Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Samedi 30 avril 2011 | Mise en ligne à 13h30 | Commenter Commentaires (42)

    32e FIJM en salle : à l’extrême-centre de l’enveloppe

    robert-plant

    Non, je ne cultive pas la nostalgie des grandes années jazz… du Festival international de jazz de Montréal. Vraiment pas. Je peux désormais trouver mon compte ailleurs lorsqu’il est question de découvrir, nourrir, élever ma propre «mélomanie». Aussi, je comprends parfaitement qu’un festival qui compte sur un budget de 30 millions $ par an puisse se limiter à 3,5 % des amateurs de musique, c’est-à-dire les fans de jazz.

    Or, lorsque le directeur artistique du festival soutient publiquement que l’événement repousse ses limites «aux quatre coins de l’enveloppe» en s’inspirant de l’expression anglaise push the envelope, je m’étonne. Aux quatre coins ??? Vraiment???? J’ai plutôt l’impression que le FIJM continue à s’enraciner à l’extrême-centre de l’enveloppe. Plus que jamais.

    Est-il besoin d’ajouter que le festival doit adopter cette facture «familiale» avec un ratio déclinant de découvertes importantes au domaine des musiques créatives, et ce bien au-delà du jazz. En ce sens, on observe que même les têtes d’affiche de la pop dite de qualité se trouvent de plus en plus ailleurs.
    Que Janelle Monae, par exemple, se retrouve à Osheaga au lieu du FIJM est un signe des temps.
    Que Peter Frampton, sans intérêt à l’époque de ses deux ou trois hits glorieux, soit mis de l’avant comme s’il s’agissait d’un grand retour, est un autre signe des temps…

    Que Robert Plant et son Band of Joy soit produit par le FIJM me semble désormais normal et je le vois même d’un bon œil. Que le Black Dub de Daniel Lanois y soit présenté, rien contre. Youssou N’Dour non plus. Et le reste… Sade , Men Without Hats, Madeleine Peyroux, Steel Pulse, Youssou N’Dour, Keren Ann, Wanda Jackson, Pink Martini, Colin James, Milton Nascimento, Marianne Faithfull, Random Recipe, Buck 65, The Roots, The Dears, Afrodizz, Don McLean, America, Southside Johnny, John Day, The Jolly Boys, Sophie Hunger, America, Florence K, Ana Moura, Clara Furey, Eliza Doolittle, Emilie Clepper, le projet gitano-roumain GRUBB, Trombone Shorty, Bootsy Collins et autres Ron Sexmith.

    Quelle ligne, au fait, peut-on tracer à travers cette nomenclature ? Plus vieux que jeune. Plus nostalgie que découverte. Plus centriste et conservateur qu’audacieux.

    Bon, passons au jazz.

    Nous voilà au rayon des pointures que préconise la programmation d’un événement majeur qui porte toujours cette étiquette rassurante : le jazz. À cette enseigne, plusieurs habitués sont de retour. Brad Mehldau en solo ou duo avec Joshua Redman (on aurait préféré le projet Highway Rider, n’est-ce pas?), Diana Krall en solo (elle aura intérêt à chanter!), Dianne Reeves en trio de chanteuse aux côtés de Lizz Wright et Angélique Kidjo (semi jazz?), Gonzalo Rubalcaba et Richard Galliano en tandem, Paco de Lucia en septuor renouvelé. Et puis Belà Fleck, Oliver Jones, Erik Truffaz, Kenny Garrett en hommage à son beau-père, Dee Dee Bridgewater, John Surman, Emily Claire Barlow, Alain Caron, Return to Forever sous la gouverne de Chick Corea, Tony Bennett, Dave Brubeck, battle of the bands (Glenn Miller vs Artie Shaw…), Nikki Yanovsky avec l’Orchestre métropolitain, Esperanza Spalding et sa Chamber Music Society.
    Voilà une nomenclature s’adressant au jazzophile débutant, novice ou intermédiaire. Rien de plus normal qu’un grand festival officiellement consacré au genre y présente une telle brochette.

    Quant au reste des propositions, on parle d’une nomenclature pour jazzophiles intermédiaires ou connaisseurs. Sa qualité fait la différence entre un festival de jazz moyen, bon ou très bon.

    À ce troisième rayon se trouvent les jazzmen émergents sur la planète jazz, les artistes ou groupes attendus des mélomanes, les rarissimes avant-gardistes ainsi que les musiciens valeureux qui dynamisent notre scène locale.
    Alors? Voici venir la formation norvégienne Jaga Jazzist, la chanteuse new-yorkaise Gretchen Parlato, le big band de Darcy James Argue, le quartette de David Binney, le pianiste Harold Lopez-Nussa, les trois soirées du guitariste Marc Ribot, les trois soirées de l’oudiste tunisien Anouar Brahem, le prodige arménien Tigran Hamasyan (cette fois avec son quintette), la soirée Bunky Green-Rudresh Mahantappa, le trompettiste français Stéphane Belmondo, la saxophoniste Grace Kelly avec l’aîné Phil Woods, la chanteuse Holly Cole, le clarinettiste Don Byron, le guitariste Eivind Aarset et son Sonic Codex, le groupe scandinave In The Country, la violoniste Regina Carter, le saxophoniste Mark Turner, le pianiste et chanteur Steve Amirault, le Jazzlab d’Alain Bédard, le groupe Lifetime de la pianiste Geri Allen, la chanteuse Anne Bisson, la guitariste flamenca Caroline Planté, le pianiste cubain Harold Lopez-Nussa, le pianiste et violoniste français Thomas Enhco, la chanteuse China Moses, le Tremblement du fer du saxophoniste et compositeur montréalais Pierre Labbé, le saxophoniste Jean-Pierre Zanella, récipiendaire du Prix Oscar-Peterson cette année.

    Franchement? Cela ne suffit pas à faire du FIJM un grand festival de jazz cette année. Sa grille a beau prévoir 180 concerts en salle, sa proposition jazzistique s’y avère très moyenne, du moins sur papier. Non, le festival de Montréal ne témoignera pas de ce qui se passe globalement dans le jazz d’aujourd’hui, que ce soit à New York, Paris, LA, Londres, Stockholm, Chicago, Boston, Oslo, San Francisco, Berlin, Rome, Sao Paulo, La Havane, Rio, Buenos Aires, Barcelone, Toronto, Vancouver, Madrid ou MTL.

    Au quatre coins de l’enveloppe ? Hmmmm…. nenni.

    Liens utiles

    Dévoilement de la programmation en salle, mon reportage

    Mes dix choix

    Site officiel du FIJM


    • Men Without Hats? Mystère et boule de gomme.

      Je prends Grace Kelly…

    • “Marianne Faithfull en exclusivité nord-américaine”, vraiment? C’est drôle, je la vois à l’horaire du FEQ, mardi soir 12 juillet au parc de la francophonie.

      Québec doit être trop européenne pour l’amérique du Nord ;)

    • Je vois qu’on parle de programmation en salle, mes excuses. Mais exclusivité nord-américaine porte à confusion.

    • Le festival de Jazz avec un grand J se résume à trois séries, je sais j’ai suggéré de ne pas parler de séries, mais bon je ne suis pas à mes premières contradictions. Faites votre focus sur les deux séries du Gésu ainsi que la série Invitation et avec un très léger saupoudrage des autres séries et vous aurez de quoi vous faire quelque chose de bien pendant cette dizaine.

      Pour le pushing the enveloppe, on va être généreux et diplomate et dire que les têtes dirigeantes du FIJM sont inspirés par la campagne électorale et fournissent le genre de BS que les types que l’on voit un peu trop sur les poteaux par les temps qui courent offrent en abondance.

      Le seul défaut de la série Invitation est la salle Jean Duceppe pas approprié pour les arts musicaux surtout ceux dont le jeu scénique est inexistant avec une immense scène qui ne sert à rien et une sonorisation plutôt laborieuse.

      Aux choix de AB, le seul que je me permet de trouver discutable est celui de Kenny Garrett qui nous a offert dans le passé des prestations imbuvables et est capable du meilleur mais aussi du pire. Quitte à scrapper mon QI de coolitude, je vais rester avec Diana Krall ce soir-là, j’ai mes doutes sur le projet solo mais bon c’est l’avantage de la passe de pouvoir la voir sans tenter de pawner le système stéréo et la coutellerie .

      Outre ela je vais suggérer le projet de Pierre Labbé qui fut du reste encensé dans le cadre de ce blogue.

      Dans mes must, je risque de faire le perroquet mais en ce qui me concerne le trio de Pilc me semble la valeur la plus sure de ce festival, bien heureux de revoir John Surman.

      Pour le reste si on commence à faire la nomenclature de ce qui pourrait se produire et que le conservatisme des programmateurs empêche de se faire, je risque d’écrire jusqu’au début du FIJM. Je vais toutefois souligner deux artistes présents à Ottawa et inexplicablement absents ici soit le chouchou de Boogie Vijay Iyer ainsi que Mederic Collignon.

    • “Je vais rester avec Diana Krall ce soir-là, j’ai mes doutes sur le projet solo mais bon c’est l’avantage de la passe de pouvoir la voir sans tenter de pawner le système stéréo et la coutellerie”

      Difficile d’écouter Krall sans la coutellerie, en plus.

    • Votre texte est intéressant mais je ne crois pas qu’ils voient cet événement là comme vous. C’est d’abord et avant tout un événement touristique, un festival pour mettre de la vie dans la ville, plus que pour proposer de la musique audacieuse. L’appellation jazz est surtout pour le nom, c’est vraiment jazz à quel pourcentage 25% ?

      André Ménard, porte le titre de directeur artistique ? Bien justement il est là le problème, c’est pas un véritable artistique c’est un promoteur, un producteur… Et il a très bien fait à ce titre. Il connaît les artistes mais c’est pas un artiste donc que fait-il à ce poste ? Parce que cela fait son affaire à lui et Simard, je suppose.

      Cela me dérange pas du tout. Ce Festival est assez gros et il y a toujours assez de propositions intéressantes. Celles qui nous intéresse pas ? Juste à ne pas y aller.

      http://www.montrealjazzfest.com/questions-fr/equipe.aspx

      C’est cela, bravo à Simard et Ménard pour avoir mis Montréal sur la map… Mais qu’on s’attende pas à un grand festival sur le plan artistique s’ils vont pas se chercher un vrai connaisseur de jazz et artiste tout ayant des habiletés de direction comme directeur artistique.

      Simard et Ménard sont des promoteurs et excellents producteurs. Dupont c’est un gars de marketing et vente ? Saulnier ? Il devrait pas se concentrer sur les Francofolies ?

      Tout est dit.

    • Et aussi c’est ainsi que cela semble fonctionner au Québec quand des personnes qui font très bien et ont fait beaucoup… Le Festival devient leur Festival. Et cela a été la même chose pour Losique et son FFM. Le gouvernement a essayé de donner l’événement à d’autres mais cela a pas fonctionné.

      Peter Frampton ? C’est pas un petit trip de producteur ? Comme Lionel Richie, cela devait être un vrai trip de producteur. Quoique cela l’aurait été encore plus quand il était à son zénith.

      Alors quoi ? Il faut faire avec Spectra et sa culture d’entreprise. L’ère de l’époque ? Ou simplement le cheminement prévisible pour un événement qui est devenu de plus en plus gros ?

      Anyway, c’est pas mon job… Et qui sont des gens du jazz d’ici ou d’ailleurs qui pourraient venir enrichir l’équipe Spectra de leurs services pour le FIJM ? Une personne plus jazz et artiste tout en ayant des habiletés de direction ? Je les connais pas.

      Aussi bien, prendre ce que Simard et Ménard et leur équipe nous offre alors… Évidemment, je ne suis qu’un petit consommateur et qui peut acheter pas mal de tout.

    • @thebob

      C’est vrai pour Lady Marianne. On nous l’avait présenté comme tel l’autre jour. La programmation en salle du FIJM est sortie avant celle du FEQ. j’ai repris la même formule que dans mon article de mardi dernier. J’aurais dû rectifier et c’est chose faite. En fait, le deal avec Marianne Faithfull a d’abord été conclu par le FIJM et ces deux dates sont les seules sur ce continent à ce que je sache.

    • @vanbasten

      Kenny Garrett ne fera pas sa bouillie cette fois – rappelez-vous que je l’ai planté pas à peu près à son dernier passage ! Le saxophoniste fera probablement la musique de Sayyd Abdul Al Kabhyyr dont il est le gendre. Vous êtes peut-être trop jeune pour le savoir, mais Sayyd est le saxophoniste soliste du Volume 333 de l’Infonie. Absolument ! De plus, il fut le propriétaire du Café Mojo (sur l’Avenue du Parc), un lieu important pour le jazz local dans les années 70. Aussi, il enseigna à toute une cohorte de saxophonistes et flûtistes québécois. Lorsqu’il a débarqué à Montréal dans les années 60, Sayyd jouait dans l’orchestre de Duke Ellington. Un quart de siècle plus tard, son fils Nasyr fut le batteur de Dizzy Gillespie, et Sayyd avait aussi joint les rangs de cet orchestre avant de se retirer de la circulation.

    • @lecteur

      Je ne vois aucun problème de cohabitation avec l’éclectisme pop aux vertus touristiques (ou tout simplement conviviales) et le jazz de grande qualité dans un même festival… qui prétend en être un de jazz, ne l’oublions pas. Je l’ai expliqué à maintes reprises au cours des années précédentes, je ne voyais pas la nécessité d’y revenir mais bon, si vous insistez… ;-)

    • cher alain brunet des pianistes comme dave brubeck iil y en a 5000 dit tu au téléphone l an dernier.

      des artistes comme tonny bennet a 84 ans il y en a comme n importe quel autre crooner,

      mais comme toi qui critique ton pain pis ton beurre qui te fait vivre par tes articles une partie de juilllet. le jazz est mort quand on a eu l invasion britannique en 1963 au états unis d apres cassandra wilson dans un documentaire de ken burns diffusé a télé québec en 2003.

      de ttoute facon vive la musique jazz ou pas et en salle ou sur les scene extérieures et j irais peut etre aller voir peter frampton live a la place des arts pour la célébration populaire du moment jazz ou pas

      comme journaliste

    • Je sais que je suis hors sujet mais il y a urgence, j’ai besoin de savoir, quand une fille répond y’a rien à qu’est qu’y a? qu’est qu’y a? :)

    • Sans nommer de noms, il y a déjà plusieurs années se sont branchées au festival de jazz des personnes dont le goût était plus dans l’alternatif ou le rock et les résultats sonnent aujourd’hui. Bof…le vrai jazz est ailleurs que dans bien des festivals. Ce sont plutôt de grands événements rassembleurs.

    • @imoi

      Pourriez-vous élaborer SVP ?

    • Au moins le FIJM pas besoin de ti-macaron de ti-mouton…

      Effectivement j’étais un peu de mauvaise foi sur le FEQ a 60 piasses, mais c’est tout de même sans compter qu’il y a une pléthore de festivals vraiment gratuits.

      Je crois que le FIJM devrait avoir la décence de changer de nom. Style Le Montreal Jazz and Music Festival.

    • Je connais pas le jazz. Problème de nom FIJM? Probablement pour les connaisseurs. Que dire du Festival de “blues” d’Ottawa? Complètement dilué. Festiblues de Montréal? Je serai à Tremblant….mais je vous l’ai pas dit. “The blues is the roots……

    • C’est vraiment découragant, on a pas d’argent pour nos vieux au CHSLD, pas d’argent pour la désinstitutionalisation , des gens incapables de prendre soin d’eux-meme, mais faire venir Peter Frampton, comme si on avait besoin de ca, ca on a de l’argent pour ca..pis le monde se demande pourquoi on vote a droite ?

    • Teddybear… vous êtes très loin du sujet.

    • “et autres Ron Sexmith”

      Il n’y a pas d’autres Ron Sexmith… Par contre, faire venir America, c’est hallucinant! Totalement out of nowhere, comme Frampton.

      Par contre, Sophie Hunger, c’est vraiment à voir paraît-il.

    • En tout cas Alain n’est pas revanchard. Parce qu’en plus de Kenny Garrett qui s’est fait ramassé l’an dernier, il me semble me souvenir qu’Anouar Brahem, un des 10 musts de cette année, ait aussi été planté par notre humble serviteur lors de son dernier passage il y a 2 ou 3 ans. J’y étais ce soir là à Maisonneuve, effectivement un peu somnifère cette performance.

      Je ne crois pas que cet artiste puisse vraiment lever sur scène, c’est pour moi de la musique de dimanche matin. I.E. on prend ça cool et on replace ses neurones tranquillement avec un p’tit café et peut-être de la coutellerie pour les croissants.

      Ou encore un album qu’on apporte au salon du son pour flasher. yves_dupuis aimerait les albums d’Anouar, c’est du gros ECM Hi-fi typique. Ca sonne solide, enregistré dans des lieux mythiques et mystiques, gros son! Je déconne mais j’aime bien.

      Marc Ribot projet cubain: sautez là-dessus.

    • Je ne la connais pas comme musicienne, mais ça aide beaucoup d’être la fille de Lewis Furey et Carole Laure. Un premier show au FIJM en salle plutot que dehors !!
      Quoique la salle du Musée est petite. Elle aurait eu une meilleure foule dehors.

      Gonzalo Rubalcaba avec Richard Galliano devrait faire un beau duo.

    • @imoi
      Pourquoi contredire une femme? Il est tellement plus simple d’attendre qu’elle change d’avis!

      Citations de Jean Anouilh

    • @ Boogie

      C’est vrai, j’étais là pour ce show de Brahem, j’étais à la première rangée, ça m’a fait l’effet d’une prestation intime mais le fait que je ne m’en souvienne plus n’est pas bon signe, letruc avec Holland et Surman devrait lever un peu

      @ AB

      De Garrett, ce que j’ai vu de lui c’est un show au Spectrum ou justement le beau-père était invité, la moitié du parterre était réservée pour la famille, et Garrett après une prestation inégale s’était transformé en animateur de foule invitant le beau-père et ce fut interminable.

      Merci pour les précisions je connaissais peu les “antécédents” de Sayyd Abdul Al Kabhyyr outre l’avoir vu aux jams de fin de soirée à quelques reprises lors du siècle dernier.

    • @ Boogie

      Pour le Ribot Cubain, parfaitement d’accord, en plus c’est son projet le plus accessible

    • Je garde un excellent souvenir de Ribot au Gésù, en solo, qui nous démontrait ses techniques “free” à la Zorn: crayon entre les cordes et le manche, ballons, mini-ventilateur faisant office de pic… Moins accesible mais d’un ludique renversant qui demande une oreille afinée de la part du guitariste. Je me laisserai peut-être aussi tenté par sa troupe de faux cubains.

    • Les billets pour Jaga sont dans le panier. Il ne reste que le billet d’avion à acheter. Petit détail!

    • @ Ghost

      Je ne voudrais pas vous créer trop d’attentes pour Sophie Hunger, mais j’étais à son concert vendredi et j’ai passé une bien belle soirée. Elle est talentueuse, intense et a beaucoup de charisme, malgré sa timidité. Sans être très jazzée, elle donne juste assez de “edge” à ses chansons en concert pour qu’elles aient une valeur ajoutée par rapport au disque. Maintenant, alors qu’elle avait la tête d’affiche vendredi, elle n’est programmée que pour des premières parties (avec Truffaz et Peyroux) au FIJM. Bizarre, non? Ça laisserait peut-être présager un concert extérieur?

      J’avais vu Ribot et ses faux cubains il y a quelques années au Club Soda et si ce n’était de mon budget qui me force à prioriser des trucs que je n’ai pas encore vus, j’y retournerais.

    • @ blackened
      S.Hunger participe à plusieurs pièces du dernier album quartet de Truffaz, elle ne fera pas que la première partie. C’est un album correct, un retour aux sources nettement plus accessible et pop pour Truffaz. Au milieu de l’enveloppe quoi.

      @ vanbasten
      j’étais dans la dernière rangée ou presque, fallait peut-être être au milieu pour mieux apprécier!

    • Ribot au Gesu, c’était extraordinaire. André Ménard appelé d’urgence pour venir constater les dégats et prendre une décision concernant le remboursement des mécontents qui quittaient la salle outrés.

    • “Voilà une nomenclature s’adressant au jazzophile débutant, novice ou intermédiaire.”

      Je suggère au FIJM des pastilles de goût pour l’année prochaine. Ou encore des symboles de ski alpin, accolés aux différents évènements. Personne ne veut aller voir des spectacles de débutants, ça remplirait peut-être les salles du niveau expert double losange.

    • En effet placebo, des gens se dirigaient vers les sorties tout au long du spectacle de sorte que la salle, à l’ouverture des lumières, paraissait littéralement vidée de moitié. Moi, j’avais la mâchoire lâche et les yeux grands ouverts. Les grands musiciens se révèlent dans la contrainte sévère; joue moi quelque chose avec un crayon entre les cordes et le manche, je te dirais ta valeur.

    • @ boogie

      Très drôle, l’idée des pastilles de goûts. Vous devriez la faire breveter!

    • Avaient-ils vendu Ribot en disant qu’il allait jouer du Tom Waits? ;-)

      Normal qu’un gars qui a peur de booker Ornette Coleman à son festival se sente audacieux avec pareille programmation! Vivement une direction artistique avec une vision plus large pour ce festival, ou du moins, une direction qui s’aventure dans le champ gauche en connaissance de cause!

      @ boogie

      Sophie Hunger chante sur deux pièces de l’album de Truffaz que j’aime bien aussi. Mais est-ce suffisant pour la ramener en ville? Laissez-moi garder espoir avec le concert extérieur!

    • Moi ça me fait bien rire les gens qui veulent être remboursés quand ce qu’ils entendent de l’artiste pour lequel ils ont payé ne joue pas exactement ce qu’ils souhaitaient entendre. Est-ce qu’ils appellent Ménard pour lui donner plus de fric lorsque le spectacle est tellement bon qu’il en vaut plus que la somme demandée?

      Je ne connais pas beaucoup de fans de hockey qui demandent un remboursement quand leur équipe a perdu 8 à 0 et que les joueurs ne se sont pas présentés.

    • Ils l’ont pas vendu en disant qu’il allait jouer du Tom Waits, mais probablement beaucoup de gens sont allé voir le guitariste de Tom Waits en s’attendant à quelque chose dans les mêmes eaux… et comme c’était la série de 18h, je crois que beaucoup de curieux s’y sont pointés un peu par hasard, ne sachant pas à quoi s’attendre.

      Je me suis passé la réflexion que pour ces gens, le jazz, c’est Miles Davies… mais qu’ils auraient été le premier à quitter la salle s’ils avaient été des curieux s’y trouvant par hasard en 1950.

    • En fait, les gens étaint doublement irrités car non seulement, pour eux, Ribot faisait n’importe quoi (il s’est livré, entre autres, à un jeu de pétage de balounes), mais surtout, il paraissait saoul.

    • J’ai vu Ribot une demi douzaine de fois au moins (avec ou sans Zorn) et ça toujours été un évènement !

      En passant, le concert de “crayons” que vous parliez c’était l’interprétation du “Book of Heads” de John Zorn; voir du monde mécontents sortir… ça vous rappelle pas l’an passé avec, Reed, Anderson et…. Zorn ! Décidement, il crééra toujours des “réactions fortes” et c’est tant mieux comme ça !

    • @ boogie

      Ça dépend de comment on vend l’évènement. L’an passé, ils ont vendu Lou Reed comme étant l’interprète de Walk On The Wild Side. Normal d’être déçu! Les gens auraient peut-être moins crié au meurtre si on avait fait référence à Metal Machine Music…

      Pour reprendre l’analogie du hockey, c’est un peu comme si les Nordiques avaient annoncé Guy Lafleur comme un marqueur de 50 buts, à son retour au jeu…

      @ effet_placebo

      J’avais vu Ribot dans ce contexte au Tonic de New York. À 15$ (US, mais quand même), j’avais bien apprécié. Pas sûr que j’aurais tripé autant si on m’avait chargé 35$ pour ça! C’est vrai qu’il a souvent l’air sur un lendemain de brosse… Mais quel guitariste!

    • J’avoue que si je me pointe au concert de Ribot et qu’il décide de jouer de la cornemuse plutôt que de la guitare, je serai un peu déçu. Je ne vais pas demander de remboursement cependant.

      Et puis anyway, je pense que de vivre l’expérience d’une salle qui se vide peut valoir le prix du billet. Si le public et l’artiste s’insultent mutuellement en plus, c’est le top. J’adore ces moments de malaise collectif. Mais évidemment, j’aime mieux que le show soit à la hauteur, ce qu’il sera avec ce très cool projet cubain.

    • Je me souviens de ce show de Ribot, il est revenu un peu après pour un concert à la Sala Rossa et il avait été plus straight (accessible) pour ce show que celui du FIJM. J’avais été un peu déçu

      J’ai vécu quelques trip de ce genre, je me souviendrai toujours d’un programme double Italien qui avait viré pratiquement à l’émeute , Gabriele Mirabassi et son accordéoniste lors du premier duo qui avaient été d’un lyrisme exceptionnel et lors du second duo Salis et Satto sont allé dans un registre aux antipodes, le pianiste habillé avec des pantalons assez spectaculaires avant même que les lumières s’éteignent est arrivé et a garroché des magazines dans le piano, s’est mis a pioché dessus son partner a suivi y allant d’une prestation digne du FIMAV, ma voisine s’est mis faire une dépression et disant que c’est le pire show de sa vie et apparemment ça se bousculait pour sortir de la salle, y’a même une dame qui s’est mise à enjamber les sièges pour quitter au PC.

      Pour ma part j’ai quitté avec un magnifique sourire.

    • @ boogie

      Merci pour le tuyau Anouar… :-)

      L’idée de mettre de petite cote(pastille de gout) pour le niveau de difficulté est brillante…

      Mais qui voudrais mettre la cote??? Beaucoup de discussion en perspective…

    • Personnellement je me réjouis d’enfin pouvoir voir Tony Bennett. Il a beau être encore en forme, il ne chantera plus éternellement !
      L’année passée j’ai raté Hank Jones à Birdland (j’avais acheté mes billets et il est mort quelques semaines avant le show, mais bon, Steve Kuhn, qui l’a remplacé, n’est pas un nouveau-venu, et j’ai eu beaucoup de plaisir).
      Donc, hors de question de rater Bennett cette année =)

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