Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Lundi 29 octobre 2012 | Mise en ligne à 11h06 | Commenter Commentaires (216)

    Sur le Gala de l’ADISQ et son virage à gauche

    ADISQ louis-jose-houde

    Après de nombreuses années d’ennui relatif (parfois même absolu) à l’extrême-centre, au centre-droite ou à droite, après six années à ne relever que la performance remarquable son animateur Louis-José Houde, le Gala dominical de l’ADISQ a réussi à investir le centre-gauche et ainsi mettre de l’avant la qualité devant et le divertissement léger derrière.

    Contre toute attente ? Pas tout à fait… quelques astres étaient déjà alignés.

    Que Coeur de Pirate soit nommée interprète de l’année et reine de notre pop culture en 2012 n’est-il pas un signe probant du virage négocié par l’Académie ? Non. Par le public ! Enfin, par un public jeune et branché qui s’est soudain mis à voter au détriment de ceux qui élisent d’ordinaire les Maxime Landry et autres Kaïn – quoique Marie Mai et sa version de Robyn… Nul ne peut prévoir si la tendance se maintiendra, mais il y a fort à parier que l’année vécue à gauche par une portion congrue de la jeunesse québécoise a contribué à relancer le désir d’une vraie substance chansonnière côté rimes et des musiques populaires moins décalées des courants de pointe à l’échelle occidentale.

    Du côté des professionnels avec droit de vote, cette volonté de contenu était aussi tangible, en témoigne la domination de Coeur de Pirate et Lisa LeBlanc mais aussi de Richard Desjardins, Avec pas d’Casque, Fred Pellerin ou même Susie Arioli qui a chanté l’irrésistible Renée Martel. Que Mes Aïeux et Vincent Vallières, récipiendaires de Félix (respectivement groupe et interprète de l’année), passent pour les centristes de la soirée, illustre aussi le virage d’hier soir.

    Voilà qui désamorce un tant soit peu cette forte impression de pic-pic à l’Autre Gala de lundi dernier.
    On a même réussi à nous faire oublier que le son anglo-québécois est encore occulté à l’ADISQ (seule Susie Arioli invitée dans un numéro de production), que le son allo-québécois (diversifié et foisonnant) est encore incompris par les professionnels de l’industrie keb de la musique, que moult catégories mises de l’avant par l’association de producteurs sont de curieux fourre-tout (adulte contemporain, folk, etc.) pour plusieurs nommés qui n’ont rien à voir avec le style qu’on leur colle… mais qui pourront être mis en valeur malgré tout.

    Inutile d’ajouter que les perdants de dimanche sont les FM commerciales, télés généralistes et autres Star Académie. Assurément, on ne versera pas de larmes. Les radios poubelles déverseront-elles des barils de fiel sur les cliques du Plateau et de Saint-Élie-de-Caxton ?

    Quoi qu’il en soit, il y a quand même lieu de se réjouir pour une rare fois depuis des lustres.


    • Il reste que le gala de l’ADISQ encourage toujours une culture musicale d’un ennuie et d’un quétainisme des plus mortel. Moi un homme dans la mi-trentaine, fervant de musique rock, alternatif, punk et métal, je ne verrai jamais d’intérêts dans ce gala. Y avait plus d’action à occupation double, c’est tout dire.

    • @le_pore Tout à fait d’accord.

    • Gauche, droite, gauche, droite…

      Ça vient faire quoi dans la musique, ces orientation politiques?
      Moi, j’aime la musique pour ce quelle est, soit de la musique, point!

      C’est peut-être pour cette raison que je ne me sens pas du tout concerné ou représenté dans ce genre de party. Le Mozart-conteur Fred, je vais le voir ailleurs, de toutes façon.

    • ”Gauche, droite, gauche, droite…

      Ça vient faire quoi dans la musique, ces orientation politiques?”

      Je m’en allait écrire exactement la même chose!!

      Quid?

    • et puis c’est quoi ça un *Gala* de droite ou d’extrême-centre ?

    • Moi non plus, je ne saisis pas votre premier paragraphe.
      Est-ce qu’il faut comprendre que les gens de droite aiment le divertissement léger et ceux de gauche, la qualité?!

    • Ce qui m’a surpris dans les choix, ce sont ceux que l’on qualifiait de marginaux, voilà quelques mois… Il faut dire que mainteant les radios généralistes ont de la concurrence avec les médias sociaux tels les nombreux sites d’écoutes (Bancamp) et le bouche à oreille qui se fait plus rapidement (FB)… Pour ma part, la plupart des choix sont mérités, bien qu’une Ingrid St-Pierre, une Salomé Leclerc, un Patrice Michaud et une Catherine Major y ont une bonne place!

    • @jon8

      La gauche est ici une figure de style, quoique ça a joué indirectement cette année selon moi. Que Desjardins, Avec Pas d’casque, Lisa LeBlanc l’emportent a quelque chose qui vient du champ gauche. Moins conservateur, moins diffusé par les médias généralistes, etc.

    • La droite, en musique, c’est la musique conservatrice. Bref, la pop qui passe à la radio. La gauche, c’est faire différent (genre la musique indie). Et ça ne dit rien de la qualité.

    • Droite musicale = conservatisme musical, c’est-à-dire matantisme et pépèrisme : Maxime Landry
      Centre droite = Kaïn
      Centre = Isabelle Boulay
      Centre gauche = Cœur de pirate
      Gauche = Avec pas d’casque

    • Au XVIIe siècle, Maxime Landry aurait peut-être été à gauche…

      C’est la première fois que je me rendais plus loin que l’introduction de Louis-José Houde à ce gala. Je n’ai pas regretté, même si les chansons de l’année étaient assez à droite !

    • ”Et ça ne dit rien de la qualité.”

      Ah non ? Eh bien!
      …pourtant, dans le sous-texte…

    • Faudra bien qu’un jour on me (ré) explique clairement ce que sont la Droite, la Gauche, le Centre et les variantes.

      D’ici là, mon opinion se cimente sur l’idée que ces termes sont sur la voie de rejoindre le panthéon du galvaudage, aux côté de Démocratie et d’une trollé de mots en ”isme”.

      ‘peut bin avoir des problèmes de communication sur ce caillou.

    • @hardy_canyon

      Et ambidextre?

      Cette manie de toujours tout classer dans des tiroirs, c’est juste le contraire de la vrai création!
      De toutes façon, une création sera récupérée d’un coté ou de l’autre alors pas besoin d’en rajouter une couche dans l’oeuvre, selon moi. C’est comme un pléonasme !

    • Tout classer dans les tiroirs relève d’une crispation, d’une manie, effectivement. Refuser carrément de situer le contexte d’où provient et dans lequel fleurit une création relève-t-il d’une autre crispation ? D’une autre manie ? N’y voir aucune connotation revient-il à se fermer les yeux pour d’autres motifs… idéologiques ?

    • Idéologie peut-être!

      @alainbrunet
      Le refus plus ou moins volontaire d’alimenter un discours politique!
      Un amour inconditionnel d’une création qui tire sa source dans l’universalité.
      Un refus du vacarme abrutissant de la propagande!

      Pour ne donner que ces exemples.

    • Je ne classe rien dans des tiroirs, je tente de compléter la formule d’Alain en plaçant des artistes sur échelle de conservatisme musical. J’aurais pu utiliser une échelle de 1 à 5. Je ne vois pas en quoi ce serait contraire à la création.

    • @ jon8

      Ça dépend de quel cadre d’analyse tu parles? Philo? Pol? Muz? Etc.

      En philo, la droite, c’est quand tu penses que tu es libre. La gauche, c’est quand tu sais que tu l’es pas.

    • La droite, c’est le prêt-à-gober, le tout cuit que l’on refile pour tirer le maximum de bénéfices (ex: La Machine Quebecor derrière le phénomène Star Ac); la gauche, une tentation de sortir des idées reçues (ex: Richard Desjardins qui ne joue presque pas dans les radios dites commerciales). Entre les deux, des variantes… Et au Québec, ça commence à lever, les variantes!
      Daniel Lejeune
      Montréal

    • Gala de gauche, vraiment?

      Artistes de gauche?

      Certains plus engagés (je pense à Desjardins ou Pellerin), peut-être.

      N’ai-je pas entendu un artiste des Douze, chantant la poésie de Miron, demander une subvention pour aller en France?

      Artistes engagés donc, mais avec Musicaction dans la poche.

      On peut avoir une belle poésie, un souffle de renouveau, un ride par ici et être tout à fait en accord avec le succès et souhaiter jouer à la radio… de droite.

    • Je suis rassuré de ne pas avoir été le premier à taper sur ce clou.

      Notre blogueur-en-chef a effectivement la propension de coller au monde qui l’entoure ses convictions siennes (nous avons probablement tous ce défaut). Il est de gauche (on le présume à ses écrits) et ‘progressiste’, donc ce qui est ‘progressiste’ est forcément ‘de gauche’. Sophisme.

      Or, l’analyse froid des faits est plutôt que la gauche au Québec est pour la ‘préservation des acquis’, l’immobilisme, et la protection de l’héritage culturel. En somme, de la p’tite droite bien réac. Fred Pellerin serait considéré comme un poujadiste dans n’importe quel pays normal.

      En plus, toute cette faune est pour l’étatisation de la chose culturelle (alors que Constellation et cie, sont pour la libre entreprise sans subs), alors là, on se mêle encore plus… Parce que au fond, Godspeed s’entend bien plus économiquement avec George Bush que François Hollande !

    • Je doit dire n’avoir jamais entendu de la musique de droite… de la musique commerciale oui mais jamais de la musique engagé pour la droite. Des textes parlant de réduire la taille du gouvernement ca sonne étrange. Peut-être une chanson vantant les mérites de l’homme ayant tout accompli par ses propres moyens, partant de la misère pour atteindre le sommet sans aide extérieure. J’imagine que la musique militaire serait a droite, puisque clamant l’ordre et la discipline.

      Mais probablement que la musique indépendante de la nouvelle génération a finalement réussi a faire surface au Québec… Il était temps. Dommage que l’on ait sauté une génération musicale.

    • *une échelle

      Au risque de me répéter, il n’a jamais été question, ici, de lier la musique de qui que ce soit à un courant politique. Politiquement, Maxime Landry n’est sans doute pas plus réactionnaire qu’Avec pas d’casque; si ça se trouve, il l’est moins, qu’en sais-je. Est-ce que sa musique est plus conformiste que celle d’Avec pas d’casque, toutefois?

    • re_re, voyez-vous systématiquement de la propagande lorsqu’on suggère ces figures de style ? Hum… on est pourtant loin, très loin des croyances idéologiques et des dogmes go-gauchistes. Dans le cas qui nous occupe, on parle vaguement de tendance… sans vouloir donner l’urticaire à quiconque. Visiblement, les allergies ne peuvent être prévenues…

    • «Parce que au fond, Godspeed s’entend bien plus économiquement avec George Bush que François Hollande !»

      Ça va faire ma journée !

    • Et ça, « Fred Pellerin serait considéré comme un poujadiste dans n’importe quel pays normal. », ça va faire la mienne!

    • @ _boulga

      Y a un beau logo de la SODEC sur le dernier godspeed, si je ne m’abuse.

    • Bien vu blackened.

    • Drôles d’insinuations sur la possible dérive sémantique, force est d’observer. Je dois donc me répéter: il n’y a pas de lien direct avec la gauche politique ou économique et le virage «à gauche» de l’ADISQ. Une formule consacrée, sans plus. Le lien indirect est le suivant: il y a selon moi un lien à établir entre la conjoncture actuelle (ou récente) et ce qui se produit culturellement par chez nous, ce lien n’en est pas un de cause à effet pour autant. Où est donc le problème ? Soyons encore plus clairs: ça n’a pas grand-chose à voir non plus avec la préservation soi disant passéiste des acquis pour les uns et la liquidation soi disant futuriste des acquis pour les autres.

    • ”Parce que au fond, Godspeed s’entend bien plus économiquement avec George Bush que François Hollande ”

      Proudhon et Friedman, c’est du pareil au même. Tout le monde sait ça. Et Éric Duhaime était un membre en règle de la bande à Bonnot, right?

    • @pezz
      Je sais pas. Et c’est ça le problème; je sais pas parce que les gens font fi des nuances. Therefore, y a pas de contexte, y a pas de point de référence, c’est juste un gros fourre-tout qui devient une grossière caricature épaisse comme un pneu de dix-roues. Pis là, vient le catalogage et les préjugés.

      Cette dichotomie de société commence à m’énârver.

    • @alainbrunet

      Je suis sensible, moi!
      À cause de vous, j’ai attrapé cet urticaire!

      Y faut pas trop que je me gratte car ça provoque les bobos!

    • Bien reçu !

    • Cela dit, l’apport de Patrick Norman, lors de l’hommage à Renée Martel, avait de la classe.

      Le Gala de l’ADISQ est un show de télé, à une heure de grande écoute, et c’est pour tout le monde.

      On a vu Séguin, Flynn, Lavoie, Jalbert… puis Salomé Leclerc etc. dans cet optique de variété, le Gala était réussi.

      Voyons maintenant qui, dans les « jeunes » recrues, vont passer l’épreuve du temps.

    • Non mais, sérieux. C’est quoi le portrait-robot d’un individu de Gauche ou de Droite ?

      On va commencer par le ”dretteux”, ça va être le fun de lui taper sur le coco.

      Il est religieux, un peu pratiquant surtout dans les apparences.
      Il a un PC avec Windows XP, déteste Apple ou s’en contrecâlisse.
      Il est pour la peine de mort, surtout pour des raisons économique.
      Sa peau rougit au soleil.
      Son char fait rarement moins de 12 litres au 100km, surtout parce qu’il roule vite.
      Il ne considère pas l’anglais comme une langue étrangère.
      Il magasine au Dix30 plus de trois fois par année.
      Il n’est pas raciste parce qu’il connait un noir qui est bin fin, lui.
      Il a déjà acheté un chalet pour le revendre à profit.
      Il porte parfois des bas brun.
      Il est né à St-Eustache et parfois à Cornwall.
      Il n’haït pas les USA autant qu’il faudrait.
      Son chien pèse plus que 10kg.
      Sa femme s’est déjà abonné dans un salon de bronzage.
      Il apporte du Vivolo di sasso quand il va bouffer sur Duluth.
      Depuis 6 mois, il est incapable de cuisiner avec des casseroles.

    • @alainbrunet

      Je suis sensible, moi!
      À cause de vous, j’ai développé cet urticaire!

      Y faut pas que je me gratte trop car ça provoque des bobos!

    • Donc, Alain, il vous faudra choisir une figure de style plus fédératrice ;-), la prochaine fois :

      Adisq : De l’obscurité au grand jour
      Adisq : Du spa nordique au hammam
      Adisq : De Frito-Lay à Miss Vickie’s

    • On peut comprendre, jon8, que les libertariens raffinés et cultivés, qui font leur chemin seuls sans l’appui de l’État, voient dans ces clichés sur la gauche et la droite une forme de simplisme. Oui oui, on peut être athée, pro-gay, pro-choix, amateur de littérature et de grande musique, assis sur de solides bases philosophiques et économiquement de droite. Cela étant rappelé (pour l’énième fois), je ne vois aucun problème dans l’usage de l’expression «virage à gauche».

    • Ouin, depuis qu’il y a plus de Dulac, y a plus vraiment de chips d’extrême droite.

    • Les réactions actuelles me rappellent celles qui avaient suivi le show de Maiden sur les plaines quand AB avait parlé de catégorie de travailleurs dans la foule.

    • @hardy

      De la poutine Ashton au Laurie Raphaël (version Québec-ville)
      De La Belle Province à chez Toqué (version MTL)

    • Correction : De la poutine de la Belle province à celle du Pied de cochon (au foie gras!).

    • ”Adisq : De Frito-Lay à Miss Vickie’s”

      haha, j’aime!

      Faque c’est passé de convenu et sans profondeur à gras et salé ?

    • http://fr.wikipedia.org/wiki/Libertarianisme

      bin voyons donc..
      *rolleyes*

    • Cette discussion me donne pas pentoute le goût de me taper le dernier de Marie-Mai mais ça me pousse à relire Ubik de Philip K. Dick, par contre. J’vais sûrement mettre Billie Holiday en background et me boire une cochonnerie de Latte à 4 piasses.

    • Coeur de pirate c à gauche? Travaillent pas fort les blogueurs aujourd’hui? Le vent se lève. Mon chignon, Belle de jour, est presque parti au vent.

    • Oh boy ch’suis drôle aujourd’hui. Ghost, viens vite me ramener sur terre s.v.p.

    • alainbrunet
      pro-avortement
      ———————-

      Je vous suggère bien humblement le terme “pro-choix”. Je ne connais personne qui soit vraiment pro-avortement.

    • Je viens de découvrir que les Miss Vickies sont faites par Frito-Lay. L’un de mes derniers idéaux romantiques vient de sauter (j’ai failli écrire « vient de crisser le camp », mais je me suis souvenu que la fille de boogie lit les commentaires sur ce blogue (elle dit à son père qu’elle ne sait pas lire, mais moi je ne suis pas dupe)).

    • Moi, dans certains cas, je suis pro-avortement. Le problème, c’est qu’une fois qu’on se rend compte que l’avortement eut été souhaitable, il est généralement trop tard.

    • ”Je ne connais personne qui soit vraiment pro-avortement.”

      Y a sûrement une couple de nihilistes exaltés..

    • @hardy, les Miss Vickies c’est la chose la plus surestimée de l’allée 14 du IGA. Probablement un truc créé par des extrêmes-centristes. Je vous recommande fortement les Pretzel Gold machin, mais pas les droits, pour des raisons évidentes.

    • Ghost va chez le dentiste le dimanche soir?

    • « Le problème, c’est qu’une fois qu’on se rend compte que l’avortement eut été souhaitable, il est généralement trop tard. »

      Et comme prôner un avortement rétroactif équivaudrait à appuyer la peine de mort, on se retrouverait en pleine droite, avec GYBE et Fred Pellerin.

      jon : j’ai quelque peu délaissé les Vickies au profit des Cape Cod. Quant aux bretzels, je m’en méfie depuis que G. W. Bush en avait avalé un de travers, bien que je sois plutôt de gauche : une fois bien logées dans la trachée, ces petites friandises ne distinguent ni la gauche, ni la droite.

    • Évidemment, les extrême-gauchistes martèleront que rien ne vaut les galettes de riz nature, mais je me permet toujours une petite dérive à droite avec de la poudre cheddar à teneur capitaliste. Le truc c’est de garnir de baba ganoush bio. Fred Pellerin approuverait j’en suis sûr.

    • Et les Yum Yum, vous les classez où? C’est underground en maudit, les Yum Yum. Essayez d’en trouver!

    • Quant à moi, je crois que la musique contemporaine provient autant de la gauche que de la droite, puisque tous les systèmes de son sont stéréo de nos jours, non? :-)

    • Yum Yum, c’est foutuement colonialiste si on en juge par l’espèce de caricature d’indien qui tient lieu de logo.

    • ”Le truc c’est de garnir de baba ganoush bio. Fred Pellerin approuverait j’en suis sûr.”

      Je croyais pourtant que nous avions statué qu’il est un poujadiste, donc réac et conservateur.

    • Les chips lancent de la gauche depuis qu’elles ont été exclues du populiste Take Me Out To The Ball Game, écrite il y a plus de 100 ans par Jack Norworth, au détriment des arachides et des Cracker Jack, qui elles sont devenues les collations des frappeurs droitiers.

    • Un poujadiste Queb, ça mange une galette de sarrasin maison avec un peu de beurre de peanut Skippy.

    • ”Oui oui, on peut être athée, pro-gay, pro-choix, amateur de littérature et de grande musique, assis sur de solides bases philosophiques et économiquement de droite. Cela étant rappelé (pour l’énième fois), je ne vois aucun problème dans l’usage de l’expression «virage à gauche».”

      L’homme tend naturellement vers la simplicité et les clichés réconfortent encore plus qu’un bol de chips BBQ. Si l’intelligentsia ne s’occupe plus des nuances, elle sert à quoi ?
      ;-P

    • Puisque nous sommes dans les questions existentielles ce lundi, quelqu’un pourrait enfin me dire si la Salsa mi-piquante est de Droite ou de Gauche ? C’est une question-piège, attention.

    • Wow, y s’en passe des choses icitt.

      Je remarque que ce sont toujours les gens de droite qui trouvent que la différence entre la droite et la gauche n’existe plus, soit parce qu’ils pensent que la gauche n’est plus une option envisageable et que donc tout le monde est de droite, soit parce qu’ils considèrent qu’ils sont la vraie gauche et que les gens de gauche sont de droite. C’est un discours subtil, que certains reprennent ici telle quelle, né dans les think tanks. Ils ont appelé ça la révolution du bon sens, la révolution reaganienne ou thatchérienne.

      En relation publique, on appelle ça de la triangulation: pour battre un adversaire, dis la même chose que lui.

    • Je me demande combien de messages portant sur les chips ont peut faire ici avant de se faire mettre à la porte du blogue? J’ai pas envie de tester les limites, donc voici ces belles paroles, qui accompagneront à merveille le pop corn au caramel:

      ♫ ♩ ♬ ♩ ♬
      Et au sud de mes peines j’ai volé loin de toi
      Pour couvrir mon coeur d’une cire plus noir
      Que tous les regards lancés à mon égard
      J’ai tenté de voler loin de toi
      J’ai tenté de voler loin de toi
      ♫ ♩ ♬

    • Ghost, tu es horriblement en retard. Fais pu ça.

    • Cela dit, il y a plusieurs droites comme il y a plusieurs gauche comme il y a plusieurs droites. Il y a la gauche social et ouvrière qui est souvent conservatrice et contre les libertés individuelles et il y a la gauche artistique (qui est pour la légalisation du pot, de la prostitution, etc.) issue des avant-gardes. C’est le schisme entre le surréalisme et le Parti communiste.

      Il y a la droite morale et conservatrice, de nature religieuse; il y a la droite économique ou libertarienne (il y a aussi une droite anarchiste ou artisto).

      En fait, il faudrait faire un carré plutôt qu’une ligne: il y a des cathos de gauche, etc.

    • aristo*

    • « Le lien indirect est le suivant: il y a selon moi un lien à établir entre la conjoncture actuelle (ou récente) et ce qui se produit culturellement par chez nous, ce lien n’en est pas un de cause à effet pour autant. »

      Donc en conclure (ou ne pas en, je suis mêlé) que le printemps érable, le PQ et Québec Solidaire ont fait viré le gala à gauche?

      Éclairez-moi queq’un!

    • La droite va se dire progressiste, alors qu’il s’agit clairement de réaction.

    • Un gala comme celui de l’Adisq demeure un huis-clos entre certaines gences du milieu (ceusses qui ont payé la cotisation et leur suite) et où le public peut ou non se sentir invité, via le vote populaire dans une liste pré-populée. On joue la game ou on passe son tour. Il faut juste être honnête en disant qu’il ne s’agit pas de La Fête de la musique au Québec, mais d’une fête parmi tant d’autres (dont certaines qui n’existent pas).

      Et ce n’est pas limité à la musique. Je dévore les livres et pourtant, à chaque année au Salon du livre, je ne vote pas car au mieux, j’ai lu un livre dans la liste proposée.

    • La musique populaire dans son sens le plus large comprend:la chansonnette(le ou la pop),la chanson(ou musique)a texte,et la musique de danse(organique,j’insiste).La chansonnette c’est la droite,la cat c’est la gauche.En tant que fan de(vraie)musique de danse(western swing,compa,canayen)je regarde la parade passer.

    • C’est horriblement artificiel, du Gala. And yet, quasi impossible à condamner parce que fondamentalement gentil.

    • ”…mais d’une fête parmi tant d’autres (dont certaines qui n’existent pas).”

      Les meilleures sont définitivement celles là. Parce qu’elles n’existent pas, surtout.
      Les artistes ont peut-être besoin de ce genre de gala mais certainement pas la musique. Ou alors grouillez-vous à me prouver le contraire.

    • Bref, on parle ici de musique de l’hémisphère gauche (du cerveau).

    • Gang de salauds, je n’ai pu résister à cause de votre propagande idéologique à un sac de chips (on n’est pas libre, ç’a l’air). J’ai même choisi un Miss Vickies par solidarité de classe, alors que d’hab je prends des Ruffles (mais nature). Je vais être obligé de faire pénitence et autocritique ce soir.

    • Ai cité cet article sur mon blog. alain connait la chanson, je suis tout à fait d’accord avec son point de vue. ne stockchons pas trop sur l’image “virage à gauche”. c’est un short cut pour dire de koi… quoi ! ai commenté l’article ainsi que le gala d’hier soir, voici le lien http://www.dianetell.com/i-art-mon-gala-de-ladisq-28-octobre-2012-le-show/ si ça vous intéresse. je suis juste une fille qui chante pis qui assiste au gala pour le fun ! contente qu’hier soir comme le dit alain, c’était pas mal du tout… en tout ka en grande partie !

    • ”alors que d’hab je prends des Ruffles (mais nature)”

      o_Ô

      Oh boy… y a des trucs qu’il vaut mieux garder pour soi.
      Socialement je sais pas, mais psychiquement parlant, des Ruffles natures c’est le fond du baril. Hehe ch’tai eu c’est pas vrai, c’est les Pringles!

    • Pour les chips, je revendique l’extrême-droite. Plus blanc que blanc, sans épices exotiques ou autres trucs granos genre concombre et crème sûr. Libarté.

    • @hdufort

      29 octobre 2012
      16h42
      Bref, on parle ici de musique de l’hémisphère gauche (du cerveau).
      ***********************
      Hémisphère droit pour les gauchers.

    • Diane Tell, y’a rien de tel. Il faudrait que qqn pense à aller enfermer Jon8 dans la shed pendant que passe la grosse visite. ;-)

    • Popcorn Chicago Mix. Moitié-cheddar et moitié caramel dans le même sac.

    • Je comprends la figure de style même si elle n’est pas neutre. Et pour une certaine droite, conservatrice, populiste des radios dites poubelles, l’Adisq au grand complet est à gauche.

      Pour la droite libérale et bourgeoise qui s’intéresse au fric d’abord, elle s’en fout, c’est elle qui tire les ficelles derrière.

      Coeur de pirate ? Elle a vendu combien d’albums dans le monde jusqu’à maintenant ? Lisa LeBlanc, c’est aussi un succès commercial.

      ——————

      Pour le cerveau ? C’est l’inverse, c’est l’hémisphère droit qui serait le centre de la créativité et des émotions et celui de gauche pour le calcul.

    • Je trouve que c’est un billet vraiment très juste. Ceci dit, je trouve la ”gauche” mollassonne… Pellerin m’énarve… pu capable du 80’s revival… beaucoup d’artistes lookent gauche mais sonnent droite, bref, je me sens tout seul de ma gang ces temps-ci. Et ce n’est pas du Queb-bashing ou du gauchisme à outrance: je préfère Boulay à Pirate! Cependant, un des rares artistes québécois qui me fait faire du air-guitar, c’est Fred Fortin, et parions qu’il ne veut rien savoir d’aller là.

      Mentions honorables: Patrick Norman pour sa présentation absolument impeccable, LJH, les remerciements pas trop lourds cette année, et la voix de Salomé Leclerc, l’une des plus belles que j’ai entendues depuis un bon boutte.

    • ”pu capable du 80’s revival…”

      ça vient pas juste de commencer, ça?
      en tout cas du côté anglo me semble que c’est pas encore rendu trop lourdeau..

      ça me fait penser qu’ils annoncent du 90’s revival pour le printemps 2015, j’ai hâte de voir les knockoffs de Nirvana, ça va être laid.

    • “ça me fait penser qu’ils annoncent du 90’s revival pour le printemps 2015, j’ai hâte de voir les knockoffs de Nirvana, ça va être laid.”

      Paul Piché, sort de ce corps.

    • La gauche se fait encore une fois récupérer par le système et elle ne s’en rend même pas compte… ;)

      Félicitations aux gagnants !

    • ”ça me fait penser qu’ils annoncent du 90’s revival pour le printemps 2015, j’ai hâte de voir les knockoffs de Nirvana, ça va être laid.”

      Autant j’ai hâte, autant j’ai peur!!

    • Pas de panique à droite, il y a plus de monde qui ont regardé ODouble que le Gala.

    • Je vais me garder une petit gêne avant de condamner d’avance l’inévitable vague retro des nineties qui s’en vient (et qui va toucher dans le coeur de ma jeunesse) parce que je ne donnais pas cher des 80’s. Et pourtant, ça à donné des trucs trippants comme Austra, Planningtorock, Fever ray/The Knife, Coco Rosie, Crystal Castles, et j’en oublie bien d’autres.

    • …n’empêche que je suis dubitatif face à la récupération des Portishead, Massive Attack, vieux Radiohead, Smashing Pumpkins, Beck, Notorious BIG, Dr. Dre, U2 avant qu’ils pépèrisent…
      Les années 80’s c’est facile: du synthé cheezy, des collants fluo et du spray net. Mais c’est quoi les années 90’s ??

    • encore que l’identité des 70’s n’est pas bien claire dans mon esprit… Est-ce le post-coïtus des années 60’s, avec le rock prog et autres explorations musicales propulsées par toutes les drogues imaginables ou plutôt la fin des années 70’s à la Disco ball et où la phase exploratoire s’est surtout arrêté en Colombie?

    • Pour moi, les 90’s (ma jeunesse itou, quoique mes 1ères cassettes furent Motley, Bon Jovi et Poison, aurevoir self-esteem), pour moi donc, c’est la disto, exit le keyboard, le dark side en général (dans le ”bon” sens du terme… mettons Darth Vader) et l’absence d’apparats, bien que la chemise carreautée devint mainstream, sniff…

    • Pour 2015, on annonce la disto-disco-fluo.

    • Pour 2015, on annonce aussi qu’Andrée Watters va sortir une série d’album ’90s…

    • Pour les chips, lesquels sont recommandés par Laure Waridel ?

    • ..@effet__placebo,14h03:
      «Proudhon et Friedman, c’est du pareil au même. Tout le monde sait ça. Et Éric Duhaime était un membre en règle de la bande à Bonnot, right?»
      +++++

      Est bonne celle-là. M’avez fait bien rire. Seriez certainement d’accord avec cette réplique que Chabrol avait mise dans la bouche d’un des protagonistes de «NADA». (1974)

      «Le terrorisme d’État et le terrorisme révolutionnaire sont les deux mâchoires d’un même piège à cons.»

      J’ai adapté la formule pour lui faire dire que la gauche et la droite sont les deux mâchoires du même piège à cons. Qu’en pensez-vous?

    • “je suis juste une fille qui chante pis qui assiste au gala pour le fun !”
      Je rêve.

      Et ça de la plus grande féministe de la pop québécoise, de l’auteur-compositeur la plus véritablement musicienne de toute notre petite histoire.
      Ni à gauche, ni à droite: en flèche!

    • Luchini a un point de vue intéressant à partir d’environ deux minutes, un peu avant et se décrivant comme réactionnaire..

      http://www.youtube.com/watch?v=i7NOw_CH_q8

      Les Français ont des points de vue intéressants et différents de bien des échos que l’on reçoit ici…

    • et de 100.

      Les Français ne mangent pas leurs chips avec du ketchup. Dès lors: aucune crédibilité.

    • Hostess au ketchup, les plus red neck de tous.

    • Boogie, façon de dire que son billet est sans prétentions. Je ne vois pas où est le problème.

    • Quel délire ce billet ! La Presse ne cesse de me décevoir.

    • Il n’y a pas de problème, ghost. Mais je suis ‘juste’ une fille qui chante venant d’une dame qui accote Steely Dan question jazz-pop ou pop jazz (pas dans le sens péjoratif, dans le bon sens), c’est presque de la fausse modestie.

    • « Quel délire ce billet ! La Presse ne cesse de me décevoir. »

      Wouah!

      Merci Juliette! Je croyais que Boulga avait fait ma journée avec Fred Pellerin/Ésimésac poujadiste, mais vous le coiffez – presque – au fil d’arrivée! Merci, merci, les deux heures de 29 octobre 2012 qui restent me seront plus douces grâce à vous (je suis sérieux).

      Revenez nous voir, on fournit les chips!

    • Et puis une Juliette née en 1972, c’est vraiment charmant ça.

      Toutes les amies de ma fille de 3 ans s’appellent Juliette. Tellement prévisible.
      Mais une Juliette de 40 ans…

    • http://www.dailymotion.com/video/xgklmk_robert-charlebois-ordinaire_music

    • Le délire c’est de gauche ou de droite ? Moi je perçois cela comme très ”libéral” ou encore mieux d’avant-garde, surréaliste ou même dadaïste…

    • “qui accote Steely Dan”

      Gros statement et qui force à réécouter la dame attentivement.

    • L’amour rend un peu sourd, faut l’avouer.

    • « Gros statement »

      « L’amour rend un peu sourd, faut l’avouer. »

      J’allais l’écrire.

    • Anyway, ceux qui n’ont jamais embarqué dans le trip UZEB, début années 1980, ne pourront pas embarquer dans le trip “Souvent longtemps énormément”.

      C’est vraiment, sérieusement, une de mes chansons préférées. Au premier et au deuxième degré.

    • Achats de demain : Neurosis et Cody ChesnuTT. Cody reprend aussi « To Be Young, Gifted and Black » sur l’album « Pour une âme souveraine : A Dedication to Nina Simone » de Meshell Ndegeocello.

      http://www.youtube.com/watch?v=kRztfLVFb9M

    • En effet, je n’ai pas embarqué dans le trip Uzeb début 80… Par contre, Pretzel Logic est très haut dans ma collection.

      Je vais écouter Souvent longtemps.

    • La belle Diane Tell cite Catherine Durand sur son site qui devrait fournir un beau débat:

      “Depuis le début de l’Adisq, en 1979, on a attribué le prix « auteur-compositeur de l’année » à 3 femmes en tout (Diane Tell en 1980 et 1981, Louise Forestier en 1987, et Francine Raymond en 1993). Sur 34 Félix, 4 ont été remis à des femmes (5 si on inclut Marie Chouinard qui avait gagné en 1987 avec Michel Rivard), et 32 à des hommes (2 années ont été ex-aexquo). Hier, je pensais qu’enfin, avec 3 filles en nomination, on allait enfin en voir une monter sur scène pour aller chercher ce prestigieux trophée… Mais non. Comprenez-moi bien, je suis très heureuse que Stéphane Lafleur ait été récompensé, mais je suis quand même déçue.
      On dit partout que c’était une année de filles. Pas tout-à-fait. J’aurais vraiment aimé voir Lisa ZeWhite, Marie-Pierre Arthur, Catherine Major, ou Gaële Cockpit monter sur scène. L’année prochaine, ça fera 20 ANS qu’une fille n’a pas gagné ce trophée… Imaginez…
      (Catherine Durand sur http://www.facebook.com/cat.durand)”

      Oui, mais y a-t-il vraiment injustice? Est-ce que certaines années une femme aurait dû gagner? Bonne question mais… Pas cette année en tous les cas où Stéphane Lafleur a touché au sublime avec son disque d’Avec pas de casque.

      PS: Je connaissais pas cette Gaële. De belles choses.

    • cette semaine à notre gala hebdomadaire

    • De la musique et des paroles de qualité, recherchées et significatives vs des rythmes accrocheurs conçus seulement pour vendre non rien à voir avec la gauche et la droite.

    • Oups… n’ont!

    • “Inutile d’ajouter que les perdants de dimanche sont les FM commerciales, télés généralistes et autres Star Académie.”
      Justement, je n’écoute jamais ça…pour une fois en dix ans, j’ai écouté le gala du début à la fin sans zapper. J’ai fait de belles découvertes et mon disquaire a trippé lundi matin! Gauche-droite, m’en fous, il était temps que ce gala s’élève au-dessus des masses! Attendons l’an prochain avant de crier victoire…

    • Quand tout ce qui reste aux gauchistes c’est de dire que leur gala leur ressemble car il tourne à gauche… ca me convainc d’avantage que la solution est à droite. ;) ;) ;)

      Gala pathétique selon moi… définitivement il ne me rejoindra jamais… tout comme cette musique de gauchiste ;). hahahahaha

      (C’est une image aussi grosse que ce délire)
      Des fois les journalistes partent sur une méchante bulle !!!

      Frankola le Libertarien.

    • Bon, faut arrêter votre délire les boys. Richard Desjardins et les Cowboys Fringants sont de gauche, right? Fred Pellerin qui a refusé le prix de Charest pendant le printemps est un souverainiste de gauche, right? Stéphane Lafleur a porté le carré rouge tout en écrivant une chanson politique pour Tricot Machine, right? Je ne sais pas pour Lisa Leblanc, Vincent Vallières, Mes Aïeux, Coeur de Pirate, mais on peut soupçonner qu’ils sont de gauche, right? Est-ce qu’on peut soupçonner que Maxime Landry et Marie-Mai ne sont pas de gauche, ou en tous les cas qu’ils ne peuvent pas vraiment l’exprimer tant ils sont les porte-étendard d’une empire économique de droite, right? Est-ce que les carcans musicaux des radios, de la télégénéralistes sont dictés par des intérêts économiques qui sont partie prenante d’une idéologie de droite? Oui, sans aucun doute.

      Est-ce qu’être de gauche fait faire de la bonne musique? Non, pas forcément. Est-ce que être de droite empêche de produire de grandes oeuvres d’art? Non, il y a trop d’exmples contraires.

    • @jeanfrancoiscouture

      ”J’ai adapté la formule pour lui faire dire que la gauche et la droite sont les deux mâchoires du même piège à cons. Qu’en pensez-vous?”

      C’était une boutade, mon truc. Mais oui, Chabrol a sûrement raison : ) Dans le même ordre d’idée, il est bon de rappeler à ceux qui croient qu’Obama est communiste, que le capitalisme d’état en URSS avait plus à voir avec le capitalisme de marché à l’américaine qu’avec le socialisme. Peut importe si cette affirmation est vraie, semer la perplexité est toujours intéressant.

    • Chabrol était franchement à gauche. Certains de ses films sont carrément marxistes.

    • @unholy_ghost … 8:34… Amen

    • À l’époque où la ‘droite’ était du côté de Louis XVI et la ‘gauche’ voulait lui trancher la tête, les choses avaient le mérite d’être relativement limpides. T’es pour le statu quo, ou le changement ? Décide vite !

      Aujourd’hui, quand un écolo-radical qui fétichise Gaïa (fanatisme religieux) pour que ‘rien ne change’ (conservatisme crasse) s’oppose à un free-thinker qui veut juste créer de la job dans sa région, eh, bien, franchement, je me demande bien qui est qui.

      Desjardins et Pellerin peuvent bien se dire ‘de gauche’ si ça leur chante : ce ne sont que des réacs. Les entrepreneurs qui ont sorti le Québec des curés pour l’amener vers le commerce international, voilà les véritables gens de gauche de ce pays.

    • Chabrol est, était un petit bourgeois qui se moquait de la bourgeoisie. Il était amoureux de Stéphane Audran.

    • Belle novlangue.

    • Cette tendance à tout catégoriser est justement le noeud du problème. Faut surtout pas se mêler avec l’autre “gang”, notre image pourrait en souffrir.
      Comme si le marginal rendait automatiquement “bon”. Faux.

    • Le monde politique étant extrêmement complexe, on peut trouver tout dans l’histoire pour conforter ses dires. C’est pas mêlant, à Paris ce printemps, je suis tombé dans un café sur une manifestation d’aristocrates de gauche qui voulait bouter hors de France la bourgeoisie marchande pour rétablir la monarchie communiste…

      Mais bon, quand on veut liquider les acquis du bien commun et des programmes sociaux, on n’est pas anti-conservateur et libre-penseur, on est réactionnaire. On veut liquider ce que deux cents de luttes sociales a permis.

    • deux cent ans*

    • Le problème Boulga c’est que dans ton discours toute personne qui est pour les acquis sociaux est un communiste et toute personne qui considère que l’environnement est important est un ayatollah écolo-radical. Ce genre de généralisation outrancière à la Rush Limbaugh n’aide en rien le débat; ce n’est même pas digne de ton intelligence.

    • “À l’époque où la ‘droite’ était du côté de Louis XVI et la ‘gauche’ voulait lui trancher la tête, les choses avaient le mérite d’être relativement limpides. T’es pour le statu quo, ou le changement ? ”

      Le problème c’est que ce n’était pas un choix entre le statu quo et le changement. C’était entre des valeurs et d’autres. Quand pendant tous le 19e siècle les Aristos ont voulu revenir au pouvoir, ce n’était pas des révolutionnaires de gauche, mais des réactionnaires de droite.

    • « Les entrepreneurs qui ont sorti le Québec des curés pour l’amener vers le commerce international, voilà les véritables gens de gauche de ce pays. »
      .
      Les entrepreneurs de l’époque ont acheté les curés comme ils achètent les politiciens aujourd’hui. As-tu oublié les sermons du mouton, du petit salaire, du petit pain sec et de la bonne eau tiède? C’était ça ou l’enfer en attendant la consolation d’aller s’asseoir à droite de tu-sais-qui au ciel. C’était le curé qui finissait le la job de bras de l’entrepreneur.
      .
      Aujourd’hui, les curés portent des cravates. Paye ta juste part, travaille plus fort parce que tu ne travailles pas assez, paye tes impôts qui font du chemin sous forme de pizzo, finance le système de santé public mais paye le médecin au privé pour obtenir des soins.
      .
      Le commerce international, c’est la Chine. À quand le salaire à 1$ par jour pour tout le monde?

    • Je crois qu’il serait plus juste de dire que les artistes ont une sensibilité ”romantique” (au sens où on l’entendait au 19e siècle), beaucoup plus qu’un sensibilité de gauche (ou sens de ‘’socialiste”). Le romantisme était à la fois traversé par des idées et courants de droite et de gauche, ainsi que par le conservatisme ET le progressisme. Souvent, l’oeuvre des auteurs est traversée d’ambiguités qui laissent rendent difficiles les généralisations hâtives sur leurs positions politiques.

      Aussi, pour continuer dans le sens de Boulga, ne pas oublier l’importance des ex-trotskystes dans la naissance du néo-conservatisme. ”Le vrai est un moment du faux”, comme disait l’autre.

    • Je ne suis pas critique musical, mais je suis économiste et les notions de gauche et de droite économique ou même politique me semblent assez loin de ce qu’Alain Brunet propose pour la musique.

      En économie, la valeur principale de la droite est la liberté, alors que celle de la gauche est l’égalité (ou l’équité). Bref, à prime abord, il n’y a rien de péjoratif à être d’un côté ou de l’autre, alors que selon M. Brunet, la gauche musicale est audacieuse et explore de nouvelles avenues pendant que la droite est formatée et conservatrice. C’est pas mal réducteur et je trouve ça quasiment insultant…

    • Je ne pense pas personnellement qu’une propagande gauche en art soit une bonne chose. Mais on peut difficilement dire que l’Adisq n’a pas tourné vers une sensibilité plus à gauche, non seulement parce que les artistes primés étaient plus à gauche que d’habitude, mais aussi parce qu’on a primé des gens qui ne sont pas ou moins dans le formatage économique de la musique, massivement prôné par Quebecor (groupe qui fait aussi la promotion du néo-libéralisme et du libertarisme à pleine page entre deux infopubs pour Star Academy).

    • Ben voyons donc. C’est juste un formatage pour un autre marché.

    • Comme si la gauche n’était pas pour la liberté. Les combats pour les libertés ont le plus souvent été des combats de gauche. La liberté de la droite c’est celle de payer moins de taxe.

    • @_boulga arrête espèce d’opposant à l’artiste progressiste… hehe beau terme hein ?
      La progression n’a qu’un seul chemin… celui du prolétariat… enviro-séparatiste-anti USA.

      La peste… elle fut causé par la droite c’est connu !!! On a laissé la gauche à la rue !!!
      C’est cela qui a mené l’homme à la Renaissance !!!

    • “Ben voyons donc. C’est juste un formatage pour un autre marché.”

      Ce n’est pas faux, mais pas vrai non plus. Disons que les formats sont beaucoup plus diversifiés.

    • Desjardins qui vendaient ses disques dans ses shows pendant quinze ans, on ne me dira pas que c’est du formatage.

    • La lutte des petits labels qui veulent se faire une place à l’ADISQ, ce n’est pas une lutte pour sortir l’ADISQ de la logique du formattage, mais une lutte pour que leur propre formattage ”plus jeune” deviennent dominant.

    • Le nouveau Neil Young, Psychedelic Pill, en écoute sur Grooveshark :

      http://grooveshark.com/#!/album/Psychedelic+Pill+Www+musicasparabaixar+org/8400141

    • @unholy_ghost

      «Comme si la gauche n’était pas pour la liberté.» Ce n’est pas ce que j’ai écrit. Ce ne sont pas deux valeurs mutuellement exclusives, c’est seulement que la gauche va prioriser l’égalité sur la liberté et que la droite va faire le contraire. La révolution française, c’était des bourgeois qui en avaient marre de payer trop de taxe au roi. Ça ressemble pas mal à de la droite…

    • En quoi est-ce que l’égalité des chances exclut la liberté de choisir?

    • jay_jay, je m’inquiète de votre pompon un peu survolté. Une figure de style (virage à gauche ne signifie pas gauche politique ou économique, c’est une image courante… sans plus) et un vague lien indirect avec la conjoncture actuelle (objectivement à gauche chez une portion insoupçonnée des jeunes… et je suggère que cela pourrait rejaillir jusque dans un gala plutôt mainstream d’ordinaire… sans plus) n’est pas un lien de cause à effet. Il ne faut pas perdre son énergie à voir des images «réductrices et quasi-insultantes ». D’autres y voient carrément un «délire»… Oh la la qu’on se la joue au pied de la lettre.

    • @boulga ”Desjardins et Pellerin peuvent bien se dire ‘de gauche’ si ça leur chante : ce ne sont que des réacs. Les entrepreneurs qui ont sorti le Québec des curés pour l’amener vers le commerce international, voilà les véritables gens de gauche de ce pays.”

      Même si tout ce que tu dis est vrai. Même si. Il reste qu’en sous-texte ça transpire le monopole que la Gauche a sur la générosité, la vision sur l’avenir et finalement l’humanité. Inversement, la Droite, ultimemement, est l’ennemi à abattre pour le noble chevalier qui ne cherche que le bonheur de l’humanité.

      Allez, fouillez dans votre imaginaire et dites moi ce qui vous viens instinctivement à l’esprit lorsque vous pensez à un extrême-gauchiste en pleine action et un extrême-droitiste en pleine action. Que voyez-vous? (on se l’a fait Rorschach style ce matin).

    • “La Révolution française, c’était des bourgeois qui en avaient marre de payer trop de taxe au roi.”

      Formidable réduction. C’est surtout la fin des privilèges. Il est vrai que la ligne de ce qui est de gauche et de droite se déplace avec les acquis. Aujourd’hui, personne à droite ne dirait que c’est correct de faire travailler les enfants, mais au 19e la droite défendait ça au nom de, roulement de tambour, la liberté individuelle (au sens où si des parents ne trouvaient pas bien que leurs enfants travaillent, ils avaient juste à ne pas les faire travailler). La droite c’est le plus souvent la liberté de quelques-uns. Ce que dit la gauche c’est que la liberté de tous est plus importante si on amoindrit les inégalités de base et qu’on adopte des règles de fair-play (personne ne remet en question le fait que la liberté de rouler du côté de la rue qui nous chante n’augmente pas vraiment la liberté de tous d’aller où bon lui semble en sécurité). Cela dit, on le sait, l’extrême gauche non plus n’a pas augmenté les libertés individuelles.

      De toute façon, on pourrait aussi dire que tout le monde est marxiste, même Boulga. Si on prend la liste de ce que Marx et Engels demandaient comme revendication dans leur Manifeste, il s’agit à peu près de la base électorale de la plupart des partis de centre droit. La seule différence c’est qu’ils demandaient la fin de la propriété privée, mais la gauche a depuis compris qu’un économie de marché régulée et des biens communs étatiques (infrastructures, éducation, santé, une partie des richesses naturelles) étaient une meilleure façon d’arriver à un bonheur collectif.

    • Justement, Jon8, la générosité est de droite, c’est la charité. Moi quand je paye mes impôts, je ne suis pas généreux, mais je veux l’équité.

    • Moi qui croyais que la sensibilité était l’apanage de la gauche : c’est le contraire qui s’avère ici. Pour l’épiderme, du moins. ;-)

    • effet: qu’est-ce que tu veux dire par “logique du formatage” de l’ADISQ?
      Dans le sens de trouver le meilleur format, en ce moment, pour faire augmenter le plus possible les ventes?

      Parce que toute oeuvre est formatée d’une façon ou d’une autre, non? Même le band qui veut avoir le moins de ventes possible formate son produit pour qu’il en soit ainsi.

    • Donc, Ghost, la droite est profondément égoïste, même dans ses élans de générosité, et la Gauche est désintéressée ?

      Bref, le seul vrai sacrifice possible vient de la Gauche ?

    • La droite québécoise navigue sur un délire de persécution assez intéressant.

    • “La lutte des petits labels qui veulent se faire une place à l’ADISQ, ce n’est pas une lutte pour sortir l’ADISQ de la logique du formattage, mais une lutte pour que leur propre formattage ”plus jeune” deviennent dominant.”

      Tu as en partie raison, même si le formatage “jeune” (Desjardins, vraiment?) est incroyablement plus diversifié et libre créativement. Pas beaucoup moins en tous les cas qu’un milieu de la musique underground qui marche beaucoup sur la indie fallacy. L’alternative c’est quoi: un mainstream hyper-formaté et quelques artistes purs et romantiques qui ne barbottent pas là-dedans et le rejettent en bloc. Moi je suis content quand Bowie, Nirvana ou Radiohead ont un large succès. Je ne vois pas cela comme une corruption qui est, tu l’as dit, une idée très romantique.

    • Pis le Centre, lui ?

      C’est quoi ? Un indécis, un pleutre ou un sage ?

    • « Il reste qu’en sous-texte ça transpire le monopole que la Gauche a sur la générosité, la vision sur l’avenir et finalement l’humanité. »
      .
      Bref, un maximum d’investissement public pour obtenir en retour un maximum de profit privé. C’est le modèle idéal, non?

    • ”La gauche québécoise navigue sur un délire de persécution assez intéressant.”

      Fixed?

    • Et si le centre était un pragmatique?

    • “Donc, Ghost, la droite est profondément égoïste, même dans ses élans de générosité, et la Gauche est désintéressée ?”

      Si tu crois comme la majeure partie de la droite américaine que les gens peuvent bien n’avoir aucune égalité des chances (de faire des études universitaires, d’avoir accès au système de santé, etc.) mais que ce n’est pas grave car nous les riches ont va pouvoir avoir bonne conscience en leur donnant des conserves à la Nouël, la réponse est oui. Moi je n’ai jamais fait la charité à personne, mais je suis prêt à payer beaucoup plus d’impôt pour ne pas voir des gens à la rue, sous-éduquer et malades, à l’abri dans mon hummer.

    • Donc, Ghost, la droite est profondément égoïste, même dans ses élans de générosité, et la Gauche est désintéressée ?

      L’idée de la gauche, c’est surtout que ces ‘’sacrifices” ne devraient pas reposer sur la morale, la générosité, la vertu et autres valeurs hautement subjectives, mais sur des mécanismes régulateurs applicables de façons universelles. Bien entendu, on peut remettre en question le caractère universel de ces mécanismes, mais ceux-ci demeurent plus justes que de faire reposer l’égalité et la répartition des chances sur des valeurs individuelles et le bon vouloir de chacun.

    • Person, je pense que le centre(-gauche) à la scandinave est le meilleur système politique s’il s’applique à freiner la dette et la bureaucratie. Mais le centre ne fait bander personne et de toute façon, comme je le disais à un ami “suédois”, ce sont les radicaux de chaque côté qui font changer les choses. Est-ce que le centriste Lévesque aurait pris le pouvoir en 1976 s’il n’y avait pas eu le FLQ et le RIN? Je ne crois pas.

    • «La droite c’est le plus souvent la liberté de quelques-uns.»
      Formidable réduction, effectivement…

      @alainbrunet
      Mon pompon se porte plutôt bien, mais je n’ai jamais vu ou entendu l’expression «virage à gauche» dans un autre sens que politique ou économique. Si vous discutez de gauche et de droite sur un blogue de cinéma (J. Siroka aime bien ça), c’est clair que l’on va discuter de la dimension politique des films. J’imaginais que c’était la même chose en musique…

    • « Bien entendu, on peut remettre en question le caractère universel de ces mécanismes, mais ceux-ci demeurent plus justes que de faire reposer l’égalité et la répartition des chances sur des valeurs individuelles et le bon vouloir de chacun. »
      .
      Voilà qui est profondément injuste, cela brime ma libârté. Moi, je veux payer ma juste part à qui de droit. En retour de mon pizzo, à quoi ai-je droit?

    • Ah, le dépôt direct dans un paradis fiscal! Vous le faites bien, vous aussi? Mais tout le monde le fait! La création de richesse que cela entrâine, vous n’y croirez juste pas!

    • Il est certain que c’est la radicalité de la droite néo-libérale à la Hajek qui a le plus changé la société depuis 1980, minant le modèle de l’État-providence, s’infiltrant partout grâce aux think tanks comme l’institut économique de Montréal (où siège Mme Desmarais semble-t-il…) et les drettistes à la Duhaime ou Dubuc, mais ce modèle qui se donnait comme naturelle et “la fin de l’histoire” est contrebalancé depuis par les radicalismes de gauche qui frappent plus l’imaginaire qu’un centrisme pépère.

    • [C'est drôle, j'ai mis des noms et mon message a été censuré]
      Il est certain que c’est la radicalité de la droite néo-libérale à la Hajek qui a le plus changé la société depuis 1980, minant le modèle de l’État-providence, s’infiltrant partout grâce aux think tanks comme l’institut économique de Montréal (où siège Mme [nom omis] semble-t-il…) et les drettistes à la [noms d'éditorialistes], mais ce modèle qui se donnait comme naturelle et “la fin de l’histoire” est contrebalancé depuis par les radicalismes de gauche qui frappent plus l’imaginaire qu’un centrisme pépère.

    • Ah, je mets certains noms maison et mon message ne passe plus…

    • ”Tu as en partie raison, même si le formatage “jeune” (Desjardins, vraiment?) est incroyablement plus diversifié et libre créativement. Pas beaucoup moins en tous les cas qu’un milieu de la musique underground qui marche beaucoup sur la indie fallacy. L’alternative c’est quoi: un mainstream hyper-formaté et quelques artistes purs et romantiques qui ne barbottent pas là-dedans et le rejettent en bloc. Moi je suis content quand Bowie, Nirvana ou Radiohead ont un large succès. Je ne vois pas cela comme une corruption qui est, tu l’as dit, une idée très romantique.”

      Le succès n’a rien à voir là-dedans. Le véritable indie fallacy actuellement, c’est cette fixation sur l’idée qu’il ne doit plus y avoir de frontière entre l’indie et le mainstream. Ce regard supposément ”ouvert” de cette jeunesse indie selon lequel tout se vaut et que si tu t’aimes pas au moins 7 artistes dans le mainstream, t’es snob, et qu’il faut aussi que tu puisses namedropper 5 artistes hip hop, même si ton truc, c’est le rock. Cette ouverture repose, justement, sur un formattage indie et sur l’idée que le véritable indie kid est un être ouvert alors que la plupart du temps, ses goûts à l’extérieur de son champ d’intérêt primaire sont tout à fait convenus et indie-approved.

      Le véritable mensonge de l’indépendance en ce moment, c’est de faire croire qu’il y a des intégristes qui ne veulent que demeurer obscures par principe, alors que leur véritable questionnement, c’est plutôt de chercher des alternatives sur la façon d’y parvenir. Si tu crois au fondement de l’indépendance et que tu mises sur l’ADISQ et sur l’ouverture des radios commerciales pour te faire connaitre, tu vis dans un autre époque, et surtout, tu n’es pas indie. L’indépendance, ce n’est pas une salle d’attente dans laquelle tu prends ton trou en attendant d’être populaire.

    • jay_jay Encore là, ce n’est pas évident. L’usage de l’expression «virage à gauche» dans l’industrie du cinéma n’est pas nécessairement un virage vers des valeurs économiques ou politiques de gauche. En musique, on dit champ gauche, à gauche du cadran, enfin pour parler de moins conformiste, plus novateur, moins convenu, plus substantiel dans le texte, pas joué à Rock Détente, Énergie ou CKOI, pas d’emblée dans le top 50, etc. Pas trop compliqué à catcher ! Mais je présume que vous aviez très bien compris. Ceux qui s’étonnent de cet usage, d’ailleurs, m’étonnent vachement. À bien y penser, je soupçonne que cet étonnement voire indignation soit beaucoup plus idéologique que l’usage de l’image en tant que tel.

    • Pour revenir à la Révolution française, il est certain que la bourgeoisie était à gauche dans la mesure où elle luttait contre les privilèges et le mérite individuel contre le sang bleu. Or, au milieu du 19e siècle, on s’est aperçu que le libre marché aboutissait à des privilèges de classe encore plus grand que l’Ancien régime: il n’y avait plus qu’une bourgeoisie de rentiers qui reproduisaient les symboles de l’Empire et de la Monarchie et une sous-classe d’ouvriers vivant dans des conditions de quasi-esclavage. L’intolérable du capitalisme non-régulé aboutit à deux solutions: le communisme (qui n’a pas marché car il brimait la liberté d’entreprise comme créateur de richesse collective) et keynésianisme qui a fonctionné en créant une vaste classe-moyenne scolarisée grâce à l’impôt progressif. Quand le communisme, la réaction néo-libérale a imposé l’idée que si le communisme n’avait pas marché, il s’ensuivait que l’État-providence à la Keynes non plus, ce qui est faux. Or, ce que les drettistes ne savent pas, c’est que la réponse au capitalisme sauvage sera toujours le marxisme; les contraires s’attirent.

    • “Si tu crois au fondement de l’indépendance et que tu mises sur l’ADISQ et sur l’ouverture des radios commerciales pour te faire connaitre, tu vis dans un autre époque, et surtout, tu n’es pas indie. ”

      Point de vue intéressant. D’autant plus que l’Adisq est vraiment pas ma tasse de thé et je ne voudrais pas la défendre outre mesure. Mais si un organisme abandonne ce qu’on lui reproche, par exemple si les radios commerciales abandonnent le roulement des 12 mêmes chansons pour une diversité et une liberté des DJs comme dans les 70s, je ne vois pas pourquoi on ne devrait pas être heureux de la chose. Il y a beaucoup de condescendance à ne pas déplorer que le grand public écoute que du mainstream poche décidé par une poignée de décideurs puissants, plutôt que les “formats” plus diversifiés des semi-indies.

      Ton portrait du indie kid, ça nous ressemble un peu, non? ;-)

    • Quand le communisme est tombé*

    • Bon, fini pour aujourd’hui.

    • @effet

      bottomline, la gauche c’est le groupe et la droite c’est l’individu?

    • Jon8,
      Je crois que c’est une distinction, en effet. À la base, il s’agit de deux pôles qui devraient demeurer en dialogue et qui ne devraient pas s’exclure. Le drame au Québec en ce moment, ce n’est pas qu’on soit de droite ou de gauche, mais que le dialogue ait été rompu.

    • Pour savoir si on est de gauche ou de droite, en première année de science po, on nous fait lire Rousseau de la main gauche et John Locke de la main droite. Quand on considère qu’il y a du bon des deux côtés, on est au centre.

    • Décidément, Boogie, nous sommes amis…

    • Ca y est… c’est touché coulé… c’est canné !
      On est de retour à dresser un portrait politique d’une intelligentzia basé sur le fait qu’elle écrit des textes… profonds et novateurs. Bien évidemment que ca se défend comme position.

      Je les trouve juste pas mal tous pareilles ici… ils ont tous les mêmes valeurs… ca manque de couleur… ca parait dans leur musique.

      Donc quand on me les présente comme des progressistes…fort probablement dans les textes… mais pas dans la musique. L’Adisq porte se flambeau… pour moi.

    • Bien sûr que je suis ton ami Ghost, c’est comme à la garderie ici.

    • Ce n’est pas ce que je voulais dire…

    • ”Le drame au Québec en ce moment, ce n’est pas qu’on soit de droite ou de gauche, mais que le dialogue ait été rompu.”

      Le dialogue est régulièrement rompu entre positions extrêmes. Dans tout.

      Le Centre est toujours la destination ultime, mais c’est la moins sexy parce que frappée du sceau des compromis.

    • Ah ok, genre on a étudié en science po ensemble dans les années 90. Mieux encore, c’était toi le
      prof!

      Désolé les autres pour cette tranche de vie. Lecteur, est-ce que tu peux nous dire qui nous sommes vraiment, je suis mêlé?

    • La plus grande difficulté du Centre est de convaincre que c’est une position gagnant-gagnant alors qu’après une confrontation G/D, c’est surtout une brume de perdant-perdant qui flotte.

    • Définition tirée de wikipédia…
      .
      Le libéralisme repose sur l’idée que chaque être humain possède des droits fondamentaux qu’aucun pouvoir n’a le droit de violer. En conséquence, les libéraux veulent limiter les obligations sociales imposées par le pouvoir et plus généralement le système social au profit du libre choix de chaque individu.
      .
      La responsabilité, inséparable de la liberté et de la propriété, dit que chaque individu doit supporter les conséquences de ses actions, bonnes ou mauvaises. C’est une condition de la liberté : si autrui devenait responsable de nos actions, il devrait acquérir l’autorité pour nous imposer ses vues et donc restreindre notre liberté. C’est aussi une composante de la sûreté d’autrui.
      .
      Autrement dit, moins de gouvernement, plus de responsabilité individuelle. Si tu es pauvre, c’est de ta faute. Si tu es riche, c’est grâce à toi. Mitt Romney se réclame de cette école de pensée. Quand Obama dit que quelqu’un ne peut pas se faire seul, qu’une personne doit au minimum utiliser des routes construites par d’autres, communiquer avec des moyens inventés par d’autres, il se fait traiter de socialiste.

    • « Lecteur, est-ce que tu peux nous dire qui nous sommes vraiment, je suis mêlé?»

      Vraiment très fort !

    • Ah, et voici une définition du libéralisme économique(http://www.toupie.org/Dictionnaire/Liberalisme.htm)
      .
      En matière économique, le libéralisme est une doctrine qui défend la libre entreprise et la liberté du marché. Le principe fondamental du libéralisme est qu’il existe un ordre naturel qui tend à conduire le système économique vers l’équilibre. La loi de l’offre et de la demande, par exemple, conduit à l’équilibre entre la production et la consommation sous réserve de liberté des marchés et de libre concurrence, seules censées garantir l’ajustement optimum des ressources disponibles (offre) à la demande. S’il peut agir librement, l’homme en tant que premier agent économique peut atteindre cet ordre naturel. Les intérêts de l’individu et de la société sont alors convergents.

      Le libéralisme économique s’oppose au contrôle par l’Etat des moyens de production et à l’intervention de celui-ci dans l’économie, si ce n’est pour coordonner les entreprises ou garantir un marché équitable (opposé : étatisme, dirigisme, socialisme, communisme).
      .
      C’est ce principe que semble appliquer les Étatsuniens au maximum. Sauf, évidemment, quand les grands constructeurs autonomibles ou les banques majeures sont sur le point de faire faillite. Mais jay_jay serait plus à l’aise pour élaborer sur le sujet que moi.

    • Bon ben moi ça dépend. Parfois, je suis à droite et adroite. Et ces temps-ci, je dénonce la police à la radio communautaire. Fuck the police, finger, finger. Anarchiste avec les carrés rouges mais pour le reste, je suis à droite. Fuck les syndicats de merde de la Ville de Montréal. STM etc.

    • La musique Québébwouaise ça ne se danse pas. À part Stefie Shock et la Bolduc. Euh ben ché pas?

    • Ghost,

      Pour moi, le indie rock, ce n’est pas qu’une question de son. Si les structures décident de changer de son, mais ne changent pas elles-mêmes, ça ne m’intéresse pas.

      Ensuite, l’indépendance, c’est aussi de faire les choses toi-même. Et quand je dis ”les choses”, j’entends ”toutes les choses”. Apprend à faire de la mise en onde, apprend à écrire et à faire un fanzine, apprend à réaliser tes disques, apprend à faire de la promotion.

      Certain que le résultat ne sera pas professionnel et que du monde dans les discussions dans les trous perdus d’Internet te le feront remarquer. Certain, même, que d’autres diront que c’est de la indie fallacy et que c’est ridicule de vouloir demeurer obscur. Mais pendant ce temps, tu auras pas été passif, tu auras pas attendu le grand sauveur nommé ”visibilité médiatique”. Plutôt, tu vas avoir appris, tu vas t’améliorer, tu vas rencontrer des gens et, au bout du compte, tu seras une meilleure personne et quelqu’un de plus intéressant.

      Et il faudrait que le but ne soit pas cet apprentissage enrichissant, mais plutôt de passer à CKOI? No way pour moé.

    • « Si tu es riche, c’est grâce à toi. Mitt Romney se réclame de cette école de pensée. Quand Obama dit que quelqu’un ne peut pas se faire seul, qu’une personne doit au minimum utiliser des routes construites par d’autres, communiquer avec des moyens inventés par d’autres, il se fait traiter de socialiste. »

      C’est sûr que nos glorieux self-made-men d’ici n’ont jamais eu besoin de la Société générale de financement ou de la Caisse de dépôt pour devenir prospères.

    • “Vraiment très fort !”

      Presque autant que Kanye.

      Bon comme dirait mon ami: fini pour aujourd’hui.

    • « Ensuite, l’indépendance, c’est aussi de faire les choses toi-même. Et quand je dis ”les choses”, j’entends ”toutes les choses”. »
      .
      Je crois que c’est aussi la manière de fonctionner de Mononc’ Serge. Et il me semble que c’est aussi la façon de faire de Loreena Mckennitt. 14 millions d’albums vendus, quand même…

    • Je t’écris de la main gauche… Tu devineras jamais ce que fait ma main droite pendant ce temps? Stratégie! Pendant que j’attire ton attention sur ma gauche… Attention voilà ma droite! Pas de temps à perdre.

    • Les meilleures chips sont les Tyrrel, le sac bleu. Trempées dans la crème sure nature Sealtest.

    • Effet, tout cela est absolument respectable, mais est-ce généralisable? Est-ce qu’on aurait eu L’Infonie, Jaune de Ferland ou Leonard Cohen avec ce DIY?

      Boogie, ce n’est pas non plus ce que je voulais dire, bon restons-en-là, probable que je me monte un château de cartes.

    • « Je crois que c’est aussi la manière de fonctionner de Mononc’ Serge »

      Absolument. Je l’ai déjà vu faire sa déclaration de revenus lui-même, assis dans le coin d’un bar juste avant une prestation, alors que son statut de self-made-man indie lui permettrait de se payer un bon comptable. Je l’ai aussi vu faire son jogging lui-même, au parc près de chez nous, alors qu’il pourrait fort bien se payer un bon joggeur.

    • On le voit partout, comme le dit Hardy, c’est la droite qui pige le plus dans l’État-providence.

    • Effet, tout cela est absolument respectable, mais est-ce généralisable? Est-ce qu’on aurait eu L’Infonie, Jaune de Ferland ou Leonard Cohen avec ce DIY?

      On aurait pas l’Infonie, mais un monde composé d’être humain plus créatifs, moins dépressifs, moins passifs, plus débrouillards et plus intéressants. Je t’échange ça contre Cohen n’importe quand.

    • @bimboom
      haaaaaaaaaaaaa quoi ? De la mastubation intellectuelle ??? Nooooooooooonnnnnnnnnnn

    • À dire vrai, si je le pouvais, je me paierais bien un bon joggeur ces jours-ci. Me semble ça me ferait du bien le voir prendre de l’air pour moi. Et le voir revenir sans être trop essoufflé me remplirait de fierté.

    • En quoi pousser sa créativité dans l’écriture de chanson et non dans le reste de la patente fait de nous des personnes moins créatives, par exemple en laissant notre compte de banque à notre ex-femme comptable (oups, mauvais exemple).

    • Atchoum, j’adore quand vous êtes en roue libre. Ça ne vous dirait pas d’écrire vos punchlines, coller les affiches sur des poteaux vous-mêmes et de donner des shows artisanaux?

    • Effet, la indie fallacy ce n’est pas par rapport à ton esthétique qui se défend.

    • Je ne parle pas d’une seule personne. Ce que je dis, c’est que si ton trip c’est de faire de la musique, entoure toi de gens à ton niveau qui ont des intérêts complémentaires au lieu d’essayer d’attirer l’attention de gens qui n’ont rien en commun avec ta philosophie de départ.

      Les gens qui ont commencé les labels signifiants, crois-tu qu’ils ont passé leur vie à chialer contre le fait que les vieux labels signent pas les bons artistes? Ont-ils perdu du temps à partir un lobby pour avoir plus de reconnaissance aux Grammys? Ils se sont dit, fuck les vieux labels, je pars le miens.

    • Bien d’accord avec ça. La indie fallacy, et je ne dis pas que c’est ce que tu penses, c’est de croire que lorsque ces nouveaux labels finissent par avoir du succès, ce sont des vendus sans intérêt. J’ai trop entendu ça dans ma vie pour ne pas être allergique à ça.

    • Gauche et droite, les définitions évoluent et en politique c’était à cause de la place de l’orientation des banquettes. Et l’Opposition entre les deux.

      Coin gauche versus coin droit cela pouvait être libéraux contre conservateurs.

      Le Clergé tout comme le Roi et les privilèges mais ce n’étaient pas des conservateurs cela ? Et donc la droite. Des conservateurs n’ayant rien à voir avec les populistes d’aujourd’hui.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Gauche_et_droite_en_politique

      Le hic ou plutôt l’évolution c’est que les libéraux sont maintenant aussi des conservateurs et de l’autre côté ce sont les socialistes.

    • Qui vous êtes ? Boogie et Ghost ?

      En science po en plus ? Probablement deux gauchistes, bien entendu.

      ————————-

      Pour Constellation Records, ils ont une orientation anticapitaliste dit-on mais quelle est votre définition du capitalisme ?

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Constellation_Records

      Un label indépendant, un petit entrepreneur indépendant comme le sont p,lusieurs artistes cela ne représente pas mieux le capitalisme que ceux rendus gros et en situation d’oligopole ?

      Où il y a beaucoup moins d’innovation et beaucoup de marchands de soupe ? Et ces grosses entreprises outre pour leurs hauts dirigeants sont-elles vraiment plus rentables ?

      Nous vivons dans un drôle de monde avec des capitalistes corporatistes, des syndicats l’étant eux aussi…

      Il y a même des gauchistes réactionnaires. Mais en réaction à quoi ?

    • Bien oui les gens indépendants et différents donc CHAMP GAUCHE, ne perdent pas leur temps à chercher la reconnaissance des institutions que celles-ci proviennent des structures de l’État ou bien des grosses majors.

      Ce que tu veux faire, entrera presque jamais dans la bonne case pour être admissible à leurs programmes de subventions et encore moins dans la logique commerciale des majors de plus en plus grosses.

      Ni la bureaucratie, ni un marché dominé par des gros joueurs ne sont bien attirants pour faire de l’underground. Il faut faire la chose à sa manière.

    • André Gagnon et son ”Virage à gauche” en 1981 a aussi gagné un Félix.

      http://www.andregagnon.net/biographie.php

      Il faut être prudent avec les virages à gauche :

      http://www.saaq.gouv.qc.ca/prevention/velo/velo_auto/virages.php

    • @Jon8

      C’est biologique… Le coeur est à gauche, le foie à droite.

      LOL

      http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=2569

    • Pour ma part, je considère que le fossé entre les médias de masse/industrie artistique et la culture sociétale s’agrandit à vue d’oeil. Mais à quand des critères non partisans, plus objectifs et non axés sur l’élitisme économique ou l’argument de la popularité médiatique.

      Version vulgarisée : “Est-ce que B.B. King peut jouer de la musique blues intrinsèque à un peuple réel et gagner un prix aujourd’hui?” La réponse : Non.

      Et c’est ce qu’on a vu du côté de l’Autre Gala. La catégorie Musique du monde et Hip Hop ont encore été victimes d’un manque… d’information. Est-ce que Radio Radio est plus rap que Hip Hop? Probablement. Mais les membres de Loco Locass et de Muzion sont les seuls à voir cette réalité (RAP VS HIP HOP). En ce qui concerne la catérogie Musique du monde, eh bien, le même exercice de style est à faire alors que Echo Kalypso est beaucoup moins world que Wesli…

      Bref, j’espère que l’ADISQ va continuer son exament de conscience et peaufiner sa structure car il y a beaucoup de travail à faire…

    • Très juste, Delphinusmedia. Quant à l’examen de conscience, je n’en suis vraiment pas certain. Un retour au crossover est plus probable… Après tout, l’Autre Gala était pas mal à côté de la plaque alors que le gala grand public a fait des choix intéressants contre toute attente. Heureux… accident de parcours ?

    • Quand on analyse la composition du C.A. de l’ADISQ, on constate que les représentants de boîtes un peu plus audacieuses/moins grand public/plus croustilles bio n’occupent qu’une minorité de sièges (Dare to Care, Larivée Cabot Champagne, Festival de musique émergente, Avalanche, Mo’Fat Management). Ceci explique cela.

    • Pas certain que ce soit un virage de l’ADISQ ou encore du public.

      Je crois plutôt que c’est la force des candidats cette année tant au niveau de leur proposition artistique mais aussi de leur popularité ou du respect par le public et incluant le grand public qui a fait la différence.

      Outre le nouveau Félix de la critique, leurs critères ne sont pas demeurés les mêmes ?

      L’ADISQ reste donc centriste et une industrie avec ses compromis cela a juste adonné que les choix fianux nous plaisnet plus cette année dans le grand gala. Mais examiner les nommés et les critères habituels, cela se justifie très bien et ceux des années passés aussi. Le hic, c’est que le critère qui les a fait gagné au final ne sont pas les mêmes.

      C’est bien évident, à mes yeux, que le meilleur album pop 2011 parmi les nommés était celui de Minière et de loin… Mais Ginette Reno les écrasait tous au niveau des ventes que le critère vous plaise ou non. Coeur de Pirate cette année, elle en a vendu combien ? Si Coeur de Pirate n’avait pas été la catégorie est-ce que Maie-Pierre Arthur aurait devancé Kaïn ?

      Richard Dejardins pour son album ? Il a un statut de poète national et il est très respecté. Les ventes de Landry sont pas suffisantes pour lui permettre de le devancer. Par contre, Catherine Major bien qu’excellente n’aurait pas eu suffisamment de popularité et de reconnaissance pour rivaliser vraiment au final avec la grosse machine.

      http://adisq.com/even-gala/2012/pdf/Regl12.pdf

      D’accord ou pas c’est leur barème qui fait le gagnant à la fin.

    • Gauche-Droite.
      C’est un langage que j’utilise assez fréquemment, surtout pour parler de la direction que prennent les arrangements d’une chanson. Dans l’audace des choix et la façon plus émotive d’interpréter (à gauche) ou la façon standard, simple, constante, sur les temps et plus accessible (à droite).

      Ça ne dit pas ce que les artistes sont, mais ça explique la direction de leur démarche artistique de façon imagée. C’est une figure de style qui vient de la politique, mais ça aurait pu être du hockey, de la cuisine (suivre la recette), de la peinture, la faune et de la flore, du paysage… L’important c’est que l’image nous aide à comprendre et exprimer un point de vue.

      Si vous essayé de me faire croire que vous n’avez pas compris M.Brunet, ou qu’il insinue que Maxime Landry va voter pour le Parti Conservateur parce qu’il dit que comparativement à Fred Pellerin les chansons de Maxime Landry sont à droite, c’est plus de la mauvaise volonté de votre part que de l’incompréhension.

      Même si la citation est pleine de vérité, ce n’est pas aussi simple que pezz (29 octobre 2012
13h28) le dit- « En philo, la droite, c’est quand tu penses que tu es libre. La gauche, c’est quand tu sais que tu ne l’es pas. »
      Oui, ça tient sur la liberté et le rouage complexe des valeurs, mais pour certains les choix se font consciemment et pour d’autres les choix se font très naïvement ou instinctivement.

      Ça me ramène à la fable Le loup et le chien de Jean de La Fontaine. Le risque pour la liberté ou bien les compromis pour la sécurité.
      On n’est jamais totalement loup, chien, à gauche, à droite, chaud, froid, émotif, rationnel, noir, blanc, X ou Y. Mais ce vocabulaire aide à relativiser pour arriver à se situer, comprendre les positions, les déplacements, communiquer et prendre des décisions.

    • Drôle de grille d’analyse, la droite et la gauche, pour évaluer la créativité… L’Adisq aurait donc tourné le dos à l’industrie, elle fait donc maintenant face aux artistes. Ni plus ni moins.

      Quand on part avec les mauvais point cardinaux, pas étonnant qu’un discussion sans fin s’ensuive.

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