
Au sein de la francophonie, Lambchop n’est prisé que par les super férus de chanson américaine. C’est comme ça… Occupés à courir tous les lièvres magnifiés par le buzz, les scribes n’y font peut-être pas le suivi que ce groupe mérite. En tout cas, ce suivi n’est pas comparable à celui d’autres formations et artistes de même trempe ou souvent inférieurs. Je m’inclus dans l’acte d’omission. Et m’applique aujourd’hui à rectifier le tir.
Sous étiquette Merge Records et sous le leadership esthétique du très doué Kurt Wagner, Mr M est le onzième album de Lambchop, en marche depuis 1994. Le parolier dont il est ici question aime contourner le sens direct, maintenir une certaine ambiguité. Laisse émerger le sentiment et la sensation avant le sens… qui finit souvent par le rattraper pour les bonnes raisons.
Cette dégaine littéraire sied parfaitement à la musique de Lambchop. La base country-folk (guitares, piano, percussion clopinante), alt country si vous préférez (après tout, ce band est posté à Nashville), est emmaillotée avec grâce: cordes audacieusement harmonisées malgré leur simplicité apparente, rythmique particulière des arrangements, évocations pop de grande qualité (Burt Bacharach vient souvent à l’esprit), sans compter ces ouvertures au jazz, la soul, la musique classique européenne ou même l’indienne.
Bref, la grande classe. Celle des plus grands groupes d’Amérique.
Liens utiles
Lire les commentaires (9) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 




