
Baby Darling Doll Face Honey, premier album lancé par Band of Skulls en avril 2009, réalisé par Ian Davenport, (Supergrass, Badly Drawn Boy), avait fait bonne impression. Intitulé Friends, un EP s’ensuivit. Voici le deuxième album de ce band anglais dont la promotion est assurée chez nous par le Groupe Phi (qui s’est entre autres occupé de Yoav et Melissa Auf Der Maur). Question de faire mousser la sortie, on a d’ailleurs eu droit à une approche promo digne des bonnes années de l’industrie de la musique enregistrée. D’accord, on va en causer.
Au-delà de l’efficacité de son plan de communication, que dire de Sweet Sour ?
Résolument rock. De nouveau réalisé par Ian Davenport, cet opus du «groupe de crânes» ne révèle rien d’autre qu’une bonne attitude rock.
Les guitares y sont bien grattées. Les variations d’intensité, de volume et de distorsion y sont bien orchestrées. Les séquences presque folk alternent avec de bonnes salves de distorsion. Les thèmes y sont bien choisis : You’re Not Pretty But You Got It Goin’On…The Devil Takes Care Of His Own… Ça oscille fort entre candeur et saleté, entre féminin et masculin. Comme l’indique le titre de cet album, le parti pris pour l’aigre doux me semble être devenu l’angle d’attaque du power trio originaire de Southampton, Angleterre – Russell Marsden, guitares et voix, Emma Richardson, basse et voix, Matt Hayward, batterie.
Étrangement, cette simplicité orchestrale, cette rugosité apparente, cette exclusion de toute sophistication, ce minimalisme de la réalisation et, on en vient à se le dire parfois, cette carence en surprises, rappellent davantage les clichés de l’Amérique que ceux de l’Europe. Rien qui s’annonce mémorable, en somme. Tout de même pas mal… Et je soupçonne que ce sera meilleur sur scène.
Liens utiles










unholy_ghost
16 février 2012
04h19
Super entrevue de Grimes dans les Inrocks: http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/t/78208/date/2012-02-15/article/grimes-ecoute-integrale-et-interview/
setzer
16 février 2012
08h24
J’ai écouté deux pièces, “Sweet Sour” et “The Devil Takes Care of His Own”. Ça s’écoute bien, mais, dans la première pièce, une certaine lassitude s’installe. Ça montre la limite de la de son trille répété durant presque toute la pièce. Par ailleurs, on sent une certaine influence de Hendrix et de Led Zeppelin, quoiqu’un peu superficielle.
setzer
16 février 2012
08h25
@alain “on a d’ailleurs eu droit à une approche promo digne des bonnes années de l’industrie de la musique enregistrée. ”
C’est quoi cette approche? Vin et fromage? ;-)
alainbrunet
16 février 2012
08h53
Non, une approche soutenue avec le média. On veut qu’on en parle, on veut que ça marche, on s’informe des résultats. C’est resté ainsi avec les vedettes locales et les dinosaures de l’industrie, c’est devenu plus rare avec les artistes émergents ou indie.
maxime_g
16 février 2012
09h14
@setzer
Presque(pour le vin et fromage)…Pour le 1er disque, l’équipe de promo distribuait des cd (1 seul chanson) à la fin de concerts d’autres groupes. Il y avait aussi une invitation pour lancement 5 à 7.
sultitan
16 février 2012
09h47
Merci Unholy! J’adore Grimes mais je reconnais que c’est pas pour tout le monde alors j’en parle pas trop.
Normalement quand un journaliste s’extase à propos de la promo c’est qu’il y a eu des petits cadeaux, une version farfelu de la pochette, etc… Vous truverez çà sur Ebay par la suite à des prix faramineux.
sultitan
16 février 2012
09h51
Amateurs de vynil, sachez que la version de Visions de Grimes chez Urban Outfitters sera exclusivement “colorée”.
alainbrunet
16 février 2012
10h00
«Normalement quand un journaliste s’extasIe à propos de la promo c’est qu’il y a eu des petits cadeaux, une version farfelu de la pochette, etc… Vous truverez çà sur Ebay par la suite à des prix faramineux.»
sultitan, expliquez-nous davantage où vous voulez en venir avec votre notion «d’extase» et de «petits cadeaux». On saura alors ce que vous connaissez vraiment de l’industrie de la musique et de l’éthique des médias de référence avec cette industrie. Pour l’instant, j’ai plutôt l’impression que vous formulez des préjugés gros comme le bras.
_boulga
16 février 2012
10h12
@sultitan
En fait c’est une mauvaise nouvelle pour les amateurs de vinyle. Les vinyles colorés sonnent moins bien, c’est rapport à la densité de la formule. Les pires sont les transparents. Et on parle même pas des horreurs de picture discs en plastique.
Le vinyle coloré est souvent lancé par des gens qui ne respectent pas le médium, et y voient une forme de gadget à la mode.
sultitan
16 février 2012
10h32
Des jouets mécaniques pour un album de The Cure, une boite de cigares cubains pour un album de Gavin Friday, une bouteille de tequila avec verre pour un album de Tarnation, etc. (mes exemples sont vieux parce que je ne suis pas dans le domaine musical depuis longtemps). Je connais davantage la vraie industrie du disque que le milieu du journalisme musical. Je n’ai jamais connu de journaliste musical. J’ai connu des artistes, des directeurs de labels, des gens travaillant dans la distribution (je ne parle pas de la scène locale). Çà fait très longtemps que je suis un fana de musique, voyons. Si je vous connaissais à l’époque de Québec Rock, vous devriez bien vous dire que je suis pas né de la dernière pluie, non? Veyons.
sultitan
16 février 2012
10h37
Alain, je n’insinuais pas que les membres de Band Of Skull vous ont fait un blow-job. Haha! Quoique le “flirtage” existe dans l’industrie, réellement (et malheureusement). Je ne pense pas que çà concerne les journalistes. Et çà ne va pas nécessairement à la relation sexuelle, mais la séduction joue un rôle.
alainbrunet
16 février 2012
10h41
Dans les médias de type fanzine ou magazine spécialisé comme le fut Québec Rock, sultitan, le journalisme était beaucoup moins distancié par rapport à l’industrie de la musique qu’on ne l’est à La Presse (où je suis depuis 1984). Ce type de média de soutien n’a pas été mon milieu professionnel ou si peu – pour QR, en fait, j’ai écrit plus ou moins une dizaine de textes dans les années 80 et je n’y ai pas reçu de cadeaux incitatifs à cette lointaine époque. À La Presse, zéro cadeau. Et donc, les albums ordinaires ne se retrouvent pas sur ebay. Quand je parle d’un plan de communication dignes des bonnes années, je parle d’un lien plus soutenu avec les PR concernant la sortie d’un album, ce qui est de bonne guerre. Period.
La séduction joue un rôle ? Bien évidemment, comme dans tous les milieux professionnels où des produits sont en jeu.
sultitan
16 février 2012
11h16
Alors si ils envoient les cadeaux à d’autres mais pas à vous, vous n’avez aucune raison de leur faire de “cadeaux”. Il faut dire qu’au Canada la promo est peut-être moins importante qu’aux USA/Europe, vu le territoire plus petit, alors il y a du laissé-pour-compte. Il y a des petits trucs exclusifs, quand même, surtout quand les artistes sont canadiens. Surement les journalistes de Exclaim reçoivent des “cossins”. Mon intervention c’est que d’habitude quand les gens mentionnent une promo extraordinaire c’est qu’il y a eu quelque chose: un gadget, un souper, une discographie complète de l’artiste offerte, ou simplement un dossier large dont le carton est si beau que tu vas l’utiliser pour autre chose. Si çà se résume à des coups de fil, c’est un peu achalant, non?
hardy_canyon
16 février 2012
11h18
Les Band of Skulls font dans le pastiche générique tendance océanienne, comme Jet, les Datsuns ou Wolfmother naguère, tant pour la musique que pour les mots (un parolier qui fait rimer « hotel » avec « Taco Bell » se disqualifie immédiatement, à mes yeux). Bref, on veut nous donner l’impression que c’est le bordel dans le garage, mais quand on y jette un coup d’œil, on constate que tout est propre et bien rangé.
Je retourne aux Heartless Bastards pour oublier Band of Skulls.
charkie
16 février 2012
11h39
@boulga
D’accord que les picture discs sonnent vraiment moins bien et que c’est perceptible dans le cas des transparents. Cela dit, pour les vinyles colorés opaques, la différence doit être vraiment subtile, parce que je ne l’ai jamais remarquée
alainbrunet
16 février 2012
11h43
sultitan, ne cherchez pas davantage qu’un échange d’emails et la livraison d’un CD. Il n’y a rien eu d’autre et je n’ai aucune raison de faire de cadeau à qui que ce soit – si vous savez lire, vous voyez bien que je ne suis pas particulièrement emballé par cet album ciboulo! Me semble que c’est clair: c’est de la bonne promo comme dans le temps où l’on essayait de faire découvrir un nouvel artiste anglais ou amerloque. C’est tout.
sultitan
16 février 2012
11h44
Ouan, c’est de la musique générique de pub. J’pense qu’on va passer à la critique de Van Halen. Tsé avec un nom comme Band Of Skulls sur un label Phi, c’est contrôlé par les Illuminati c’t'affaire là. C’est à savoir si Alain a pas été ligoté à une chaise, forcé à écrire l’article. ;-)
effet_placebo
16 février 2012
11h50
Les disques de couleurs sont généralement reconnus comme sonnant moins bien. Ceci dit, c’est un critère parmi d’autre. Un disque de couleur pressé avec du PVC de grande qualité sonnera fort probablement mieux qu’un disque noir pressé avec du PVC ultra cheap.
Par ailleurs, rendu à environ 1000 copies pressés, un stamper commence à s’user. Si ton stamper est usé, ça se répercute sur la qualité. Que ton vinyle soit noir ni change rien.
Bref, une version noire ne sonne pas automatiquement mieux.
hardy_canyon
16 février 2012
11h59
Van Halen? Ils ont réussi à faire un disque qui sonne plus 1980 qu’en 1980. Agréable à écouter, par ailleurs. Ça me rappelle l’heure de la récréation au Séminaire.
effet_placebo
16 février 2012
12h04
Ceci dit, il y a une raison pour lesquels les labels audiophiles (Analogue Productions, Mobile Fidelity, Classic records, etc) ne pressent qu’en noir : ils mettent toutes les chances de leurs côté.
Aussi bien s’en tenir au noir, surtout que c’est moins cher. Ceci dit, mon nouveau disque est en couleur, mais il est lancé par un label qui ne respecte pas le médium, semble-t-il.
effet_placebo
16 février 2012
12h05
”Van Halen? Ils ont réussi à faire un disque qui sonne plus 1980 qu’en 1980. ”
Sammy Hagar a fait une sortie où il a dit que le nouveau single est en fait une chute de studio des années ‘70.
alainbrunet
16 février 2012
12h05
Pour d’autres, ça rappelle les bombardements en Irak. Durant la première guerre du Golfe, les pilotes américains se motivaient avec du VH à la planche dans le casque…
effet_placebo
16 février 2012
12h17
J’avoue que la période Sammy Hagar donne le goût de tuer.
sultitan
16 février 2012
12h23
J’pense que si j’fais un vynil çà va être moitié moitié marblé-fluo, moitié noir. Çà ressemblera à un vieux disque coupé-collé des performances de Christian Marclay, pis vous déciderez quand çà tourne c’est quand que çà sonne le mieux.
rogiroux
16 février 2012
12h53
“Ça me rappelle l’heure de la récréation au Séminaire.”
À mon époque, on écoutait *Lindberg* de Robert Charlebois…
Ça défrisait les oreilles des curés!! ((rires))
infernalcomedy
16 février 2012
13h31
Nous au Séminaire de Chicoutimi c’était très “Deep Purple” pour tous et “Zappa” pour certains !!
jon8
16 février 2012
14h05
j’me demandais pourquoi il y avait autant de commentaire sur ce topic…
Le vinyle! :-P
stef27
16 février 2012
16h35
Après avoir écouté quelques extraits de “Sweet Sour” pas sur que cet album va se retrouver sur les top listes de 2012!
Par contre j’suis surpris qu’on ne parle pas plus du nouveau Mark Lanegan son “Blues Funeral” est vraiment excellent, selon moi un des meilleurs en ce début d’année!!!
alainbrunet
16 février 2012
18h08
Pas sûr non plus, Stef27. Or, on a plus de 300 albums à chroniquer avant la fin de 2012…