
Usant d’arrangements raffinés et de créativité en studio, Plants and Animals est passé progressivement à l’épuration et la quête de l’émotion brute. Le chemin inverse que prennent les musiciens populaires pour leurs trois premiers albums – Parc Avenue en 2008, La La Land en 2010 et The End of That, lancé cette semaine.
On écoute, on réécoute, on est au coeur de la période 65-75, dans ce territoire de la musique américaine sortie du folk, convertie au rock et au psychédélisme. J’ai beau peser et sous-peserThe End of That, je n’y observe que des répliques du passé. La maîtrise d’un patrimoine. Sorte de classicisme folk rock certes maîtrisé et senti, mais sans valeur ajoutée si ce n’est qu’un mince vernis indie. Nord-américain, psych rock, psych folk si vous y tenez.
Pour qu’un riff de guitare, une mélodie, un groove, un tone de guitare se démarquent des dizaines de milliers déjà enregistrées depuis 40 ans, il faut plus que de la sincérité, plus qu’un talent de mélodiste, plus qu’une très bonne connaissance americana.
Je ne veux pas prêter d’intentions aux Montréalais Warren C. Spicer, Nicolas Basque et Matthew Woodley, j’imagine qu’ils font cet acte de foi: une bonne chanson brute est une bonne chanson, quelle que soit son instrumentation et son emballage. Je ne partage pas cette valeur. À mon sens, de bonnes chansons méritent davantage. Je suis de ceux qui croient en ce principe: pour transcender les modes et s’inscrire dans l’histoire, une oeuvre doit être ancrée dans le présent… sans renier le passé.
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Metacritic: moyenne de 61% fondée sur 6 textes
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