Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Jeudi 29 septembre 2011 | Mise en ligne à 12h09 | Commenter Commentaires (61)

    Hays et Mehldau interprètent Zimmerli: pianistes de… jazz ?

    Brad Mehldau Kevin Hays Patrick Zimmerli

    Il y a quelques mois, le pianiste russe Denis Matsuev avait offert à son auditoire montréalais un ultime rappel… entièrement improvisé. Dans le jeu du virtuose associé à la musique classique, les références jazzistiques étaient on ne peut plus évidentes.

    Dans un élan d’optimisme certes candide, j’ai formulé l’hypothèse d’un rapprochement progressif et inéluctable entre jazz et musique classique de tradition européenne, un débat intéressant fut ensuite mené sur ce blogue.

    Grosso modo, certains considéraient qu’il valait peut-être mieux que chacune des écoles s’en tienne à sa propre esthétique. Un pianiste classique a ses qualités propres, idem pour un pianiste de jazz.  Et aucun ne peut atteindre ce que l’autre a visé.

    Bien sûr, force est d’admettre que c’est encore le cas aujourd’hui et que ça le sera demain. Quoique… voilà une autre illustration de ce rapprochement historique que je persiste à défendre. Rapprochement certes lent… mais sûr. Vous en aurez déduit que je suis de ceux qui croient que ces mondes ne cesseront de se rapprocher. Je le constate d’ailleurs auprès de plein de jeunes étudiants en musique. Les jeunes musiciens de formation classique ou jazzistique ne sont plus simplement dans la reconnaissance intellectuelle de la tradition dont ils ne sont pas officiellement issus. Ils sont  désormais dans le senti. Et envisagent des musiques de plus en plus hybrides. Ce qui n’enlève rien au sérieux de leur démarche et, bien sûr, le maintien d’un noyau dur à chacune des approches.

    Patrick Zimmerli est compositeur. Peu connu du grand public, ce quadragénaire pourrait le devenir sous peu. Éduqué, tributaire du classicisme à l’européenne, considéré comme brillant par ses pairs. Mais aussi féru de jazz, puisqu’il fut saxophoniste avant d’entreprendre de grandes études en composition. De surcroît, new-yorkais.

    Comme on le sait, Brad Mehldau, 41 ans, est le pianiste de jazz le plus influent de sa génération. On sait aussi l’intérêt qu’il porte à la musique classique, notamment aux chant lyrique – souvenez-vous du récital d’Anne Sofie von Otter en février dernier.

    Kevin Hays, 43 ans, est aussi l’un des meilleurs sur les ivoires jazzistiques, notamment pour son album For Heaven’s Sake, paru en 2006.

    Et voilà que les trois hommes ont joint leurs savoirs et leurs sensibilités respectives. Sensibilités vraiment différentes ? Je vous le donne en mille.

    L’improvisation n’est pas la carte maîtresse pour les deux pianistes recrutés, elle complète et magnifie l’interprétation suave de l’écriture et arrangements de Patrick Zimmerli, qui signe quatre des neuf pièces au programme. Les autres pièces au programme sont de Mehldau, Hays, Ornette Coleman, mais aussi Philip Glass et Steve Reich. On comprendra que les citations de Music for 18 Musicians (Reich) et du Quatuor à cordes #5 (Glass) ont été réarrangées par Zimmerli pour deux pianos. Trois amis issus de deux mondes qui ne cessent de se rapprocher. Aussi lent soit ce rapprochement entre jazz de souche américaine et musique classique de souche européenne, il m’apparaît inéluctable sur le long terme.

    En voilà une illustration probante, qui devrait plaire aux deux camps. Enfin… à une portion croissante des deux camps. J’en connais qui resteront assurément sur leurs terres…

    Pour une écoute (sommaire) en continu: MusicMe ou QoBuz


    • J’aime bien les rapprochements d’habitude mais dans ce cas-ci, c’est plutot ordinaire.
      La version de Reich est manquée. 18 instruments en 2 pianos, ça ne marche pas.
      Glass non plus.
      Mais je vais continuer à chercher les rapprochements (!).

    • Vous sautez vite aux conclusions ! Avec des extraits d’une minute ?

    • 30 secondes en fait sur MusicMe.

      Pas sur. Je ne vois vraiment pas comment ils pourraient reproduire 18 instruments avec seulement 2 pianos. Est-ce que QoBuz nous en fait écouter plus long ? Il est bloqué ici au bureau.
      J’aurais du ajouter que j’aime plus le jazz avec plus d’instruments. Juste du piano, ça m’agace “en général”.

      Par exemple, j’ai Metheny, Mehldau Quartet et il est parmi mes meilleurs albums.

    • Un faux débat.

      Le jazz s’intégrera à la ‘musique de répertoire’.

      La période ‘classique’ n’étant qu’une portion congrue de ce qui est convenu d’appeler ‘musique classique’, mais qui est de la ‘musique de répertoire’, au même titre que les standards de jazz le seront avec un p’tit siècle de recul.

      All Blues de Davis et Badinerie de Bach, même combat.

    • Bien que talentueux et qu’il tente d’innover, pas certain que la musique de Mehldau persistera un siècle.

    • bonjour

      Moi j’aime bien cet album (au complet !)

    • HS

      Je voulais juste dire que j’aime la musique de l’émission de Marie-Louise Arseneault à Radio-Can. Je ne sais pas qui choisit les pièces mais j’aime les choix musicaux de cette émission.

    • @boulga

      «Le jazz s’intégrera à la ‘musique de répertoire’.»

      C’est aussi ce que je crois. Jazz et musiques classiques finiront par converger, former une famille élargie. Ce n’est pas un faux débat pour autant. Nous sommes encore loin de cette convergence, plusieurs n’y croient pas et défendent fermement ce point de vue.

      @infernal

      Pour l’instant, Brad est un superbe pianiste de trio, esthète dont l’Histoire pourrait fort bien se souvenir. Un compositeur ? Assez doué pour l’instant mais… en développement.

    • Contrairement à Alain, je ne pense pas que les deux langages, “classique”, au sens large du terme, et jazz, finiront par se rencontrer. Ils sont déjà à des années lumières l’un de l’autre. Certes il y aura plus de musiciens qui tenteront, pour diverses raisons, de les marier, mais le résultat demeurera toujours hybride. Ce terme n’est pas pour moi un qualité, mais un défaut.

      Pour ce qui est de l’album ci-haut mentionné, l’écoute des 10 extraits de 59s me donne l’impression de “easy listening”.

    • héhéhé, setzer, voilà ce que je disais à boulga. C’est loin d’être chose faite. Quant au verdict d’easy listening, vous y allez fort !

    • @alain

      En fait, “easy listening” pour moi, pas en fonction du vrai “easy listening”. Avouez que y a rien qui est très difficile à écouter là dedans. Malgré mon pseudo, la musique que je préfère est plutôt moderne tel Chostakovitch, Mahler, Berg, et, même si elle date, du début XXe, c’est plus difficile à écouter que ce disque de piano. Si on en reste au piano, Liszt est plus difficile à écouter. Alors, au niveau de la difficulté d’écoute, imaginez se taper du Boulez ou du Stockhausen.

    • ah bon, merci de la précision. On est quand même loin de Richard Abel ! Certaines pièces de cet album, remarquez, sont assez difficiles à jouer.

    • Certes, si on tombe dans la version écourtée du concerto pour piano de Tchaikovsky par Richard Abel.

      Pour ce qui est de la difficulté de la partition je ne suis pas pianiste alors c’est fort possible. Au sujet de la difficulté de l’interprétation, lors de mes études en musique j’avais demandé à une chef d’orchestre bien connue en musique contemporaine ce qu’elle trouvait le plus difficile à bien jouer. Sa réponse: Mozart. Et pourtant ça s’écoute assez facilement.

    • Je ne suis pas pianiste non plus, mais j’en écoute suffisamment pour convenir de la complexité de certaines propositions de cet album joué à 4 mains. Easy ? hmmm non.

    • Un type de musique contemporaine pour moi. Alors plusieurs esthétiques.

    • En tant que méga-fan d’Ornette, je serais bien curieux d’entendre ça!

    • Première écoute encourageante. Sera-ce un nouveau Friday Night In San Francisco version pianistes?

    • Bien d’accord avec vous monsieur Brunet pour ses trios que je m’empressais de découvrir avec bonheur au fur et à mesure de leur sortie CD. Son ouvrage précédent avec grand orchestre, bien encensé, m’a toutefois laissé froid.

    • Mehldau est pas mal en quartet également. J’ai ré-écouté Metheny/Mehldau Quartet et c’est vraiment bien.
      Et son petit interlude est un bijou sur le disque que vous nous avez recommandé Art Of Love de Robert Sadin.

      Et j’ai trouvé, par hasard, une version complète de la reprise de Reich et ce n’est pas dans mes gouts. Désolé.

    • @AB

      Y’a vraiment des gens qui croient que les grands standards de jazz du XXe siècle de feront pas partie du ‘répertoire’ dans 100, 200 ans ? Non, je ne crois pas.

      Aujourd’hui, le quidam moyen ne fait pas la différence entre Allegri et Debussy (toutte du ‘classique’ platte) alors qu’objectivement, tout sépare le chant sacré médiéval des nappes planantes du début XXe. C’est aussi différend que du heavy métal au bebop. Mais c’est dans le rayon ‘classique’.

      Le jazz entrera dans ce répertoire, et la nuance entre Frédéric Chopin, Éric Satie et Bill Evans ne se fera plus qu’entre exégètes.

    • Bonjour Alain
      Avez-vous une adresse courriel pour vous posez une question hors sujet?

      Réponse: alain.brunet@lapresse.ca

    • Le classique est généralement beaucoup plus easy listening que le jazz tant qu’à moi.

      La “fusion” (ou le rapprochement) entre la musique improvisée et le répertoire classique européen pourrait certainement intéresser le public du jazz, mais un peu moins l’inverse IMO.

      Melhdau a seulement 41 ans! Je le pensais plus vieux. C’est certain que son nom va rester, son influence est majeure.

    • «Un peu moins l’inverse», effectivement, boogie. Le public hardcore de la musique classique de tradition européenne cultive toujours son complexe de supériorité. Au mieux, le jazz est devenu un joli complément à la «vraie» grande musique. N’importe quoi…

    • Sans prétendre à aucune définition de “grande musique” je ne pense pas que “Kind of Blue” arrive à la cheville d’une “9e Symponie” de Mahler par exemple.

      @boogie

      “Le classique est généralement beaucoup plus easy listening que le jazz”

      ça dépend de quel jazz et de quel classique on parle.

    • @setzer

      De plus en plus intéressant. Les arrangements de Gil Evans pour grand orchestre au service du quintette de Miles, ça reste moins composé ? Les grandes suites d’Ellington ? Le travail d’Oliver Nelson ? Oui, ces orchestrations sont moins chargées et moins complexes que celles Mozart, Mahler, Wagner, Beethoven, Stravinsky, Prokofiev, Debussy, Ravel, etc. En termes rythmiques , cependant, ces compositeurs de génie sont beaucoup plus primitifs que ce qu’offre le jazz des années 40 et 50. Aussi dans la nature des expressions individuelles, vous ne pouvez plus clamer la supériorité du milieu dit classique – enfin peut-être, mais ça achève ! Si, par la suite vous découvrez les grandes formations de George Russell, George Gruntz, Maria Schneider ou celle du jeune Darcy James Argue, vous verrez que l’écart se rétrécit dans la composition pour grands orchestres. Dans quelques décennies à peine ? Il n’y aura plus d’écart.

      Avouez, par ailleurs, qu’on ne peut comparer directement un quintette à un orchestre symphonique. Cela revient à affirmer qu’Erik Satie et Chopin sont inférieurs aux grands compositeurs pour orchestre symphonique ou orchestre de chambre.

    • @alain

      Je ne connais pas les arrangements de Evans, faudrait que je les écoute, mais si il a pris les pièces et les a simplement orchestré, la réponse sera négative alors que s’il a intégré la musique du quintette dans un langage personnel et cohérent c’est autre chose.

      J’ai quelques suites de Ellington et c’est un bel effort.

      Par ailleurs, si vous cherchez la complexité rythmique faut effectivement pas chercher chez les Grands Classiques (compositeurs), mais dans l’univers contemporain.

      D’accord comparer un quintette avec une symphonie est injuste, mais que partiellement. Il n’en demeure pas moins, que outre l’orchestration, la forme des pièces de Davis ou des pièces des autres jazzmen d’avant les années soixante demeure, en général, de simple chansons standard où l’on répète la structure pour permettre l’improvisation.

      Chopin est un bon exemple, Grand compositeur au piano, mais il ne maitrise définitivement pas l’orchestre dans ses concertos. Pour moi, s’assoir à sa table de travail et arriver à tout concevoir, comme le fait Richard Strauss, par exemple pour ses opéras, d’une manière si assurée et dans un langage personnel(où l’on le reconnait immédiatement), me fait le classer une coche au dessus de Chopin. Mais effectivement, j’ai un parti pris pour le Grand Orchestre. Ça ne change rien au fait que j’adore aussi Chopin.

    • @setzer
      C’est vrai, on s’entend que Chostakovitch est plus difficile que Diana Krall ou le Glen Miller orchestra. Mais je dirais quand même que toutes les symphonies de Malher sont plus easy listening que n’importe quel album de John Coltrane (par exemple).

      Plusieurs personnes qui pensent que le jazz c’est n’importe quoi se retrouvent facilement avec les mélodies fortes et les grands thèmes du classique.

      Et si l’idée que Kind of Blue n’arrive pas à la cheville de la 9em de Malher peut se défendre selon vos critères, je dirais que Brian Setzer n’arrive pas au début du bas de la cheville de Joe Pass selon les miens (et ce à tous les niveaux).
      ;-)

    • Bon, ma réponse précédente semble s’être perdue…

      j’ajouterai que le choix du quintette et de la symphonie consistait surtout à mettre en lumière la différence formelle et ses limites. Ainsi, le jazz de cette époque utilise essentiellement la chanson(standard) comme véhicule(contenant permettant plus facilement l’improvisation) et on y trouve rapidement une limite après la répétition de la dite structure(généralement 8 mesures ou 12) surtout si elle n’est pas transposé. Par ailleurs la symphonie(forme sonate) grâce à son développement n’étant pas obligé de suivre un tracé harmonique précis et répétitif(elle peut cependant le faire) permet une plus grande liberté d’expression.

      Par ailleurs, j’ai une question pour vous qui connaissez à fond toutes les musiques populaires. Avez-vous déjà répertorié la quantité de chansons ou de pièces populaires où l’on utilise le processus de modulation pour contrer à la monotonie qui s’installe si on reste trop longtemps dans la même tonalité?

      Je ne connais pas trop le jazz, mais en rock, les seuls exemples que je trouve sont tous similaires et utilisent tous le précédé de transposer de un ton ou un demi ton plus haut à la fin(rarement utilisé en classique car un peu abrupte).

    • @boogie

      Je ne suis pas d’accord pour le “easy listening”. Tous les changements d’ambiance de la 5e symphonie en déroutent plus d’un. Mais bon…

      Effectivement la maîtrise harmonique de Pass dans l’improvisation est assez difficile à battre… mais son style devient assez vite “easy listening”(on en sortira pas). ;-)

      Et pourtant, JoePass ne voulait rien jouer en Mi majeur… “that will bore an audience to death”.

      Setzer c’est quand même pas facile à jouer proprement à cause de la vitesse essentiellement. J’arrive cependant à en jouer un peu, alors que Joe Pass, ça fait 20 ans que j’essaie de jouer Blues for Alican (note pour note)et je bloque toujours à la même place. (Je sais que je devrais changer d’approche) ;-)

    • La ‘complexité’ n’est pas un critère pour être de la musique de répertoire ou non.

      À ce compte, tout le répertoire sacré d’avant le 16e siècle ne serait pas inscrit au répertoire dit ‘classique’. Et c’est bien plus simple que du Glen Miller, lui même plus simple que du Mahler.

      En 2300, on dira que la musique de répertoire est devenue moins ‘intellectuelle’, plus ‘primitive’ au XXe siècle ou que sais-je, mais oui, tout ça sera mis dans le même fourre-tout. Et le jazz bien avant ce qu’on appelle pompeusement le ‘contemporain’ : une grande partie de ce répertoire nihiliste ira directement aux poubelles de l’histoire…

    • @boulga

      D’ailleurs, c’est quoi pour toi la définition de musique de répertoire? Le simple fait que l’on possède le CD dans sa collection? Il me semble, que toute musique, tant qu’elle est jouée ou qu’il y a un public pour l’écouter, fait partie du répertoire. Cependant, les catégories demeureront à mon avis. C’est à dire répertoire jazz, rock ou autre. Ou certains idiomes disparaîtront faute de public.
      Faut-il absolument que ce soit sur vinyle? ;-)

    • @boulga “La ‘complexité’ n’est pas un critère pour être de la musique de répertoire ou non”

      Quelqu’un a écrit ça? Si oui j’ai manqué cette réplique. Outre ça, ton affirmation est vraie.

    • Un “standard”, que çà soit pop ou jazz, c’est une pièce qui est beaucoup rejouée par les autres (que le compositeur-interprête ou interprêtre original). Un répertoire est constitué de “standards”. Ce qui se passe, c’est que depuis l’invention de l’enregistrement, beaucoup de musiciens illettrés se sont fait entendre. C’est comme çà que la musique populaire est devenu si globalement importante, et a pris le dessus sur toute autre forme de musique. Donc, le “standard” d’aujourd’hui n’a plus besoin de “sa partition”. Il est imité par oreille, sur Youtube. Plus une pièce pop est “couverte” (covered?) par des fans sur Youtube, plus elle entre dans le champs du répertoire. C’est de savoir quelles pièces seront les plus populaires, et à mon avis ce ne seront pas toujours les meilleures. Pop Pop Pop Pop Pop Pop Poker Face?

    • un inter-prêtre? kossé çà? (interprète)

    • @boogie (bis ma première réplique semble être perdue ou apparaîtra plus tard)

      Malher sont plus easy listening que n’importe quel album de John Coltrane? Pas certain de ça, y en a plusieurs qui sont déroutés par les changement d’ambiance de la 5e de Mahler…

      Pour ma part, je ne pense pas que le jazz c’est n’importe quoi.

      Setzer vs Pass. Vrai que du Joe Pass c’est difficile à jouer. Ça fait longtemps que j’essaie de jouer “Blues for Alican” sans y arriver(je sais que je dois changer d’approche). Il a une maîtrise de l’harmonie appliquée au manche de la guitare assez incroyable.

      Mais Brian c’est pas si facile que ça à bien jouer surtout à cause de la vitesse. (Mais bon, je suis assez moyen comme guitariste)

      Tu connais Danny Gatton?

    • Musique DE répertoire (plus couramment appellée musique ‘classique’), à ne pas confondre avec ‘répertoire’. En substance, c’est de la musique écrite, même si là, on ouvre tout un débat…

      Or, le jazz, tout comme le romantisme, l’expressionnisme, etc., est une musique ‘assise’. Ça s’écrit dans la tête, puis plein de monde s’amuse à le jouer de toutes sortes de manières.

      C’est là qu’entre Beethoven et Gil Evans, il y a pas de différence.

    • Setzer, la guitare rock n’est pas nécessairement facile à jouer. La recherche de tone y est plus poussée que dans le jazz «standard» (quoique les plus jeunes jazzmen sont en train de changer la donne), l’expression harmonique a aussi fait du chemin dans le rock avec la multiplication des sous-genres mais… C’est toujours plus facile aujourd’hui que la guitare jazz et la guitare classique. Toujours plus facile de jouer très vite et d’épater la galerie lorsqu’on explore un territoire limité de gammes et harmonies, et qu’une pièce module peu. Il y a aussi la proximité des cordes sur les manches de certaines guits électriques. Un soir au Métropolis, j’ai vu Steve Vai empoigner une guitare acoustique à cordes de métal. Alors ? Stochelo Rosenberg ou Biréli Lagrene l’auraient bouffé tout rond !

    • Setzer vs Pass, y’a surtout une immense fossé au niveau du goût.

      Et dans le genre, effectivement, Danny Gatton est assez thermonucléaire. Quoi que ce bouffon (c’est affectueux) de Greg Koch est assez mind-blowing dans le genre… En fait, dans tous les genres, ce gars a tout eu à la naissance guitaristique sauf l’imagination. Un chicken-picker extraordinaire…

    • @AB

      À ce compte, il est dit que la vituosité flamenco est la plus exigeante de toutes.

      Faudrait pas dire à Wes Montgomery qu’il a pas trop cherché son ‘tone’… Un des plus reconnaissables tous genres confondus.

    • Well, boulga, ça ne module pas tant que ça dans le flamenco. Même le moderne. Je me suis passé la remarque au dernier concert de Paco de Lucia. Le truc du flamenco est plus rythmique, mais assez limité harmoniquement, ce qui n’enlève rien à sa beauté.

      Et oui, je suis d’accord pour le tone de Wes Montgomery, sans compter ceux de Nelson Symonds, Jim Hall, Kenny Burrell, Grant Green, Herb Ellis, Joe Pass, Charlie Byrd ou même George Benson avant qu’il ne se mette à la variété légère. Mais… une portion congrue de guitaristes de jazz me semblent avoir un son fade, enfin… mettons un son qui n’a pas évolué depuis cette époque. Même Pat la mitaine…

      J’ai aussi vu Danny Gatton une couple de fois (c’est Jean Beauchesne qui me l’avait fait découvrir). Le qualificatif thermo-nucléaire colle bien au mec !

    • Le pouce magique à Wes…

    • Setzer, Oui je connais Danny Gatton (ainsi que Denis Gratton, médiocre chroniqueur du quotidien Le Droit à Ottawa). Je pense qu’esthétiquement parlant, nous vivons sur deux planètes question Guetare…. Pas plus grave que ça, je comprends complètement les raisons de ce culte, du trip F. bassman.

      Mais ces trucs rockabilly de haute voltige me laissent très très frette. C’est certain que lorsque tout ce concept rock’n roll virtuose est juxtaposé aux jeux cocasses du baseball en 1986 à TVA, ça prend une autre dimension. Mais juste comme ça, non. Cependant le Hendrix live sorti récemment,Winterland, me jette à terre. Pourquoi écouter SRV quand on a l’original?

    • J’ouvre le débat de la musique écrite (ouch):

      Le jazz a d’abord et surtout été un mouvement de musique populaire, on s’entends.
      Depuis l’époque du Tin Pan Alley (les débuts de Broadway, au tournant du XXième siècle), des “compositeurs” de musique populaire engageaient des gens pour transcrire leur musique en partitions (les fameux “arrangeurs”). C’est comme çà que plusieurs “hits” ont voyagé à travers le monde, probablement davantage que par les enregistrements, qui n’étaient accessible après tout qu’à une certaine partie de la société (les milieux aisés des grandes villes).

      Bref, bon an mal an, un “répertoire” du jazz s’est crée, assez solidement.
      Le répertoire de jazz n’était bien sur pas considéré comme un répertoire
      “sérieux” à part les appropriations de Gershwin, du moins pas avant les
      années 1940. Ce n’était pas pop non plus, c’était son propre monde, mais on la jouait dans des clubs associés à la musique populaire. La musique jazz était probablement transcrite par les même qui transcrivaient les standards pop. Il y a eu de l’appropriation, évidemment (un compositeur mettant sous sa plume
      un air entendu ailleurs).

      La “musique de répertoire” dans le sens où je l’entends, qui est un standard souvent interprèté, ou simplement une référence musicale que tout le monde reconnait (comme le thème de Pink Panther), a ainsi tellement envahi le monde musical, que la musique “sérieuse” n’a plus eu le choix d’y porter attention. C’est le cadre entre musique “sérieuse” et musique populaire qui se fracasse de plus en plus. Donc la notion même de “répertoire” change.

      En passant, je parlais que tout passe par le disque aujourd’hui. Ce n’est pas tout à fait çà. La méthode “Tin Pan Alley” est encore utilisée. On peut commander
      (des services existent) une transcription en partition de n’importe quoi qu’on
      a envie de jouer (il y a des redevances de droits d’auteur en jeu, envers les “publishing houses”, couvrant souvent plusieurs labels à la fois), et ma foi,
      on trouve des partitions assez farfelues chez Archambault.

      Je pense qu’un jour interprêter une pièce de Joannna Newsom pourrait être aussi valable qu’une pèce de la Renaissance, et que les hierarchies disparaitront. Je ne pense pas qu’on va rejeter une “maudite bonne toune de Cole Porter” parce que c’est trop populaire.

    • Hmm….Il y a une mention intéressante sur la rencontre entre le phénomène Tin Pan Alley et le jazz, sur Wiki. D’abord une brève descript:

      Aspiring songwriters came to demonstrate tunes they hoped to sell. When tunes were purchased from unknowns with no previous hits, the name of someone with the firm was often added as co-composer (in order to keep a higher percentage of royalties within the firm), or all rights to the song were purchased outright for a flat fee (including rights to put someone else’s name on the sheet music as the composer).

      Rencontre du jazz:

      Since improvisation, blue notes, and other characteristics of jazz and blues could not be captured in conventional printed notation, Tin Pan Alley manufactured jazzy and bluesy pop-songs and dance numbers. Much of the public in the late 1910 and the 1920s did not know the difference between these commercial products and authentic jazz and blues.

      Çà n’a peut-être pas changer. C’est peut-être pour çà que je perçois toujours le vieux jazz comme de la pop.

    • Oui, le vieux jazz comme la pop, comme certains airs de Strauss qui étaient le disco de leur temps.

      @AB

      C’est vrai, le flamenco module peu et est moins vaste harmoniquement, mais il intègre un vicieux contrepoint… Django a jamais joué une note de contrepoint de sa vie, et Wes non plus.

      Sur le ‘tone’, c’est vrai que les jazzmen ont un idéal très conservateur (Gibson archtop avec pickup muté dans un vieux silverkface) et un peu drabe a tout prendre, mais le blues (Strat dans TS9), le rock (Les Paul dans JCM) ou le metal (pickups EMG dans MesaBoogie) a aussi ses canons très figés.

      Le jazz procure de loin la guitare électrique la plus excitante.

    • sultitan, votre perception me semble juste. Le jazz «savant» n’a commencé que 50 ans après la naissance du style – vers 1890. Avant quoi c’était une musique vraiment populaire. À partir des années 40, la portion savante du jazz a progressivement pris de l’ampleur… et le jazz pop a été supplanté par le R&B, le rock et ainsi de suite. Aujourd’hui, le jazz pop n’occupe qu’une portion infime de la création… et une portion dévastatrice des ventes. Diana Krall et consorts..

      Pour moi la guitare jazz d’aujourd’hui et la guitare classique contemporaine (cordes de nylon) sont les deux formes les plus poussées d’expression pour cet instrument. Le flamenco vient en troisième place.

    • Il y a toute une histoire de la “pop-ification” du Blue Danube, alors que des versions simplifiées illégales sont apparues vers les années 1880,
      encore plus courtes que la version orchestrale originale. Bref, çà a été un “hit disco” jusqu’à la moitié du XXième, la pièce apprêtée à toutes les sauces les plus kitsch, avec ou sans “vocals”. C’est probablement le plus grand témoignage de l’histoire du passage de l’empire académique vers l’empire populaire dans le domaine musical.

      Je pense qu’en guitare il n’y a pas juste la technique qui compte. Hendrix, ce n’était pas juste sa technique. C’est son approche “wall-of-sound”
      qui était phénomènale. Un guitariste comme Robin Guthrie peut paraitre nul au niveau technique. Pourtant, bien des gens ont pris des années à comprendre comment il produisait certains sons. Tu ne verras pas un expert en flamenco commencer à jouer avec des effets de pédales, et pourtant… Je suis juste pas convaincu que avant-garde = technique, ni même “savoir jouer”.

    • Par “empire”, j’entends: le marché, les ventes, etc…

    • Au niveau de la musique classique vs le jazz, je crois que l’importance du groove (l’aspect viscéral) qui est très valorisée en jazz sépare les deux genres. La musique classique est vue comme étant la musique la plus sophistiquée au niveau de la mélodie(contrepoint etc.) et de l’harmonie, et oui aussi parfois au niveau de la complexité rythmique. Mais ce qui est rythme que l’on ressent de façon physique, appartient typiquement à toute la musique dite ‘noire’ ou ce qui en est dérivé. Dans notre époque l’innovation par le métissage des genres n’est pas nouveau, et peut sembler comme une des seules routes pour la créativité. Le piano est peut-être l’instrument qui démontre le plus un échange entre le jazz et le classique (Evans, Meldhau, Jean-Michel Pilc etc.).
      Au niveau de la guitare je crois qu’il y des musiciens qui dépassent les catégories (ex. Marc Ribot) qui explorent beaucoup d’aspects différents de la guitare: la recherche sonore(tone), le langage harmonique et mélodique, l’influence de différents styles, utiliser les clichés de l’instrument et aussi chercher à les éviter. Ce dernier qui joue autant de la guitare électrique, acoustique ou classique selon le contexte musical. Je crois que les guitaristes des années ‘80 (Metheny, Scofield, Stern et Frisell etc.) ont tenté de ‘moderniser, le son de guitare jazz avec les effects électroniques mais par la suite il y a eu un retour à la source. Le retour de la guitare manouche et aussi un retour au son plus traditionnel. Même Scofield, Metheny et Frisell utilisent des sons plus traditionnels qu’avant. Aujourd’hui une guitariste comme Mary Halvorsen fait de l’exploration musicale avant-garde mais avec des sons assez traditionnels.

    • John Abercrombie a réussi un bon ‘tone’ alliant l’avant-gardisme sonique au conservatisme de bon aloi. Les guitaristes de jazz ‘chokent’ leurs hautes fréquences pour laisser de la place a la ride, entre autres.

      Stern (qui a dicté l’ADN de Michel Cusson) et cie ont un super ‘tone’, mais c’est un tone de rock transposé en jazz.

    • Un retour aux sources, artmuse ? Ben Monder ? Kurt Rosenwinkel ? Adam Rogers ? David Fiuczynski ? David Gilmore ? Wayne Krantz ?

    • Personne ici n’affirme qu’avant-garde = technique, pour reprendre les doutes de sultitan. Tout mélomane ouvert sait que certains autodidactes s’avèrent plus créatifs et plus déterminants que des musiciens très éduqués. Très peu de grands techniciens font preuve d’imagination stylistique, on le sait aussi. Et… très peu d’autodidactes arrivent à transcender les genres… Pour un band vraiment brillant, des dizaines de très bons, des centaines de bons, des milliers de moyens et des dizaines de milliers de totalement inintéressants ou médiocres. C’est idem dans le milieu des musiciens éduqués, avec la différence que ces musiciens éduqués ont une meilleure capacité technique à reproduire le passé et le présent. Personnellement, je ne privilégie aucun de ces pôles. J’essaie de trouver ce qu’il y a de mieux partout. Et je ne vois pas l’intérêt à comparer systématiquement un artiste à un autre pour faire la démonstration de ses qualités ou ses faiblesses. Mais je peux comprendre que cela soit un réflexe «normal»… Je peux aussi comprendre qu’on définisse sa propre identité de mélomane en opposant la tradition à l’avant-gardisme, la virtuosité à l’expression brute sans technique. Personnellement, je n’y vois plus d’opposition directe, mais plutôt une tension essentielle à l’évolution. Je ne me considère pas neutre pour autant: il y a des virtuoses vraiment intéressants, des musiciens classiques vraiment intéressants, des songwriters vraiment intéressants, des bands de garage vraiment intéressants, des DJ vraiment intéressants et ainsi de suite. Dans chacune de leurs sphères, les artistes sont intéressants pour des raisons différentes… mais qui finissent par se rejoindre. Paradoxalement.

    • Effectivement, tout existe côte à côte. Mais les jeunes guitaristes jazz d’aujourd’hui tels que Jonathan Kriesberg, Lage Lund, Gilad Hekselman ont des sons un peu plus traditionnels que ceux mentionnés ci-haut. Mais bon je crois que maintenant le son rock de la guitare fait souvent partie des options sonores avec la guitare jazz. Mais bon ‘mon retour à la source’ évoquait’ qu’en même temps que ces guitaristes des années ‘90 sont apparus il y avait Russell Malone , Howard Alden le retour de Bireli acoustique etc.. Mais oui, il n’y a pas qu’une seule direction dans l’évolution des choses heureusement.

    • Le hasard a voulu que je passe une heure a écouter des guitaristes de jazz au Metropolis au concours de guitare sponsoré par Steeves (la nuit, les pics…).

      Des kids de 22 ans avec des tones de Herb Ellis. Rien de méchant dans cette observation, mais c’était encore plus convenu qu’un concours de Chopin par des Japonais.

    • @ setzer

      J’avoue ne pas comprendre le besoin de comparer des pommes et des oranges. Vous dites que Kind of Blue n’arrive pas à la cheville de la 9e de Mahler. C’est vrai. C’est également vrai que la 9e de Mahler n’arrive pas à la cheville de Kind of Blue. Tout est question de point de vue.
      Il se trouve que j’aime autant le “classique” (dieu que je déteste ce mot) que le jazz et que j’ai la chance de vivre dans une ville où la qualité de la vie musicale fait office de philosophie. J’ai donc mon lot de Mahler, de Wagner et de Ligeti… mais aussi de Pat Martino -hier soir-, de Lee Konitz, de Maria Schneider et d’Avishai Cohen…

      Tout ceci pour dire qu’il est possible d’aimer l’un ET l’autre et que les comparaisons sont forcément non pertinentes. Une musique est écrite et l’autre pas. L’une vit dans la re-création, l’autre dans l’immédiateté. Y en a pas une qui domine l’autre, on parle de deux facons d’aborder le fait musical: spontanéité vs. préparation. Des concerts “sur le pilote automatique”, y en a dans chaque style. Des concerts réussis aussi… Le plaisir se situe à un niveau différent. Une 9e de Mahler réussie devrait laisser le public muet et en état de choc. Un solo de jazz réussi devrait laisser le public en extase. Personnellement -et je sais ne pas être le seul- je ne vois aucun problème à prendre mon pied musical de manières différentes. Et la complexité formelle, harmonique et mélodique de l’Andante comodo de la 9e de Mahler ne m’empêche pas de tripper à un show des Stones…

      Quant à l’aspect “easy listening”, je dirais que je me sers souvent d’une certaine musique classique comme musique de fond. Je suis conscient de sacrilège mais je ne vois pas pourquoi écouter du Joe Pass en musique de fond est pire qu’écouter un quatuor de Haydn ou des pièces pour piano de Gabriel Fauré.
      Et du Coltrane “easy listening”, y en a aussi et c’est de la foutue bonne musique quand même : l’album Ballads et celui avec Johnny Hartmann sont excellents ET faciles d’approche. Ce qui ne m’empêche pas d’aimer A Love Supreme ou le live au Village Vanguard en compagnie de Dolphy.

    • Désolé de mes réponses tardives, j’étais vraiment ailleurs… je ne vous nommerez pas de titre de chanson ;-)

      “Setzer vs Pass, y’a surtout une immense fossé au niveau du goût.”

      Dit comme ça ça semble être péjoratif pour mon “maître”. Parce que, Joe Pass malgré toute sa technique et sa maîtrise, après un 1er “Virtuso” tout a aussi été dit. Et puis moi je suis plus rock que jazz.

    • @alai

      Désolé pour cette réponse tardive, j’étais ailleurs…

      “Setzer, la guitare rock n’est pas nécessairement facile à jouer. La recherche de tone”

      Vous ne m’apprenez rien ici (sans aucune offense). Le “tone” a toujours ét ma bête noire.

    • Bien sûr setzer, je ne vous apprends rien, j’écrivais pour l’ensemble de la communauté. Un compositeur de formation doit nécessairement savoir ça. Si je peux me permettre cependant (sans aucune offense non plus), je m’étonne que Brian Setzer vous fasse tant d’effet. Personnellement, je trouve qu’il est bon dans ce style… et je ne ressens plus grand-chose au bout de quelques minutes. L’impression d’avoir fait le tour… ben pour dire !

    • @alain

      Depuis ma tendre enfance j’ai toujours aimé le rock’n'roll assez pur et la musique des années cinquante (Chez-moi mes parents écoutaient du country québécois). Cette musique, ainsi que le blues, est super le fun à jouer (pour moi en tous cas). Cependant, pour la créativité réelle on va repasser évidemment.

      Quand j’ai à exprimer ma créativité ce n’est pas dans le rock que je le fais, mais avec ma musique symphonique. Un peu extrême je sais.

    • Ouin, mais c’est ben mieux d’la “vra” musiques des années 50.

    • Les 100 dernières années ont été celles où il y a eu le plus d’innovations dans toute l’Histoire, la grande scène jazz s’est développée pratiquement autant en 100 ans que l’histoire musicale “classique” (je n’aime pas utiliser ce terme qui selon moi, sonne un peu péjoratif et simpliste) l’a fait en 500 ans. Si nous nous concentrons plus sur les 60 dernières années, quant à ce qui est du jazz, il est facilement possible d’identifier au moins 30 sous-catégories. Les plus connues: Dixieland, Bebop, Ragtime, Hardbop, Modal Jazz, Cool Jazz, Acid Jazz, Fuzion Jazz, Jazz-Rock, Afro-cuban… et il y a même une sous catégorie que nous appelons Chamber jazz ou jazz de chambre, qui a été développée par un Label Allemand du nom d’Edition of Contemporary Music, ou plutôt ECM. Cette maison a publiée des enregistrements de noms tels que Chick Corea, Pat Metheny, Paul Motian, Eberhard Weber, Dave Holland, Jan Garbarek, Wolfgang Dauner, Jon Christensen, Bobo Stenson, Charlie Mariano, Manfred Schoof, Enrico Rava, Tomasz Stanko, Tord Gustavsen, Manu Katche, Paul Bley, Sam River, Palle Danielson, Keith Jarrett, Ralph Towner, Terje Rypdal et tellement d’autres depuis plus de 30 ans. Où je veux en venir? Écoutez n’importe quel disque du répertoire (de plus de 1000 albums) et vous comprendrez que la fusion du “Classique” et du jazz est bien loins d’être nouvelle. Bons examples: Vassilis Tsabropoulos, Melos ; Eberhard Weber, Silent Feet ; Francois Couturier, Tarkovsky Quartet ; Jan Garbarek, Twelve Moons ; Terje Rypdal, Waves ; Ralph Towner, Lost and Found ; Rainer Brüninghaus, Continuum… Je n’ai cité que quelques albums, j’aurais pu vous dire d’écouter leur discographies complètes pour mieux comprendre que ce type de jazz, qui s’est développé en europe, dans le coins scandinave n’avait pas constament des modèles de jazz tels que Davis, Parker ou Gillespie à tout les coins de rues pour les influencer, mais plutôt des grands compositeurs comme Malher, Korsakov, Dvorak, Wagner, Chopin, Mussorgsky… Le swing dans le jazz européen est un aspect bien moins important, ne veux pas dire que ça ne groove pas… Bref, à l’époque où nous sommes rendus, avec les développements musicaux qui nous entourent, il faudrait arêter de parler simplement de Jazz ou simplement de “Classique”, ça ne tient plus, il y a désormais trop d’avancements, de métissages musicaux, de fusions, de styles hybrides ou de croisements des genres pour fermer les yeux devant eux… et ce n’est pas une opinion mais un fait bien accomplis et irréfutable.

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