Ce blogue a connu une certaine croissance au chapitre de sa couverture électro, si ce n’est l’intérêt en croissance de plusieurs de nos lecteurs et blogueurs. Et je m’inclus dans le peloton avec grand plaisir.
Personnellement, je ne prétends à rien de super connaisseur en la matière mais cette communauté ne cesse d’alimenter mon intérêt personnel pour l’électro, sans compter Mutek, Elektra, Akousma et autres festivals qui présentent de l’électro l’année durant.
Voici cette humble liste (qui comprend de la musique chantée), on attend la vôtre !

Oneohtrix Point Never, Replica, Mexican Summer
Album concocté à Brooklyn. Tout un programme: effets de bourdon synthétique, minimalisme des «vrais» instruments impliqués dans le mix, épais sédiments de sons de synthèse et autres couches de sons filtrés, ponctuations rythmiques, dissections de progressions harmoniques, échantillons de voix humaine employés à différentes fonctions, micro-fragments de chansons. Le tout servi à l’horizontale, sauf exception.

Nicolas Jaar, Space Is Only Noise, Circus Company
Extraits d’enregistrements francophones et anglophones, brefs échantillons de Ray Charles, fragments de percussions, greffes de guitares et de violons, voix chantées, voix filtrées, voix exploitant le registre grave ou l’aigu, basses synthétiques extrêmement efficaces, grooves lents, accents soul et jazzy, sorte de house sous tranquillisants, post-trip-hop vachement psychotrope. Hypnotique, viral.

FaltyDL, You Stand Uncertain, Planet MU
Le New-Yorkais Drew Lustman, alias FaltyDL réunit plusieurs styles dans son disque dur: drum’n’bass, house, garage, dubstep, UK Funky/nouveau garage. Judicieux mélange en ce qui me concerne.

Africa Hitech, 93 Million Miles, Warp
Africa Hitech est le projet des Australiens Mark Pritchard et Steve Spacek ont été admis au sein du prestigieux label Warp. Initialement de facture ragga-dub, Africa Hitech a fait comme tout le monde en lorgnant le dubstep, bass music et autres UK funky tout en faisant les choses différemment.

Byetone / Symeta, Raster-Noton
Je dois admettre que ce Symeta torche à souhait. Et qu’Olaf Bender alias Byetone, sait faire évoluer son langage. Recettes simples, pulsations de différentes vitesses, bains de friture, criquets de synthèse, continuums assourdissants, rythmes carrés pour ne pas dire tranchants, crescendos d’enfer, ambiances industrielles, distorsions numériques. Efficace.

Pinch & Shackleton, Pinch & Shackleton, Honest Jon’s Records
Autre album prisé par les technoheads cette année, sorti en novembre: la collaboration des artistes britanniques DJ Pinch alias Rob Ellis, et Sam Shackleton dit Shackleton, considérés parmi les pionniers du dubstep qu’il tendent à transgresser d’aplomb. S’ajoutent à la pâte un bel assortiment d’échantillonages de différentes sources culturelles -indienne, moyen-orientale, africaine, etc.

Andy Stott / Pass Me By et We Stay Together
Andy Stott est DJ et producteur de Manchester et la combinaison de ses deux récents EP n’a récolté que des éloges. Tempos moyens ou lents, le discours se démarque clairement des propositions électros de la période actuelle. Les basses sont bien rondes, elles se gonflent dans le beat comme un muscle cardiaque. Voix, claviers, sons texturaux et autres bruits industrielssurgissent sans qu’on s’y attende. Et ce au fil d’un continuum apparemment simple, pour ne pas dire linéaire.

James Blake, James Blake, Atlas
Chanteur anglais féru de soul et de pop, James Blake est également issu de la mouvance post dubstep et autre minimal ambient, comme tous les chroniqueurs branchés le soulignent depuis quelques jours. À coup sûr, il a créé l’amalgame qui peut déborder largement le territoire des férus d’électro.

SBTRKT, SBTRKT, Young Turks
SBTRKT, Aaron Jerome de son vrai nom, est DJ et musicien de Londres, n’hésite pas à inclure la voix humaine dans cette soul pop de synthèse, traversée par UK funky, dubstep, two-step, house, R&B. Ça fourmille dans les jambes, ça gargouille dans le bas-ventre.

Planningtorock, W, DFA
Janine Rostron alias Planningtorock, est une artiste de l’électro, a concocté un album des plus efficaces. Voilà un album de chansons que certains préfèrent mettre dans la vaste catégorie anglo. Chose certaine, James Murphy a eu l’excellente idée de l’admettre sous son label, DFA.

Björk, Biophilia, One Little Indian
Difficile encore d’intégrer Biophilia dans une quelconque catégorie, j’assume ce petit côté hors d’ordre. Chose certaine, sa partie sonore se fonde sur l’électronique à laquelle Björk greffe musiques contemporaines et chant choral. L’avenir nous dira si les détracteurs de ce projet multi-plateformes ont eu raison de décocher leurs flèches, je crois personnellement que non: ce projet fera son chemin.
Lire les commentaires (78) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 

















