Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Lundi 28 février 2011 | Mise en ligne à 10h35 | Commenter Commentaires (78)

    Gerry’s et Marjo’s… confits à point !

    Navet Confit

    Jean-Philippe Fréchette, mieux connu sous le pseudonyme Navet Confit, m’écrit:

    «Tu es certainement au courant de la fermeture de la Confiserie. j’ai brisé mon contrat de disques lors de la vente de GSI à Sphère. Ça faisait déjà un bout que ça allait moins bien avec GSI, alors pour moi (et pour les autres artistes du label), ça a pris la forme d’une libération. J’ai presque trouvé un autre label pour mon prochain album, que je prévois enregistrer cet été, si tout va bien. je considère qu’il est écrit à 75%, environ.»

    On se souviendra que GSI Musique a été vendu il y a quelques mois. Robert Vinet, un vieux routier de notre insdustrie de la musique, avait le sentiment d’avoir fait le tour du jardin. Lorsqu’on vend une compagnie de disques en cette décennie, on vend surtout un répertoire. Et la portion spécialisée d’un répertoire en cette ère où les albums ne se vendent pas des masses, devient négligeable. D’où la disparition assez prévisible de la Confiserie, label de l’ancienne configuration GSI Musique.

    « Depuis mon départ de GSI, poursuit Navet Confit, j’ai arrêté de faire des spectacles parce que je n’avais plus aucun soutien pour tourner. Je me suis concentré sur le travail en studio. la réalisation est mon activité principale, et j’enseigne, au CÉGEP comme au privé, l’écriture de textes de chansons.

    « Je fais aussi des arrangements vocaux pour deux groupes, Les Gerry’s et Les Marjo’s »

    La vie est dure pour la scène indé francophone, et on ne pourra certes pas accuser Navet Confit de se vautrer dans le misérabilisme. On lui souhaite tout le succès possible pour son prochain album. Pour contrer ce déclin du souffle créateur en ce qui a trait à l’expression francophone (sauf peut-être le hip hop), déclin provisoire on l’espère, des artistes comme Navet Confit doivent poursuivre leur démarche.

    On dit que la contrainte déclenche la créativité et le renouvellement des formes. Souhaitons que ça se produise ! En cette semaine des Victoires françaises de la musique, quelques discussions sur l’expression francophone me semblent indiquées.

    En s’y préparant, pourquoi pas se dilater la rate ?

    Ce soir, façon barbershop, les Gerry’s et les Marjo’s reprennent le répertoire de nos icônes rock d’une autre époque de plus en plus lointaine. Faut-il pleurer ? Faut-il en rire ? En rire. Vraiment rigolos ces Gerry’s et Marjo’s confits à point ! En concert ce lundi à la Chapelle St-Louis coin Rachel et Drolet.

    Merci Navet !


    • C’est ben mauvais ces deux groupes de reprises là ! Au Québec on a de la misère à payer 5 $ pour découvrir un nouvel artiste…mais on est prêt à payer 5 $ pour découvrir une nouvelle poutine….allez savoir pk !

    • Belle plogue philantropique, M. Brunet, mais les Gerry’s et Marjo’s ne sont pas confits à point. Dans l’état actuel des choses, ce sont des navets, point.

    • Si vous cherchez le vrai groupe hommage, vous avez raison. Si vous cherchez à rire un peu, c’est autre chose. Me semble que c’est évident…

    • Si j’ai bien compris, cet envoi est un genre d’agace-clavier pour nous mettre en forme avant de débattre du fait francophone dans la chanson??

    • Rire? Ça fausse le K. D’aplomb…

      ‘Lorsqu’on vend une compagnie de disques en cette décennie, on vend surtout un répertoire. ‘

      La crosse du publishing est encore bien vivante…

    • Agace-clavier ? Haha! Mettons.

    • C’est comme confectionner et harmoniser une flûte de pan avec des bières vides; ça peut être rigolo.

    • C’est un peu comme ça, effectivement.

    • On avait fait l’hymne a la joie avec des ‘50′ vides et moitié pleines en fin de veillée… Ça adonne bien, une bière vide ça donne un sol.

      Faut juste se timer et souffler sa note quand elle passe…

      Y’a moyen d’être pas mal plus juste que cette chorale ‘pour rire’… En fait, je la catche pas vraiment celle-la…

    • Cherche pas de midi à quatorze heure mikhail, l’idée c’est d’y donner la même importance. Pour la justesse tu as raison.

    • La vie est dure pour la scène indé francophone
      ++++++++++++++++++++++++++++++

      Bah…c’est juste une mauvaise passe, faudrait pas s’en faire plus qu’il faut. Il suffirait de 2 albums phares pour renverser la vapeur et donner un second souffle à cette scène. D’ailleurs, le prochain Malajube (si le groupe fait partie de la scène indé francophone selon vous?) risque d’être puissant à souhait.

      Dans les années 90, on disait du cinéma québécois qu’il était mort. Il semblerait, tel le phénix, qu’il a renaît de ses cendres.

    • Qui sont les membres des deux chorales ? Des étudiants faisant du chant acapella, entre autres et avec d’autres qui sont des apprentis humoristes ?

      Des comédiens dit-on sur le site de voir… Faisant du barbershop… Écoutez là aussi j’ai une ancienne camarade de classe qui fait du barbershop parfois alors qu’un autre lui est le chanteur et leader d’un band hommage à U2.

    • Des comédiens qui s’amusent à faire cela ? Écoutez je trouve pratiquement cela plus amusant que les comédiens qui vont chanter à Belle et Bum.

    • Bon c’est donc dans le béton.

      Personne ne peut parler de Navet Confit dans un article et un blogue sans en faire un jeu de mots.

    • D’accord avec lecteur _curieux, c’est mieux que bien des comédiens à Belle et Bum…Qui prennent du temps qui aurait pu être consacré à de vrais chanteurs….

    • les vrais artisss c’est Sylvain Cossette , pi Nadja

    • Une chance qu’on a Patrick Norman.

    • Imaginez si à l’époque Raymond Lévesque et Gerry Boulet avait chanté ensemble`:

      Quand les hommes vivront d’amour, il n’y aura plus de mizaireeeeeeeeee.

      Marciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.

    • On m’a demandé via un autre canal des précisions sur la ‘crosse du publishing’.

      En gros, les créateurs reçoivent du ‘publishing’ via les canaux habituels : SOCAN pour la propriété intellectuelle, Artisti pour les ‘zinterprétes’ (suite au chiâlage en règle de Céline Dion et d’Isabelle Boulay, pauves ‘tites qui étaient tannées de voir Plamondon empiler le cash) et divers SOPROQ, SODRAQ et cie pour les autres types de droits. Même c’est la SOCAN d’abord et avant tout (sur le territoire canadien).

      La somme de ces droits s’appelle un ‘catalogue’ et peut-être géré par un ‘éditeur’. Or, pour la plupart des artisites DIY, on peut très bien être son propre éditeur et collecter 100% de tout ça. Quand on est les Beatles c’est une autre affaire. Et ce ‘tout ça’, de nos jours, c’est pas mal ce qu’il y a de plus payant… Enfin, du moins avant le vol en règle que représente la radio satellite.

      Normalement, une ‘maison de disque’ n’est pas propriétaire d’un catalogue. Regardez sur n’importe quelle pochette UK ou US : l’éditeur est a part. Mais nombre de maisons de disque au Québec demandent leur ‘publishing’ aux jeunes naïfs qui viennent les voir, sous réserve que faire des vidéos ça coûte cher, etc. Résultat : quand la toune passe a la radio, c’est bibi qui collecte. C’est du vol en bonne et due forme.

      Est-ce que GSI, la Confiserie et tout ça ont fait ça ? J’en sais foutre rien. Mais cette phrase de Navet Confit demande plus de précisions… Navet Confit est-il propriétaire de ses tounes, ou non ? Au nombre de fois qu’il passait a BAP du temps que c’était sur le FM, c’est du gros 4-5000$ par an de revenus…

    • @mikhail
      Il faudrait regarder le contrat pour répondre à vos interrogations. La tendance actuelle, en tout cas, c’est que le label exige une portion accrue des droits d’exécution et de reproduction mécanique puisque les revenus de la vente légale ne cessent et ne cesseront de diminuer. De la «crosse» ? Tout dépend de l’implication de votre label, c’est-à-dire les sommes et ressources humaines investies dans la production, la promotion, le soutien à la tournée.

    • @AB

      La ‘portion accrue’ passe encore… Mais certains demandent 100%… Carrément. Ça, c’est de la ‘crosse’… Car bien entendu, il existe des enveloppes spécifiquess pour la prod, la promotion, et le soutien a la tournée.

    • Sans oublier que le label va investir dans l’artiste le temps des roses. Le temps que durera le hype, quoi.

      Les droits d’une oeuvre c’est a vie…

    • @mikhail

      Je pourrais me tromper, mais me semble qu’il y a une loi canadienne qui empêche un éditeur de toucher plus que 50% au total des droits d’auteurs. Aussi, ces contrats là ne sont pas tous nécessairement ‘pour la vie’. Certains ont des dates d’arrêt. Faut juste pas signer sans ‘dealer’ son contrat.

      Et c’est certain qu’il y a une part de confiance requise envers son label à savoir s’il va vraiment pousser tes chansons ou attendre bêtement que la SOCAN rentre.

    • Si c’est ça la loi, des maisons font des choses illégales.

      Je le sais, on m’a demandé 100% de mes droits, rue St-Joseph, en 2003. Une maison dont je tairai le nom par charité… Que j’ai envoyé promener.

      D’autres plus candides se sont fait plumer solide.

    • Seule la musique de matantes peut survivre au Québec. Les autres (alternatif, métal, punk, Ska, etc.) n’y arrivent pas. À moins de chanter en anglais et tourner hors Québec. La matantisation touche toute notre culture : littérature, cinéma, peinture… Les grands succès : Ginette Reno, Michel Tremblay, Arlette Cousture, Marie Laberge, Michèle Richard…vous en voulez de la matante…

    • Le sujet de l’art conceptuel se poursuit ici avec Les Gerry’s Et Les Marjo’s.
      Inaccessible, l’art conceptuel? Pantoute! (dixit Paris Hilton)

      En passant je n’avais jamais entendu parlé de ces artistes.

    • Il faut partir un label “Musiques Matantines”. Y pas un band qui s’appelles Les Matantes?

    • Non, mais il y en a un qui s’appelle Feu Thérèse, peut-être pour être de l’anti-matante…

    • Il y a eu Les Matantes Mutantes, groupe punk de Québec.
      (le groupe préféré à vie de Boulga).

    • @ilisepa

      Sur les plaques d’immatriculation de la province of kwebec c’est inscrit: Je me souviens.

      On se souvient de quoi au fait? De pas grand choses dans la province du Pu Capabe. On est pu capabe de rien. On l’entend tu souvent celle-là.

      Comme tu le décrit si bien, et je te seconde: une armée, une mer de matante. Le paradis des matantes. Et nos mononcles qu’elles ménent par le bout du nez.

      Écrivons sur ces mêmes plaques d’immatriculation, tout simplement ce que nous sommes: MATANTELAND.

    • Pas sûr…

    • Ça serait plaisant si on pouvait se départir de certains débats circulaires et chroniques genre “l’intellectualisation de l’art” ou, de l’autre côté du spectre, “le suposé grégarisme envahissant des matantes québécoises”… des vortex qui mènent nulle part. À regarder (ce que je n’ai pas fait) les Oscars hier, le Québec est loin d’avoir un monopole sur la démographie des matantes.

    • @rafc

      Ces «débats circulaires» et «chroniques genre l’intellectualisation de l’art», des «vortex qui ne mènent nulle part», n’est-ce pas ? Misère…

    • Vous trouvez que j’y vais un peu fort, hein. Mille pardons. J’ai seulement l’impression que ces “débats”, aussi nécessaires soient-ils, méritent d’être dépassés ou plutôt enrichies par d’autres stades de réflexion; ils me donnent, lorsque isolés, l’impression de faux départs. Nulle misère ici.

    • @rafc

      Je comprends les limites de telles discussions qui peuvent sembler un peu échevelées et incomplètes. Mais elles sont si rares sur les plate-formes virtuelles québécoises qu’elles méritent de se déployer lorsque l’occasion s’y prête, avec bien sûr les contingences inhérentes à de telles discussions sur un blogue. Admettez qu’on n’abuse pas de cette pratique ! ;-)

    • Certes qu’on abuse pas, j’aurais cessé de venir faire mon tour. Mais sauter sur l’argument matante devant ce projet ludique du Navet… c’est facile. Alors que c’est de la caricature culturelle (voilà pourquoi les gros traits ou le “pitch” aléatoire ne dérangent pas puisqu’ils contribuent à l’exercice); on ne reprend pas Supertramp ou Queen de façon asceptisé comme l’autre, mais de fortes pointures populaires québécoises; c’est sain.
      Et va pour les “contingences inhérentes”; elles sont en fait agréables…

    • On peut trouver la blague plate, n’en demeure pas moins que les Gerry’s et Marjo’s , ce n’est rien d’autre que de la caricature. Un bonne dose d’humour absurde, en fait.

    • Maintenant, c’est “Navet qu’on fit”; et tant mieux pour lui s’il enseigne au CEGEP! Est-ce qu’on pourrait parler de MUSIQUE ?

    • @mikhail_boulgakov
      “Sans oublier que le label va investir dans l’artiste le temps des roses. Le temps que durera le hype, quoi. Les droits d’une oeuvre c’est a vie…”

      Bien vrai mon Boulga….Parlons du Québec…Le vrai “scandale ” ? N’oublions pas que les Labels ont des subventions…Et peuvent “compléter” des financements d’albums par d’autres …subventions…Donc, pas d’argent privé…Comme en cinéma….
      Et pour qu’un artiste-producteur puisse avoir la “grosse” sub de Musicaction, ledit artiste doit être signé…par…?… un Label… qui doit fournir l’équivalent de ladite bourse en financement complémentaire qu’il pourra obtenir par…?…d’autres subventions…
      Alors puisque les Labels sont les mandataires officiels du financement public, ils utilisent ce levier pour forcer le ” 3 disques minimum et 50% des éditions”…
      Les artistes veulent garder leurs droits, leur autonomie, leurs choix artistiques ? Ça va arriver quand les artistes seront financés directement et pourront eux, négocier LEUR contrat avec les labels…Ça s’en vient…Et il ne faut pas oublier que ce sont les artistes qui mettent un Label sur la Map, et non le contraire …

      Salut !

    • Une bouteille de bière vide, c’est un Sol bémol un peu flat, pas un sol.

      À moins que la ‘50 soit ‘tunée’ différemment que les autres marques, ce qui expliquerait qu’elle coûte plus cher et qu’elle soit meilleure.

      Signé: Perfect pitch.

    • @boogie

      Oui, c’est vrai maintenant que tu le dis, je me souviens que c’est un fa dièse. En soufflant un peu fort avec le fond de broue, il est raisonnablement juste. En fait je m’en servais avec mon blues band de Vancouver pour accorder ma corde de sol mal pris, mais j’avais oublié que dans ce band-là je jouais en Eb…

      D’ailleurs c’est rigolo, les 2 litres de coke vides en les ’squeezant’ un peu c’est pile une ocatve en-dessous…

      @kalimba

      Faut pas me partir sur ce sujet, je deviens méchant… Et j’ai déjà donné.

    • Je ne suis pas, comme Boulga, contre le système de subvention, mais il est évident qu’un système peut avoir ses perversions. Si, comme le rapporte Kalimba, le système fait en sorte que les labels ont le gros bout du bâton et qu’un artiste est obligé de renier ses droits pour toucher son rêve, comme le pacte faustien dans Le Fantôme du paradis, il y a un problème majeur. Accentué par le fait que les artistes sont souvent naïfs avec les chiffres et les contrats et les producteurs bien au fait des crosses du système. En cinéma aussi les producteurs et les distributeurs ont le gros bout du bâton, mais un cinéaste peut quand même être son propre producteur. Par ailleurs, les subventions devraient encourager la création et la recherche, pas des artistes installés comme Lapointe.

    • J’avoue que je ne pas connaissais pas grand chose au sujet des subventions et de la gestion de catalogue mais le sujet m’intéresse alors je vous lis avec intérêt. Et effectivement, la radio satellite, ça me parait du vol.

      @kalimba
      Pourquoi dis-tu que les subventions directement aux artistes qui pourront négocier leur contrat avec les labels…ça s’en vient?
      Je suis curieux…

    • Alain Brunet,

      Je suis allé voir Les Gerry’s en spectacle hier… Je tiens à rectifier le tir et corriger certains commentaires ci-haut…

      Oui ça ressemble à une blague en surface, mais faut voir le spectacle pour voir l’intelligence derrière la démarche. Ils sont touchant à souhait. M’ont fait redécouvrir des textes pas très bon de Gerry avec leur virtuosité vocale. Ils chantent en CRISS! Haha

      Merci de m’avoir poussé à me déplacer pour leur show!

      Les Gerry’s, ils sont des bêtes touchantes d’intelligence et de travail… tout ça caché derrière un absurde en apparence…

      Ah, j’oubliais, Bravo Navet Confit pour ces arrangements. WOW!

    • @mikhail_boulgakov

      “kalimba
      Faut pas me partir sur ce sujet, je deviens méchant… Et j’ai déjà donné.”

      Flûte…Raté…Je me reprendrai dans le détour…héhé..
      Salut Boulga !

    • @manta_ray
      “kalimba
      Pourquoi dis-tu que les subventions directement aux artistes qui pourront négocier leur contrat avec les labels…ça s’en vient?
      Je suis curieux…”

      Pour faire l’histoire très courte et en version simplifiée, les Labels sont laissés relativement libres dans l’attribution d’enveloppes à l’intérieur d’un budget donné. Ce qui va aux musiciens, aux studios, aux réalisateurs, c’est arbitraire… Or, la fonction même du système “subventionnaire” au Québec est de redistribuer de façon équitable à tous les artisans la totalité de ces subventions. Depuis quelques années, les Labels, gros et petits, pratiquent le “clé en main”…Ils engagent un réalisateur pour un montant forfaitaire et celui-ci doit , à la fin du processus, livrer un disque….Ce montant global inclut le salaire du réalisateur, studios et autres…Tu vois le problème ? C’est de cette manière douteuse que les labels contrôlent les budgets…Et ce n’est qu’un exemple…Alors il y a des plaintes et des questions qui se posent…Musicaction et le CAC resserent tranquillement les exigences face aux Labels et demandent plus de transparence….Et surveillent de près les conflits d’intérêt…
      C’et long, mais ça change …

      Salut !

    • Ah, Musicaction ! Et quand on approche du seuil Musicaction où il faut rembourser une partie de la subvention (qui devient dès lors un prêt), soit dans les 12,000 copies, woops, la promo arrête…

      Il est bien plus payant pour un label d’avoir quatre artistes qui vendent 11,999 disques que un seul qui en vend 50,000.

    • Merci kalimba.
      En espérant que ça change effectivement…

    • @Mikhail… BINGO.
      Je suis toujours heureux de voir qu’Alain reconnaisse que le HIP-HOP québécois. Bien que personne ne fait la piasse dans ce style, le HHQC se sort de la situation de manière remarquable. Ok ca donne du quétaine parfois à l’oreille, exemple une toune qui parle d’un restaurant du quartier, mais faut avouer qu’ils se démerdent fort bien pour diversifier les types de revenu.

      Pour le reste mon expérience à moi est la suivante : c’est plus payant de ne pas embarquer avec une maison de disque, de ne pas de se faire (promoter) à la radio par des magouilles à la DMDS.
      C’est plus payant de payer x$ par mois pour spinner en continu sur des radios web spécialisée que de suivre le modèle actuel. C’est plus payant se dresser un véritable publique cible concret avec des moyens de comm adaptés pour les rejoindre… sans payer une firme pour cela.
      Bref cé plus payant de le faire soi-même mais ca donne même pas l’assurance que ca marche.

      J’aimerais ca qu’on revienne aux redevances un moment donné car j’ai besoin de me faire expliquer qu’est-ce qui revient à l’artiste dans le contexte actuel ou les radios FM ne spinnent plus de musique et programment avec des trucs comme DMDS que nous payons en tant qu’artiste pour en faire partie. À part bande à part (État) je ne vois aucune organisation radio jouer cette game de façon claire… suis-je perdu ?

    • Ah, les redevances…

      Je viens de recevoir mon T5 de la SOCAN ce midi même pour 2010 : 169 piasses. Crisse… C’était dans les 2,000 les 6-7 dernières années. Bref, le sideline musical, on ferme la shoppe.

      Seule raison ? BAP a quitté les ondes ‘traditionnelles’ pour le satellite… Alors non frankola, il vous revient fuck-all depuis un an ou deux et c’est ‘normal’.

      En fouillant mes archives, j’ai trouvé un texte coup de gueule… À l’époque où Rivard se plaignant des coupures en culture… Je vous le copie-colle… Montée de lait bien sentie !

      ***

      Il n’y a pas que des artistes subventionnés au Québec. Ni même dans les galas « d’enfants gâtés ».

      La preuve, j’y étais. Un disque financé sur ma carte de crédit a obtenu une nomination, l’année dernière, au Gala de l’ADISQ. Il n’a pas gagné. Obtenir quatre étoiles dans le Voir ça ne suffit plus pour espérer gagner un Félix; surtout s’il manque les dizaines de milliers de dollars de subventions pour la seule mise en mise en marché. C’est ce qui fait la différence entre un « succès d’estime » et un succès tout court. Mais pour un indépendant, dans un environnement culturel shooté aux subventions, la victoire, c’est la nomination.

      Il m’a rapporté quoi, cet investissement de près de cinq chiffres, outre cette satisfaction ? Des droits d’exécution publique pour la radio, la télé, quelques ventes disséminées au Canada, au Japon, en France… Un spectacle au Festival d’été. Soyons généreux et disons que j’arrive ‘flush’. Flush, du reste, comme la plupart des créations subventionnées au Québec.

      On dira – je connais le refrain – : mais non, toi, ça compte pas, t’es pas un vrai artiste. Tu travailles le jour. C’est juste ton hobby. Tu n’as pas besion de ce revenu. Tu n’as même pas besoin de subventions. Tu t’amuses. Ben oui, je m’amuse : soirs, fins de semaines et vacances depuis des années, à écrire, arranger, enregistrer, produire, mixer, matricer, booker, gérer, administrer, promouvoir…

      Voilà un désolant effet pervers d’une époque – et d’un pays – où, pour être un ‘vrai’ artiste, il faut avoir la caution du Prince. C’est-à-dire, soumettre un ‘projet’, attendre que la machine dise ‘oui’, puis recevoir le chèque. Et, du coup, ne faire « que ça ». Et la noblesse de l’automécénat, alors ? Ça n’existe plus ? Aurait-on jamais pensé balancer pareilles inepties de ‘vrai’ ou de ‘faux’ artiste à Chateaubriand, à Romain Gary, à St-John Perse, qui ont travaillé toute leur vie au Quai d’Orsay ? À Marcel Ferron, à Mikhail Boulgakov, ces médecins écrivains ? À Pessoa, le postier ? À Berlioz, le fonctionnaire, à Schumann, l’instituteur, à Phillip Glass, le chauffeur de taxi, à Boris Vian, l’ingénieur des ponts et chaussées ? Ils ont laissé des demi-œuvres, peut-être, ces demi-créateurs ? Créer est un trop-plein qui déborde malgré soi, qui n’a que faire de la caution d’un obscur comité.

      Je n’ai jamais demandé un dollar de subvention à personne; l’idée même de devoir quoi que ce soit à quiconque, au fond, me répugne. Je n’éprouve pas d’antipathie pour ceux qui le font. Chacun son truc. Plutôt que de remplir un formulaire, à 25 ans, qui m’aurait donné les moyens de gratter ma guitare, je me suis trouvé du travail en attendant de ne vivre que de ça. J’attends encore, c’est vrai. J’ai la désagréable impression, toutefois, d’être le seul cycliste propre du Tour de France.

      Au moins, cette psychose collective miniature sur les pseudo-coupes en culture ne me concerne pas. Le clip de Rivard ne me fait pas rire. Ce qui me fait rigoler, au contraire, c’est l’émoi de la basse-cour culturelle quand on lui demande de gagner ses Félix, ses Jutra, en coupant un peu sur les stéroïdes. Alors je lui rappelle, si d’aventure elle l’aurait oublié : Félix Leclerc et Claude Jutra, eux… n’en prenaient pas !

    • @ mikhail
      superbe montée de lait.
      Et puis s’accorder avec une bouteille de bière vide, excellent! On peut dire que ça c’est une vraie attitude rock n’ roll (non subventionnée il va s’en dire).

    • merci je ne suis pas fou… malheureusement ;)

    • Jacques Ferron… Marcelle c’est sa soeur.

      Et Jutra a eu des subventions pour faire ses films, sauf À tout prendre qui l’a endetté pour une décennie. Comparaison boiteuse: il est possible d’écrire sans subvention, surtout en France, il est impossible de faire du cinéma sans subvention au Québec où aucun film, je dis bien aucun, ne fait de l’argent sur le marché national (le Déclin et les Invasions ont fait de l’argent en sortant du Québec). La musique, ça dépend du style, c’est entre l’écriture et le cinéma.

    • Eh oui. On rêve de faire un cd et de vivre de cela comme il fut un temps, comme aux States, où avec une chanson populaire on pouvait devenir riche et en vivre quand même longtemps. Comme Meat Loaf a déjà fait avec un album. (Bat from Hell)

      Bon, c’est fini ou cela achève. Alors pas le choix. Allez travailler comme tout le monde la gang. Le rêve est là, mais les moyens sont faibles ou vraiment temporaires. Même Boucher s’est retrouvé sur le BS aprés la Désise. Pas facile la vie d’artiste. Rock Voisine a fait son pognon en France. Au Québec il aurait continuer à manger des beurrées de beurre de pinottes comme les autres.

      C’est cela. Cela dure le temps d’une chanson.

    • Par contre, je vais de voir la maison de Marie-Chantal Toupin puisqu’elle a eu le sans-gêne de la montrer dans le 7 jours et il doit bien y avoir de l’argent à faire quelque part, je peux pas croire.

    • @ghost

      Oui, le cinéma, art industriel par excellence, c’est un peu différent.

      Marie-Chantal Toupin a eu un excellent gérant qui a misé sur ses ‘atouts’ avec une goujaterie sans nom, mais qui a vendu des disques au camion. Y’a du ‘vrai’ argent à faire en showbizz au Québec, un des rares micro-marchés où on peut vendre des centaines de milliers de copies, nonobstant le système subventionnaire.

    • On revient à la matantisation. Prenons les disques qui ont vendu 200 000 albums au Québec. Dans les 70s, il y avait Beau Dommage et Harmonium. Aujourd’hui ce n’est plus que des matantes, de Lapointe à Toupin.. Même s’ils sortaient OK Computer, Karkwa ne venderaient pas plus de 40 000 disques. Il n’y a plus personne qui fait de l’éducation au goût. Les radios ne matraquent plus que du radio-matante. Est-ce lié au système de subvention? Il y a certainement un effet pervers, en tous les cas.

    • @mikhail_boulgakov
      “ghost
      Oui, le cinéma, art industriel par excellence, c’est un peu différent.”

      Le cinéma au Québec est l’industrie culturelle qui pourrait être qualifiée de gouffre financier sans fond… 1 film :Un budget moyen de $1.5 millions et des revenus moyens de $150.000…
      Avec $1.5 millions, on fait 15 albums à gros budget….Top qualité…Soit 3 fois plus que la production actuelle annuelle des “gros” Labels…Sur ces 15 albums, si seulement 3 vendent 10,000 copies, ça fait $300,000 en revenus….Et ça fait des sous dans les poches de beaucoup de musiciens, de studios, et d’arrangeurs…Donc, dollar pour dollar, le disque,c’est payant quand on se compare !!!

      Salut !

    • @unholy_ghost

      Ce qui joue à la radio n’est pas représentatif des ventes….Et les subs existent depuis plus de 30 ans…Les plus gros vendeurs de l’histoire au Québec ? Ginette Reno, Les BB, Kevin Parent, Céline,Richard Abel, André Gagnon….
      …C’était aussi pas mal matante dans le temps…haha!

      Salut !

    • Kalimba, avec un contrat d’hélicoptères de l’armée, on pourraient faire des dizaines de films hollywoodiens top qualité, etc.

      C’est une question de priorité. Il est important pour une culture comme le Québec de faire entre 10 et 20 films par année, à l’instar de la France qui a fait plus de 200, comme il est important d’avoir une télé, un théâtre, une chanson, etc. C’est une question de souveraineté culturelle et de représentation de soi. L’inverse serait ne s’identifier que par le truchement de l’autre, l’Américain, ce qui n’est rien d’autre qu’une acculturation aliénante.

    • Sinon, je sais bien que les subs existent depuis 1980. C’est justement ça le problème: quelle était les succès avant et après. Avant: Harmonium, Beau Dommage. Après?

    • @ghost
      L’exception qui confirme la rêgle : Desjardins?

    • @unholy_ghost

      D’accord avec la nécessité de la diversité culturelle…Mais on parle sur ce blogue de la chute des ventes et des revenus de l’industrie du disque. On parle des représentant de l’industrie qui s’indignent du manque de moyens et de ressources…On nous répond que ce n’est pas ‘payant”, et qu’il n’y a plus d’argent à faire avec la musique et que ce fait justifie les coupures de budgets et les salaires de crève-faim des artisans de la musique…Visiblement, ce discours ne tient pas pour l’industrie du cinéma…2 poids, 2 mesures…Qu’est-ce qui a le plus d’impacte sur la visibilité culturelle du Québec ? Notre musique, ou notre cinéma ?
      Difficile à dire…Alors pourquoi la qualité des disques produits chute-t-elle, alors qu’en cinéma on trouve les moyens nécessaires pour en augmenter le financement ?
      C’est juste ça mon commentaire…
      Et avant les subs, c’était du financement privé. Les producteurs ne produisaient que ce qu’ils considéraient comme potentiellement payant…Donc vendable…Alors ils visaient les USA …Donc en anglais…Ou bedon la France…Comme Johnny Halliday…Ou en français pour le Québec,avec des versions quasi improvisées des Beatles…
      La musique “Québécoise” pop se mourait , et l’idée de subventionner le contenu Québécois à pris naissance à ce moment….C’est un peu grossier comme résumé,mais ça ressemble à ça …

      Salut !

    • Desjardins n’a pas vendu 200 000 disques, c’est pas vrai. Depuis 1980, il y a p-e juste Daniel Boucher qui n’était pas de la radio-matante, je n’ai pas les chiffres. Tout le reste (Reno, Céline, Toupin, Lapointe, Thibert, Marjo, Le trou dans les nuages, etc.) c’est de la matante certifiée.

    • Mais tant mieux pour toi Boulga si tu as obtenu une nomination à l’Adisq et si tu n’as pas voulu disons embarquer dans l’industrie les règles du jeu ici…

      Pour des artistes qui vivent avec un autre métier ici au Québec ou qui attendent avant de s’y lancer à plein temps, cela a toujours existé et doit exister encore.

      Des comédiens serveurs dans des restaurants ou bien préposés aux bénéficiaires ? Et un athlète alors coureur de marathon qui travail dans une buanderie je crois dans un hôpital ? Un peintre régional, peut-être, mais qui gagnait sa vie comme agent d’assurances…

      Même pas besoin de l’histoire des subventions pour savoir qu’une personne peut être autant sinon plus un artiste ou un athlète qu’un autre. Louis-Philippe Garnier, le coureur de fond. Est-il autant un athlète qu’un joueur de quatrième trio dans la LNH ?

    • La nomination de Water On Mars c’était aussi parce qu’il avait un coup de main par la diffusion de Radio-Canada et particulièrement Languirand et Rajotte ?

    • Pour après ? Pour le Québec, les chiffres obtenus par Leloup et Les Colocs doivent être à peu près le top des ventes qu’il était possible d’obtenir dans le contexte…

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Fortin
      ” Dehors Novembre sera couronné d’un grand succès, se vendant à plus de 100 000 exemplaires. ”

      Des 200 000 et plus voir des 300 000 ou même 400 000… Ce sont des affaires consensuelles ? Et le plus vendu de l’histoire ici au Québec toutes catégories confondues incluant de l’étranger, est-ce Thriller de Michael Jackson ?

    • @lecteur_curieux

      La subvention dite de “production” doit être considérée comme un outil permettant la réalisation “matérielle” d’un projet d’ artiste..Elle est essentielle pour la survie de tout ce qui se fait en terme de création d’auteur….Malheureusement, elle est rapidement devenue un mode de subsistance, tant pour les artistes que pour les Labels. Obtenir la plus grosse somme possible, dépenser le moins possible , et utiliser les sommes “économisées” pour payer le loyer…De la , en grande partie, la baisse de qualité des productions…
      Les subs, c’est excellent…Quand c’est bien utilisé….

      Salut !

    • Je me méfie des subventions parce qu’elles font qu’un petit nombre
      de gens (parfois, vraiment n’importe qui, si j’en juge par Telefilm)
      décident de la direction de la culture d’un pays. Il y a la question
      des “cliques” aussi. Je pense que Robet Lepage a beaucoup
      décrié ce phénomène.

    • Le principe de l’aide publique à l’art et la bureaucratisation d’un système sont deux concepts distincts. Certains y voient un lien de cause à effet, une destinée inéluctable. Il est de bon ton (libertarien) de véhiculer ce concept, n’est-ce pas ? Alors qu’en est-il des dérives systémiques du milieu financier et tant de méga-corporations promotrices du libre marché , abus exponentiels si on les compare à ceux des maigrelettes subventions à la culture ? Bien sûr, c’est le destin de toutes les organisations de s’encrasser, de s’empoussiérer, d’être investies par des abuseurs et des tricheurs, d’être monopolisées par des cliques. Que faire alors ? Liquider toutes les organisations considérables, publiques et privées ? Ou plutôt songer à corriger les failles de chaque système ? Essayer de créer des mécanismes de prévention de ces faiblesses systémiques ?

    • Pour corriger le système, il faut deux choses: une volonté politique, c’est-à-dire un vrai ministre de la culture avec une vision, ce qu’on a jamais eu au Québec; un scandale dénoncé par les journaux qui frappe l’imagination. Pour le reste, le milieu qui reçoit les subventions n’a aucune envie de modifier les choses.

    • Je connais de très bons artistes qui ont été subventionnés, mais surtout en art visuel. On dirais que les musiciens ou cinéastes intéressants ont de la misère. Probablement car ces arts sont plus proche de la commercialisation.

    • Libertarien… se mot fait tellement peur car on est formaté aux institutions qui nous disent comment agir, réagir, créer… Pourtant les preuves du succès de la gauche sont faites surtout au niveau culturel… ;). Cette peur de l’entrepreneur-ship de type centre-droit en culture me fascine… On sort tout de suite l’argument si ca vend pas on subventionne. Vive la classe moyenne !!!
      Par contre, on est obligé d’admettre que sans guide ou sans règle rien ne peut être fonctionnel. Ca aussi c’est un fait.
      Est-ce qu’un gros ménage doit être fait dans les règlementations de subventions pour la culture ? je le crois fermement mais simplement dans le but de rebâtir quelque chose qui aura du sens pour les 10-20 ans à venir et pas pour instaurer une vague de type conservatrice redneck.

    • Tiens tiens, frankola, le mot libertarien vous amène parmi nous ? Au-delà de votre petit emballage idéologique de base, pourriez-vous être plus clair SVP ?

    • Mon Dieu!

      Rock de matantes???

      Devrait-t’on sortir Shakespeare, Tenesse Williams ou Gauvreau de nos théâtre parce que c’est du vieux stock?? On a une grave propension à détester notre passé et à attendre le messie au Québec…

      Gerry Boulet a été à la musique québécoise ce que René Lévesque a été à la politique, et ça c’est pas rock détente qui va changer les choses.

    • heu… j’étais déjà la plus haut en fait.
      (je me permet simplement d’être cynique et c’est de bon coeur monsieur Brunet ca ne vous visait pas particulièrement ;)
      Petit emballage idéologique de base… quelle ironie moi qui croyait vous rejoindre outre le mot libertarien que je trouve inadéquat dans le contexte.
      Ce n’est que mon opinion vous savez, on utilise ce terme à chaque fois qu’un citoyen payeur de taxes remet en question le système que lui carbure, ce qui est, vous l’admettez vous même, à revoir. Il faut s’habituer car le bon ton comme vous dites est malheureusement là pour rester avec 223 milliard de dette (donc encore au moins 25 années minimum hey hey à associer culture et $ ce que je ne trouve pas fou je l’avoue).

      Pour faire une grande boucle plate, toutes les dépenses de l’État passe par un principe de dépenser de l’$ par attribution de contrats ou par programme de subvention-contribution (les contributions seront de plus en plus en vogue parait-il). Les budgets n’arrivent jamais que vers la mi année financière dans les ministères. Alors, pour être en mesure d’établir un bon système de dépenses des fonds publiques un tissage de liens État vs cies X fini par se créer. Ce qui devait être une attribution dûment complétée selon les programmes de retombés économiques et des stratégies de développement durable devient une offre à commande répétitive aux amis des amis.

      Est-ce que de s’opposer à cela caractérise les gens de libertarien ?

    • Non. Pas vraiment. Si vous visez un assainissement du mode d’attribution des programmes de subventions sans remettre en question leur bien fondé, vous vous inscrivez plutôt dans une mouvance qui contribue à repenser le rôle de l’État. Quand au fric à attribuer à la culture dans l’avenir, il restera essentiel dans le contexte d’expansion de nouveaux secteurs économiques fondés sur l’information et la culture. Les évacuer, ce n’est pas tant renoncer à un certain luxe et faire preuve de pragmatisme pour payer la dette nationale… que de plutôt renoncer à cette expansion nécessaire de nouveaux secteurs économiques dont la culture est partie prenante.

    • Les subventions commencent déjà à être remplacées par des contributions (prêt sans intérêt)… on le voit pour les programmes pour le secteur privé.
      Dans tous les cas c’est un enjeux à apprendre à s’auto-financer ou à rembourser que je crois qui s’en vient en culture. Ca semble être les plans de l’État.
      Pour finir sur commentaire positif… j’aime pas beaucoup vos Marjo et Gerry ;)

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