Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Lundi 27 février 2012 | Mise en ligne à 11h31 | Commenter Commentaires (68)

    Chantal Jolis

    chantaljolis_8

    Je n’ai pas l’habitude de la chronique nécrologique, je ne suis pas de ceux qui cultivent la nostalgie de quelque bon vieux temps. Permettez-moi cette exception: atteinte de la maladie de Parkinson, l’animatrice Chantal Jolis est décédée la nuit dernière aux Îles-de-la-Madeleine où elle s’était retirée pour l’ultime fondu de sortie.

    Depuis qu’elle a quitté l’animation à la Société Radio-Canada pour des raisons de santé, je l’ai croisée quelques fois et puis… je ne l’ai plus revue par la suite. Retenu à l’extérieur de la ville, j’ai malheureusement loupé une soirée organisée en son honneur il y a plusieurs mois déjà.

    Je dois souligner avoir beaucoup appris auprès de Chantal Jolis, soit au milieu des années 80 alors qu’elle était une star des ondes et que j’étais tout petit chroniqueur. J’avais alors passé une année à ses côtés -ex de CIBL, j’avais démarré à la SRC en tant que chroniqueur pour l’émission Sept Heures Bonhomme, après quoi je fus recruté par Chantal à titre de recherchiste et chroniqueur à son émission L’Oreille musclée. Une saison passée à ses côtés, et mes interventions au micro avaient pris du mieux. Moins crispées, moins froides, moins ethnomusicologiques. Chantal m’avait indiqué qu’il fallait parfois sacrifier en ondes une partie du contenu pour laisser place à l’émotion et la fantaisie. Je me suis toujours efforcé de retenir cette leçon.

    Notre plus beau souvenir commun est le suivant : lorsque je lui avais proposé d’organiser une entière semaine africaine pour son émission (à l’hiver 1986), semaine qui avait culminé au Balattou pour une série de performances en direct, Chantal avait sauté pieds joints dans le projet. Succès total, n’est-ce pas Touré ?

    L’année suivante, Chantal avait migré vers le nouveau réseau Quatre Saisons avec l’objectif de joindre un plus grand public que le radio-canadien. Elle avait alors frappé le mur du crossover québécois pour finalement retourner à son public «naturel». Je ne l’ai plus côtoyée professionnellement par la suite mais je l’ai croisée très souvent lors des concerts auxquels j’étais affecté, surtout ceux consacrés aux musiques africaines, antillaises ou arabes qu’elle adorait.

    Je me souviendrai toujours de cette vivacité d’esprit, cette intelligence, cet instinct, cette exubérance. Qui plus est, ce talent exceptionnel pour le direct, pour la radio publique de grande qualité.


    • Dure à prendre, l’annonce de sa mort. Mes plus sincères condoléances à sa famille, ses amis, ses collègues de travail et tous ses proches.

      Alain Brunet, votre texte nous ramène de lointains et moins lointains souvenirs. Ce texte nous aide à “mesurer” le vide immense que sa disparition laissera.

    • C’est vrai que l’enthousiasme et la spontanéité étaient la signature de Chantal Jolis. Je me souviens d’elle avec Jean-François Doré et du vent nouveau qu’elle apportait à cette époque.
      J’ai aussi vu l’entrevue qu’elle avait accordée à TLMP et je l’avais trouvée très touchante, avec ce goût de mordre dans la vie, en dépit de son état diminué. Moi, ça, ça m’épate.

    • Si ma mémoire est bonne. Elle et J.F. Doré furent les premiers à briser la tradition de ne faire jouer que des chansons en français à la première chaine. Les vendredis il était possible d’écouter les Beatles à “bouchées doubles”.

      Bon repos Madame.

    • Condoléances. Ce n’était pas ma génération, plutôt babyboomers qui ont eu la chance d’oeuvrer dans ce métier avec une sécurité d’emploi. Pas assez funky pour moi mais elle plaisait à un certain public.

    • On s’enrichit toujours de vos repères historiques, scotch… surtout à la mort de quelqu’un. Au moins, on a repéré le mot «condoléances» …

    • Ça me fait vraiment de la peine. Je me souviens qu’il n’y a pas si longtemps j’avais un rendez-vous quotidien durant ces après-midi de musique du monde agrémentés de sa joie de vivre contagieuse (et de son rire!)… D’ailleurs, quelles années de radio! Dans une journée tu pouvais avoir Chantal Jolis l’après-midi, ”l’homme qui chuchotte” en jazz après le souper, Big Dan Banane en soirée, puis Claude Rajotte dans la nuit. Wow, la totale. Depuis cette époque révolue, je n’écoute pour ainsi dire presque plus de radio.

      Reposez en paix, Chantal.

    • En ce qui me concerne, le souvenir le plus intense de madame Jolis est sa chronique à la télé qu’elle partageait avec René Homier-Roy. C’était vraiment comme une bataille en ondes entre ces deux-là. C’était excellent ; une vraie boule d’énergie qu’elle était… Quand je l’ai vue à Tout le monde en parle, j’ai été attristée de la voir dans cet état, mais en même temps je l’ai admirée pour son courage. Mes condoléances à ses proches qui ont eu le temps de lui dire qu’ils l’aimaient avant de partir. C’est le seul avantage de ces maladies longues et pénibles : le temps de s’aimer.

    • @alain brunet

      Malgré tout le respect que je vous dois, cette génération n’a pas trop de remords en ce qui concerne la mort des inconnus de la génération X qui n’ont jamais pu gagner leur vie malgré des formations universitaires.

    • scotch, quels que soient les fondements de votre auto-apitoiement, vous avez raté deux occasions de vous taire. La prochaine réplique du genre ne passera pas. Et peut-être plusieurs autres par la suite si vous vous acharnez…

    • Scotch, digne de Falardeau lors de la mort de Claude Ryan…

      Les soirs de scotch déchantent
      Je sais pas si je lui ai dit
      Lui et sa vie mourante
      Enlacée grise et engourdie

    • Chantal Jolis aura été le souffre-douleur par excellence, à une certaine époque, d’une sous-crasse de monde anti-élitisite qui la trouvaient don’ snob et imbuvable avec son parler pointu et son érudition.

      C’était plutôt pathétique. Ça me mettait mal à l’aise déjà dans le temps. Mais ce qui est vraiment pathétique, c’est que rien n’a vraiment changé…

      Elle avait de la classe, Chantal Jolis, voilà tout. Avec son départ, le Québec en perd et n’en gagne pas vraiment…

    • R.I.P. Très triste.

    • J’ai connu Chantal Jolis, lors de son premier séjour dans le cadre de l’émission “Chacun son tour”. Elle y avait excellé !

      Elle avait apporté avec elle, un souffle de jeunesse et de bonheur, sur les ondes de Radio-Canada.

      Par la suite, elle est revenue, pour finalement s’installer, et prendre mari : l’animateur Michel Désautels.

      Sa carrière au Québec aura été diversifiée et créative.

      Sa volubilité, et sa tendre hardiesse, me manqueront.

      Hélas, elle nous quitte, beaucoup trop jeune.

      Toutes mes condoléances à ses fils et à ses proches.

    • Merci madame Jolis pour l’intelligence, la pertinence, la folie et l’infinie gentillesse.
      Et une immense contribution à l’éveil et la valorisation de l’essence culturelle.

      Merci et bravo pour l’immense leçon de courage dans la maladie.

    • Mes condoléances.

    • J’ai d’une certaine façon fait le chemin inverse de madame Jolis puisque je vis en Europe depuis plusieurs années maintenant… Je me souviens encore de son arrivée sur les ondes de Radio-Canada. Elle m’aura beaucoup appris seulement à l’écouter et surtout elle m’aura fait partager de sa culture qui fait qu’aujourd’hui je suis un peu ce mélange bizarre d’être Québécois et Européen sans trop savoir encore ce que ça veut dire vraiment.

      Merci madame “Chantal” car c’est comme ça

    • … comme ça que je vous aurais appelé si j’avais eu ce plaisir de vous croiser ici ou là. Mes sympathies évidemment à toute la famille.

    • Je ne connais presque rien de Chantal Jolis sauf l’émission de cinéma et le fait qu’elle a tenté d’ajouter un petit quelque chose de différent (musicalement) à Radio-Canada.

      Je n’ai pas de souvenir véritable pour la louanger. Toutefois, je sais ce que c’est de traverser une maladie difficile, alors pour çà, je lui dis bravo d’être passée au travers. Personne ne mérite de vivre une telle maladie. Vraiment, bravo Chantal! PIP!! (PIP = Party in peace: je parle aux morts comme s’ils étaient vivants.) Mes condoléances à ses proches.

    • La censure des grands démocrates de la gogauche caviar Plateau Mont-Royal; ti-namis de Radio-Canada.

    • Mes condoléances à la famille et amis d’une animatrice d’exception!!

    • @sultitan
      Imaginez ceux qui deviennent malades à cause de la précarité d’emploi et de la pauvreté comme plusieurs de la génération X? Mais ça ce n’est pas important. Tous les problèmes importants dans les médias concernent les problèmes des boomers.

    • Oups son message n’est plus là. Je suis sur et certain que scotch et americanophile sont en fait le même mec.

    • @benoitdg
      Falardeau avait une haine contre Ryan. Je n’ai pas de haine contre madame Jolis. Je fais juste constater que c’était plus facile pour cette génération formée sur le tas. Elle était agréable, curieuse, elle s’exprimait bien, un peu trop franco-français pour moi. Elle m’a même fait acheter “Jazz Méditerranée remix by Koop” d’Henri Salvador. Il faut le faire!

    • J’ai connu jadis un fou furieux du nom d’Helno. Il est mort il y a longtemps mais a laissé ces paroles belles et réconfortantes. Superbe endroit pour s’envoler :

      Sur le sable, face à la mer
      Se dresse là, un cimetière
      Où les cyprès comme des lances
      Sont les gardiens de son silence.

      Sur le sable, des lits de fer
      Sont plantés là, face à la mer
      Mon ami, la mort t’a emmené
      En son bateau pour l’éternité.

      Si on allait au cimetière
      Voir mon nom gravé sur la pierre,
      Saluer les morts face à la mer,
      Ivres de vie dans la lumière.

      Dans la chaleur, le silence
      A l’heure où les cyprès se balancent
      Les morts reposent au cimetière
      Sous le sable, face à la mer.

    • @kloup

      Pas du tout, nous sommes plusieurs à en avoir marre de la gauche caviar Plateau Mont-Royal.

    • Est-ce un blogue ou un fan club? Est-ce qu’on peut critiquer, il faut toujours appartenir à un clan?

    • C pas parce qu’on est écoeuré de la gogauche du Plateau Mont-Royal, qu’on est des fascistes incultes de droite.

    • scotch, votre problème, c’est que vous êtes parfaitement incapable de vous en tenir à un sujet sans le ramener à votre sempiternel auto-apitoiement… et d’avoir un minimum de retenue lorsqu’il y a lieu d’être empathique. Quelqu’un de grande valeur meurt et vous trouvez le moyen de constater que c’était plus facile pour sa génération que la vôtre (ou plutôt votre propre trajectoire). Tout un lien !!!! Vraiment, du très gros n’importe quoi. J’y vois tout simplement un manque de savoir-vivre et une corrélation qui n’a vraiment pas lieu d’être formulée dans de telles circonstances. Ça fait dur !!! Me semble que c’est assez simple à comprendre, non ? Vous vous trouvez vraiment hot en disant ces «vraies affaires» ? Croyez-vous vraiment élever la discussion ? Croyez-vous vraiment nous en apprendre davantage sur votre condition ? Détrompez-vous. Vous ne faites rien d’autre que vous rendre désagréable en nous formulant ad nauseam votre petit laïus de base -oui oui, go-gauche, boomers, Plateau, ti-namis de Radio-Canada…méchante équation de clairvoyance!!!

    • Il faut arrêter d’être susceptible Josée Blanchette m’a supprimée de sa liste d’amis (es) Facebook parce que j’ai critiqué la gogauche du Plateau Mont-Royal. Woooooooooo, on se calme.

    • De grande valeur? Qu’est-ce qu’elle a fait de si extraordinaire? Désolée mais je maintiens mon point de vue. Il y a toute une époque où à Radio-Canada il ne fallait qu’avoir un accent français pour être engagé.

    • Vous ne comprenez visiblement rien. Allez vous faire voir ailleurs.

    • C’est drôle, je parlais de BNW dernièrement, et c’était tout du monde de Generation X qui travaillaient là. C’était mieux pour les anglos? Parcontre je suis d’accord que Radio-Canada franco c’était pas toujours des génies. Çà parait quand un speakerin/speakerine lit un texte écris par un recherchiste. La “façade” avant tout.

    • Scotch, je sais très bien que vous ne vouez pas une haine envers Madame Jolis, mais envers la génération des babyboomers qui selon vous serait la pire des tares.

      J’ai 35 ans, j’ai un emploi permanent et une pension fixe intéressante. J’ai travaillé fort, mais surtout je n’ai jamais critiqué mon père et sa génération (celle de madame Jolis) pour tous les maux du monde.

      Je ne connais Chantal Jolis qu’à travers la parodie de RBO d’abord. Son départ ne m’attriste pas plus qu’un autre, mais je ne mélange pas la mort et la maladie avec une vendetta générationnelle.

    • @Scotch.
      Connaissez-vous la signification du mot ‘respect’?
      Tiens, je vais même vous l’épeler: R-E-S-P-E-C-T.
      Comme dans respecter une personne qui est décédée d’une terrible maladie.
      Comme dans respecter la tristesse vécue par les proches de Madame Jolis, ses amis, sa famille, et également Monsieur Brunet, qui en fait le sujet de son blogue d’aujourd’hui.
      Vous avez le droit de trouver qu’elle n’a rien fait d’extraordinaire, comme vous le dites.
      Dans ce cas-là, vous la fermez.

    • Confortez-vous avec votre vérité et vos certitudes, continuez à censurer ce qui vous dérange. Voilà un grand signe de maturité, en niant l’existence de l’autre vous n’avez plus de comptes à rendre. N’est-ce pas merveilleux?

    • Beau cas de projection par-dessus le marché…

    • Maturité, Scotch? On dirait que tu n’es jamais sortie de ta crise d’ado. Come on: grow up!

    • @benoitdg

      Mon père ne fait pas partie des babyboomers. Et si vous voulez parler d’études, de travail, d’effort, vous vous adressez à la mauvaise personne. Je n’ai rien à vous prouver. Même chose pour ce qui est du respect, cela se joue dans les deux sens.

    • @ sultitan

      Tu ne connais rien de ma vie, qui es-tu pour affirmer une telle grossièreté?

    • Psychologue à ses heures qui censure afin de mieux contôler le droit de parole. Bravo!

    • Malheureusement, s’il y a un sujet qui ne méritait pas d’être détourné,
      c’était bien celui-là… Dommage!!

    • Je suis une inconditionnelle de la radio de la SRC et sa voix me manque depuis qu’elle a quitté les ondes. R.I.P.
      Scotch est une des raisons qui fait que je ne fréquente pratiquement plus les blogues de cyberpresse.

    • Bon scotch, je dois mettre un terme à cette mascarade. Spectacle pathétique de votre part (et de la nôtre par capillarité) dans le contexte d’une mort aussi tragique. Vous y verrez malheureusement de la censure, il n’en est rien et… je n’y peux plus rien. Vous êtes tellement blindée que toutes les remarques pertinentes vous reprochant votre comportement odieux sont détournées dans le tamis de vos fixations idéologiques et surtout de votre frustration exponentielle. Désolé, j’ai bien essayé… En souhaitant que vous y réfléchissiez… Bye bye, vous êtes désormais exclue.

    • SVP n’en remettons plus. Le dossier est clos.

    • Monsieur Brunet.

      Je tiens à vous remercier pour ce texte. C’est un hommage doux et humain, à la lumière de quelqu’un qui l’était aussi.

      Et je tiens à dire que bien que Mme. Jolis se serait battue pour la liberté d’expression, et moi de même, je tiens à vous remercier d’avoir mis fin à cette mascarade. L’amour des proches et amis pour cette dame demande un respect qui transcande les débats pathétiques de “l’intardnet”.

      Merci encore.

      Alexis Jolis-Desautels (et oui gros tata, un de ses fils vient d’être témoin de l’étendue de ton humanité…bravo)

    • Chantal Jolis restera dans notre mémoire. Et elle a déjà raconté comment elle est tombée en amour avec le Québec et où sa manière libre de faire de la radio a été tout de suite appréciée ici alors qu’en France il fallait plus suivre certains codes. Alors, elle est restée ici.

      C’est bien plus cette histoire d’amour que ce que Boulga parle… Évidemment, un moment donné, elle s’était rendu compte que ce n’était pas tout le monde, tout le monde qui l’aimait. Et après, elle était lancée.

      Puis oui, c’est une baby boomer et de la première cuvée mais je n’y attache aucune importance. Elle a fait de la bonne radio, de la bonne télévision. Et avec un grand amour de son métier. Amour du cinéma, amour des autres cultures notamment par la musique du monde, amour de la communication et du public.

      Juste des bons souvenirs de cette dame.

    • @alexis

      C’était la moindre des choses. Mes sincères condoléances à vous et votre famille.

    • Cé qui ça scotch?
      Je suis contre la censure mais
      ça nous permettrait de mieux respirer quelques fois.

    • Pour le débat de Scotch, on y reviendra peut-être une autre fois. Mais c’est autant la faute de la droite que de la gauche.

      C’est dans le Journal Métro que je lisais il y a peut-être quelques semaines où l’on parlait de la valeur des diplômes et la différence entre l’Amérique du Nord et l’Europe. Le diplôme est plus important en Europe qu’ici et donne plus de chance d’obtenir un emploi. Alors qu’ici, on donne la primauté à l’expérience et la personnalité. Les deux se doivent de jouer, je dirais mais c’est cette philosophie là qui a causé du tort à plusieurs diplômés universitaires d’ici et je la trouve plus à droite.

      Cela dépend de vos domaines aussi…

      Et pour des jeunes qui font de la radio présentement, il y en a plusieurs très bons sur CISM et CIBL, ils n’ont pas encore ou peu leur chance à Radio-Canada ? Autre débat. Et c’est comme partout ailleurs et ils sont plus souvent à gauche ? Et après ? Le talent c’est le talent. C’est pas une question de politique, tout le temps.

      C’est comme mon ami qui a eu une brillante carrière scientifique en Europe alors qu’ici au Québec, il avait connu des problèmes à ce qu’il me racontait. Et s’il revient ici c’est par un autre domaine plus près des arts et de la culture. Chacun sa lecture des choses.

      Et il y a bien des rigidités du système…

      ——————

      R.I.P. encore à Chantal Jolis, une des meilleures animatrices de sa génération disons. S’il y avait un Temple de la Renommée comme au hockey ou au baseball et elle mériterait sa place et rejoindrait les autres comme Myra Cree, Maryvonne Kendergi et plusieurs autres.

    • Ok pour mon message précédent et concentrons nous sa dernière partie…

      Chantal Jolis a été une des meilleures animatrice de sa génération et s’il y avait un temple de la renommée comme au baseball et au hockey elle y aurait sûrement sa place aux côtés disons des Myra Cree, Maryvonne Kendergi, Jacques Languirand, René Lecavalier, et plusieurs, plusieurs autres.

    • Quelle tristesse de voir quelqu’un que l’on aime perdre, peu à peu, la vie. C’est atrocement horrible à vivre et à voir et, pour cela, mes respects et condoléances à la famille et aux proches de madame Jolis. Merci monsieur Brunet pour ce coup de chapeau à cette dame qui mérite amplement que l’on salue son travail. En terminant, j’aimerais ajouter un point. Oui, il est vrai que nous avons tous le droit d’afficher et de signifier nos désaccords. Il me semble toutefois que ce droit ne doit pas dépasser les devoirs qui nous imputent de vivre en société. Que vous ayez raison ou tort, Scotch, n’a aucune importance ici. Se peut-il que la chose à faire en pareil lieu et moment est de simplement saluer cette dame qui ne peut maintenant plus répondre et se défendre de rien, et de rendre hommages à toutes ces années données à nous faire découvrir et connaître différents univers musicaux ? Votre commentaire de 16h32 était pour le moins irrespectueux et monsieur Brunet a eu raison, après quelques avertissements, de mettre fin à votre fiel et sarcasmes inutiles.

    • C’était toute une animatrice qui est venu décoincer Radio-Canada au début des années quatre-vingt. C’est là que j’ai vraiment accroché aux matins de la radio radiocanadienne. Ont suivi ensuite Désaultels et MF Bazzo que j’ai adoré aussi. Perrin et Charette ne leur arrivent pas à la cheville.

      Juste pour avoir décoincé RD, Chantal Jolis devrait avoir une médaille.

    • Merci Chantal Jolis…Votre souvenir sera toujours fait des bonheurs que j’ai ressentis en vous écoutant…

    • Chantal Jolis jouait un petit rôle dans ”Le Jouet” avec Pierre Richard en 1976, ai-je lu sur Wikipédia.

      http://www.youtube.com/watch?v=GXJPRTNnSZw

      La reconnaissez-vous ? Moi, je crois que oui.

    • RIP Chantal Joli. Il était pour ainsi dire impossible de passer un mauvais moment en votre compagnie (radiophonique dans mon cas). Si j’avais poussé en radio, j’aurais bien voulu le faire avec vos qualités, qui manquent d’ailleurs des ondes ces temps-ci.

    • Mes hommages à Madame Jolis et merci d’avoir dépollué votre blogue, M. Brunet.

    • 27 février 2012
      17h04

      @ jon8
      j’avais le même rendez-vous quotidien avec son émission de musiques du monde (et certaines des autres mentionnées), ses invitations musicales au voyage ont ravi mes oreilles et ont réveillé mon intérêt pour le genre musical. quelle déception ce fut lorsque le réseau l’a remerciée en raison de son élocution altérée…ce dernier vivait alors ses plus belles années musicales, avec des animateurs chevronnés, remerciés eux aussi…

    • Et je rajoute mes sympathies à M.Brunet et à tous ceux qui étaient près de Me Jolis.

    • Mes sincères condoléances à toi et à tes proches Alexis.

      Manuel (1ère année ste-Thérèse en même temps que toi)

    • @timag

      Moi, j’aime bien la manière dont les gars du Sportnographe se moquent de ces radios là. Par contre, il y a de l’idéologie autant à gauche qu’à droite.

      J’aimais mieux ce que je percevais comme moqueries ”bon enfant” à une autre époque. Bien oui que l’animateur Alain Chantelois après les matchs des Expos se moque du parler pointu de Radio-Canada et des gens y travaillant, cela me dérangeait aucunement. J’adore ces intellos de Radio-Can et moi, contrairement, à Sultitan je trouve qu’ils ressemblent et ressemblaient à ceux de la CBC Radio Two ou bien ceux de PBS ou de la BBC. J’adore cela !

      Tout comme j’aime aussi certaines émissions populaires et ce parler du peuple, surtout dans le sport à l’époque. ”Jambon” diraient nos amis ? Parfois. Sauf que, j’aime pas cette voie qu’a pris notre société de monter les gens les uns contre les autres. Quelques caricatures, être comme on est, c’est bien correct.

      Je suis originaire de plusieurs milieux à la fois et j’en ai fréquenté plusieurs aussi. Pas nécessairement plus que d’autres c’est juste que je ne crois pas à celui, les antagonismes exagérés.

      Pour ce qui est du conflit entre générations ? Ce pourrait être nos élus qui par opportunisme politique et aussi par manque de possibilité de faire autre chose qui ont créé des problèmes. Si ce n’est pas rentable politiquement vos idées ou ce que vous défendez, vous risquez de devoir faire autre chose dans la vie…

      Ce sont les valeurs universelles de l’humain qui m’intéressent bien plus que le positionnement politique : l’ouverture aux autres, le respect des différences, la fraternité, l’amitié, l’amour, le respect des engagements, le sens des responsabilités, la justice, la sincérité… Cela n’a pas à être plus de gauche ou de droite. Libéral ou conservateur ou encore marxiste.

    • Au début des années 80, j’allais parfois en mi-journée sur les plages près de Sept-Îles, emportant avec moi une petite radio à piles, et bercé par le roulis des vagues du Golfe venant s’échouer sur le sable fin de ces plages magnifiques, je me laissais aussi transporter par cette voix nouvellement arrivée d’ailleurs, par cette intelligence, pétillante, par cette ouverture d’esprit, par cette générosité, par cette soif de tout, et bien sûr aussi la musique de ce Monde qui ne demande qu’à être découvert et dont elle en avait emporté un bon morceau dans ses bagages. Elle me faisait rêver.

      Quelques années plus tard, je ne me souviens plus où, j’ai lu un commentaire de quelqu’un qui l’a trouvait donc magnifique, avec ses lunettes en forme de coeur. Cette personne ne l’a pas mentionné, mais il y avait aussi dans cette image que je n’ai jamais vue mais qui m’est restée depuis en mémoire, imaginée, ce merveilleux et contagieux sourire.

      Pendant une trentaine d’années, chaque fois que je l’écoutais à la radio, elle continua à me faire rêver. Toujours de nouveaux ailleurs. De nouvelles découvertes.

      Il est quand même ironique, à la limite même presque amusant et pas triste du tout, qu’il ait fallu la déferlante d’un (une?) babywhiner scotché dans ses frustrations obsessionnelles et n’ayant aucun respect pour la mort, donc des autres, pour jeter encore plus de lumière sur les qualités remarquables de la femme de communication, et la femme tout court, qu’était Chantas Jolis, à mille lieux de cette personne dont le savoir-vivre est une ruine. Je mettrais ma main au feu qu’elle doit bien se marrer, là où elle est.

      Merci Chantal Jolis. Pour tout, ce qui est plus que vous ne l’imaginez. Vous êtes allée mourir à Havre-Aubert, là où aussi on trouve des plages de sable fin magnifiques où viennent s’échouer les vagues du Golfe, et où vivent des gens qui vous ressemblent. C’est bien vous ça. Tant qu’à partir, autant y mettre les bouchées doubles.

    • Quelle jolie voix que celle de la jolie Chantal… Elle m’aura fait passer de bons moments.

    • Portrait tiré d’un article du journal Le Devoir, en 2007. Je retiens ce passage, sur sa conversion à l’islam: “«Je suis allée au Maroc pour un festival de musique sacrée. J’ai donc ressenti encore plus fortement le contraste entre le mode de vie matérialiste et individualiste de l’Amérique du Nord et la spiritualité profonde de l’Afrique du Nord. Les deux premiers jours, j’ai été très secouée et j’ai donc cherché des réponses.»

      RIP.

    • Monique Giroux lui a rendu un bel hommage ce soir . C’est vraiment une grande perte . Une de nos plus grandes animatrices . C’est un privilège de l’avoir connu . Merci Chantal Jolis ! R.I.P.

    • Je suis trop jeune pour l’avoir connue, mais tous les hommages que j’ai entendus aujourd’hui montrent à quel point elle a marqué le monde radiophonique. C’est impressionnant d’entendre de tels commentaires admiratifs!

    • Pour ma part, je me souviens d’elle aussi comme juge à ”La Course Destination Monde”, une autre émission de télévision cette fois qui était exceptionnelle et elle en était.

      En plus de l’émission hommage que Monique Giroux lui a fait, tout de suite après hier, il y eu une reprise d’une de ces émissions de Musique du Monde.

      J’aimerais aussi vous retrouver un lien où il était raconté la différence entre ce qu’elle avait vécu à France Inter et ensuite ce qu’elle a connu ici au Québec à ses débuts. Ce qui lui permettait d’être réellement elle-même et ses patrons d’ici l’encourageaient à être libre et spontanée alors qu’en France, on lui déconseillait d’agir de cette manière. Ce n’est pas pour rien qu’elle est restée parmi nous. Et je ne blâme pas la France où ses anciens patrons de France Inter. C’est seulement, que c’est une superbe histoire et une oui une occasion exceptionnelle que cette rencontre et histoire d’amour.

    • Lorsque j’étais adolescent cette dame me dérangeait… Avec le temps elle ma permis de faire de belle découverte… Si je me souvient bien, elle ma fais découvrir Jim Corcoran…

      Je vais écouter Jim et avoir une douce pensé pour cette dame et ces proches.
      Merci M. Brunet pour votre humanité…

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