Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mercredi 29 février 2012 | Mise en ligne à 9h18 | Commenter Commentaires (67)

    Plants and Animals : The End of That

    Plants and Animals The End of That

    Usant d’arrangements raffinés et de créativité en studio, Plants and Animals est passé progressivement à l’épuration et la quête de l’émotion brute. Le chemin inverse que prennent les musiciens populaires pour leurs trois premiers albums – Parc Avenue en 2008, La La Land en 2010 et The End of That, lancé cette semaine.

    On écoute, on réécoute, on est au coeur de la période 65-75, dans ce territoire de la musique américaine sortie du folk, convertie au rock et au psychédélisme. J’ai beau peser et sous-peserThe End of That, je n’y observe que des répliques du passé. La maîtrise d’un patrimoine. Sorte de classicisme folk rock certes maîtrisé et senti, mais sans valeur ajoutée si ce n’est qu’un mince vernis indie. Nord-américain, psych rock, psych folk si vous y tenez.

    Pour qu’un riff de guitare, une mélodie, un groove, un tone de guitare se démarquent des dizaines de milliers déjà enregistrées depuis 40 ans, il faut plus que de la sincérité, plus qu’un talent de mélodiste, plus qu’une très bonne connaissance americana.

    Je ne veux pas prêter d’intentions aux Montréalais Warren C. Spicer, Nicolas Basque et Matthew Woodley, j’imagine qu’ils font cet acte de foi: une bonne chanson brute est une bonne chanson, quelle que soit son instrumentation et son emballage. Je ne partage pas cette valeur. À mon sens, de bonnes chansons méritent davantage. Je suis de ceux qui croient en ce principe: pour transcender les modes et s’inscrire dans l’histoire, une oeuvre doit être ancrée dans le présent… sans renier le passé.

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    Metacritic: moyenne de 61% fondée sur 6 textes

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    • L’épuration après Parc Avenue du nombre de musiciens et de l’instrumentation leur a fait passer de band très intéressant à band correct, mais pas assez intéressant pour investir mes deniers dans leur dernier matériel. Ont-il mis la barre trop haut avec leur premier opus?

    • @bt627

      Ce n’est (vraiment) pas la première fois que je vois des bands excitants réduire leurs propositions, croyant que la qualité de leur songwriting passe par cette maîtrise accrue des références. Or, il arrive que cette épuration balaie du coup la singularité de la signature. J’ai bien peur que ce soit le cas ici.

    • Pour revenir à Van Halen, une bonne chanson reste une bonne chanson, peu importe l’enrobage technique ou studio. Si les chansons de “end of that” sont aussi bonne que “parc avenue”, alors c’est un bon album, peu importe qu’il soit ancré dans le passé ou pas. Example : “Modern Times” de Dylan; très bon album malgré qu’il ne soit qu’un pastiche de temps ancien.

    • @Arthon

      Modern Times comporte un texte écrit par un surdoué pour ne pas dire un génie du songwriting. Si le texte avait été moyen ou bon, écrit par un parolier moyen ou bon, on n’en aurait plus parlé depuis sa sortie. «Pour revenir à Van Halen, une chanson reste une bonne chanson » ???? Ouf…

    • Vous avez raison pour le texte, mais le songwriting a aussi avoir avec la mélodie. Vous en convenez sûrement. Je ne me suis pas attardé aux textes de Plant and Animal, mais leurs chansons sont bonnes (surtout Parc Avenue). À mon avis, elles resteraient bonnes, même grattées sur une guitare acoustique sans effets de studio.
      Pour Van Halen, je voulais dire que le fait d’écrire une bonne ou une mauvaise chanson n’est pas lié, à mon humble avis, à des effets studios ou à la technique des solistes. Je crois que c’est aussi indépendant du fait de calquer une époque révolue.

    • ”Pour qu’un riff de guitare, une mélodie, un groove, un tone de guitare se démarquent des dizaines de milliers déjà enregistrées depuis 40 ans, il faut plus que de la sincérité, plus qu’un talent de mélodiste, plus qu’une très bonne connaissance americana.”

      Et pourtant, 99% des chansons qui se démarquent d’une façon ou d’une autre n’ont rien de plus que ça. Si ça prenait absolument de l’innovation pour se démarquer, il n’y aurait pas grand monde à la messe et pourtant, les artistes qui font parler d’eux son nombreux.

      Se démarquer ne veut pas strictement dire faire les choses différemment des autres, mais aussi le faire mieux que les autres. C’est sur cette base qu’il faut juger les artistes qui ne prennent pas le chemin de l’innovation.

      Le problème avec votre grille d’analyse est qu’elle est totalement figée et que vous semblez incapable de l’adapter en fonction des artistes dont il est question et de leur démarche. Ainsi, Van Halen ou Plants and Animal se trouvent en compétition avec les artistes jazz d’avant garde.

      Vos critique ne portent que rarement sur ce que font les artistes, mais à peu près toujours sur ce qu’ils ne font pas ou devraient faire. Voilà une bien étrange façon d’aborder un objet. C’est comme de dire que Josh Georges serait tellement meilleur s’il faisait les mêmes arrêts que Cary Price mais sans se rendre compte que Gorges n’est pas un gardien.

    • effet, il me semble avoir décrit à peu près tout ce que j’ai observé dans cet album avant d’en formuler la critique. Bien sûr, je ne peux pas en écrire un chapitre entier, format de blogue oblige – c’est déjà pas mal plus long qu’une critique «classique». Je n’y vois rien de «totalement figé» en ce sens. Désolé, mais votre observation radicale me semble, elle, plutôt figée.

    • Elle est figée parce que vos critique sont toujours ainsi. Vous invoquez le St-Graal de l’innovation à toutes les sauces, peu importe les artistes. Que vous décriviez le disque avant n’y change rien.

      C’est aussi absurde que si je décidais que le saxophone était l’instrument ultime en musique et que tous les disques devaient être jugé en fonction de ça et que tout mes critiques se terminaient par ”c’est un bon effort, mais malheureusement, ce n’est pas un grand disque puisqu’il n’y a pas de saxophone”.

      C’est la même chose que d’aller bouffer chez McDo et dire qu’il n’y a pas d’innovation culinaire là. Ouain pis? Je veux pas savoir ce que Normand Laprise ferait s’il était cuisinier chez McDo, je veux juste savoir si leurs patates sont bonnes.

    • J’ai observé chez les critiques de la génération “baby-boom” (sans rancune j’espère) le fait de dénigrer tout ce qui se fait qui sonne trop comme les années de votre jeunesse (les années 65-75 justement). J’ai l’impression que comme vous avez vécu le meilleur de ces années , vous n’êtes plus interessés par une approche semblable. Par contre, vous semblez bien aimés les références plus anciennes des années 40 et 50, celles que vous n’avez pas vécues (du moins en tant qu’oreille avertie). Je peux citez en exemple ” Modern Time” ou plus récemment l’album des Revenants.
      Ma génération, qui n’a pas vécu les années 60 et 70, n’a pas la même grille d’analyse. Je crois que cela se réflète dans les critiques des critiques de ma génération. Ils ont moins tendance à voir une référence aux années 60-70 comme quelque chose de mauvais. Peut-être que lorsque le néo-grunge arrivera dans nos oreilles, nous diront nous aussi : “Cela s’est fait des milliers de fois dans les années 90″.

    • Encore une foi, Arthon, désolé mais… nous ne sommes vraiment pas d’accord. Je ne crois aucunement que ma position soit générationnelle, bien au contraire. Je défends une autre grille que la vôtre, voilà tout. Cela étant, je suis loin de détester l’album dont il est ici question, mettons que je le trouve correct et je tente d’expliquer pourquoi… Les exemples que vous fournissez pour prouver votre point de vue sont des exemples où le texte fait toute la différence. Lorsque le texte est fort, nous avons une autre chanson qu’une chanson avec forme musicale archi-connue et comportant un texte moyen ou bon.Voilà pourquoi on aime tant Dylan, Desjardins ou Brel.

    • Que vous soignez d’accord avec moi m’aurait beaucoup étonné! Je viens de relire votre critique des Revenants, et effectivement, même si vous ne semblez pas vous formaliser de l’aspect antique de l’album, vous avez reconnu que les textes sont ancrés dans le présent. Qu’en est-il de “The end of that”?

      Pour être honnête, mon écoute musicale est passablement biaisée par le fait que je gratte un peu de guitare électrique. La simplicité des arrangements 65-75 de l’album, que vous n’avez pas appréciée, me pousse à aller écouter l’album.

    • Le problème n’est pas vraiment d’utiliser une grille différente de la nôtre ou de celle de n’importe qui, mais plutôt d’utiliser une grille d’évaluation de gardien de but pour évaluer un avant.

    • En résumé: Van Halen aurait obtenir une critique dithyrambique ici s’ils avaient confié la rédaction du texte de Tatoo à Bob Dylan plutôt qu’à David.

      En général, je suis assez d’accord avec la grille d’analyse dont il est question ici. Sauf pour ce qui est de l’importance du texte, qui joue le rôle du joker. Très rarement vais-je me torturer à écouter de la musique que je trouve plate parce que le texte est donc beau et bon.

      Mais il doit bien y avoir aussi des textes basés sur des idées ou une forme archi-connue. On dirait que la tolérance du critique est plus grande à cet égard.

    • Vous voyez pour le principe suivant, pour ma part, je n’en suis pas certain :

      ”Je suis de ceux qui croient en ce principe: pour transcender les modes et s’inscrire dans l’histoire, une oeuvre doit être ancrée dans le présent… sans renier le passé. ”

      C’est l’Histoire qui jugera mais pour ma part un Artiste peut choisir ses influences et d’inscrire sa musique dans la période qu’il voudra… Et l’on parle ici surtout de musique mais il est inscrit une Oeuvre alors là c’est encore plus fort pour moi.

      L’Artiste pourrait être surtout futuriste et cela serait très bien. Ou encore se rattacher au passé dans l’Histoire, tiens avoir ses atomes crochus avec ceux de ” La Renaissance” en Philosophie cela pourrait être autre chose. Et l’artiste n’être que très peu inspiré par la période dans laquelle il vit.

      L’Histoire en jugera, effectivement… Mais cela peut prendre du temps avant d’être reconnu. Et est-ce qu’un grand artiste veut absolument cette reconnaissance historique ? Je ne le sais pas. Il doit croire en son oeuvre, par contre et très fort.

      Pour moi, un bon artiste a d’abord le courage de ses convictions et il n’a pas peur de faire le contraire des autres si nécessaire. Pendant que tous les autres font du moderne, lui il choisit d’être Ancien. Il a des chances d’attirer ma sympathie et peut-être même plus. On verra.

    • ”une bonne chanson brute est une bonne chanson, quelle que soit son instrumentation et son emballage. Je ne partage pas cette valeur. À mon sens, de bonnes chansons méritent davantage ”

      Ici c’est un paradoxe, car je suis d’accord avec la première phrase et avec la seconde. Une bonne chanson demeure une très bonne chanson. Par contre, si elle est mal livrée, c’est du gaspillage. Ce peut même être sacrilège. Et on l’a vu avec certaines reprises de grandes chansons.

      Certaines très belles chansons, mal interprétées, l’auteur a beau avoir une très belle plume de départ avec cette livraison, on croirait à un autre très moyen. Et vous changez l’interprète, une interprète de grand talent, et tout d’un coup, les gens se mettent à trouver des qualités à l’auteur et à sa plume.

      Si avez une bonne chanson entre les mains, il faut bien la livrer dès le départ car sinon… Ce n’est pas certain, qu’elle obtiendra une deuxième chance par la suite.

      Nos sens peuvent être trompeurs c’est comme au hockey au joueur qui avait l’occasion de jouer avec Mario Lemieux ou Wayne Gretzky, il pouvait paraître meilleur qu’il est en réalité.

    • Lecteur,

      Tu mets le doigt sur quelque chose. Dans la vaste majorité des cas, il n’est possible de juger du caractère innovateur ou de l’importance/influence d’une oeuvre qu’en la plaçant dans une perspective historique plus vaste et surtout avec le recul nécessaire.

    • ”Se démarquer ne veut pas strictement dire faire les choses différemment des autres, mais aussi le faire mieux que les autres.”

      Deux valeurs importantes à mes yeux. Ceux qui sont différents car être tous semblables cela me tanne… Et c’est ce qui est arrive dans la branchitude avec beaucoup d’artistes suivant un filon en même temps… Celui qui ferait une musique des années ‘40 aurait déjà plus de couilles que ces suiveux là ! Attention, par contre, avec la deuxième valeur de le faire mieux que les autres et ajoutons d’être parmi les premiers à embarquer dans le bateau…

      Si tu es le premier au Québec à embarquer dans le nouveau courant. Tu as déjà du mérite à mes yeux. D’autres te suivant te dépassent ? Bien, certes, mais il y a les précurseurs.

      Quand même, cela a beau être établi si la personne se démarque avec un talent exceptionnel. Son nom mérite, notre attention. Je peux préférer, par contre, l’originalité.

      C’est du cas par cas. Et je ne suis pas un critique alors ma grille est trop variable. Celle d’un critique aussi peut varier, sauf qu’elle est plus inscrite dans sa tête. Et il fait plus de comparaisons.

      J’argumente plus sur le plan des valeurs ! Et c’est comme le mot réactionnaire pour moi, un artiste qui se réclame du passé n’est pas pour autant réactionnaire dans le sens où moi je l’entends, c’est son oeuvre à LUI. Il ne cherche pas à empêcher, le reste de la société de progresser. Ce qui est le réactionnaire, pour moi. Celui qui veut freiner le développement social ou économique pour défendre ses privilèges, son institution, ses grades. Pas l’amoureux d’oeuvres du Passé. Pas plus un ermite qui déciderait de vivre seul et selon des valeurs très anciennes. Il ne fait ch.ier, personne…

    • Je comprend l’argumentaire.
      Mais, preuve que les goût sont dans la nature je trouve que l’essai est pas mal bien foutue dans le genre rock indie vintage… c’est de la simplicité bien placée… voir volontaire ;).
      Ce qui me titille… les voix over the top qui brise un peu le style. Cela sibile un peu trop.

      J’avoue qu’on compare toujours un band sur ce qu’il a produit avant… il y a un clash en effet point de vue compo et arrangement… c’est plus in your face et vintage pop.

      Je crois qu’un band à le droit de s’investir dans de la musique plus simpliste… mais il doit assumer le résultat… ca semble le cas.

    • @Effet

      Je suis d’accord avec cela. Mais je suis aussi d’accord pour faire plusieurs évaluations, celles à court terme, à moyen terme et à long terme.

      Une oeuvre présente peut bien être jugée comme ayant une grande valeur aujourd’hui et avec raison et dans 100 ans n’avoir qu’une importance mineure. La société évolue.

      Et c’est sûrement le cas à plusieurs reprises dans l’Histoire. Pour moi, l’artiste doit d’abord être connecté sur son Oeuvre plutôt que sur son Époque. Cela l’empêche absolument pas d’être branché sur son époque. Bien sûr, si on parle de Pop, cela sera plus difficile pour lui d’être reconnu aujourd’hui.

      Ce sont des multiples débats de valeurs c’est comme sur le Rock, terme englobant tellement de choses. Qu’est-ce pour vous qu’un vrai rockeur ?

      Et encore même si l’on jugeait une musique plus ”rock” cela veut pas dire que l’autre plus ”pop” ne pourrait pas lui être supérieur. Je constate juste que pour des artistes et des observateurs, c’est l’énergie brute qui est plus importante alors que pour d’autres c’est une forme de raffinement. Ce qui peut s’opposer. L’artiste fera la musique qui l’allume, les critiques font leur travail. Et tout est beau, moi j’aime ou pas, l’artiste et/ou son oeuvre. Évidemment que l’on veut pareil chercher à évaluer ou avoir l’opinion des autres.

    • @boogie “Très rarement vais-je me torturer à écouter de la musique que je trouve plate parce que le texte est donc beau et bon”

      100% d’accord. Le texte n’est qu’une partie de la chanson, si la musique ne suit pas, pas capable, exactement le problème avec Richard Desjardins, des textes extraordinaires mais une voix insupportable. J’achèterais par contre un recueil de poèmes de Desjardins avec ses textes de chansons dedans.

      Moi j’accorde plus d’importance à la musique dans une chanson et/ou pièce instrumentale, je considère la voix comme un instrument de plus et j’écoute très peu se qui y est raconté.

      J’adore une réponse de Jon Anderson (ex-chanteur de Yes) à un journaliste: “Jon, qu’est-ce que veut dire le texte de Close To The Edge?”, et Jon de répondre: “Je ne sais pas, mais les mots sonnaient tellement bien ensemble”.

      La voix comme un instrument, sans préoccupation de vouloir dire quoi que ce soit, juste faire de la belle musique.

    • @lepoete Vous devriez changer votre avatar et vous re-nommer la note :-)

    • La voix de Desjardins est une de ses forces, elle amène une autre dimension a ses textes. Ce mélange de soul et de désespoir. C’est pour ca également que la plupart des reprises de ses chansons sont mauvaises. Tu peux difficilement rendre une chanson de Desjardins si tu n’as pas son vécu.

    • «Elle est figée parce que vos critique sont toujours ainsi. Vous invoquez le St-Graal de l’innovation à toutes les sauces, peu importe les artistes. Que vous décriviez le disque avant n’y change rien.»

      effet, gare aux généralisations. Invoquer le St-Graal à toutes les sauces… come on. Je suis loin, très loin de soumettre les artistes à la « grille » que vous me prêtez. Chaque cas observé comporte une foule de considérations qui n’ont que peu à voir avec votre description caricaturale. Au fait, il n’a nullement été question d’innovation dans ce texte mais bien de la notion d’arrangements, right ? Vous me prêtez des intentions, enfin aujourd’hui vous le faites… Et j’ose répéter que cet album est correct, honnête et qu’il ne pète rien de plus.

    • @boogie

      Votre nuance est pertinente, je ne peux toutes les fournir à chaque réplique. C’est vrai, le texte n’est pas toujours le joker. Dans le cas de plusieurs musiques imbuvables, le joker n’y peut rien.

    • @_renaud

      Je suis plus que d’accord avec vous. Sa voix à Desjardins est une de ses grandes forces, je dirais même plus son interprétation, sa force narrative.

      Et il a la voix pour faire les styles de musique qui vont avec.

      On pourrait encore reparler de la reprise de Marc-André Fortin qui à mon sens défigurait complètement le sens de la chanson.

      Nous pourrions aussi aller écouter le groupe ”La Brassée” hommage au groupe Abbittibbi avec Dany Bédar, Serge Fortin et associés… Cela me semble pas du tout la même chose.

    • Il me semble que vous rebondissez sur le commentaire de M. Brunet avant d’avoir écouté l’album en question. Mes premières impressions de The End of That son exactement les mêmes que M. Brunet, et j’irais même plus loin. C’est plus que les seuls arrangements, mais les intonations de voix, les refrains, etc. Les références sont trop appuyées partout. Il en ressort quelques bonnes pièces qui vont murir avec les années, mais Plants and animals peuvent faire mieux avec encore moins. Il suffit de regarder certaines version live de pièces de leurs deux premiers albums pour la bloguotèque.

    • Pour arthon parlant de VH, pour moi Van Halen ne font pas de la chanson. Dylan, le genre peut s’en rapprocher un peu plus. Dans la chanson, le texte est dans la plupart des cas très important.

      Dans le rock ou le jazz à l’américaine ? Il a aussi son importance mais peut être plus simple.

      Une ”toune” rock efficace n’est pas pour autant une grande musique ou une grande chanson.

      Rien n’empêche de débattre et redébattre, il est quand même pas obligatoire d’avoir tous les mêmes valeurs et d’être d’accord en bout de piste. Juste à dire ce qui pour vous dans un album en question fait que vous le trouvez réellement bon. Ce n’est pas grave d’avoir des avis contraires.

    • Quand on colle trop au présent, on devient rapidement ringuard.

    • J’écoute Plants and Animals et j’ai les deux premières là derrière la cravate. Mon premier critère, pour moi c’est l’émotion et la sincérité au départ. Et cela semble là pour ces deux pièces quoique ce serait mieux pour l’évalué avec l’album avec soi ou encore en concert.

      Donc, je peux juger cela bien au départ. Mais je ne fais pas assez de comparaisons.

      Et si je regarde ce qu’Alain a écrit plus haut, il leur donne ce point : ” certes maîtrisé et senti ” donc bons musiciens en plus de l’émotion et de la sincérité.

      Je suis dans la troisième présentement, certains arrangements me plaisent un peu moins pour le moment…

      La quatrième maintenant… Bien ici j’ai l’impression que c’est en show que cela pourrait me parler. Car sinon, pas vraiment plus que cela. Chacun ses goûts et valeurs. Avec plus de son aussi cela peut faire une bonne différence…

      Je repère que c’est bien mais peut bien ne pas être suffisant aux yeux des critiques et de leur grille. Écoutez et réécoutez si vous voulez et ensuite donnez votre opinion. Ou encore faîtes comme moi, livrez vos impressions avant d’avoir posé un véritable jugement éclairé.

    • Voici ce que vous avez écrit sur Revenants:

      “Apparemment, nous sommes en 1955, 1959, 1964, il n’y a dans cette table d’hôte que du vintage longuement mastiqué, chiqué, ruminé à l’intérieur des terres.”

      Ça ressemble un peu à ce que vous avez écrit aujourd’hui.
      Mais les textes ont fait la différence pour vous, mieux ancrés sur le présent, si j’ai bien compris.

      Au niveau musicale, diriez-vous que Revenants ont mieux fait que Plants et Animals?

    • «Quand on colle trop au présent, on devient rapidement ringard.»

      D’accord avec ghost. Le tout nouveau tout beau est aussi suspect. Cela ne me mène pas à tripper fort sur The End of That pour autant…

    • Viens d’écouter l’album sur grooveshark. À la première écoute, je suis rester sur ma faim. Les dernières pièces sont les plus fortes selon moi, mais encore. J’ai beaucoup de difficulté à me détacher de Park Avenue qui était un coup de génie avec beaucoup de fraîcheur autant dans les arrangements que dans les textes. Les deux derniers opus sont plus conventionels pour ne pas dire convenus dans les deux sens. Puisque les deux vont de pairs et je ne suis pas sur que les textes sont aussi frais que sur Park Avenue.

    • Alain,

      Peu importe que vous parliez d’innovation ou d’arrangements dépassés, ce sont deux variations sur la même rangaine, celle qui voudrait qu’un disque qui ne sonne pas ”actuel” ou qui n’est pas carrément innovateur part avec une longueur de retard.

      Quand vous écrivez ”J’ai beau peser et sous-peserThe End of That, je n’y observe que des répliques du passé. La maîtrise d’un patrimoine. Sorte de classicisme folk rock certes maîtrisé et senti, mais sans valeur ajoutée si ce n’est qu’un mince vernis indie” ça montre très bien que ce qui est déterminant en bout de ligne pour vous, ce n’est pas la qualité des arrangements, mais leur ”non-actualité”.

    • effet, cette citation hors contexte n’illustre en rien cette «rengaine» que vous me prêtez. Pour The End of That (que vous n’avez pas encore écouté, right?) il ne se passe pas grand-chose de plus que ce cadre ici décrit: pas de voix spéciale, pas tournures particulières, pas de petits détails qui font la différence entre un album correct et un très bon album… Lorsqu’on a l’impression que de n’entendre que des références plutôt qu’une signature, il y a un problème. On ne demande pas la révolution ou le St-Graal comme vous le déduisez. La non actualité n’est pas une valeur absolue dans mes critères. Voyons effet, comment pourrais-je aimer Dylan, Ferré, Gainsbourg, le bebop ou la musique classique ? Comment pourrais-je aimer Vincent Delerm ? Jack White ? Joe Strummer ? Loretta Lynn ? S’il y a une rengaine ici, c’est plutôt la vôtre… Désolé de vous renvoyer la balle…

    • Ha ok. Merci.

    • Mais moi non plus je ne suis pas raciste, Alain. J’ai déjà parlé à un noir.

    • Ha ok. Merci.

    • Ha ok. Merci.

    • Hahaha ok. Merci.

    • Non, mais sérieux je payerais cher pour que Gainsbourg soit en vie et nous ponde un disque avec les arrangements inspirés de Mélodie Nelson. Dites-moi sans rire que vous ne lui reprocheriez pas de gérer son patrimoine et d’utiliser des arrangements dépassés.

    • Je ne ris pas et je suis sûr que Gainsbourg ferait quelque chose de très spécial en 2012. Il y aurait certes lieu de repiquer des arrangements à la Melody Nelson.

    • Quand on calque sa pochette sur celle de « The Last Waltz », on laisse préfigurer quelque chose d’immense : je n’ai pas encore écouté « The End of That »; c’est mieux d’être bon en tabarnak.

    • @norvegequebec

      C’est vrai que mon message semble contredire mon avatar. Mais il ne faut pas se tromper, je n’ai pas dis que je n’aimais pas les beaux textes. J’ai bien mentionné que j’achèterais un recueil de poèmes de Desjardins mais pas un CD.

      J’adore les beaux textes quand c’est bien chanté comme Daniel Bélanger, Francis Cabrel, George Harrison. J’adore les textes “flyés” comme ceux de Daniel Boucher, Syd Barrett, les textes drôles comme ceux des Colocs, French B, Yankovic, les belles histoires d’amour à la Notre-Dame de Paris (Belle est pour moi la plus belle chanson de toute la francophonie).

      J’ai aussi plusieurs recueils de poèmes chez-moi de poètes connus et moins connus.

      Mais dans la majorité des cas en musique, je préfère me laisser bercer par la musique sans me préoccuper du texte. Des fois on veut juste voir le contenant, pas le contenu :-)

    • Au fait hardy, êtes-vous allé au concert de Sharon Van Etten ? J’y suis allé, j’ai beaucoup apprécié. Et, pourtant, aucune trace d’innovation formelle haha!

    • Alain,

      Ouin, bon, je ne suis pas nécessairement convaicu par sa production des années ‘80 ni de sa collaboration avec Vanessa Paradis, alors ce qu’il ferait maintenant, je ne sais pas trop… Allez, désolé de vous avoir fait suer ce matin. Je suis de même, que voulez-vous.

      Hardy,

      J’ai aussi pensé à The Band et je me suis souvenu que The Stills avient eux aussi délaissés le son indie typique à moment donné pour aller se réfugier dans ce genre de territoires.

    • Parc Avenue était un excellent album que trois musiciens ne pouvaient malheureusement reproduire en show. Les chansons étaient plus épurées, plus brutes. Je pense que leurs deux derniers albums reflètent le fait qu’ils sont plus faciles à ”reproduire” en spectacle. Dommage…

    • @effet

      J’ai appris à maîtriser ma sueur au fil des dernières années. ;-) Et mon album préféré de Vanessa P. est de loin l’album que lui a fait Gainsbourg.

    • ”Et mon album préféré de Vanessa P. est de loin l’album que lui a fait Gainsbourg.”

      Oui, ça c’est clair! Mais je ne peux pas dire que ça m’attriste profondément que ces deux-là ne puissent en faire une suite.

    • P&A ça reste très bon en show même si après une heure ils s’essouflent un peu …

      Pitchfork donne 5/10 à leur dernier album et la critique qu’ils en font rejoint pas mal AB

    • en fait ce que dit Pitchfork, et je suis d’accord, c’est que P&A c’est des super bons musiciens mais il leur manque le petit quelque chose au niveau des paroles et du chant pour transcender véritablement le “très correct”

    • Effet, si tu veux écouter la suite de Melody Nelson, ça s’appelle L’enfant assassin des mouches de Jean-Claude Vannier.

    • Meh…

      Les Monkees sont en deuil…

      RIP Davy Jones

    • ”Effet, si tu veux écouter la suite de Melody Nelson, ça s’appelle L’enfant assassin des mouches de Jean-Claude Vannier.”

      Je l’ai déjà!

    • J’adore un bon groupe retro et je vais le juger sur, justement, à quel point il sonne authentique (que çà sonne réellement comme dans le temps, tel label, etc). Mais il faut que l’album soit bon. Pas meilleur, mais aussi bon. Sans çà, c’est “à quoi bon”.

    • J’apprécie cette pièce, Lightshow.
      Les instruments pris séparemment ont peut etre certaines sonorités
      65-75 mais la pièce comme telle me fait pas penser à cette époque,
      personne faisait des pièces aussi minimaliste dans le temps , je dis pas simple.
      Minimaliste . Les accords. Et c’est ici pour moi une grande qualité

    • Sinon, autres collabos Vannier-Gainsbourg: super b.o de Canabis, Slogan et La Horse, Di Doo Dah de Birkin (superbe).

    • Suzanne Stevens, cheezy et sublime (proche de Barbara), la Variété avec un grand V: http://www.youtube.com/watch?v=RG3T-_LFpI8&feature=related

      Y’a pas un star academy qui est capable de ça.

      L’autre grande chanson d’Isabelle Pierre: http://www.youtube.com/watch?v=IDTahN3aaGI&feature=related

      Beau brin…

      Et pour Sultitan, ça version synthé

    • La version italo-disco de la dame: http://www.youtube.com/watch?v=0CKFLw_32o8

    • Un groupe qui sonne bien retro et que t’as pas l’impression qu’il sont une pâle copie du passé c’est Them Crooked Vulture

    • J’ai aussi écouté « The End of That » sur Grooveshark, ça ne marchait pas sur Paste Magazine.

      Je suis d’accord avec Alain : un tas de références, mais une signature pour le moins diffuse.
      Dans la pièce titre, le chanteur y va à fond dans les intonations dylaniennes (« In your vintage jeeewelry »). Ailleurs, ça évoque Ryan Adams, Jeff Buckley, Grizzly Bear (que je ne peux pas blairer), Neil Young. Et Lou Reed, au début de « Crisis ». Et je ne sais plus trop quoi. Mais pas The Band!

      Les textes : rien pour écrire à ma mère. Ça fait un album très écoutable, cela dit. Comme un paquet d’autres. Mais à des années lumières d’une œuvre marquante. Parc Avenue s’en approchait davantage, s’appuyant sur un certain « wow factor » avec des pièces comme « Bye Bye Bye ». Mais ici, ledit « wow factor » s’est dissipé.

      Sharon Van Etten : Non, je n’ai malheureusement pu y aller. Pas d’innovation formelle? Sharon est une indie babe pur jus, un peu garçon manqué, comme je les aime, les aisselles probablement pas fraichement épilées, sans doute même pas fraichement lavées. Donc, quant à moi, pas besoin d’innovation formelle ni fondamentale. Foque, pas besoin de musique, ni de paroles. Juste sa photo de l’autre fois avec son chandail gris.

    • *années-lumière

    • Les commentaires de hardy sur Sharon Van Etten m’ont intrigués car j’avais pas eu le temps d’écouter les vidéos de l’entrée de blogue sur elle… Puis je suis aussi allé voir sa page Facebook…

      Sur son apparence physique ? Je ne ressens pas la même chose. Je la trouve ”cute” et quand même féminine. Et dans sa musique je lui sens aussi un côté intérieur profond… Peut-être aurais-je certains atomes crochus avec elle, mais plus musicalement ou comme ”grand frère” du moins pour commencer.

      ”more personnal, introspective space”…

      Oui, je pourrais être plus attiré musicalement ou avoir des atomes crochus avec ce genre que celles d’une beauté éclatante mais très pétillantes et extraverties.

      Je ne la trouve quand même pas cette jeune femme (je la perçois ainsi), réellement garçon manqué ou encore si ”négligée ” comparée à quelqu’un qui serait très clean.

      Me plaît bien, d’esprit d’abord et ”cute” aussi. Chacun ses impressions.

    • Elle me fait aussi penser à certaines filles qui passent plutôt inaperçues au départ, jusqu’à ce qu’on remarque leur immense talent pour la musique ou les arts.

      Et ce que dit Hardy, n’est pas pour autant faux, c’est juste que je le ressens pas aussi fort ou de la même manière.

      Faite pour plaire aux geeks, hipsters et autres nerds, en premier ? Et je m’inclus là-dedans… LOL…
      Juste que je suis plus vieux que son groupe d’âge et j’ai connu une autre époque… Évidemment que l’on devait être aveuglé, en s’intéressant souvent aux filles plus pour les Preps, les grands sportifs et autres bronzés et musclés… ;)

    • Lecteur, je comprends bien ce que vous dites, je force le trait un peu, elle n’est pas si garçon manqué que ça. Bien que… Regardez ce clip :

      http://www.youtube.com/watch?v=aRFTMO8nb7U&feature=related

      Même chose pour ses aisselles, je fais des blagues, j’essayais d’établir une distinction entre une « indie babe » mignonne atypique comme Sharon VE et une « indie babe » canon comme St.Vincent.

    • Oui effectivement,vous forcez le trait hardy. Je vous assure qu’elle est propre de sa personne ! Et quelle voix dans un corps si délicat !

    • Lol… Pour moi c’est une question de style vestimentaire aussi. Et puis, je sais pas pour vous mais moi elle me fait un peu penser à Marie-Pierre Arthur avec sa chemise… Les cheveux foncés aussi…

      Pour St-Vincent ? Évidemment, je regarde cela et son style vestimentaire met plus en valeur ses traits féminins, sa silhouette. La conception traditionnelle de la féminité.

      Peut-être légèrement androgyne, Sharon VE. Et pour mon époque, j’étais quand même habitué à cela autant pour les modèles masculins que féminins dans la musique.

      Oui, je saisis la comparaison entre deux femmes qui font de la musique ”indie”. Pour le côté clean versus non clean, je voyais peut-être des modèles dans d’autres styles, de femmes disons extravagantes et des beautés vraiment très, très peu conformes. Ou beau et laid s’entrecroisent. Et cela peut fasciner les spectateurs…

      Alors elle reste relativement conforme cette Sharon VE, ce n’est pas elle qui va scandaliser les bonnes moeurs par son apparence physique.

    • Donc Atypique mais pas tant que cela… Promenez-vous sur l’Avenue Mont-Royal à Montréal et vous allez en rencontrer des filles avec ce look et plusieurs et des plus extravagantes aussi…

      Des St-Vincent ? Aussi, mais sur d’autres rues, en général.

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