Alain Brunet

Alain Brunet - Auteur
  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Vendredi 15 juin 2012 | Mise en ligne à 18h17 | Commenter Commentaires (33)

    Loco toujours Locass… Comment donc ?

    Loco Locass Le Québec est mort, vive le Québec

    Loco Locass a sorti Le Québec est mort, vive le Québec !, un premier depuis 2004. TLMEP, puisque le groupe fera boum sur la place des Festivals. Ce vendredi, 21h.

    Chafiik l’a réalisé et l’a arrangé. Gugusses électro/hip hop, esprit indie rock, outils numériques et analogiques. La musique est bonne, Chafiik a vraiment du talent. Batlam et Biz ont des lettres, une prestance, ils parlent haut et fort. Vraiment.

    Une question me vient à l’esprit, cependant: comme le soutient Loco Locass à travers une majorité de titres de son nouvel album, le combat pour le français d’Amérique et l’indépendance de la nation française d’Amérique demeurent-ils le fondement de notre émancipation ? En 2012 ?

    À l’heure du cosmopolitisme des grandes villes, des identités multiples, des immigrations généralisées, des voyages accessibles à des centaines de millions d’humains, du multilinguisme, de l’accès illimité au monde via l’environnement numérique, des urgences environnementales, des écarts qui se creusent entre richesse et pauvreté, des acquis sociaux qui fondent comme neige au soleil dans les sociétés occidentales, de la croissance des intégrismes religieux ou du retour des discours haineux, Loco Locass voit dans la question linguistique et l’indépendance le principal cheval de bataille. Ce vendredi, le fameux trio va sûrement en remettre quelques couches sur la place des Festivals, 21h.

    Je me souviens de mon adolescence au coeur des années 70. L’autonomie du peuple français d’Amérique était alors le noyau autour duquel gravitaient toutes les idées et préoccupations progressistes. Dans le contexte de l’époque, c’était tout à fait indiqué. En 2012, le dossier n’est toujours pas réglé mais… en sommes-nous encore là ? Et si nous y sommes toujours, l’art chansonnier ou la poésie syncopée de la culture hip hop peuvent-elles encore être un véhicule puissant de ces idées ?

    À vous de répondre:

    Voici quelques citations, question de vous faire une tête sur cette poésie… pamphlétaire, éditoriale.

    1. Wi

    ….Droite ou gauche au fond, c’est secondaire
    Du pareil au même, lucides ou solidaires
    Tous signataires du manifeste des suicidaires
    Tous dignitaires de la reine d’Angleterre

    2. La mémoire de Loco Locass

    …Que tu sois de Grand-Mère près du St-Maurice
    Ou que ta grand-mère vienne des îles Maurice
    En autant qu’on ait la même grammaire Grévisse
    Les Québécois s’unissent sous la fleur de lys…

    3. La trahison des marchands

    La trahison des marchands
    Est en marche à Québec
    Depuis 250 ans, pour quelques kopeks
    Les commerçants rampant sous les remparts et les tours
    Avides et vils ont vendu la vieille ville aux vautours

    4. Secondaire

    5 ans d’enfer au secondaire
    Faut pas s’en faire c’est éphémère
    Mais comme a dit monsieur Molière
    Qu’allions-nous faire dans cette galère ?…

    5. Du joufflu

    ….Ostie, ca sent l’sexe ici
    Sans semonce elle s’avance
    En pirate invincible
    Pis ratant pas sa cible
    Elle me bombarde à boulets rouges
    De son corsage qui bouge
    Et comme un corsaire je monte à l’abordage…

    6. Tout le monde est malheureux

    Reprise de Gilles Vigneault avec la voix de l’octogénaire à laquelle se joignent Chafiik, Batlam et Biz

    7. Kevin et Gaétan

    ….De père en fils, un avenir de couleur améthyste
    Le couvercle se visse et le cercle se vice
    De père en fils, un destin qui glisse vers l’abysse
    Le couvercle se visse et le cercle se vice…

    8. Tous les jours

    Refuser net qu’on évite le mal
    En parlant enfin de maladie mentale
    Car être solidaire, c’est se montrer responsable
    Et parler pour que cesse l’aliénation nationale…

    9. M’accrocher

    … Je viens de terminer le bouquin d’un certain Hubert Aquin
    C’est pas du Harlequin, il prévoit la fin des miens
    Est-ce que son destin sera le mien ? C’est pas certain.
    J’ai peut-être pas la rage de vivre mais
    J’ai pas le courage de mourir…

    10. Occupation double

    … Montréal, vil visage de notre aliénation
    Toujours à son acmé
    Et le nier, c’est masquer l’acné
    Sous 20 couches de festivités
    Spectrales, le colonisé, lobotomisé
    En apnée d’un sommeil prolongé…

    11. Le But

    …Anglo, franco, peu importe la couleur de ta peau
    Si tu détestes Toronto,
    le sang qui bouge dans tes artères
    est aussi rouge, mon frère, que les chandails de nos 20 coeurs de vainqueurs…

    12. La Perle

    C’est l’absence d’emblée
    Tous ces mots ,ces morts, ces amours,
    Éternels et de tous les jours
    Toutes ces nuits pelletées dans la fosse
    Pour combler
    L’absence d’emblée

    13. Les géants

    Ici le Je se démultiplie au Nous
    Je ne nous vois plus à genoux
    Mais debout…

    Loco_Locass_(logo)

    Liens utiles

    Site officiel

    Profil wiki

    Écoute en transit de l’album sur Poste d’écoute


    • Les leaders étudiants seront sur scène avec Loco Locass ce soir.

      Alain Simard a affirmé avant le début du festival que les Francos sont apolitiques…

      Je sais, rien à voir avec la souveraineté, mais quand même, plein d’étudiants et non-étudiants aiment Loco Locass, mais n’arborent pas pour autant le carré rouge. Je me trompe?

      J’espère que les “carrés verts” ne seront pas considérés comme des “party poopers” ce soir. Ou, pire, pris à partie par la foule.

    • Un groupe qui croit que la souveraineté est le remède miracle aux inégalités et pour qui le débat gauche-droite en est un de second ordre a sacrément besoin d’un cours de Sc. Po 101.

      Screw la souveraineté si ce n’est que pour remplacer une bourgeoisie exploiteuse anglo par une bourgeoisie exploiteuse franco.

    • Et puis je prends de l’avance sur le débat parallèle qui va suivre :

      À ceux qui me reprocheront ma tirade politique parce qu’on est sur un blogue de musique, la politique est intrinsèque à l’oeuvre des LL, et en est donc indissociable.

      Mais je suis prêt à prendre les oeufs!

    • Je suis plus proche de la pension que de l’Indépendance. Mais la poésie de la rue m’est toujours aussi chère. Aussi bien l’odeur du bitume mouillé que celle des nunuches déguisés, qui nous disent quoi penser, sans jamais eux-mêmes y arriver.
      Oui, le véhicule est toujours valable.

      Jacques Pruneau, Lévis.

    • Qui subventionne ce festival… pour ces chers coco lolo !!!

    • Répondant à l’appel de Loco Locass, j’y vais de ma contribution au combat pour la Cause du français : votre « Grévisse » s’écrit en fait « Grevisse », sans accent. Pas de « grévistes » de l’orthographe !
      Comme monsieur Grevisse se prénommait Maurice, cela nous amène à une deuxième remarque : plutôt que « des îles Maurice », il serait plus juste de dire « de l’île Maurice » ou « de Maurice », sans article (je sais, dans ce dernier cas on perdrait au moins une syllabe dans le vers, mais ça se compense).
      Les licences artistiques en matière de langue, je suis pour, mais je ne ne vois dans ces deux cas particuliers ce que l’Œuvre gagne à écorcher la patronymie et la toponymie.

    • Le premier à me mettre sous le nez ma propre faute de français dans mon commentaire précédent aura aussi contribué à la Cause.

    • À quoi bon un lendemain? Le monde connaisse pas çà l’expression “vivre au jour le jour”? Juste être content d’être là, ici et maintenant? Juste pouvoir être debout, dans un gymnase, et de pouvoir s’approcher d’un micro et de chanter: les jeunes gens ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont, et de la précarité de cette chance là.

    • Les LL sont toujours aussi bon. Leur propos est juste et tout à fait d’actualité. Les gens comprennent pas la fragilité de notre peuple et de notre langue. C’est bien dommage… Si nous nous battons pas, dans plusieurs années la Presse sera écrite en anglais! Je ne vois aucunement une “mode” sur le fait de vouloir protéger notre culture… Vive Loco Locass!!!

    • Loco Locass est dans la catégorie de : tu es militant ou tu ne l’es pas je crois. C`est un genre pratiquement disparu maintenant où la ferveur nationaliste s`exprime de façon tiede afin de ne pas polariser le public cible.
      Pourtant les artistes font partie du peu de gens qui peuvent s`exprimer et inciter le peuple à agir ou à tout le moins réfléchir et même si c`est risqué des fois ,il faut dire les choses telles qu`elles sont à nos yeux.

      Le débat linguistique est de plus en plus pertinent ,beaucoup plus qu`il ne le fut avant car nous sommes chloroformés dans le confort de notre indifférence et ne voyons pas la nécessité de protéger notre culture et notre langue face à des impératifs commerciaux. Un gouvernement qui fait semblant pendant 10 ans laisse se creuser des brèches…

      Le rêve de l`indépendance toutefois est resté à l`état de rêve. C`est pas un artiste qui va décider ,encore moins un politicien ,c`est le peuple. Il faut pour ce faire que les conditions soient réunies et que la fierté soit le moteur de nos décisions.Or fierté ne rime pas avec le PLQ ou même le PQ post-Lévesque et les tergiversations stériles des 30 dernieres années ont eu un effet néfaste sur les vrais acteurs de ces aspirations : nous autres…

      Mais bon, on peut aimer LL ou non pour le discours et le style toujours est il que c`est audacieux et qu`il y a des messages à capter dans leur oeuvre mais leur public étant déja vendu à leur cause faut se demander si on ne prêche pas pour des convaincus.

      Moi j`en prendrais d`autres qui ont des choses à dire ,à promouvoir ou à dénoncer. On se laisse manger la laine sur le dos sans avoir un mot à dire…mais c`est confortable !

    • Wow quel spectacle aux Francos! Quelle énergie ! ça fait du bien de voir que le Québec n’est pas toujours entrain de se laisser mourir devant des émissions serviles devant leur 50 pouces à la maison, mais qu’une énergie de changement nous habite encore. Merci Locolocass !

    • Si je comprends votre question: à l’heure du tout et du n’importe quoi, que faut-il faire? N’importe quoi j’imagine.
      Je ne crois pas qu’une cause en chasse nécessairement une autre, comme un genre musical ‘dépasserait’ celui qui le précède.
      Cette fragmentation de notre réalité en des logiques multiples qui se surimposent les unes sur les autres rend pour moi d’autant plus urgent une recristallisation de la société autour d’un noyau dur. Sinon nous allons nous évaporer tout bonnement…

    • L’indépendance des peuples est toujours une idée d’actualité. Parlez-en aux Écossais. Très solide album des Loco soit dit en passant.

    • Comme les Loco sont une entreprise d’ici, je vais me limiter à dire que c’est pas mon genre mais que ça fait quand même travailler du monde d’ici. Sur ce point, c’est ok. Pour la teinte de propagande, je repasserai quand ils décideront d’élargir leur spectre!

      Le véritable enjeu du 21 siècle portera sur l’équilibre, pour la simple et bonne raison qu’elle menace la planète au complet si il n’y a rien de fait pour corriger la situation alors la préservation de langue française passe à un autre niveau. Ça donne quoi de parler français si on ne peut plus sortir entre midi et 3 heures pm à cause des UV?
      Les UV ou le PQ?

      Pas tant que ça quand même!
      Mais certaines urgences me préoccupent plus, disons.

      Il y a quelque chose de cinglé (en bon et en pas bon!) dans l’air du temps et je m’intéresse plus aux artistes qui en parlent.

      Il faut savoir faire aimer penser en français et ça passe par les industries d’un peuple avant tout. C’est ce que les US ont fait avec leur cinéma, internet, automobile…

      Sur ce dernier point, je dirais que ‘’Grand corps malade’’ est plus vendeur pour la Francophonie avec ses pirouettes linguistiques qui portent sur la nature humaine.

    • Si on s’entend pour dire que le message de LL porte surtout sur l’indépendance et la question linguistique, on parle donc de leur moteur de création. C’est ce qui les anime, c’est le bois qui leur chauffe le cul. Pourquoi leur demander de parler à un autre niveau? Chacun son créneau.
      D’autres nous chaufferont au bois d’un propos plus englobant. Dans la façon de tourner les rimes, dans le rythme syncopé et dans les tourments de leur pensée, ils touchent un public que les, Duguay, Piché et Charlebois touchaient au coeur des années 70.
      En fait si les québécois les débarassent des libéraux, je suis convaincue qu’ils n’auront aucun mal à composer d’autres textes, sans rapport avec cette petite politique locale. Ils pourront peut-être passer à autre chose eux aussi. Sauf quelques rimes où on sent peut-être un peu le travail de l’écrivain,* je fait surtout référence aux extraits cités plus hauts* les textes sont riches et fessent à point.
      On ne peut quand même pas dire à des artistes de passer à un autre sujet si ce sujet est ce qui bouscule leur sensibilité. Cézanne a peint le même pot d’olives, sur tous les angles, dans plusieurs tableaux :-)
      Par ailleurs, quand j’écoute les 3 chansons offertes sur poste d’écoute et que je lis les extraits de textes plus haut, et si je me remémore les entrevues données par Biz, suite à la sortie de son roman, je me dis que la nature humaine les préoccupe tout autant que Grand Corps malade.

    • @norvegequebec

      C’est peut-être l’effet de saturation politique à tout les niveaux qui m’agace le plus dans le fond!

      Cette partisanerie parfois absurde qui confond la politique et le score d’un match de hockey alors je cherche ailleurs comme en écoutant Bashung pour citer un autre exemple. La musicalité dans les textes est pas mal plus sur ma fréquence.

      Je ne leur demande rien aux Loco, c’est juste que c’est pas sur ma fréquence. Ça sonne dans mes oreilles comme un cri du coeur comme dans :”Vas me chercher un chip au dépanneur!”

      Si je suis dans le champs, au moins il y a des fleurs!

    • Chez Cezanne le sujet n’était pas important, du moins ultérieurement dans sa carrière. C’est pourquoi il a pent tant de fois le même sujet. Ce fut les débuts de la modernité que de s’être intéressé à la matière peinte en elle-même, les formes, les couleurs, et la structure d’un tableau. Carsten Nicolai est bien plus proche de Cézanne que Loco Locass. Je suis d’avis avec une chronique récente de Lagacé qui dit que l’enjeu actuel (au Québec, USA et ailleurs) est une opposition des radicaux de gauche et de droite plutôt qu’une question de OUI ou NON. C’est difficile pour nous, disons, les “carrés gris”, d’avoir à faire face constamment à des gens qui nous disent “t’es-tu de not’ bord? Hein t’es de not bord, hein? Sinon t’es contre nous autres!”. Je me sens aussi coincé comme Plume à TLMEP qui disait “qu’est-ce tu veux que j’te dise!”. Sauf que je rajouterais peut-être un “fiche moi la paix!” ou “crisse moi patience!”. J’étais au concert de Plume finalement (je me suis forcé), et il y avait un courageux paraplégique en chaise roulante
      qui était venu seul et tentait de se frayer une place dans la foule avec vue. Je pense qu’il n’a pas réussi. Çà c’est la vraie de vraie vie dure. J’en ai rien à cirer des crises de “déprime” de Locos Locass.

    • Alain Brunet, à l’instar d’autres bobos de sa génération, a choisi de baisser les bras. Ces “citoyens du monde”, sans passé, sans histoire, sans racines, apolitiques et qui semblent flotter dans l’espace, acceptent que l’Écosse, le Monténégro ou l’Ossétie du Sud se battent pour l’indépendance… mais le Québec? Dépassé voyons! Ce qui est bon pour pitou n’est pas bon pour minou. Alors que le français recule comme jamais à Montréal, que le gouvernement central d’Ottawa “bulldoze” les acquis sociaux un après l’autre, il faudrait fermer sa gueule au nom d’une soi-disant “ouverture sur le monde”… Et pourtant, souhaiter accéder à la grande table des nations unies me semble plutôt positif en ce sens… Bref, bravo M. Brunet, vous avez bien assimilé la cassette (ou devrais-je dire le mp3?) multiculturaliste canadienne. Prochaine étape: votre figure sur un timbre ou encore la médaille du jubilé de la Reine.

      Vive Loco Locass!

    • xtremblay, je pose des questions, je n’éditorialise pas. Il ne m’appartient pas ici de prendre position même si mes questions sont orientées voire critiques. Fort malheureusement, vous présumez de mes positions politiques que je n’exprimerai pas sur ce blogue vu mon devoir de réserve. Enfin… il était prévisible qu’un point de vue dogmatique et manichéen s’exprime de cette façon vu le sujet. Soyez averti, xtremblay : c’était la dernière fois que vous accusiez sans fondements sur ce blogue.

    • @xtremblay

      Tout est question de perception et un discours du genre :”Aime moi, sinon m’a te casser la yeule!” c’est ce que les Loco m’inspire. J’ai donné des exemples (il y en a plein d’autres) qui vendent très bien la Francophonie sans revendiquer rien! Juste en faisant un très bon produit. C’est son origine qui fera la promotion de l’identité culturelle.

    • Pour moi, la souveraineté est un problème toujours d’actualité au Québec et elle le sera toujours tant qu’elle ne se réglera pas. Car il ne faut pas oublier qu’elle va en régler, des problèmes, justement.

      Je ne crois pas qu’elle réglera tous les problèmes; personne de sensé ne le croit, d’ailleurs. Car ce que vous oubliez de dire, M. Brunet, c’est que si effectivement en 1970 la souveraineté était au coeur du débat, les autres pôles de la politique l’étaient aussi.

      Que ce soit en 1970, en 1980, en 1990 ou aujourd’hui, aucune organisation souverainiste, de la SSJB au PQ en passant par le FLQ et le RIN n’a écarté les autres problèmes de notre société. Pour tous, l’indépendance n’était qu’une solution parmi d’autre, mais une solution de taille.

      Et je crois que c’est encore le cas aujourd’hui. En 1970, les organisations souverainistes clamaient que la souveraineté n’était qu’une partie de la solution: une porte d’entré pour un nouveau Québec.

      C’est encore tout autant d’actualité qu’hier. Le souverainisme doit être accompagné d’un changement de société, de plusieurs changements, mais ne doit pas être écarté.

      D’ailleurs, il est très bien que Loco Locass le rappel. Car la protection de la langue française et la souveraineté doivent être au coeur des revendications tout comme tout le reste. Le débat gauche-droite est bien beau, j’y prend d’ailleurs une part active, mais je le verrais très bien dans un Québec indépendant, où il sera, en fait, encore plus important qu’aujourd’hui, puisque représentatif de notre nation sur la scène international.

      Bref, un Québec fière, un Québec indépendant, un Québec français, et un Québec juste, un Québec égalitaire, un Québec ouvert.

    • @pezzz

      Je suis d’accord avec toi sur le fait que d’être de droite ou de gauche est d’une importance capitale lors d’un mouvement de pensé comme celui de la souveraineté. Malgré tout et à mon humble avis, les Loco Locas n’ont pas tout à fait tord. Simplement parce que si c’est ”correcte” pour toi de faire parti d’un pays dont le dernière Acte constitutionnel date de 1867 (ou pratiquement, car les fondements des lois suprêmes du pays ont été à peine modifié depuis lors. Les seuls changements dans la constution sont l’ajout de nouveaux territoires ou provinces) et bien, je pense que tu te trompes ! Nous sommes obligés de calquer notre système fédérale sur cette constitution devenue complètement obselette, ce qui a pour conséquence de nous faire payé pour des sénateurs qui ne refusent aucuns projets de lois (qui donc, ne servent à rien!) En plus de nous obligé à payer pour deux ministères (un fédérale et l’autre provinciale) alors que nous pourrions très bien survivre avec un seul. C’est triste à dire, mais les raisons pour se séparer du Canada ne manques pas, nous somme, québécois, une ”vache à lait” pour l’ensemble des canadiens! Juste avec l’hydroélectricité nous atteignons notre quota en terme de rentabilité (pour le reste du Canada, pas pour nous!) puisque nous leur offront pratiquement l’énergie que nous produissont et qu’ils revendent en fesant d’énormes profits, profits que pourrais généré le Québec pour son seul compte s’il était indépendant du Canada… La liste est encore longue.. Seulement, je ne pense pas ici vous convaincre sur quoi que ce soit. Non je voulais simplement exprimer mes plus grands sentiments admiratifs envers les LL qui me permettent de ne pas me sentir seul face aux fédéralistes aux yeux fermé qui peuple mon Québec, mort-née de liberté, celui même au quel je ne ressent présentement pratiquement aucun sens d’appartenance, aucune fierté.

      Samuel Clément

    • je suis présentement à Istanbul en vacances. C’est fou comme dans cette ville où voyagent des millions de personnes annuellement l’anglais est peu répandue. Dans les restos, dans les bars et les boutiques, très souvent les gens ont un anglais plus qu’approximatif. Si cette mégapole ne parle que très peu anglais, imaginez à l’extérieur de cette magnifique ville. Vaut mieux ne pas être manchot pour se faire comprendre. Ou être muni d’un excellent dictionnaire. En Turquie, on parle turc. Ça l’avantage d’être clair. Même en 2012, imaginez-vous donc. Et il me semble que personne sur place ne s’en inquiète. Je ne les trouve pas refermés. Ils sont plutôt extrêmement accueillants, agréables et courtois.

      Dans le quartier Taksim, on entend dans les rues venant des bars de la musique poche, style tchique-boum-boum, sans grande originalité. Mais heureusement, il n’y a pas que ça. On voit et on entend surtout des gens qui dansent et qui chantent dans leur langue, des trucs modernes, des trucs traditionnels. Et oui. Même dans une ville où “À l’heure du cosmopolitisme des grandes villes, des identités multiples, des immigrations généralisées, des voyages accessibles à des centaines de millions d’humains, du multilinguisme, de l’accès illimité au monde via l’environnement numérique”. Ça s’appelle s’assumer. Ça s’appelle la fierté. Ça s’appelle ne pas être colonisés. Ça n’a rien à voir avec du ressentiment contre ce qui est d’une autre culture. Leur culture, leur histoire sont partout en rappel dans la ville.

      Ils aiment et assument leur culture. Ils aiment et assument leur identité. Trop de Québécois renient ce qu’ils sont. Veulent être du côté des winners, faire partie de la tribu d’Elvis Gratton. Dommage. Se connaître, s’assumer, voilà une bonne façon d’aller vers la victoire, vers la liberté.

    • @xtremblay

      Vous êtes un nouveau ici pour ne pas avoir capté les penchants politiques d’Alain et surtout sa ferveur à défendre et promouvoir la musique de langue française. Moi je ne suis pas séparatiste. J’ai de la famille au Canada anglo et ailleurs d’ailleurs, je suis donc anti-frontières. Il se peut que je veuille me séparer de l’Alberta un jour où la droite fait une montée fulfurante depuis Harper, mais il y a pas mal de gens progressistes en Ontario. Je pense que nous avons déjà de bonnes lois en place pour protéger la langue au Québec. Faire le génocide des anglos natifs d’ici, çà ne m’intéresse pas trop (d’ailleurs, on en viendrait peut-être à me considérer comme un anglo).

    • À votre question … Plus que jamais !

    • @sultitan:

      L’indépendance n’est pas un génocide d’anglos. Dans un Québec indépendant, ils pourraient s’épanouir dans leur langue, fuir au Canada ou être assimiler, à leur aise, tout comme dans un Québec dépendant.

      Avoir un pays, c’est beaucoup plus grand que la simple protection du français (qui est par contre très en danger à Montréal), c’est un accomplissement extrême.

      D’ailleurs, je me suis toujours demandé pourquoi le Canada ne rejoindrait pas les États. Après tout, à les entendre, l’idée d’indépendance est tellement néfaste…

    • @zevern

      Merci.

      Très bel exemple.

    • @Leblond

      La scène artistique est aussi vibrante à Toronto qu’à Montreal. Pourquoi je voudrais me séparer de çà? Vous savez, ils se sont séparé dans mon pays d’origine: Slovaques et Tchèques. Je trouve que c’était une idée stupide. Je ne me leurre pas: les gens sont à priori xénophobes quand une culture diffère de la leur. Je trouve çà déjà épuisant d’avoir à traverser des douanes pour aller New York, je vois pas le grand fun d’avoir à traverser des douanes pour aller Toronto. Tout çà pour un band médiocre? Scusez, je vais prendre du Crystal Castle avant de Loco Locass.

    • ”Tout çà pour un band médiocre? Scusez, je vais prendre du Crystal Castle avant de Loco Locass.”

      hahaha

      Médiocre ? Le mot est faible, c’est à la musique d’ici ce que Elvis Gratton est au cinéma local: La honte totale.

      Protection de la langue mon oeil… Une langue c’est un *outil* de communication, pas un bébé phoque…

    • Je ne suis pas un fan de Loco Locass, et ce n’est certainement pas eux que je défends! :-)

      Je ne connais pas trop trop la situation historique de l’ancienne Yougoslavie, j’éviterai donc d’en parler.

      Ceci-dit, la question n’est pas de savoir si laquelle des deux nations est la plus “vibrante” artistiquement. La question est de regarder les possibilités, et de choisir la meilleure.

      Je ne suis pas xénophobe: j’ai régulièrement accueilli des Canadiens et des Américains chez moi à travers leur cour d’immersion en français. Et je ne permettrait pas de dénigrer aucune culture, peu importe laquelle.

      Mais excusez-moi, je me fous personnellement éperdument des douanes. Ce ne sont pas en raison de douanes que je vais m’empêcher d’avoir un pays.

      @jon8: C’est en abaissant une langue à un simple outils de communication que l’on vient à en perdre sa valeur.

    • @Leblond_95

      Contenu > Contenant

      Toujours. Always. Semper.

    • Quand je me tape l’émission sur les débats à la chambre des communes (Éh oui! Ça m’arrive parfois!), j’aime bien faire des calculs!

      J‘‘ai observé qu’une grosse majorité des sujets portent sur des accusations de mensonge, corruption et magouilles en tout genre et ça provient autant de l’opposition que du pouvoir. Dans les média, c’est le même gros pourcentage mais qui se résume qu’à d’insupportables statistiques sur des rapports de force. Finalement presque rien qui va réellement dans l’intérêt du contribuable. Un genre de trou noir qui engouffre les deniers publics sans vraiment rendre des comptes. Quand ils se font pogner, ils disent qu’ils vont corriger la situation et continuent ailleurs jusqu’à ce qu’on découvre l’autre machination.

      La politique, OK mais pas comme elle se pratique actuellement alors libérez- moi de cette propagande!

      Quand la partisanerie prend toute la place, on te donne du pouvoir parce que ta principale qualité est d’être du bon bord! Ça donne des produits comme les Loco qui défendent la langue et la culture des Québéquois en utilisant une forme musicale avec une forte identité black-US! Je ne voie pas de lien entre la forme et le fond.

      Yo! Man!

    • Par contre si t’es un noir comme la majorité des Québéquois, ça brouille un peu les cartes!

      Le choix d’opter pour ce style musical américain, en est un de colonisé ben content de l’être et ils nous disent que c’est dont pas bon d’être colonisé!

      Par contre si ils disent que c’est vraiment hot d’être colonisé, dans d’autres chansons que j‘ignore, là aussi, ça brouille un peu les cartes!

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