Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Vendredi 25 mars 2011 | Mise en ligne à 17h34 | Commenter Commentaires (21)

    Shimrit Shoshan et… ce jazz qui suit la rafale

    ShimritShoshom

    Le festival Jazz en rafale se termine samedi soir à L’Astral avec la batteure Terri Lyne Carrington en renfort avec le pianiste montréalais Rafael Zaldivar.

    On l’a souligné à grands traits, ce vendredi est réservé au septet de la pianiste Marianne Trudel, toujours à L’Astral. Or, ce soir et demain, vous avez l’occasion de découvrir cette très intéressante pianiste israélienne nommée Shimrit Shoshan.

    Depuis 2004, elle tente l’aventure new-yorkaise où elle est à se tailler une place intéressante en tant qu’instrumentiste et composistrice, aprè avoir complété es études au New York City College et au New School.

    Qui plus est, Shimrit Shoshan fut parmi les finalistes des importantes compétitions Mary Lou Williams Women In Jazz et du Thelonious Monk Institute.

    Son site officiel nous apprend en outre qu’elle a partagé la scène avec Charlie Persip, Billy Hart, Billy K, David Shniter, Saul Rubin, Ned Gould, Abraham Burton, Nasheet Waits, Ben Street, John Hebert, Eric McPherson,Tarus Mateen. Sauf quelques pointures, la majorité de ces musiciens appartient à la génération montante.

    Récemment, la jeune pianiste a participé à l’enregistrement de l’album Continuum du batteur Eric McPherson – sous étiquette Smalls Records.

    Elle a aussi composé des musiques pour l’album de la poétesse Carla M. Cherry’s, Gnat Feathers & Butterfly Wings.

    Aux côtés du contrebassiste Ben Street, elle oeuvre également au prochain album du batteur Charlie Persip.

    Ce week-end à l’Upstairs, toujours dans le cadre de Jazz en rafale, il est à prévoir que la pianiste jouera (en partie, du moins) la matière de Keep It Movin’, premier album de son cru qu’elle a enregistré avec le batteur Eric McPherson, le saxophoniste Abraham Burton ainsi que les contrebassistes John Hebert et Luques Curtis (en alternance).

    Chose certaine à l’écoute de son premier album, on peut dire que cette Shimrit a du style. Style légèrement mâtiné d’inflexions sémites mais surtout ancré dans le modernisme jazzistique. Excellent sens rythmique, phrasé originale, peut-être encore du progrès à faire en vélocité et en souplesse, mais c’est déjà beaucoup mieux qu’une pléthore de jeunes académiciens de fort niveau… et sans imagination.

    Liens utiles

    Site officiel

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    Trois pianos au Théâtre Maisonneuve

    La Place des Arts a le plaisir de présenter Piano Jazz Summit, un plateau réunissant pour la première fois sur scène trois virtuoses de souches et de générations différentes : Cedar Walton, Jacky Terrasson et Hiromi Uehara partageront le programme d’un concert au Théâtre Maisonneuve, le samedi 2 avril prochain. Montréal, indique-t-on par voie d’un communiqué de la PdA, est la seule escale canadienne de cette tournée nord-américaine échelonnée du 22 mars au 5 avril.

    On y prévoit l’interprétation d’oeuvres tirées du répertoire original des trois pianistes.

    Le septuagénaire Cedar Walton, 77 ans, figure parmi la dernière légion de représentants issus de l’âge d’or du jazz moderne. Il a joué entre autres avec les fameux Jazz Messengers d’Art Blakey, les ensembles d’Art Farmer et Benny Golson, du tromboniste JJ Johnson ou du trompettiste Lee Morgan.

    Jackie Terrasson, 45 ans, est né de père français et de mère afro-américaine. Le style percussif de cet excellent musicien n’exclut pas la fluidité, d’aucuns le voient dans la lignée du grand Ahmad Jamal.

    Quant à Hiromi Uehara, 31 ans, elle s’est produite régulièrement à Montréal ces dernières années, elle y fut acclamée par des centaines de mélomanes férus de haute voltige technique.


     
    Alain Caron et Paul Brochu pour grand orchestre

    Jeudi (31 mars), le bassiste Alain Caron et le batteur Paul Brochu, deux ex-Uzeb, se joindront aux musiciens de l’édition 2010-2011 du Big Band de l’Université de Montréal, soit à la salle Claude-Champagne de la faculté de musique.

    «Un cru particulièrement relevé», affirme-t-on à la faculté de musique de l’université de Montréal dont le big band est sous la direction deu trompettiste Ron Di Lauro.

    Le programme sera constitué d’œuvres d’Alain Caron arrangées par Michael Abene – Lower East Side, The Bump, Infinite, Pole Position, Pac Man, Fat Cat, etc. En 2000, d’ailleurs, le superbassiste montréalais avait fait l’expérience du big band en Allemagne soit avec le WDR Big Band de Cologne.

    Lien utile: la page web du Big Band de l’U de M


    • Un peu perplexe devant le choix de pianistes pour les trois pianos , on essaie de voir un fil conducteur et outre l’instrument on en voit pas vraiment. La raison du déplacement pour Bibi sera de voir le vénérable Cedar Walton.

      Pour les deux autres, je suis plutôt ambivalent, j’ai toujours trouvé Terrasson fade que ce soit en disque ou en concert, j’essaie de trouver un concert ou un disque mémorable l’impliquant et honnêtement aucun ne vient à ma mémoire, talentueux surement mais bon il n’a pas été en mesure de me communiquer ce talent de façon pertinente jusqu’à présent , il aura la chance de me faire mentir .

      Pour Hiromi, Monsieur Brunet en a amplement ici ou dans la version imprimé du journal, elle est extrêmement douée, mais semble atteinte du syndrome du chien savant, elle épate par sa virtuosité mais on attend toujours un projet artistique dans lequel elle pourrait pleinement mordre les dents et mettre tout son talent, plutôt que d’offrir l’équivalent d’un concours d’habileté en guise de concert. Par contre, si vous ne l’avez jamais vu, elle vaut le coup d’oeil et d’oreille !

    • Un bon conseil, vanbasten, allez à l’Upstairs ce soir. La jeune pianiste israélienne Shimrit Shoshan vaut vraiment le détour. Trrrrès solide, meilleure que sur son premier album, et des collègues d’enfer – elle fait du Monk, du Bud Powell, ses compositions comportent de petits accents sémites et même des accents funk rappelant parfois Robert Glasper.. Le contrebassiste Carlo De Rosa est puissant, précis, véloce, technique de très haut niveau. Le batteur Eric McPherson m’a impressionné à souhait: petit set sans floor tom, style magnifique. Un grand batteur, rien de moins.

    • Pour citer Desjardins, m’as mettre un homme là-dessus. En espérant que le show à l’Astral ne finisse pas trop tard.

    • Le set commence à 22h30. Normalement, pas de problème d’horaire.

    • J’avoue n’avoir jamais vu plus de 2 pianos sur scène pour un contexte jazz. Si les 3 jouent ensemble sans aucun autre instrument, je serais vraiment curieu du résultat!

    • 2 pianos en même temps ça se fait relativement souvent , du reste François Bourassa et Jean-Michel Pilc font cet exercice à Repentigny aujourd’hui. 3 en même temps risque d’être de l’overkill.

    • Un cross-over de plusieurs sujets récemment soulevés : les femmes et la musique, la complaisance, et le jazz.

      IMA a qui MC Blais donne une pleine page de l’édition du samedi pour confondre allègrement la notion de cover et de standard.

      A hurler.

    • On peut rajouter la matantisation de l’espace culturel, mais bon en es-tu vraiment surpris ?

      Dans le plus probant, parlant de Pilc , en consultant son site web on constate que Pilc sera de retour à Montréal pour le grand cirque en compagnie de François Moutin et Ari Hoenig, enfin une bonne nouvelle GM

      http://www.jmpilc.com/itin.php

    • Pas lu Ima… Mais je suis très d’accord avec toi boulga. Dans mon sens, un cover et un standard c’est pas du tout la même chose.

      Le standard peut faire l’objet de multiples reprises. Bien sûr, mais dans le vrai jazz pour moi la personne le reprennant fait oeuvre de création, il est donc aussi un auteur et un compositeur dans son interprétation. Les crédits restent aux originaux…

      Un standard pour moi ? C’est une grande chanson et généralement du jazz mais pas exclusivement et qui a été reprise par des grands et plusieurs excellentes reprises.

      Allez… Je vous laisse me donner votre propre définition des termes…

    • Sur la matantisation je suis d’accord. Par contre, sur les ”matantes”, pas certain. Non, pour être vraiment des grands il faut aussi intéresser des matantes à notre oeuvre.

      Des matantes ou grands-mamans qui liraient peut-être juste en diagonal Brunet dans La Presse pour s’intéresser à ce que leurs petits-enfants écoutent.

      Pas pour toutes les oeuvres, bien sûr… Pour les oeuvres qui ont un impact significatif… Il faut aussi certaines mononcles et matantes sortant de leur matantitude.

      Ils vont rester des mononcles tout en aimant à la fois du beau et du mauvais. Les grandes oeuvres sont pour tous.

    • Un peu tanné d’entendre que “Friday” de Rebecca Black serait la pire chanson de tous les temps. Ce n’est qu’une comptine pour enfant, façon la Mére l’Oie. Elle énumère son quotidien de la même façon qu’en enfant chante “Jeudi matin, le roi, sa femme, et son petit prince”. Je suis outré par le débat médiatique que cela cause. Voilà, j’écris ici car Petrowski se fout des commentaires.

      Pire chanson de tous les temps? Hmm… Ok… Minute…. J’ai l’album dans la tête mais j’ai oublié le titre. Vous n’allez probablement pas connaitre cela. Dans les tout débuts du mouvement House, vers 1985, un certain Vince Lawrence a fait un projet du nom de Virgo, dont l’album n’était que des beats pour être utilisé par des DJs. Je ne sais plus lequel entre Go Wild Rhythm et Virgo Tracks Again contient une pièce qui n’a rien d’autre qu’un beat 4X4 ou presque. On s’entends-tu? C’est proche de la pire track de tous les temps (en tout cas, le premier dans ce genre, house beat au minimal).

      http://www.discogs.com/Virgo-Go-Wild-Rythm-Trax/release/1194201

      http://www.discogs.com/Vincent-Lawrence-Virgo-Tracks-Again/release/1186300

      Cette pièce du même “album” est déjà bien meilleur:

      http://www.youtube.com/watch?v=26geYv558cY

      Pas pire, han? Allons, on tape des mains.
      Tournez en rond, changez d’coté.

      (Notez que je ne compte pas les Library Sounds qui ont le mérite d’être, euh, variés, et les albums de Test Sounds ne sont pas de la musique, mais des tests d’appareillage (parfois assez trippant à écouter malgré tout)).

    • @sultitan

      Je suis allé voir l’article de Nathalie P. et j’ai cliqué sur le vidéo… Pour moi niveau qualité quoique je l’écoute pas… C’est du pareil au même que Justin Bieber… Nathalie doute qu’elle ait le succès que lui ?

      Peut-être. Peu m’importe le succès ou non. Pour moi c’est un produit pour p’tites filles. Et comme c’est une jeune fille qui le fait, je trouve presque cela moins pire que Bieber. Bien oui, car on cherche pas à séduire mais à être pareil comme les jeunes filles.

      Alors côté valeur artistique c’est pas fort, ce qui empêche pas d’être peut-être mieux ou moins pire. Pour la valeur commerciale ? Il y en a une. Probablement moindre.

    • @Lecteur_Curieux

      Quand je parle de tapage médiatique, je ne parle pas de Petrowski (elle-même répond à un autre article de La Presse (agence internationale)), mais de l’énormité que cette histoire a engendrée au niveau international. Tout le monde a embarqué là-dedans sans se poser vraiment la question: quel est la pire chanson de l’histoire?? Au Québec, on en a entendu des douzaines de hits de Norman L’Amour, aussi comique. Il faudrait mettre des critiques de musique là-dessus pour répondre aux cocos de l’”agence internationale” qui semblent appuyer ces rumeurs de la “pire chanson” avec leurs topos sensationalistes. C’est l’engrenage médiatique qui me choque.

    • Alors on ne parlera pas des Junos. Rien. Bon ok d’abords.

    • La matantisation du Québec au niveau culturel est là depuis toujours. Ce n’est pas les Jean Leloup, le Disco, le New Wave, toute les formes de Rock qui pourra déloger ce style de pensée, ce mode de vie et d’expression. Alouette, gentille alouette. It’s over man. We’re roasted man.

      Arrêtez de rêver. Vous êtes à Matante World. Pas besoin de parc thématique à la Walt Disney. Tout le Québec est ce parc mur-à-mur. Matanteland. The one and only.

      Il faudra bien plus qu’une psychanalyse sociale et provinciale pour en changer de ce destin dessiné depuis des générations. Même les révoltes arabes au Moyen-Orient n’y parviendrai pas. Avec des pit-bull à la Goldwater (l’ex-avocate de Lola et Eric “nez de clown dans l’espace”), la matantisation du Québec est une lutte féroce. À finir, mmmmmm? Va falloir toute une paire de balloches pour y parvenir. Les Mononcles: tous aux abris.

      C’est plutôt Fais-moi la Tendresse que Enter Sandman qui parle dans cette province. Il n’y en aura pas de facile au pays de Ginette.

    • Junos: beaucoup de choix prévisibles, et beaucoup de fierté aussi de constater que les gagnants sont des étoiles plus-que-renommées à travers le monde: Neil Young, Arcade Fire, Caribou, euh, Justin Bieber. Je ne connais pas Meaghan Smith ni Said The Whale, mais suis surpris de voir Caribou parmis “nouveaux artistes” (et je ne sais à quel point Caribou est “canadien”, malgré que l’artiste a toujours fortement revendiqué ses origines canadiennes). Ils auraient pu laisser l’album alternatif aller à Owen Pallet, ou alors à Karkwa, pour calmer les esprits dénonçant le manque d’artistes francophones (Le Vent Du Nord a gagné, aussi). Content de voir la totalement boudée Ke$ha en compétiton, et aussi plusieurs seront content de voir Katy Perry gagné là où elle a perdu de nombreuses fois ailleur, en grande partie à cause de la compétition canadienne. Meilleur album canadien selon moi? Caribou, si on puit se le permettre. On ne devrait pas réduire Swim à un album électronique.

    • Bien content que Treelines de Christine Jensen remporte le titre du disque jazz de l’année, honnêtement je me contrefiche des remises de prix mais je suis toujours heureux lorsque des artistes que j’appréciese retrouvent gagnant.

    • Voir Perry Gagner.

    • En passant vous pouvez downloader ici (cliquer la petite languette “Download”) le Mixtape exclusif à une édition très limitée de Swim. Je pense que c’est “legit”, çà semble avoir été mis là par Caribou même. Assez éclectique, çà va de l’electropop à musique africaine.

      http://soundcloud.com/caribouband/rough-trade-mixtape-2010

    • @tous

      On ne parle pas des Junos parce que suis présentement en Amérique centrale. Veuillez me pardonner ! :-)))))
      Cela dit, j’ai préparé un mini-post pour celles et ceux qui veulent s’exprimer sur ce sujet. Ne soyez pas tannants, je vous surveille de loin !

    • Pour le trio de pianistes à la PDA, on a changé la salle pour la 5e , je présume que la vente des billets fut anémique, pas vraiment surpris.

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