
Natif de New York, indique son profil Jonathan Kreisberg est tombé dans la collection d’albums de papa quand il était petit. À l’âge de 10 ans, il se mettait à la guitare et… le voilà parmi les excellents musiciens à émerger sur la planète jazz. Sa famille s’étant déplacée en Floride, il a fait ses études au New World School of the Arts et à l’Université de Miami dont il fut le guitariste choisi du Concert Jazz Band, ce qui lui a donné l’occasion de partager la scène avec ces grands disparus que sont Michael Brecker ou Joe Henderson.
De retour à New York en 1997, il a travaillé avec tout le monde, pour employer cette expression: Lee Konitz, Joe Locke, Joel Frahm, Greg Tardy, Lenny White, Roy Nathanson, Donald Edwards, Jane Monheit, Ari Hoenig, Yosvany Terry nous apprend la nomenclature autorisée. En tant que leader, il a accueilli dans ses formations des pointures telles Bill Stewart, Larry Grenadier, Scott Wendholt. Hormis la venue de son groupe ce samedi à l’Upstairs, il participe au trio de Dr. Lonnie Smith, dimanche et lundi – toujours à l’Upstairs.
L’écoute de Shadowless, un album paru en janvier 2011 sous étiquette New and Now Music, me mène à décrire cette musique de performance comme un jazz à la fois ancré dans la tradition et actualisé en certains aspects.
Visiblement, Jonathan Kreisberg est un artilleur redoutable de la Grosse Pomme, il gagne à être connu si ce n’est pas déjà fait. Technique à toute épreuve, très bonnes idées d’interaction avec ses musiciens (de haute tenue, vous vous en doutez bien), constructions solides, allégeance à la tradition… sans être toutefois un visionnaire de la composition. Cette dernière remarque étant formulée, on ne sent pas le décalage de son langage dans l’actualité jazzistique.
Voilà donc une chaude recommandation pour les jazzophiles du samedi.

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