
Le 28e FIMAV est en marche. Ses organisateurs indiquent fièrement que la prévente n’a pas été aussi forte depuis belle lurette. On pourra s’en rendre compte ce week-end. Deux soirs de zornitologie, remarquez, ça aide à démarrer du bon pied ! J’aurais bien aimé m’y rendre aujourd’hui mais, l’activité montréalaise est beaucoup plus intense qu’elle ne l’était à l’époque où Victo était le seul festival à présenter les genres de musique au programme. Malheureusement impossible d’y passer autant de temps qu’autrefois…
À contrecoeur, je rate ce jeudi la musique de l’excellent album Nova Express (sous étiquette Tzadik), titre d’un roman de feu William S. Burroughs qui a inspiré Zorn à composer cette musique. Pour ce, il a réuni le batteur Joey Baron, le bassiste Trevor Dunn, le pianiste John Medeski (pas de Hammond B3 cette fois), le vibraphoniste Kenny Wollesen.
L’écriture y est très jazzistique quoique traversée par la musique contemporaine. Approche plus atonale, plus hachurée, plus dense, plus anguleuse que The Dreamers – si on cherche un point de comparaison récent. Dommage que le FIMAV présente ce concert très attendu le soir où il est le plus difficile de s’y rendre, à moins de ne pas avoir trop de route à faire pour rentrer chez soi.
Ce vendredi, la même formation dirigée par Zorn sera renforcée par le violoncelliste Erik Friendlander et le violoniste Mark Feldman : The Concealed préconise une interaction entre quinze compositions de Zorn, chacune liées à une image et un texte de l’artiste David Chaim Smith. Alors là, fouillez-moi pour savoir de quoi ça aura l’air.
Chose certaine, John Zorn ne joue dans aucun de ces concerts, il dirigera néanmoins les opérations.
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