Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mardi 10 juillet 2012 | Mise en ligne à 15h50 | Commenter Commentaires (39)

    Exit le 33e FIJM: toutes mes critiques

    wayne-shorter bernard braullt

    Le FIJM a bouclé son budget de quelque 33 millions où apparaît une légère baisse (3%) des revenus de billetterie, mais une hausse des ventes de boissons et nourriture, «malgré la concurrence des nouveaux restaurants et terrasses de la rue Sainte-Catherine». Les revenus autonomes comptent pour environ 40% du budget du Festival, alors que 45% vient des commandites et 15% des subventions publiques., rapporte mon collègue Daniel Lemay au sujet du 33e FIJM en mode bilan – vous pouvez lire son papier en cliquant ICI.

    Point de vue direction artistique… on ne se mettra pas à radoter. Tout a été dit à ce sujet, n’est-ce pas ? Pour l’avenir proche, il apparaît préférable de faire découvrir le jazz qu’on aime et qu’on aimerait entendre sur scène. Au cours des mois à venir, les différents événements qui programment du jazz s’inspireront peut-être de ce qui sera publié sur ce blogue et alimenté par sa communauté.

    Avant de se remettre à la tâche, voici, grosso modo, ce que je retiens du 33e FIJM:

    Sous la bannière «mes concerts préférés»: Wayne Shorter Quartet, Tom Harrell Quartet, Ambrose Akinmusire Quintet, Dr Lonny Smith Trio, Jonathan Kreisberg Quartet, Get The Blessing, Kneebody, Neil Cowley Trio, Brian Blade et les Montréalais, Dorantes/Pena/Garcia-Fons/Iordanov, Richard Galliano et quintette à cordes, Pat Martino, Colin Vallon, Médéric Collignon.

    À l’enseigne «ostentation quand tu nous tiens»: Stanley Clarke, Marcus Miller, Victor Wooten.

    Dans la catégorie «j’ai compris pourquoi ça marche»: les quatre concerts de Tord Gustavsen.

    Dans la catégorie «j’ai joué avec Miles Davis et je piétine » : Ron Carter, les musiciens de Miles Smiles.

    Dans la catégorie «la distance n’a plus d’importance»: Ninety Miles.

    LIENS UTILES POUR LIRE MES CRITIQUES

    L’expérience Wayne Shorter

    Tom Harrell à l’Upstairs: grand moment de jazz moderne

    Neil Cowley et les mélomanes émergents

    Deux prises au FIJM: Get the Blessing et Kneebody

    Musique de performance avec SMV: qu’en penser ?

    Garcia-Fons, Dorantes, Pena, Iordanov: mise en commun

    Au cabinet du Dr. Lonnie Smith

    Brian Blade à l’Upstairs: le grand luxe !

    Galliano à la Maison symphonique: de Bach à Piazzzolla

    Tord Gustavsen en quartette: comprendre l’impact

    Ninety Miles: entre New York et… New York

    Grégoire Maret: à redécouvrir sur scène

    Ron Carter: impeccable… et ennuyeux

    Jazz pour mari et femme: pour le meilleur !

    Pat Martino avec Hammond B3: la classe !

    Ambrose Akinmusire: signature d’un bail a long terme

    Re-Miles Davis

    Découverts au FIJM: Colin Vallon…


    • @AB
      Point de vue direction artistique… on ne se mettra pas à radoter. Tout a été dit à ce sujet, n’est-ce pas ?

      Presque. À lire Normand Guilbault
      http://www.ledevoir.com/culture/musique/354200/le-jazz-a-toutes-les-sauces

    • Well, atchoum, on a lu ça à maintes reprises… Il ne s’agit pas de banaliser ce qu’en pense Normand mais ce qu’il en pense et ce que nous en pensons pèse pour environ 3% du marché de la musique – je ne parle pas de la population en général mais bien du marché des gens qui achètent de la musique. Pour que cette proportion augmente, il faut des organisations, des médias, des institutions, une volonté politique et une communauté d’artistes qui poussent beaucoup plus fort pour se faire reconnaître et accepter. La conjoncture est plutôt poche en ce sens…

    • Et puis il y a le jazz, devenu l’une des branches de la musique dite sérieuse. Quel mélomane n’écoute que du jazz aujourd’hui ? Quel mélomane (de moins de 45 ans) n’écoute que de la musique classique écrite ?J’ai de plus en plus l’impression que la séparation des communautés de mélomanes se fait plutôt par strates de complexité et d’esthétique générale que par genres en tant que tels. Ainsi, les fans de musique classique écoutent de plus en plus de jazz et vice versa. Les fans de musique contemporaine écoutent de plus en plus de jazz contemporain, musique électronique de pointe, musique actuelle type victo/suoni. Et ainsi de suite… Quelles strates de publics représente le FIJM ? Je vous le donne en mille…

    • Je ne suis pas un habitué du FIJM mais il me semble que pour un festival ”de Jazz” ça ratisse large pas mal, non ?

    • @jon8
      Oui, il ratisse large.Dans le domaine du festival, JAZZ semble être devenu un acronyme pour signifier un fourre-tout. C’est d’ailleurs aussi vrai pour BLUES. Voyez les programmations du festi-blues ou le Bluefest d’Ottawa. Dans la capitale fédérale se trouve même une scène électro. Pas certain qu’un émule de Jim et Bertrand se dénicherait une scène au MUTEK. Par contre, au FIJM, c’est possible…

    • Budget d’opération de 33 millions de dollars… Ça résume bien la largeur du ratissage, non ?

    • J’ai de plus en plus l’impression que la séparation des communautés de mélomanes se fait plutôt par strates de complexité et d’esthétique générale que par genres en tant que tels. ……
      .
      Cette définition correspond à ma façon d’écouter de la musique. Même si je n’ai pas les connaissances pour nommer ce que les musiciens font, mon oreille a désormais un niveau plancher en-dessous duquel elle s’ennuie clairement. Curiosité plus (mieux?) orientée avec le temps. Or rien de rien de ce que j’écoute ne me prépare à comprendre le phénomène Bon Jovi!

    • Mais quel est l’objectif véritable ?

      Plaire aux aficionados ou faire connaitre, au plus large public possible, la musique ”Jazz-ish” ?

    • Toujours le même dilemme, jon8. Un grand événement qui prétend à une certaine substance peut maintenir cet équilibre entre la vulgarisation, le développement et la connaissance profonde, entre le divertissement et la nourriture de l’esprit. Or, cet équilibre délicat peut finir par se rompre… On peut néanmoins présumer que la direction artistique du FIJM estime qu’une juste proportion de jazz costaud est maintenue dans sa programmation, vu son rayonnement réduit dans le marché des amateurs de musique.

    • jon8 : Est-ce que les fans s’intéressent vraiment de l’objectif véritable du festival? Le FIJM est un nom établi, c’est quasiment comme un trademark. Ils ne vont pas changer le nom du festival parce qu’ils ont un créneau plus large maintenant. Personnellement, j’en ai rien à foutre. Tant que le fest m’offre des Tangerine Dream, The Roots, Deltron 3030 et Van Der Graaf Generator, je n’ai aucune raison de me plaindre (sauf peut-être des prix souvent ridicules).

    • On peut se plaindre du fourre-tout qu’est devenu le FIJM avec le temps mais il est certain que si le festival ne s’en tenait qu’à inviter la portion pointue de musiciens qu’on peut qualifier incontestablement de “jazz” le festival n’existerait plus depuis longtemps.

    • Par ricochet, le festival m’a fait découvrir Le Neil Cowley trio, le projet 90 miles, le bon Dr. Smith et Get the blessing. Et ces découvertes me dirigent vers d’autres artistes et bien des heures de plaisir.
      C’est exponentiel c’te patente là.
      À moins d’être journaliste ou d’avoir un budget illimité, quand tu t’es tapé une dizaine de concerts en salle, t’es déjà occupé à recoller les morceaux du petit cochon que t’as cassé. Alors , même si la salade mixte du festival est un peu détrempée, il est très possible de se faire un programme jazz de qualité au travers du disco et de l’électro.

    • D’accord avec toi, Norvège. D’autant plus qu’avec les Suoni et Victo juste avant, mon petit cochon est déjà pas mal vide rendu au FIJM… Ceci dit, dans ma jeune vingtaine, j’ai pu m’initier au jazz avec des concerts extérieurs gratuits de Django Bates, Medeski Martin & Wood, Jean Derome avec son hommage à Monk ainsi que de Normand Guilbault qui est cité plus haut. S’initier avec Get The Blessing (par ailleurs excellent) à 40$? Pas sûr. De là l’importance de maintenir cet équilibre délicat dont parle Alain.

      De plus, au risque de me répéter, que le directeur artistique d’un festival de jazz de cette ampleur trouve Ornette Coleman et le free jazz rebutants au point de presque les éradiquer de la programmation me laisse pour le moins perplexe.

    • M’enfin, il me semble que le jazz n’était pas plus une musique de masse dans les années ‘90. Et pourtant, le Festival se portait très bien alors et l’amateur de jazz en moi salivait en contemplant la programmation. Alors qu’aujourd’hui… bof… et re-bof… Je ne crois pas que le Festival s’est adapté pour survivre. Il a simplement pris une tangente différente, tout en conservant son appellation.

    • Me semble que c’est pas mal plus une adaptation pour croître que pour survivre, non? Le FIJM est toujours plus big, année après année!

    • @blackened

      Au milieu des années 90, le budget annuel d’opération tournait autour de 6 millions. L’actuelle configuration (33 millions) s’est relativement stabilisée, le jazz y joue un rôle secondaire mais quand même important. Comme plusieurs le soulignent, il y a moyen de se faire un trip quotidien de jazz de deux ou trois concerts de bonne qualité – pas mal moins excitant qu’autrefois mais bon, ce n’est pas le néant si vous observez ce que j’ai moi-même observé. Par ailleurs, rares sont les découvertes jazzistiques à l’extérieur… ce qui n’est pas terrible pour le développement de public. À leur décharge, les promoteurs originels y réalisent leur rêve de toujours: produire la plus grosse fête urbaine de la musique dans notre île. Le jazz en est la marque… et l’une des composantes réelles parmi d’autres.

    • ”Me semble que c’est pas mal plus une adaptation pour croître que pour survivre, non?”

      Comme ont dit: si tu n’avances pas, tu recules.

    • Sur le plan organisationnel, on ne peut infirmer cette tendance inéluctable à la croissance. La plupart des produits culturels très créatifs, dont le rayonnement ne cesse de croître, tendent généralement à adapter leurs contenus à leur croissance. Forcément, ils ne peuvent plus être aussi pointus car ils doivent plaire à un plus grand nombre. À long terme, cependant, d’autres plus jeunes plus fous mettent au point de nouveaux produits et peuvent provoquer le déclin de ces organisations devenues gigantesques. Ainsi, le cirque Barnum & Bailey est supplanté par le Cirque du Soleil et ainsi de suite…

    • Bonne idée de regrouper ainsi tous les articles. Je viens de découvrir Akinmusire. Sourire.
      C’est vrai que l’héritage de Miles est richement exploité au FIJM. Musiciens et concepts sont souvent reliés au trompettiste.
      .
      Dans le cas du show de Ron Carter, je me demande souvent dans de tels cas si une foule trop n’y est pas un peu pour la séance de pilotage automatique?
      .
      Pour le docteur, votre article me laisse croire que sa grande culture et sa non moins grande curiosité le rendent toujours aussi surprenant et créatif à 70 ans. J’ai eu l’impression que son show était beaucoup plus intéressant que celui de Robert Glasper, moitié plus jeune, qui tente des choses lui aussi…
      .
      C’est drôle, j’ai un peu l’impression que dans les années 90, vous auriez probablement omis le show de Martino dans votre itinéaire. Le guitarire ne fait plus particulièrement dans la nouveauté.
      .
      Le FIJM devrait peut-être offrir une série Étiquette ECM l’été prochain.

    • @jon8

      Un festival peut progresser au niveau artistique et gagner un succès d’estime tout en restant intègre et à hauteur d’homme. Le FIMAV ou même le Mutek en sont de bons exemples. Ceci dit, je ne lance pas la pierre au FIJM pour autant. Comme “grosse fête urbaine”, on fait difficilement mieux.

      @AB

      Bien d’accord avec vous. Reste que je trouve un peu désolant que le directeur artistique omette pratiquement certaines déclinaisons du genre. C’est comme si le directeur du Heavy MTL refusait de booker Meshuggah parce qu’il trouve leurs compositions trop étranges, se contentant d’Iron Maiden et Twisted Sister… Il aurait un certain succès, mais serait peu crédible au bout du compte. Ça et le fait que les profanes devront bientôt aller s’initier ailleurs sont mes deux déceptions du FIJM. Pour le reste, je préfère ne pas jouer à l’élitiste et juste savourer le party.

    • ”Un festival peut progresser au niveau artistique et gagner un succès d’estime tout en restant intègre et à hauteur d’homme.”

      Je ne vois pas dans cette phrase où la réalité de rentabilisation apparaît ?

      Un festival peut fonctionner, année après année, sur un ‘’succès d’estime” ? Donc on parle ici d’un système où un festival peut essuyer systématiquement des pertes et vivre de subventions ?

      Ok, d’accord, jouons le jeu. Mais dans ce cas, qui confirme le ‘’succès d’estime” et ”d’intégrité” ?

    • J’aimerais partager une impression (et la valider). Je crois constater que la couverture des spectacles du FIJM dans La Presse est diminuée cette année. J’ai toujours apprécié lire le matin dans mon journal favori (La presse) les critiques des spectacles du FIJM. Cette année, j’ai l’impression qu’il y’avait beaucoup moins de critiques; il est vrai que nous en retrouvions plus sur le site Internet de la Presse. Mais je me rappelle qu’il y’a quelques années, il y’avait un cahier consacré au FIJM, et cette année, presque rien. Mais beaucoup de place pour le cirque et un cahier quotidien pour le festival juste pour rire. Est-ce unefausse impression ?

    • @ nyvo

      Votre impression est juste. Le papier est en voie de réduction voire de disparition. Les contenus spécialisés (critiques plus pointues dans le cas qui nous occupe… et qui m’occupe particulièrement !) sont les premiers à quitter le papier pour s’installer définitivement en ligne. Les contenus grand public, eux, restent dans le papier car ils intéressent la majorité des lecteurs. Alors ? Grosso modo, le nombre de textes de ma couverture n’a aucunement diminué. Plus ou moins une quarantaine de mes textes (interviews, critiques, blogues) ont été consacrés au FIJM. L’époque des cahiers spéciaux sur le jazz est bel et bien derrière nous, il faut désormais passer aux écrans d’ordi et aux tablettes, qui offrent désormais BEAUCOUP plus de contenu de niche que le papier.

    • @ jon8

      J’ai donné deux exemples de festivals (FIMAV et Mutek) qui, je crois (enfin j’espère!), font leurs frais en restant fidèles à leur mandat initial et en maintenant un format à peu près similaire année après année. Quant à qui confirme l’”intégrité”, je ne suis pas super pointilleux, mais peut-on dire que si Mutek en vient à booker Aerosmith comme l’a fait le Mondial Choral (qui a d’ailleurs retiré le “Choral” de son appellation), il aura perdu un ti-peu d’intégrité?

      Pour ce qui est du succès d’estime, il est bien arbitraire, mais on pourrait se baser sur ce qui se dit dans la presse écrite spécialisée. Encore là, j’imagine que ça doit faire belle lurette qu’on n’y parle plus de l’audace de la programmation du FIJM…

    • Le FIMAV a un budget de quelques centaines de milliers de dollars. Les Suoni,deux ou trois fois moins. MUTEK ? plus que Victo. POP MTL encore plus mais tout de même modeste malgré l’affluence et le buzz. Oheaga ? Plusieurs millions investis, c’est certain, idem pour les Francos. Sauf Osheaga et les Francos, donc, tous ces festivals de musique comptent sur des budgets d’opération qui n’ont rien, mais vraiment rien à voir avec le budget du FIJM… de 30 à 60 fois supérieur ! À cette taille, l’intégrité de la portion pointue d’une programmation reste un enjeu mais… cela est loin d’être l’enjeu principal.

    • Je crois que vene777 résume bien la position du FIJM. Si ça se trouve, il représente même le type idéal de mélomanes visés. À ce compte, que les Suoni et Victo vident une bonne partie du budget show de l’amateur local ne doit même plus être pris en compte. Je serais par ailleurs curieux de connaître la proportion de spectateurs étrangers au FIJM.

      Dans son pitch de vente de début de festival, Simard ne nomme à peu près pas de show de jazz moins grand public à aller voir. Et ces shows sont rarement dans les coups de coeur des bilans aussi.

    • Comprenez-moi bien, tout ça c’est ben correct. Le FIJM a le droit de vouloir devenir plus gros année après année et contrairement à d’autres puristes, je ne le boycotte pas pour autant. Ce que je veux démontrer, c’est qu’il aurait le choix de faire autrement. La croissance n’est pas un impératif pour un OSBL, ce qu’est le FIJM, right? ;-)

    • bonjour

      en tout cas quand tu regardes les autres festivals de jazz au Canada, celui de Montréal est très frileux en salle. François Houle 5 +1 fait le tour du Canada, mais ne s’arrête pas au FIJM ? Une chance que la Casa est là…

      Un événement spécial consacré au Jazz ça serait déjà bien. Avec son budget, le FIJM pourrait faire une grande fête jazz.

      Faut pas attendre après le FIJM pour faire des découvertes majeurs. Un pan entier de la création jazz n’est pas touché. Un gros pan…

      Pourquoi au Gesù ya plus de free jazz ? Peut-être qu’il n’y pas assez de monde qui en écoute, mais tout de même, pour un festival de jazz se disant The Biggest and The Best, ne pas avoir une branche avant-gardiste, je trouve ça moche. Combien de labels disponibles sous la tente ? Pas tant. Ça circonscrit bien le son proposé, l’esthétique préconisée et le champ couvert.

      Le FIJM gère son patrimoine, encourage tout de même beaucoup de jeunes artistes à l’extérieur comme à l’intérieur et c’est très bien. Mais je doute de la curiosité de certains programmateurs dans le champ même du jazz.

    • J’ai manqué tomber en bas de ma chaise. Gérer un budget de 33 millions de $ et être toujours certifié OSBL, c’est fort de café en titi!

    • @blackened

      Je pense que vous confondez ”croissance” et ”adaptation”. Il a peut-être (sûrement) été décidé que le Jazz, per se, était trop limitatif voire en déclin pour permettre la survie même d’un festival de calibre international tel le FIJM.

      Problème d’appellation maintenant ? Probablement.
      Il reste que Canadian Tire, malgré son nom, tire son chiffre d’affaire de produits autres que les pneus et pas du tout fabriqué au Canada. Peut-être que ”Jazz” ne veut plus dire ce que l’on pense? ;-)

      Le chanteur de Timbre Timbre semblait justement insister pas mal sur le fait que ce n’était pas du Jazz..

    • @atchoum

      le chiffre d’affaire ou la taille du budget d’un OSBL n’a strictement rien à voir. C’est le mode d’opération qui fait la différence:

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisme_sans_but_lucratif

      ”La particularité d’un OBNL est d’assurer que son capital est réinvesti dans ses œuvres et qu’aucun de ses membres ne puisse y puiser pour des fins personnelles.”

      De ce que j’ai observé dans ma vie, y a plutôt une bonne gang de business à but lucratif qui fonctionnent en mode ”non-lucratif”!

    • @jon8

      Le jazz serait «trop limitatif voire en déclin pour permettre la survie même d’un festival de calibre international tel le FIJM» ? Euh… non. Trop limitatif pour un festival de cette taille, c’est certain. Toutefois, pour un festival international qui demeure essentiellement jazz, donc forcément plus petit que le FIJM vu la taille du marché, c’est parfaitement envisageable. À condition qu’on choisisse un développement plus modeste, comparable à celui d’autres festivals de jazz ou de musique classique de renommée internationale – Vancouver et Lanaudière sont de bons exemples.

    • @jon8
      Dans une région loin de Montréal, si les chiffres sont toujours bons, disent que le salaire annuel moyen d’un employé d’OSBL est d’environ 13 000$. Les moyens manquent généralement pour offrir les services exigés et pour se faire connaître, ne serait-ce que pour avoir une page internet à jour, par exemple. Je ne vous parle pas du roulement de personnel à contrat. Et on y retrouve en général majoritairement des femmes0

      Je comprends que le sujet rsique de déraper et qu’il ne faut pas mélanger des besoins essentiels à une société comme le tourisme plutôt que ceux offerts par des organismes comme l’accueil Bonneau ou des regroupements de femmes violentées. Mais quand un OSBL offrant des services de première ligne se fait dire par un subventionneur que 7 000$ c’est de l’argent en crisse, imaginez la hauteur de la marche quand on tombe dans les 7 chiffres!

      Si on retourne dans le monde de la musique, je serais curieux de connaître les budgets d’opération de CIBL et Radio Centre-ville, par exemple, qui sont des OSBL et qui diffusent du jazz à l’année!

    • ”Euh… non. Trop limitatif pour un festival de cette taille, c’est certain. Toutefois, pour un festival international qui demeure essentiellement jazz, donc forcément plus petit que le FIJM vu la taille du marché, c’est parfaitement envisageable. À condition qu’on choisisse un développement plus modeste,”

      …Donc, le FIJM est coupable d’obésité/gloutonnerie ?
      Je ne fais pas dans la rhétorique, je pose la question…

    • @jon8

      «Obésité/gloutonnerie»? Je ne crois pas. Comme je l’ai écrit plus haut, les promoteurs originels (Simard et Ménard) réalisent leur vieux rêve: la plus grosse fête urbaine de la musique jamais présentée à Montréal. Avec les Francos qui exploitent plus ou moins les mêmes équipements et recrutent plus ou moins les mêmes équipes, c’est la plus longue et la plus considérable occupation du centre-ville en ce sens. Ce rêve devenu réalité est parfaitement défendable mais… plusieurs mélomanes de pointe peuvent y voir une manière de défection puisque le jazz n’y est plus proéminent comme il le fut jadis.

    • Pour être très (trop) cynique: j’aimerais bien qu’on ait un festival de jazz à Montréal.
      Pas besoin qu’il soit le plus gros au monde.
      Il pourrait se contenter d’être le meilleur.

    • @AB
      Pensez-vous aller faire un tour au festival de jazz de Qc cet automne?
      Certains noms sont connus à Montréal. D’autres sont passés récemment (Glasper), mais on peut aussi y entendre Christian Scott avec un guitariste Stevens que je ne connais pas.

    • @fredhammersmith
      Je ne crois pas que votre commentaire soit cynique quand on compare la programmation jazz de Vancouver à celle de Montréal. Et j’ai même l’impression, à vue de nez (je peux me tromper), d’y trouver plus de musiciens Québécois qu’au FIJM.
      http://www.coastaljazz.ca/

    • @Atchoum

      Je voulais y aller l’an dernier, mais je suis resté pris dans le tourbillon des festivals montréalais – Pop, Off, FMA… J’aimerais bien y passer deux ou trois soirs l’automne prochain.

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