Alain Brunet

Archive du 24 avril 2011

Dimanche 24 avril 2011 | Mise en ligne à 10h30 | Commenter Commentaires (23)

Little Scream, au-delà du hype

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Little Scream fait parler d’elle depuis un moment. Ce printemps, fait beaucoup parler d’elle. Hormis la presse locale qui lui accorde une place enviable, déjà quatre compte-rendus ont été recensés sur le site Metacritic, déjà de très bonnes notes et l’appui tangible des hipsters.

Richard Reed Parry a réalisé l’album de Laurel Sprengelmeyer, alias Little Scream. Parry se passe de présentation et, il va sans dire, contribue à la propulsion de ce Golden Record.

Tout baigne pour cette Montréalaise originaire de l’Iowa, élevée par une maman flyée, venue dans cette île pour y faire des études à Concordia. La suite ressemble à celle de tous ces artistes anglo-canadiens ou américains ayant germé et poussé dans le vivier montréalais. Lorsque les pousses sont assez solides, c’est connu, elles se répandent sur les continents de l’Occident. C’est ainsi depuis une décennie, en voici un autre exemple.

À la base, ce qui est proposé est folk. Chansons de guitare acoustique et de piano limités harmoniquement, limités dans les formes, néanmoins vibrantes. Autour de ses petites constructions, Little Scream et Richard Reed Parry ont disposé d’ambitieux décors. Choeurs célestes, guitares acidulées, violon, alto, violoncelle, dobro, flûtes, synthés, basse, batterie, percussions. Le tout au service d’une voix soliste remarquablement habitée.

Les contrastes aigres-doux y sont récurrents, tension entre le chant choral et les rythmes lourds, tension entre les saccades de la mélodie et la linéarité des voix harmonisées, tension entre la distorsion de l’accompagnement et la clarté de la voix principale. On ne peut néanmoins réduire cet album à ce simple jeu. Certaines des plus belles chansons de ce Golden Record ne quittent pas le registre du recueillement, peuvent même inspirer calme et intériorité.

Bien sûr, il faut toujours se méfier un tantinet du hype autour de la communauté Arcade Fire-Bell Orchestre et consorts, communauté à laquelle Little Scream est visiblement associée. Mais… il faut aussi être honnête et oublier le contexte de la création de cet album avant de se prononcer. Personnellement, je ferais preuve de mauvaise foi en dénigrant ce bel album.

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Interview d’Émilie Côté pour La Presse/Cyberpresse

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