
En ce 8 mars 2012, Journée internationale de la femme comme chacun le sait, je nous suggère de réfléchir sur les femmes mélomanes et celles qui osent discuter publiquement de leur passion.
Qui sont les femmes mélomanes ? Quels sont leurs genres musicaux préférés ? Quelles sont les caractéristiques de leur perception de la musique ? Comment discutent-elles musique ? Comment voient-elles la «mélomanie» masculine ?
À vue de nez, les études sérieuses sur la question ne pleuvent pas. Les liens suggérés à la fin de ce billet abordent plutôt l’évolution et l’avancement des femmes musiciennes et compositrices. En toute humilité, j’opte donc pour des constatations empiriques et non scientifiques, fondées sur ma stricte expérience de journaliste, chroniqueur et blogueur.
Très sommairement, j’observe que :
* De manière générale, les femmes sont sensibles aux auteurs-compositeurs-interprètes, aux interprètes populaires, aux groupes. Elles réagissent au texte et à l’émotion que transporte son interprète.
* En musique populaire, elles semblent préférer certaines variantes de rock, folk, chanson, trad, sono mondiale, hip hop, électro, pop de création.
* Les femmes mélomanes aiment moins certaines formes musicales que les hommes: variantes de métal, variantes de rock progressif, jazz-fusion, jazz contemporain, avant-rock. Les prouesses techniques observables chez les interprètes de ces sous-genres semblent les laisser majoritairement… de glace.
* Plus de femmes mélomanes s’expriment sur les territoires de la musique classique, des musiques contemporaines de tradition classique ou des musiques électroniques de pointe.
* Les femmes expriment moins de considérations pointues concernant l’histoire des musiques populaires, et certaines formes énoncées ci-haut.
* Il semble y avoir nettement moins de femmes collectionneuses d’albums que d’hommes. La possession d’une somme importante d’enregistrement apparaît comme une pratique plus masculine que féminine.
* Force est d’observer ques femmes qui discutent régulièrement musique sur ce blogue sont minoritaires. À l’occasion, j’observe une plus grande affluence, mais cela ne se produit pas souvent. Comment cela pourrait-il changer ? Comment pourrions-nous envisager l’équilibre des sexes sur le vaste territoire de la mélomanie ?

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