Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mardi 30 novembre 2010 | Mise en ligne à 23h13 | Commenter Commentaires (158)

    La pensée magique

    Tard dans la soirée, nbfrankin a répliqué sur l’envoi précédent:

    « Je deviens tanné des artistes qui chialent pour des subventions. Ils vont devoir faire comme tout le monde et se servir de leur tête pour tirer leur épingle du jeu. Tout les artistes en herbes n’auront pas tous un succès doré, c’est ça la vie, y’en a des poches qu’on veut pas écouter et c’est pas à cause du piratage. Si ça ne marche pas sans subvention, ben tant pis, arrêtons de niaiser.
    Le monde change et les dinosaures disparaissent.
    J’en veux pas de taxe supplémentaire sur mon internet, j’en veux pas de taxe sur mon équipement.
    Des redevances pour de la musique que je paye déjà ou bien que j’écoute pas.
    Ce n’est pas le rôle de l’état de gérer des redevances artistiques.»

    Carlitos, qui considère la citation précédente comme l’extrait d’un «message épais», a des prétentions plus édifiantes en citant François Bélanger dont la réplique a été extraite d’un autre blogue:

    « Il serait temps que ces petits bébés gâtés commencent à réfléchir à de nouvelles méthodes de se faire valoir et au mieux, s’il sont si pauvre et bien qu’ils fassent comme chacun de nous qui quand il n’arrive plus à payer ses comptes, qu’il se trouve un deuxième emploi ou qu’il parte à la recherche d’un nouvel emploi plus payant. Notre société n’as plus les moyens de subventionner des artistes poches, des reprises de tunes d’il y a 20 ans et des spectacles subventionnés à tour de bras. Une des solutions : allez faire des spectacles plus souvent, c’est plus durs que d’attendre les ristournes sur son cul dans le salon mais au moins on verrait que vous faites quelque chose. »

    hooch, lui, nous dit que l’achat d’un CD devrait le dédouaner de toute redevance supplémentaire:

    « J’ai plus de deux milles CDs, tous achetés légalement et ce, en plus d’une centaine acheté sur iTunes. Le hic, c’est que ma musique je l’écoute en auto ou lors de mes promenades à pieds avec mon chien. Pour ce faire je dois la télécharger sur mon iPod. Alors je ne vois pas pourquoi je devrais payer une taxe supplémentaire pour écouter de la musique que j’ai déjà payée et en ayant assumé les taxes et droits d’auteur.»

    Quant à austerlitz, il s’applique à «mettre de l’ordre dans les concepts»:

    « Un artiste n’attend pas de rémunération pour son expression artistique. Il crée et donne un sens à la vie, pour citer Shopenhauer. Van Gogh peignait, point barre. Là, on parle de PROFESSIONNELS de la vente d’art, ici musique, qui veulent en vivre. Ça, c’est une autre histoire. On sait tous que 90% des jeunes montent un groupe pour se sortir de leur condition sociale et, ultimement, faire la vie rock’N’roll, i.e. fric, sexe, célébrité. C’est leur choix.»

    Une fois de plus, on observe le déploiement d’une pensée qu’on lit régulièrement sur les blogues lorsqu’il est question de droit d’auteur. Quelle est la représentativité exacte de cette portion du public ? Il faudra un jour s’y pencher.
    Elle illustre néanmoins le fossé réel entre le milieu de la création et une portion (probante ?) des consommateurs de musique. Quoi qu’on en pense, ce noyau d’intervenants mérite d’être cité… et questionné à son tour. Et pourquoi pas par les artistes ?

    Ainsi, la redevance et la taxe y deviennent deux concepts totalement similaires alors qu’ils sont clairement différents.

    Ainsi, si les artistes n’obtiennent pas de succès commercial, ils sont des «poches qu’on veut pas écouter et c’est pas à cause du piratage.»

    Ainsi, on ne veut pas que les fabricants d’outils numériques et les fournisseurs d’accès internet soient contraints de céder une redevance aux créateurs, car cela pourrait augmenter leurs factures… alors qu’ils ne paient plus leurs albums.
    Vraiment ? S’il n’y a plus de sources de monétisation de la musique ailleurs, où est la solution ?

    Au fait, qui parle de l’État pour gérer les redevances destinées aux artistes ? Les sociétés de gestion collective n’ont rien à voir avec le gouvernement, non ?

    Avoir un deuxième emploi pour se permettre de créer à temps partiel, n’est-ce pas ce que fait une majorité absolue de «petits bébés gâtés» ?

    Puisque les demandes des artistes sont déraisonnables, quelles sont ces «méthodes pour se faire valoir mieux» au juste ?

    Comment, au fait, considérer qu’un salaire perçu à même les bénéfices d’une entreprise privée est une subvention ?

    Quant aux 1000 CD de hooch achetés en toute légalité, on peut comprendre qu’ils proviennent d’un monde en voie de disparition. En ce qui a trait aux prochains albums téléchargés plus ou moins gratuitement à l’avenir, comment en paiera-t-on les créateurs ?

    Au bout du compte, si on s’en tient au «point barre» d’austerlitz, un artiste ne doit pas s’attendre à quelque rémunération, déjà ennobli par le geste de création ?

    Si, au bout du compte, les créateurs ne reçoivent aucune espèce de redevance et que leur musique se vend au compte-gouttes sur l’internet, que fait-on des compositeurs, paroliers, bref des deux-tiers de créateurs de la musique dont le métier n’est pas de monter sur sur scène ?

    De quoi procède au juste cette pensée magique ?

    Je suis de retour d’Ottawa, je vous laisse sur mon reportage réalisé dans l’autobus du showbusiness.


    • Je me souviens d’une certaine époque (fin années 1980) où TOUT LE MONDE avait dans son sac d’école une cassette copiée de Vilain Pingouin. Il y avait aussi des cassettes de Depeche Mode, The Cure, Smiths et autres groupes immensément populaires du moment. QUI dans l’école avait acheté LA cassette à l’origine de cette frénésie de copie? Nul n’aurait pu le dire.

      Toujours est-il que Rudy Caya (chanteur de Vilain Pingouin) s’était lamenté, en entrevue, que Vilain Pingouin était dans le Walkman de tous les jeunes de cette génération, alors que les membres du groupe faisaient très peu d’argent. Une gloire “à sec”, en quelque sorte. Et je n’ai aucune difficulté à le croire. Sur cent cassettes de Vilain Pingouin en circulation, il devait y en avoir 95 de copiées.

      La redistribution d’une taxe sur la vente de cassette au Québec aux artistes, au prorata de leurs ventes réelles, aurait pu diminuer cette injustice. Mais aujourd’hui, avec Internet, les clés USB, les multiples supports numériques, YouTube, les flux de musique, les serveurs extraterritoriaux, etc., on taxe quoi au juste?

    • Qui facture les internautes pour l’usage que ceux-ci font de la bande passante ? En d’autres mot, quand je télécharge 10 Go d’information, c’est de qui je reçois la facture ?

      À mon avis c’est chez cette personne où il faut aller “récolter” le magot…

    • Posons un peu bêtement le problème …

      J’achète +/- 25 cd de moins par année et, qui plus est, je ne paie plus pour être déçu. Ce que j’achète a été testé dans mon laboratoire auditif.

      Qui plus est encore, le support ne bougera presque plus. Plus besoin de re re re payer pour le vieux Murmur (R.E.M.) que je possède en vinyle en cassette et en cd.

      En prinicipe ça me fait de l’argent disponible pour un “frais” quelconque, sauf que le montant disponible en question disparaît lors de l’achat de “nouvelles gugusses”.

      En conséquence, le déplacement des sous ne se fait pas de l’artiste et compagniesss vers moi mais de l’artiste et compagniesss vers les “vendeurs de nouvelles gugusses”.

      Si on impose des redevances, je paierai en double … une fois au marchand de gugusses et une fois au collecteur de redevance.

      Si on impose des redevances, quelqu’un quelque part prendra le pouvoir de déterminer quelles redevances vont à quels intervenants. Pas sûr que ce sont les artistes qui en bénéficieront.

      Si quelqu’un impose une facture quelconque au “vendeur de nouvelles gugusses”, il va me la refiler et je paierai 2 fois là aussi et il y aura encore un “grand régisseur” de la redistribution pas nécessairement équitable.

      Si rien ne change, quelqu’un transformera l’internet en système de cablodistribution qui me coûtera une fortune et la majorité des artistes qui m’intéressent ne toucheront pas un sous de plus.

      Coudonc

    • Facile de prendre le premier message épais du bord pour planter “l’autre côté” dans ce débat.

      Si vous voulez un vrai débat ou encourager le constructivisme, faites-le avec quelque chose d’un peu plus réfléchi, comme ce message d’un lecteur sur le dernier billet du blogue de l’édito, qui apporte quelques bons points logiques (mêmes si d’autres sont douteux):

      ————————————
      Il serait peut-être bon de savoir qui profite vraiment de qui dans cette histoire. À ce que je sache, quand j’achète un morceau de musique ou un album sur iTunes, je paie pour les droits d’auteurs, quand j’achète un billet de spectacle d’un artiste québécois subventionné par nos taxes, je crois que je paie pour le droit d’auteur, même chose quand j’achète un CD ou un DVD qui lui aussi est subventionné pour sa création. À l’époque des 33 tours, est-ce que l’on vous mettait une taxes sur les tables tournantes, mettait-on une taxes sur les cassettes enregistreuse pour la même raison, NON ! Oui il y a un problème de piratage, mais il est moins important qu’il y a quelques années, les gens aujourd’hui sont habituer à iTunes et il ne paient pas trop cher car ils peuvent acheter les tunes qu’ils aiment séparément.

      Deuxièmement, comment les artiste seraient rémunérés s’ils facturent les Entreprises de services Internet ou les appareil de lecture. Comment payer un artiste qui n’a rien créé depuis 20 ans (on peux en nommer plusieurs) et qui surf sur son passé glorieux évanoui. Je n’utilise jamais Internet pour pirater de la musique, pourquoi aurais-je une taxes à payer, c’est utilisateur payeur ou rien. Si j’achète un iPad pourquoi paierais-je une taxes si je ne m’en sert pas pour écouter de la musique ? Les artistes sont payer pour ce qu’ils créent, à eux de mieux négocier avec leur producteurs, maison de disques et distributeurs.

      Il n’y a pas que les artistes qui sont affectés par la technologie ! Les travailleurs du bois, les imprimeurs, l’aéronautique, les communications, tous subissons certains dommages collatéraux quand de nouvelles technologies s’incrustent dans notre société, allons-nous aller au sauvetage et inventer de nouvelles taxes pour tous ceux qui subissent les contrecoups de l,avancement technologique ? Certainement pas !

      Il serait temps que ces petits bébés gâtés commence à réfléchir à de nouvelles méthodes de se faire valoir et au mieux, s’il sont si pauvre et bien qu’ils fassent comme chacun de nous qui quand il n’arrive plus à payer ses comptes, qu’il se trouve un deuxième emploi ou qu’il parte à la recherche d’un nouvel emploi plus payant. Notre société n’as plus les moyens de subventionner des artistes poches, des reprises de tunes d’il y a 20 ans et des spectacles subventionnés à tour de bras. Une des solutions : allez faire des spectacles plus souvent, c’est plus durs que d’attendre les ristournes sur son cul dans le salon mais au moins on verrait que vous faites quelque chose.

      Il y a des révolutions technologiques dans tous les domaines et des centaines de milliers de gens en subissent les conséquences en perdant leurs emplois. Et avec les nouvelles normes du marché actuel, on ne peux les sauver, doit-on pour autant leur verser une rente à vie ? Non, non et non !

      Vous avez de l’imagination les artistes, et bien, faites-la travailler et trouver des solution mais pas à nos frais !

      François Bélanger
      ————————————————–

      À réfléchir.

    • Excellent commentaire @carlitos et par le fait même François Bélanger. Si on parle de mon expérience, je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai acheté un CD, par contre je me suis procuré le format numérique de Jimmy Hunt car je l’avais écouté avant sur bandcamp, je suis allé voir Misteur Valaire en spectacle, deux fois plutôt qu’une, je me suis procuré un de leur t-shirt, et avant de télécharger leur album, je ne les connaissais pas. J’ai téléchargé les albums de The National, mais encore là, je suis allé les voir à Osheaga, au Métropolis, je publie des commentaires les concerant sur mon Facebook, Twitter, blogue, etc., j’en fait la promotion.

      Je crois que nous en sommes rendus là, nous vivons à une époque où nous n’avons plus besoin de payer pour le support, ou si peu, mais notre amour pour la musique n’en demeure pas moins vivante, indéfectible, nous continuons à encourager, à débourser pour ces artistes que l’on aime, c’est seulement la façon de le faire qui change.

    • Ça me fait toujours rire de voir Plamondon, lui qui pratique l’évitement fiscal en résidant en Irlande exiger du gouvernement une loi pour imposer des redevances. La pensée magique c’est de croire que les travailleurs vivent dans le même monde que ces artistes.

    • utilisateur payeur, cela vous dit quelques choses? Je consomme de la musique … je paie pour ma consommation. Comme lorsque je fais l’épicerie… Il y a une certaine équilibre dans le marché du disque(même si cela n’est pas parfait) Alors pourquoi tout chamboulé a cause de la technologie…

      La technologie doit être au service de la musique et de ses créateurs, pas pour permettre de VOLER LEURS CRÉATIONS.

      Nous avons tout les moyens entre nos mains pour faire de belle découverte, et faire des choix éclairés, alors pourquoi VOLER????
      RESPECTONS NOTRE MUSIQUE ET LES CRÉATEURS…

    • J’ai plus de deux milles CDs, tous achetés légalement et ce, en plus d’une centaine acheté sur iTunes. Le hic, c’est que ma musique je l’écoute en auto ou lors de mes promenades à pieds avec mon chien. Pour ce faire je dois la télécharger sur mon iPod. Alors je ne vois pas pourquoi je devrais payer une taxe supplémentaire pour écouter de la musique que j’ai déjà payée et en ayant assumé les taxes et droits d’auteur. “Ya quand même un boute à toute comme dirait mon défunt père”.

    • Payer une fois, c’est légitime, mais payer deux, trois et même quatre fois c’est trop.

      C’est un concept très simple, si les artistes ne veulent pas comprendre un truc aussi simple, il s’agit tout simplement de mauvaise foi.

    • Je suis moi même une artiste, parolière pour plus de précisions. J’étais hier dans l’autobus qui est allé Ottawa. Et j’aimerais bien répondre à al3xis qui dit ceci:

      “Je crois que nous en sommes rendus là, nous vivons à une époque où nous n’avons plus besoin de payer pour le support, ou si peu, mais notre amour pour la musique n’en demeure pas moins vivante, indéfectible, nous continuons à encourager, à débourser pour ces artistes que l’on aime, c’est seulement la façon de le faire qui change.”

      Ma réponse est la suivante: si vous dites que vous n’avez plus besoin de payer pour le support mais que votre amour pour les créateurs demeure… il y a là un problème. Saviez-vous qu’un interprète a toujours besoin d’un parolier et d’un compositeur pour lui permettre d’être sur scène ? Sans les chansons, il n’y a plus d’interprètes ! Pour un Jean-Pierre Ferland, combien de Bruno Pelletier, d’Isabelle Boulay, de Ginette Reno pourraient être présents dans l’univers de la chanson sans l’apport des paroliers et des compositeurs ? Et comme les paroliers ne sont pas sur scène, nos revenu tirés des spectacles que ces interprètes font est minime… Alors j’estime qu’à ce niveau là, il est complètement faux d’écrire que vous encouragez nos artistes. Vous les emmenez plutôt à changer de métier (si on considère que les paroliers et les compositeurs font également partie du milieu des artistes). Il est bien évident que pour nombre d’artistes de la chanson très connus depuis des lustes et qui gagnent (ont bien gagné !) leur vie depuis longtemps, d’autres artistes de la relève auront bien du mal à boucler leur fin de mois si cette loi C-32 passe…

      Sur ce, bonne réflexion al3xis…
      Martine Pratte
      Parolière professionnelle

    • J’en veux surtout aux ténors de ce mouvement, qui franchement, ne me font pas brailler. Y a pas de loi de la nature qui dit qu’un artiste doit vivre largement. Si Ariane Moffatt faisait 75 000 $ par année au lieu de 400 000 $, est-ce que ce serait ben grave ? Je veux bien qu’on subventionne la culture, mais pas au détriment de ceux qui n’ont pas la chance de faire partie de la “colonie artisteuse”. Si mon travail ne me rapporte pas assez, je peux travailler plus (comme faire des shows) ou changer de modèle d’affaires en réinventant mes sources de revenus.

      Je fais de la traduction. Si je trouve que mes services ne se vendent moins bien depuis l’avènement de Google Translation, peut-être devrais-je demander au gouvernement de me dédommager ?

      Ou encore mieux : on impose une taxe spéciale sur la facture de service Internet, et on la redistribue entre tous ceux qui se sont fait voler leur job par la technologie !

      Claude Samson

    • Cibolle, si vous avez 2000 cd, on parle de 30,000$ d’investissement, sinon plus. Qu’est-ce qu’un petit 30$ de plus sur votre prochain ipod va changer à votre vie? Fuck all.

      Quand j’achète des runnings, je paye une grosse fraction du prix pour un athlète professionnel qui endosse la marque. J’en ai absolument rien à foutre de Roger Federer ou de Tiger Woods mais je paye quand même pour ça, alors que ceux qui ont travaillé à l’usine reçoivent des peannuts. Dans l’industrie de la musique actuelle, les musiciens et les créateurs sont les travailleurs chinois ou cambodgiens. Et Vidéotron, Bell et Rogers sont Michael Jordan.

    • NBfrankin a raison… pour moi c’est un go pour des subventions ou contributions mais avec remboursement. Je n’ai pas de problème avec cela car les entreprises privées peuvent profiter de ce genre de système. (Je vous entends ich l’économie et la culture quel cave ce frankola hey!)

      Le problème de la machine à subvention Qc c’est que des organismes ont érigées un monopole et ils sont tous interconnectés dans le dit système. Tout cela… trop souvent sur le dos des contribuables. Ils ont une position clé financée à même les fonds publiques. C’est à croire que les organismes artistiques sont, dans certains cas, des organismes publiques dont les artistes sont des fonctionnaires. Avec 223 milliard de dette l’artiste doit se battre pour sa cause mais ne doit pas fermer les yeux sur sa condition. Il va écoper comme le reste.

      Des artistes disons riches mais surtout établis profitent également de ce système.
      Quand j’entends qu’un artiste a eu une subvention pour réfléchir et faire de la pre-prod de son album je m’excuse mais personne va me faire croire que le système est right on it. Malgré tout le talent que ces artistes ont.

      Je suis moi même producteur indépendant qui se bat sans ce système depuis longtemps… faisant des images sonores, post-prod etc. Je ne suis pas gêné d’avoir cet opinion car elle va de soit dans mon cas…

      J’avoue… c’est un peur tiré pas les cheveux mais qu’en même…

    • J’en suis un artiste, qui travaille à 2 jobs pour payer ses fins de mois, pour suivre le conseil de certains; et voilà, justement, j’en fais plus de musique… Certains vont justifier leurs “raccourcis intellectuels” (pour rester poli) en me traitant de ci, de ça, me qualifiant d’artiste poche, whatever… Faire de la création artistique, musicale ou autre, est un job à temps plein; faire autre chose que de la création met à mal l’acte de créer, et l’on devient forcément moins bon, moins performant… Ceux qui disent autrement ne savent pas de quoi ils parlent. Donc, on est forcément de moins en moins d’artistes à créer, parce qu’on est pas plus bêtes que d’autres; pourquoi je me ferais suer pour me faire voler par du monde qui méprise l’acte créateur…

    • Dès le départ, faut mettre de l’ordre dans les concepts : un artiste n’attend pas de rémunération pour son expression artistique. Il crée et donne un sens à la vie, pour citer Shopenhauer. Van Gogh peignait, point barre.

      Là, on parle de PROFESSIONNELS de la vente d’art, ici musique, qui veulent en vivre. Ça, c’est une autre histoire. On sait tous que 90% des jeunes montent un groupe pour se sortir de leur condition sociale et, ultimement, faire la vie rock’N'roll, i.e. fric, sexe, célébrité. C’est leur choix.

      Sans compter que l’industrie du disque, qui a fraudé à grande échelle les plus grands – Beatles, Stones, Elvis, – comme les plus petits (87% des recettes d’un disque intra pockets), est à la pointe de cette campagne massive d’opinion. Alors, pour chaque dollar donné en taxe spéciale, 87 cents iront dans les poches d’intermédiaires.

      Les gens ne sont pas dupes, faut trouver autre chose.

    • Temps moroses pour la création. Avant les artistes se faisaient avaler par l’industrie, maintenant, c’est par l’industrie et (une partie) du public qui crache dessus…
      @joliecoeurpierre: je suis bien d’accord avec toi.

    • Le problème que j’ai avec la redevance sur l’abonnement Internet ou sur la quantité de GB utilisé est qu’on assume que je l’utilise pour télécharger illégalement de la musique. En ce qui me concerne, je fais beaucoup de vidéoconférence avec mes amis et, entre autres, je maintiens des copies de sauvegarde en ligne de presque tout ce que j’ai sur mon ordi. Ceci utilise beaucoup de bande passante. Je me retrouverai donc à payer pour quelque chose de tout à fait légal et qui n’a rien à voir avec le problème.

      De plus, quand je loue un film sur iTunes, je paye déjà les droits pour le visionner, alors je me retrouverais à payer deux fois, si une redevance d’abonnement Internet était chargée. Me donnera-t-on un crédit? J’en doute.

      Finalement, un peu à la manière de hooch, j’ai transféré les quelques deux milles CD que j’ai acheté au fil des ans. Je les écoute à partir de mon ordi, mais occasionnellement avec mon iPod. C’est quoi la prochaine étape? Me facturer à chaque fois que j’écoute la pièce?

    • @setzer

      Votre problème en est un de transition. Les choses deviendront plus claires lorsque les sommes consenties à vos achats directs de contenus numérisés seront à peu près nulles. Les redevances perçues à même vos abonnements et achats de matériel audionumérique seront alors nettement inférieures à la somme de vos achats de contenus culturels en… 1999.

    • C’est atterrant d’entendre des individus réduire la création musicale à une stratégie économique. On prétend que, si les artistes ne font pas assez d’argent, ils n’ont qu’à « travailler plus » ou « changer de modèle d’affaires ». Selon cette logique, la création artistique devrait s’enligner avec les exigences du marché. Mais l’art n’est pas une simple entreprise! La création ne relève pas uniquement d’une quête de profit et de rentabilité. Si tel était le cas, les seuls artistes à mériter une place sur notre scène musicale seraient les chantres de la banalité, les protégés de Musicor, Productions J ou autres Ploygram, et la domination du « mainstream » serait encore plus sauvage. Il y a tellement d’arrogance et de suffisance dans ces propos, comme si eux, vaillants payeurs de taxes, travaillaient dur pour leur pain et que les artistes, ces « enfants gâtés », s’amusaient follement à créer leur tite zizique. C’est très mal connaître le milieu de la musique et le travail de création. Composer est un processus complexe, souvent introspectif, impliquant à tous les niveaux. C’est pas quelque chose qu’on fait après avoir « punché » à 9h. Plus on va soumettre les artistes à diktats de l’industrie, plus on va les priver de redevances auxquelles ils ont tout à fait droit, et plus la diversité musicale s’étiolera au profit de chansons pré-formatées, de chansons rentables, « confortables », mais d’une banalité désolante.

    • Question qui tue:

      Si les conditions de vie des créateurs ressembles au débarquement de Normandie, pourquoi il y a 100 fois plus de band aujourd’hui qu’en 1990?

      Les artistes sont sado ou fou?

      Il est peut-ètre la le problème, en te promenant tu donnes un coup de pied sur une poubelle, et il y a 5 band qui roules par terre…
      La scène populaire-contemporaine-whatever était peut-être un concept du 20ieme siècle?

      Si je reviens sur terre dans 125ans, je serais triste de voir 4 gus avec un petit look cool sur une scène me chanter l’amour…

      Personne a la naissance nous a assuré que tout allaient ètre stable et éternel…

    • Le seul vrai truc, et bon conseil, qui marche et qui justifie la monétisation de cet art intangible… ?

      «FAITES DE LA BONNE MUSIQUES»

      Fuck les subs…

      Si tu veux du financement arranges toi pour vendre ta musique sur les réseaux appropriés

      le prob…vient que tous on en tête un genre de modèle de ce que devrait avoir l’air leur carrière et leur stratégie de marketing…

      Or il n’y a pas de Recettes

      Le seul critère de concentration devrait être de tenter de faire la meilleur musique possible…

      pour ce qui est de la diffusion…il s’agit d’engager les personnes clefs qui connaissent bien tout ce qui ce fait et ce qui a été fait…et qui ont un langage fédérateur et pertinent suceptible de généré de l’intérêt et un suivi par un fanbase

      on peut pas forcer personne à manger ce qui ne goûte la marde

      alors à défaut d’avoir à dire que c’est ce que ça goûte…

      Il serait préférable de ne tenir de discours seulement en présence d’éléments de pertinences reconnus…

      Je suis sûr alors qu’on pourrait voir émerger des groupes plus fédérateurs et rassembleurs aux même titre que les Beatles l’on été (même à cet air d’iTunes)…même s’ils faisaient dans des styles instrumentales et expérimentales…

      Si JS BACH écrivait ces chef’s d’Oeuvre souvent payé par les grands monarchs de son temps où le clergé …

      Je pense que ce n’est en partie que parce que sa musique était trop bien à la base…
      car à cet époque…

      les sub et internet n’existait pas…

      et à date…tout ce que ç’ammèner de bon…c’est la démocratisation de l’ART DE LA MUSIQUE, non sa consomation ou son expansion via la recherche et le développement

      donc…les subs et l’internet ne sont qu’un feed de Saturation…

      n’aidant en rien à y voir clair et même oser avoir un discours sérieux tellement les paramètre et les infos sont multi-interdépendants…les analyses ponduent sont souvent pécipité et n’arrivent jamais à cerner les réelles tendances et degré d’expertise…

      dommage quand la fonction de la musique est d’ÉGAYER LES ESPRITS

      Voilà ti pas…que nos réseaux sociaux mettraient cet pratique en péril

      Qu’à cela ne tienne pendant que ce cumul toute ses souffrances…qqpart dans un sous-sol obscure se pond la meilleur musique de notre temps…et elles ne sera entendu quand l’être humain aura fait tout ses devoirs humains…car le transit de l’appréciation de la musique ne peut être sain si tout les autres paliers de la société comporte son lot de cancer et cangrène pour que ses phénomènes soient plus prédominant et présent au centre même du processus créatif des artistes d’aujourd”hui

      mais je sais que qqun qqpart se cache et se protège au nom de la vrai musique et pond une musique extraordinaire, et si raffiné…

      que notre société devra bien digérer tous ses travers avant d’être capable d’oser écouter pour vrai et possiblement apprécier…

      car dans cette fange du moult produit en cet ère des technologie et réseaux sociaux…
      ce recèle des pièces musicales de génies que nos prochaines générations future découvriront à la mesure que le raffinement qui les a vu naître sera équivalent avec le progrès et avancements raffinés de notre civilisation qui est plutôt en proie à l’ignorance…

      Du Vynil au iPhones…

      c’est soit UN HOMME ALLUMÉ QUI ALLUME ou éteint les appareils…jusqu’au jours ou le joug de sa race s’éteint dans le silence le plus pesant de tous.

      comme un gros son de contrebasse joué à l’archet au fonds d’une des grottes où se cachent probablement Ben Laden… et où l’effet de Reverb…ne peux pas être recrée même avec le meilleur plugin VST

      LOVE LOVE ME DO…

      Faites de la bonne musique si vous croyez en de belle valeurs…

      Live Free and in LOVE or DIE

      Peace out
      R

    • Je ne peux tout simplement pas imaginer ma vie sans musique. Je suis très reconnaissante envers les artistes qui doivent avoir d’autres jobs pour arriver à se nourrir tout en faisant de la musique. Je suis donc conséquente dans mes gestes. J’achète 20-25 Cd par année. Je vais voir plusieurs spectacles et j’y achète souvent un cd ou un t-shirt. Je possède déjà un ipod et je suis déçue de ne pas avoir payé de taxe de redevence en l’achetant.

      Pour moi la question c’est: à qui l’argent irait réèllement? Comment serait-elle répartie?

    • @anza

      Rien n’est parfait. Mais, de prime abord, nous avons tous les outils informatiques pour évaluer avec précision (même si plusieurs échanges se font dans l’ombre) l’intensité de la circulation d’un contenu sur l’internet, pour ensuite en déterminer la valeur économique (rien à voir avec quelque subvention) et en rétribuer équitablement son créateur. Or, nous sommes encore loin de cette solution qui finira par s’imposer à long terme.

    • Je télécharge illégalement des discographies complètes d’artistes avec emule, … que je n’écoute même pas …

      Je suis vieux, je suis d’un temps où la haute fidélité était la norme.

      Les mp3, bof !

      Paul Béliard

      PS. : À vingt ans, j’écoutais la musique à tue-tête sur une radio-cassette merdique ; à trente ans du Leonard Cohen et autres sur une chaîne hifi Denon et etc de plus 5 000 $ Aujourd’hui, j’ai un lecteur mp3 à 100 $ et plein de fichiers audios. J’écoute trois minutes et j’éteins.

      Le silence est plus satisfaisant ! Je ne suis pas le seul, je crois !

    • @ alain

      Je comprends qu’on peut évaluer et compter que le dernier Kanye West a été téléchargé illégalement 100 000 fois la semaine passée, par exemple.
      Mais peut-on (i.e. les fournisseurs) savoir ce qu’untel a téléchargé illégalement les album x, y et z? Autrement dit dans le cas de setzer, peut-on faire la différence entre sa vidéoconférence et un éventuel téléchargement illégal du dernier album de Noel de Brian Setzer? ;-)

    • On reussit a simplifie un probleme ici en mettant l’utilisateur au banc des accuses. Considerez ceci:

      - Des corporations payent des centaines de millions de dollars pour le portfolio de certains artistes.

      - Des corporations font l’acquisition de stations de radio partout sur la planete. Elles peuvent ainsi faire tourner les portfolio des artistes qu’elles possedent et generer des revenus fixe.

      - Ces corporations aimeraient bien, si cela etait possible, generer un revenue pour chaque ecoute.

      - Il n’est pas si difficile que ca d’identifier ceux qui permettent de telecharger des fichiers musicaux sans payer les redevances. Cependant, peux sont poursuivits.

      - Pour maintenir un droit d’auteur, on doit demontrer qu’on fait un minimum d’effort pour en proteger l’integrite, poursuites a l’appuie si necessaire.

      Alors pourquoi tout ce bruit a propos des individus qui font du telechargement de musique sans payer les redevances? Parce que les corporations veulent en fait mettre en place une nouvelle vache a lait. Les artistes ne seront pas mieux remuneres.

      Les gens qui copient n’acheteraient probablement pas de toute facon, mais peuvent encourager l’achat d’un billet de concert.

      Les lois existantes sont suffisantes, les corporations choississent de ne pas poursuivre. C’est plus facile d’amener les gouvernements a faire la job pour elles.

      Voila.

    • Ha oui, pour encourager la diversite et les artistes locaux, des lois fortes interdisant la concentration des stations de radios dans les mains des memes joueurs. Mais ca, on en parle pas.

    • @missive

      Le pouvoir d’influence des stations de radio ne cesse de décliner. Le pouvoir d’influence de l’internet ne cesse de croître. Par ailleurs, on ne met personne ici au «banc des accusés». Personne ici, par ailleurs, n’a fait la démonstration qu’il parlait au nom de la majorité.

    • @boogie et setzer

      Il est aussi très faisable d’évaluer l’utilisation de bande passante à des fins autres que l’échange de fichiers audio ou l’écoute de musique en streaming. Après quoi, dans le calcul, on la retire de la masse de contenus qui méritent rétribution.

    • Un des problèmes que je vois avec des redevances sur les lecteurs numériques, c’est que ça “légitimise” jusqu’à un certain point le téléchargement illégal.

      Je m’explique:

      Qqn qui se procure légalement toute sa musique avant de la transférer sur son lecteur mp3 paiera en quelque sorte un “excédant” de droits d’auteurs, puisqu’il en paiera à l’achat de la musique et à l’achat du lecteur. Cette personne pourrait finir par se dire qu’elle est aussi bien de télécharger illégalement un album à l’occasion, puisque qu’elle paie déjà des redevances pour ce type de comportement sans en profiter.

      Cette situation n’éxistait pas vraiment avec les cassettes vierges à l’époque, puisque que peu de gens utilisaient les cassettes pour transférer la musique de façon légale, alors que plusieurs utilisateurs de lecteurs numériques le font en toute légalité.

      Je ne dis pas que les redevances sur les lecteurs numériques sont nécessairement à proscrire, mais je considère tout de même qu’il risque d’y avoir un effet pervers. Malheureusement, je n’ai pas de solution à proposer.

    • Wow, je suis estomaqué par vos commentaires….

      Je crois sincèrement que bcp d’entre vous avez une vision complètement romantique du métier de créateur et d’artiste. Se faire traiter de bébé gâté, c’est absolument puéril et ignorant.

      Voilà ce que je dois faire pour arriver à faire de la création:
      J’enseigne le chant, le piano et la guitare.
      J’accompagne sur scène des artistes.
      Je joue de la guitare en studio pour divers projets.
      Je réalise des albums et des pré-production.
      J’écrit des arrangements.
      Je vends de la musique instrumentale à fin purement mercantile en ligne.

      Je gagne très bien ma vie, mais il faut que je ramasse tout ce qui passe car je n’ai pas de chèque de paye à tout les semaines, je n’ai pas de congé payé, je n’ai pas de congé de maladie, je n’ai pas de fond de pension, je n’ai pas d’assurances dentaires et pour les yeux.

      Un des attraits majeur des fournisseur d’internet est leur contenu multimédia. N’est-ce pas normal que ces fournisseurs payent une redevance sur les profits énormes qu’ils font en grande partie sur le dos des créateurs?

      Pour ceux qui crient au loup si leur facture gonfle, allez vous vraiment vous débrancher l’internet si votre facture augmente de 5 ou 10$ par mois? Pour reprendre l’exemple de boogie, est-ce que vous faite une scène au vendeur chez sport-expert quand vous payez 25$ de plus pour une paire de patin parce que la face de Sidney Crosby est sur la boîte?

      Et pour ceux qui achètent sur iTunes et autre support légaux (j’en suis), je veux pas crever votre bulle, mais vous ne faîtes partie que de 5% à 8% de toute musique téléchargée sur le net.

      Les créateurs et les artistes ne sont pas des bébés gâtés ‘’shooté” au subventions. Ils ne sont pas non plus des adolescent attardés qui veulent du cul, de la gloire et de la dope. Ce sont des travailleurs qui exercent un métier pas comme les autres, parce qu’ils se font voler en grande partie leurs dû. Tout ce qu’ils demandent c’est la dignité et l’équité.

      Peter Venne
      Compositeur, musicien, arrangeur, réalisateur.

    • @gaucher

      Effectivement, ça peut donner des airs de légitimité au téléchargement illégal mais… Encore en 2010, un fichier audio sur dix est légalement consommé sur l’internet, il faut se rendre à l’évidence. Voilà, d’ailleurs, qui ne cesse de faire croître l’offre légale sans prix à payer directement. Lorsque cette offre sera considérable, la question de la consommation en ligne sera vue tout autrement.

    • @ tous
      pourquoi on dit toujours que le piratage mine les redevances aux artistes ?… C’est connu et prouvé maintenant… les artistes piratés à outrance sont ceux qui vendent le plus dans le marché. On ne compte surtout pas la pub gratuite du piratage hein ? Faut surtout pas calculer sa force mais surtout voir juste la faiblesse.

      Moi je vous invite à allez voir ce documentaire et vous ouvrir les yeux sur la façon moderne la plus simple de vivre dans ce milieu

      http://www.recordproducer.com/?a=161&subscriber=1
      Guys wake up !!! Ca ne profite qu’à ceux qui tiennent les ficelles ce système… et à ceux qui veulent une fausse sécurité.

    • @frankola

      «C’est connu et prouvé» que le piratage encourage les ventes légales d’albums, certes. Or, ces ventes d’albums ne cessent de décliner malgré cet incitatif, voilà le problème que vous omettez dans votre affirmation. Par ailleurs, frankola, affirmer que la mise en place de mécanisme de redevance «ne profite qu’à ceux qui tiennent les ficelles de ce système» exige aussi des preuves sérieuses, une vraie démonstration. Ça, c’est loin d’être prouvé. Vous avez un documentaire à nous suggérer ?

    • Oui les droits d’auteur se doivent d’exister et cela requiert une intervention de l’État, les économistes néo-classiques l’admettent eux aussi. Mais laquelle et comment ????

      Les sociétés de gestion collective ici au Canada sont-elles bien administrées ? Ou il y a lieu de questionner un peu la bureaucratie là-dedans ou d’autres choses ? On avait lu sur la Sacem en France, les abus de dirigeants…

      http://www.lepoint.fr/actualites-medias/2010-04-10/comment-la-sacem-se-goinfre/1253/0/442942

      Par ailleurs, il faut penser au niveau mondial et même si une intervention des gouvernements est requise il faut négocier avec l’industrie que ce soient les majors ou autres…

      Il ne fait aucun doute dans mon esprit qu’une société comme APPLE doit une bonne partie de sa richesse des dernières années à plusieurs artistes… Et même chez les Majors quand on parle de l’industrie de la musique cela fait bien des années qu’on le dit ce n’est pas une industrie mais une sous-industie pour ces grands conglomérats… Qui doivent tout simplement pratiquer un interfinancement…Ou un transfert de leurs activités vers d’autres groupes ou filiales…

      Ici au Québec ? Je ne le sais pas au juste. Quebecor, il y a quand même un lien eux aussi et payent-ils leur juste part ? Et les autres indépendants dans la musique ? Je trouve quand même les artistes pas assez rebelles et ne voyant pas assez à défendre vraiment leurs intérêts outre devant les gouvernements… TROP PROCHES DES PRODUCTEURS SUBVENTIONNÉS, TROP PROCHES DES SYNDICATS AUSSI… Ou encore trop vite à se laisser embarquer dans une idéologie par un parti politique… Quoiqu’ils ont bien le droit mais ils se font souvent avoir tout de même…

    • C est vraiment pas clair et vraiment pas simple tout cela. J ai ben de la misere a l exprimer et je dois avouer etre un peu biaisé car dans une autre vie pas si lointaine j ai oeuvré dans le domaine de la distribution et je peux vous dire que le CD est pratiquement mort. Quand on vous dit que tel artiste a vendu 50,000 exemplaires d un disque c est avant le retour des cd aux fournisseurs ce qui représente au moins 95 % de la dite quantité fa que…Pour moi c est clair !

      Votre titre la pensée magique est tres juste et j ai comme l impression qu il y a un fossé entre plusieurs intervenants que seule une intervention divine pourra combler.
      Moi ce qui me semble évident c est que ce projet de loi semble réveiller tout le monde beaucoup trop tard . Personne ne veut qu on touche aux droits d auteurs et ca va de soi mais on dirait que ce combat force les intrervenant a affronter finalement la réalité qui à évolué avec les ordinateurs de toutes sortes.

      Il y a toute une génération qui n a jamais payé une cenne pour la musique.Leur dire que c est pas normal,pas moral voir pas légal est un peu futile a ce stade ci… Ca c est la réalité a laquelle personne n a accepté d être confronté et que le conflit actuel ne reglera pas.

      J ai plus de questions que de réponses dans ce dossier.

      Quelles sont les parts de tous dans l industrie ? Auteurs,compositeurs,interpretes,gérants.musiciens.distributeurs? N y a t il pas nécéssité de revoir cela?

      Quelle est la part qui revient a tous quand on télécharge légalement ?

      Depuis quand peut on laisser au gouvernement la liberté de légiferer sur un dossier si particulier? Si c est le cas, qui ont ils consulté pour echaffauder ce projet de loi ?

      Quelle sont les responsabilités et obligations des fournisseurs internet dans ce dossier ?

      Les Luc Plamondon de ce monde issus d une autre époque sont ils les meilleurs porte paroles pour cette cause ?

      J arrete ca là car d autres questions j en ai plein sans réponses et j ai l impression que personne ne veut dévoiler toutes ses cartes…

      Oui a la défense et à la protection des droits d auteurs mais pas au prix de subventions déguisées pour une fois de plus forcer le consommateur a assumer le cout et l impact d une évolution technologique .

    • Google fait sa fortune avec la publicité et chaque clique de souris ?

      Imaginez si les artistes recevaient une redevance sur un certain nombre de clics sur leurs noms…

    • @Alain ;)
      1. Je n’ai pas vue de chiffre prouvant la chute des ventes mais une diversifications des ventes numériques vs CD. Peut-être que cette preuve existe avez-vous un documentaire ? La dernière étude économique faite par le gouvernement fédéral (Industrie Canada) prouve le contraire mon cher.
      2. Avez-vous vue le reportage monsieur Brunet… il est tout de même instructif à défaut d’être peut-être biaiser ?
      3. Ça, c’est loin d’être prouvé… ben voyons donc… vous faites bien de faire l’avocat du diable par contre… en effet nous pourrions faire une enquête tout comme la construction pour savoir comment ca marche. Du gérant à l’organisme publique. Comme toute chose on le sait mais c’est dur à prouver. Pensez au spin et aux radios et on commence à mettre le pied dans la porte.

    • Si la redevance est perçue comme une taxe sur les iPod ou autres… Cela risque de créer de la frustration chez les utilisateurs…

      Tiens mes neveux ont leur iPod Touch, ils écoutent sûrement aussi de la musique mais je crois archi-commerciale du genre la chanson ”Break your heart” mais outre cela… C’est à des JEUX qu’ils jouent le PLUS SOUVENT sur leur iPod bien plus que la musique… Cette industrie va réclamer des redevances aussi ????

    • @ notsosilentpete Certains ont une vision romantique de la vie d’artiste indeed! Pour avoir été dans l’entourage d’artistes qui ont réussi à accoucher d’un CD, je peux vous dire qu’il y avait là des gens de talent qui,sans exception, avaient un emploi à temps plein ailleurs. Les pratiques se faisaient les soirs de semaine, les fins de semaine. Gratos. Pas de mécène en vue et pas de bébé gâté.
      Y avait pourtant des gens qui ont joué avec des artistes reconnus au Québec là-dedans. Des gros noms de notre petit show business. Eux aussi ils travaillaient gratos la plupart du temps, sauf pour les soirs de shows. Et là, ils empochaient une somme dérisoire. Alors pourquoi me direz-vous? Parce qu’ils croient à leur projet, parce qu’ils ont besoin de créer pour mieux respirer.
      Des subventions?? Est-ce que les gens pensent vraiment qu’il s’agit de faire une demande de subventions pour qu’elle soit accordée? Faut avoir un dossier hyper solide et, souvent, être associé avec des gens connus. Des valeurs sûres. Et ça non plus, c’est pas gratis.
      Et c’est pas garanti non plus.
      Et pensez-vous que ces subventions permettent aux artistes d’aller passer l’hiver sur une île grecque?
      Quand un artiste commence à empocher de l’argent, il faut se dire qu’il y a pas mal d’argent qui a été investi au préalable. La plupart du temps, de sa poche ou bien de celle de sa mère, de ses amis, de son cousin…L’industrie ne prend pas beaucoup de risques.

    • @ notsosilentpete et @norvegequebec

      Enfin!!!!!!! Des commentaires de personnes qui connaissent le sujet!!
      Les faussetés et le mépris exprimés ici sont aberrants.

      Signé, une artiste indépendante et jamais subventionnée.

    • @notsosilentpete: Votre commentaire est tellement pertinent et pour en ajouter une couche, je dirais aux gens qui pensent qu’on est des enfants gâtés:

      Faites des spectacles nous dites-vous? Je vous ferai remarquer que le Québec est grand en ta… et se rendre dans tous les coins de la province pour faire des shows quand on est pas subventionné (parce qu’il y en a pas beaucoup qui sont subventionnés soit dit en passant!!!) c’est pas super rentable parce qu’il n’ y a pas tant de monde que ça au kilomètre carré, faites vos calculs…Les lieux de diffusions sont de moins en moins accessibles parce qu’ils ne font pas leur frais de leur côté et ils prennent moins de risques.

      Aussi, les artistes ne se plaignent pas de leurs conditions de vie, ils se plaignent de se faire voler. Est-ce que c’est si difficile à comprendre?

      Pour ceux qui pensent que les artistes jouent au martyrs, vous saurez que la plupart vous diront que c’est le plus beau métier du monde, que c’est pas grave si on est pas millionnaire, mais je crois qu’on a le droit à un certain respect, soit celui d’être considéré d’égal à égal avec le restant des travailleurs de la planète. Donc, si tu te sers de mon travail, paye-le! Parce que oui, c’est un travail, c’est un beau travail, mais on reste pas «effouré» dans le divan comme certains le pensent. Oui, y a des artistes qui se la coulent douce, qui sont plus paresseux, plussss ci ou plusss ça, mais y a des caissiers, des vendeurs, de constructeurs qui sont comme ça aussi, faudrait juste pas généraliser.

      C’est vrai aussi qu’il y a vraiment beaucoup de bands qui poussent…y a beaucoup de bands de garage qui vont jouer «live» pour des peanuts parce qu’ils ont le goût de faire de la musique, c’est pas mauvais, mais c’est du «cover» moyennement rendu, c’est correct, mais ça enlève la paye aux gars et filles qui font ça pour gagner leur vie et qui sont sur la «coche» comme on dit…

      Pis les subventions, moi je suis contre le mécanisme actuel des subventions, car je suis pas sûre que ce soit les bonnes personnes qui reçoivent les sous. Mais c’est un autre débat. Comme je l’ai dit plus haut, les artistes se font souvent avaler par leur propre industrie, si en plus les artistes sont méprisés par leur public…
      On est loin de la sinécure…mais c’est le plusss beau métier du monde pareil….

    • j’aimerais rajouter que je n’ai jamais été subventionné et j’ai vendu beaucoup d’albums via myspace. L’internet est un moyen super pour se faire connaître et sans cela, je n’aurais probablement pas eu la visibilité que j’ai eu…Je me suis créée un public fidèle qui me suit à mes spectacles et qui me supporte. J’ai mis des chansons sur myspace que les gens peuvent écouter quand bon leur semble et c’est correct, mais à partir du moment où ils aiment ce que je fais, c’est quand même sympa qu’ils achètent mon CD. Parce qu’un disque ça se fait pas tout seul et c’est pas gratuit à produire. Mais c’est vraiment pas tout le monde qui respecte ce contrat non écrit et c’est pour ça que les lois existent. C’est toujours pour ceux qui s’en permettent qu’on met des balises et des règlements. Ça fait suer les gens honnêtes, mais le monde est ainsi fait et ça, je crois pas que ça va changer.

    • @frankola

      «Je n’ai pas vue de chiffre prouvant la chute des ventes mais une diversifications des ventes numériques vs CD. Peut-être que cette preuve existe avez-vous un documentaire ? La dernière étude économique faite par le gouvernement fédéral (Industrie Canada) prouve le contraire mon cher.»

      L’étude d’Industrie Canada (je l’ai lue) démontre que les ventes de musique sont diversifiées, sans affirmer que les ventes globales (somme des produits physiques et produits numérisés en ligne) s’améliorent. Bien au contraire ! Prouver que le téléchargement illégal incite les contrevenants à acheter aussi légalement c’est une chose. Cela ne démontre en rien que la situation globale s’améliore. Vous n’avez pas vu les statistiques annuelles de tous les observateurs sérieux sur la chute vertigineuse des ventes de musique, tous formats confondus ? Allez fouiller à l’observatoire de la culture, vous aurez tôt fait de le constater.

    • Je trouve triste qu’il existe un tel fossé entre les artistes et certains internautes qui publient leurs commentaires ci-dessus.
      Je suis artiste,mais à ce que je sache, je ne vis pas dans la matrix: vous et moi vivons dans le même monde, respirons-le même air, travaillons, avons des désirs, des rêves et des craintes face à l’avenir, des espoirs peut être aussi, des peines
      et des joies, parfois des valeurs communes. Nous sommes citoyens, payons des taxes, votons et consommons (puisque nous sommes nous aussi livrés à cette
      époque d’ultra-consommation). Nous pouvons nous aussi tomber malade ou en amour, nous émouvoir aux premiers pas d’un bébé, aider un homme aveugle à traverser le boulevard. Bref, nous ne sommes pas une race mutante de Cyborg sanguinaires qui montent un affreux complot contre vous.

      Nous tapons sur les mêmes claviers d’ordinateurs pour donner nos opinions. Et quand nous travaillons humblement et honnêtement, nous méritons tout comme vous d’être rétribué pour notre labeur.

      Bonne journée,
      un peu d’amour ne fait de mal à personne

    • Enfants gâtés je ne crois pas à cela… Bon mais les gens qui en parlent doivent penser à certains artistes qu’ils voient à la télévision et penser cela… Que ce soit dans la musique ou autre… Des noms ? Non, pas besoin d’aller là-dessus. Ils en ont contre certaines vedettes je dirais…

      @Charlie350 et notsosilencepete…

      Charlie… J’ai déjà pu entendre votre musique à quelque part ??? C’est qu’on parle du sujet de se faire voler… Il faut commencer par se faire connaître et distribuer un peu…

      Tournez-vous à la radio ???? Certaines redevances sont pas fixées en fonction de cela présentement ?

      C’est vrai que je suis pas de la même génération que les jeunes mais moi cela m’intéresse pas le téléchargement… Le Steaming mais c’est pour découvrir plus qu’autre chose… Si MusicMe ou MySpace versait des montants… Ou Youtube…

      5$ ou 10$ de plus pour internet ? C’est RENDU déjà très cher à mon avis… Vais-je me débrancher de l’internet ? J’y pense parfois mais non… Mais je pourrais peut-être me débrancher du câble pour la télé… Mais je l’ai déjà dit qui a payé en partie pour le temps passé sur le web c’est l’ABONNEMENT AU JOURNAL… Réduit à un abonnement week-end en premier à plus d’abonnement du tout…

      Là je vais couper un autre fournisseur de services mais qui a un peu rien à voir avec cela même si ce sont des coûts…

      Je suis quand même d’avis qu’on paye TROP CHER pour le web ici au Canada… Pour le téléphone aussi… C’est pas la faute des artistes, cela n’a aucun lien… Non moi je trouve que c’est la faute au département du MARKETING et des VENTES qui coûte une fortune…

      Je sors du sujet…

      Mais la question est pour ceux qui se plaignent de se faire voler mais sont-ils connus ?

      Tiens Boulga… Sans le présent blogue j’aurais pas vraiment connu sa musique quoiqu’il est écrit je crois que Languirand dans son émission l’avait utilisée… Alors je l’avais peut-être entendu pareil…

    • Exit mes arguments, c’est mon opinion la plus choquante en gros titre, mais c’est correct puisque je suis choqué! Et une primeur pour moi, vous devriez voir le reste… Ça permet d’aller au fond des choses et s’il y a de bon arguments pour me faire changer d’avis, je suis preneur. Voici les miens:
      Ce qui me choque le plus (taxe ou redevance) c’est l’arbitraire de la chose.
      On puni et on décourage encore les gens honnête! Ceux qui ont acheté de la musique de bonne foi l’on fait pour rien. On leur fait payer encore une redevance abusive. Ça reviendrait à être facturé sur une présomption de piratage. C’est ça aussi la pensé magique. Allez on arrive pas à prendre les voleurs alors ont fait payer tout le monde.
      Est-on encore coupable de vol de musique lorsqu’on paye des redevances sur internet ou sur du matériel informatique?
      Ceux qui ont saisi l’opportunité pour innover et créer de nouveau modèles économiques, on vient les pénaliser. iTune, Archambault musique, Spotify. Spotify offre de la musique à la demande et paye les redevance grâce à la publicité et ventes liés. C’est possible justement à cause du faible coût d’internet. Il n’y a pas d’équivalent à Spotify disponible au Canada, pourquoi? Pour la vidéo Netflix offre un abonnement mensuel et une disponibilité illimité, voilà un modèle fonctionnel. Pourquoi les utiliser s’il y a redevance?
      Les redevances imposent une lute entre deux industries, la musique contre l’internet. Je défend le net. Je suis contre le parasitage du net par une industrie musicale mésadapté.
      Le problème des musiciens s’applique à tout le secteur de l’information. Les livres, les logiciels etc. Si on embarque dans un système de redevance ça risque de se répandre et non seulement d’être mal foutu mais de tuer la neutralité du net et tuer internet.
      Ce que je souhaite c’est que la fibre optique soit aussi neutre que l’asphalte de nos route.
      Wikipedia, une grosse partie du net passe par ce site. Encyclopédie construite gratuitement par des individus pour des individus. Elle est gratuite et elle est neutre car sans publicité. C’est un des plus beaux bijoux du net. Wikipedia vit de dons pour payer les serveurs et la bande passante. Ce qui permet wikipedia c’est le faible coût de bande passante.
      Avec Skype on peut appeler n’importe où dans le monde pour 2-3 cent la minute. C’est là qu’on se rend compte de ce qui est possible et à quel point on se fait avoir par nos entreprise de télécom non performantes.
      Nombre d’industries repose sur un internet à bas coût. Des journaux gratuits, des blogues, du travail à distance, des projets collaboratif tel linux, des projets communautaires, des cartes satellites gratuites, Google. Beaucoup de services à tarifs réduits. C’est foutu si chaque nœuds du réseau charge une taxe, redevance ou stop la neutralité.
      Un faible coût du net permet un accès au plus grand nombre.
      ***
      Comment redistribuer les revenus d’une redevance adéquatement aux artistes?
      Ça se fera en fonction de la popularité des artistes? “Estimé” selon des sondages? Selon les chiffres des majors? Sur la classe sociale de ceux qui paieraient, en auraient l’intention ou ceux qui sont curieux. Une star-académie tant qu’à y être? Tout ça en même temps? Surtout selon un fort incitatif à manipuler les chiffres je pense. Ce qui m’énerve le plus là dedans c’est la notion de lourdeur administrative.
      Ça vient retirer aux client de choisir leurs achats selon le libre marché. J’ai peur que ça permettent à de mauvais “artistes” de profiter de mauvaises œuvres.
      On ne peut pas tous s’improviser artistes et s’attendre à faire fortune. Des poches qu’on veut pas entendre, y’en a! Je revendique de choisir pour quoi je paye. J’ai recommencé à dessiner, on me dit que j’ai du talent. cool! Si un investisseur privé est prêt à risquer sur moi tant mieux. Mais sinon, pourquoi le gouvernement devrait le faire? Lorsqu’un entrepreneur se plante il ne reste pas longtemps un poids publique, les investisseurs se sauvent.
      Retirer des redevances d’une activité pourtant illégale, ça manque d’étique. Que pensez-vous du gouvernement qui se rempli les poches avec les loteries. Et une taxe sur le piratage?
      Tout ça pourquoi? Faire survivre artificiellement un modèle économique de dinosaures.
      Ça m’énerve qu’ils passent par des subventions des taxes et des redevances pour contourner l’offre et la demande. C’est quoi le vrai coût individuel de la culture québécoise qu’on choisi d’acheter ou qu’on nous impose? On ne peut pas tous transférer nos problèmes de cette façon au gouvernement.
      Tant qu’à vouloir tout prendre il y a aussi les bibliothèques municipales qui offrent un partage gratuit. On y consulte des livres, des cd audio, des films gratuitement sans payer. Avec le kindle et les livres électronique, comment fera-t-on pour emprunter des livres sans les copier?
      Ça serait gênant que des artistes vivent d’un système coercitif dont personne ne veut. Les auteurs doivent accepter l’équilibre de l’offre et de la demande. Si les gens ne sont pas prêt à payer pour la musique, c’est l’offre qui devrait réduire. C’est la triste réalité. Toutes les industries subissent des changements et doivent s’adapter.
      Comment les auteurs, compositeurs et interprètes se distribuent l’argent entre eux une fois la chanson acheté ou le show présenté ne devrait pas concerner nos factures d’internet. De la même façon que les auteurs d’un brevet s’arrange entre eux pour la séparation des bénéfices.
      En fait en mettant un copyright sur une œuvre on obtient un droit de monopole sur son exploitation pour une durée déterminé. On revendique ce droit parce qu’il y a un marché à défendre. C’est l’argent en jeu et les dommages qui justifient la poursuite. C’est le principe fondamental de la propriété intellectuelle. C’est comme ça dans tout les domaines, les pharmaceutiques, l’aéronautique, les marques de commerce, les livres etc. Pourquoi un traitement différent aux artistes? Ils ont des maisons de disques et des agents pour croire en eux et les défendre, c’est ça le mécanisme de regroupement. Apple est du coté de la musique puisqu’il en tire profit.
      Les redevances c’est votre solution magique. C’est votre façon de jeter le blâme en bloc sur tout l’internet. Mais c’est aussi de la mauvaise foi, c’est une façon artificielle de vivre au dépend d’une autre industrie.
      Le piratage est un problème et il y a d’autres façons de s’y prendre en priorité:
      -Les grand coupables sont les sites et les logiciels de piratage, isohunt, limewire, vuze. Offre de piratage en masse et ils font de l’argent comme de l’eau. Avant d’attaquer les internautes pourquoi les FAI ne bloques pas d’abord ces sites? Tout le monde les connais. Car sans la loi C-32 c’est légal au canada!
      -Il y a le marché légal à développer, c’est là que je trouve qu’ils ont eu un manque. iTune, Archambault musique, Ubuntu music store. Spotify et Hulu nous montre qu’il y a une offre légale et gratuite possible. Netflix nous prouve qu’il y a un modèle économique payant.
      -L’anonymat sur internet existe de moins en moins. Les terroristes se font prendre, les pédophiles aussi, les spammeurs et les pirates se font prendre maintenant de plus en plus. L’étau se resserre. Même chose pour la diffamation et la vie privée sur facebook et twitter.
      C’est dommage qu’internet soit l’otage d’une vielle garde qui refuse les changements en bloc sans comprendre. Le lobby d’internet doit aussi se faire entendre.

    • @nbfrankin

      À ce que je sache, TOUS vos arguments sont mis en ligne. N’ayez crainte, tous ont été lus.

      Comme celui-ci: « Ça m’énerve qu’ils passent par des subventions des taxes et des redevances pour contourner l’offre et la demande. C’est quoi le vrai coût individuel de la culture québécoise qu’on choisi d’acheter ou qu’on nous impose? On ne peut pas tous transférer nos problèmes de cette façon au gouvernement.»

      En quoi est-il question de contourner l’offre et la demande ? Et j’ai bien peur qu’il faille encore vous rappeler que la redevance n’est pas une taxe, c’est plutôt un choix de société qui impose un partage de revenus entre partenaires économiques, dans un contexte où l’offre et la demande sont clairement exprimés. Aucun argent des contribuables n’est ici pris en compte. On parle de rétribution équitable après avoir fait la démonstration de l’intensité de la circulation d’un contenu. Rien , absolument rien à voir avec une taxe ou une subvention. L’offre et la demande s’étant exprimées en ligne, il faut ensuite partager équitablement, réclament les ayants droit, TRÈS MAJORITAIREMENT modestes, peu rémunérés, ne comptant sur que peu de subs ou pas du tout.

    • Malheureusement ou heureuse je vis en banlieue et je suis en transport en commun…

      Alors il y a bien des artistes que j’encouragerais plus souvent si j’étais proche ou qui me solliciteraient… La même chose pour des restaurants… Mais je déménagerai pas sur l’île de Montréal…

      Anyway, il y a pas beaucoup d’argent à faire avec moi… Mais quand même, j’entendais les pubs sur CIBL il y a quelques années et là je disais cela pourrait M’INTÉRESSER alors qu’on reçoit toutes sortes de sollicitations qui m’intéressent aucunement…

      ——————–

      Les artistes c’est pas de la subvention directe mais d’une certaine manière avec le système vous FINANCEZ Plamondon, Star Académie et les Maxime Landry ou même Céline Dion…

    • De TOUTES époques, les intermédiaires de l’industrie du disque ont ramassé 85% à 100% des recettes des disques. Pire, plus l’artiste est petit et plus le pourcentage de plumage augmente.

      Dans les années 80, par exemple, tout représentant d’une compagnie de disques roulait en BMW et autres, alors que les artistes locaux étaient en général en pout-pout. Alors là, on ne parle même pas des dirigeants des compagnies de disques, de distribution ou des radios. Au sommet de leur popularité, les BB peinaient à se payer un mini-van alors que tous les actionnaires et gestionnaires de leur maison de disque étaient en allemande de luxe. Et on ne parle pas des grosse cylindrées des aparatchiks de Sony.

      Je le répète : les sommes récoltées seront détournées à 85% au profit des intermédiaires. J’ai personnellement endisqué et vendu; le contrat nous donnait 7% des recettes des ventes + droits d’auteur/reproduction etc.

    • C’est de la politique et c’est intéressant mais… Cela m’ennuie un peu parmi les vedettes et représentant dans cet autobus et leur manière de s’exprimer…

      Moi c’est un JEAN LELOUP que j’aimerais entendre sur le sujet… C’est quoi sa position à lui ? Il est jamais ennuyant au moins même s’il pourrait exprimer des contradictions…

      Marie-Denise Pelletier ? Très belle voix mais devenue présidente d’Artisti ? C’est bien mais elle doit moins chanter ?

    • @lecteur: Pour répondre à votre question, oui j’ai tourné à la radio, surtout des radios non-commerciales surtout. J’ai même été sacré album de la semaine au défunt showbiz show, je peux vous dire que cette mini pub a fait venir pas mal de monde à mon show de cette semaine là et je me suis fait des fans qui me suivent depuis ce temps. Ensuite, les grosses radios qui n’ont jamais tourné mon matériel parce que premièrement quand vous faites affaire avec eux, c’est mieux d’avoir quelqu’un qui fait votre tracking radio et ça coûte assez cher quand on est pas riche, disons dans les 3 chiffres pour un mois de tracking. Comble d’ironie, le directeur artistique d’une station très reconnue m’a demandé de lui envoyer deux copies ( une pour fin personnelle) de mon album en me disant qu’il ne ferait pas tourner mes chansons sur sa radio parce que c’est pas assez linéaire comme album, donc ça pourrait déconcerter certains acheteurs éventuels…bref, il en a refilé un à un collègue d’une autre station pour qu’il me fasse tourner…C’est donc pas si simple. Et oui, je reçois des redevances de la Socan, mais on s’entend que je ferai pas de gros cadeaux de Noël avec ça. Voilà.
      Mais, je ne fais pas pitié, soyez sans craintes…
      Mais je pense que nbfrankin ne lit pas les autres commentaires, il pourrait nuancer son propos un tantinet, ce serait apprécié…

    • @austerlitz

      Effectivement, cette vieille industrie du disque qui n’a cédé que des broutilles à ses créateurs , elle s’effondre… Pas grand-monde se mettra à brailler ! Dans un environnement numérique, que faire ? Le créateur a enfin la possibilité d’être au centre des opérations, une bonne nouvelle en soi. La révolution numérique n’est-elle pas une occasion historique d’instituer un système équitable de rétribution ? Bien sûr, on peut d’ores et déjà prévoir des abus, inégalités, corruption, mauvaise gestion, etc. Malgré tout, l’environnement numérique pourrait à la fois améliorer la condition de l’ensemble des créateurs (mieux rémunérés) et des consommateurs (qui pairaient moins pour tous leur contenus en ligne que pour leurs contenus physiques, redevances incluses). Voilà une issue possible… parmi d’autres. Tout dépendant des choix que feront les sociétés avancées…

    • C’est quand même incroyable… la plupart des chiâleux de cet article ne connaissent absolument rien sur le sujet… Nous traite de crosseur en disant “donne moi ton bien gratis!!”… alors que les subventions servent à payer une partie d’un album, une partie d’une tournée etc, et non un salaire pour ne rien faire et que ces mêmes subventions sont rares et données parcimonieusement par des jurys intègres avec des budgets ridicules… “Qu’ils fassent comme nous et qu’ils travaillent”… câlisse, comme si les artistes accumulaient pas deux trois side-lines de job pour survivre avec 15000 piasses par années!! Comme si on était gras dur avec des droits d’auteur: quand une de mes tounes jouent dans une émission de télé, ça me donne à peu près deux piasses cinquante et on me traite de “bébé gâté”?? Où c’est qu’j'ai mis mon flingue???

    • Je ne pense pas que la vie d’artiste soit facile, bien au contraire.
      Je me pose des questions:
      Si l’industrie refuse de prendre des risques pourquoi devrait-on le faire par nos subventions.
      Si les gens ne sont pas prêt à payer pour de la musique, pourquoi faire un hold-up sur les FAI?

      Finalement ok, c’est dur, ok c’est mal payé.
      Mais oui on les entend se plaindre et demander des subventions. Alors pourquoi continuer? Pourquoi ce serait aux autres de payer pour cette obsession?
      Je crois qu’au Québec on est un endroit qui offre beaucoup de subvention aux artistes en proportions de la population.
      Les pêcheurs de morue ont du arrêter de pêcher avec la fin de la morue. Ils ne peuvent pas rester au quai éternellement. C’est ça la réalité.

    • @ alainbrunet

      Je n’ai pas de solution à proposer. Je sais cependant que l’INDUSTRIE prépare depuis longtemps les opinions à ce sujet. D’où toute ma prudence.

      Combien touchera I Tunes pour vendre I am the Walrus en tétéchargement? Quel sera la part du catalogue Beatles?

    • C’est le problème de tous les créateurs que ce soit en jeux informatique autre application ou inventeur, s’il y a personne qui veut de ton stock, ben il te reste de l’avoir fait avec passion et pour simple plaisir. C’est pas évident de faire connaitre ses créations.

    • @nbfrankin.

      Au risque de me répéter, il n’est ABSOLUMENT PAS question de subventions avec le projet de loi C-32. Ça a l’air difficile à comprendre !!!!

    • @alainbrunet
      C’est pas la peine, nbfranklin est obsédé par les subventions, même si elles n’ont rien à voir avec le sujet. Dommage qu’il ne s’insurge pas contre toutes les industries qui sont subventionnées. Même les très très riches. Il répondra que les autres industries (les sérieuses) créent de l’emploi. Ben, les subventions dans le milieu artistique aussi créent de l’emploi et pas juste pour les musiciens: les techniciens de son, éclairagistes, photographes, graphistes de pochettes, duplicateurs de cd, metteurs en scène, studios d’enregistrement, etc… Mais non, il parle de n’importe quoi, il mélange tout. Je lui suggère donc, tant qu’à y être, de ne pas oublier dans ses longs discours la couche d’ozone et les moumousses de sécheuses.

    • Un des grands défis sera probablement de faire en sorte que les contenus qui circulent soient comptabilisés de façon juste (et qu’il n’y ait pas moyen de fausser les données, les informaticiens sont très créatifs eux aussi).

      Et puis de savoir qui sera rétribué. Par exemple, l’ado japonais qui joue le thème de mario bros sur deux guitares en tapping aura-t-il sa part lui aussi? (33 millions de visionnements youtube). S’il y a 10 millions de téléchargements de Poker face, est-ce que ce garçon devrait être rétribué 3 fois plus que Lady Gaga?

    • @boogie Est-ce que tu considères ton ado japonais comme un créateur?
      Est-ce que tu crois que ton ado japonais a payé une cote à la compagnie Nintendo pour reproduire son truc?

    • @Alain – la conclusion de l’étude ne dit-elle pas que l’impact négatif de ce mouvement n’est pas prouvé ? Comment pouvez-vous l’affirmer alors ? Vous faites comme moi et vous jouez sur les mots… ;)
      Votre preuve est aussi faible que la mienne.

    • @ norvege
      absolument qu’il est un créateur. Il a inventé quelque chose qui tient plus du cirque que de la musique, mais il interprète un “standard” à sa façon. Et ça pogne pas à peu près!

      Je suis certain qu’il serait heureux de payer un % de sa rétribution à Nintendo s’il y avait rétribution. En ce moment, c’est évident qu’il n’a pas demandé la permission à personne.

    • « Un artiste n’attend pas de rémunération pour son expression artistique. Il crée et donne un sens à la vie, pour citer Shopenhauer. Van Gogh peignait, point barre. ” Vous me tirez l’oreille avec vos citations…
      WOW! Et un artiste vivrait de l’air du temps? Il est vrai que l’artiste n’attend pas après la rémunération pour créer mais s’il ne veut pas crever, il devra bien monnayer son produit ou bien se trouver une job parallèle.
      Cher Austerlitz…même les curés ont besoin de leur industrie (l’église) et de leur public ( qui paye la dîme et entretient leurs églises) pour continuer à répandre la bonne nouvelle…

    • Pour résumer le fonds de ma pensée.. la musique n,a jamais été aussi diversifiée et bonne et les subventions, la structure et la gestion actuelle n’y sont pour pas grand chose… elle profite à certains… utilisateurs payeurs oui mais principes qui serviront encore et toujours à la même caste (Cie de disques, CRTC, Radios, etc.) Faut en revenir et accepter que l’artiste de demain doit devenir de plus en plus libertarien dans son développement. Mais surtout profiter de tout ce que se passe devant lui au lieu de se battre contre le vent… Naif mais efficace.

    • @frankola

      Vous avez beau vous vautrer dans vos certitudes, grand bien vous fasse. En ce qui me concerne, il est INDÉNIABLE, tonnes de sources à l’appui, que les ventes légales de musique ont fondu au maximum depuis dix ans. Je me souviens très bien de cette étude qui mettait en doute l’impact négatif du téléchargement illégal sur les ventes légales. Je me souviens aussi d’aucune démonstration probante de ce que vous affirmez. Là, je n’ai pas le temps mais si vous voulez revenir sur la question, nous mettrons un terme très rapidement à cette polémique. Promis. D’ici là, je vous suggère de faire vos devoirs. ;-)
      Quant aux choix libertariens des sociétés, il sont toujours possibles. Nous aurons tôt fait d’en évaluer les conséquences si ces choix parviennent à convaincre une majorité de citoyens… pendant un moment.

    • ;) c’est concis et efficace

    • Un Suède, où l’accès internet à 100 Mbps coûte 11$ par mois, se faire majorer sa facture de 1$ pour payer les artistes ferait sans doute moins mal qu’ici…

      Parce qu’ici, où l’infrastructure de communication, secteur vital s’il en est, reste entre les mains de requins de la «Business», intéressés seulement par l’augmentation des dividendes aux actionnaires et à l’augmentation de leurs profits.

      Le partage, c’est pas dans leur plan de match.

      De toute façon, si, malgré leurs lobbyistes, nos gouvernements les obligeaient à payer des redevances aux artiste, nous verrions instantannément notre facture d’accès internet majorée du coût de la redevance, pimentée d’un «légér supplément» pour le plaisir d’en empocher encore plus.

      Je verrais très bien toute notre infrastructure de communication (internet, téléphonie, radio, TV, etc.) entièrement nationalisée (comme l’électricité), et ces infrastructures louées à des fournisseurs qui ensuite nous les revendent, comme c’est le cas pour l’accès internet en Suède.

      Géré intelligemment, nore accès internet nous coûterait sensiblement le même prix qu’un Suède (climat, population, situation linguistique éaquivalents), et un supplément pour payer les artistes ferait que le coût total de notre accès internet serait de beaucoup moindre que ce que nous payons actuellement.

      Évidemment, PKP serait pas content, et des ministres/fonctionnaires perdraient les nombreux avantages tirés du lobbyisme…

      On peut rêver.

    • @boogie je viens d’aller écouter ton ado japonais (33 millions +1 donc :-)
      Excuse, mais malgré que son truc ait un certain intérêt, ce n’est pas de la création. C’est pas parce que tu trouves son interprétation intéressante que c’est de la création.
      À ce compte là, dis-moi donc…quand ton Sylvain Cossette remplit des salles avec des shows de cover, d’après toi, est-ce qu’il touche des droits d’auteur ou bedon si il en paye??

    • me semble que ca devrait pas être si compliqué. Si une entreprise fait du profit à cause de la musique qui passe par son reseau ou ses appareils, cette entreprise devrait verser une partie de ces profits aux compositeurs… Si les stations des télévisions, salon de coiffures et les dentistes paient pour des licences d’utilisation musicale, pourquoi pas les fournisseurs d’accès internet et les producteurs de lecteur MP3 ne devraient pas en faire autant?

    • Parce que c’est nous qui allons payer cette note, il est évident que les producteurs de mp3 et les fournisseurs d’accès vont nous là refiler.

      Il me semble que ce n’est pas si compliqué à comprendre non ? À la base c’est nous que les artistes font faire payés

    • @boogie ….d’ailleurs, le génie de ton ado a été d’utiliser un thème musical que tout le monde connaît. Donc…ton génie surfe sur la création d’un autre et se fait du capital (de sympathie avec ça). Il va donc probablement se faire signer (peut-être même par Nintendo)..C’est déjà ça, il a le sens du marketing.
      S’il avait utilisé la même technique avec une de ses compos, composée éfoueré sur son divan ;-), dans le but de vivre la vie rock&roll de sexe et de saké, je ne pense pas qu’il aurait eu 33 millions d’écoute.

    • @mathieu-gilles
      mais ce n’est même pas comme cela que ca marche à l’heure actuelle pis on est là pis on s’exclame que c’est cela qu’il faut faire parce que la technologie le permet.
      Ne soyons pas naif. Nos artistes ils faut acheter leurs produits, il faut aller aux spectacles et ils faut s’intéresser à leur produit…. oui oui et oui.

      Mais on va ouvrir la porte au CRTC sur le Web, aux taxes sur les services web au porata de ce que tu fais pour être sur que l’artiste à quelque chose ??? L’état coute 3 fois ce que ca donne en frais de gestion.

      Tous ses principes sont déjà boiteux dans le système actuel… non ?
      On va être taxé pis l’artiste n’aura rien cé ca la réalité actuelle. Alors non pour des redevances sur le piratage pis on joue avec la game.

    • Pourquoi un musicien fait de la musique? Parce qu’il aime ça.

      Au point que tu mets beaucoup d’argent là-dedans.

      Les consommateurs ont parlé (”j’ai 2000 cd et je les ai payé”). Bravo.

      Maintenant, la réalité économique de ceux qui en font de la musique, par passion.

      Je joue dans un band métal depuis 10 ans.

      Local de pratique : entre 40 et 60$ par mois par musicien. Alors, comptez maintenant pour dix ans.

      Instrument : Un bon set-up de musicien va être autour de 3000$ que tu sois guitariste, bassiste ou drummer. On parle de quelque chose de convenable ici, pas un set-up extraordinaire. Multipliez ici par le nombre de musiciens.

      Notre band s’autoproduit. On achète donc du matériel d’enregistrement (console, pre-amp, microphones, câbles, logiciels, carte de son, ordinateur) Au bas mot, autour de 10000$. Cet argent nous sauvera de louer des heures dans un studio d’enregistrement. Pour le mastering, mettez environ 5000$. Là, tu peux mettre un produit musical potable au niveau technique sur le Web.

      Selon Carlitos :
      « Une des solutions : allez faire des spectacles plus souvent, c’est plus durs que d’attendre les ristournes sur son cul dans le salon mais au moins on verrait que vous faites quelque chose. »

      C’est bien faire des shows. Mais dans la plupart des cas, faut que tu paye. Une bonne salle les vendredi ou samedi, c’est 400$. Et tu ne peux trop en faire pcq tu brûle ton public. Tu dois donc sortir de la ville et aller dans la ceinture montréalaise. Ce qui veut dire, si t’as pas de van, loue un camion.

      Dans ces dix ans, j’ai mis autour de 16000$ dans la musique. Je ne m’en plaint pas, c’est un constat. Mais j’aimerais bien avoir un retour autre que la satisfaction personnelle.

      Tu ne peux espérer faire de l’argent dans le marché musical québécois si tu es un band. La tarte est trop petite.

    • Zackkim l’ado japonais sur Youtube ? Devrait-il être payé ? Peut-être oui mais Nintendo aussi…

      Sauf à partir de quels revenus ? Est-il créateur malgré tout ? Oui pareil, toute interprétation est une genre de création, c’est lui sur le vidéo et c’est lui qui joue… Une musique ne lui appartenant pas mais c’est lui qui la joue.

      Bon mais il le savait d’avance quand même qu’il serait pas payé…

      Un site donnant des cours de guitare le commandite ? On dirait… Alors, il est probablement payé par eux…

      Sur son site, il y a deux annonces aussi…

    • @norvege
      en passant ce n’est pas “mon” ado ;-)

      Et fait je ne trouve pas ça tellement intéressant, mais c’est de la création quand même! De l’interprétation si tu préfères. Est-ce que l’OSM fait de la création? Ils interprètent, tout comme ce kid. L’interprétation mérite rétribution (même Sylvain!), même si le compositeur doit avoir droit à sa part. Et puis l’idée, c’est que ce gars a 33 millions de visionnements!!!

      C’est un exemple comme ça. L’affaire c’est qu’il y a des phénomènes internet incroyablement populaires, qui sont de l’ordre de la création ou de l’interprétation musicale, mais qui auraient eu 0 impact en dehors de leur sous-sol il y a 10 ans. Un fou brak peut composer un truc complètement débile, complètement nul et l’interpréter de façon grotesque… Et c’est pour ces raisons que son truc va faire fureur! Nous n’avons pas à juger de la pertinence ou non mais ça reste de la musique, ça reste une création. Au même titre que Lady Gaga!

      Dans la logique un clic une cenne, ces types ont droit à la gloire et ce qui vient avec!

    • Je trouve juste dommage que les gens mélangent tout. Le but n’est pas de taxer les gens (que ce soit pour l’internet ou les appareils mp3 etc) mais que les grandes compagnies tel qu’Apple ou autres, versent une petite part de profit à la copie privée. (pour ceux qui ne savent pas c’est quoi, allez sur le site de la SODRAC) Comme on faisait déjà pour les CD vierges ou avant, les cassettes vierges. Bien sûr qu’il faudrait ajuster la loi pour que les compagnies n’ambitionnent pas en refilant les frais à ses usagers, il me semble que c’est clair. Les gens paient déjà! Les artistes ne veulent pas plus d’argent, ils veulent seulement ajuster la loi par rapport au nouvelles technologies, c’est tout.

    • C’est bien Zack Kim dont vous parlez Norvège et Boogie ?

      Il vient de Corée du Sud et dit avoir 27 ans…

      http://www.youtube.com/user/ZackKim

      Son premier vidéo de SuperMario est là depuis 4 ans…

    • @monsieurbri

      Effectivement, si les gens savaient… La fioriture de ce débat ne fait que confirmer une chose essentielle. Une phrase écrite par un parolier célèbre résume bien la chose – ici la célébrité n’est pas un gage de talent – : « j’aurais voulu être un artiste»…

      C’est toujours plus vert chez le voisin…

      Cela dit, les gens confondent malheureusement deux choses très distinctes : l’industrie culturelle québécoise n’a rien à voir avec l’industrie américaine… ou japonaise !

      Ciboire…

    • @ norvegequebec

      Me citant : “« Un artiste n’attend pas de rémunération pour son expression artistique. Il crée et donne un sens à la vie, pour citer Shopenhauer. Van Gogh peignait, point barre. ” ”

      C’est la réalité. Un artiste crée sans se préoccuper du commerce de l’art. C’est la seule définition sans compromis. L’art et son commerce sont deux choses distinctes. Qu’il crève de faim n’a rien à voir avec l’art, qui est, par définition, sans attente de commerce. Bref, tant mieux si ça arrive.

      Celui qui crée en fonction d’un retour financier ou autre est un commerçant d’art, pas juste un artiste.

      C’est frustrant mais l’art est total ou il n’est pas. To be or not to be.

      Ce dont on discute aujourd’hui, c’est du commerce de l’art.

    • @austerlitz

      Vous devez être loin de l’industrie culturelle…

    • Il est connu et a une maison de disques en Corée à ce qu’on voit… Startory…

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Zack_Kim

    • Oui c’est lui lecteur, désolé pour le mauvais pays et le mauvais groupe d’âge! Je ne le connais pas plus que ça, tout ce que je sais, c’est qu’il est dans le top des visionnements youtube.

    • @austerlitz

      allez plutôt, dans la lecture, du côté de «la volonté de puissance»… ;)

    • @austerlitz

      Votre vision de l’art est bien la vôtre, on la respecte. Cela dit, elle n’est pas «la réalité» ne vous en déplaise. Ce n’est pas une valeur absolue, tout de même !

    • @austerlitz

      La volonté de puissance, du point de vue sociodémographique, ne distingue pas le riche du pauvre, l’artiste du commercant… ;)

    • D’ailleurs, pour reprendre une citation d’un artiste – un grand, très -, lors d’une conversation sur le sujet, autour d’un bon café, sur une terrasse, au soleil – cout de la facture, 8,50$ – : l’artiste qui ne vit que pour sa création, au détriment de sa santé, de son bien-être, n’est pas un artiste, mais un schizophrène… ;)

    • Sur les iPod, il y a eu une redevance ici au Canada dans le passé ? Je m’en souvenais plus et j’en ai même pas encore un moi-même…

      http://www.apple.com/ca/fr/ipodlevyrefund/

      Apple le remboursait… Si cela a existé mais est disparu ce doit être que politiquement c’était pas rentable… Mais là, les artistes reviennent à la charge…

    • En lisant cela c’est la Cour d’Appel fédéral qui avait déclaré cette redevance invalide… Alors c’est par la législation, je suppose qu’il faut si on est tenant de cela procéder…

      ” Q :Pourquoi la redevance a-t-elle été en vigueur pour une période de 1 an seulement?
      R : La Cour d’appel fédérale du Canada a déclaré invalide la redevance le 21 décembre 2004,date à laquelle Apple a cessé
      d’imposer le paiement de la redevance. ”

    • @korgull

      En jouant du métal, vous restreignez votre public en partant. Combien de groupes métal font vraiment de l’argent au Québec? Combien vivent de leur musique?

      Il y a des groupes qui s’en tirent bien, mais ils font de la musique grand public.

    • Et en Europe aussi je vois des liens de 2005 parlant mais je ne suis pas au courant de toute l’histoire…

      Cela a existé ? Existe encore ailleurs ? Ou a cessé ? Le contexte change encore avec les années mais il est toujours bon de se rappeler le passé…

    • @boogie Excuse moi d’insister mais je crois avoir été mal comprise. C’est évident que lorsque Lang Lang nous balance son interprétation de la valse brillante il a le droit d’être payé, même si c’est pas lui qui l’a composée. Sylvain Cossette itou.
      Ils interprètent et nous donnent un spectacle. Ça se paye
      Mais le compositeur, ce n’est pas lui. Il va faire son argent avec une proportion des ventes, avec des spectacles et des t-shirt où il a sa photo.
      Les droits d’auteur, il ne les aura pas. Le créateur, ce n’est pas lui. Bon…remarque que Chopin reçoit pas tellement de redevances non plus…Il n’est pas à jour dans l’ère numérique non plus..Comme moi, qui ne télécharge rien mais achète tout.

    • @lecteur_curieux

      Je ne veux pas briser votre bulle, mais les redevances, de toutes sortent, on un coût administratif bien supérieur aux sous qui se transigent au Québec…

      Un artiste, je ne nomme personne, mais pensez à plusieurs artistes québécois cités dans les chroniques d’Alain Brunet, mettons, pour la plupart, en redevance d’ACTRA (Montréal)
      ACTRA (Toronto), AFM, ARTISTI, CMRRA, CRIA-AVLA, Guilde des musiciens du Québec, NRCC, SOCAN (Toronto), SOCAN (Montréal), SOGEDAM, SODRAC, SOPROQ, SPACQ, grosso modo, pour un artiste bien en vu, c’est dans le 3, dans les plus connus, 4 chiffres, annuellement.

      Cessez de voir de l’argent là où il n’est pas…

      Les artistes, je dirais même une bonne partie de l’industrie, misent aujourd’hui sur les concerts pour monnayer la chose…

      Mais il y a effectivement beaucoup de questions à se poser sur l’administration du fric en culture, qui, je le crois humblement, ne sert qu’une très lourde et onéreuse bureaucratie de l’art… ;)

    • @sseb

      Le métal à trouvé une façon efficace de financer sa culture : les produits dérivés. savez-vous combien une formation métal peut aller chercher en vente de t-shirt et autres produits de la sorte? C’est fou !! ;)

    • et paradoxalement, c’est les premiers à «crier» au capitalisme de nos sociétés ;)

    • Bref, j’ai piraté le nouveau Carl Barat (ex-Libertines) et il est bon. J’irai le voir s’il passe en show, ce que je n’aurais jamais fait si je n’avais pas téléchargé cet album. Pour 10 pirates, j’en efface 9, piètre qualité des chansons oblige.

    • Oui en France avec la SORECOP…

      http://www.sorecop.fr/icono/supports_integres_amovibles_non_assujettis_08_2009.jpg

      S’il y a de la pensée magique chez certains consommateurs il doit y en avoir aussi chez certains artistes… Et un soutien à une certaine pensée bureaucratique…

      Et ils ont aussi une redevance pour la télé… Je ne sais pas mais j’ai certains doutes que leurs artistes soient mieux servis…

    • @sseb

      Oui, c’est vrai. Et ce n’est pas limité au métal.

      Le point que je voulais faire, c’est qu’on le fait par plaisir et passion. Et, surtout, que ç’est cher faire un produit techniquement potable. Nous sommes auto-suffisant. Ça réduit énormément nos coûts. Malgré cela, additionnez les montants que j’ai donné. Ça devient faramineux. Ce qui est bon pour nous, c’est que la plupart des membres du band ont des jobs potables dans le domaine numérique et acceptent de faire cet investissement, au dépens d’autres dépenses.

      C’est bien beau parler de l’Art comme d’un acte absolu, mais, merde, l’artiste ne crée pas dans le vide. Si tu veux être bon, tu dois passer beaucoup de temps à le faire, ce qui coupe dans ton temps de travail alimentaire. De plus, même un peintre doit payer pour ses couleurs et ses toiles. Le système D a ses limites.

    • Et si le droit d’auteur était une mauvaise chose?

      À lecture des commentaires, je crois avoir un point de vue peu partagé.

      Le droit de la propriété intellectuelle porte (en gros) sur trois objects principaux :

      1. la création artistique (droit d’auteur)
      2. les brevets
      3. les marques commerciales

      Je vois laisse deviner où se situe en importance le point 1 par rapport au point 2 ou au point 3 dans ce marché très lucratif.

      Il faut être conséquent. Quand on défend le droit d’auteur, on défend la propriété privée. Le droit ne fait pas de différence entre un poème, un composé chimique, une marque de souliers ou… des semences (voire même certaines formes de vie végétales et «animales»). Ce sont toutes des propriétés « à protéger ».

      Beaucoup de progressistes (dont les artistes font souvent partie) n’hésitent pas à qualifier le « brevetage du vivant » de véritable scandale (quand ils sont assez renseignés pour savoir de quoi il s’agit) parce que la nature appartient à tout le monde, mais insistent sur l’importance de défendre à tout prix leur droit de percevoir des redevances pour la trois milliardième chanson qui enchaîne la séquence d’accords II-V-I… Comme s’ils avaient inventé la musique tonale.

      Moi je suis conséquent. S’il faut commencer à déterminer ce qui est protégé de ce qui ne l’est pas, on n’est pas sorti du bois. Comme je refuse d’accepter qu’on puisse breveter des semences, je rejette le concept de propriété intellectuelle.

      Une petite histoire du concept nous apprend que

      1. Il n’a pas toujours existé
      2. Certains pays (la Suisse par exemple) ont tenté de résister (en vain) à son implantation.

      Je dis ça pour ceux qui seraient tentés d’y voir une autre de ces tendances naturelles présentes chez l’humain depuis la nuit des temps…

    • FA-SCI-NANT ce débat !

      Moi je vois des travailleurs de tous les secteurs chialer tous les soirs aux nouvelles et je me dis rarement que s’ils chialent c’est parce qu’au fond, ils sont poches ou bébés gâtés, ou qu’ils devraient aller se chercher une jobbe ailleurs ou dans un autre pays tant qu’à y être.

      Ceci dit, que si la musique se paie MOINS CHER, pas de problème. Mais la rendre gratuite ? Ça donnerait raison à mon vieux père qui disait « Tu gagneras jamais ta vie avec ça, la musique ».

      Ton TRAVAIL ne vaudra jamais RIEN.

      Va essayer d’expliquer ça à ta fille de 17 ans qui vient de s’acheter une basse et un ampli avec l’argent de sa première jobbe d’été et qui place tant d’espoir dans une carrière de musicienne/compositeure.

      Que des propriétaires de technologies épatantes cherchent à éviter le problème des redevances aux créateurs, c’est compréhensible.

      Que notre gouvernement les laisse faire, et même les encourage avec une loi, c’est troublant.

    • @korgull Non seulement l’artiste ne créé pas dans le vide mais quand il a réussi à mettre en musique ce qui l’habite (l’art comme un acte absolu ?) eh bien, je pense que son réflexe est de vouloir le partager. Le résultat concret de son acte de création est avant tout une tentative de communiquer.
      C’est pour cette communication avec l’autre que l’artiste crée. L’artiste qui trouve un sens à sa vie dans ce geste a envie de ne faire que ça. À moins d’être indépendant de fortune, il a donc envie d’en vivre.
      Austerlitz semble voir en cela un esprit mercantile de bas- étage, quelque chose qui salit l’art. Moi, je trouve très noble de tenter de gagner sa vie en exploitant son talent. Je trouve aussi qu’il n’y a rien de non-noble à refuser de se faire fourrer par un système féodal où il ne reste que des miettes de pain à celui qui en fait est le blé de la moisson.

    • @norvegequebec

      Définitivement. À défaut d’en vivre, ne pas en mourir.

      Austerlitz semble croire que les artistes sont assoiffés d’argent. Très peu le sont. Comme vous dites, c’est un désir de communiquer qui prime.

      Enfanter dans la douleur n’est pas un gage de qualité. Les Beatles étaient pleins à craquer lorsqu’ils on enregistré Strawberry Fields Forever.

      Nous, on veut faire une cathédrale sonore. Ceci nécessite des moyens qui dépasse une guitare, un micro et un tape deck.
      C’est bien beau parler de Van Gogh, mais il avait ses mécènes. La folie créatrice l’emporta dans un tourbillon et fit sa renommé (après sa mort).

    • @austerlitz
      15h19

      Je partage en bonne votre point de vue. Il y a ” l’art commerce” et il y a “l’art”. Mais déclinons-les en deux tons (noir et blanc), la zone grise est vaste.

    • …en bonne partie…

    • @korgull

      Concernant Van Gogh, je vous invite à lire Nathalie Heinich.

      La Gloire de Van Gogh. Essai d’anthropologie de l’admiration, Paris, Éditions de Minuit, 1991.

      Chacun défend son point de vue, personne n’a lu…

      drôle d’époque que la nôtre…

    • L’information VEUT être libre. Cela compte pour l’art aussi. La technologie est une grande libératrice de l’information. La signification de tout cela: l’ère des artistes qui vivent de leurs “disques” en tant qu’objets de consommation de masse est révolue. L’artiste doit revenir à la performance live, véritable expression vivante de son art. La chanson enregistrée pourrait être son émissaire, sa carte d’affaire, son marketing; le vidéoclip l’a toujours été et la piste audio pourrait le redevenir. Gratuite. Libre. Copiée.

      Le spectacle, l’artiste en chair et en os avec ses qualités et ses défauts, la mise en scène, l’expérience d’être présent dans la salle: impossible à copier.

      (Pour le moment) ;)

    • Avant les années 1920, les musiciens vivaient de leurs spectacles.

    • @hdufort

      Je me retiens à deux mains… Mais je choisis de vous rappeler poliment que l’art de la scène comme vous le préconisez n’est qu’une portion minoritaire de la création sonore. Comprenez-vous vraiment l’ère numérique avec de telles affirmations ? Voir dans la musique jouée devant public la principale source de revenus d’un artiste, c’est escamoter les deux-tiers de la création sonore… qui n’est pas faite pour être jouée en public. Tant qu’à y être, je vous affirme que la totalité des artistes de pointe qui durent, qui marquent et qui ne travaillent pas pour «l’art commerce» sont payés, sauf exceptions. Nommez-moi cinq grands musiciens bénévoles, drette de même. Allo ??

    • Une oeuvre piraté n’est pas directement une vente de perdu.

      L’adolescent qui pirate 5000 chansons, s’il devait les payer il s’en permettrait peut-être juste 500.
      La personnes qui télécharge la discographie complète d’un artiste pour se choisir finalement 4-5 chansons connus n’aurais sans doute pas tout téléchargé juste pour essayer.
      Un étudiant qui va se chercher un logiciel comme CATIA à 25000$ pour apprendre et se pratiquer ne l’aurais jamais acheté. Inutile de le poursuivre.

      Beaucoup de gens sont conscient de ça.

      Je suis pour le respect du droit d’auteur. Si on crée une œuvre, de la musique, un livre, une formation en ligne, un logiciel. On doit être payé pour son utilisation. Utilisateur payeur.

      J’ai pas envie de payer pour le piratage des autres!

      J’ai l’impression que ça fait l’affaire de bien des gens de charger des redevances sur internet plutôt que de réellement stopper le piratage ou essayer d’autres solution légales. Parce que justement il y a plus de matériel qui circule que de matériel qui serait réellement acheté.

      C’est ça la pensé magique:
      Pelleter le problème dans la cour du voisin. C’est de corriger un abus afin d’en créer un autre.
      J’ai pas envie de payer pour le piratage des autres! Si vous ne comprenez pas ce principe, je vous retourne tout vos gros mots.

    • Ce qui semble vous échapper, frankin, c’est que l’accès gratuit ne peut être freiné et que d’admettre cet état de faits n’a rien à voir avec votre métaphore: pelleter un problème dans la cour du voisin. Admettre que stopper le piratage est une vue de l’esprit qui a pour effet de conforter des certitudes obsolètes (ciboulo, il est IMPOSSIBLE de stopper le piratage généralisé, faites vos devoirs !) conduit à voir les choses autrement, ce qui n’est visiblement pas votre cas. Dans quelques années, peut-être…

    • @alainbrunet,
      Je lance une idée un peu radicale, peut-être plus radicale que ma pensée. Et d’ailleurs je ne suis pas le premier à affirmer qu’il est virtuellement impossible d’empêcher la copie de l’information avec les nouvelles technologies. Que reste-t-il alors à l’artiste-qui-compose-et-qui interprète? La scène, le spectacle, la performance. Voire même la présence dans des shows, des émissions, des événements.

      Est-il vraiment nécessaire de tourner cette idée en ridicule? Vous pouvez rire de moi, oui, d’accord.

    • @hudufort

      Il y a beaucoup d’information dont l’expression vivante est en dormance hors des sentiers battus.
      Question: pourquoi la consommation de musique ( légale ou pas… ) sur le web est-elle si élevée?

      Autre question: pourquoi certaines compagnies vedettes d’équipements numériques sophistiqués font leur promo autour d’enregistrements musicaux ?

      Et une autre, tiens: avez-vous remarqué dans les shows combien la caméra du téléphone intelligent a remplacé l’allumette des années ‘70 ? Pourquoi ? Je me risque… Peut-être veut-on revivre ces merveilleux instants et les partager ? Sinon, pourquoi louerions-nous tous ces
      films alors que c’est tellemtent plus agréable d’aller les voir en salle ?

      Vos trois mots:

      Gratuite: de quoi on parle ?? Des créateurs qui investissent dans l’enregistrement de leurs chansons pour les donner sur le web ?

      Liberté: Principe fondamental de la démocratie, la liberté donne semble-t-il droit à des sociétés cotées en bourse de tenter d’influencer nos gouvernements. Elle donne aussi je crois aux créateurs d’exprimer leur mécontentement.

      Copie: Pas de trouble. J’ai prêté le dernier roman que j’ai lu à 2 de mes amis. Je vais même copier un CD à l’occasion! ! Convivial. On n’en fait pas un drame… Mais quand ces mêmes sociétés cotées en bourse viennent faire du lobbying auprès de nos (chers) élus pour se dédouaner de toute responsabilité en matière de copie, ben là, justement, j’ai un sursaut.
      Je me dis que si elles viennent jusqu’ici pour négocier, c’est qu’il y a un sacré intérêt à le faire. Là, il me vient plein de questions….

    • @hdufort

      Vous avez raison, il est impossible d’empêcher l’hyperdiffusion et le traitement des oeuvres en circulation sur l’internet. Là où nous ne sommes vraiment pas d’accord, c’est que ce libre accès n’empêche en rien la monétisation de ces oeuvres. Autrement que par l’achat direct !
      Quant à cette idée de la musique live comme alternative à la crise du piratage, elle circule depuis 2000. Cette idée ne me semble pas radicale, bien au contraire on peut même y voir un certain romantisme. Or cette idée me semble battre de l’aile, ne vous en déplaise. Au risque de me répéter, une majorité de musiciens ne créent pas pour la scène, crise de rémunération ou non. Voilà ce que la modernité et la post-modernité ont apporté à la civilisation ! La représentation sur scène est certes louable, mais n’englobe plus tout le corpus: le son est devenu essentiel à d’autres environnements que celui de l’amphithéâtre. Et ce son ne peut se créer dans le bénévolat, voilà tout.

      Ne vous y méprenez pas, je ne ris pas de vous. Et merci d’alimenter la discussion.

    • Poursuivons le raisonnement ridicule.

      Nos humoristes (qui sont “compositeurs”-interprètes pour la plupart), les Daniel Lemire et Rachid Badouri par exemple, sont capables de vivre de la scène; les ventes de DVD ou de CD d’humour sont pour eux un revenu marginal comparé à ce qu’ils font en tournée. Je suis pas mal certain qu’un Éric Lapointe pourrait vivre de ses shows, sans avoir à devenir un “vendeux de CD”. Les compagnies de théâtre vendent des billets pour leurs représentations; on les voit rarement se lamenter du piratage des DVD de leurs pièces. Etc.

      Certains spécialistes (par exemple les “futurologues” Kurzweil, Doctorow) prédisent que dans un avenir proche, c’est la performance et l’objet unique qui deviendront les véritables générateurs de richesse; la production de masse est vouée à l’échec économique parce que les objets tous identiques valent peu, les marges sont petites, la contrefaçon est trop facile. Cory Doctorow DONNE ses romans et ses essais; il VEND ses conférences.

      Ridicule?

    • @alainbrunet,
      Merci pour votre réponse. J’avais écrit la mienne avant de la lire.

    • Je connais bien Cory Doctorow, je l’ai même interviewé deux fois. Je vous prédis que ce brillant garçon touchera des droits d’auteur lorsque l’internet lui en procurera ! Il peut d’ailleurs se compter très chanceux d’être un excellent conférencier… ce que la majorité des écrivains ne se sont pas. Voilà une solution provisoire pour Mr Doctorow pour qui la loquacité sert bien la théorie.

    • Nous verrons bien pour monsieur Doctorow!

      Pour les artistes, je n’ai pas de chiffres sous la main. Pour un “méga-groupe” comme Metallica ou U2, qui remplit les stades, quelle part de leurs revenus provient des tournées et spectacles (et prestations diverses) et quelle part provient de la vente de CD/DVD?

      Je sais que les Pet Shop Boys ont pratiquement fait faillite avec l’une de leurs tournées; ils remplissaient les grandes salles mais leurs dépenses étaient exagérées. Mauvais plan d’affaires! Mais d’autres groupes doivent dégager un certain revenu de ces activités “live”. Quel est-il? Avons-nous des chiffres pour les groupes qui ne sont pas des “méga-groupes”? Un Fred Fortin, une Marie-Mai, un David Usher…? Le CD paie-t-il plus que le show et ses dérivés?

    • Wow:

      1) Je cite un intervenant d’un autre blogue de Cyberpresse en copiant-collant son message original, en plus de son nom complet, mais vous trouvez le moyen de m’attribuez ses dires malgré tout. Tout cela même en ayant spécifié clairement que je trouvais qu’il apportait de bons points et d’autres incohérents.

      2) Au lieu d’écrire un autre billet pour reprendre les dizaines d’interventions de vos lecteurs (c’est pas le contenu qui manque, avouez), vous modifier le contenu original de ce billet et brouillez ainsi les interventions faites à l’origine. J’ai relu votre première version et cette nouvelle présentement en-ligne et il y a dissonnance.

      3) Encore une fois, vous ne répondez qu’à une partie des interrogations les plus extrêmes des intervenants et ignorez les bons points apportés qui vous déplaisent.

      J’en ai soupé de ce manque de rigueur…à quoi bon s’efforcer de participer pour enrichir le débat.

      J’essaie d’être le plus clair possible pour alimenter le débat de façon concise, mais je crois que ça ne sert plus à rien ici…les dés son pipés d’avance.

    • Pas de panique carlitos, je croyais que les deux signatures de votre réplique étaient de la même personne. Je vais corriger de ce pas. Ne me prêtez pas d’intentions démagogiques, et mes excuses pour cette petite méprise. Au fait, je ne brouille strictement rien en construisant mon texte à mesure en me servant des répliques subséquentes. Voilà, votre truc est corrigé. Petite question: vous trouvez cette citation vraiment plus sérieuse ? Et qu’est-ce que j’escamote au juste, carlitos ? Quels sont les arguments que j’ignore pour mieux servir mon «manque de rigueur» et ma démagogie tant qu’à y être ? Allez, résumez-moi ça illico, je me ferai un plaisir de vous répondre point par point.

    • @nbfrankin

      Salut passionné.

      J”ai racheté tous mes vinyls fétiche en CD quand la technologie est arrivée. Pis demande pas, mais ils sonnaient mieux en vinyl.

      J’ai moi aussi donné dans l’indstrie du “plastik”, très américaine et pétrolière ( fallait ben les distribuer, ces records-là.)

      Là, on parle d’un très, très important changement. Faut regarder en avant. Fini le plastik. Fini les trucks, fini les magasins. Grosse affaire.

      Et en bons capitalistes, les protagonistes de cette nouvelle industrie essayaient tout simplement de nous en passer une p’tite vite vu la confusion ?

      Juste une idée….

    • @alainbrunet

      Pour ou contre le brevetage du vivant M. Brunet? Je vous renvoie à mon commentaire de 16h53…

    • Il y a des commentaires qui me font mal au coeur….
      Franchement, dire que certains pensent que les artistes gagnent leur vie avec les spectacles, faute de vendre de disques. Voici une équation simple; tu vends moins de disques, donc t’es pas “rentable”ou”populaire”, donc pas facile de vendre ton spectacle. Jetez un oeil sur la programmation des grandes salles. Soustrayez les comiques et les star-ac, qu’est-ce qui reste?. Évidemment je fais référence à la francophonie.
      L’année dernière, le ROSEQ (un réseau d’été des petites salles) a reçu pas loin de 400 demandes d’offre de spectacles. Là, on ne parle pas de 400 “je voudrais être un artiste”. On parle de 400 artistes qui ont une carrière avec un ou plusieurs disques à leur actif.
      Tout ça pour dire que trop souvent encore aujourd’hui, plusieurs pensent que les artistes connus sont riches et se promènent en BMW. Les subventions vont pour la plupart aux producteurs de l’industrie et non chez les créateurs. Aussi, ces fonds proviennent en grosse partie du secteur privé. Alors, avant de dire fort et souligné que c’est irritant de payer des taxes pour faire vivre «des artistes gâtés», jetez donc un coup d’oeil sur les taxes que vous payez pour enrichir les multinationales qui vendent des gadgets inutiles et qui souvent vont tout droit à la poubelle.

    • Autre apport au débat (si vous permettez). À quoi ressemblait le monde de la musique avant l’arrivée du disque en vinyle en 1920? Il devait y avoir moins de chanson populaire, peut-être moins de musiciens en général. Support simple, peu coûteux et démocratique, le disque a permis la multiplication des artistes, des styles, l’élargissement de l’auditoire, bref l’arrivée d’une véritable industrie musicale, là où il y avait auparavant des musiciens professionnels peu accessibles et des musiciens populaires souvent sans grande diffusion.

      Avec le disque en vinyle, premier support de masse pour la musique non-live, l’industrie musicale a rendu la musique et les musiciens omniprésents… Mais dès la seconde génération de supports (la cassette), le château a commencé à s’écrouler.

      Le support musical en tant qu’objet de consommation existe depuis 90 ans, moins d’un siècle. Et toute l’industrie bâtie dessus aussi. Il y a eu un avant, il y aura un après; une industrie basée uniquement sur un support physique d’information ne peut être que transitoire.

      Nous entrons allègrement dans l’après-support. Certains musiciens ont même commencé à “donner” des pièces ET les chansons en tant que propriété intellectuelle. Trent Reznor a publié ses deux derniers albums avec une licence Creative Commons et le dernier album peut être téléchargé gratuitement. Par contre, n’essayez pas d’entrer gratuitement à ses shows…

    • @davidsonstreet

      Bonne question. La propriété privée des oeuvres de l’esprit a ses limites, effectivement. C’est un concept encore récent dans l’histoire humaine, indeed. Certains postulats de la propriété intellectuelle, comme le droit absolu d’autoriser ou de refuser l’utilisation de ton oeuvre , viennent d’ailleurs de frapper un noeud avec l’internet. Ce qui ne signifie pas qu’il faille balayer ce postulat du revers de la main. On doit désormais admettre qu’une oeuvre circule sans qu’on puisse en contrôler la trajectoire. On peut cependant en protéger l’intégrité originelle, et exiger rémunération sur sa circulation dans la mesure où cette rémunération nous permette une vie décente. Quant à cette propriété intellectuelle monopolisitique qui défend des marques de manière coercitive et arrogante comme l’envisage Gene Simmons par exemple, il y a lieu de la remettre en question. En somme, je ne suis pas pour le brevetage absolu. Je suis pour un droit d’auteur qui reconnaît la paternité d’une oeuvre, son respect et son droit à rémunération de manière décente.

    • @hdufort

      Trent Reznor a donné ses albums en 320kbps. Il a vendu des dizaines de milliers d’albums «deluxe» à 150$ pièce. Full cash au bout du compte. Seulement les shows ? Détrompez-vous.

    • @hdufort

      Ça ressemblait au monde de Thomas Edison 1877. Le vinyle c’est venu en 1940!

      http://en.wikipedia.org/wiki/Sound_recording_and_reproduction

    • @alainbrunet,
      Eh oui, ces albums de luxe ne sont pas des objets de consommation de masse mais des objets rares. Et il remplit les salles pour ses shows. Je crois que ça tient la route.

      @norco74,
      Le vinyle “78 tours” a été inventé dans les années 1920 selon Wikipedia (avant cela, les “90 tours” avaient un succès modeste).

    • Faites-nous part de votre opinion.

    • @Hdufort Shellac pas vinyle. Le vinyle c’est dans les années 50.

    • On a plus d’artistes au Québec par capita que partout ailleurs dans le monde, je crois. Est-ce qu’on a plus de talent par capita que partout dans le monde? Est-ce qu’on donne plus de subvention? Combien d’artistes visuels sont dans une situation précaire? Qu’est-ce qu’on fait pour eux? Pour les comédiens?

      Je serais bien d’accord pour payer des redevances mais à plusieurs conditions.
      1- on ne prend pas pour acquis que tous les téléchargements de fichiers via internet concernent des chansons, il y a aussi des bases de données, des photos, des recettes, des articles de cyberpresse etc. bref, on peut télécharger des milliers de KO sans jamais enfreindre aucun droit d’auteur. Donc, ne me faites pas payer pour ça ou pour les autres.
      2-on ne prend pas pour acquis que toutes les chansons qui ont été téléchargées ont été écoutées, voulues et conservées. On télécharge en vrac, puis on trie.
      3- les chansons pour lesquelles j’aurai payé des redevances, je pourrai les écouter pendant combien de temps? Quelle nouvelle technologie fera en sorte que mes “musiques” ne seront plus supportées? Qui se souvient des 8 tracs?
      4- il ne faut pas prendre pour acquis que toutes les chansons qui ont été téléchargées sont autant de ventes de perdues. Des fois, on télécharge puis on se rend compte que c’est pourri et on delete. Personne n’a un budget illimité. Avant la venue des ordis et du téléchargement, j’ai passé des années sans acheter aucun disque. Si je télécharge au lieu de ne rien acheter, j’ai plus de chance d’aller voir son spectacle et/ou d’en parler à mes amis.

    • Vous voulez la preuve indéniable que les ventes de CD ont chuté? Allez chez HMV rue Peel… c’est désolant! Je me souviens d’un magasin où il y avait un stock impressionnant. Maintenant, le magasin survit en vendant des DVD, des jeux vidéo, des livres, n’importe quoi! La section jazz a été intégrée à la section classique et musique du monde et son choix est dérisoire. Je suis obligé de commander par internet à peu près tout le jazz que j’écoute. Dès qu’on cherche autre chose que “Blue Train” ou “Kind of Blue”, il n’y a rien… Elle est loin, l’époque où je me pointais chez HMV pour fouiller dans les bacs à la recherche de la perle rare.

    • @squire

      Je vous seconde. On y trouvait pas mal de chose dans le magasin de la rue Peel. Il y avait même une section de jazz plus actuel. Même phénomène chez Archambecor-Berri. Enfin, commander du net a aussi ses avantages mais je préfèrais de loin l’achat en magasin. Je me suis donc converti à l’achat en ligne.

    • Je suis contre la taxe sur les supports physique et contre la taxe sur le volume de données (bandwidth). Le problème, comme d’autres l’ont souligné, est que les supports et les flux de données servent à tout, désormais (des applications aux bases de données en passant par les photos de vacances et les courriels). Je reconnais que notre société trouve souvent des solutions collectives pour des problèmes ponctuels (par exemple: les infrastructures publiques, la SAAQ, l’assurance médicament, etc).

      Mais dans le cas actuel, le problème est rendu encore plus compliqué par la redistribution de cette taxe. Si on ne sait pas quelles chansons ont été téléchargées et par qui, comment peut-on verser des “dividendes sur la technologie” (appelons cela autrement si ça nous chante) aux artistes. À quels artistes, selon quel barème? Se base-t-on sur les ventes enregistrées, sur la popularité à la radio? Si quelqu’un télécharge un gigaoctet de U2 et une seule pièce de Fred Fortin, qui recevra quoi? Mitsou en profitera-t-elle? La succession de Gershwin?

      Transformer l’Internet, les fournisseurs de service, les supports et les systèmes de son en “prisons numériques” n’est pas une solution humainement acceptable. Et il y a le risque que le système de son refuse de jouer l’album d’un artiste indépendant parce qu’il n’est pas “autorisé”. Et des pirates brillants trafiqueront les codes ou le matériel. Et tourne la roue éternelle de la course aux armements.

      Je crois par contre qu’il est possible d’établir des points de contrôle dans certaines situation. Toute diffusion publique d’une oeuvre, peu importe le format, le médium, la raison, pourrait être assortie d’un droit à payer. La radio traditionnelle, la radio Internet, les discothèques, les restaurants et bars, les magasins à rayons, les oeuvres cinématographiques, etc., diffusent tous les la musique. Il n’est pas techniquement difficile de contrôler cette diffusion.

      Le problème réside surtout dans l’utilisation individuelle. Il est actuellement presque impossible de contrôler la copie et la diffusion ultra-rapide de toute information, musique ou autre; dans un avenir proche, cette tendance au “copyall” (l’anti-copyright) pourrait accélérer.

    • HMV est sur Sainte-Catherine mais oui AU COIN DE PEEL…

      J’y suis allé en mai dernier… Mais bof c’est pas tellement attrayant mais ils avaient beaucoup de copie de l’artiste que je voulais acheter au moins c’est toujours cela…

      Tiens pour Archambault situé au coin de Berri et Sainte-Catherine, j’avais l’impression que leur adresse civique était sur Berri… Peut-être avant mais là ils disent Sainte-Catherine Est tout en continuant avec Archambault Berri…

    • Plus j’y pense et plus je suis en faveur d’une loi comme Hadopi en france… C’est un crime contre la vie privé sur le net, mais ça reste un moindre mal.

      En gros c’est une firme qui surveille le net sur la demande des ayant droits de tout genre concernant les œuvres numérique.

      Cette firme reçoit le droit de surveiller le trafic sur internet, qui se branche où en enregistrant les adresses ip. Fermer points de partages illégaux. Ensuite ceux qui se font prendre reçoivent un premier avertissement écrit. Au deuxième avertissement il y a une procédure judiciaire accéléré et internet est coupé pour 2 mois. L’amende couvre les frais de cours et dédommagement. Pas de dossier criminel et ce n’est pas prohibitif comme aux usa. Ça s’auto finance sans redevances.

      La certitude de se faire prendre en dissuade plusieurs de pirater. Ça rétabli l’équilibre de l’utilisateur payeur. Les ayant droit se font payer et les usager payent pour ce qu’ils consomment. Pour le reste, les gens honnêtes sont respecté et les entrepreneur créatifs aussi. Une offre légale peut se développer sur le net. Et j’espère que ça incite les entrepreneurs à s’y mettre, concurencer itune et spotify.

      Par contre, fini l’anonyma et Bigbrother vous surveille. Cependant, c’est pas mal déjà ça.
      C’est loin d’être une loi parfaite, disons qu’il faut pas que le voisin entre sur ton réseau sans fil.

    • @nbfrankin,
      Que faire contre le beau-frère ou le voisin qui t’offre de te copier son disque dur contenant 10 000 chansons MP3 et 1 To (téraoctet) de films copiés? Je connais des gens qui ont distribué allégrement de tels “blocs” de données… hop on copie à l’ami, au collègue, au voisin. Le problème ne réside pas uniquement dans le P2P. Il réside dans toutes les technologies facilitant l’extraction, copie, la diffusion et le camouflage des données.

      D’ailleurs, si les gens se mettent à échanger des chansons chiffrées avec un système de clés symétriques, l’état n’y pourra rien et les données échangées seront parfaitement opaques. Je ne sais pas comment ça fonctionne en France, mais ici le citoyen n’est pas tenu de divulguer ses clés de chiffrage, sauf dans le cadre d’une enquête criminelle (perquisition électronique).

    • @M. Brunet

      « En somme, je ne suis pas pour le brevetage absolu. Je suis pour un droit d’auteur qui reconnaît la paternité d’une oeuvre, son respect et son droit à rémunération de manière décente. »

      Ce qui revient à dire que vous êtes pour le brevetage du vivant, non? Vous voyez une façon de distinguer entre la paternité d’une oeuvre et la paternité d’une «invention»? Si oui, vous êtes prié de partager vos vues le plus rapidement possible avec les autorités juridiques concernées parce que je peux vous garantir que les pays qui refusent toujours de céder sur ce terrain (le Canada par exemple) subissent les assauts incessants des gros joueurs (Apotex, Pfizer… Monsanto) devant les tribunaux et que la porte est presque défoncée.

      Défendre le droit d’auteur, c’est défendre tous les types de propriété intellectuelle, les plus vicieux y compris. Quand on fait ça, on joue le jeu de ceux qui investissent le plus pour protéger ce concept et croyez-moi, ce ne sont pas les sociétés de productions (encore moins les auteurs-compositeurs).

      Fantasmons deux secondes : que se passerait-il si on abolissait ce type de propriété? Les artistes arrêteraient-ils de créer? La littérature et la musique disparaîtraient-elles? Les patenteux arrêteraient-ils de patenter?

      Je pense que non. Il y aurait évidemment de grands bouleversements changements, mais l’adaptation n’est-elle pas la principale qualité de l’humain?

      Je ne suis pas naïf, je sais que cela ne se produira pas, mais comme je l’ai dit, je suis conséquent.

    • @hdufort

      « Mais dans le cas actuel, le problème est rendu encore plus compliqué par la redistribution de cette taxe. Si on ne sait pas quelles chansons ont été téléchargées et par qui, comment peut-on verser des “dividendes sur la technologie” (appelons cela autrement si ça nous chante) aux artistes. À quels artistes, selon quel barème? Se base-t-on sur les ventes enregistrées, sur la popularité à la radio? Si quelqu’un télécharge un gigaoctet de U2 et une seule pièce de Fred Fortin, qui recevra quoi? Mitsou en profitera-t-elle? La succession de Gershwin?»

      C’est exactement pour cette raison que vous vous opposez à toute REDEVANCE (rien à voir avec une taxe). À votre argument, je réponds qu’il est PARFAITEMENT envisageable de déterminer la circulation d’une oeuvre par une méthodologie solide. Non seulement fondée sur une circulation officielle des contenus mais aussi sur une circulation officieuse. Bien sûr, il y aurait des erreurs, de l’abus et tout ce que vous pouvez imaginer de bancal. Cela reste la meilleure solution. La vôtre n’assure en rien la survie et l’émancipation de la création des contenus. Au risque de me répéter, la performance vivante et les objets uniques (les livres de luxe de Trent Reznor n’étaient pas uniques… des centaines de milliers d’exemplaires vous appelez ça unique ?) ne sont qu’une portion de la solution… pour certains créateurs.

      @davidsonstreet

      « Défendre le droit d’auteur, c’est défendre tous les types de propriété intellectuelle, les plus vicieux y compris.»
      Non, vraiment pas. Non, cela ne revient pas à dire que je suis pour le brevetage absolu du vivant. Contrairement à vous, cependant, je ne crois pas que le copyright mène immanquablement à l’abus, au monopole. À Monsanto, Apotex, Pfizer. Bien sûr, une économie de marché doit être balisée. Lorsqu’on les laisse aller, les plus puissants s’imposent en monarques, se comportent en dictateurs du copyright. Alors ? Il faut alors poser des balises claires dans le droit d’auteur pour que de telles positions monopolistiques soient développées, il faut des choix politiques responsables en ce sens. À l’opposé, l’absence totale de droit d’auteur mènerait à la même sauvagerie monopolistique. Oui, les patenteux continueraient de patenter comme vous dites. Les artistes de haut niveau, je parle de ceux dont la pratique doit être exercée à temps complet, seraient dans de sales draps.

      @nbfrankin

      Vous croyez à l’HADOPI ? Vous croyez qu’on va mater les contrevenants français avec cette nouvelle police de l’internet ? Grand bien vous fasse. D’ici à ce qu’on obtienne les vrais résultats, discutez un peu avec les internautes qui s’y connaissent le moindrement. Ils vous expliqueront comment il est extrêmement facile de contourner les mesures mises en place par le gourvernement français pour sécuriser l’internet. On s’en reparlera dans quelques mois…

      @diji

      Vous avez raison, une redistribution équitable doit prendre en compte le volume des échanges qui n’ont rien à voir avec le droit d’auteur. Ce facteur important est souvent mis de l’avant par les détracteurs des redevances perçues chez les fournissuers d’accès internet. Or, encore une fois, cette réalité ne représente pas un frein à une juste perception des redevances et une juste redistribution. Encore une fois, je suis certain qu’il est parfaitement envisageable de circonscrire ce volume d’échanges qui n’ont rien à voir avec le droit d’auteur et le déduire ensuite du volume de contenus créatifs à rétribuer.

    • Dans mon coin, ils viennent de subventionner une forestière.
      8 M de $ pour 450 emplois pour un an.
      Ça fait environ 18 000$ par emploi.

      Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres…

      On supporte l’emploi ou on ne le fait pas.
      Les mêmes règles s’appliquent en culture comme ailleurs.

      Maintenant, ceux qui mélangent les droits intellectuels et les subventions ne méritent même pas qu’on les cite. Je laisse le soin à M. Brunet de les éduquer.

    • @ norvegequebec
      “Austerlitz semble voir en cela un esprit mercantile de bas- étage, quelque chose qui salit l’art.”

      Non mais l’art est une chose et son commerce une autre. Rien de méprisant de ma part.

      @ korgull
      “Austerlitz semble croire que les artistes sont assoiffés d’argent. Très peu le sont. Comme vous dites, c’est un désir de communiquer qui prime. ”

      Non, je dis que la motivation principale pour monter un groupe est, outre la musique, la célébrité et ses corollaires : sexe, argent, gloire, élévation sociale.

    • @Alain Brunet

      Cette discussion est fort intéressante. Je pense que son intérêt tient en partie à votre décision courageuse de garder la modération au strict minimum, ce qui favorise évidemment le dynamisme des échanges. Bravo.

      Poursuivons. J’insiste sur un point : il ne faut pas dissocier le droit d’auteur du droit de la propriété intellectuelle. En ce sens, le droit d’auteur, le droit des brevets et le droit des marques de commerce font partie du même combat. C’est la même idée sous-jacente : c’est ma création, elle est donc à moi.

      « Il faut alors poser des balises claires dans le droit d’auteur pour que de telles positions monopolistiques soient développées, il faut des choix politiques responsables en ce sens.»

      Ok. Nos vues divergent sur ce point. Les balises sont déjà en place. Les tribunaux (canadiens) essaient de les faire respecter de leur mieux, mais les assauts sont continuels et très puissants et les arguments juridiques avancés par les tribunaux commencent à montrer des signes de faiblesse. C’est-à-dire que des résultats non désirés sont en train de se faire par la porte d’en arrière.

      Parce que les juges sont corrompus? C’est même pas nécessaire. C’est simplement que c’est la suite logique des choses. Une logique implacable. Notre système défend la propriété privée et nous avons décidé que les idées en faisaient partie. Le Législateur a beau mettre des balises, à force d’argumenter on fini par trouver des moyens de les contourner par des chemins que le législateur n’avait pas prévus.

      On peut en juger à la lumière des commentaires de la Cour suprême dans Harvard college :

      « Comme je l’expliquerai davantage plus loin, je crois que la réalisation scientifique exceptionnelle qu’est la modification de toutes les cellules d’un animal qui n’existe pas sous cette forme dans la nature, que l’être humain parvient à effectuer en modifiant le « matériel génétique qui [. . .] compose » l’animal, est une « composition de matières » ayant une valeur inventive, au sens de l’art. 2 de la Loi sur les brevets. »

      [...]

      « Je juge simpliste cette réponse générale aux préoccupations concernant les conséquences sur l’être humain de la délivrance de brevets pour des formes de vie supérieures. [...] Si jamais notre Cour décide que les formes de vie supérieures sont visées par l’art. 2, cela devra nécessairement comprendre l’être humain. Rien dans la définition même du mot « invention » ne justifie de conclure qu’un chimpanzé est une « composition de matières » et que l’être humain ne l’est pas. »

      ***

      « Les artistes de haut niveau, je parle de ceux dont la pratique doit être exercée à temps complet, seraient dans de sales draps. »

      Ne serait-ce pas eux justement qui seraient le moins menacés par une telle initiative, au détriment des produits de la spéculation des sociétés de «disques»?

    • À propos des subventions, il y en a dans plusieurs secteurs de l’économie :
      Aéronautique (Bombardier…) , pharmaceutique, foresterie, haute technologie : dans la cité du multimédia, les emplois sont largement subventionnés. Pourquoi pensez-vous qu’il y a tant d’emplois dans le domaine du jeu vidéo à Montréal ? Ces emplois sont subventionnés. Les artistes ne demandent pas de nouvelles subventions, ils veulent juste être payés pour le travail qu’ils accomplissent et arrêter cette notion de “c’est gratuit la musique”.

    • @davidsonstreet

      « Les balises sont déjà en place. Les tribunaux (canadiens) essaient de les faire respecter de leur mieux, mais les assauts sont continuels et très puissants et les arguments juridiques avancés par les tribunaux commencent à montrer des signes de faiblesse. C’est-à-dire que des résultats non désirés sont en train de se faire par la porte d’en arrière.

      Parce que les juges sont corrompus? C’est même pas nécessaire. C’est simplement que c’est la suite logique des choses. Une logique implacable. Notre système défend la propriété privée et nous avons décidé que les idées en faisaient partie. Le Législateur a beau mettre des balises, à force d’argumenter on fini par trouver des moyens de les contourner par des chemins que le législateur n’avait pas prévus. »

      En fait, vous décrivez les sombres recoins de la période actuelle, question droit d’auteur. Vous en faites ressortir les pires travers de la propriété intellectuelle. À mon sens, cela ne dresse pas un portrait d’ensemble, mais bon… ce que vous faites ressortir est fondé.

      Or les lois et les choix politiques qui déterminent les dispositions et exceptions des lois sur le droit d’auteur varient selon les époques et les choix de société. Est-il étonnant que la propriété intellectuelle soit ainsi gérée à l’heure actuelle ? Bien sûr que non. Cela étant, il y a lieu de modifier considérablement cette vision, à condition bien sûr de faire les choix politiques différents. Bien entendu, la mise à contribution des fabricants et des fournisseurs d’accès internet ne sera pas le choix politique d’un gouvernement conservateur, conséquemment ces dispositions ne peuvent se retrouver à court terme dans une loi actualisée sur le droit d’auteur.

      Or, les lois et la politique ne cessent de changer au fil du temps. Le droit d’auteur en suivra les cycles, il va sans dire.

    • @jolicoeurpierre

      En fait, il me semble que c’est une forme de mépris envers les intellectuels et les artistes. Tant qu’on peut faire de l’argent avec eux, on les aime.

    • @hdufort

      En effet, il y aura toujours moyen de copier le contenu du disque du voisin. Mais est-ce que ça arrive tant que ça? Je veux dire avec les amis on se dit toujours qu’on va s’échanger les photo des soirées qu’on a fait ensemble et on le fait jamais, on les trouve sur Facebook. De la copie individuelle il y en aura toujours. Par contre je vous suggère de ne pas passer les douanes américaines avec votre laptop ou votre disque dur car ils peuvent fouiller à l’intérieur à la recherche de contenu piraté. Aie!
      Pour le cryptage, bien sur il y a moyen. Le gouvernement interdit d’utiliser des clef qu’il n’a pas déjà cracké. S’il intercepte un site communiquant avec une masse de monde de façon crypté, c’est facile de le suivre. Ensuite il peut très bien faire comme tout le monde pour aller voir ce qui s’y passe avant de fermer le site. Savoir comment les pirates se trouve entre eux. Voilà tout. Comment une personne nobody en rencontre une autre sur le net pour s’échanger des fichiers?

      @Abrunet.
      Oui, je crois vraiment que Hadopi a de l’avenir!! Hadopi est maintenant appliqué en angleterre. Riposte gradué. En effet pour le moment il y a plein de moyen de l’éviter. Mais ils vont améliorer les méthodes. Hadopi a un an, le piratage 20 ans. Comment font-il pensez-vous pour prévenir un attentat terroriste avant noël? Ils savent très bien comment cependant ils ne peuvent utiliser ces méthodes que pour enquête criminelle. L’essentiel est de couper les points de rencontre sur le net. Placer des souricières.
      Un petit Patriot Act de plus et fini les pirates. (je n’aime pas le patriot act…)
      En effet il y a un sacrifice aux libertés individuelles à faire. Il y aura surement des gens qui arriverons à s’en sauver. Mais est-ce différent de se faire demander ses cartes d’identités sur la rue par un policier? On est déjà pas mal surveillé sans qu’on le sache.
      Ce n’est pas une loi parfaite, il y a beaucoup de problèmes. Je ne suis pas friand de me faire surveiller de la sorte.
      Je suis prêt à me faire surveiller plutôt qu’à passer une loi autorisant des redevances à la con!
      Ça aussi c’est bancal, il y aura de l’abu. Un artiste aura avantage à faire circuler ses oeuvres pour obtenir redevance. Fuck le talent.
      Personne n’a envi de payer 2 fois. Le piratage ne sera donc plus du piratage. En tout cas pas pour moi!! Plus personne ne voudra acheter légalement, faudrait être cave.
      On peut mettre 3000 chansons sur un disque dur, 1$ par chanson, 3000$ de redevance chargé par disque dur. Wow, on vient de tuer la micro-informatique. Y’a une limite à tout, limiter le piratage par le prix de l’informatique… J’achète à Platsburgh.
      Ok, j’exagère à peine, même pour 5$ de redevances je ferai un scandale. Car un auteur quelconque n’a aucun droit sur mon matériel informatique, sur aucun matériel informatique. Ai-je des droits sur ses cordes de guitare?

      On met en place une redevance pour nos petits amis musiciens. Mais le droit d’auteur ne concerne pas qu’eux. Et les écrivains alors? Leur livres se fond pirater aussi. Il leur faut donc une redevance! Et les créateurs de jeux vidéo se font pirater énormément. À 70$ le jeux ça en fait de la redevance. Les photographes alors? Les graphistes? Les logiciels? Mon voisin qui vend ses formations sur DVD, doit aller faire une demande.
      Faut être équitable avec tout le monde. Ubisoft sur les redevances, HMV faillite, Archambault en faillite.

      Plus personne ne sort sa carte de crédit sur le net. Les œuvres circules et on se fait payer des redevances sur le dos des FAI et du matériel informatique. À ce rythme ils vont tous faire faillite.
      Ma fille de 5 ans fait des œuvres de gouache, je les numérises et je demande à mes voisins et amis d’aller les visiter sur mon site afin de gagner des redevances!!! Heureusement je suis bien pluggé avec la société qui analyse le trafique. Eux aussi surveille tout ce qui se passe sur le net. On en vient encore à la surveillance du net.
      Ça arrête où la définition d’artiste professionnel? Sans l’acte d’échanger de l’argent pour une œuvre s’agit-il encore de professionnels?
      Le gars qui analyse le trafique sera soumis à toutes les tentations. Ses critères de sélection soumis à toutes les ambiguïtés.
      Je suis artiste et pour que mes œuvres soient mieux compté je fait une grande réception où le prix d’entré est l’achat d’une toune compté sur le net. Au cour de la soirée on rembourse les gens ou bien on paye une bière. Dans le but d’augmenter le comptage légal afin de chercher un max de redevances… Corruption quand tu nous tiens.

      @Abrunet.
      Vous prêchez seulement pour votre paroisse. Vous ne considérez que votre lopin sans considération pour les autres. C’est pour ça qu’il y a autant d’opposition. Mettez-vous à la place du législateur. Sur le net il n’y a pas que l’économie musicale, c’est l’économie au grand complet qui passe au net.

      Vous ne m’endenterez pas souvent dire ça mais pour une fois je suis content d’un gouvernement conservateur qui ne se laisse pas impressionner. Ils sont à droite et cherchent à réduire l’intervention de l’état. Ils cherchent à faire des lois qui s’équilibre d’elles même avec le moins d’interventions possible.

      Pour moi Hadopi c’est ça que ça représente. Le plus d’équité pour le moins d’intervention. Faire le lien de A à B entre une oeuvre et un pirate restera toujours mieux qu’une analyse pseudo scientifique d’une estimation de la circulation sur internet. Je préfère un échange d’argent direct, c’est ça qui fait le prix de l’oeuvre.

      Il y a un autre objectif avec les redevances:
      Le niveau de vie d’un artiste n’est pas à prendre en considération dans les redevances.
      Une œuvre se vend bien ou pas. Ce que fait l’artisan de ses revenus ne nous concerne pas. Il n’y a pas de conditions de vie minimum pour un artiste sauf sécurité sociale. Ici on a fait un système de subvention pour compenser pour notre petit marché. Au États-Unis y’a aucune subvention, comme dans beaucoup de pays. La taille de l’industrie musicale s’adapte au marché. Voilà l’équilibre naturel. Sinon c’est imposer la culture de force. C’est nous retirer la liberté de dire non.

      L’utilisateur a le droit de payer pour ce qu’il utilise et QUE ce qu’il utilise!

    • @nbfrankin,
      Je paie tout le contenu que je consomme.

    • @nbfrankin

      De quelle opposition est-il question ? Au Québec, j’observe que les libertariens de votre acabit ont l’habitude des blogues, leur présence accrue sur tous les sujets concernant une apparence de taxe (!!!) ne signifie en rien la représentativité réelle de leur point de vue au sein de la population. Si vous avez remarqué, d’ailleurs, on vous a fait de plus en plus opposition au fur et à mesure que la discussion a pris de l’ampleur. Ce n’est qu’un début pour les discussions à venir !

      Au fait, avant de passer à un autre sujet (ça commence à être redondant), je vous rappelle ne prêcher pour aucune paroisse. Question droits d’auteur, la musique n’est qu’un exemple de ce qui deviendra un problème généralisé pour TOUS les contenus numérisables. Bien sûr, j’ai un point de vue sur la question, mais l’objectif premier est de laisser s’exprimer quiconque a une pensée minimalement structurée.

      Dans le cas qui nous occupe, j’ai mis en relief quelques perles de votre rhétorique pour déclencher un petit débat. Ça a marché, non ?

      Pour ma part, je n’ai fait que répliquer à la mesure de mes connaissances. Avec ces constats que vous refusez d’admettre:

      Tôt ou tard (plus tard que tôt, vu la confusion généralisée), tous les contenus (sonores, audiovisuels, écrits) qui auront basculé dans l’univers numérique, qui se retrouveront appauvris par une circulation libre et à peu près impossible à contrôler (contrairement à ce que vous croyez… encore une fois, je vous conseille fortement de vous informer davantage en matière de piratage sur l’internet, un médium que vous ne semblez pas saisir dans sa globalité), seront compensés par une fourchette de redevances et de licences privées. Nous ne discutons ici ni de subventions ni de taxes (ça n’a pas l’air de vous rentrer dans la caboche!) mais de partage des revenus dans une économie de marché. Une économie de marché qui doit s’adapter à l’environnement numérique. Vos notions, en ce sens, me semblent archaïques et fondées sur une mécompréhension de l’évolution d’un secteur économique fondamental, celui des contenus à l’ère numérique -culture, divertissement, information, science etc. Enfin, j’imagine que vous allez me répliquer une tartine… Je vous suggère plutôt de garder vos forces pour la prochaine fois. Vous en aurez besoin !

    • Normal que je me sente interpellé, c’est VOUS qui m’avez placé en tête de cet article!
      Ensuite c’est VOUS qui me représentez comme un archétype de cette pensée répandu.
      Traitez moi de démon libertariens. Mais n’empêche, j’ai le droit!! Et vos “perles” vous font autant honneur…

      La présence d’un forum c’est justement d’entrainer une discussion ou un débat d’idée. On s’entraîne non?

      On est quand même d’accord sur plusieurs points:

      -Le piratage est un grave problème pour le droit d’auteur.

      -Une œuvre doit être payé.

      -Internet doit être surveillé.

      Cependant c’est sur la façon de faire qu’il y a débat.

      Systématiquement ce qui revient toujours de votre part c’est les redevances. Je n’ai plus utilisé le mot taxe depuis plusieurs post. J’en reste néanmoins farouchement opposé. (ça ne vous entre pas dans la caboche!!??)

      J’ai essayé d’entretenir le débat de plusieurs alternatives aux redevances.
      -Les différents systèmes d’offre légale.
      -Questionner la légitimité des redevances.
      -Défense de l’internet.
      -Explorer les dérives d’un système de redevances.
      -Présenter une alternative tel que la riposte gradué tel que pratiqué en France ou en Angleterre

      Vous me dites d’aller refaire mes devoirs. ok et vous?

      Vous qui réclamez comprendre l’internet dans sa globalité. Présentez nous donc le point de vu de Vidéotron sur le sujet. de Bell. Allez demander leur avis au marchands du web. Entrevue neutre avec Netflix, Spotify, Amazon, Archambault, HMV, Ubisoft. Interrogez le CRTC. Présentez nous l’avis et les intentions de Tony Clement et James Moore. Expliquez nous pourquoi l’Angleterre a adopté la riposte gradué et pourquoi on ne devrait pas. Donnez-nous donc l’ensemble des fait et les versions varié pour nous laisser se former une opinion complète.

      Si vous voulez: Expliquez nous donc concrètement les redevances les méthodes de calculs, sont impact sur l’économie réelle. La ponction nécessaire. En quoi c’est mieux que tout le reste. Le droit des auteurs et le droit des consommateurs. Faîte appel à des experts. Montrez nous comment ça se passe ailleurs. Montrez nous comment ça s’intègre en Amérique du nord. L’impact sur la gestion du droit d’auteur.

      Au lieu d’y mettre un peu de tout et que ça ai l’air de n’importe quoi qu’on attaque n’importe comment. Pouvez bien vous plaindre.

      Bref présentez vous donc comme un journaliste capable de traiter d’un sujet de manière représentative au lieu de faire le lobbyiste. Je pense que vous manquez trop de recul.

    • Chaque fois qu’un internaute pirate une chanson, je crois qu’il sait très bien ce qu’il fait! À chaque fois il se fou un peu de la gueule des artistes.

      À vous entendre ça fait beaucoup de fois.

      Je préfère responsabiliser les gens plutôt que tout autre moyen détourné.

      Vous manquez de couille pour vous opposer à la population. Vous manquez de courage pour stopper le piratage. Ceux qui laisse tomber je les trouve lâche!!!

      En bon québécois I give up…

    • Les chroniqueurs et blogueurs, nbfrankin, peuvent fort bien choisir un angle d’attaque afin de mener une discussion. À condition que cette discussion ne soit pas à sens unique, bien évidemment. M’est d’avis que cette discussion est loin d’être à sens unique. Il n’y a aucun, mais absolument aucun lobbyisme là-dedans. Il ne faut pas confondre l’avocat du diable et le lobbyiste ! Au risque de me répéter, je ne défends dans l’absolu aucune paroisse, aucun corps de métier, aucune tendance, aucune idéologie. Je serai le premier à dénoncer les abus et incohérences de toute pratique et de tout système, à commencer par celui qui consisterait à distribuer quelque redevance aux artistes. Même si ce système m’apparaît aujourd’hui comme la meilleure piste de solution… Au fait, si vous vous sentez insulté par vos propres citations qui sont désormais du domaine public, c’est un problème qui vous appartient. Mais, SVP, n’ajoutez pas des choses que je n’ai pas dites, genre «démon» libertarien… Où avez-vous pris ça ? Ça ne vous honore pas. Sachez que certains libertariens m’intéressent parfois davantage que certains gauchistes empoussiérés dans les années 70 et incapables de renouveler de leur pensée critique. Quant à mon manque de recul, celle-là je la trouve très drôle. Votre «pas de couilles» est encore plus hilarant. Mais je comprends votre réaction… rien de plus normal que vous vous soyez senti interpellé, vu l’attention que je vous ai portée !
      ;-) Allez, merci quand même de votre contribution à ce blogue.

    • En effet, j’ai fait des commentaires cru qui ont pu être choquant pour certain. J’ai poussé fort. Je ne suis pas de gauche ou de droite mais je pense qu’un débat ouvert permet d’aller au fond des choses. Il faut débattre pour convaincre et déloger les conservateurs. En fait ça me dérange pas de me faire traiter de démon libertarien, juste hors sujet, je m’en fou complètement, je suis moi même provocateur. sans rancune aucune.

      Cependant j’ai du mal avec les reportages ne montrant qu’un coté du sujet. On peut faire dire n’importe quoi, FoxNews utilise ce procédé avec Obama. C’est trop facile. Il y a 120 pdg et 400 entreprises opposés aux artistes sur le sujet des redevances, pourquoi?

      Dans le cas ici j’ai pris la partie adverse. J’ai du mal avec le fait de faire payer tout le monde pour les crimes de certains. Dans tous les domaines. Ceux qui souhaite pénaliser les gens honnêtes, je prend ça comme une injustice et je suis prêt à provoquer.

      J’ai fait des recherches tel que conseillé, et je m’en permet une dernière avec les sources.

      Si ça peut vous donner des idées je crois qu’il y a certaines étapes qui ont été manqué avant cette manif.

      D’abord coté musique je crois qu’il y a eu un laisser aller pour le respect du droit d’auteur depuis le début. Il y a une responsabilité là dedans. Le tout gratuit est passé dans les mœurs et c’est presque normal. Cependant cette même culture s’apprête à se répandre au livre et à d’autres industries. Cependant au canada en 2007 il n’y avait aucune condamnation d’internaute pour piratage. J’ai rien trouvé après 2007. Juridiquement il n’y a pas de piratage au canada. Aller blâmer les conservateur alors que rien n’a été tenté c’est ça que j’ai trouvé lâche dans toute cette manif.

      http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200710/11/01-9696-quebectorrentcom-une-ethique-variable.php
      Les actions en justice au Québec concerne TorrentQuébec après de longs mois d’activité, qui a été fermé et ré-ouvert quelques jours plus tard en Malaisie. Bell continue de faire le lien j’ai vérifié Torrent411. Or, on sait qui s’est, on sait le rejoindre. Isohunt pourtant canadien a été poursuivi par les américains. La même chose est repartie, on sait pourtant qui c’est. Lorsqu’il s’agit d’un site de pédophile ou de menace c’est fermé automatiquement, lorsqu’il s’agit de piratage c’est à peu près rien et ça prend du temps.
      Au canada, c’est difficile de penser qu’il s’agit d’un problème pris au sérieux.

      En france avec hadopi au moins on essai quelque chose. Thierry Lhermitte est un artiste qui a réussi et qui n’est pas gêné de faire valoir ses droit d’auteurs. Je trouve ça parfaitement normal, il le mérite. Il est même actionnaire de la firme chargé d’appliquer la riposte gradué.
      http://lesfrancstireurs.telequebec.tv/rubrique.aspx?id=2

      Il a au moins le courage de revendiquer ses droits sans quêter. Les gens peuvent accepter ça. Sur les routes tout le monde chiale pour les limites de vitesse. Pourtant tout le monde s’accorde pour dire qu’il faut une limite.

      Au québec on raconte qu’on attend des subventions de Mme St-Pierre pour faire une offre légale:
      http://www.voir.ca/blogs/nouvelles_musique/archive/2010/02/10/l-adisq-r-233-agit-aux-statistiques-sur-le-pirate-d-albums-qu-233-b-233-cois.aspx

      Traitez moi de naïf. Comment se fait-il qu’il soit plus facile de monter un site de partage gratuit qu’un site payant et ce sans financement tel que torrentquébec?

      Lorsque je parlait qu’on est déjà surveillé pour la copie, en voici la preuve:
      http://les7duquebec.wordpress.com/2010/04/20/des-pirates-contre-le-piratage/

      Un vaste réseau de pays “l’ACTA”, dont le canada fait partie, surveille tout les citoyen sur le net. Et ce secrètement jusqu’aux révélations de WikiLeak. On surveille les pirates et on les fiches, s’il passe les douanes, pour un doute le douanier peut DÉTRUIRE un iPod ou tout matériel informatique.

      C’est quand même pire qu’Hadopi ça non? Pas d’avertissement, pas de transparence. Et pourtant…

      En conclusion la question que je me pose:
      Puisqu’aucune action n’est prise contre le piratage au québec ou très peu, peut-on se demander s’il y a vraiment dommage? Ensuite on souhaite quand même des compensations.

      Si la faute revient à un système de loi trop long, trop couteux ou trop laxiste, les manifs sont mal placé. J’aurais tendance à croire les conservateurs plus prompt à serrer la vis sur ce sujet. Mais ça, j’en suis pas expert.

      Sur ce, je vous laisse. Merci de votre mesure et de votre tempérance. Bonne continuation.

    • De rien nbfrankin

      Soit dit en passant, le texte d’un blogue ne doit pas systématiquement présenter tous les points de vue sur un sujet donné. Un reportage peut ne pas systématiquement présenter des points de vue contradictoires. Il faut, cependant, que le journalisme exprime toutes les positions dans l’ensemble de l’opération. Par exemple, j’ai moi-même écrit le texte de présentation du projet de loi en juin dernier, ayant interviewé les ministre conservateurs James Moore et Tony Clement, respectivement du Patrimoine et de l’Industrie et initiateurs du projet C-32.

      L’élément central de la position gouvernementale était l’illégalité du piratage:

      http://www.cyberpresse.ca/arts/201006/03/01-4286381-le-piratage-deviendra-illegal-au-canada.php

      Comme vous le constatez, l’autre côté de la médaille a été respecté. Bien évidemment, les positions favorables au projet de loi C-32 continueront de s’exprimer dans nos reportages.

      Or la discussion de cette semaine concerne aussi la capacité d’éradiquer le piratage. En dix ans, les multinationales ont échoué à la tâche, même avec l’appui de lois très sévères aux États-Unis, même après 60 000 poursuites et amendes sévères. On verra bien ce que l’HADOPI sera en mesure de mater ! Permettez-moi d’en douter au max. Plusieurs (moi-même m’incluant) ont cru au départ à cette faisabilité de verrouiller les contenus pour en en protéger le droit d’auteur. Plus j’en ai appris sur l’internet, plus je me suis rendu compte que la tâche était franchement impossible. Oui, bien sûr, on peut attraper un pourcentage infime de contreventants, on peut neutraliser des sites illégaux… pendant qu’une majorité absolue de contrevenants ne cessent leur pratiques et que des dizaines de milliers d’autres communautés d’échange poursuivent leurs activités, et ce de manière encore plus anonyme, plus confidentielle, plus sophistiquée.

      Lorsque 9 contenu sur 10 ne sont pas téléchargés légalement sur la planète internet, nous n’en sommes plus à une traque comparable à celle des prédateurs sexuels ou des activistes de WikiLeaks. Où en sommes-nous au juste ? En sommes-nous encore à déterminer si cette pratique généralisée est un acte de vol et d’illégalité ? Eh oui. La société n’a vraiment pas fini de prendre conscience des tenants et aboutissants de cette réalité virtuelle. Tant et aussi longtemps que l’offre légale sera considérée commela solution à long terme, tant et aussi longtemps que la majorité des offres légales seront pratiquement gratuites, l’économie de la musique enregistrée poursuivra sa chute.

      Mais… si nous en étions à prendre conscience d’un changement profond d’habitudes de consommation qui ne sont peut-être pas fondées sur la malhonnêteté mais plutôt sur une autre manière d’accéder aux contenus en ligne ? Et si les consommateurs et acteurs de la nouvelle économie acceptaient un nouveau modèle économique fondé sur l’accès facile, le partage des revenus et sa redistribution équitable ? Et si c’était rentable pour tous, où serait alors le problème ?

    • Finalement la guerre au piratage c’est comme la guerre aux drogues…

    • En effet, je viens de lire votre article et vous exprimez bien le point de vu du ministre sur la loi c-32. Je doit respectueusement me rétracter et retirer les propos que je vous ai porté.

      En fait ce qui bloque les redevances ce sont les conservateur appuyé de 120 pdg et 400 entreprises. Leur bonne foi et légitimité n’est pas exposé ou questionné. Est-ce rentable pour eux? Nous?

      Bien d’accord que le texte d’un blogue ne peut tout représenter, mais c’est différent pour un forum. Lorsqu’on présente l’avis des cowboys sans représenter celui des indiens, il risque d’y avoir des mécontents… Un éditorial est sujet aux critiques.

      L’opposition et l’industrie n’étant pas prête à appuyer cette mesure. Vos meilleures chances de succès pour les convaincre est justement de comprendre et d’expliquer les points de vu opposé et d’encourager le débat. Tout le monde peut changer d’avis et peut-être même converger.

      Avec les redevances vous n’avez pas peur d’établir une dépendance envers les PKP, Bell, Videotron de ce monde? D’en être à la mercie? L’enveloppe aura nécessairement une limite (publique oblige) et avec de plus en plus de joueur avec qui la partager. La prochaine étape logique est de voir les créateur se chicaner entre eux sur ce partage. Comment réagira le reste du canada avec le débalancement artistique?

      Reste quand même un point inexpliqué: Pourquoi céder au piratage maintenant puisque comme vous le mentionnez: Avant la loi c-32 “Les gens qui téléchargent les chansons d’un artiste peuvent les mettre sur un site internet ou les vendre à des amis. Ce n’est même pas un crime.” ?

      Ça revient à reconnaître que le piratage favorise la distribution de la musique. Donc il s’agit d’une position illégitime de privilégier les compensation plutôt que le contrôle du piratage. Concéder la victoire sans lutte afin de monnayer le statut de victime?

      Le Canada qui veut négocier un libre échange avec l’Europe devra pourtant d’abord prendre les mesures pour sortir de la liste noire du piratage des États-Unis et de l’Europe. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/international/201009/03/01-4312551-piratage-lunion-europeenne-semonce-le-canada.php

      On ne peut appliquer 2 poids 2 mesures en propriété intellectuelle afaiblir le droit d’auteur, la musique, et le reste (brevets, marque, secrets industriels etc). La défense de la propriété intellectuelle, c’est le fondement de notre économie. C’est ce qui empêche encore la chine ou l’inde de nous noyer d’ipod copié, d’avions, de voiture, de laptop etc. Coté industriel on se fait torcher, ce qui nous reste et qui a le plus de valeur c’est la création de l’esprit. Même si la fabrication passe en chine, les royautés de PI restes ici. C’est l’économie du savoir. À mesure de leur progression tout les pays augmentent le respect de la propriété intellectuelle pour stimuler la créativité et création de valeur.

      “Piratage informatique en 2002: le Québec moins coupable que le reste du Canada.” Selon moi parce que les Québécois supportent leur artistes. Dont j’en suis… Face au choix les Québécois préfères donc payer que de voir leur culture disparaitre. (enfin tant qu’il s’agit d’un libre choix…) Mais s’il y a redevance, ça devrait légitimement aller en majorité au contenu américain beaucoup plus piraté. On doit pirater les ricain autant que le reste du canada.
      “À 32%, le taux québécois est nettement en-dessous de la moyenne nationale de 38%.”
      http://www.branchez-vous.com/actu/02-10/06-314702.html

      Pour les pirates restant, on a quand même vu des dons versé pour la défense de TorrentQuébec… Quoique douteux ce sont quand même des gens prêt à payer qqch.
      Actuellement le meilleur moyen de lutter contre le piratage est de séduire l’utilisateur par une offre légale plus facile. Avec un iphone et shazam, c’est tellement facile de trouver et acheter. L’intégration iTune. Or une cause de la faible offre légale est la compétition offerte par le piratage gratuit. Sur itune, ou amazon on peut écouter des extraits avant d’acheter, plus besoin de pirater pour se faire une idée. Pour moi c’est ça l’accès facile, j’ai bien opté pour Netflix. Dans le domaine y’a de quoi faire tout de même, il ne faut pas leur tirer dans le pied ou les décourager. Tant qu’il y aura une offre légale de l’ampleur de iTune, le piratage selon moi reste illégitime. N’est-il pas vrai que le secteur musical est en forte croissance, augmentation prévu pour 2014? Quel est le plus rentable pour ces services d’offre légal entre l’abandon ou la protection de droit d’auteur? Les emplois liés?

      La disparition du disque est entamé depuis un moment. D’ailleurs on voit les premier ordinateurs sans lecteur cd se répandre, stéréo usb, radio d’auto usb. L’industrie du disque devra non seulement changer de nom mais aussi de modèle. Après ça il vous restera quoi comme source de revenu: offre légale et redevances… pourquoi refuser de préférer la première? Si la culture n’arrive plus à générer de revenu autonome, qu’est-ce que c’est? Un luxe d’état?

      Une raison de l’échec américain avec le piratage est justement selon moi ces poursuites ponctuelles et de vouloir faire des exemples. Selon un expert que j’avais lu: Ce qui réduit le crime, ce n’est pas la peine de mort, c’est plutôt la certitude de se faire prendre. L’approche systématique et automatique d’Hadopi et celle qui commençait tout récemment avec l’ACTA vont en ce sens. D’ailleurs avec l’imprégnation actuelle, il vaudrait mieux commencer par des avertissement généralisé, et amendes gradué, 100$, 200$, 300$ ça reste mon opinion.
      Certe Hadopi, a révélé la véritable force du net. Mal comprise jusque là. On ne peut lutter sans comprendre. Pirate Bay peut bien fournir l’ip d’innocents, crypter, proxy, vpn payant!?, tracker et autres manigances. Leur force en ce moment est politique avec l’imunité parlementaire (serveurs au parlement, parti pirate…) N’empêche on ne permet pas encore aux FAI d’enregistrer les ip se connectant à un site. Les procédures de censure sont super longues dans nos pays. L’infiltration de millier de site coute cher, la taxe sur le commerce ça sert à ça non? Mais, le contrôle du net n’est pas totalement impossible, la chine y arrive. La riposte aussi ça s’automatise. Avec la censure, pas de place Tienanmen, l’Iran a maté sa révolution aussi sur le net. Seul les pro perces parfois. Même ici c’est compliqué d’accéder aux Hulu et Spotify américains, j’y arrive pas toujours (proxy non-anonyme large bande, souvent bloqué…ouff). J’ai cru un jour que le net permettrait de démocratiser certains pays. Google y croyait aussi avant qu’ils ne se retire de Chine. On met en doute cette capacité du net. Aux États-Unis, la vie privé n’est pas un droit… C’est un choix entre liberté et sécurité, le second est plus payant…

      Mais bon tout ça étant dit, ce qui me convainc le plus de la fin du piratage ce sont les extraits suivant. Pas évident à première vue, mais attendez la fin.

      Les États-Unis face à une «énorme» menace de cyberattaques
      http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/201011/17/01-4343437-les-etats-unis-face-a-une-enorme-menace-de-cyberattaques.php

      La Chine a effectivement attaqué Google en janvier dernier
      http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/201011/29/01-4347389-la-chine-a-effectivement-attaque-google-en-janvier-dernier.php

      Le plus effrayant étant celui-ci:
      “Découvert en juin, Stuxnet recherche dans les ordinateurs un programme de l’allemand Siemens servant au contrôle des oléoducs, des plate-formes pétrolières, des centrales électriques et d’autres installations industrielles.”
      “Sa fonction serait de modifier la gestion de certaines activités pour entraîner la destruction physique des installations touchées, selon des experts qui ont évoqué un «sabotage par informatique».”
      “Certains experts occidentaux ont estimé que ce virus avait pu viser la centrale nucléaire de Bouchehr, qui doit entrer en service prochainement.”
      http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/materiel-informatique/201010/03/01-4329093-liran-se-serait-debarrasse-du-virus-stuxnet.php

      En fait si le piratage n’est pas contrôlé, on peut s’attendre à des conséquences beaucoup plus grave dans le monde réel que l’industrie musicale. En fait si les états ou cyber-terroristes commence à saboter les centrales nucléaire peut-on s’attendre éventuellement à une rupture industrielle et énergétique… voire un autre Tchernobyl?

      Dans le monde réel, cette menace est devenu très sérieuse. N’étant pas un partisan de la fin du monde, donc je suis convaincu que les états prendront le maximum de mesure pour lutter contre cette menace. C’est pour cette raison ultime que je suis convaincu de la disparition à grande échelle du piratage de monsieur madame tout le monde.

      C’est commencé:
      Les É.-U. améliorent leur dispositif de lutte contre les cyberattaques
      USA: le trafic internet du gouvernement bientôt scruté par la NSA
      http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/internet/200907/03/01-880999-usa-le-trafic-internet-du-gouvernement-bientot-scrute-par-la-nsa.php

      “La cybersécurité est l’une des priorités du président Barack Obama”

      La menace justifie la riposte. On pourrait même s’attendre à une force d’ampleur semblable aux Marines, Air Forces, Rangers etc. Rappelons qu’avant cette annonce, la NSA était déjà cinq fois plus grosse que la CIA.

      Cette fois, je crois avoir fait le tour de mes arguments. À défaut de vous avoir convaincu j’espère que ces quelques liens vous auront intéressé. J’ai partagé les fondement de mon opinion de bonne foi. Je pense que pour changer le monde il faut d’abord faire ses preuves et mériter la confiance. J’en attend plus du camp pro-redevances. Merci de votre contribution et de votre liberté d’expression.

    • Bon, nbfrankin, nous passons à un autre sujet. Nous reviendrons sur cette question de la circulation des contenus sur la Toile, il va sans dire. Le temps nous dira si les pouvoirs publics et autres, tel que vous le préconisez, en maîtriseront l’entière circulation… ou bien … s’ils concentreront leurs efforts sur les menaces réelles (cyberattaques terroristes, pornographie infantile, sites haineux, etc.) après avoir admis qu’il est impossible de réguler une telle circulation dans un environnement sans limites. Tant et aussi longtemps que l’ancien monde souhaitera une offre payante sur le Net, la notion de piratage existera et des lois seront votées pour l’éradiquer. À bientôt.

    • Je pense qu’il faut faire attention aux artistes comme à une oeuvre d’art. Les artistes sont fragiles même s’ils ont de l’argent comme Luc Plamondon. Je l’écoute en entrevue et j’entends toute sa fragilité, son émotion, d’où lui vient son génie créateur. Si on subventionne Bombardier, je ne vois pas pourquoi on ne subventionnerait pas notre plus belle ressource: l’art sous toutes ses formes. Ce n’est pas une question de calcul mais de sensibilité.

    • Je ne prétend pas comprendre tous les tenants et aboutissants de ce dossier mais le principe même de redevance forcée m’inquiètent.

      Est-ce qu’en payant ma redevance, je me retrouverai à financer les stars machins plutôt que d’appuyer les artistes que j’estiment?

      Est-ce que parce que j’ai payé ma redevance, je m’octroie les droit de télécharger gratuitement tout ce qui me tente ?

      Quelle partie de ma redevance, sera “accaparée” par les majors et les intermédiaires divers? Et les frais de gestion, qui les paiera?

      Si je me fixe un budget de 25$ par mois pour acheter de la musique, vais-je réduire mon budget de 5$ par mois pour payer ma redevance et si oui au profit de qui?

      La majorité des consommateurs téléchargent illégalement. Est-ce à dire que je devrai faire un effort supplémentaire pour payer pour ceux qui fraudent. Curieux principe!

      Si le dernier crooner venu produit un album avec une bonne toune et onze navets, doit-on financer l’album au complet?

      Si dans ma région le taux de transfert ne me permet que d’accéder à internet pour le minimum vital devrai-je payer quand même une redevance?

      Si je me connecte à internet au travail ou à la bibliothèque, qui paye la redevance? Et si je vais au café du coin me connecter sur leurs wifi, qui paye la redevance?

      Depuis l’arrivée des Itunes store et autres site de téléchargement légaux je consomme beaucoup plus de musique qu’avant, quelqu’un doit bien profiter de mes dépenses additionnelles? Ce devrait être les artistes.

      De plus en plus, je peux acheter des albums directement sur le site Web des artistes, ce qui veut dire qu’ils récupèrent 100% des sommes dépensées. N’est-ce pas là une direction à encourager?

      Pour moi, une redevance, c’est un calcul mathématique qui redistribue des montants au pro-rata d’un calcul basé sur des critères généralistes. Moi j’aime bien l’idée que de dépenser c’est aussi prendre parti et encourager des gens en particulier.

      Si on me convainc que ma redevance aidera les artistes à mieux vivre et créer je suis partant mais si ça sert à enrichir les machines à fric musical, l’industrie et les gouvernements je suis contre.

    • Quand vient le moment d’éradiquer le téléchargement illégal, l’État et l’industrie culturelle préfère plutôt adopter des politiques pour charger les consommateurs pour « ce-qu’ils-auraient-dû-dépenser-et-qu’ils-ne-vont-plus-dépenser » parce que le numérique semble en train de court-circuiter « ce-qui-était,-doit-être-et-toujours-être ». Les ayant droits se retrouvent avec moins de revenus parce que ceux à la tête de l’industrie culturelle et de l’État ne savent pas comment agir devant cette nouvelle réalité.

      Selon moi, taxer les lecteurs numériques ou autre support n’est pas la solution à la crise entourant la loi C-32, parce que :

      1. L’on ne peut pas prouver hors de tout doute que ce sont TOUS les utilisateurs de lecteurs numériques qui téléchargent illégalement (tout comme nous ne pouvons prouver que les acheteurs de disques ré/inscriptibles font nécessairement de la copie illégale avec ces disques, mais leur prix inclut des redevances).

      2. Les lecteurs MP3 ne permettent pas le téléchargement illégal direct sans que l’on possède un ordinateur pour y synchroniser le contenu piraté.

      3. Les gens qui téléchargent illégalement le font d’abord et avant tout sur leur ordinateur, parce que des systèmes (P2P) illégaux et des connexions à haut débit rendent cette activité plus aisée que jamais.

      4. Si l’on offre la possibilité à quelqu’un de ne pas payer pour quelque chose pour lequel il aurait dû payer (avant l’arrivée d’Internet), elle le fera parce que c’est facile ou simplement parce qu’elle le peut.

      5. Même si on a un moyen très avancé de retracer où voyagent les contenus illégalement transmis et de payer des redevances en conséquences, un téléchargement illégal n’est pas forcément une vente perdue : combien de gens téléchargent des discographies complètes pour finalement n’écouter que les trois ou quatre chansons qui les intéressent vraiment?

      6. En faisant payer des redevances sur les lecteurs numériques aux consommateurs, on légitimise le téléchargement illégal, car les redevances sur le téléchargement illégal deviennent des revenus légalement perçus. Comment continuer la guerre au piratage si finalement on en tirera bénéfice? N’est-ce pas une façon de plus de faire tomber les industries culturelles dont les ventes au détail chutent depuis une décennie? Ou est-ce une façon de leur permettre de continuer à survivre un peu plus longtemps même si leur mort lente a déjà été programmée? Si c’était une mesure transitionnelle, ce serait autre chose.

      7. On l’entend souvent dire : les industries culturelles – dont les ventes chutent depuis l’avènement du téléchargement illégal – ne se sont pas adapté assez vite aux changements technologiques. Pourquoi payer pour la crise dans cette industrie alors que des tas de gens perdent leurs emplois à cause des mêmes raisons? Les industries devraient s’adapter un minimum avant de demander aux lois de changer pour survivre. Mais encore devraient-elles le faire quand les habitudes de consommation des gens n’ont pas dépassé le point de non-retour. La technologie fait peut-être réduire les revenus de certaines industries culturelles sujettes au piratage numérique, mais elle n’est pas coupable de l’incapacité de ces industries de renouveler leur modèle d’affaire.

      8. Payer trois ou quatre fois le même droit, c’est ridicule. Il est tout simplement impensable de taxer des appareils numériques qui ne servent même pas majoritairement, dans tous les foyers, à l’acquisition illégale d’œuvres sur Internet.

      9. Les redevances iront aux détenteurs de droits d’auteur et cela ne représente pas un énorme revenu quand on a créé des titres qui ont plus ou moins cartonné.

      10. Cela n’encourage pas l’industrie à long terme à changer son modèle et à se refaire une santé financière et nourrit le présent cercle vicieux.

      11. Cette législation devrait être mondiale, sinon le problème sera déplacé : les gens pourront acheter leurs appareils sur Internet dans un autre pays.

      Le principal problème de cette loi qui est morte dans l’œuf est que les vrais coupables du téléchargement illégal sont les entreprises qui rendent accessibles des moyens de télécharger illégalement sur Internet (systèmes P2P notamment). Avant même de penser à taxer les fournisseurs Internet et les consommateurs, ces entreprises devraient être sérieusement attaquées par la GRC et les Sûretés provinciales afin de mettre fin à leurs activités permettant des actions illégales partout dans le monde. Ça se produit, en ce moment, mais c’est loin d’être suffisant. Il y a trop de demande pour l’accès gratuit à la musique, la vidéo, etc. Les consommateurs refusent de revenir en arrière, parce que des alternatives viables et légales prennent d’assaut, de plus en plus, le monde numérique. Cela n’aide pas la cause des industries durement touchées par l’avènement du téléchargement illégal, qui se débattent pour tenir leur modèle traditionnel la tête hors de l’eau.

      Est-ce que le partage illégal sera demain repris par des entreprises pour en faire un modèle légal, viable et servant les intérêts de toute la chaîne de valeur traditionnelle « artistes ? producteurs ? distributeurs ? marketing ? consommateurs » ? Si oui, génial! Si non, nous continuerons de nous enfoncer dans la même crise, dans le même cercle vicieux, sans solutions à court ni long terme.

      Même si l’idée de rendre les contenus encore plus accessibles, de manière moins onéreuse et de manière plus démocratique est très intéressante, il n’en demeure pas moins que ceux qui créent ces contenus doivent être encouragés à en produire d’autres.

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