
Il y a quelques années, ce trio de mecs avait lancé un enregistrement sympa: musiques d’inspiration électro, dance (IDM) ou même jazz, jouées en temps réel avec le feu au derrière. Trois musiciens compétents, en phase parfaite avec leur temps: le bassiste François Plante, le claviériste (et multi-instrumentiste) Alex McMahon, le batteur Jean-Phi Goncalves.
Les garçons ont ensuite mené d’autres projets, assumé des directions artistiques, fondé de nouveaux bands, collaboré à d’autres groupes – Beast, Catherine Major, Yann Perreau, Afrodizz, etc. Semble-t-il que Plaster ait été un point de ralliement pour les trois musiciens, qui n’ont cessé de répéter et d’enregistrer des maquettes – et même une maquette pour Lauryn Hill qui n’a jamais abouti.
Visiblement, les boys ne sont plus là où ils nous ont laissés, un concert de Plaster présenté au Festival des musiques émergentes en Abitibi-Témiscamingue (septembre 2011) m’avait laissé clairement cette impression. Musiques plus costaudes, plus musclées. Blues/work song côté Be My Woman, hip hop côté Shoot for the Moon, pop hip hop côté Nobody’s Heart Belongs to Me, électro rock côté Dancing Lemons ou P.U.N.K.S., on en passe. Les contributions de chanteuses et MC (Meli Mae, D-Shade, Valerie J.Keaton) ajoutent à la facture populaire de Let It All Out… sorte de salade mixte facile à ingurgiter et à digérer.
Reste à savoir si Plaster aura le «edge» nécessaire à faire monter les blancs en neige… après quelques années en retrait de la vie publique.
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