Alain Brunet

Archive, juin 2012

Samedi 30 juin 2012 | Mise en ligne à 16h08 | Commenter Commentaires (5)

Jonathan Kreisberg: pour les jazzophiles du samedi

Jonathan kreisberg

Natif de New York, indique son profil Jonathan Kreisberg est tombé dans la collection d’albums de papa quand il était petit. À l’âge de 10 ans, il se mettait à la guitare et… le voilà parmi les excellents musiciens à émerger sur la planète jazz. Sa famille s’étant déplacée en Floride, il a fait ses études au New World School of the Arts et à l’Université de Miami dont il fut le guitariste choisi du Concert Jazz Band, ce qui lui a donné l’occasion de partager la scène avec ces grands disparus que sont Michael Brecker ou Joe Henderson.

De retour à New York en 1997, il a travaillé avec tout le monde, pour employer cette expression: Lee Konitz, Joe Locke, Joel Frahm, Greg Tardy, Lenny White, Roy Nathanson, Donald Edwards, Jane Monheit, Ari Hoenig, Yosvany Terry nous apprend la nomenclature autorisée. En tant que leader, il a accueilli dans ses formations des pointures telles Bill Stewart, Larry Grenadier, Scott Wendholt. Hormis la venue de son groupe ce samedi à l’Upstairs, il participe au trio de Dr. Lonnie Smith, dimanche et lundi – toujours à l’Upstairs.

L’écoute de Shadowless, un album paru en janvier 2011 sous étiquette New and Now Music, me mène à décrire cette musique de performance comme un jazz à la fois ancré dans la tradition et actualisé en certains aspects.

Visiblement, Jonathan Kreisberg est un artilleur redoutable de la Grosse Pomme, il gagne à être connu si ce n’est pas déjà fait. Technique à toute épreuve, très bonnes idées d’interaction avec ses musiciens (de haute tenue, vous vous en doutez bien), constructions solides, allégeance à la tradition… sans être toutefois un visionnaire de la composition. Cette dernière remarque étant formulée, on ne sent pas le décalage de son langage dans l’actualité jazzistique.

Voilà donc une chaude recommandation pour les jazzophiles du samedi.

Jonathan Kreisberg Shadowless

Liens utiles:

Site officiel, bio

Écoute intégrale de l’album Shadowless sur Grooveshark

Upstairs

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Vendredi 29 juin 2012 | Mise en ligne à 17h43 | Commenter Commentaires (8)

Becca Stevens: répertoire d’une beauté atypique

Becca Stevens

L’Américaine Becca Stevens est peu connue de ce côté de la frontière… ni de l’autre côté de la frontière !

Ça ne saurait tarder si vous voulez mon avis… Une opinion toute fraîche, forgée après quelques écoutes de l’album Weightless, sous étiquette Sunnyside. Album d’une beauté atypique, si vous voulez mon avis…

Son profil biographique nous apprend qu’elle a déjà travaillé auprès de Brad Mehldau et Taylor Eigsti (le pianiste régulier de la chanteuse Gretchen Parlato… qui participe d’ailleurs à cet album). Formée au North Carolina School of the Arts avec une spécialité en guitare classique, ainsi qu’à la New School for Jazz and Contemporary Music in New York en jazz et composition, elle est devenue auteure, compositrice, chanteuse, guitariste.

Elle est de ces artistes pour qui une chanson peut être beaucoup plus qu’une très belle mélodie couchée sur des harmonies connues et des rythmes binaires. Trajectoires mélodiques, audaces harmoniques, concepts rythmiques, instrumentation singulière. Becca Stevens, voix, ukulélé, charango. Liam Robinson, piano, accordéon, harmonium, voix. Chris Tordini, basse, voix. Jordan Perlson, percussions. L’instrumentation et l’approche chorale nous téléportent dans un territoire intrigant, genre de folk jazz contemporain, bluegrass d’avant-garde.

Vraiment, si ce n’était pas de Wayne et de Ninety Miles ce vendredi, je me pointerais à l’Upstairs. Peut-être bien que…

Liens utiles

Site officiel
MySpace


Écoute intégrale de l’album en transit sur Grooveshark

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Pour les ultra-jazzophiles, se retrouver à l’Upstairs jeudi soir, c’était le grand luxe. C’est-à-dire à quelques mètres de Brian Blade, batteur éminent pour sa polyvalence (Daniel Lanois, Joni Mitchell, Wayne Shorter, David Binney, John McLaughlin, etc.), sa technique hallucinante , la singularité de son style, la qualité de son écoute, son raffinement, bref sa musicalité exceptionnelle. Vous comprendrez qu’il figure dans mon top 5 personnel des meilleurs batteurs vivants. Jeudi soir, il était à l’Upstairs, juste pour les plus maniaques. Quel bon coup !

On doit ce coup à notre Fraser Hollins, contrebassiste émérite qui s’est fait des potes américains lorsqu’il a fait à New York ses études supérieures en musique. Le pianiste John Cowherd, membre du Fellowship de Brian Blade, très bon compositeur au demeurant, était alors le coloc de Fraser Hollins. Visiblement, les liens ne se sont pas rompus car nous avons eu ce superbe cadeau d’intimité jazzistique.

Ce projet, il faut dire, devait être présenté il y a plusieurs mois. Brian Blade avait dû déclarer forfait pour cause de mortalité (sa bien aimée grand-maman). En gentleman qu’il est, il avait accepté de remettre ça. Visiblement, il a tenu parole car il a pris le traversier de Victoria hier matin pour se rendre à l’aéroport Montréal-Vancouver et atterrir à Montréal en fin d’après-midi. Le vol aurait été retardé, ce qui a donné quelques sueurs froides à ses hôtes. Vous vous doutez bien que Fraser Hollins et le saxophoniste Joel Miller s’étaient rigoureusement préparés à cette venue. Vous vous doutez bien que les feuilles de musique se sont échangées via courriels.

Résultat, une soirée magnifique dont les fruits méritent d’être exhibés davantage. On imagine parfaitement l’enregistrement de ces pièces originales signées Miller, Cowherd et Hollins, avec le soutien rythmique parfait de Brian Blade. Bien qu’on ait parfois senti une petite gêne du côté des solistes, la plupart des pièces au programme de la seconde partie (près de deux heures !!!) ont été relevées à souhait. Souhaitons à Fraser Hollins de mener encore plus loin cette initiative. D’ici là, on a un autre mets de choix: Brian Blade prend part ce soirau quartette de Wayne Shorter – qui nous en cause dans l’interview qu’il m’a accordée.

Pour les ultra-fans, voici la liste des pièces au programme:

Premier concert:

Percetual (Cowherd)
For Richard Parker (Hollins)
Mark Adam Drum (Miller)
Skyward (Hollins)
Vyana (Hollins)
Song for the Underdog (Hollins)
Drop Off (Miller)
All’s Well (Hollins)

Deuxième concert:

Teeter Totter (Miller)
Blessings (Cowherd)
Blaze (Hollins)
Skyward (Hollins)
Surrender’s Song (Cowherd)
Geddily (Hollins)
On Huayna Picchu (Hollins)
Drop Off (Miller)

Liens utiles:


Fraser Hollins, site officiel

Joel Miller, site officiel

Brian Blade, site officiel

John Cowherd, site officiel

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