Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Jeudi 1 novembre 2012 | Mise en ligne à 10h13 | Commenter Commentaires (89)

    Pour jeux vidéo et orchestre à cordes

    Angèle Dubeau Game Music

    Le projet Game Music/ Musique de jeux vidéo consiste à jouer les compositeurs qui créent les meilleures trames sonores destinées à accompagner les jeux vidéo. Après les musiques de film de Silence on joue!, un projet plutôt alimentaire (et dont Angèle Dubeau n’a peut-être plus besoin à ce stade de sa carrière), la violoniste montréalaise et son orchestre à cordes investissent le territoire des gamers.

    Bonne idée en soi.

    Puisque ce médium est devenu très puissant sur l’échiquier des produits culturels, s’y trouve forcément une élite de compositeurs qui arrivent parfois à transcender les trames musicales sans intérêt. Force est de constater que cette élite existe : les musiques de Michael Nielsen et Kaveh Cohen (Tom Clancy’s Splinter Cell Conviction), de Lorne Balfe (Assassin’s Creed Revelations) ou de Normand Corbeil (Heavy Rain) échappent effectivement aux clichés de la bande sonore ludique, ce qui conduit la Pietà à se les réapproprier magnifiquement.

    Celles de Yasunori Mitsuda et Nobuo Uematsu (Chrono Trigger & Chrono Cross) ou Nobuo Uematsu (Final Fantasy), cependant, sont des musiques légère dont l’objet essentiel est d’accompagner… un jeu vidéo. Les plus élégants sparages orchestraux n’y changeront pas grand-chose, à moins qu’on en transforme certains fondements orchestraux – ce qui n’est pas vraiment le cas ici. D’autres musiques, comme celle d’Hiroki Kikuta (Secret of Mana) me semblent inégales même si intéressantes – fondu enchaîné de variété instrumentale et de déphasages rythmiques reichiens… faut le faire!

    Quoi qu’il en soit, ce projet s’avère créatif pour l’idée en tant que telle, pour certaines musiques franchement nourrissantes, pour la rigueur des arrangements signés François Vallières, Gilles Ouellet, Anthony Rozankovic, Claude «Mégo» Lemay, Antoine Bareil.

    Pour le reste, il faudra attendre encore quelques années, c’est-à-dire pouvoir compter sur un bassin suffisant de «grandes» musiques pour jeux vidéo.

    Liens utiles

    Angèle Dubeau, site officiel


    Le reportage de Daniel Lemay


    Écoute partielle de tous les extraits de Game Music sur Qobuz


    • Les premiers thèmes mentionnés sont tous des jeux fortement inspirés de la nouvelle tendence; soit s’inspirer ou carrément engager un compositeur de bande sonore de film (voir: Hans Zimmer et Gregson-Williams pour les Call of Duty) et appliquer la sauce au jeux vidéo. Surtout que Heavy Rain est presqu’un film.

      Stuart Chatwood, de The Tea Party, a composé d’ailleurs le soundtrack de quelques titres d’Ubisoft, dont certains tr;es bon (Prince of Persia: The Sands of Times)

      Les jeux de Final Fantasy ont pour la plus part des thèmes plus orchestraux, qui vont bien à un orchestre qui veux s’aventurer dans le domaine sans s’y perdre trop.

      Dur de passer à coté du thème de Halo…

      Mais comment passer à coté de Shadow of the Colossus de Kow Otani (le jeux est aussi un chef d’oeuvre) ou un des Zelda…

      N’empêche; l’initative est déja exploitée des années, entre autre par Video Games Live, qui fait des tournées depuis des lustres.

    • Quelle idée ridicule et sans intérêt.
      Toute musique intéressante de l’ère 8/16 bit (chiptune) est de facto exclue.
      Restent seulement les trames sonores de jeux excessivement redevables au 7e art, pour lesquels Ubisoft a un faible.

      Au moins, Video Games Live transforme la musique de jeux vidéos en messe/célébration. Ici, à part l’exploitation financière du désir de reconnaissance des gamers, je ne détecte rien.

    • «Toute musique intéressante de l’ère 8/16 bit (chiptune) est de facto exclue.»

      De kessé ? Je n’y connais pas grand-chose en musique vidéo. Alors bureaucrate, expliquez-nous un peu de quoi il s’agit.

    • Belle initiative!

      Si le Ipod est maintenant considéré comme une oeuvre majeure exposée dans un grand musée de New York, je ne voie pas pourquoi le design musical pour les jeux, ne pourrait pas en faire autant.

      Exemple, dans Doom 3, Trent Reznor a fait quelque chose que je trouve supérieur à beaucoup de ses productions d’artiste!

    • Sinon, Coup de cœur francophone commence ce soir.

    • Oui, et je suis impressionné par les nouvelles tronches qui émaillent sa programmation. Enfin !

    • Jusque vers ‘92-93, mais surtout dans les eighties, les jeux vidéo sur les ordis de maison (style Apple II, TRS-80, Vic-20, etc.) généraient une impulsion analogique vers un ’speaker’ (en fait, une plaque de cuivre), générée par du ‘8 bit’ (je rejoins ici bureaucrate). C’était assez rudimentaire à programmer : frequency, durée, et paf, un blast d’électricité !

      Le résultat était franchement kraftwerkien ! Le tone était vraiment épeurant (quiconque se souvient de la ‘musique’ de chute de Donkey Kong peut en témoingner) ! L’espèce de rumble statique de Galaxian aussi était dans l’industriel pas mal…

      La palme à Mario Bros, version 1985. J’ai eu un claviériste qui jouait l’intégrale du thème, dont la section ‘vol du bourdon’ ! Pas mal foutu du tout comme thème, d’ailleurs !

      Aujourd’hui c’est de la musique de film, sans plus. Ce n’est plus de la musique de ‘jeu vidéo’, dont les limites techniques mêmes en définissaient la portée (allo les ‘ontologues’) !

    • «Ce n’est plus de la musique de ‘jeu vidéo’, dont les limites techniques mêmes en définissaient la portée !»

      Point de vue intéressant: la musique pour jeux vidéo aurait une nature propre… et se trouve désormais dénaturée.

    • L’essence de la musique pour les jeux est dans son interactivité.

      Un autre exemple, les magnifiques compositions de Kenta Cho (Aba games).
      Ou certains arrangements dans Future Pinball.

      C’est les actions du joueur qui modulent la composition.

    • Si ma mémoire est bonne, la sonorité 8-bit a muté dans le milieu des années 90 vers de la trame sonore techno avec des noms comme Prodigy, Chemical Brothers, Photek, Future sound of London, Underworld. Instantanément on pense au jeu Wipeout XL dont j’avais même acheté le soundtrack, mais il y a beaucoup d’autres exemples.
      Nous étions encore dans le domaine de la ”video game music” alors qu’aujourd’hui c’est définitivement plus de la musique de film. Anyway, certains jeux vidéo SONT des films de nos jours…

    • Bon, voilà qui devrait nous apprendre les bases…

      http://en.wikipedia.org/wiki/Video_game_music

    • Comme le souligne re_re, l’interactivité entre l’image et le joueur peut aussi rejaillir avec de possibles changements de la trajectoire sonore en temps réel. Cela a-t-il été beaucoup expérimenté ?

    • tiens, même sur RYM!

      http://rateyourmusic.com/genre/Video+Game+Music/

      ça commence avec The amazing adventures of Pac-man et on apprend aussi que Konji Kondo c’est le John Lennon du 8-bit.

    • ”Comme le souligne re_re, l’interactivité entre l’image et le joueur peut aussi rejaillir avec de possibles changements de la trajectoire sonore en temps réel. Cela a-t-il été beaucoup expérimenté ?”

      Dans les petits jeux simplets, peut-être. Mais aussitôt que l’ambiance doit être imposé (rush d’adrénaline ou mystère/ténèbre) je crois que l’interactivité se limites aux bruitages et non à la musique. Quoique peut-être qu’il est possible de faire des accords avec quelques coups d’épée bien placés. ;-)

    • @ Alain Brunet
      Cela a-t-il été beaucoup expérimenté ?

      Nous en sommes encore qu’à des tests primaires comparé à ce que ça pourrait devenir.
      Certaines approches encore plus avant-gardiste sont déjà en chantier avec des résultats saisissants.

    • L’écoute des extraits force la litote : c’est loin d’être complètement imbuvable, mais quel est l’intérêt, pour un non-gamer, d’écouter ces versions orchestrées alors qu’il existe tellement de compositions diablement plus intéressantes en musique contemporaine et en musique de film proprement dite, outre la curiosité? La pochette est infecte, soit dit en passant. ;-)

    • Je dirais que l’art de la musique interactive réside dans le talent de l’artiste qui invente l’atmosphère mais aussi de celui qui va construire les balises.

    • S’il y a un jeu dernièrement que j’ai adoré la musique c’est Mushroom Men.
      Une grande partie de la trame à été faite par Les Claypool. Ce que j’ai adoré, c’est que certains éléments des niveaux bougent au rythme de la musique.
      Ça peut-être une goutte d’eau qui tombe sur le bon temps, ou une télé dont les images changent suivant le rythme. Je ne me rappelle pas de tout mais j’adorais regarder l’environnement pour voir la musique.

    • Ce que plusieurs ne semblent pas comprendre est que la synchro du visuel et du son, fait déjà partie du passé et que maintenant c’est la transformation en temps réel du son lui-même par les gestes du joueurs qui est fascinante à explorer.

      Comme je l’écrivais, les balises sont une clé importante qui font la différence entre le succès et l’échec d’une proposition.

    • Très intéressant. Vous travaillez dans le domaine re_re ?

    • Le wiki que Jon signale étoffe le point de vue que je défends.

      Les limites techniques (channels, sampling, capacité des machines à générer du son, etc.) défnissaient depuis les années ‘70 la réelle ‘video game music’.

      Ajourd’hui, on enregistre un orchestre en studio, on uploade le MP3 sur le DVD du jeu. C’est un tout autre paradigme. La réelle ‘video game music’ a vécu, c’était un épisode.

    • re_re est le mot franchouillard pour ‘overdub’, non ? D’après moi oui, il doit travailler en son…

    • Et ceux qui ne cessent de comparer cette approche interactive avec la composition de dictature si je veux pincer un peu, ben ils sont dans le champ!

      La photo n’a pas éliminé la peinture, elle l’a fait évoluer de façon significative!

    • @_boulga

      Je ne sais même pas c’est quoi du ”overdub”!

    • « Ce que plusieurs ne semblent pas comprendre est que la synchro du visuel et du son, fait déjà partie du passé »
      .
      J’allais écrire qu’à l’époque du cinéma muet (que je n’ai pas connu), un pianiste dans le cinéma faisait corps avec le film pour faire ressentir les émotions encore plus fortement.

      Sauf que « maintenant c’est la transformation en temps réel du son lui-même par les gestes du joueurs qui est fascinante à explorer. »

      Le héros entre dans une pièce et une nouvelle pièce joue, il baisse le bras et le son baisse, il ouvre la lumière et la musique est plus forte? Comment ça se passerait?

    • Depuis une dizaine d’année, La musique 8 bit est désormais générée par quelques bidouilleurs qui trafiquent leur Game Boy et autre vieux matériel. Elle est aussi intégrée dans la musique électronique plus populaire comme chez Crystal Castles.

    • @atchoum

      Le principe est un système de balises réagissant selon l’ampleur du mouvement ou la position dans l’espace ou la nature du mouvement, couplée à des algorithmes qui génèrent les variations possibles d’un thème élaboré par un vrai artiste avec une imagination débordante!

    • @re_re

      Donc si je comprend bien, l’interprétation d’une même pièce pourrait changer en fonction des agissements du joueur/personnage ?

      Par exemple, la sonate de piano no.14 en C mineur de Beethoven pourrait être la version interprétée par Louis Lortie dans le cas où le personnage est un Elf asmathique qui vient d’ouvrir le mauvais coffre, ou plutôt la version Glenn Gould si un troll fait soudainement irruption dans la pièce ?

    • J’oublie la version Daniela Ruso, lorsque la princesse se fait délivrer.

    • @jon8
      Donc si je comprend bien, l’interprétation d’une même pièce pourrait changer en fonction des agissements du joueur/personnage ?

      Yesssss!

      Et ne comparez pas avec la composition ”classique” car sinon vous êtes dans le champs!

    • Faudrait fouiller, mais il doit y avoir des trucs méconnus assez intéressant dans le lot:

      http://rateyourmusic.com/customchart?page=1&chart_type=top&type=album&year=alltime&genre_include=1&include_child_genres=1&genres=video+game+music&include_child_genres_chk=1&include=both&origin_countries=&limit=none&countries=

      Silent Hill 3 avec du Trip Hop ?
      Grim Fandango avec du Jazz?
      Metal gear solid
      Bastion
      The Elder scrolls

    • @re_re

      plutôt intéressant comme concept. Faudrait voir/entendre/jouer le résultat!

    • @ jon8

      Ah, ok, bon exemple, merci. C’est maintenant plus clair. Une balise qui s’accouple à un algorythme, je visualisais plutôt mal…

    • J’ai déjà vu une variation live dans le même esprit sur un show de LaLaLa.

      Le drum suivait le tempo du rythme cardiaque amplifié comme un métronome et plus la batterie jouait et plus le rythme augmentait donc plus la batterie jouait rapidement… Génial!

    • mais bottomline: la composition, elle, ne change pas, right?
      Ce n’est pas comme les petits jeux où on peut créer des mélodies cul-cul en bougeant des cubes, n’est-ce pas ?

      Je crois qu’il y a des limites assez claires quant au potentiel d’interactivité – sans que ça tombe dans le gadget et l’esbroufe. IMO c’est dans le synch et les détails que la chose se joue

    • Lâchez fesse de bouc et touit machin et allez explorer ailleurs sur le web bordel de merde!

    • @jon8
      ”mais bottomline: la composition, elle, ne change pas, right?”

      Ça dépend du talent de l’artiste qui fait la programmation.
      Mais le but est de ne pas défigurer trop l’original dans un premier temps.

    • « Ça dépend du talent de l’artiste qui fait la programmation.
      Mais le but est de ne pas défigurer trop l’original dans un premier temps. »
      .
      On prend la chanson Une colombe est partie en voyage interprétée par Céline Dion.
      On l’adapte à Angry Bird
      C’est la chanson originale quand les oiseaux sont en mode attente,
      Ça devient du speed metal quand l’oiseau s’envole, de l’industriel quand l’oiseau « crash »
      Bref, on accélère et décélère les rythmes de la même chanson.
      Un peu comme si on entrait dans une salle avec des miroir déformants. Celui qui grossit qui amincit (plus populaire), etc

    • @atchoum

      Très drôôle et très stupide en même temps, votre truc!

    • C’est quoi votre obsession à ne pas vouloir changer de paradigmes pour mieux évaluer cette approche avec justesse et s’obstiner à ne pas en voir la richesse en possibilités?

    • Je ne retrouve malheureusement plus l’article mais un artisan de la musique pour jeu vidéo de Montréal voyait son travail comme une évolution normale de la musique d’accompagnement qui a été composé d’abord pour le ballet, ensuite pour le cinéma et maintenant pour les jeux vidéo.

    • Moi, je ne parle même pas de musique d’accompagnement mais de musique point.

      L’aboutissement ultime est une musique autonome et originale qui est modulée par le les réactions du récepteur. La chaleur du corps peut même être un facteur de modulation.

    • @ re_re
      À dire vrai, je manque pour le moins de paradigmes pour pourvoir en changer. Car ce que vous proposez me dépasse complètement. Mais ça me fascine tout autant

    • Vous avez pas vu la prestation de LaLaLa dont je parlais, ça c’est certain!
      Juste à y penser et j’en ai encore des frissons!

    • Montréal est devenue un plaque tournante et un centre mondial de l’animation 3D.

      Dans quelques temps Ubisoft va sortir LE jeu le plus attendu sur la planète et on parle du français dans la chanson québéquoise et du virage à gauche de l’adisc!!!!

      Moi, je grimpe dans les rideaux et je hurle ma consternation quand je voie cela!

    • @re_re

      Votre définition me rappelle un jeu que j’ai joué; Child of Eden. Pas un grand jeu en soi, mais l’interaction movement/musique/image avec la Kinect était intéressante. Si on va pousser encore plus loin, go for it!

      Et pour votre jeu LE plus attendu, on parle de quoi? Watch Dogs?

    • Emprunter la voie inverse peut être amusant parfois :
      http://www.youtube.com/watch?v=euLdKW_Db1k

    • @dusk
      Et pour votre jeu LE plus attendu, on parle de quoi? Watch Dogs?

      Misère!
      Je vous le dis même pas!

      Et une médaille en chocolat pour votre curiosité!

    • Moi, ce qui me fait le plus réagir, c’est que les moyens sont énormes ici pour aller dans cette direction et on se fait faire la leçon par un ptit Chintok génial de l’autre côté de la boule!

      Ya aussi un allemand qui a poussé l’expérience encore plus loin mais il n’a pas répondu à mon courriel alors qui mange de la m….!

    • Moi, je suis surtout consterné à l’idée que la planète n’a rien de mieux à attendre qu’Assassin’s Creed.

      Question musique, la partie la plus visible (audible) maintenant c’est sûrement les boursouflures orchestrales empruntées au cinéma, mais il y a aussi beaucoup de travail sur la musique ambiante, des musiques minimalistes qui meublent les plus ou moins longs segments d’attente, de dialogue ou d’exploration, et qui sont destinées à renforcer l’atmosphère sans se faire entendre. Il n’y a là rien de particulier aux jeux vidéo (quoiqu’il y en a rarement au cinéma), mais ça mérite d’être souligné. Et la musique inspirée par le 8/16 bits est encore très présente dans les jeux indépendants, même s’il elle n’est plus produite par les mêmes moyens limités.

    • Moi ce qui m’intéresse vraiment, c’est de savoir si, dans un test à l’aveugle, on pourrait différencier du 8 bit d’un 16 bit. Jon8, tu t’y colles?

    • Le best… à la fin des années ‘70… Merlin et le jeu music machine…

      Je l’avais pas perso mais bien plusieurs du voisinage si…

      http://www.youtube.com/watch?v=uHCcFynCWrc&feature=related

    • Sans oublier les bit à 5.

    • ”Moi ce qui m’intéresse vraiment, c’est de savoir si, dans un test à l’aveugle, on pourrait différencier du 8 bit d’un 16 bit. Jon8, tu t’y colles?”

      Bonne question. Faudra voir si le playback est fait à partir d’un tapedeck vintage Boulga-approved ou d’une télé RCA millésimé 1984 avec le remote à fil.

    • Dites les 5 bits à tibitt.

    • @cinematographe

      C’est volontairement que je n’ai pas nommé ”Assassin’s Creed” car j’y faisait allusion juste pour démontrer la puissance potentielle des ressources disponible à Montréal. Et puisque vous en parlé, ce n’était pas dans mes références pour la musique interactive même si la mécanique du moteur de ce jeu est une révolution qui pourra éventuellement trouver d’autres applications.

      Comme il semble y avoir des amateurs de bites insistants sur leur art, je le considère comme un truc de snobs superficiels et de mauvais gout juste bon à faire saigner mes oreilles!

    • Allez!
      Je vous laisse avec le très très hot Bi Bi King!

    • Et vos insupportables Roling Stones.

    • Excellente idée je trouve! Pour ceux que ça intéresse je compose moi-même de la musique largement inspirée des jeux vidéos. Previews sur www.myspace.com/marcpfortin/

    • Quelques musiques récentes, éloignées de celles, plus classiques, de la Pieta :

      Le très lynchéen Lone Survivor:
      https://www.youtube.com/watch?v=VjMZ2XJ52ZE

      Binding of Isaac:
      https://www.youtube.com/watch?v=H5mnDcZu0I0

      Sword & Sorcery LP, qui, comme son nom l’indique, est très centré sur la musique. On ne l’entend pas ici, mais le joueur peut interagir avec cette pièce, en appuyant librement sur divers objets à l’écran produisant des notes qui se surajoutent à cette mélodie: https://www.youtube.com/watch?v=IPvDiu_qYBQ&feature=related

      VVVV, inspiré par le 8 bits (même si beaucoup moins limité):
      https://www.youtube.com/watch?v=L0gOUmQ39uk&feature=relmfu

      L’incontournable Bastion: https://www.youtube.com/watch?v=t8cELTdtw6U ou https://www.youtube.com/watch?v=3mDWzu5yxLg&feature=relmfu

      Et ces jours-ci, le buzz, c’est autour de ce soundtrack, mais je pense que ce n’est pas de la musique originale:
      https://www.youtube.com/watch?v=yJUu3cSa54w&feature=relmfu

      Bref, il y a pas mal de variété

    • « Dans quelques temps Ubisoft va sortir LE jeu le plus attendu sur la planète et on parle du français dans la chanson québéquoise et du virage à gauche de l’adisc!!!! »

      C’est sûr que le désir du repli ludique sur soi-même à l’échelle planétaire constitue un objet d’étude sociologique plus intéressant que la place du français dans la chanson québécoise.

    • À chacun ses priorités culturelles. Cependant, je ne vois vraiment pas le rapport entre le succès international d’un produit de l’environnement numérique créé à MTL et un gala local, moins conservateur que prévu… Magnifier l’un et mépriser l’autre tient-il du think big stie ?

    • Think big certain, on cherchera longtemps une quelconque sensibilité québécoise dans un produit aussi formaté qu’Assassin’s Creed, ça pourrait être produit indifféremment un peu partout sur la planète, ça n’a aucune identité nationale.

    • Bravo à Ubisoft, mais ne je vois pas en quoi cette réussite annoncée pourrait avoir préséance, culturellement, sur ce qui se passe ici en matière de chanson. Tout comme je ne crois pas que ce soit une avancée majeure pour le Québec ou pour l’humanité. Parlant de Think Big Stie, Alain, allez-vous nous écrire un billet sur le nouvel album de Céline. ;-) L’illustration de la pochette est fort jolie, c’est toujours ça de gagné.

    • @hardy

      Pour Céline, j’ai donné. Ma carrière de célinologue attitré de La Presse s’est terminée à la veille de l’an 2000. Franchement, je n’ai plus rien à rajouter dans ce dossier.

      Quant à l’expression dont vous faites mention, elle a effectivement plus de profondeur dans cette île…

    • Oui, je vous taquine, je sais fort bien que vous vous êtes dé-georges-hébert-germainisé depuis un bon moment déjà. Le nouvel album d’Alexis HK, par contre, me semble bien plaisant.

    • À l’époque, je faisais vraiment tout, de Zorn à Céline – ce que Georges-Hébert, scribe d’un tout autre type que le mien, n’a pas vraiment fait en musique, sauf à ses débuts – enfin… bon ménage entre les Stones et Offenbach, mettons. L’ethnologie journalistique a ses limites (entre 40 et 60 lignes) et… on s’adresse essentiellement aux fans de la grosse variété lorsqu’on parle de tels artistes, je préfère désormais éviter. Oui, je m’occupe incessamment d’Alexis, qui marche très fort en France actuellement.

    • Alt-J, Mercury Prize.

    • Eh ben, on a eu le pif ! Merci à crimsonviking de nous avoir mis la puce à l’oreille – qui s’est finalement logée dans le nez.

    • Parlant d’époque pré-Céline, j’ai revu hier chez un ami Jaco Pastorius Live a Montréal en ‘82. Quel show ! Quel band ! Bebopper sur un steel drum, ça dépasse l’entendement. Je cherchais Alain Caron dans les plans de salle (c’était où, la PdA?) mais pour moi il a dû y aller déguisé.

      Notre blogueur en chef y était sans doute aussi, quoique peut-être plus chevelu.

    • @hardy

      La pochette de ce disque est en effet criminellement hideuse. J’ai du mal à croire que quelqu’un a été payé pour faire ça.

    • Terry Callier, RIP.

    • Me semble que c’était au St-Denis.

      J’avais une copie cassette de ce show (source Beta, enregistré à RadioQuébec). J’écoutais ça avec mon walkman en prenant l’autobus jaune au secondaire. Effectivement marquant, ce fut ma porte d’entrée au jazz.

    • @cinematographe

      Lone Survivor m’a mis autant en sacrement qu’un film de David Lynch, si c’est ça être lynchien. :-)
      Effectivement, l’ambiance était très bien établie. Même chose pour Binding of Isaac.

      Pour Bastion, ce que je trouve surtout remarquable, c’est la manière qu’ils ont justifié scénaristiquement un morceau bluegrass/americana plutôt moyen, “Build That Wall”, pour en faire un événement émotionnellement renversant pour les joueurs.

      Pour Hotline Miami, faudrait que j’y donne un essai, ces jours-ci.

    • J’étais à ce concert en 1982: déception en ce qui me concerne. Vraiment pas le meilleur de Jaco. Trop gelé, décousu. J’imagine que les monteurs ont travaillé fort pour la vidéo… que je n’ai jamais osé regarder tellement ça avait été en-deçà des attentes. Désolé de faire le rabat-joie… Bizarre qu’on n’ait que très peu entendu parler d’Othello Molineaux par la suite.

    • @Alainbrunet
      Magnifier l’un et mépriser l’autre tient-il du think big stie ?

      Qu’on le veuille ou pas, cette industrie (la 3D) fait maintenant partie de notre identité. Et en passant, c’est les ”think big US” qui viennent nous demander conseil!

      J’admets volontiers que ce qui semble une évidence pour moi en ce qui concerne la musique interactive ne soit pas partagée par une majorité. C’est mon choix et je l’assume. Mais qu’avec une infrastructure aussi grosse, que la présence des musiciens d’ici ne soit pas en proportion, me laisse songeur.

      Surtout qu’au niveau de la forme, peu ont réussi à capter mon attention. Et moi qui ne demande qu’à m’émerveiller devant la création des autres, j’en ai rarement l’occasion. Alors faire des allégories politiques sur un gala, n’a rien pour stimuler mon goût pour l’imaginaire des autres. Au contraire, ça l’écrase!

    • Ce que je sais c’est que les musiciens du Mile-End n’aiment pas trop les “hobbits” de Ubisoft. Ceci expliquant peut-être cela.

    • Pour l’énième fois, re_re, l’allégorie du virage à gauche (provisoire ? aucunement planifié ? fort possible) était plus qu’évidente dans le contexte du Québec de 2012. Il faut néanmoins éviter la surinterprétation et… honnêtement, je ne vois pas ce que ça vient faire dans un blogue sur la musique des jeux vidéos. Quant au potentiel interactif de la musique, j’y crois aussi et je partage votre intérêt. Merci de nous transmettre votre expertise et votre enthousiasme à ce titre.

    • @unholy_ghost
      Ce que je sais c’est que les musiciens du Mile-End n’aiment pas trop les “hobbits” de Ubisoft. Ceci expliquant peut-être cela.

      Si on ne regarde que la locomitive et on ne connait que la locomotive, c’est peut-être qu’il serait bon de dire qu’elle tire un long train constitué d’une multitude de ”container” qui ne transportent pas juste des ”hobbits!”

    • Ce que je voulais dire, c’est que dans le milieu indie du Mile-End, quand sortaient à midi pour le dîner les programmateurs de Ubisoft, on les qualifiait de “hobbits” et ce n’était pas un compliment. En tous les cas, ça traduisait une méfiance, sinon un mépris. Ces deux fleurons de Montréal se retrouvait sur la rue St-Viateur ne se mélangeaient pas tellement. P-e cela a-t-il changé, je ne puis dire.

    • Et si les hoobits de UBI regardaient les indis comme des babouins ringards et grincheux, ce n’est rien pour arranger les choses!

    • Les hobbits d’Ubisoft ont l’avantage d’être bien nourris, alors que les indies de Van Horne – Avenue du Parc sont généralement d’apparence famélique.

      « J’avais une copie cassette de ce show (source Beta, enregistré à RadioQuébec). »

      J’avais enregistré quelques-uns de ces concerts à partir du tuner de la chaîne Akaï familiale, puisque c’était diffusé à CKOI en simultané :Jean-Luc Ponty et Carla – ou était-ce Paul – Bley (il me semble), entre autres. Ç’a été ma porte de sortie du jazz. Je déconne, je m’étais même pris un billet pour un concert d’Oscar Peterson et Jean-Luc Ponty au Forum, au FIJM 1984. Je n’avais pu y aller, toutefois, pour des raisons personnelles.

    • Décousu ?!

      Hé ben ! Vous devez souffrir atrocement à un show de rock, surtout de nos jours !

      Le set list était peut-être un peu brouillon et les impros en soliloque éparses, mais les passages à l’unisson étaient ultra-tight, à la limite du clinique.

      Non franchement, c’est à revoir… Ne fut-ce que pour le montage. C’est un classique, ce DVD-là.

      @boogie

      Écouter ça sur walkman en autobus scolaire ça part bien une vie de mélomane… Moi j’avais un mixtape un peu bizarre sur mon walkman Akaï fait en crossfade à deux tables par le DJ local, avec Desire de Ronnie Griffith et Shine On par VIII… Entre les deux, y’avait Lazy de Deep Purple, que j’adorais.

      Je suis venu au Jazz par Miles, tout bêtement.

    • Miles est probablement le plus grand dépuceleur d’oreilles qui sont venues au jazz…

    • C’est un peu loin dans mes souvenirs mais il me semble que Jaco était encore capable de jouer bien drette à cette époque. Pas vraiment décousu et quel tone de bass en plus! C’est par la suite, en 1983 et 84 que ça commencé à dérailler solide.

      Et puis si ce n’est que pour Peter Erskine, avec sa king moustache et son chandail ligné, ainsi que pour le prises de vue de ce public louche d’hommes barbus à lunettes semi-fumées, ce show est vraiment un classique du genre. Savait pas qu’il y avait un dvd.

    • Dommage d’insister, mais ce fut un des shows les plus décevants de cette époque montréalaise – côté jazz. Pastorius (que j’avais vu quelques fois auparavant avec Weather Report, qui m’avait mis autant de fois sur le cul et dont j’admire les albums solos) était gelé raide, tournait en rond, assurait très mal la direction de ses musiciens qui le regardaient souvent hébétés en attendant les consignes qui tardaient à venir. La seule affaire vraiment réjouissante fut la performance du steel drum. Pour de tels musiciens, exécuter parfaitement les passages à l’unisson n’a rien de prodigieux… Maudit bon montage, force est de déduire. Et vive le mythe.

    • Sincèrement étonné par l’enthousiasme que suscite chez des mélomanes avertis de notre communauté ce qui pour moi est un mauvais souvenir, j’ai fouillé davantage dans ma mémoire. À la décharge de _boulga et boogie (qui ont probablement vu juste dans ce à quoi ils ont été exposés), il est vrai que le fabuleux Jaco était encore capable de jouer droit (malgré la coke, le smack et l’alcool), de faire ses fameuses passes à la fretless et de faire valoir son fameux tone tout en réunissant des musiciens top du jazz fusion de son temps. J’imagine qu’on a pu retenir assez de séquences probantes de ce concert pour faire un produit vidéo succinct et convaincant. Je suppose aussi qu’un premier vidéo de Pastorius, de surcroît à Montréal, peut épater quiconque sait qu’il fut le plus grand innovateur de la basse électrique à l’époque (et plus encore). Enfin, j’imagine que les maniaques de mon type (nous étions une petite bande de fans finis) ayant goûté au meilleur de Jaco (depuis l’album Black Market de WR) avaient sérieusement déchanté ce soir-là, ce qui n’était pas le cas de la majorité présente. Pour nous, ç’avait été le début de la fin de Jaco. Cela dit, il me faut concéder qu’il était encore en mesure d’éblouir.

    • Le show est sur youtube, je me suis tappé quelques extraits en f. de semaine. Bon c’est vrai qu’il est un peu pas mal perdu par bout, qu’il met à bout ses passes célèbres sans grand cohérence et qu’il tourne en rond. Mais je caméraman peut le suivre et ça dure 55 minutes.
      Je pense que j’ai connu Jaco d’abord par ce spectacle, avant même Weather Report. C’est tout dire.
      Et finalement, je crois que je ne savais même pas ce que c’était être gelé à cette époque…

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