
Les amateurs de musiques non occidentales seront ravis d’aller à la rencontre de Macadi Nahhas, invitée à se produire à la 5e Salle de la Place des Arts ce jeudi, dans le cadre du Festival du Monde Arabe. On qualifie la chanteuse jordanienne d’étoile montante de la scène arabe contemporaine, qu’elle fait aussi preuve d’un engagement humaniste dans le contexte d’une zone du monde affligée par maints conflits politiques, religieux ou moraux comme on le sait.
Le voile diaphane de cet organe vocal absorbe toute la lumière disponible et peut mener à de très hautes altitudes. Son timbre et sa tessiture ne sont pas sans rappeler la grande Fairuz. On ne s’étonnera pas que Macadi Nahhas ait collaboré avec le pianiste, compositeur et jazzman oriental Ziad Rahbani, fils de la superdiva libanaise.
Originaire d’Oman, cette superbe interprète puise dans tous les patrimoines de la grande région dont elle est issue : Jordanie, Syrie, Irak, Palestine, Liban. Ce qui n’exclut pas les incursions dans les musiques contemporaines non orientales, Sa maîtrise vocale des grandes traditions et musiques classiques arabes n’exclut pas l’ouverture au jazz moderne et aux musiques afro-latines.
D’où ce rendez-vous fixé sur une scène montréalaise avec l’ensemble québécois OktoEcho, qui orchestre tant de métissages probants entre Occident et Orient. Avis aux intéressés, la pianiste et jazzwoman Marianne Trudel est membre de cet ensemble dirigé par la très allumée compositrice Katia Makdissi-Warren qui s’exécute en différentes configurations. Cette fois, on préconise une formation relativement réduite pour accompagner Macadi Nahhas – comme ce fut le cas il y a deux ans pour la chanteuse syrienne Lena Chamayan.
Voilà un beau risque pour votre soirée de jeudi.

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