
Résidant de Barcelone, John Talabot vient de lancer Fin sous étiquette allemande Permanent Vacation. Un autre de ces garçons pas tout à fait instrumentiste, pas tout à fait DJ, pas tout à fait arrangeur, avec très peu de notions «classiques» en composition… et dont le studio maison permet le foisonnement d’une imagination musicale apparemment fertile.
Le jeune Talabot aime effectuer des prises de son dans son environnement, c’est-à-dire la Catalogne urbaine et sa nature méditerranéenne environnante. Il aime coller ces menus ornements sonores à des pistes de claviers assez élémentaires harmoniquement, à des basses de synthé bien charnues, des beats inspirés de la house / disco ou du dubstep. On y perçoit des relents de Depeche Mode, un soupçon d’Afrique, un autre d’Asie. On y perçoit une patte. Une signature.
Le jeune homme sait user des voix, qu’il s’agisse de cris, grommellements filtrés ou mélodies pop. Tous ces facteurs concourent à la concoction d’une pop instrumentale plutôt divertissante, bien assez pour titiller les tympans hipsters.
Quiconque a des notions de musique instrumentale plus poussée finit néanmoins par se poser cette question à l’écoute de telles propositions bénéficiant de la coolitude inhérente aux débuts de carrière : jusqu’où un compositeur autodidacte peut-il aller avec si peu de notions harmoniques, rythmiques, contrapuntiques, polyphoniques ? Hum… invariablement, il est condamné à varier les styles, les prises de son et les logiciels qui filtrent ces dernières. Sinon, on a tôt fait de passer au prochain sujet.
Ne boudons pas notre plaisir pour autant, cet pop instrumentale torche à souhait… jusqu’au prochain sujet.
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Metacritic: moyenne de 86 fondée sur 7 critiques
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