Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mardi 28 juin 2011 | Mise en ligne à 11h31 | Commenter Commentaires (47)

    Soirée de lundi au FIJM: Allen, Ribot, Esperanza, Belmondo…

    Geri Allen Timeline

    Lundi au Gesù, la grande Geri Allen a surpris quiconque ne savait pas l’instrumentation de Timeline, l’ensemble dont elle mène les destinées: piano, contrebasse, batterie et… claquettes! Un album en témoigne, d’ailleurs, sous étiquette Motema Music.

    Fière de ses origines et de la trajectoire des siens en terre d’Amérique, la pianiste a le souci de mettre en relief le savoir-faire artistique afro-américain. Dans cette optique, elle a choisi d’intégrer la danse à claquettes comme forme d’art actuelle, visionnaire, raffinée, et non comme le banal reliquat d’une culture révolue. Ainsi, elle a recruté le danseur Maurice Chestnut, véritable surdoué de cette pratique que son employeure transforme en percussionniste de haut niveau.

    Pour en lire plus long sur Geri Allen, on clique.

    Comme un Ribot en cage

    J’ai bien peur d’avoir loupé le seul vrai bon concert de Marc Ribot, c’est-à-dire Ceramic Dog, présenté samedi soir. Bon bon, je vois déjà les défenseurs de John Cage se lever et défendre le visionnaire disparu. Depuis que j’exerce ce métier, John Cage est un personnage de la musique contemporaine qui polarise les mélomanes. Même les plus ouverts. Personnellement, j’ai tout essayé, je conclus encore que Cage est un musicologue visionnaire, un grand intellectuel de la musique nouvelle… et un compositeur dont je ne saisis pas la pertinence. Enfin la pertinence qu’on lui prête.

    Marc Ribot, lui, semble l’avoir saisie puisqu’il a consacré un projet entier à l’endroit de John Cage: Caged Funk, qu’il présentait hier au Théâtre Jean-Duceppe. D’entrée de jeu, on laisse l’impression qu’il s’agira d’une performance avant-funk bien sentie, dans la lignée de James Blood Ulmer, Defunkt ou Ronald Shannon Jackson & the Decoding Society.

    Oh que non !

    On aura tôt fait de se plonger dans l’étrange reconstruction de Sonata For Two Voices, qui met en relief la complexité rythmique de cette oeuvre cagienne et une relecture de notre époque qui déborde largement le cadre de la musique contemporaine acoustique à laquelle on peut s’attendre. Les musiciens impliqués ne sont pas les moindres Bernie Worrell, claviers et piano préparé (on l’a vu naguère aux côtés de Talking Heads, rappelez-vous), Brad Jones, basse, JT Lewis, batterie, DJ Logic, tables tournantes et bidules électroniques, Marco Capelli, guitares et guitares «préparées». D’autres oeuvres de Cage auront été relues au cours de cette heure et demie - Imaginary Landscape No.1, Rosart Mix, notamment.

    Ceux qui me lisent savent que je n’ai aucun problème avec le bruitisme, l’électro d’avant-garde ou le hip hop abstrait. Je n’en demeure pas moins perplexe au lendemain d’un exercice qui m’avait tout l’air d’un travail préliminaire. D’une ébauche, d’un oeuvre inachevée voire loin d’être achevée. Ou encore… rigoureusement crédule quant à l’oeuvre de Cage.

    esperanza-spalding


    Esperanza pleine de grâce… et déjà très pop

    Par curiosité professionnelle, je me suis pointé au Théâtre Maisonneuve afin d’y constater le «phénomène Esperanza». Archi plein ? Mets-en.

    Bénie des dieux, ce petit bout de chanteuse et contrebassiste est d’ores et déjà devenue une vedette du jazz pop. Oui, on peut dire jazz pop car il est vraiment question de jazz dans sa proposition, même cette Chamber Music Society dont elle exploitait lundi la matière: trio de jazz, quatuor à cordes, choriste. Petit orchestre de chambre, donc, au service de références jazzistiques et compléments classiques pour la plupart connus de tout mélomane qui se respecte.

    Gros Grammy 2011 à l’appui («best new artist», un des plus importants de l’entière sélection), Esperanza joint désormais un public beaucoup plus vaste que celui des jazzophiles et on ne s’en plaindra pas. La planète jazz a un besoin urgent de nouvelles tête d’affiches. Celles des époques antérieures se font vieilles et sont disparues et l’industrie de la musique ne s’est vraiment pas affairée à les remplacer, préférant mettre de l’avant les Norah Jones de ce monde et ainsi friser la fausse représentation jazzistique.

    Alors ? Rien de neuf sous le soleil d’Esperanza dont je connais la musique depuis les débuts (interview, critiques d’albums et de concerts), mais une musique de qualité, au confluent du jazz moderne et de la pop culture. La qualité de son jeu à la contrebasse, la qualité de son chant et sa beauté flamboyante concourent à la rendre attractive auprès du grand public. Je l’avais déjà entendue à quelques reprises, et je ne lui ai jamais trouvé de grandes qualités de compositrice et je préfère l’entendre jouer au sein de la formation que dirige Joe Lovano (Us Five). Mais bon, je ne ferai certainement pas des gorges chaudes parce qu’elle a un succès populaire.

    Stéphane Belmondo: jazz… jazz

    Quand je me suis pointé au Gesù à 22h30, je n’avais pas pris connaissance du personnel entourant le trompettiste et bugliste français. Et puis je me suis rendu compte que Kirk Lightsey officiait au piano, Billy Hart à la batterie et Sylvain Romano à la contrebasse. Rencontre franco-américaine, donc. Voilà une très occasion de se replonger dans le jazz moderne, période plus ou moins 1955-1965, avec des musiciens ayant vécu cette grande époque hardbop et ce qui s’ensuivit. Lorsqu’il est joué par d’authentiques praticiens issus de cet âge d’or du jazz moderne, lorsque ces musiciens s’expriment avec ferveur dans ce registre, on ne peut que ronronner de satisfaction.


    • Bon je venais juste d’envoyer mes commentaires sur le sujet précédent, mauvais timing de ma part je vous trouve un peu sévère avec Ribot, surtout sur celui de dimanche, vos attentes étaient un peu trop différentes de ce que le produit avait à offrir. Pour Cage, pour ma part je me trouve mal placé de me plaindre de critiquerun truc un peu champ gauche au FIJM sinon on va se retrouver avec une série invitation mettant en vedette Battles of the band.

      Ça ne veut pas dire accepter n’importe quoi mais bon j’ai trouvé la présentation valide et pertinente.

      Pour Geri Allen, pas de doute en ce qui concerne la virtuosité des participants, lorsqu’on échangeait en duo on atteignait des cimes de qualité (en particulier le duo avec le batteur), mais les quatre ensemble ça faisait Chestnut et ses musiciens un peu trop souvent.

    • Vanbasten, si on commence à cautionner un projet mal ficelé et provenant du champ gauche parce qu’on l’a présenté au FIJM, on fait de l’idéologie. Bien sûr, j’approuve à 200% des embauches de jazz contemporain au FIJM, cela n’exclut pas la critique négative s’il y a lieu. Personnellement, je ne partage pas vos impressions: ni valide ni pertinent. «Botché» en ce qui me concerne… ou encore rigoureusement crédule quant à la contribution de John Cage en tant que compositeur… contribution qui, pour ma part, se limite à sa pensée visionnaire sauf exceptions. Quant à Geri Allen, encore là nous ne sommes pas d’accord. Bien sûr, l’effet spectaculaire l’emporte… et pourquoi pas ? Ça vaut au moins un cycle de création pour la pianiste.

    • Bonjour

      au sujet de Ribot, les musiciens n’avaient pas l’air d’avoir du gros fun pendant ce concert !

      Ça aurait pu être intéressant aussi pendant le FIJM que Ribot monte un projet autour de son album solo Silent Movies avec projection de films, etc.

    • Je croyais que ce Blog serait le seul à éviter le sujet Esperanza…

      Je ne suis pas un vrai fan de jazz… J’entends des ’standards’ et sans être connaisseur j’essais chaque année d’explorer les trucs moins classiques. Fusion, avant-garde, électronique etc.

      J’ai craqué pour son concept avec ensemble à corde et malgré quelques réserves probablement dues au fait que mon siège était trop à l’avant, j’ai assisté à un concert qui m’a fait sortir de ma zone de confort et qui m’a ravi.

      Si c’est ça de la pop, je suis preneur.

      Son prochain album Radio Chamber Society, est censé être conçu pour favoriser une plus grande exposition à la radio.

      J’imagine que vous le qualifierai de pop légère ???

    • @colissuspect

      On se prononcera en temps et lieu ! :-) Et je me réjouis que vous ayez aimé. Voilà du jazz pop de qualité, fédérateur pour les bonnes raisons. Et il faut vous rappeler que je parle d’Esperanza depuis quelques années déjà. Je l’ai interviewée en 2009… et je l’avais entendue auparavant à quelques reprises.

    • @alainbrunet

      J’aurais bien aimé la voir avant son succès Grammy. La mise en scène du spectacle d’hier a probablement retranché une partie de l’aspect ‘fraicheur’ de ses prestations.

      On verra ce que son prochain disque nous réserve et j’espère que ce ne sera qu’une étape avant un nouveau virage. Je serais extrêmement surpris qu’elle sombre dans la facilité.

    • Son dernier concert en tant que leader (il y a deux ans au Gesù) était effectivement frais, le qualificatif est juste. Beaucoup de plaisir à jouer, de très bons musiciens, rien de prétentieux. C’était déjà écrit dans le ciel: elle deviendrait une star.

    • @duromax : Je n’ai franchement jamais compris l’intérêt des gens pour le plaisir des musiciens. J’avais entendu les mêmes commentaires pour Animal Collective et ça me rend perplexe.

      Personnellement, j’ai vraiment apprécié le show Caged Funk, je n’avais aucune attente et j’ai été agréablement surpris par le savant mélange entre les pièces très avant-gardes et mathématiques et le bon gros funk un peu tordu. Ce fut surprenant de voir Ribot se mettre complètement au service du projet, alors qu’il avait joué à la Ribot aux deux autres shows. Cette fois, pas un solo bourré de fuzz, qu’un pied sur la pédale de volume et un autre sur la WAH. Ah, et une très bonne utilisation du e-bow (R-e-bow?).

      Les passages solo de Dj Logic et Capelli ont été bien intéressant, surtout celui de Cappeli parce que je ne vois que trop rarement de la guitare préparée aujourd’hui. Bref, à l’exception du désastre du premier morceau (mauvais mix et mauvaise… interprétation), j’ai bien aimé la variété et le côté tout à fait unique Cagien.

      Voici un peu mon ordre d’appréciation
      1- Ceramic Dog = 5 étoiles, rarement ai-je été aussi impressionné par un show de rock improvisé, absolument parfait!

      2-Caged Funk = 3 et demi. Le choix des compositions était bien intéressant et le band a su se ranger derrière la musique.

      3-Cubanos = 3. L’exécution de la musique était sans faille et Ribot a offert tout un show de son côté (sans la perfo de Ribot j’aurais donné un 2!). Le songbook est certes intéressant mais un peu redondant et surtout sans grande variété.

    • Sur une note plus contemporaine, j’irai voir le Eivind Aarset Sonic Codex au Gesu samedi – C’est un programme double avec le pianiste Morten Qvenild en première partie. J’ai découvert ce style avec Nils Peter Molvaer que j’ai adoré l’an passé.

      J’ai fait quelques écoutes de Sonic Codex et j’y ai trouvé de très belles ambiances allant du jazz electronica à des passages pas mal plus lourd rappelant même King Crimson par moment.

      Les extraits du pianiste Morten Qvenild en trio m’ont moins rejoint et je n’ai pas acheté l’album. Mais je peux me tromper et on verra ce que ça donne comme première partie.

    • @interzone

      c’est sur à la limite on s’en fou si les musiciens ont du plaisir ou pas, si nous dans le public nous n’en n’avons pas c’est bien pire (vous allez me dire, aller au concert ce n’est pas une question de plaisir et de fun…)
      Quand je vais voir Tool, je le sais tu moi si y’ont du fun, on voit presque rien.

      Mais on peut surement faire une petite corrélation entre ce qui se passe sur scène entre les musiciens et ce que vont ressentir les spectateurs, surtout dans le jazz.

      Au demeurant, j’ai passé un bon moment à ce concert. Le genre de concert où le public doit travailler.

    • J’y étais au concert d’Esperanza Spalding, et une curieuse idée m’a traversé l’esprit: après 10-15 minutes de sa musique, j’aurais voulu qu’elle chante du ” soul”. Et je voulais partir de là. Bon. La gêne m’en a empêché.

      Son concert fut excellent ( 2 heures sans pause), mais mon oncle et moi aurions voulu entendre d’autres choses que ses mélismes et onomatopés.

      Des paroles, une histoire…un sujet.

      Nous n’étions pas au bon moment ni au bon endroit.

    • @rapherko

      Je pense qu’elle utilise surtout sa voix comme un instrument. Tant qu’à moi, des onomatopés ou du Bulgare j’aurais été conquis pareil. C’est peut-être aussi un choix artistique qui se défend, vu son ‘range’ assez limité presque d’adolescente à la limite.

    • Au moins on est d’accord sur Belmondo ;)

    • @ duromax “c’est sur à la limite on s’en fou si les musiciens ont du plaisir ou pas, si nous dans le public nous n’en n’avons pas c’est bien pire (vous allez me dire, aller au concert ce n’est pas une question de plaisir et de fun…)
      Ah bon? on ne va pas au concert pour le plaisir? Moi, je n’y vais que pour ça. Si ça ne se passe pas, c’est un concert raté. À oublier. Même si la technique est impec et que le chant est propre et sans bavure; si ça ne vient pas me déranger, si ça ne vient pas me surprendre ou m’émouvoir, ça a beau être de la haute voltige technique, je m’en fous.
      Le dernier album d’espéranza, c’est un peu ça pour moi. Je le vois bien qu’elle est en pleine possession de ses moyens mais ça n’éveille rien en moi. Ou si peu. Ça demeure dans la tête. Je l’entends chanter et je me dis qu’elle maîtrise son art, Je l’entends jouer et j’entends bien qu’on est dans les ligues majeures mais je n’arrive pas à communier avec elle, ni à partir sur un road trip avec elle.
      Par contre, j’aime beaucoup son côté frondeuse, sexy assumée et I’m here to stay.

    • @colissuspect

      Em première partie de Eivind Aarset Sonic Codex qui seront en mode Prog et Crimsonien, l’autre groupe est In The Country et moi je prédit un des buzz du festival pour cette formation ! Voir le petit vidéo de 2011 sur cette page: http://www.inthecountry.no/livedates.html

      Et pour ce weekend tout Scandinave, il ne faut surtout pas rater le retour de Jaga Jazzist !! À la sortie de leur concert de 2004 nous étions sans mots pour décrire cet évènement ! Enfin leur retour (avec un peu moins de musiciens, mais surement autant d’intensité si on se fie à l’album One-Arm Bandit)

      Et en bonus toujours Européen; il serait bon de jeter un oeil et une oreille sur ce trio qui jouera à l’extérieur en concert gratuit vendredi soir: Phronesis

      Bon Festival à tous !

    • Ribot fait partie de ma liste courte de guitar hero, disons top 10 toutes catégories. C’était la première fois que je le voyais comme leader et j’ai embarqué à 100 mille à l’heure dans cette heure 40 de rythmes cubains.

      Ce vibrato et ce tone jouissif qui fait de lui ce que Santana était en 72, cette intensité et rugosité, sa technique top niveau, tout pour me confirmer sa place au palmarès. En bref j’ai eu beaucoup de plaisir, tout comme le public d’ailleurs qui a clairement exprimé son appréciation (sauf quelques grognons qui trouvaient les thèmes, structures et harmonies trop simples, trop « 1998 » et qui n’avaient pas le goût de danser !). Je niaise.

      C’est cependant la vieille que j’ai passé la plus belle soirée de l’été (l’été a commencé il y a quatre jours seulement mais bon). Sans rien enlever à la virilité de Ribot, difficile de se mesurer à Paco de Lucia dans ce département. Le maître impose. Sauf qu’il a n’a plus rien à prouver et qu’il a formé ZE groupe flamenco.

      Comme dirait je ne sais plus quel sociologue, la société ou le groupe est plus que la somme de ses parties. Ce band en fait la plus belle démonstration.

      Une osmose pareille, c’est beau pas à peu près. Huit gamins réunis en demi-cercle, qui s’amusent comme des fous à rendre le public heureux. Un esprit de feu de camp de luxe. Deux chanteurs complètement possédés, un bassiste virtuose héritier de Jaco, le neveu guitariste qui pourrait probablement dépasser le maître question technique mais qui se garde quand même une petite gêne. Et un harmoniciste qui est en plein dans le ton (effectivement ses patch de synthé n’étaient pas les meilleures mais ça rejoint l’esthétique de certains albums des années 1980 de Paco).

      Et qui dire de ce percussionniste qui ne peut s’arrêter de tappocher partout entre les pièces, du délire. Le danseur a fait plaisir au public avec ses claquettes, c’est le seul dont j’aurais pu me passer mais c’était quand même rigolo.

      Aucun mais aucun signe de lassitude. Et puis ma blonde qui s’attendait à s’emmerder un peu à ce show de guetaare, mais qui a trippé autant que moi sinon plus. Le bonheur.

    • Très beau dialogue dans l’intimité du Upstairs entre Gary Peacock et Dan Tepfer qui suivait le tracé d’un certain Keith, mais une cinquantaine de spectateurs dimanche passé en plein festival pour des musiciens de cette trempe , je me pose des questions – jazz trop jazz???

    • No way, Peacock était au Upstairs! J’ai manqué ça!

      Ribot est en effet un des meilleurs guitaristes d’aujourd’hui. Je ne vois pas trop la comparaison avec Santana dans le sens ou Santana a un son et un jeu très très clean comparé à Ribot. Pour moi, Ribot c’est le mélange parfait entre Jimmy Page, Derek Bailey, John Lennon avec Ono et Hendrix.

    • Je ne vais voir pratiquement aucun concert en salle cette année, mais j’ai déjà vu une bonne quantité des artistes. C’est vraiment pas mal les mêmes qui reviennent. Ribot… Jene me souviens même plus où et quand je l’ai vu. Çà a beau jouer du Cage, mais finalement les concerts les plus weirds et intriguants sont des petits concerts extérieurs dont personne ne parle comme Doueh. Art is everywhere but where it thinks it is, baby (Jean Baudrillard (sauf le baby)). Le FIJM est comme anti-weird, en général. Ceci dit je ne connaissais pas Paul Deslauriers et je dois dire: pas mal cool le bonhomme. Et le tit jeune italien là, Solendino?, je pense que je vais me tenir au courant.

    • “Très beau dialogue dans l’intimité du Upstairs entre Gary Peacock et Dan Tepfer qui suivait le tracé d’un certain Keith, mais une cinquantaine de spectateurs dimanche passé en plein festival pour des musiciens de cette trempe , je me pose des questions – jazz trop jazz??? ”

      C’est pas trop jazz comme c’est trop de jazz en même temps pour le maigre bassin d’amateurs, faut pas oublier qu’il y avait du bon stock en même temps ce soir-là Anat Cohen, Mehldau-Redman, Ribot.

      Je l’avais déjà mentionné sur le blogue mais c’est passé inaperçu mais Peacock remplaçait ce qui devait être une prestation de Lee Konitz

    • @interzone

      Il arrive que Ribot emprunte un tant soit peu le «tone» de Carlos. Lorsqu’il joue avec The Dreamers, par exemple.

    • @françois390

      Merci pour le lien. Le vidéo est plus révélateur que ce que j’avais trouvé.
      Ça m’a aussi donné l’occasion de fouiller un peu plus à propos Morten Qvenild et de In the Country.

    • @colissuspect

      Y’a pas d’quoi ! Et Morten Qvenild est un ex-Jaga Jazzist en plus !

    • 50 personnes pour Gary Peacock… Y a des sections du buffet qui sont sous-utilisées! Gordon Grdina avec Mats Gustafsson à la Casa ce soir… Je me demande combien on va être!

      Me semble que c’est tranquille, ici… Un p’tit article sur Misteur Valaire? ;-)

    • Quant on dit “50 personnes”, c’est probablement juste 10 qui ont payé le prix d’entrée.

    • @blackened – Faut se remettre de l’époustoufflante prestation de Tigran.

    • Je me tape ce soir un beau petit doublé: Vijay Iyer à 19:00, Tigran à 21:00.

      Pas pire soirée, ça fait oublier rapidement les programmes doubles Expos-Phillies au Stade Olympique.

    • Je pense que Tigran c’est la dernière fois qu’on le voit dans un set up intime, un peu comme Esperanza il va graduer dans les grosses salles, il a reçu hier comme une rock star, tout ce qui manquait c’était les soutiens-gorges sur la scène.

      Pas mal plus tranquille à Holland et Barron pas que c’était mauvais au contraire, dans leur registre c’était très bien mais c’était un peu trop clean, trop sage, après 50 minutes j’avais fait le tour du jardin.

      Bien aimé le trio de Fly, c’est évident que si vous voulez une performance et de la haute-voltige faudra passer chemin, mais ça demeure un très bon trio qui sans être flamboyant nous offre une musique plus cérébrale et tout de même un peu planante tout en gardant une qualité d’exécution.

      J’ai vu à trois reprises Marc Turner, en ce qui me concerne c’est celle qui m’a plu davantage

      Ce soir petit détour hors jazz avec Lee Fields, dont on m’a dit beaucoup de bien et Apex ensuite.

      @ Boogie Beau programme double en effet !

    • Erratum il a été reçu

    • @ boogie Vijay a Ottawa ?

    • @ Pierre Langlois
      Et oui, à Ottawa/Ontario/Canada.
      Avec les pianos du Centre national des arts, il ne devrait pas y avoir trop de controverse en ce qui concerne la qualité de l’équipement.

    • @Sultitan

      Les petites perles à l’extérieur? On s’entend qu’à part Doueh tout ce que j’ai vu ce sont des mauvais bands de covers qui font du mauvais r&b avec un gros chanteur blanc et un gars qui fait du bass slap. La programmation extérieure est tout simplement honteuse. Je parle des petits shows ici. Et pour la programmation extérieure “majeure” on repassera aussi. Disons que des méga-stars comme Mr. Valaire et Ben l’Oncle Soul, je peux m’en passer. Le show de Stevie Wonder a beau avoir été assez nul, au moins ça avait le mérite d’être une grosse pointure.

    • @ Interzone Tout a fait d’accord a propos de la programation extérieure, c’est rien de moins que pathétique

    • Attendez de voir ce que Boulga pense de Misteur Valaire…

    • @ Ghost

      Je le sais… De là ma suggestion de 9h54, histoire de mettre de l’animation! ;-)

    • J’étais présent au spectacle de Tigran et je dois dire que je vais revoir ma liste des meilleurs spectacles vus durant ma vie.. Comme les amis avec qui j’ai assisté, et même si ce ne fut pas l’effet du hasard, je me suis senti très privilégié d’être au bon moment au bon endroit.

      J’ai quitté le Gésu habité d’un sentiment d’exaltation et je me suis endormi aux petites heures du matin.

    • @ interzone

      Plus négatif que cela tu fais dans la dépression…
      Il est vrai que certain spectacle ne sont pas tous de très haut niveau, mais il y a de bon petit band, la scène CBC présente souvent du Jazz de qualité…
      Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eu du bain…

    • J’osais même pas dire que j’ai trouvé Misteur Valeur ennuyant, vu la quantité de monde qui avait l’air d’aimer cela. Concernant la programmation extérieure, j’ai vu une couple de bons shows à la scène Tropique. En général je trouve çà moins pire qu’aux francofolies, mais bref, il s’agit de la machine Spectra. Mais les spectacles que j’ai aimé, vous ne les verrez jamais à la salle Wilfrid Pelletier, ni au Gesu, ni au Metropolis. En ce sens, ils représentent le minimum de “counter culture” que le festival admet en son enceinte. La seule chance que le spectateur a de pouvoir se dire “ouais, ben, j’avais jamais entendu çà avant”.

    • Au moins les francofolies peuvent dire qu’ils présentent de quoi en lien avec le thème du festival, ce qui est loin d’être le cas du Festival de jazz. Au moins la programmation intérieure a encore du jazz (même s’ils se sont pas mal arrêtés au jazz pré-Cecil & Ornette.) La programmation extérieure en revanche compte sur très peu de jazz et surtout, comme je l’ai dit, des bands de calibre bar de Shawinigan. Qui font des covers en plus! Je ne suis pas au courant de la scène CBC mais habitant tout près du festival, j’ai vu que la majorité des scènes programme ce genre de concert absolument pathétique. Sinon, oui y’a des scènes qui présentent de la musique latine et du hip hop (faudrait surtout pas qu’il y est du jazz).

      Au fond ce qui m’écoeure le plus là-dedans c’est qu’on booke une programmation à ce point matante. Quand on sait le genre de cachet que reçoive les bands qui vont à l’extérieur, on peut se demander pourquoi ce ne sont pas des bands “indie” américains reconnus (qui chargent moins chers que des foutus inconnus qui jouent du pop 80’s) qui jouent là ou encore mieux, la scène locale de jazz. AH non j’oubliais, les jazzbos de Montréal ont juste le droit à 4-5 concerts à l’Astral. Et ce sont les “ptits nouveaux” comme Jean Derome ça!!

      Ah foutu Spectra.

    • C’est sur que quand je regarde ce qui se passe en Europe, les nombreux festivals anglais surtout, je nous trouve pas mal kétaine.

    • Si Esperanza Spalding est une artiste “Pop”, comme vous le dites dans votre blog, Miles Davis c’est du Country ! C’est dommage qu’on a pas des musiciens comme choniqueurs !

    • Et de toute façon, notre festival est devenu 60% Pop ! Too bad !

    • Expliquez-vous Angelillo. Votre commentaire est incomplet pour qu’on saisisse.

    • @ Angelillo J’espère que le résultat ne sera pas le même que les joueurs de hockey qui deviennent des joueurnaliste :-(

    • Bonjour Alain,
      Je vais t’écire par courriel. Alain, tu es le meilleur journaliste pour la musique au Québec.
      Je respecte beaucoup tes chroniques – toujours de bons commentaires.
      Comme musicien, et je parle pour des centaines de musiciens, je pense que les critiques ne sont pas toujours égales pour certaines vedettes qui sont musiciens.

      Mais, laisse-moi t’expliquer mon avis par courriel bientôt. Avec mes propos ci-haut, je ne voulais pas t’insulter, loin de ça. Maybe my English way of explaining things ! Peace !

      Pour Esperanza, je suis un gros fan, et elle n’est pas “pop” !

    • OK pas de problème Angelillo – je ne change pas d’avis parce que vous me faites un compliment ! Anyway, je ne crois pas que Miss Spalding soit pop, mais on peut dire qu’elle fait dans le jazz pop. Je ne parle pas de smooth jazz ou autre sous produit imbuvable, mais son approche est populaire en ce sens que ses scats, ses mélodies, ses harmonies, ses choix de compositrice sont pour la plupart archi-connus. Son jeu, toutefois, est irréprochable, j’aime beaucoup l’entendre jouer… Je me lasse parfois de l’entendre chanter (ça devient redondant) …Et, comme vous fort probablement, je ne me lasse pas de la regarder !

    • Merci de ta réponse Alain ! Je comprends aussi que les goûts de chacun sont différents . C’est comme les concours entre musiciens, pas toujours justes avec les membres du jury qui n’ont pas toujours des connaissances musicales requises pour juger les musiciens en question.

      J’ai toujours lu tes chroniques avec intéret, et je respecte le fait que tu as tellement d’expérience dans l’écoute de divers styles de musique. Nous pouvons pas en dire autant de la plupart des journalistes sur la musique, qui touchent seulement la “surface” des qualités d’un artiste.

      Bravo pour ton travail.

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