
Après une visite chez le Boss, restons en Amérique, cette fois côté punk. Côté Menzingers.
Depuis la naissance de ce blogue, j’ai dû revoir l’idée que je me faisais du punk. D’accord, j’admets ne pas vous en causer outre mesure mais il m’arrive de prêter oreille à certains cas d’exception, enfin ceux identifiés par les jeunes gens de mon entourage ou encore ceux que je repère moi-même sur la Toile.
Dont ce qui suit: selon l’évaluation des vrais connaisseurs de punkitude, On The Impossible Past serait l’album de l’heure. Au bout de quelques écoutes, je fais acte de foi.
Jesse Cannon, réalisateur du deuxième album des Menzingers, a a dit ce ce band qu’il avait tout ce qu’il recherchait : la force de frappe, le potentiel d’agression, la passion, le coeur sur la main. J’ajouterais la résilience des jeunes adultes qui furent des enfants blessés, l’intelligence de l’émotion, une subtilité certaine qui dépasse largement la révolte de base. Les textes exhalent les troubles anxieux, l’humour noir, l’amour vibrant entre les êtres, ce spleen éclatant, cette lucidité en gris foncé qu’on repère chez tant d’hypersensibles.
On the Impossible Past est le troisième album des Menzingers, groupe obscur de Scranton, bled obscur de Pennsylvanie… désormais sous étiquette Epitaph, ce qui n’est pas peu dire pour des musiciens de ce type. Et j’aime bien cette image de «Smiths gone punk», tirée d’une critique de BBC-Music.
The Menzingers seront à Montréal le 18 mai prochain, soit aux Foufounes Électriques.
Liens utiles
Metacritic: moyenne de 89% fondée sur 8 critiques
The Menzingers, profil wiki
MySpace
Lire les commentaires (67) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 




