Alain Brunet

Alain Brunet - Auteur
  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mardi 28 décembre 2010 | Mise en ligne à 17h22 | Commenter Commentaires (62)

    Bilan 2010 / Top franco

    Bonhomme de neige

     
    Pour boucler 2010, je vous suggère une sélection de cinq albums français francophones (désormais, il vaut mieux spécifier) et cinq albums québécois francophones. Mes préférés précéderont les vôtres, n’est-ce pas ? Et si des observateurs plus assidus de la scène française ou des sentiers parallèles d’Amérique ont des découvertes à nous soumettre, qu’ils n’hésitent surtout pas à le faire !

    Encore là, il s’agit d’une contribution de la communauté entière pour le bénéfices de nos lecteurs en ligne.

    Top Keb

    Avant de passer aux préférences, saluons les artisans issus d’Amérique francophone, leur production doit sans conteste être soulignée: entre autres Philémon chante (Les Sessions cubaines), Radio Radio (Belmundo Regal), Alex Nevsky (De lune à l’aube), Alexandre Désilets (La garde), Les Frères Goyette (Rencontre du troisième Âge), Panache, Canailles, Jérôme Dupuis-Cloutier (Gentleman refroidi), Nico Lelièvre (Foutlitude), Maryse arte (Ni le feu, ni le vent), Les Charbonniers de l’enfer (Nouvelles fréquentations), Meta Gruau (Tendre et mauve), Jenny Salgado (… et tu te suivras), Le Vent du Nord (symphonique), Dany Placard (Placard), Ève Cournoyer (Tempête), Le Husky (La fuite), Diane Tell (Docteur Boris & Mister Vian), Jeanne Rochette (Elle sort),  Tricot Machine (La prochaine étape) ,  12 Hommes rapaillés (2e volet) et  encore d’autres  artistes d’ici qui se sont appliqués à éviter tout nivellement par le bas.

    karkwa de verre

    Karkwa
    Les Chemins de verre
    Audiogram

    Prix Polaris 2010  remporté contre toute attente (on se souvient du Globe&Mail), Karkwa a également conquis quelques terres françaises en plus de soumettre un opus mature et d’autant plus fédérateur.  Alors ? Ze groupe de l’année de l’Amérique francophone, en ce qui me concerne. Sur ces chemins de  verre, Karkwa nous invite à méditer sur le pyromane de l’intimité, à  s’imaginer une chambre à gaz, à peindre l’acouphène qui roule dans les crânes. Un «moi léger» peut émerger du tunnel.  La lumière peut être repérée.  Ainsi s’étend le domaine poétique de Louis-Jean Cormier, principal auteur du groupe – Julien Sagot en complément d’orchestre.

    Les ambitions formelles demeurent louables, malgré ces défauts d’apprentissage qui  ont tôt fait de se cacher dans la musique.  Les mots finiront peut-être par accoter les notes, ces dernières demeurent la principale source d’excitation lorsqu’on se met à l’écoute de Karkwa.

    Qui plus est, ce groupe est intrinsèquement liée à  la chanson québécoise. Plus mature, mieux maîtrisée, un peu candide, un tantinet pompeuse.  Le groupe reste nettement supérieur à la moyenne francophone (tous continents confondus) dans l’expérience musicale qu’il suggère. Pour son quatrième album, le groupe a su déjouer les pièges de la surproduction. En préservant le caractère brut du rock indé tout en fournissant un effort de raffinement. En gardant les pieds dans le  folk et la pop.  Maturité, somme toute.

    Martin Léon Les Atomes

    Martin Léon
    Les Atomes
    La Tribu

    Cet artiste plutôt laidback pour ne pas dire peu productif, a surpris tout le monde cet automne avec ses Atomes. Voilà un des (trop) rares albums québécois où le texte inspiré atteint l’équilibre avec un environnement sonore superbement aménagé.

    Le groove, les couches de son, le mix. Le mélange des genres: folk, funk, jazz, arômes de blaxploitation, musique classique, pop. La qualité du soutien musical, la personnalité de chacun. Les cuivres (Jacques Kuba Séguin, trompette, Benoît Rocheleau,trombone), les cordes (Mélanie Auclair, violoncelle), les claviers (Alexis Dumais, Martin Lizotte), les percussions (Pascal Racine-Venne), guitares et basse (Alexis Dumais, Martin Léon), les voix (Audrey Emery, Martin Léon).
    Le choix des ingrédients est parfait. Martin Léon fait un usage optimal des outils et références musicales dont il dispose. Il en retire une moelle compatible avec la sienne. Débobine, rembobine le fil des existences croisées en chemin. Cause de désir et d’incompatibilité de caractère.  Souhaite les meilleures dispositions de l’homme à tout événement, à tous éléments. Prend la direction direction tripes et couilles. Empoigne des hanches, tire des cheveux.  Exige qu’on le prenne tel quel. Tout son être y a été investi. Anecdote,  rime conceptuelle, abstraction, lyrisme, philo, esprit reptilien. Ces Atomes sont beaux et incarnés.

    Gros album pour Martin Léon.

     
    jeromeminiere_500_500

    Jérôme Minière
    Le vrai Le faux
    La Tribu

    En fin d’année à La Tulipe, Le vrai le faux a fait ses premières  flammèches sur scène.  Minière y a repris son rôle d’observateur éclairé, lucide, impressionniste.

    Dans Coeurs, il s’était laissé basculer dans le puits de sa propre intimité. Dans Le vrai le faux, tous les éléments de son puzzle perso ont été réunis et brillamment aménagés. L’auteur y a jeté des regards autoréflexifs mais aussi  des regards extérieurs sur les autres (une de ses nouvelles chansons porte carrément ce titre). S’est penché sur différents phénomènes de société, sur l’indifférence qui génère la violence chez les individus isolés, sur le vide latent de l’environnement numérique, mais aussi sur son intérieur d’homme qui aime.

    Croisant entre cyber folk et cyber pop , le soutien musical est simple, efficace, catchy, de très bon goût. En fait, de plus en plus pop sans que soient négligés les ingrédients identitaires de Jérôme Minière.  Ont participé à l’enregistrement le claviériste français Albin de la Simone, le batteur José Major, le guitariste Denis Ferland,  Bïa, Ngâbo, Dawn Cumberbatch.  L’automne durant, notre Jérôme nous a construit une expérience 2.0 en format modeste. Album, audiovisuel en plusieurs épisodes, puis spectacle. 

    Modeste, inspiré, toujours aussi doué. Constant, le Minière. Oui, on peut commencer à parler d’une œuvre.

    Jimmy Hunt

    Jimmy Hunt
    Sans titre
    Grosse Boîte

    Des guitares folk, des guitares rock, des gravats de country, des cordes qui pleuvent, des petites machines, une voix très typée, qui passe aussi  par la gorge et par le nez. Plein d’affaires qui passent par la tête. Des rimes sur les filles, essentiellement.  Des filles et des  filles. Annabelle. Mathilde. Erzulie Freda, la divinité vaudoue, la poupée aiguille. D’autres filles sans nom. 

    Les emmener ailleurs. En être jaloux. En brûler d’envie. La baiser. La repousser pour honorer son engagement. Y renoncer. En fantasmer. En souffrir. En manquer. La bête mâle soudée à l’animal femelle, l’esprit masculin hanté par l’esprit féminin. La dégaine d’Amérique. Le beau mélange de joual et de langue bien torchée. La belle, futée et consonante simplicité. La lucidité, une intelligence certaine. 

    Jimmy Hunt est très intime dans cet album sans titre. On arrive aisément à se sentir chez lui car ses chansons nous y font entrer sans efforts. Assez de mélodies, assez de grâce, assez de finesse, bien assez de repères pour investir des chambres remplies  de de talent. Et de filles, il vas sans dire.

     
    Vulgaires Machins Requiem pour les sourds

    Vulgaires Machins
    Requiem pour les sourds
    Indica

    Maîtrise des riffs et de la distorsion. Droiture des rythmes. Maîtrise des harmonisations vocales et des lignes à l’unisson. Droiture de  l’esthétique.

    Maîtrise du discours critique. Droiture de la vision du monde. Anticapitalisme  persistant. Cynisme face aux institutions démocratiques. Abus de la consommation. Colonisation de l’imaginaire.  Parasitisme culturel. Mythe de la liberté de presse.  Néolibéralisme sans vergogne. Divertissement et pub au service d’une apathie croissante et ronflante.  Textes un peu tristes, vision un tantinet alarmiste pour ne pas dire réductrice.

    Bref, les bonnes vieilles bases de la pensée critique au service des Vulgaires Machins. Ce Requiem pour les sourds est un requiem trentenaire pour un monde qui passe d’abord par le cynisme, la dissidence et l’opposition. Ce Requiem pour les sourds  n’en demeure pas moins cohérent.  Conséquent.  Solide musicalement.

    Ayant définitivement atteint  l’âge adulte, à peine sortis de leur  jeunesse, les Vulgaires Machins y couchent leur pensée critique sur  des musiques mûres, exécutées dans les règles de l’art punk rock, selon les critères les plus élevés du genre.

     

    Top  français

    Avant les présentations, un  souhait pour 2011.

    Essayons de nous brancher davantage sur la production française en plus de témoigner de la création francophone d’Amérique. Essayons de débusquer ce qui se fait de mieux dans l’entière francophonie. Essayons d’y faire circuler les essences dans ce blogue. Que chaque intervenant féru de chanson francophone insiste auprès de notre communauté  lorsqu’il a eu entre les oreilles un nouvel album qu’il juge important. Dès lors, on ira plus loin que la nomenclature trop réduite des albums distribués au Canada en exemplaire physique. Plus loin que Bali Murphy (Poussière), Daho-Moreau (Le condamné à mort), plus loin que Zazie, Raphael (Pacific 231), Florent Pagny (Tout et son contraire) , Cali et Mickey 3D (La Grande Évasion), Cali (La vie est une truite arc-en-ciel qui nage dans mon coeur).

     Faisons en sorte que ce vœu ne soit pas pieux…

    ginger

    Gaëtan Roussel
    Ginger
    Barclay

    Leader de Louise Attaque et de Tarmac, de surcroît principal auteur-compositeur de Bleu pétrole (l’ultime opus d’Alain Bashung), réalisateur du dernier album de Rachid Taha (Bonjour), auteur de la chanson Il y a  pour Vanessa Paradis.  Gaëtan Roussel a pondu le meilleur album francophone de 2010.

    Les mots anglais de Ginger sont exprimés à hauteur d’environ 10%. Son auteur les exploite comme l’écho de ses paroles essentiellement françaises. La moindre des courtoisie, doit-on en déduire après avoir repassé la liste des personnalités mises à contribution: le Britannique Tim Goldsworthy (ex-collaborateur de James Murphy dans le cadre du label DFA),  la chanteuse  américaine Renee Scroggins (du groupe ESG), l’auteur-compositeur-américain Gordon Gano (figure centrale de Violent Femmes), et tout un personnel français en majorité absolue.

    Plus que jamais il ne l’ont été auparavant (l’effet de son passage chez feu Bashung?) ,les mots y sont simples, beaux et consonants. Invariablement, les mélodies de Ginger s’impriment dans les hémisphères, les grooves y remuent les plexus. Ces environnements sonores n’ont rien, strictement rien à envier aux meilleurs albums anglo-américains.  Pour la francophonie, en tout cas, ces influx de créativité et de vision y constituent un tonique revivifiant.

     
    Biolay La Superbe

    Benjamin Biolay
    La Superbe
    Naïve

     
    Il a beau faire fait le beau, Biolay demeure un très bel artiste.  C’est ce qu’on s’est dit lorsque La Superbe a fait son apparition dans les bacs à CD, fin janvier 2010 – l’album double est paru en France en octobre 2009 et a fait boum aux Victoires de la musique l’hiver dernier.

    Avec La Superbe, Tête et ego ont retrouvé une taille acceptable, on y a senti une quête, celle d’un être en meilleurs termes avec l’existence quoi toujours sur ses gardes. Ces 22 nouvelles, il me semble, sont la diffraction de sa propre existence ou encore de l’idée qu’il s’en fait. Le désir des femmes, le cul tout cru, un bébé qui s’effeuille dans la nuit pâle, l’enfant qu’il aime  inconditionnellement, un cynisme certain quand à la pérennité de l’amour et du désir, tout ce qui porte ombrage et qui rend jaloux, le dégonflement forcé de l’ego, l’assomption d’un comportement erratique, la toxicomanie (légère), cette vie d’errance qui se boit et qui se dégueule, ce réalisme en gris foncé malgré la sagesse acquise. Et puis quand même…  l’espoir, l’amour, la candeur cueillie dans les gravats.

    Pour faire voler ses mots Biolay  peut compter sur ses dons de  musicien, sur son expertise de musicien éduqué. Tromboniste de formation, il a appris tous les instruments nécessaires à la confection de chansons fort bien ficelées. Étudiant modèle de la chanson française moderne, il en a visité tous les recoins, en a conservé les références pour la ransgresser allègrement. La bousculer, la rouler dans le rock, le reggae, le jazz, la techno, la musique classique et autres farines enrichies.

    Avec La Superbe, Benjamin Biolay a fait la démonstration limpide de son talent. De sa longévité.

     
    Arnaud Fleurent-Didier La Reproduction

    Arnaud Fleurent-Didier
    La Reproduction
    Sony Music

    Cette profondeur intellectuelle au service de l’émotion et de ses  grands airs, cette finesse, cette élégance, cette retenue sous des allures débonnaires, enfin tout les ingrédients de cette chanson nourricière de France, on les retrouve dans La Reproduction. Full français ! Cette minceur orchestrale qu’on reproche tant aux cousins, on l’apprécie de nouveau comme on le faisait naguère en Amérique, jusqu’au tournant des années 70.

    À ce titre, Arnaud Fleurent-Didier nous en met plein la gueule et ce qui se trouve derrière. Pilier de cet album, la chanson France Culture est une œuvre d’art remarquable en plus d’être le résumé de la trajectoire identitaire, celle de jeunes adultes issu de la petite bourgeoisie française dans les années 70. Plus loin, on repasse le déclin des utopies soixante-huitardes. On y décompte les oublis dans les mémoires différés.  On s’égare sur Google et  Facebook. On essaie de trouver un fil conducteur,  un continuum historique, une forme ou une autre de filiation. 

    Hors de toute complaisance, en toute auto-dérision,  on y aborde les thèmes de la séduction, du sexe, de la candeur amoureuse. La musique de Fleurent-Didier ne peut être plus… française!  Les élément de pop mis en chantier repassent un demi-siècle d’appropriation française de pop anglo-américaine,  un demi-siècle de grandes musiques instrumentales populaires, un demi-siècle de musiques de films (dont beaucoup de françaises), un demi-siècle de chanson française moderne.

     
    Abd Al Malik

    Abd Al Malik
    Château Rouge
    Barclay

    Issu du hip hop où il a fait ses classes,  fils de haut fonctionnaire congolais déchu, garçon transplanté de force dans un HLM de Strasbourg, converti au soufisme des grands mystiques mais aussi à la pensée critique française des grands intellos, Abd Al Malik, s’est construit dans une certaine adversité. N’a cessé de parfaire les formes et la substance de son écriture au fil de ses quatre albums dont le tout récent Château Rouge, réalisé par Chilly Gonzales.

    Il  perd dans la brume tous ces chercheurs de petite morale qui portent des regards torves et présumément critique sur notre époque.  Sur là d’où on vient. Sur là où on vit.  Riches sont les portraits dressés par Abd Al Malik,  substantiels sont les souvenirs qu’il relate, évidents sont les travers de société qu’il relève.

    Pourtant capable de coucher ses mots sur des beats, genres et instrumentations de notre temps, capable de varier les styles en cherchant bien au-delà du hip hop et autres grooves , Abd Al Malik demeure l’un des auteurs français de chansons parmi les plus aptes à varier les concepts lourds et les légers.  Il  mène une réflexion sur l’identité multipolaire, identité parfois floue, parfois limpide, parfois mystérieuse, miraculeuse, épouvantable ou salvatrice.  

    Abd Al Malik exhale une spiritualité fine et discrète, sans  prosélytisme aucun.

    Respect.

    katerine_album-2010

    Philippe Katerine

    Sans titre

    Barclay

    Il rêve qu’il suce Johnny. À haute voix, ses vrais parents répètent qu’il voudrait faire un film avec une femme nue et des handicapés. Il fait du mini-thème de fermeture du logiciel Windows xp, soit quatre notes en tout, quelque chose de vachement orchestré en fin de progression. Il joue avec ces seuls trois mots: juifs, arabes, ensemble. Il commente la grande devise républicaine: liberté… mon cul, égalité… mon cul, fraternité… mon cul. Il prodigue ce conseil halluciné: faire du vélib (dixie parisien) la nuit, sous ecstasy - il va sans dire. Lui et sa partenraire répètent j’aime tes fesses une soixantaine de fios  en 3 minute et 16 secondes.

    Si Katerine n’en est pas à ses premières dérives et soubresauts d’absurdité (on l’imagine pouvoir encore monter et couper le son!), il a relevé ce défi de la chanson miniature, entouré de trois musiciens qu’il côtoyait dans son bar de quartier. À l’instar de Raymond Queneau, Georges Perec et autres auteurs de propension oulipienne, Katerine s’est prêté à un exercice de contrainte minimaliste.

    Déroutant pour tous, concluant pour une bonne part.


    • Misteur Valaire, Radio Radio et Poirier on met ca dans quel catégorie?

      Pour le reste, mon album franco préféré de 2010 est Alex Nevsky.

    • Misteur Valaire chante en anglais, Radio Radio fait partie des mentions préliminaires. Quant à Poirier c’est de l’instrumental-électro-hip hop. Pas dans cette sélection.

    • 1. Automelodi – Automelodi

      Qu’un groupe local sorte un album sur une des plus réputées étiquette électronique du moment n’a pas semblé émouvoir grand monde par ici. Tant pis.

      Pousse en l’air pour les rééditions de la légendaire trame sonore d’Après Ski par le petit label local Pluton et pour la réédition d’une partie importante de l’indispensable catalogue de Chaos Productions par Euthanasie en France. Du vrai punk de pas fins pour pas fins.

    • Ouch ! y aurait il dominance trentaine lèchée ?

      Désolé mais si côté anglo j’ai le coup de coeur moyen…disons que volet franco il faut que je me force en maudit pour passer au travers d’un album cette année. Même le fantasque Jimmy Hunt m’a laissé sur ma faim.
      Cuvée trop gentille, trop Radio Canada. Désolé si ça fait méchant. J’assume l’aspect colonisé de ce commentaire.
      Je passe.

    • J’ai vu Mister Valaire en show et il n’y a pas grand chose qui se joue en termes d’instrument sur le stage…La première partie, assurée par Half-Baked, torchait 10 fois plus, même si la majorité des cégépiens vous diront le contraire.

    • Côté francophone, j’ai bien aimé le disque de Saez, “J’accuse”. Je ne crois pas qu’il est distribué ici, mais je suis un fan de longue date de Saez et son dernier album est un retour à un son plus rock et punché, avec sa plume acérée, comme à l’habitude. Pas un album qui réinvente la roue, mais qui est très agréable à l’écoute

    • 1- Ginger (Gaétan Roussel)
      2- Requiem pour les sourds (Vulgaires Machins )
      3- Dingue (Emmanuelle Seigner)
      4- 12 hommes rapaillés chantent Gaston Miron volume 2 (Artistes variés)
      5- Jimmy Hunt (Jimmy Hunt)

    • Le grand vide. L’imagination a cédé le pas à l’institution. Il faut convenir. Sodec, sodrac, conseil des arts, musicaction, etc. Les musiciens pour vivre de leur musique doivent se vendre au plus offrant. L’Empire, pub, congrès, Star Ac’. Impossible sinon. Il faut plaire, voilà tout. Plaire à celui qui ne veut rien entendre des revendications sociales, esthétiques ou expérimentales de la jeunesse. C’est absolument triste. Et que dire de tous ces retours (vedettes des années passées)? Eux aussi veulent du fric et le temps a eu le temps de les aplanir pour mieux les digérer. Difficile de trouver de l’âme dans ce monde si propre et si conforme au format matante…J’en pleure!

    • @ilisepa

      Modérez vos sorties et retournez dans l’antre.

    • @ilisepa

      I told you not to eat that yellow snow !

    • La musique francophone est à bout d’inspiration et à bout de souffle. Est-ce la fin de nouveauté et de renouveau? Et les reprises des reprises des reprises de reprises: comme une indigestion. Et ce n’est pas la musique provenant de la France qui soutient ce qui reste de la musique à travers la Francophonie. Espoir africain?

      Les Victoires en France sont aussi le reflet cahotique, insignifiant et vide de la culture musicale internationale francophone. L’Adisq ici est aussi en conflit avec les genres et le reste de l’industrie. Pas de cohésion.

      Jour sombre. On déterre les artistes du passé qui ont fait vibrer plusieurs générations. Le temps d’une chanson. Le temps de se resaisir. De se chanter de nouveau.

    • Alain, est-tu inquiét de l’avenir musicale francophone (Québec et Francophonie)?
      Est-ce la fin d’imagination et de grand élan musicale divertissant et rassembleur?

    • @cerealkiller

      J’écoutais ce soir Morse Code pis j’fais un lien.

    • @ilisepa

      Regardes le nombre de commentaires et la connaissance des blogueurs sur la musique anglophone de cette année sur le blogue précédent d’Alain. Énorme et détaillé. Élaboré et assez bien analysé.

      Regardes maintenant le nombre de commentaires (peu) et l’intérêt qui est portée à la musique francophone sur ce blogue: (famélique n’est-ce pas)

      Voilà une réponse et un ajout à ton commentaire de 19h53: la musique francophone: oui un vide et un désintéressement assez marqué. Pour plusieurs raisons. L’attrait anglophone est un tsunami qui submerge la musique francophone.

      Et si on prend par exemple la France: Le gala des Victoires est réputé ennuyant, dépassé, cahotique, insignifiant et de plus en plus négligeable. Il y a aura des modifications cette année à ce gala: catégories, façon de voter en autres. Une chance sinon c’était la fin et même la mort de ce qui devait représenter la musique Francophone en France et de la Francophonie comme événement.

      @bozappa

      Morse Code: groupe francophone? Mal parti comme nom de groupe. J’aime mieux écouter du Lady Gaga qu’être gaga sur un groupe pareil.

    • @cerealkiller

      La comparaison des marchés anglo et franco reste cruelle et injuste face au rapport de taille. Le problème est que je n’écoute pas la musique par nationalisme ou charité. Si j’achète un disque franco, je l’évalue aux même barêmes que l’ensemble de ma discothèque. J’aime plusieurs choses en musique, mais comme tous j’ai des exigences personnelles et il se trouve que la production anglo rejoint plus majoritairement celles ci.
      Pourtant je me souvient de la claque Fantaisie Militaire, le Dôme et dernièrement le Bernard Adamus .
      Ça devient un peu inévitable en bilan de fin d’année de comparer la liste franco à l’anglo. Katerine, si amusant soit il, trouverait t’il sa place au côté de Deerhunter et Neil Young s’il chantait dans leur langue ?

    • @cerealkiller

      J’aimerais savoir la connaissance réelle des fossoyeurs du français quant à la chanson d’auteur et la pop indé francophones de qualité produites en 2010. Je suspecte que les commentaires négatifs tiennent davantage de l’impression générale que la connaissance de ces albums dont on n’a possiblement écouté que quelques extraits.

      Les dix albums ici sélectionnés soulèvent moins d’intérêt ? Plus que vous ne le croyez mais… évidemment moins que l’attractif corpus anglo. Ces albums sont-ils plus poches que les anglos ? La moyenne générale me semble légèrement inférieure mais, compte tenu de l’offre et de la conjoncture (pas une grande année pour le français dans le monde, indeed), c’est loin d’être médiocre ou ordinaire comme certains le laissent entendre.

      Cela étant, cette impression générale me semble légitime. Quelque chose ne va pas avec la production francophone. L’image de désuétude l’emporte sur le dynamisme et l’innovation.

      Autre problème majeur qui contribue à cette perception générale, c’est qu’il y a urgence de découvrir la nouvelle génération francophone, négligée par l’industrie de la musique -française comme québécoise. Chose certaine, les albums ici suggérés sont tous de très bonne qualité, du moins en ce qui me concerne.

      Qu’une majorité de blogueurs de notre communauté ne les aient pas vraiment écoutés (sauf exceptions), ça reste un problème… sur lequel on se penchera maintes fois en 2011.

    • Côté québécois, d,accord avec Karkwa, Léon et Minière. Mais en 4 et 5 j’aurais fait une petite place pour Adamus qui casse la baraque vertement et le no 2 des 12 hommes rapaillés.

    • Il y a quelques album Rap Québécois que j’aimerais apporter à votre attention :

      Beeyoudee – Ultimatum (Journalisme de rue cru comme il ne s’en que trop peu)
      Shoody Dmanyak – Braindead (Assez hardcore mais très bon)
      Alaclair Ensemble – 4,99
      Karma Atchykah – Diaspora

    • @antoine111
      Bernard Adamus a lancé son album en 2009.Les 12 hommes rapaillés figurent dans les mentions préliminiares – ajoutés après la première version. Personnellement, je trouve ce deuxième 12 hommes moins bon que le premier.

    • Merci frankola. Oui, il faudra regarder davantage côté hip hop local. J’avais pensé à Dramatik et Manu Militari, mais leurs albums sont sortis en 2009.

    • @alainbrunet
      @vieuxcon

      Par orgueil et avec une part de paresse, je dois avouer une ignorance de la musique francophone qui se fait depuis quelques années. Pas complètement mais je me suis fait bercé par les Star Académies et la radio commerciale qui fait tourner les disques de reprises à la François Brault et sa blonde M-E. Janvier et companie depuis assez longtemps maintenant.

      Comme tout le monde j’achète ce que j’entends car cela me plait d’écouter ce que la masse écoute et pouvoir le partager avec d’autres. Pour la musique anglophone c’est facile: on l’entend mur-à-mur tant qu’on veux et en abondance.

      Mais je ne vais pas acheter 10 ou 20 albums francophones juste pour expérimenter ce qui se fait. Et la plupart des gens font de même dans le choix d’achat de musique en CD ou en achats de billets de spectacles. Budget oblige.

      Alors que la musique francophone indie et nouveau genre passe peu à la radio et qu’il y a peu d’émissions de variété à la télé qui permettent aux musiciens de tout genres de percer l’écran et être connu du public, il reste une autre piste: les suggestions des critiques de musique comme Alain. Les experts quoi. Mais encore, ils faut les connaître, leur faire confiance, et les suivre dans un quotidien qu’on aime. Pas tout le monde qui aime Claude Rajotte ou les critiques à MusicMax, MusiquePlus et companie.

      Mais mis-à-part une paresse ou un désintéressement de plusieurs d’entre nous, c’est à l’industrie elle même qui doit promouvoir notre musique à qui je lance des roches.

      Malgré l’aspect famélique et fragile de l’industrie, notamment la vente des cd en baisse spectaculaire et le piratage, il y a plus. L’industrie, l’adisq qui se chamaille avec d’autre médias qui eux aussi veulent mener leur barque à leur guise.

      Pas de cohésion. C’est l’industrie privé après tout. Oui, mais, subventionné. Regardez les drapeaux du Québec et du Canada derrière presque chaques produits culturels fait au Québec. Donc, mieux organisé et mieux concerté, notre musique pourrait être mieux publicisée et présentée au public avec l’aide concertée de tout les intervenants. On dirait qu’il y a juste Belle et Bum qui a le mandat de présenté nos artistes d’ici. Normand ne porte quand même pas sur ses épaules l’avenir de la découverte de notre musique actuelle dans nos foyers. Et Télé-Québec, c’est un média québécois parfait. Mais pas très écouté.

      Donc, les critiques nous inspirent et sont importants dans nos choix. Eux aussi ont une part de l’avenir pour ce qui est des achats qu’on fait. Le reste c’est comme une sorte de responsabilité personnelle de découvrir et faire vivre la musique francophone. Sauf qu’on la cherche partout mais elle ne nous est pas présenté assez facilement et rapidement que du côté archi-millionnaire anglophone.

      Et finalement il faut avouer que La Matante est reine au Québec. Alain Morissod and Sweet Peoples ont encore de belles années devant eux. Tricot Machine et les autres doivent patinés pour rester les narines hors de l’eau.

    • Mon disque de l’heure est “J’aime beaucoup le bonheur” de François Guy.

    • @Alain
      Beeyoudee – Ultimatum est vraiment surprenant… un peu sale mais il est très apprivoisable. En l’écoutant on s’imagine facilement le Quartier Saint-Rock dans la basse ville de Québec ou le Verdun Montréalais. Il expose bien notre pauvreté. Tout en exposant sa vie, ses buts. Un bel essai digne des musiques de rue que je vous dit.

      Je vais souvent dans la musique Underground Qc quand je veux consommer du franco… c’est un peu mon action consciente de la journée.
      On fait du méchant bon Rock – Rap et Électro… Poirier, pour moi étant vraiment de l’électro tout comme Radio Radio… juste comme cela.

    • Mon coup de coeur franco cette année c’est Gaetan Roussel. Sur la scène française, j’ai aussi découvert, y a pas longtemps, la jeune artiste Peau et son album Première mue (2010). Ça m’a plu. Atmosphère électro pop intimiste.

      http://www.myspace.com/peaumusic

      Je n’ai écouté que des extraits des autres disques proposés et Martin Léon m’intrigue ++. surtout qu’avec la description sexy que vous en faites, on en prendrait 2 caisses…
      Je passe sous silence Biolay(que j’ai écouté quelques fois, au complet, mais ça ne passe pas, sauf quelques titres).
      Dans le genre (mais avec pas mal moins de moyens), de l’autre côté de flaque y a les albums de Bertrand Belin (Hypernuit) et Florent Marchet (Courchevel), qui ont fait un peu boum mais je n’irais pas jusqu’à dire que ça se classerait parmi les 5 premiers.. Quand même pas!
      Sur la scène locale émergente, j’ai écouté des extraits de l’album de Chantal Archambault. J’ai écouté parce qu’on la disait du genre Mara Tremblay. C’est vrai qu’elle a des chansons intéressantes et un style, style que j’aimerais davantage si elle forçait plus sur son côté Mara Tremblay et moins sur son côté Tricot machine.
      J’ai aussi écouté Moussette et des extraits de Club Alpin. Pas mal.

    • 1-Gaétan Roussel- Ginger
      2-Daho et Moreau – Le condamné à Mort
      3-Alain Chamfort- Une vie St-Laurent
      4- Les douze hommes rapaillés volume 2
      5-Zaz
      6-Danien Robitaille – Homme autonome
      7-Maryse Letarte – Ni le feu, ni le vent

    • L’album de Martin Léon me plaît beaucoup, et j’ai été agréablement surprise de le retrouver dans le palmarès du disquaire chez qui je me le suis procuré.

      J’adore comment il met le français (incrusté d’un peu d’anglais) en musique. envoûtant.

      Détail qui m’a surpris dans sa bio sur le site de La Tribu: il a été stagiaire de Morricone à Sienne!!!

      @senateur_dupont
      L’album de Damien Robitaille est sorti est 2009 il me semble, mais c’est vrai qu’il a beaucoup tourné cette année.

    • @vieuxcon

      Pour moi, c’est la bonne attitude à avoir. Ça me fait tellement rager quand j’entends : “C’est pas mal bon… pour un album québécois (ou franco, c’est selon). ” En tant que musicien travaillant dans notre industrie locale et franco, la dernière chose que je veux, c’est qu’on aime mon travail par charité. Toutefois, je ne pense pas qu’il soit bon de jouer au jeu des comparaisons (si Katerine chantait en anglais…). Il n’y a aucun moyen de savoir, et de toute manière, on n’apprécie pas Katerine pour les mêmes raisons que l’on apprécie Deerhunter.

      Le problème, pour moi, est démographique. Plus petite offre et plus petit marché. Les labels francos font des choix safes, les médias (même “alternatifs”) aussi. Un bon exemple, regardez les bands que le Mirror choisit de mettre en première page et après regardez le Voir (malajube-karkwa-pierre lapointe quelqu’un?). Et ce n’est pas parce qu’il n’y a rien d’autre. Il y en a plein d’autres, mais ils se disent p-e que les gens ramasseraient moins leur journal gratuit si Navet Confit était sur le front.

      Aussi, les moyens de promotions pour les indés locaux sont si petits en comparaison avec ceux des labels anglos (américain-canadiens-anglais) que la compétition pour l’attention est complètement biaisée. Il y a en marketing (on m’a dit du moins) une notion des ‘3 strikes’, le consommateur doit voir ou entendre le nom de l’artiste un minimum de 3 fois avant de même lui porter attention. Pour ma part, j’ai dû entendre le nom Deerhunter une bonne dizaine de fois avant de me dire : “ok, je vais écouter”. Et je me considère quand même un mélomane. Pour trouver du ‘bon’ franco, il faut vraiment, mais vraiment creuser. Et ce n’est pas tout le monde qui en a l’envie ou le temps.

      Voici quelques albums qui sont sortis cette année qui en valent (selon moi) un petit détour.

      Moussette – Le Club Alpin (http://moussette.bandcamp.com/album/le-club-alpin)
      Poésie pas tout à fait maitrisée, mais les pièces les fauves et Feuilles vertes valent amplement le détour. Dream po anti folk? euh.

      Géraldine – Sold-Out Capitalisme (http://geraldine.bandcamp.com/album/sold-out-capitalisme)
      Je lui prédis un bon succès au japon ou dans les discothèques d’Europe de l’est.

      Gigi French – Cannelle (http://www.myspace.com/gigifrench)
      Du beau tout croche avec un accent à la Birkin (genre).

      L’indice – Le bonheur (http://lindice.bandcamp.com/)
      Sorti en fin d’année. Les textes ne sont pas tous top, mais la facture sonore est très très bien.

      Automelodi (http://www.youtube.com/watch?v=T1PDnNdTNwY)
      Un peu (pas mal) pastiche 80s, mais foutrement bien fait. Comme écrivait francis222, dommage qu’on ne lui aille pas donné plus d’attention ici.

      Et il y en a plusieurs autres…

      Mais je dois avouer que 2010 n’a peut-être pas été la meilleure pour le franco. Une chance qu’il y a la France et son Arnaud Fleurent Didier. Quel propos (et substance) quand même!

    • Vive la première chaîne!!!
      Mais sans Anne Marie Withenshaw,pas capable.

    • Je sais pas pour Anne-Marie W. , je n’écoute pas son émission sur la Première Chaîne… Je synthonise plusieurs radios…

      Anne-Marie W. je préfère la REGARDER à la télévision sur le Canal Évasion…

      http://www.evasion.tv/animateurs/annemarie__withenshaw_h026d

      Et pas obligé d’aller nécessairement dans ces restos là…

    • @Voie_royale

      Dire qu’Automelodi c’est un ”pastiche” des années ‘80, c’est un peu un raccourci en ce qui me concerne, même si on sait que ce son vient de cette époque. C’est d’ailleurs ce qu’en a dit Tony Tremblay sur Bande à part et il est assez dans le champ en ce qui me concerne.

      Pour comprendre la démarche très actuelle d’Automélodi et d’autres artistes qui tentent de se réapproprier ce son minimal, froid et électronique issu des années ‘80, il faut lire cet article paru dans le Wire cet été et qui faisait une large place à Automélodi : http://ca.myspace.com/automelodi/blog/538560337

    • **Je viens de relire cet article et ”large” place à Automelodi, c’est un peu exagéré, mais c’est un des 3 ou 4 groupes actuels pris en exemple.

    • @francis222

      Ouin, j’y suis allé un peu vite. “Fortement influencé d’un certain courant (…) issu des années 80s …” euh. Les sous-sous genre en musique, c’est pas mon fort.

      Mais bien d’accord avec toi que la critique de Tremblay sur Bande à Part était un tantinet ordinaire. Sans être un chef d’œuvre, Automelodi (l’album) est nettement supérieur à bien des parutions locales cette année. Belle recherche au niveau du timbre, certaines belles trouvailles harmoniques et une esthétique forte et assumée. On sent le travail et la maitrise. J’ai un peu sursauté en voyant la note de BaP.

      Merci pour le lien pour l’article, j’irai le lire bientôt.

    • @voie_royale

      Tout à fait d’accord quant à l’inégalité des deux marchés. Il faut être prudent dans le vocabulaire lorsqu’on compare ceux ci. Pour Katerine et Deerhunter, je dis simplement qu’un Katerine ne ferait pas parti d’une liste anglo s’il chantait en anglais. Il y a pas mal d’albums qui passeraient avant. Idem pour la plupart des disques francos cités tant qu’a moi. À un moment donné la dominance pop subtile éveille le soupçon que nous ne sommes pas capable du grand “ouf” dans le plexus qui provoquera un achat impulsif.
      J’ai besoin d’autre chose qu’une belle production pour me faire finir l’écoute d’un album. Si je veux à ce point être transcendé par un texte, je vais lire un livre. Les disques ne viennent pas à moi. Je dois faire l’effort de l’acquisition. Je veux être intrigué ou séduit au point de vouloir le truc. C’est plate mais il n’y a que 24h dans une journée et quelques heures seulement pour écouter de la musique. Je ne vais pas me farcir du “correct” par charité pour la culture si mienne soit elle.

      Quant à la musique de France. Pourquoi devrais je y porter une attention si spécifique ? Je ne suis pas plus Français que British. Les références culturelles me sont aussi étrangères et la maitrise mélodique est d’évidence inférieure dans l’ensemble. Ce n’est pas moi qui invente cela.

      Alors si nivellement par le bas il n’y a pas, il n’y a pas un grand souci non plus de sortir d’une certaine idée du confort d’écoute. C’est pas plus mal…mais il y a quelque chose d’étrangement uniforme dans le propos. Non je n’ai pas passé au travers de tous les disques cités, mais je m’intéresse assez à la culture pour en avoir entendu de bons extraits. Désolé mais le plus souvent c’est non merci.

      Mais bon…je dirais que je n’écoute plus Ok Computer de Radiohead, mais Fantaisie Militaire de Bashung joue encore régulièrement à la maison. Quand c’est bon en français, c’est parfois meilleur encore. Y faut bien se permettre d’être un peu difficile des fois.

    • Tout à fait d’accord quant à l’inégalité des deux marchés. Il faut être prudent dans le vocabulaire lorsqu’on compare ceux ci. Pour Katerine et Deerhunter, je dis simplement qu’un Katerine ne ferait pas parti d’une liste anglo s’il chantait en anglais. Il y a pas mal d’albums qui passeraient avant. Idem pour la plupart des disques francos cités tant qu’a moi. À un moment donné la dominance pop subtile éveille le soupçon que nous ne sommes pas capable du grand “ouf” dans le plexus qui provoquera un achat impulsif.
      J’ai besoin d’autre chose qu’une belle production pour me faire finir l’écoute d’un album. Si je veux à ce point être transcendé par un texte, je vais lire un livre. Les disques ne viennent pas à moi. Je dois faire l’effort de l’acquisition. Je veux être intrigué ou séduit au point de vouloir le truc. C’est plate mais il n’y a que 24h dans une journée et quelques heures seulement pour écouter de la musique. Je ne vais pas me farcir du “correct” par charité pour la culture si mienne soit elle.

      Quant à la musique de France. Pourquoi devrais je y porter une attention si spécifique ? Je ne suis pas plus Français que British. Les références culturelles me sont aussi étrangères et la maitrise mélodique est d’évidence inférieure dans l’ensemble. Ce n’est pas moi qui invente cela.

      Alors si nivellement par le bas il n’y a pas, il n’y a pas un grand souci non plus de sortir d’une certaine idée du confort d’écoute. C’est pas plus mal…mais il y a quelque chose d’étrangement uniforme dans le propos. Non je n’ai pas passé au travers de tous les disques cités, mais je m’intéresse assez à la culture pour en avoir entendu de bons extraits. Désolé mais le plus souvent c’est non merci.

      Mais bon…je dirais que je n’écoute plus Ok Computer de Radiohead, mais Fantaisie Militaire de Bashung joue encore régulièrement à la maison. Quand c’est bon en français, c’est parfois meilleur encore. Y faut bien se permettre d’être un peu difficile des fois.

    • je n’ai qu’ un commentaire¸à faire:j’ai posé la question dernièrement à un spécialiste à savoir ;quel était le but ultime de la musique ? Sa réponse fût:élever notre esprit.Aussi quand j’en ai plein mon casque de, comme dirait Charlebois:vos chansonnettes sans importance qui distillent ma complaisance..j’écoute du classique ou du techno et parfois du free jazz .je crois qu avec l’arrivée du techno il y aura de moins en moins de chansons insignifiantes et qui ne veulent pas dire grand chose. C’est étrange mais quand j’ecoute de la musique sans paroles , je retrouve tout le mystère et la beauté de celle-ci….et de l’existence.Et de là le mystère de la langue anglaise ou autre…moins on la comprend et plus elle semble poétique…

    • Pour la production franco, les coups de coeur vont aux textes. J’accrocherai à la mélodie, mais dans une moindre mesure. Et depuis quelques années, le coeur ne palpite à rien. Loco Locass maîtrise le verbe quoi ça fait parfois, souvent(?)
      masturbation intellectuelle, leur truc. Cela dit, j’ai envie de jeter une oreille à Martin Léon.
      .
      Quand ce n’est qu’une question de sonorité, on peut bien aborder toutes les langues, j’ai envie de voyager. Alors qu’on chante en peul, en grec, en latin, peu importe ma compréhension du texte, les sons me feront partir.
      .
      J’ai de la difficulté à combiner les deux dans la production québécoise.

    • @alainbrunet

      au risque de me répéter une autre fois (comme les albums de reprises, remake, remix and repackage des dernières années en musique), t’es vraiment pétard avec ta barbe. Beau bonhomme.

    • @cerealkiller

      si tu continues on va t’ appeler cerepoilkiller….lol

    • mais c’est vrai qu’il est beau ce Brunet et si j’étais un clipper à barbe , je ne saurais y résister…

    • Tout à fait d’accord quant à l’inégalité des deux marchés. Il faut être prudent dans le vocabulaire lorsqu’on compare ceux ci. Pour Katerine et Deerhunter, je dis simplement qu’un Katerine ne ferait pas parti d’une liste anglo s’il chantait en anglais. Il y a pas mal d’albums qui passeraient avant. Idem pour la plupart des disques francos cités tant qu’a moi. À un moment donné la dominance pop subtile éveille le soupçon que nous ne sommes pas capable du grand “ouf” dans le plexus qui provoquera un achat impulsif.
      J’ai besoin d’autre chose qu’une belle production pour me faire finir l’écoute d’un album. Si je veux à ce point être transcendé par un texte, je vais lire un livre. Les disques ne viennent pas à moi. Je dois faire l’effort de l’acquisition. Je veux être intrigué ou séduit au point de vouloir le truc. C’est plate mais il n’y a que 24h dans une journée et quelques heures seulement pour écouter de la musique. Je ne vais pas me farcir du “correct” par charité pour la culture si mienne soit elle.

      Quant à la musique de France. Pourquoi devrais je y porter une attention si spécifique ? Je ne suis pas plus Français que British. Les références culturelles me sont aussi étrangères et la maitrise mélodique est d’évidence inférieure dans l’ensemble. Ce n’est pas moi qui invente cela.

      Alors si nivellement par le bas il n’y a pas, il n’y a pas un grand souci non plus de sortir d’une certaine idée du confort d’écoute. C’est pas plus mal…mais il y a quelque chose d’étrangement uniforme dans le propos. Non je n’ai pas passé au travers de tous les disques cités, mais je m’intéresse assez à la culture pour en avoir entendu de bons extraits. Désolé mais le plus souvent c’est non merci.

      Mais bon…je dirais que je n’écoute plus Ok Computer de Radiohead, mais Fantaisie Militaire de Bashung joue encore régulièrement à la maison. Quand c’est bon en français, c’est parfois meilleur encore. Y faut bien se permettre d’être un peu difficile des fois..

    • @ alain brunet

      J’ai essayé plusieurs fois de publier un commentaire sans que ça fonctionne. Je ne sais pas comment ça marche, mais j’ai l’impression qu’il risque soudainement d’aparaitre en plusieurs copies. Désolé.

    • Aucune idée pourquoi c’est resté pris… ETK c’est débloqué… lequel préférez-vous ?

    • Ça doit être trop verbeux mes affaires, ça reste pris dans le serveur.
      À votre guise.
      Merci

    • @ alainbrunet
      si ta dernière question concerne ma préférence avec ou sans barbe ???(aies_je bien compris)je te préfère avec ;car elle te donne du piquant(lol)et je rajouterai ceci ta barbe te sied aussi bien que la marde à JOHN charest…

    • excusez mon” néthique”ca doit être le bye bye qui me chauffe à bloc.sérieusement Alainbrunet c’ est cereal killer qui a raison…handsome, very , very handsome indeed…

    • @Voie-Royale

      Tout à fait d’accord avec ce que vous dites.

    • Dans les années 70 j’étais IN avec ma barbe que je n’ai jamais coupée sauf taillée.
      Je suis heureux que cela revienne on va cesser de me traiter de quétaine.
      Je portait aussi des pantalons tuyaux et lorsque cela est revenu plus tard les gens payaient 10 fois le prix parce que c’était ”à la mode”.Il n’y a rien de plus con selon moi que de suivre la mode.

    • @Alain Brunet

      Assez mitigé il me semble votre classement 2010. Ca commence assez mal avec Karkwa. Je ne comprends pas bien que vous puissiez parler d’album de la maturité. On parle bien ici de chansons. Moi ce que j’entends, ce sont des textes recherchés et insignifiants, enrobés dans une musique pas pire. J’entends un peu la même chose dans votre texte:

      “Les ambitions formelles demeurent louables, malgré ces défauts d’apprentissage qui ont tôt fait de se cacher dans la musique. Les mots finiront peut-être par accoter les notes, ces dernières demeurent la principale source d’excitation lorsqu’on se met à l’écoute de Karkwa.”

      Ca part assez mal un palmarès 2010, il me semble, mais difficile de passer à côté d’un groupe qui s’est mérité un prix prestigieux. Je sais je fais peut-être faire du “millage” à votre appréciation…

      Parmi vos autres mentions, Martin Léon m’intéresse et vous m’avez convaincu d’acheter.

      Comme mes coups de coeur de l’année ne sont pas nécessairement du cru 2010 ou dans le domaine de la chanson francophone, je vais simplement mentionner que je suis assez d’accord avec le commentaire de vieuxcon, 29 décembre 17h40.

      Vieuxcon, precambrien, ça sonne un peu babyboomer… Avant babyboomer, c’était quoi?

    • excellent ton choix alain
      surtout karkwa que je suis depuis les tremblement s’immobilisent
      et que dire de plus sur le merveilleux album les chemins de verre
      et sans oublier Martin Léon mon coup de coeur cette année

    • @precambrien

      Avant les Boomers, on lit qu’on les appelle la Génération Silencieuse et avant ? G.I. Generation et Lost Generation.

      http://espace.canoe.ca/DaliJim/blog/view/4886

    • @precambrien

      Désolé de ne pas être babyboomer. J’avais 13 ans lorsque Tu m’aime Tu ? est paru.

      Je partage malheureusement vos réserves quant à Karkwa. Ça monte vite aux barricades pour douter de l’excellence d’un Arcade Fire autrement aérodynamique alors que la bande à Louis-Jean Cormier ploie sous les éloges . J’ai acheté deux disques de ce groupe suivant une pluie d’étoiles de toute part. Verdict du payeur : Bons musiciens-Réalisation bien faite mais sans risque-textes inégaux et parfois lourds pour rien. Ajoutons un timbre et une technique de voix très “Thom Yorke” que seule une mauvaise foi tenace permet d’ignorer, et vous avez un disque revendu d’occasion. Bande à Part n’y peut rien malgré un traitement critique digne de Pitchfork envers Kanye West.

      Maturité…oui mais comme l’ensemble de notre pop culture dont on ne cesse de déplorer qu’elle n’intéresse pas trop les jeunes.

      Hey ! 2111 verra t’il un deuxième album de Gatineau ?

    • @lecteur_curieux

      Merci pour le lien. Intéressant. Je serais donc de la “Beat generation”. La recherche est intéressante, mais pleine de fautes! Je suis du cours classique, on avait intérêt à remettre des dissertations impeccables dans la forme. Pour ce qui est du fonds, et bien des conneries bien écrites ça passait déjà…

      @vieuxcon

      J’ai aussi exagéré sur mon âge en choisissant précambrien comme pseudo. Moi à 13 ans, c’était Twisted ans shout qui me branchait à la radio. Quand j’achetais des disques, c’était pour entendre autre chose. Je jouais de la trompette, alors j’écoutais Al Hirt avec beaucoup de ravissement et j’aimais bien aussi Duke Ellington, dieu sait pourquoi!

      Ah bon, Arcade Fire, vous aussi… J’ai probablement les deux mêmes disques que je mets à petites doses dans mes playlist, avec Rufus… à travers des pièces que j’apprécie d’emblée. Ya peut-être quelque chose que je ne pige pas. Mais je ne les revendrai pas. Voici quelques blogues, je mentionnais que j’avais revendu Bitches Brew pour les mêmes raisons et qu’aujourd’hui, je trouve que c’était (c’est encore) de la maudite bonne musique.

      Curieux tout de même ce qui peut nous accrocher. Récemment, sur Bande à part, je regardais, entre autres, les performances de duchess says et Red mass. Dans le cas de ducess says et bien, c’est parfaitement bruyant. On pourrait presque prendre ça sous l’angle de la performance (dans le sens “art actuel” du terme) et ça marcherait. En tout cas, pas de problèmes avec le texte… ce n’est de doute évidence pas le but. Pour ce qui est de Red Mass, c’est aussi bien une prestation à voir qu’à entendre. Un joyeux bordel. Je ne pourrais pas écouter (ou regarder) cela en boucle, mais en butinant comme ça, un peu au hasard, c’étaient de moments, disons, captivants.

      Bon, assez d’hérésies pour aujourd’hui, j’ai un ragoût de pattes sur le feu.

      Pour 2011, j’aimerais bien un Richard Desjardins nouveau. Il préfère l’étiquette de parolier à celle de poète. C’est bien correct pour moi.

    • J’ai acheté cette année le CD de Radio, Radio. Yeurk, je l’ai écouté 2 fois. Le problème c’est que je l’ai acheté en même temps que Bran Van 3000, le Glee de 1997. Je voulais acheter le nouveau Bran Van 3000 mais il n’était pas encore sorti. Je ne sais pas où j’étais en 1997 quand Glee est sorti mais je n’ai pas pu écouter Radio, Radio après cela. Je n’ai d’ailleurs jamais acheté le nouveau Bran Van non plus.

    • J’ai aimé aussi Féfé, “Jeune à la retraite” et un peu l’album de Stromae.

    • Martin Léon ça me va, s’il passe à la radio, je ne changerai pas de chaîne.

    • Découverte de la chorale Scala avec la reprise de Creep de Radiohead.

    • Voici mes meilleurs albums francophones 2010 :

      Désilets, Alexandre (La Garde)
      Karkwa (Les chemins de verre)
      Léon, Martin (Les atomes)
      Minière, Jérôme (Le Vrai le Faux)
      Roussel, Gaëtan (Ginger)
      Biolay, Benjamin (La superbe)
      Radio Radio (Belmundo Regal)
      12 Hommes rapaillés chantent Gaston Miron volume 2

    • Pour qui suit votre blogue, Alain, on ne tombe pas des nues en parcourant votre top 10 franco. Biolay, Roussel, Leon, Minière, tous encensés au cours des derniers mois.

      Pour 2011, ça commencera dès le 1er avec le lancement d’un mini-album d’Émilie Proulx sur son site, et ça pique ma curiosité après son discret mais excellent opus de 2009.

    • Pour moi, c’est Alex Nevsky gagne la pôle position. Dès la première écoute, j’en voulais plus et j’attends son second album depuis.

    • @bt627
      Wow! Des nouvelles chansons de Émilie Proulx en vue. Je craque complètement pour son oeuvre.

    • 1- Ulan Bator : Tohu-Bohu
      2- Bertrand Bélin : Hypernuit
      3- Féloche : la vie cajun
      4- Sandi Trash : outrageous brune
      5- Philémon chante : les sessions cubaines
      6- Damny : Damny
      7- Sexy Sushi : Cyril
      8- Dum Dum : professeur Félix
      9- Été 67 : Passer la frontière
      10- lafille : Tout(attachée)

    • essais no 4 , mes post ne sont pas affichés ??

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