Alain Brunet

Archive du 26 janvier 2012

Jeudi 26 janvier 2012 | Mise en ligne à 18h57 | Commenter Commentaires (34)

Igloofest: Maya Jane Coles, étoile technoïde

Maya Jane Coles

L’Anglaise Maya Jane Coles n’est âgée que de 23 ans et les médias spécialisés en musique électronique la positionnent au faîte de la relève internationale. Les années précédant cette lancée, rapporte le periodique spécialisé Resident Advisor, les dépisteurs de talent l’avaient repérée notamment pour des mixes et remixes sous des étiquettes telles Dogmatik ou 1trax.Un premier EP sous Real Tone a vraiment généré le buzz et l’approbation de l’élite techno / house.

Producer of the Year 2011 par le périodique DJ Mag, Best Breakthrough DJ 2011 par Mixmag, neuvième DJ de l’année 2011 du sondage réalisé par le périodique Resident Advisor, découverte de l’année 2011 aux DJ Awards Ibiza, une de magazines spécialisés, acclamée par ses pairs de différents milieux – les femmes DJ Anja Schneider ou Ellen Allien, les stars Damon Albarn et Tricky pour ne nommer que ceux-là.

Sans exagérer, on peut dire de Maya Jane Coles qu’elle a joint l’élite des DJ se consacrant au plancher de danse, particulièrement en Europe.

Si la house music est sa rampe de lancement, elle draîne dans plusieurs genres musicaux,dont la techno, le dub et le dubstep et présente une touche indéniablement personnelle. Michel Quintal, directeur artistique de l’Igloofest et du Picnik Élektronic, rapporte que Maya Jane Coles a été la plus citée par ses collègues au cours de l’été dernier. Ce n’est pas le fruit du hasard, encore moins d’un buzz artificiel. Maya Jane Coles présente un son des plus personnels. On est loin, très loin de la house boum boum sans envergure.

Liens utiles

Mon interview avec Maya Jane Coles

Site officiel

Profil Resident Advisor

Flux continu sur Soundcloud

MySpace

Igloofest

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Jeudi 26 janvier 2012 | Mise en ligne à 11h39 | Commenter Commentaires (15)

Étoiles du métro

musicien du métro accordeon

Photo tirée du site du Regroupement des musiciens du métro de Montréal

Très bientôt, les heureux élus du programme Les étoiles du métro pourront bénéficier d’une visibilité accrue dans les stations montréalaises. Très bonne chose en ce qui me concerne. Sauf exception, la musique vivante confère au transport collectif une meilleure qualité de vie à ses usagers.

M’est également d’avis que la hausse du niveau des musiciens ne peut qu’être souhaitable. Incidemment, on constate aussi une compétition de plus en plus relevée au sein de cette gent musicale dont le gagne-pain (enfin… une partie congrue des revenus) est la contribution volontaire des passants. Il m’apparaît d’autant plus évident que le calibre des instrumentistes ne cesse d’augmenter au fil du temps. Tant de diplômés des profils musique-étude et des programmes collégiaux se cherchent du boulot, on comprendra qu’ils visent le marché du métro et délogent peu à peu les instrumentistes moins accomplis.

Il n’est plus rare de voir de très bons musiciens jouer dans le métro montréalais. Bien sûr, cette émulation s’accompagne d’une possible bureaucratisation des normes d’accès au métro pour les artistes qui s’y produisent. Comme dans toutes les organisations de défense d’intérêts professionnels, le danger du corporatisme plane aussi au-dessus des musiciens du métro. À eux de rester vigilants et d’éviter qu’une clique ne s’installe au pouvoir de leur regroupement.

Jusqu’à vendredi, les auditions des Étoiles du métro accueillent plusieurs dizaines de participants (70 selon le reportage de la SRC), dont les heureux élus pourront bénéficier de places de choix dans diverses stations et s’ajouteront à la communauté des musiciens du métro. Reste à espérer une population grandissante de musiciens qui puissent s’exprimer dans un plus grand nombre d’emplacements (52 aujourd’hui), bien au-delà des stations névralgiques du centre-ville. Reste aussi à espérer un réel soutien des usagers du métro. Les musiciens qui y jouent s’y bottent le derrière afin d’adoucir nos moeurs et… gagner leur croûte.

Avis aux dépisteurs de talents ! Manu Chao n’a-t-il pas connu ses potes de la Mano Negra en jouant dans le métro parisien ?

Liens utiles

Regroupement des musiciens du métro de Montréal

Communiqué de la STM

Le reportage de la SRC

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