
Danger Mouse, mashupper suprême, éminence grise de Gnarls Barkley et réalisateur chouchou de Damon Albarn, aurait-il incité The Black Keys à faire danser tous les parterres d’amphithéâtres ? Tant qu’à y être,sur les planchers des boîtes de nuit et des salons privés où l’on se déchaîne le week-end venu ?
Danger Mouse aurait-il convaincu les Black Keys à mettre la pédale plus douce sur l’acidulation des fréquences ? À faire dans le cyber folk pop avec guitare acoustique, échos d’orgues et machines ? À faire dans la soul vintage, manière Memphis ou manière Détroit ? Dan Auerback et Patrick Carney n’évoluent plus exclusivement dans le groove sale et la distorsion blues rock. Trop propres, désormais ?
Quoi qu’on en pense, cet El Camino révèle plus que jamais les hit makers que sont les Black Keys. Ce septième album du fameux tandem ne manque certes pas de riffs contagieux, accroches vénéneuses et refrains hypnotiques.
Si on accepte le déclin (provisoire ?) de la rugosité chez les Black Keys, toujours archi-référentiels et archi-efficaces dans leurs concepts, on risque de se laisser prendre au jeu… et à la contribution de Danger Mouse. Si toutefois, ces couches de saumure en moins signifient pour vous un déclin de la crédibilité, alors vous risquez de migrer vers d’autres zones de distorsion…
Les critiques anglaises et amerloques, d’ailleurs, sont plutôt divisées sur la question.
À votre tour !
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