Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mardi 3 juillet 2012 | Mise en ligne à 11h56 | Commenter Commentaires (21)

    Nouvelle tête de jazz: Jérôme Beaulieu

    Jérome Beaulieu L'homme sur la lune

    Début mai, j’ai assisté à un set du jeune et doué guitariste François Jalbert, qui lançait alors son premier album à titre de leader – Sens unique. Au sein de cet ensemble émergent, j’ai observé le jeu fort intéressant d’un jeune inconnu, le pianiste Jérôme Beaulieu. Peu de temps après cette soirée à l’Upstairs, son premier album à titre de leader, L’homme sur la lune, fut lancé étiquette Effendi. Le tourbillon des sorties m’a mené à retarder la confection de ce billet jusqu’à lundi soir, c’est-à-dire la bellle entrée en matière de Jérôme Beaulieu – 20h, Scène Radio-Canada

    L’an dernier, il faut le rappeler, le trio de ce jeune homme avait remporté un concours de la relève au festival printanier Jazz en rafale. Et pour cause: sa touche, son articulation, son attaque, son sens rythmique, son jeu de pédale, son sens percussif et sa direction d’ensemble (le batteur Kevin Warren en remplacement de Willam Côté, le contrebassiste Philippe Leduc) laissent prévoir un bel avenir.

    D’entrée de jeu, on constate que Jérôme Beaulieu s’inspire clairement des pianistes de la génération qui le précède – Brad Mehldau, Baptiste Trotignon, Ethan Iverson, enfin les pianistes ayant dominé la dernière décennie pour leur excellence pianistique et leur capacité à jazzifier un répertoire populaire récent bien au-delà des standards connus.

    Dans cet esprit, d’ailleurs, il propose sur scène une relecture de la chanson I Might Be Wrong signée Radiohead (album Amnesiac) et dédiée hier à la ministre Michelle Courchesne pour des raisons qu’on imagine. Sur son album, il nous jazzifie The Bones of You d’Elbow, en plus d’orner certaines compositions d’échantillonnages numériques triés sur le volet.

    Très prometteur, Beaulieu n’a pas encore atteint le niveau des grandes ligues. En haute vitesse, en souplesse, sa formation n’est pas encore terminée, on doit s’attendre à ce qu’il progresse encore, du moins s’il veut un jour dépasser le rayonnement local ou national.

    En tout cas, c’est bien parti.

    Liens utiles

    Site officiel

    Écoute en transit de l’album sur le site du label Effendi


    • Effectivement M.Brunet, il y a de l’espoir.

    • Ne manque pas de culot avec son échantillonage et la détermination à proposer ses propres standards. Quelle coolitude. J’ai adoré l’entrevue sur l’album Un homme sur la lune. Un point de départ, une idée et boum, ça déboule. Une relecture de The bones of you de Elbow??
      J’ai cherché pour l’entendre mais n’ai pas trouvé.
      Pas dispo sur spotify. Un album à me procurer.

    • Pour les amateurs de jazz montréalais, CIBL 101.5 diffuse tous les lundis soirs à 19h l’émission JAZZ ENCORE. L’animatrice Barbara Secours y présente chaque fois un musicien québécois. L’entrevue est assortie d’une prestation live. Il est même possible de voir le tout en direct.

      L’émission est tellement bien faite qu’elle vaut vraiment la peine d’être mieux connue.

    • Barbara Secours est aussi une très bonne chanteuse.

    • Parlant de coolitude, mais là, vraiment horizontale et verticale, j’ai écouté des vidéos du doc Lonnie. Tout un spécimen. À 4 pattes sur ses pédales, pianote avec sa langue, vraiment y a rien qu’il ne fait pas. Et pourtant…rien d’un clown de cirque. La coolitude.

    • L’album du trio est en vente à 1/2 prix sur le site du festival, dans la tente d’Archambault en passant. Personnellement, je l’apprécie énormément..écouter la suite au complet (la no 4, 5 et 6) m’amène de très belles “vibrations” ! Le relecture de The bones of you est aussi vraiment bien !! Je ne suis vraiment pas un “jazzman”, mais ce style vient tout simplement me chercher !

    • Merci du tuyau, Sheffordois. Je vais aller prendre une marche sur Ste-Catherine demain soir!

    • Quelqu’un est allé au concert de Sophie Hunger et Billy Bragg? C’était bien?

    • À ce prix là j’ai fait le pari et je n’ai vraiment pas été déçu. Mais il vous faudra probablement aller au Archambeault sous la PdA (épuisé dans la tente) – Il y en avait encore quelques-uns quand je suis passé.

    • HS
      J’ai bien aimé l’article sur les 50 ans de Rémi Bolduc. Mais quand il dit : « Si vous voulez faire votre vie dans le jazz à Montréal, vous devez enseigner », ça me rappelle que plusieurs musiciens de jazz, même ceux de New York, enseignent pour arrondir les fins de mois. Le pianiste Jason Moran me vient en tête, par exemple. À croire que c’est le débouché naturel pour nombre de musiciens d’élite.

      Il dit aussi : « Jouer à 50$ par soir, trois soirs par semaine…» Ben cou donc, ça explique le bas prix des billets aux portes. Imaginez. Le gars étudie 5 ans à l’université, obtient deux diplômes, ce qui lui offre le privilège de gagner 600$ par mois sur scène.

    • @atchoum

      L’économie du jazz est dans un piètre état en ce moment. Comment c’est le cas de toutes musiques de pointe qui dépendent d’un soutien supplémentaire à celui du marché. Puisqu’on trouve moins de jazz local et de jazz international émergent dans dans les grands festivals, le fric est distribué à cette pop-adulte-de-qualité que préfèrent le marché et les grands commanditaires – vu le rayonnement à court terme. Quant aux musiques plus exigeantes… elles exigent encore et toujours un investissement à perte pour le court terme. Pour toutes les recherches fondamentales et pour tous entretiens patrimoniaux, comment peut-il en être autrement ? Or, ce principe ne passe plus dans le cadre de porte en 2012. Je parle du cadre politico-économique de notre charmante conjoncture, vous vous en doutez bien.

      Soit dit en passant, Rémi Bolduc a modifié un peu sa liste d’invités par rapport à ce qu’il avait annoncé en interview – il y a deux semaines. Jeudi, André Leroux n’était pas à l’Astral alors qu’Alexandre Côté, Rafael Zaldivar et Chet Doxas se sont joints au célébrations du 50e.

    • @atchoum et Alain

      ” Le gars étudie 5 ans à l’université, obtient deux diplômes, ce qui lui offre le privilège de gagner 600$ par mois sur scène.”
      “Je parle du cadre politico-économique de notre charmante conjoncture, vous vous en doutez bien.”

      Cette réalité est beaucoup plus “répandue” qu’on ne le pense. Les docteurs en littérature, en philosophie, en histoire, en géographie, en sociologie, en anthropologie, en science politique, etc, ne doivent généralement leur survie économique qu’à l’enseignement supérieur , où ils formeront à leur tour, des docteurs qui devront faire de même pour survivre. C’est souvent le sort de l’élite intellectuelle qui oeuvre dans des domaines “non-scientifiques’ et “non-économiques”. Nous savons bien qu’en musique, danse et autres domaines artistiques , ce ne sont pas nécessairement les plus doués qui auront le plus de succès commercial…Mais bien ceux qui réussissent à produire la musique, danse, films ou livres qui plairont à un grand nombre de personnes. Ce sont des choix personnels qui mènent ces grands artistes, chercheurs et autres grands esprits à dépasser les limites de la médiocrité et de l’ordinaire…Mais c’est aussi le choix, pour la majorité d’entre eux d’être confrontés aux périls et défis du commerce de leur grand talent…
      Au Québec, ces artistes peuvent profiter des subventions mises en place pour assurer une certaine continuité de la production créatrice. Tout comme les professeurs dont les salaires sont subventionnés à 100%, et ce, peu importe le domaine.
      Alors je vous dirais que pour cette élite, l’avenir me semble plus prometteur à long terme que celui du musicien correcte au succès immédiat plus flamboyant mais éphémère et incertain…

    • @kalimba

      Je reprendrai cette discussion demain (je pars couvrir le jazz), mais je relève une contorsion dans votre analyse: les profs d’université, qui sont aussi grands chercheurs de philo, histoire, maths et autres disciplines de l’enseignement supérieur, ont une large part de budget (leur salaire, en fait) pour… ne pas enseigner et plutôt chercher, créer de nouveaux concepts. Ce type d’enseignement n’est vraiment pas celui du chargé de cours ou même du prof de musique à temps complet qui n’a d’autre objet que la transmission du savoir. Un artiste, un créateur qui enseigne par obligation, c’est donc trrrrès différent. Il y a pire que ça dans la vie, je vous l’accorde… ;-)

    • @alain

      Pas si différent je pense. Comment les chercheurs de philo, histoire , maths et autres pourraient-ils créer et chercher tout en gagnant leur vie si ce n’était de l’enseignement ? Était-ce un choix pour eux ou une obligation lorsqu’ils ont commencé au bas de l’échelle ?
      Et les profs titulaires en musique, comme le furent André Prévost, Jacques Hétu et leurs contemporains, ne profitent-ils pas des mêmes avantages que leurs collègues d’autres domaines ?
      Et nous pourrions dire que les chargés de cours en philo, histoire et autres sont dans le même bateau que les musiciens profs ? Ne sont-ils pas tous “contraints par obligation” à l’enseignement,
      peu importe le domaine si chacun souhaite accéder aux postes supérieurs ?
      De plus, les musiciens “reconnus” par l’enseignement ont accès à de bonnes subventions à l’écriture et à la production de leur musique. Et si je ne me trompe, et cela sous toute réserve, je pense que certaines université (McGill) financent la production de certains profs.
      C’est toujours un plaisir de discuter et d’échanger avec vous Alain.
      Au plaisir !
      Kalimba

    • Bon, kalimba, difficile de me retenir avant de passer aux concerts. :-) Oui, comme vous le soulignez, certains programmes financent une partie de la production de certains profs compositeurs – et non instrumentistes. Mais… pour un Jacques Hétu qui put bénéficier de telles conditions, il y a des dizaines (des centaines ?) de créateurs de talents qui ne peuvent poursuivre leur démarche dans des conditions décentes. On s’en cause demain !

    • Bonjour Alain,

      “il y a des dizaines (des centaines ?) de créateurs de talents qui ne peuvent poursuivre leur démarche dans des conditions décentes. ”

      Bien sûr. Mais notre “débat” repose sur ce commentaire de atchoum :

      “Le gars étudie 5 ans à l’université, obtient deux diplômes, ce qui lui offre le privilège de gagner 600$ par mois sur scène.”

      Je comparais cette situation à d’autres domaines et sphères de notre société….
      Alors mon point est le suivant: nous pouvons remplacer le terme “créateurs” de votre commentaire par:

      ” Mais… pour un chercheur, peintre, danseur, philosophe, écrivain, sociologue, anthropologue, historien qui peut bénéficier de telles conditions..”il y a des dizaines (des centaines ?) de chercheurs, peintres, danseurs, philosophes, écrivains, sociologues, anthropologues, historiens de talent qui ne peuvent poursuivre leur démarche dans des conditions décentes. ”
      …autrement que par l’enseignement…

      La condition des musiciens “sur-diplômés” n’a rien d’unique dans notre société. Toutes les disciplines ci-haut mentionnées ne pourraient survivre sans financement social (subventions) et support (volonté) politique… et l’enseignement… Et tout comme les musiciens, les “autres” aussi tirent le diable par la queue et se voient souvent contraints de gagner leur vie autrement.
      Mais voilà…En fait, la différence, je pense, c’est que la plupart des musiciens de cette trempe, tout comme les danseurs, peintres et écrivains, ont consacré leur jeunesse, adolescence et jeune vie d’adulte à leur passion. Je vois des danseurs de 40 ans gagner $200 par semaine dans une compagnie, je vois des écrivains avec 5 ou 6 bons romans à leur actif travailler, à 53 ans, dans un bar, des peintres au succès d’estime indéniable peinturer des décors à rabais , ce que je vois c’est que tous ont fait et font encore d’énormes sacrifices pour aller au bout de leur passion.
      De même pour la plupart des musiciens…Sauf les élites…OSM , SMCQ, NEM, Métropolitain et quelques Quatuors de renommée…Mais au moins, les musiciens, écrivains, peintres, philosophes sur-diplômés, les élites ont une porte ouverte sur l’enseignement …Mieux payé qu’un danseur et plus confortable qu’un bar….Les “conditions descentes” sont probablement à être réévaluées, mais pour l’ensemble de tous les créateurs et penseurs dans notre société…Mais comparés à ces autres domaines , les bons musiciens s’en tirent pas si mal…

      Salut Alain et bon Jazz !

    • Merci kalimba.

      «Pas si mal» résume bien la situation… jusqu’à une période récente où le financement social de la culture (sans compter la régression de la contribution du secteur privé aux créateurs because la loi C-11) est plus que jamais fragilisé sur notre territoire. Dans le contexte de petits marchés, Canada et Québec avaient favorisé l’émergence d’une communauté d’artistes dont plusieurs étaient (et sont toujours) profs, qui ont pu faire leur création au cours des vacances estivales et autres congés sans solde. C’est effectivement pas si mal mais… ça ne produit que trrrrès rarement des oeuvres ou des interprètes d’envergure internationale. Et ça ne pousse pas non plus les entrepreneurs de la culture (je ne parle pas du divertissement) à développer le marché international. Comment peut-il en être autrement ? En favorisant davantage le marché ? En retirant ces acquis aux musiciens très compétents, de plus en plus nombreux par rapport aux postes de profs disponibles ? En réduisant le nombre de concerts consacrés à la musique de pointe comme on le constate dans plusieurs grands festivals ? Ou en favorisant de nouveaux financements (privés et publics) pour créer un véritable impact de notre élite artistique à l’étranger, de manière à ce qu’elle puisse tirer profit de son excellence sur d’autres marchés ?

    • Bon samedi Alain,

      Notre discussion nous amène vers d’autres débats ! Intéressant !
      Alors, je serai sans détour …Le financement public des productions musicales au Québec se chiffre en millions de dollars…Et n’a en rien (si peu)diminué depuis plusieurs années. Le programme de musique spécialisée était du fédéral. Et est maintenant réinstauré au CAC.
      Voici l’exercice que j’ai fait : Les données de Musicaction , du VEM, de la SODEC, et autres organismes sont publiques. Je les ai consultées…Vous pouvez faire de même. Et ce ne sont que les enveloppes destinées à la production…On imagine le reste…
      Les gestionnaires de ces enveloppes sont les Labels, les Producteurs reconnus , les Diffuseurs, Distributeurs et un petit pourcentage d’artistes indépendants.
      Ce que l’on constate, c’est que l’argent ne manque pas. Il n’est simplement pas attribué de la “bonne” façon pour permettre à nos élites musicales de performer comme avant.
      Nous aurions beau vendre autant de disques qu’en 1990, à $15.00 le CD, soit sensiblement le même prix qu’il y a 20 ans, comment une entreprise peut-elle défrayer ses couts d’opération
      avec des revenus actualisés 4 à5 fois inférieurs à 1990 ? De même pour les Diffuseurs…Et Distributeurs.. Le prix des billets est nettement insuffisant pour couvrir les frais …Et les producteurs vivent la même réalité.
      L’argent voué à la création se retrouve englouti dans des dépenses administratives qui font bien vivre des adjoints de ci, assistants de ça , promoteurs et trackeurs radio. Et maintenant il y la subvention à la gérance…!!!???
      Et vous savez comme moi que les “décideurs” , ceux qui sont mandatés par nos gouvernements pour distribuer ces sommes, sont eux-mêmes des Présidents de Labels, des Producteurs, des Gérants…Conflits d’intérêt ?
      Alors je ne blâme plus les “politiques” , ni nos élus, mais bien nos confrères de l’industrie qui n’ont comme projet social que la survie de structures obsolètes et inadaptées aux nouvelles réalités.
      Avez-vous déjà assisté à une Soirée Rencontre de l’industrie de l’ADISQ ? Ç’est trois heures de discours de producteurs, diffuseurs et autres intervenant de la culture médiatique Québécoise à qui le gouvernent verse des millions pour assurer la transition vers de nouveaux modèles de ci et de ça…Mais en 3 heures, pas un SEUL mot sur ce qu’ils vont diffuser: la musique. Pas un SEUL mot à propos des musiciens. Rien. Rien . Et quand Harper a coupé dans le programme de musique spécialisée, pour “détourner” ces sommes vers les Labels pour le développement de nouvelles plateformes, et bien il a eu l’aval de L’ADISQ. Et vous constaterez qu’il n’y a pas de producteur, ni de Label de musique spécialisée sur le comité….
      Pour terminer sur une note(!) plus positive, je vois de plus en plus de jeunes musiciens s’autoproduire, se prendre en main et utiliser les réseaux sociaux pour leur promotion…Les résultats sont impressionnants..Tellement, que les Labels, distributeurs et autres ne savent plus comment offrir une valeur ajoutée à leur clientèle. Ils sont encore là parce qu’ils contrôlent l’argent…Mais ça ne durera pas éternellement….

    • @kalimba

      Vous avez raison pour le Québec, le financement public y est à peu près intact et…. s’est progressivement enlisé dans ce que vous résumez justement comme « la survie de structures obsolètes et inadaptées aux nouvelles réalités». Vous avez probablement lu à maintes reprises ce que je pense de l’ADISQ (ces dernières années) concernant ses sérieuses difficultés d’adaptation – qui ne sont pas étrangères au confort de notre petite industrie de la musique acquis dans les paliers administratifs du gouvernement québécois. Comme c’est le cas de tous les financements publics, il se crée progressivement une lourdeur administrative, des liens entre gestionnaires publics et entrepreneurs privés peuvent devenir improductifs et l’argent finit par être contrôlé par des «confréries» bien installées jusqu’à ce que le ménage se fasse et qu’on pose de nouvelles règles favorisant la création et son financement optimal. Inévitable problème, disons, cybernétique qui peut être résolu. Quant à la régression tangible du financement public, elle vient plutôt du gouvernement fédéral conservateur. Les nouvelles règles sur la propriété intellectuelle et les choix de financement dans les secteurs musicaux non lucratifs contribuent clairement à faire reculer la condition économique des musiciens, interprètes, auteurs et compositeurs.

    • Et bien nous sommes d’accords !
      En ce qui concerne le financement fédéral, en termes de $$$$ attribués au Québec, nous ne parlons pas de sommes astronomiques. Ce serait facilement comblé par une enveloppe additionnelle purement Québécoise. Probablement l’équivalent de 1 % de ce que Le Festival de Jazz reçoit à chaque année… ;-)

      Salut Alain , et bon week-end !

    • «Ce serait facilement comblé par une enveloppe additionnelle purement Québécoise. Probablement l’équivalent de 1 % de ce que Le Festival de Jazz reçoit à chaque année.»

      Well… pas mal plus que ça pour combler les carences fédérales mais bon. On s’entend sur le fond.

      À + je retourne à mes critiques de musique. :-)

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