Alain Brunet

Archive du 5 décembre 2011

Lundi 5 décembre 2011 | Mise en ligne à 17h30 | Commenter Commentaires (2)

Franck Deweare et ses semblables

FranckDeweare-MesSemblables(Cover)

Mes semblables, un album du chanteur montréalais (d’origine française) Franck Deweare, a été réalisé de concert Alex McMahon.

Les mecs se sont éclatés à souhait  dans cet enregistrement très moderne, traversé par moult tendances de notre époque – électro, nujazz, électro-rock, funk, etc. Les arrangements y sont très soignés, très contemporains, ce qui n’empêche en rien la musculation de nombreux passages.

Participent à cet album le batteur Jean-Phi Goncalves (Beast), le contrebassiste Mathieu Désy (Forestare), le tromboniste Jean-Nicolas Trottier, le claviériste Jonathan Cayer, le guitariste Gabriel Aldama (Afrodizz), les trompettistes David Carbonneau et Éric Truffaz (!), Les Petits Chanteurs de Laval ou même Arianne Moffatt qui participe aux choeurs.

La voix grave et introspective du chanteur y exprime une poésie de la conjoncture: conjoncture du privé, du politique, du social. L’auteur en tire les émotions de la vie actuelle, de son néo-libéralisme sauvage, de ses golden boys & girls en plein ostentation, de ses mœurs vides de contenu, des contorsions de l’intimité et autres tableaux aussi rassurants, d’une humanité en quête d’oxymore. Quelle époque pour Franck et ses semblables !

Si le parolier peut succomber à la formule quasi publicitaire afin d’illustrer ses lettres et la profondeur de sa conscience, s’il peut se montrer un peu excessif dans l’allitération, il peut aussi cueillir de très jolies fleurs. Album ambitieux, en somme, où la charge musicale fait contraste aux susurrements du chanteur, diseur, chroniqueur poétique…

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MySpace, cinq titres en écoute continue

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Lundi 5 décembre 2011 | Mise en ligne à 12h47 | Commenter Commentaires (26)

Quelques notes sur Feist au Métropolis

Feist 2011

J’aurais dû l’écrire hier, mais des tâches urgentes m’en ont empêché. Avant de passer à un autre sujet, quelques notes sur le concert Feist.

Je me suis pointé au Métropolis, samedi soir.

Honnête performance de chansons, beaux textes, interprétation ferventes, arrangements jolis, belles harmonisations vocales du trio Mountain Man (ces trois jeunes femmes aiment vraiment chanter !), accompagnateurs chevronnés (Charles Spearin Brian LeBarton, Paul Taylor), direction solide de la soliste, attachement aux «cousins» montréalais de la grande tribu indie rock du Canada en accueillant Evan Cranley – du groupe Stars… et autre participant sporadique de Broken Social Scene auquel Feist participe également.

Toutes ces qualités étant énoncées, j’ai senti que le répertoire de Metals n’a pas la fraîcheur de The Reminder et de Let It Die, mes albums préférés de Feist. Metals est un bon album, plein de bonnes chansons, d’arrangements fins, de textes bien écrits. Aucune vraie surprise, cependant. Aucune réelle avancée dans l’écriture et la facture générale.

Nous voilà donc en mode continuum. La vitesse de croisière est atteinte, l’audience se stabilise et se concentre sur la découverte de nouvelles chansons… dont le style est désormais intégré. Par voie de conséquence, les nouveaux arrivants se raréfient, c’est idem pour l’ensemble des artistes issus de cette génération de trentenaires indies. Comme leurs prédécesseurs, ils sont en voie de devenir classiques, vintage.

La vie continue…

Le compte-rendu d’Émilie Côté

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