
Autre album prisé par les technoheads cette année, sorti en novembre: la collaboration des artistes britanniques DJ Pinch alias Rob Ellis, et Sam Shackleton dit Shackleton, considérés parmi les pionniers du dubstep. Leur travail commun sera certes primé parmi les contributions marquantes de la musique électro en 2011.
Entre autres au programme :
Échantillonages de différentes sources culturelles dont les traditions indienne, moyen-orientale ou africaine.
Éléments texturaux servis en toute linéarité.
Variété de rythmes au-dessus de la moyenne technoïde, variété de percussions afros et orientales, en plus des éléments typiques de la lignée dubstep.
Variété de claviers et machines capables de régurgiter une progression d’accords.
Citations instrumentales et vocales parfaitement intégrées à l’ensemble de la facture.
Effets de bourdon nécessaires aux grandes envolées, tributaires des grandes cultures musicales de l’Asie.
Cycles harmoniques évoquant le mouvement respiratoire.
Séquences minimalistes se démarquant des contributions allemandes qu’on imagine.
Lignes de basse on ne peut mieux ancrées dans la lignée grime, dubstep ou post-dubstep, étiquettes difficiles à coller sur cet opus qui me semble défier toutes catégories technoïdes.
Diversité de climats et montées dramatiques.
Inutile d’ajouter que ce voyage réparti en neuf pièces m’apparaît riche et diversifié. Cela témoigne d’un sens poussé de la composition. L’émulation qu’a généré ce travail commun sort de tous les cadres prévisibles.
Grrrros album.
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