Alain Brunet

Archive du 15 février 2011

Mardi 15 février 2011 | Mise en ligne à 19h43 | Commenter Commentaires (122)

Une paire de Brit Awards pour Arcade Fire

AF Brit Awards

Pendant qu’une portion congrue du grand public étatsunien pitonne sur les réseaux sociaux s’étonnent de la victoire Arcade Fire aux Grammys, la formation montréalaise vient de remporter deux autres statuettes, cette fois aux Brit Awards.

Dans la catégorie groupe international de l’année, Arcade Fire a été préféré à Black Eyed Peas, Kings of Leon, The Script et Vampire Weekend.

Dans la catégorie de l’album international de l’année, The Suburbs s’est imposé face à The Lady Killer (Cee-Lo Green), Recovery (Eminem), Teenage Dream (Katy Perry) et Come Around Sundown (Kings of Leon).

«Nous voulons remercier tous les groupes britanniques qui ont tout simplement changé nos vies au fil des ans – de New Order à David Bowie, en passant par The Clash, Culture Club, Depeche Mode, The Smiths, tous les groupes qui nous ont en fait donné le goût de faire de la musique. Alors, merci le Royaume-Uni. Merci infiniment de nous honorer », a dit Win Butler aux Brit Awards, traduit par la Presse Canadienne.

Le chanteur a remercié Montréal comme il l’avait fait la veille à Los Angeles, en plus d’évoquer Haïti et recommander aux téléspectateurs européens de donner à l’organisme Partners in Health qui oeuvre sur le terrain haïtien. On connaît l’engagement d’AF dans la reconstruction de la Perle des Antilles.

Décidément, Montréal a été mise en lumière au cours des deux dernières journées. Pas à peu près !

Cette fois, il est peu probable que des masses de citoyens britanniques se surprennent de cette victoire d’Arcade comme c’est le cas à l’intérieur des terres américaines. Si Rosie O’Donnel avouait dimanche réaliser l’existence d’Arcade Fire, imaginez le plombier du Nebraska… Entre le public de masse d’AF chez les voisins du Sud et les très nombreux citoyens américains qui n’en connaissaient pas l’existence jusqu’en février 2011, les disparités sont prévisibles.

Fort différent au Royaume-Uni, dont les Brit Awards sont visionnés dans l’ensemble d’une Europe qui s’identifie peut-être davantage à la pop culture anglaise qu’à l’américaine. On sait que l’Europe s’anglicise, mais sûrement plus à la manière suggérée par la culture britannique. Et puisque Arcade Fire était déjà un supergroupe en Angleterre avant de s’être imposé au gala de sa music business, on imagine l’impact de ces deux statuettes sur tous les marchés de l’Europe.

Et que dire triomphe à venir au Canada ! Aux Junos, on peut aisément prévoir un raz-de-marée Arcade Fire, le 27 mars prochain.

Au prochain gala de l’ADISQ, cependant, le groupe devra rivaliser avec des adversaires de taille: Bobby Bazzini, Beast, Sylvain Cossette… Reality check comme dirait l’autre.

Liens utiles :

Site des Brit Awards

La nouvelle écrite par Émilie Côté

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