
Break It Yourself est parmi les albums les plus applaudis dans les médias anglo-saxons depuis le début de 2012. Originaire de l’Illinois, Andrew Bird s’avère l’un des plus haut cotés pour ses chansons… de haut vol. Lancé trois ans après l’excellent Noble Best, ce sixième album de l’artiste trentenaire le maintient dans les hautes altitudes.
Si les fondements y sont folk, la culture est aussi rock, l’ouverture d’esprit y est propice au raffinement comme elle l’est à l’aventure multi-genres. On y perçoit une variété influences superbement intégérées; post-punks, brit pop, afro-caribéennes, musiques classiques et contemporaines, patrimoine celtique actualisé, sifflotements aviaires comme le suggère le nom de famille. Et l’on ne s’étonnera pas de la participation d’Annie Clark (St.Vincent) à ce projet encore récent.
On peut y voir un parti-pris contemplatif puisque rythmes et mots évoquent faste et luxuriance, le calme bucolique de la ferme où l’artiste aime vivre en retrait. Ce qui ne réduit en rien sa lucidité exemplaire, l’envergure de sa pensée et sa capacité à mener tout sujet sur le territoire du sensible, qu’il s’agisse du déclin dramatique de la population des abeilles (Desperation Breeds) ou des détours intéressés que prend la mémoire humaine (Lazy Projector, Near Death Experience, Lusitania).
En ce qui me concerne, Andrew Bird est de ces rarissimes auteurs-compositeurs dont la musique et les mots sont à même hauteur. Décidément, ce mec frise parfois la perfection chansonnière.
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