hyper-lyrique des débuts :
      « Oh, what did you see, my blue-eyed son?
      Oh, what did you see, my darling young one?
      I saw a newborn baby with wild wolves all around it
      I saw a highway of diamonds with nobody on it
      I saw a black branch with blood that kept drippin’ »
      (A Hard Rain’s A-Gonna Fall – The Freewheelin’ Bob Dylan, 1963)

      Le Dylan fellinien :
      « Einstein, disguised as Robin Hood
      With his memories in a trunk
      Passed this way an hour ago
      With his friend, a jealous monk
      He looked so immaculately frightful
      As he bummed a cigarette
      Then he went off sniffing drainpipes
      And reciting the alphabet »
      (Desolation Row, Highway 61 Revisited, 1965)

      Le Dylan amer :
      « The priest wore black on the seventh day and sat stone-faced
      While the building burned
      I waited for you on the running boards, near the cypress trees,
      While the springtime turned
      Slowly into Autumn »
      (Idiot Wind, Blood on the Tracks, 1975)

      Le Dylan à la fois croyant et agnostique (il faut entendre la version d’Emmylou Harris sur Wrecking Ball) :
      « I hear the ancient footsteps like the motion of the sea
      Sometimes I turn, there’s someone there, other times it’s only me
      I am hanging in the balance of the reality of man
      Like every sparrow falling, like every grain of sand »
      (Every Grain of Sand, Shot of Love, 1981)

      Enfin, le Dylan parfois un peu plus prosaïque des 15 dernières années :
      « I’m listening to Neil Young, I gotta turn up the sound
      Someone’s always yelling turn it down
      Feel like I’m drifting
      Drifting from scene to scene
      I’m wondering what in the devil could it all possibly mean? »
      (Highlands, Time Out of Mind, 1997)

    • @ hardy

      Merci!

    • Atchoum, en français, il y a aussi Auffrey chante Dylan. J’ai aussi une traduction de toutes les chansons qui date des 70s, aux éditions Rock and Folk je crois.

    • Idiot Wind est peut-être ma préférée de Dylan. Quelle bonne chanson!

    • Pour ceux que ça intéresse, il y a aussi le site www.bobdylan-fr.com/ qui offre des versions françaises d’une foule de chansons de Robert Charpentier dit Dylan. Les cinq extraits que j’ai mis plus haut y sont. Les traductions sont rudimentaires mais donnent une assez bonne idée du sens.

    • Intéressant, ce site. Dylan, il m’arrive d’en manquer des bouts aussi en le lisant… J’ai un livre qui recense les 100 meilleures chansons de Dylan. Souvent, des artistes donnent leur opinion sur les textes choisis. Ce qui ressort de leurs commentaires, c’est qu’un texte de Dylan, c’est un pis deux pis trois pis finalement ses mots peuvent être analysés sous des tas d’angles.

      Ghost, est-ce que la traduction garde cette richesse?

    • Traduire c’est trahir…

    • Ouais, c’est ça, « Traduttore, traditore »!

      Les versions françaises du site http://www.bobdylan-fr.com/ sont rudimentaires et littérales, elles ont été faites sans souci d’élégance ou de prosodie, mais elles offrent tout de même un aperçu du sens des textes… dans la mesure où on peut en saisir le sens. Des milliers d’exégètes se sont amusés à décortiquer le corpus dylanien, mais cela ne change rien au fait que, qu’on écoute Dylan ou n’importe qui, on capte ce qu’on peut, on interprète comme on veut, et ce qui est évoqué nous appartient.

      Voici l’extrait susmentionné de « Every Grain of Sand » :

      I hear the ancient footsteps like the motion of the sea
      Sometimes I turn, there’s someone there, other times it’s only me
      I am hanging in the balance of the reality of man
      Like every sparrow falling, like every grain of sand

      Voici la version de http://www.bobdylan-fr.com/ :

      J’entends les pas anciens à la façon des remous de la mer
      Parfois je me retourne et il y a quelqu’un, parfois ce n’est que moi.
      Je tente de maintenir l’équilibre dans la réalité humaine
      Comme chaque moineau qui tombe, comme chaque grain de sable.

      Et voici comment je verrais ce couplet en français :

      J’entends des pas immémoriaux comme le va-et-vient de la mer
      Parfois je perçois une présence, sinon je suis seul sur Terre
      Je fais contrepoids, un tant soit peu, à ce dont l’homme est capable
      Comme chaque oiseau qui meurt un jour, comme chaque grain de sable

      http://www.youtube.com/watch?v=fa_XxS3GqAY

    • Note : Au lieu de chanter « I am hanging in the balance of the reality of man », Emmylou chante « I am hanging in the balance of a perfect finished plan ».

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