Alain Brunet

Archive du 1 décembre 2011

Jeudi 1 décembre 2011 | Mise en ligne à 18h34 | Commenter Commentaires (26)

De Jamie Teasdale à Kuedo… du dubstep à…

kuedo

Parmi les gros albums électros de l’année, d’aucuns recommandent chaudement ce Severant, signé Kuedo, sous étiquette Planet Mu.
Kuedo , c’est Jamie Teasdale, artiste britiannique associé au dubstep, qui forme aussi le tandem Vex’d avec Roly Porter – et qui a lancé en 2010 l’album Cloudseed , également sous étiquette Planet Mu.

Visionning Shared Tomorrow, première des 15 pièces au menu, n’a rien pour me convaincre. Jouée au synthé progression d’accords rappelle les années 70 de la musique électronique lorsqu’on essayait de transposer le piano classique en musique synthétique.

Ant City oppose des lignes mélodiques aux phrasés lents que soutiennent des patrons rythmiques plus nerveux. La ligne de basse finit par s’immiscer dans la facture. Quelques clapotis synthétiques ajoutent à la ponctuation…

Whisper Fate, est vraiment pop dans sa construction. Flux mélodiques en surimpression à deux ou trois rythmes complémentaires et déployés simultanément.

Onset , plus rapide et vigoureuse que les précédentes, est construite selon la même méthodologie.

Scissors s’envole sur une frénésie de rythmes, parfois proches du bruit d’un hélicoptère. Mélodie et harmonies naïves, quelques voix en prime.

Mitrailles de rythmes au-dessus desquels accords simples et simples lignes mélodiques s’élaborent sur la pièce Truth Flood.

Reality Drift, à mon sens la plus originale de cet album, reproduit l’effet d’un carillon auquel on colle une puissante ligne de basse, et un groove fondé sur des sons étouffés. Intéressant.

La vitesse de croisière est atteinte avec Ascension Phase, plus riche et plus intense, et forte d’un crescendo des plus inspirés.

Salt Lake Cuts révèle un groove plus costaud, magma de fréquences graves en opposition avec des aigües évanescentes.

10 Seing The Edge est une valse spatiale, rythme ternaire propice aux airs qui tanguent.

Flight Path peut évoquer la fébrilité d’un décollage, d’un départ en toute hâte. Ben oui, ça ressemble étrangement au End Titles de Vangelis dans la B.O. de Blade Runner. Blade Runner, j’adore. Vangelis ? Pas vraiment.

12 Shutter Light Girl m’apparaît comme une parenthèse intersidérale.

Vectoral, un rythme affairé, deux ou trois lignes mélodiques qui s’enchevêtrent et/ou s’enlacent.

As We Lie Promising, autre courte parenthèse, est suite d’accords très simplement construits.

Ça se conclut avec Memory Rain, qui laisse émerger une voix filtrée. Cela me semble provenir d’un organe féminin…

Suis-je tombé de ma chaise ? Hmmm, pas vraiment.

J’admets que cette musique est intéressante, exclusivement construite avec des sons de synthèse. Sur le plan de la composition, je n’apprends pas grand-chose de neuf. Sur le plan textural, un peu. Sur le plan rythmique, un tantinet. Dans la facture générale, je n’y vois pas d’avancée particulière mais je reconnais un style. J’aime, mais je ne conclus pas ces écoutes de Severant par un gros wow. Je sais néanmoins que ma perception pourrait changer… et que cet album risque de se retrouver parmi les grosses prises des amateurs d’électro en 2011.

Liens utiles

Ecoute en continu sur Qobuz.com

Jamie Teasdale sur Facebook

Interview dans The Guardian

Lire les commentaires (26)  |  Commenter cet article






publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    mai 2013
    L Ma Me J V S D
    « avr    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives