Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Vendredi 31 décembre 2010 | Mise en ligne à 18h01 | Commenter Commentaires (22)

    Bilan 2010 / Jazz

    Bonhomme de neige

    Pour clore l’année 2010, voici ma dernière sélection. Je peux dire avoir écouté une caisse et demie d’albums de jazz cette année, en plus d’avoir assisté à plusieurs douzaines de concerts impliquant l’improvisation. Bien entendu, ce pourrait être plus si je m’y concentrais exclusivement. Et puisque ce n’est vraiment pas mon genre de m’en contenter que d’un seul, voici dix de mes albums préférés.

    Bonne lecture, et bonne année à notre entière communauté de lecteurs et d’intervenants !

    Dave Douglas Keystone Spark of Being

    Dave Douglas Keystone
    Spark of Being (3CD)
    Greenleaf

    Inspirée d’une relecture audiovisuelle de Frankenstein,le film originel, cette démarche a été menée de concert avec le cinéaste Bill Morrison. Encore parmi les meilleurs chercheurs du jazz actuel, le trompettiste et compositeur Dave Douglas a créé un triptyque de haute volée. Trois albums autour du même concept, trames pour l’image, pour le son, pour l’album comme pour le concert. D’ailleurs un des mes concerts préférés au dernier Festival international de jazz de Montréal.

    Voilà pour le jazz d’aujourd’hui une des plus importantes zones de rencontres entre toutes les lutheries, acoustique, analogique, numérique. Et Dieu sait que le jazz a souvent raté ces rendez-vous, pourtant essentiels à son évolution. On peut comprendre la difficulté. Faire cohabiter ces lutheries sans perdre l’esprit du jazz contemporain, c’est tout un contrat. Or, on peut se réjouir qu’un (trop rare) leader esthétique comme Dave Douglas y consacre un part importante de ses énergies.

    Et fait des trouvailles là où le jazz a souvent piétiné. Ce triptyque en montre la direction.

    Jason Moran Ten

    Jason Moran
    Ten
    Blue Note

    Le pianiste Jason Moran n’est plus parmi les musiciens à découvrir, à nous maintenant de découvrir l’édifice d’une œuvre exceptionnelle, et dont cet album est à mon sens la plus belle pierre. Composé du batteur Nasheet Waits et du contrebassiste Tarus Mateen, le trio de Jason Moran peut difficilement faire mieux aux chapitre de la singularité du jeu ou de l’équilibre entre tradition jazzistique, présent et avenir de la forme.

    À la différence d’un Brad Mehldau, Moran porte en lui un patrimoine pianistique black. L’articulation, le rythme, les concepts de dissonance, et les choix esthétiques rappellent des musiciens issus de la grande expérience afro-américaine sur le territoire pianistique, je pense à Jaki Byard, Mal Waldron, Randy Weston, Andrew Hill, évidemment Monk.

    Connaisseur d’autres musiques contemporaines de haut niveau, Jason Moran crée un amalgame profondément actuel, incarné, à l’honneur de ses racines et de son ouverture. On se réjouit d’autant plus de sa participation probante dans le quartette du vétéran saxophoniste Charles Lloyd – aux côtés du contrebassiste Reuben Rogers et du batteur Eric Harland.

    John Escreet Don't fight the inevitable

    John Escreet
    Don’t Fight The Inevitable
    Mythology Records
    &
    The Story
    Sans titre

    Parmi les flux important d’énergies nouvelles from New York, je retiens l’Anglais John Escreet, 26 ans, né à Doncasterm, élevé au Royaume-Uni, établi dans la Grosse Pomme depuis qu’il y a complété ses études à la Manhattan School of Music. Étudiant de Jason Moran et Kenny Barron, il a eu tôt fait d’imposer sa patte. Ce qu’on découvre de lui sur l’album Don’t Fight The Inevitable mène à croire à une carrière de premier plan.

    Virtuosité, vision, multiplicité des références, très forte connaissance de la musique contemporaine de tradition classique, leadership, entourage de haut niveau – appui du saxophoniste David Binney qui coproduit cet album, sans compter le trompettiste Ambrose Akinmusire, le contrebassiste Matt Brewer et le batteur Nasheet Waits. Tout sourit à cet excellent musicien dont les choix compositionnels illustrent parfaitement la nature du jazz contemporain. Un jazz capable de fédérer les mélomanes parce suffisamment balisé, mais bien assez audacieux et exigeant pour les bousculer.

    Pour en savoir davantage sur John Escreet, il faut aussi découvrir l’ensemble The Story, constitué d’un section rythmique montréalaise transplantée dans la Grosse Pomme (Zack Lober, contrebasse, Greg Ritchie, batterie) et de saxophonistes on ne peut plus plus imaginatifs (Lars Dietrich, sax alto, Samir Zarif, sax ténor). Les ponctions de minimalisme américain y sont particulièrement étonnantes.

    Nik Bartsch's Ronin Llyria

    Nik Bärtsch’s Ronin
    Llyria
    ECM

    Peu connu en Amérique du Nord, ce pianiste et compositeur suisse-allemand investit un monde sonore au confluent du jazz contemporain et de la musique écrite de tradition européenne. Ronin, le quintette de Nik Bärtsch, improvise de manière succincte voire minimaliste. Paradoxalement, on ressent de ce groupe une formidable impulsion -Andi Pupato, percussions, Kaspar Rast, batterie, Björn Meyer, basse, Sha, saxophone alto et clarinette basse, Nik Bärtsch, piano.

    Le musicien zurichois y concentre ses énergies à l’élaboration d’un langage collectif, langage inédit fondé sur de très solides propositions polyrythmiques, qui puisent dans le jazz moderne, le funk ou même le rock. On ne s’en étonnera pas que Nik Bärtsch se soit penché sur les oeuvres de Steve Reich, Philippe Glass, Morton Feldspath et John Cage. Après écoute des albums Lyric (2010), Colon (2008), REA (2004), Random (2002), on constate que influences sont parfaitement intégrées à son langage.

    On peut dire de ce quintette qu’il est visionnaire et qu’il gagnera beaucoup d’adeptes au cours des années qui viennent.

    Quest Re-Dial Live in Hamburf

    Quest / Dave Liebman, Richie Beirach, Ron McClure, Billy Hart
    Re-Dial, live in Hamburg
    Outnote Records

    Encore une fois, on l’observe. Des musiciens de grande expérience ne se suffisent pas à… leur grande expérience. Il leur faut poursuivre la quête jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le saxophoniste et flûtiste Dave Liebman, le pianiste Richie Beirach, le contrebassiste Ron McClure, le batteur Billy Hart, tous au service de Quest, sont de cette trempe. Comme l’était la formation originelle en 1981, avec George Mraz et Al Foster. Composé de l’actuel alignement dès 1983, le groupe s’est éclipsé de la planète jazz de 1991 à 2005. L’anniversaire d’un ami commun les aurait remis sur la piste. Et voilà que cette piste mène de nouveau à des rencontres mirobolantes.

    Ce jazz post-coltranien a requis les valeurs créatives de chacun: trois pièces de Dave Liebman (Standoff, Re-Dial, The Piper at the Gates of Dawn), trois pièces de Richie Beirach (Continuum, Pendulum, Hermitage), une pièce de Ron McClure (Let Freedom Ring), une pièce de John Coltrane (Brazilia) et le déploiement de toute la science de Billy Hart qui occupe beaucoup d’espace dans cet enregistrement.

    L’enregistrement public n’est pas souvent propice aux meilleurs résultats pour l’écoute en privé, mais la musique improvisée sied mieux à cet exercice lorsqu’on recueille les sons des meilleurs concerts. C’est probablement le cas de ce concert donné à Hambourg. Rencontre des plus intenses, très riche, sur le plan des structures contemporaines, structures ouvertes aux plus impétueuses improvisations.

    Brad Mehldau Highway Rider

    Brad Mehldau
    Highway Rider
    Nonesuch

    Il ne faut pas se laisser prendre au piège des réputations. Brad Mehldau est beaucoup plus que le chouchou d’une génération. Beaucoup plus qu’un pianiste populaire auprès des jazzophiles trentenaires ou dans la vingtaine. S’il s’enlisait dans la redite générationnelle (particulièrement marquée par les relectures de musiques populaires plus récentes), on conviendrait de cette formule.

    Highway Rider infirme toutes appréhensions à ce titre. Réalisé par Jon Brion, cet ambitieux CD double a réuni les précieux collaborateurs de Brad Mehldau, le batteur Jeff Ballard et le contrebassiste Larry Grenadier, auxquels s’ajoutent le saxophoniste Joshua Redman, le batteur Matt Chamberlain et un orchestre symphonique sous la direction de Dan Coleman.

    En résulte l’entreprise la plus ambitieuse de Brad Mehldau en tant que compositeur, leader et concepteur. Récit substantiel, vaste fresque dont espère la présentation sur scène. Une mission que devrait normalement s’acquitter le Festival international de jazz Montréal en 2011.

    Charles Lloyd Quartet Mirror

    Charles Lloyd Quartet
    Mirror
    ECM

    Depuis l’album Jumping the Creek paru en 2005, le vétéran Charles Lloyd est sur une lancée exceptionnelle.
    L’espace conquis par l’ensemble du septuagénaire est l’un des plus créatifs et les plus élégants que le jazz contemporain puisse offrir. La souplesse, le raffinement voire la suavité des interactions, la haute direction artistique assurée par le saxophoniste, la qualité des individualités, la cohésion idéale de ce quartette mènent ce jazz à des sommets de contentement.
    Depuis quelques années, le superbe pianiste Jason Moran a remplacé l’incomparable Geri Allen, il apporte au quartette une couleur très particulière dans le phrasé et les dissonances tout en faisant preuve d’une grande profondeur harmonique – il faut d’ailleurs écouter l’excellent Ten, son plus récent album en trio paru à la fin de l’été.
    La section rythmique est toujours constituée de l’impeccable contrebassiste Reuben Rogers et du batteur Eric Harland, un des plus subtils de l’heure sur la planète jazz. Tout est en place pour la magie blanche de Charles Lloyd, dont ce Mirror comprend quatre pièces originales, des standards (I Fall In Love Too Easily, Monk’s Mood, Ruby My Dear), une reprise de Brian Wilson (Caroline, No) ou des chants traditionnels réarrangés comme La Llorona que la regrettée Lhasa a déjà interprétée. Le tout, il va sans dire, joué superbement par ce maître du goût.

    treelines cover

    Christine Jensen Jazz Orchestra
    Treelines, avec la participation d’Ingrid Jensen
    Justin Time

    Le jazz montréalais a produit plusieurs albums de haute tenue en 2010 – Samuel Blais, Pierre Labbé, Fraser Hollins, Jazzlab. Je choisis d’abord celui du Christine Jensen Jazz Orchestra car ce big band s’inscrit parmi les meilleures formations du genre. Dans la lignée de Maria Schneider et de Gil Evans, notre Christine Jensen peut se targuer d’avoir créé sa propre facture, des choix harmoniques, des ponctuations, des couleurs orchestrales et un lyrisme qui lui sont propres.

    Sauf la superbe soliste new-yorkaise Ingrid Jensen, sœur aînée dont le jeu de trompette est l’un des plus accomplis sur la planète jazz en 2010, que des Montréalais sont mis à contribution dans l’univers de Christine.

    Le personnel de ce magnifique Orchestra est certes plus anglophone que francophone, n’attire peut-être pas les gros canons du jazz local. Enfin, ceux qu’on médiatise à gogo en haute saison festivalière. Le noyau de cet orchestre (Christine et son mari Joel Miller, Fraser Hollins, Aaron Doyle, etc.)  s’est fréquenté jadis à l’université McGill au tournant des années 90, avant de s’établir définitivement dans cette île. Depuis, ce noyau s’est fondu dans le paysage montréalais et créé tout un pan de jazz nouveau.
    Et alors ? Il y a lieu d’être fier qu’un tel orchestre réside dans cette île. Oui, estimons-nous chanceux de pouvoir compter ces musiciens parmi nous. Le Christine Jensen Jazz Orchestra ne propose rien d’autre que raffinement et créativité.

    Pierre Labbé Tremblement de fer

    Pierre Labbé + 12
    Tremblement de fer
    Ambiances magnétiques

    Cette musique a d’abord pris forme dans le cadre d’un ambitieux projet de l’Off Festival, qui réunissait à l’origine un nombre beaucoup plus considérable de musiciens.
    Après une douloureuse expérience de sonorisation sur scène (juin 2009), le concept a été réduit en studio à 12 musiciens. Les compositions ont été retravaillées, raffermies, complexifiées. Excellente décision de Pierre Labbé en étoffant les propositions initiales de son Tremblement de fer: il m’apparaît clair que ce jazz contemporain a atteint l’équilibre entre fines structures d’inspirations diverses (transculture, transgenres) et improvisations ferventes de très bon niveau. Saxophoniste et flûtiste, Pierre Labbé s’applique ici à faire valoir exclusivement ses talents compositeur, un art qu’il maîtrise mieux que la majorité des musiciens locaux de la mouvance jazz. Parce qu’il est capable d’y opposer les cordes (Jean René, Mélanie de Bonville, Émilie Girard-Charest, Josiane Laberge) aux vents (André Leroux, Jean Derome, Aaron Doyle, Jean-Nicolas Trottier), et de faire se déployer cette dialectique sur des échafauds de mesures composées qu’assure une excellente section rythmique (Pierre Tanguay et Clinton Ryder), derrière laquelle se tissent de singulières interventions harmoniques (Bernard Falaise, Guillaume Dostaler). Cette matière, d’ailleurs, a été jouée brillamment à l’Off Jazz, soit le 23 octobre dernier au Lion d’or. De mémorables secousses y ont frappé l’imaginaire, c’est le moins qu’on puisse dire.


    • Euh, est-ce que le Douglas compte pour plusieurs parce que j’arrive à 9 sélections ? Je reviendrai demain pour mes propres choix

    • Peut-être parce qu’il y manque le Solo de Vijay Iyer?

    • Merci pour toutes ces suggestions!

      Je n’ai pas la chance de découvrir autant d’albums que vous durant une année, mais pour 2010, celui qui a sans contredit retenu mon attention est “Highway Rider” de Brad Mehldau. Son écriture pour grand orchestre… une véritable réussite. Je ne me lasse pas d’écouter cet album. La chanson “Don’t be sad” est très émouvante et met en valeur le saxophone de l’excellent Joshua Redman. La sonorité un peu plus classique de certaines pièces avec orchestre se terminant par une magnifique transition vers un son plus Jazz me plait énormément….(Ex.: Now you must climb alone suivi de Walking the peak)

      Du côté Québécois, j’apprécie beaucoup l’album “Chorégraphie” d’Yves Léveillé. Très bel album aux mélodies accrocheuses, Bonnes improvisations et harmonisations intéressantes.

      Enfin, dans la catégorie “Relax” … J’aime bien “Lost in a dream” de Paul Motian, Chris Potter et Jason Moran.

      Bonne année à tous!

    • Escreet et The Story, ça compte pour deux.

    • Oh boy! je commence l’année avec du pain sur la planche. Ce serait plus facile s’il y avait les hyperliens.
      Je commence avec Jason Moran, Dave Douglas et l’album Quest. Ce sont les trois qui ont la gentillesse de mettre leur album en écoute sur spotify…
      Ceci dit..Keith Jarret/Charlie Haden et leur projet Jasmine, ça vous tenterait pas de le mettre dans votre liste? Ça me reposerait et je pourrais me dire qu’il y en a au moins un que j’ai et que j’aime.

    • Ben oui, y’a deux disques d’Escreet de mentionné. Sur les 10 disques mentionnés y’en a 7 que je possède. Le Mehldau m’a irrité par sa grandiloquence, outre ce bémol je peux facilement comprendre pourquoi il ferait partie d’un top ten.

      Ten de Jason Moran est ce qui se rapproche le plus de l’album de l’année

      En attendant voici le top 50 du Villagevoice

      http://www.villagevoice.com/2010-12-29/music/the-2010-voice-jazz-poll/
      J’ignore pourquoi le Douglas n’y fait pas partie, pour le reste pas une mauvaise liste mais ça fait un peu consensus mou.

      Voici les miens

      Jason Moran Ten
      Charles Lloyd Mirror
      Sclavis / Taborn / Rainey Eldorado Trio
      Nicole Mitchell Emerald Hills
      Christine Jensen Treelines
      David Binney Aliso
      Paul Motian Trio Lost in a Dream
      Dave Douglas – Spark of Being Expanded
      Christian Scott Yesterday you said tomorrow
      Renaud Garcia-Fons Méditérranées

      Ils ne sont pas dans un ordre particulier

    • ce que je retient le plus de mon année d’écoute en jazz c’est un concert de Dee Alexander quartet au sunside sunset à paris , un orchestre extremement généreux avec son public , une relation pianiste , batteur d’une grande homogénéité , juste assez d’improvisation mais surtout un batteur qui nous a totalement soufflé par son jeu d’une grande vitesse et précision surtout que nous l’avions à 3 pieds de nous .
      bonne année d’écoute à tous

    • J’ai également aimé “Jasmine” tout comme Dave Douglas (quel concert au Gesu) et surtout Paul Motian Trio – “Lost in a dream” un aller-simple vers le septième ciel.

    • Bonne année Alain

      Ça Jazz pas fort sur ce blogue. (et moi je n’y connais rien) mais juste pour t’en souhaiter une bonne et heureuse année.

    • J’ai écris un commentaire en début de soirée hier…et il n’a pas été publié?!?!

      En résumé, mon album Jazz préféré pour 2010 est “Highway Rider” de Brad Mehldau. Ce gros projet de Mehldau est à mon sens un totale réussite. Je ne me lasse pas d’écouter cet album.

      Du côté Québécois, j’ai retenu l’album “Chorégraphie” d’Yves Léveillé. Une grande sensibilité se dégagent de la plupart des pièces composant cet album. Les mélodies sont accrocheuses.

      Avec son côté relax l’album “Lost in a dream” de Paul Motian avec ChrisPotter et Jason Moran a aussi capté mon intérêt cette année.

      @NorvegeQuebec: Moi aussi j’aime beaucoup “Jasmine” de Keith Jarret. Tout simple, tout léger mais tellement agréable à écouter!

      Merci beaucoup pour toutes ces suggestions! Bonne année à tous!

    • @allegro9, vanbasten et à tous

      Désolé pour les répliques qui restent suspendues pendant quelques heures. J’imagine que certains mots y sont mal perçus par le logiciel wordpress. Et je ne suis pas toujours là pour modérer… Voilà tout et re- bonne année !

      P.S.
      Pour The Story, c’est un complément d’orchestre à Don’t Fight The Inevitable. Pour Dave Douglas, on parle d’une même oeuvre répartie sur trois albums.

    • Et Geri??
      Bonjour m’sieur,
      Excellent choix que le vôtre. Mais il me semble que les critiques, cette année, ont tout simplement oublié l’exceptionnel disque de la pianiste Geri Allen intitulé “Flying Toward the Sound”, et sous-titré “A solo excursion inspired by the genius of Cecil Taylor, McCoy Tyner and Herbie Hancock”. Est-ce à cause de la diffusion confidentielle de cette étiquette toute aussi confidentielle qu’est Motema? Pourtant, la dame me semble du même niveau que les trois monstres sacrés dont elle s’inspire. Pour entendre la dame… http://www.youtube.com/watch?v=MibNhLCRF_w

      Tout comme bt627, j’aurais aussi aimé voir le Solo de Vijay Iyer dans votre liste. Mais peu importe, le plaisir est dans le partage et vos choix alimenteront ma discothèque, entre autres le Dave Douglas dont j’avais décidé de me passer parce que je possède déjà un dizaine d’albums du bonhomme et John Escreet qui m’était inconnu…

      En tous cas, je vous souhaite une belle année 2011 de découvertes jazzistiques passionnantes!

      Gilles Chaumel
      Stoneham

      Gilles Chaumel
      Abonné
      vendredi 31 décembre 2010 14h44
      Et Geri? …suite et fin.

    • 1= Vijay Iyer solo
      2= Christian Scott
      3= Brad Mehldau
      4= Jason Moran
      5= Michael Formanek

      Pas le temps d’élaborer, la famille de sang passe avant la famille virtuelle… Bon 2011.

    • Jazz norvégien très avant-gardiset : Supersilent 10

    • Je suis d’accord avec vos choix; Douglas fait également partie de mes évènements jazzistiques de l’année et je viens tout juste de recevoir le tryptique Sparks of Being en cadeau que j’ai très hâte de découvrir !

      De mon côté, j’ai également été très agréablement surpris par le dernier Truffaz Quartet planant, psychédélique et groovy !

      Avec plus de 12 parutions cette année, il est impossible de passer sous silence la présence de John Zorn dans la liste et bien que je chaque titres méritent d’y prêter l’oreille, ma préférence va à Alhambra Ensemble qui de trio d’origine en 2009 est devenu quintet sur “In Search of the Miraculous” et sextet sur “The Goddess” Un “jazz” progressif à base de compositions classiques inspirées des musiques minimalistes et répétives aussi bien que de la fusion d’origine et de Morricone, avec:
      Rob Burger: Piano
      Trevor Dunn: Bass
      Carol Emanuel: Harp
      Ben Perowsky: Drums
      Mark Ribot: Guitar
      Kenny Wollesen: Vibes

    • En 2010, j’ai redécouvert les albums du groupe “Rip Rig + Panic”, groupe de punk-jazz du début des années 1980, avec Neneh Cherry comme chanteuse. Méconnu, il mérite à mon avis de refaire surface!

    • Moi qui me fais l’effet de n’écouter que des morts, ces bilans et suggestions sont vraiment extraordinaires! Merci particulier à vanbasten pour son village voice.
      .
      De ces listes, il n’y a à peu près que Jason Moran qui m’est connu. J’aime sa filiation avec la tradition, tout ce qu’il en retire et tout le jus qu’il en sort. Il est bruyant, étonnant, captivant. Il ne copie pas. Il déconstruit et réinvente avec virtuosité. C’est quand j’entends des artistes semblables que je regrette de n’être pas musicien. Pour comprendre encore davantage leur jeu et leur imagination…

    • Je ne connaissais pas vraiment Dave Douglas. J’ai entendu Moonshine sur Youtube. Ca me rappelle (un peu) Bitches Brew. Très intéressant.

      Douglas, Bärtsch et Jensen sont sur ma “short list” d’achat. Merci et bonne année.

    • Bonne annee a tous. Bonne ecoute musicale en analogique ou numerique. Rappelez-vous que la musique adoucit les moeurs. Oki, exception de celle (s) qui nous agresse (nt). Bonne sante. J’ai perdu mes accents pour cette semaine.

    • Bonjour

      je suis un peu tard, car vacances…voici mes choix ! Sans ordre particulier.

      Mary Halvorson Quintet, album Saturn Signs (Firehouse 12)
      Jason Moran, album Ten (Blue Note)
      Charles Lloyd Quartet, album Mirror (ECM)
      Micheal Formanek, album The Rub and Spare Change (ECM)
      The Frame Quartet, album 35mm (Okkadisk)
      The Vandermark 5, album The Horse Jumps and the Ship is Gone (Not Two)
      Angles, album Epileptical West – Live in Coimbra (Clean Feed)
      Adam Lane’s Full Throttle Orchestra, album Ashcan Rantings (Clean Feed)
      Schlippenbach Trio, album Bauhaus Dessau (Intakt)
      Peter Evans Quartet, album Live in Lisbon (Clean Feed)
      David Binney, album Aliso (Criss Cross)
      Correction, album Two Nights in April (Ayler)
      Chicago Underground Duo, album Boca Negra (Thrill Jockey)
      John Escreet, album Don’t Fight the Inevitable (Mythology Records)

      et pour le Québec

      Pierre Labbé + 12, album Tremblement de Fer (Ambiances Magnétiques)
      Samuel Blais, album New Angles (Effendi)

    • @ Mr Brunet

      Je suis complètement hors sujet mais que pensez vous du mixtape de M.I.A Vicki Leekx qui vient de sortir gratuitement sur le web!!

    • à hdufort.

      Vous pouvez me dire où les trouver ces albums de Rip, Rig and Panic en CD ou en format numérique.
      C’est effectivement un groupe malheureusement méconnu…

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