Alain Brunet

Alain Brunet - Auteur
  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
  • Lire la suite »

    Partage

    Lundi 29 novembre 2010 | Mise en ligne à 19h26 | Commenter Commentaires (113)

    La musique et le projet de loi C-32

    Tony Clement et James Moore

    En juin dernier, les ministres conservateurs Tony Clement (Industrie) et James Moore (Patrimoine canadien) ont mis de l’avant le projet de loi C-32 visant à adapter le droit d’auteur à l’environnement numérique. En voie d’être adopté, ce projet fait l’objet d’une mobilisation du milieu de la musique qui s’inscrit en faux contre plusieurs dispositions de ce projet de loi.

    Cette opposition est-elle fondée ? Essayons d’y voir plus clair.

    D’abord en citant ce regard extérieur au milieu de la musique :

    Signé Philippe R. Bertrand, un article mis en ligne lundi sur Cyberpresse soulève que l’industrie du livre devra s’adapter à l’environnement numérique comme l’a fait l’industrie de la musique en 2010. Pour appuyer son propos, l’auteur soumet ces statistiques:

    * Il y a en ce moment 823 millions d’utilisateurs-payeurs de musique digitale dans le monde et ce chiffre augmentera à 1,55 milliard en 2014.

    * Le nombre d’utilisateurs-payeurs utilisant un appareil mobile pour télécharger cette musique était de 483,8 millions en 2009 et devrait atteindre 1 milliard.

    * Il s’est vendu 275 millions de iPods (tous modèles confondus) depuis leur lancement en 2003.

    L’auteur omet cependant de préciser que les 823 millions d’utilisateurs-payeurs dépensent beaucoup moins pour la musique qu’ils ne faisaient avant sa circulation généralisée en ligne. Que l’achat d’un iPod ou autre outil d’enregistrement numérique ne rapporte pas un rond aux créateurs dont les oeuvres en remplissent les mémoires. Qu’iTunes a beau vendre des milliards de chansons, ces revenus n’arrivent pas à la cheville de l’ancien système en termes de rentabilité. Que les revenus de la musique ne cessent de décliner alors que ceux des fournisseurs d’accès et de services internet ainsi que ceux des fabricants ne cessent de croître.

    Au Canada, un examen du projet de loi C-32 mène à croire que cette tendance ne sera aucunement inversée s’il est adopté dans sa forme actuelle.

    Adopté par le gouvernement libéral en 1997, le régime de copie privée avait été mis en place pour compenser les créateurs de la pratique de la duplication des oeuvres. À l’époque, on copiait avec des cassettes et des CD/DVD vierges. Cette pratique a chuté de moitié, vu les changements technologiques survenus depuis 10 ans. Par voie de conséquence, les revenus annuels des redevances sur la copie privée sont passés de 30 millions à 15 millions depuis cinq ans. Le projet C-32 ignore d’emblée la perspective de redevances sur les nouveaux outils d’enregistrement audionumérique qui prennent le relais des CD vierges – balladeurs numériques, téléphones portables, disques durs externes, etc. Est-il besoin d’ajouter que le gouvernement conservateur voit dans la perspective de cette redevance une taxe inutile.

    Les droits de reproduction mécanique dans les mondes de la radiodiffusion et de la télédiffusion, tout comme dans le milieu de l’éducation mangeraient aussi une méchante volée si le projet de loi C-32 est adopté dans sa forme actuelle – des revenus annuels de 500 millions $ seraient directement menacés si l’on s’en tient aux dires de l’éditeur Daniel Lafrance.

    Quant au téléchargement illégal, le fardeau de la preuve reviendrait ayants droit, déplorent ces derniers. C’est-à-dire qu’ils devraient eux-mêmes identifier les pirates, après quoi le fournisseur d’accès internet feraient parvenir un avertissement à l’internaute déviant.

    Visiblement, les créateurs canadiens de la musique ne veulent pas se relancer dans une chasse aux internautes qui n’a mené nulle part depuis l’apparition de Napster il y a dix ans. Tous les témoignages récoltés auprès des associations d’ayants droit vont plutôt dans le sens d’une responsabilisation financière des fournisseurs d’accès et de services internet. Or, avec le projet C-32, les FAI sont totalement exempts du moindre partage de leurs revenus avec les titulaires du droit d’auteur.

    Pendant ce temps, les ventes de musique (produits physiques et contenus en lignes réunis) continuent de fondre comme neige au soleil.

    Alors ?

    Ce que le milieu de la musique exige dans sa mobilisation contre le projet de loi C-32, enfin si je me fie à ce qu’on m’a dit dans le cadre de ce reportage mis en ligne depuis dimanche, se résume à deux axes de solutions :

    1. Une responsabilisation financière des fabricants de matériel d’enregistrement numérique par le biais d’un régime de la copie privée adapté au contexte de 2010 … et non de 1997.

    2. Une responsabilisation financière du monde de l’internet avec à la clef un partage équitable de revenus avec les créateurs, interprètes, éditeurs et producteurs du monde de la musique.

    Enfin, on observe que milieu de la musique est en voie de délaisser les solutions contraignantes pour les internautes. Voilà sa seule véritable adaptation…Car, contrairement à ce que laisse entendre l’auteur du texte sur l’avenir du livre dans un environnement numérique, la musique n’est pas encore adaptée au nouveau contexte.

    Bien au contraire, elle ne cesse d’y perdre des plumes.


    • Les gens dépensent moins depuis qu’il est possible d’écouter facilement des extraits sonores de chansons avant d’acheter. Du coups, au lieu d’acheter un album contenant 2 succès radiophoniques et 30 minutes de remplissage navrant, les gens achètent les chansons à l’unité ou passent leur tour.

      Aussi, une grande partie de la puissance créatrice en musique se trouve désormais dans les “franges” du paysage musical, là où les ventes se font en dehors des grands distributeurs et des magasins grande surface. Toutes ces ventes sont-elles prises en compte… et est-il même possible de les comptabiliser?

    • Toutes les ventes légales sont prises en compte avec pour résultat une chute vertigineuse de la valeur économique de la musique enregistrée. Bien au-delà des grandes surfaces, des grands distributeurs et des grandes vedettes. Demandez aux petits et moyens, juste pour voir… Les gens achètent moins depuis qu’ils peuvent accéder à un maximum de contenus (en téléchargement ou en streaming), sans avoir à débourser la moitié de ce qu’ils ont déjà payé. L’argument de l’album avec seulement deux ou trois bonnes tounes a ses limites…

    • J’ai déjà écrit sur ce sujet, mais je persiste et signe! Je ne crois pas que les gens qui télécharge de la musique de façon illégale ou en format compressé aiment la musique, c’est personnes choisissent la voie de la facilité et de la médiocrité!

      Il y as plus de trent ans, adolescent je faisait mes premier pas dans le monde de la musique, mes amis et moi copiions sur K7 a partir de la radio LE RÉSULTAT ÉTAIT AFFREUX…

      Heureusement j’ai eu le bonheur de rencontrer de vrai mélomane…qui mon permis de découvrir et apprécier la musique en format vinyle et plus tard en cd(malgré ses imperfections…) Je ne suis pas riche, et je dois faire des choix en ce qui concerne l’achat de ma musique, alors je consomme moins, mais mieux et de façon légale, afin de permettre aux artisans de recevoir une parti de leur dû

      Je croix qu’il est de la responsabilité a nous qui ce disons mélomane de promouvoir l’achat de musique sur un support réel(vinyle ou cd) ou en ligne de façon légale et le moins compressé possible Il en va de la survie de cette musique et de ses artisans que nous disons aimer…

      Les artiste ont maintenant pris l’habitude d’enregistrer dans de petit studio, qui a une certaine époque ne servais que pour faire des démo…MANQUE D’ARGENT OBLIGE…Alors il n’est pas rare d’écouter certains artistes qui ont des albums qui sonnent franchement MAUVAIS…

      Mais les critiques ne parlent même pas de la qualité de production, alors pourquoi les artisans et producteur iraient investir et ce cassé la tête sur cette aspect???
      Une fois de plus ces le consommateur qui est perdant…Nous avons ici au Québec d’excellant studio d’enregistrement, sans oublier que notre industrie de production d’appareils audio ce classe parmi les meilleurs au monde!!!

      M. Brunet , vous êtes un critique, brillant, cultivé et articulé….Pouvez vous m’expliquer comment en êtes vous venu a écouter votre musique sur un ordi??? Alors que vous dites que vous avez une bonne chaine(ce que je ne met pas en doute).

      Sans partir un débat d’audiophile, je croix que nous devons accorder une plus grande attention a la façon d’ont nous reproduisons notre musique afin de la préserver pour le futur…
      CONSOMMONS MIEUX, CONSOMMONS DE FAÇONS ÉQUITABLE.

      J’espère que les gens de l’industrie aurons une oreille attentive aux niveaux politique…

    • Voilà un sujet qui animera plusieurs discussions.

      Je suis pour une redevance quelconque qui serait directement payable aux artistes. À cet effet, je commande beaucoup de CD directement des labels indépendants (Okka, Emanem, PSI). Je commande aussi de plusieurs magasins en lignes spécialisés qui à mon avis font une belle promotion du genre de musique que j’affectionne le plus!

      Je suis toujours étonné de voir que les magasins de musique “mainstream” n’ont que très peu à offrir en tant qu’inventaire. Pour ce qui est des magasins en ligne, un nombre impressionant de titres ne sont plus disponibles. Le mélomane sérieux se tourne donc vers les 3 seules options possibles: Ebay, les magasins en ligne spécialisés et le piratage. Je crois que l’industrie est en partie responsable de son malheur. Il fallait s’adapter diront certains. Mis-à-part quelques systémes de protection facilement déjouable (Sony), il n’y a pas eu de trés gros efforts de fait pour enrayer le piratage de CD.

      Les MP3, l’ouverture totale du web à la musique gratuite et de moindre qualité. Bien que les studios sérieux dépensent des fortunes pour atteindre un niveau d’enregistement sonore de plus en plus impeccable, l’amateur moyen se contente de ce qu’il trouve dans les sites torrent et emule. On a aussi essayé d’enrayé Napster puis les hackers sont revenus avec le concept du hashing (découpage de filières numériques).

      Va pour le téléchargement légal mais malheureusement ce n’est encore la norme d’offrir des catalogues complets d’artistes, de genres et de qualité équivalente ou supérieure au CD. Je réfléchie d’ailleurs depuis 3 ans sur la possibilité de monter une solution réseau haut-de-gamme (DAC+Wi-fi+Serveur NAS montée en RAID 1). 2 obstacles m’ont empêché d’investir dans cette solution jusqu’à maintenant: la viabilité de cette solution à long terme et le fait de stocker 3000 CD dans un bloc de 20cm x 20 cm x20 cm. Le CD existe depuis 30 ans, c’est un média solide et il s’en presse toujours.

      Bon, de retour aux wishlist des artistes,

      1-Les changements technologiques étant plus rapides que l’adoption de projets de loi, il ne faudrait pas s’étonner que le projet de loi en question soit obsolette dès son adoption!

      2-Quant à la seconde proposition, les fournisseurs de services internets ne semble pas vraiment intéressés à être responsabilisés. Il faut tout de même des ressources (matérielle et humaines) pour monitorer le web. Il n’y a aucun gain à faire de leur côté sinon que d’encourager le développement d’une génération de hackers!

      Je serais en faveur d’une redevance payable aux artistes mais malheureusement aucun fonds, taxes ou propositions semblent remplacer l’achat du média sur lequel est gravé l’oeuvre de cet artiste.

    • J’ai acheté cette année 3 albums directement auprès des musiciens du défunt groupe québécois Handful of Snowdrops, qui vendent des rééditions en ligne, via PayPal. À votre avis, ces trois ventes ont-elles été comptabilisées? Est-ce que c’est une situation marginale? Je tiens à préciser que je n’ai acheté que 5 albums en 2010, ce qui est ma moyenne annuelle depuis 10 ans au moins. Sur ces 5 albums, un seul a été acheté en magasin; les 4 autres ont été achetés via des personnes ou des services en ligne non officiels (ni iTunes, ni Amazon).

    • @yvesdpuis,

      Les gens qui pirates de la musique sont simplement du monde qui apprécie la musique et qui ne sont pas prêts à payer puisque ce n’est pas une priorité. D’ailleurs peut importe la méthode utilisé par les compagnie, ils ne seront jamais capables d’avoir la longueur d’avance sur les hackers, simplement parce que les hackers sont les plus crack en informatique. Pour ce qui est d’écouter la musique sur un ordinateur, si vous avez une carte de sont sortie hd avec fibre optique, croyez moi que le son sera très acceptable

    • “…C’est-à-dire qu’ils devraient eux-mêmes identifier les pirates, après quoi le fournisseur d’accès internet feraient parvenir un avertissement à l’internaute déviant…”

      On va quand même pas virer 400 ans de jurisprudence pour favoriser une industrie. Que l’amende soit salée, même accompagnée d’une peine de prison, mais que la partie qui se dit lésée présente sa preuve, et que le tout passe devant les tribunaux. Les fournisseurs internets, surtout les petits, n’ont pas à porter le coût de ses efforts

      Réveillez-vous! Un précédent de ce genre là, et on sera tous coupables jusqu’à preuve du contraire chaque fois qu’une accusation tombe sur la table!

    • Y font tu assez pitié les tartistes! Quand ont pensent aux pauvres Céline Dion, Lady Gaga, Michael Jackson, Eminem, Bieber, Carey, etc. Comme ils font pitiés! Il est vraiment temps que les législateurs se lèvent et combattent le partage de musique entre utilisateurs! Il ne se fait plus de musique! Les gens n’achètent plus et ne se présentent plus au concert… c’est une catastrophe! Les revenus des multimillionnaires de l’industrie musicale sont en baisse! PANIQUONS! Aidons les tous à se remplir davantage les poches. ALLONS!

    • @jmwhess

      J’imagine que dans votre univers il n’y a que les Céline Dion, Lady Gaga, Eminem et autres mégastars…Enlevez vos oeillères, il y a des artistes qui ne font pas d’argent et qui travaillent très fort parce que ce qu’ils font les passionnent. C’est à ces artistes que le piratage fait mal. Vous êtes tellement méprisant avec les artistes, en disant de telles énormités que vous auriez probablement voulu en être un!

    • @ yvesdupuis

      “M. Brunet , vous êtes un critique, brillant, cultivé et articulé….Pouvez vous m’expliquer comment en êtes vous venu a écouter votre musique sur un ordi??? Alors que vous dites que vous avez une bonne chaine(ce que je ne met pas en doute).

      Sans partir un débat d’audiophile, je croix que nous devons accorder une plus grande attention a la façon d’ont nous reproduisons notre musique afin de la préserver pour le futur…”

      Je ne répond pas au nom d’Alain, mais, visiblement, vous semblez associer ordinateur avec mauvaise qualité d’écoute. Si telle est votre pensée, vous êtes complètement dans l’erreur. Voici pourquoi:

      1. Lors du transfert d’un CD vers l’ordinateur il faut choisir un encodage qui n’altère pas la qualité de l’enregistrement. Et ça existe. Dans le lecteur iTunes, par exemple, vous pouvez choisir les codec Apple Lossless ou Aiff. Ceux-cis ne dégradent pas la qualité sonore, contrairement aux formats MP3 ou AAC.

      2. Par la suite, il faut avoir une bonne carte audio que l’on branche dans sa chaine haut de gamme. C’est tout! Idéalement, il faut toutefois avoir l’ordinateur dans une autre pièce afin d’éviter les bruits de ventilateurs.

      Par ailleurs, l’ordinateur m’offre l’accès instantané à toute ma collection de CD. Plus besoin de chercher parmi des milliers de boitiers où est le cd que je veux écouter.

    • La musique a un pouvoir d’attraction tel qu’il était inévitable qu’on en vienne à la situation dans laquelle nous sommes. C’est une forme de communication encore plus éloquente que le langage et qui fait vibrer les humains comme peu de phénomènes savent le faire. Il ne faut donc pas se surprendre que sa diffusion devienne de plus en plus virale et tente d’échapper à toute sorte de contrôle.
      Pour ces raisons (et d’autres), je crois qu’il faut faire le deuil de l’époque où la production de chansons pouvait être considéré comme une source de revenu. La bonne nouvelle pour les créateurs, c’est que les coûts de production ont également baissé de manière virtigineuse. Elle permet aux artistes (à tous ceux qui le veulent) de ne plus être à la remorque de quiconque pour enregistrer.
      Et c’est la notion même d’artiste qui s’en retrouvera changée. Je crois qu’à moyen terme, la limite enre le spectateur, l’auditeur et l’artiste s’amenuisera de plus en plus au fur et à mesure que la technologie facilitera l’expression et l’enregistrement musical.
      Et comme la production de chanson sera quelque chose qui deviendra de plus en plus banal, il faudra que les artistes se démarquent autrement que par la seule production de leur chanson. Remarquez que ça a toujours été le cas. On ne crée pas un sentiment d’appartenance avec seulement 1 ou 2 hits…
      Je crois que dorénavant, la musique devra être considéré comme une carte de visite qui permettra de faire des spectacles, vendre des produits dérivés (des cds?) ainsi que proposer d’autres concepts auxquels nous n’avons pas encore pensé.
      Quant à la perte de qualité sonore dûe au format et lecteur mp3, c’est le prix à payer pour une plus grande accessibilité. En ce qui me concene, les avantages l’emportent sur les inconvénients…

      Jean Francois Fortier (auteur compositeur qui s’interprète)

    • “Qu’iTunes a beau vendre des milliards de chansons, ces revenus n’arrivent pas à la cheville de l’ancien système en termes de rentabilité”.

      C’est normal, l’ancien système était une arnaque. C’est un mauvais point de comparaison. Finie cette histoire de pondre un CD et de traire la vache pendant 24 mois en mettant en marché un single aux quatre mois en ne laissant au consommateur aucune autre option que celle d’acheter le CD complet.
      CD complet.

    • @setzer

      Vous avez raison, mais est ce que les gens procèdent de cette façon??? L’avenir du téléchargement haute définition est garant…mais les autres support reste intéressant.

    • Le téléchargement de formats équivalent au CD existe, les formats haute définition arrivent à grands pas, l’achat direct en consituera une portion minoritaire. La technologie de l’internet permettra de plus en plus l’accès facile, sans paiement direct, qu’on le veuille ou non. Alors ? Comment s’assurer d’une redistribution équitable de l’argent des abonnements internet et des revenus publicitaires ? Sans revenus publicitaires de la télé et la radio, il n’y aurait pas de financement pour le cinéma, la télé et une portion très importante de la musique canadienne. Sans revenus partagés avec l’industrie de l’internet et l’industrie des fabricants de bebelles, comment la musique enregistrée pourrait-elle survivre à moyen terme ?

    • Je m’étonne toujours, par ailleurs, que certains croient à la richesse présumée des artistes de la musique. Les riches de ce milieu, pourtant, y constituent une infime minorité.

    • @alainbrunet et surtout @ jmwhess

      Imaginons un électricien. Payons-le 50$/H. Puis, un musicien, je ne connais pas le taux de la Guilde des musiciens, mais c’est sûrement plus que ce que gagne un électricien. Allons-y et disons 200$/H. Ça semble énorme à ce taux. Ce qu’on oublie de mentionner c’est qu’un électricien, aussi difficile soit son travail, n’a pas besoin de pratiquer 40 heures chez-lui avant d’aller installer vos fils et d’en faire les connections.

      Revenons donc à notre musicien, divisons ces 200$ par quarante et on obtient… plus grand chose l’heure. Et là, on ne parle même pas de ses outils de travail qui sont beaucoup plus onéreux que ceux de l’électricien. On continu avec les études et ce que ça coûte de former un musicien vs un corps de métier ?

    • @ yvesdupuis

      Je m’intéresse peu à ce que les gens font, ou comment ils écoutent leur musique. Ce qui m’intéresse, est comment je peux, grâce à la technologie, écouter de la musique. Y aura toujours des gens qui n’attachent pas d’importance à la qualité de reproduction.

    • @charkie

      Ce projet de loi, encore une fois, va profiter aux riches. Je n’ai aucun remord lorsque je télécharge gratuitement des chansons d’artistes multimillionnaires étatsuniens. Ne pas pouvoir télécharger gratuitement ces chansons, je ne les achéterais pas de toute façon. J’achète la musique lorsque je crois que l’individu qui la crée mérite que je lui donne le montant qu’il demande. J’achète les Jean Leloup, Louise Attaque, Godspeed, Radio radio, karkwa, etc. À mon avis, ils sont réellement talentueux, ils méritent l’argent qu’ils demandent et ne sont pas trop gourmants. Je paie également pour les génies de la musique. Les Radiohead, Portishead, Arcade Fire, Bett Gibbons, etc. Pour le reste… qu’ils continuent à se priver de manger du dauphin à chaque jours. U2, Céline et 50 cents n’auront pas une de mes cennes.

    • @jmwhess

      Alors dans ce cas, ce n’est qu’une question de goût…La différence de la richesse de Radiohead et U2 ne doit pas être si énorme. Par ailleurs, vous dites que les artistes connus pour qui vous payez ne sont pas trop gourmands. Sachez que ce n’est pas eux qui fixent le prix de 14,99$ que vous payez pour le disque, ni même le prix des concerts (à part quelques exceptions)

    • C’est sûr qu’on aura plus tendance à remettre le 5 piasses à la jolie waitress qui s’est trompée qu’un 5,000 que la banque a viré sur notre compte par erreur. C’est humain. Et l’Internet étant ce qu’il est, c’est anonyme et ‘gros méchant’ pas mal. Et faut avouer, quand même, que si on avait inventé l’équivalent du téléchargement pour les pommes de terre, c’en serait fait des famines.

      Le le dis, je le redis, je le répète et le re-répète jusqu’à ce que le message passe, la clef de cette énigme réside dans le fait de considérer l’Internet comme un broadcast (télé, radio) et de le soumettre à une ponction SOCAN, BMI, SACEM, etc.

    • @alainbrunet

      “Les riches de ce milieu, pourtant, y constituent une infime minorité.”

      Mais ce sont les ventes de cette minorité qui constituent l’essentiel du chiffre d’affaires qui vous sert de référence quand vous écrivez que “qu’iTunes a beau vendre des milliards de chansons, ces revenus n’arrivent pas à la cheville de l’ancien système en termes de rentabilité”.

      Parce qu’on parle business. Dans le modèle d’affaires que vous défendez, un “artiste” (qui au fond était souvent simplement le volet “people” d’une stratégie marketing) mettait en marché une douzaine de chansons tous les deux ans. Douze chansons?

      C’était un impératif du modèle d’affaires. Il ne faut pas deux mois pour écrire une chanson. En quoi l’écriture d’une chanson d’aujourd’hui exige-t-elle plus de temps que l’écriture de deux opéras? Comment l’enregistrement d’une douzaine de chansons peut-elle prendre plus d’un couple de jours?

      La réalité, c’est que la chanson est un contenu numérique de divertissement, au même titre que le livre ou le jeu vidéo. CC Ninja ou Racing GTI se téléchargent gratuitement sur l’App store. Pourquoi une douzaine de chansons devrait-elle valoir 10 dollars? La numérisation des contenus a fait tombé les barrières artificielles qui existaient seulement à cause de la différence des supports matériels. Et puis, il y a toute une couche d’intervenants inutile dans l’ère du numérique. La compagnie de disques et le distributeur par exemple.

      Certaines idées tenues pour des principes sont seulement des idées reçues: pourquoi les contenus devraient-ils être payés par ceux qui les écoutent? Avez-vous déjà versé un seul sou à Google pour avoir utilisé son moteur de recherche?

      Le modèle d’affaires s’est effondré et c’est tant mieux. Cela ouvre la porte toute grande à l’innovation, à une dynamisation.

    • @mrBrunet
      ”Je m’étonne toujours, par ailleurs, que certains croient à la richesse présumée des artistes de la musique. Les riches de ce milieu, pourtant, y constituent une infime minorité”

      Je suis un gars de la construction, et nous, les riches constituent 0%…en tout cas…

      Mais moi, TRÈS gros consommateur de miuze depuis un maudit boutte, depuis que je peux gouter avant d’acheter, j’achète plus et je vais voir une méchante gang de shows que je n’aurais jamais été voir ”dans l’ancien système”…

      En passant, une loi fondamentale du commerce est celle de l’offre et la demande.
      Depuis qu’internet existe, l’offre est multipliée par 1000.

      Et il faudrait que la musique se vende au même prix??? Qui a écrit quelque part que tout doit être stable, tout le temps???

    • L’époque est étourdissante.
      Je suis un fétichiste de l’album. Ado, c’étais un évenement à chaque fois que j’avais l’argent pour en acheter un . Chaque disque était religieusement écouté pendant des semaines avant d’en acquérir un autre, depuis longtemps choisi. Ouch ! C’est là que je me sens un peu vieux. Et pourtant ça fait pas trop longtemps. Mais j’ai été bien conditionné puisque j’achète encore la bébelle physique.

      J’ai commencé à télécharger l’an passé seulement. À l’illégal, pour les “bootlegs”. J’ai trouvé des trucs incroyables. Mais je n’ai même plus le temps d’écouter tout cela. Trop de musique d’un coup, ça rend blasé.

      C’est très louable que les artistes se battent pour les redevances. J’ai bien peur, par contre, qu’un certain mal ne soit déja fait. Depuis plus de dix ans maintenant que la musique s’empile dans les ordinateurs et ce à très peu de frais, quand il y en a. Comment réapprendre la valeur de la musique à une nouvelle génération ?

      Surtout si la musique n’est plus au centre de son propre débat. Le passage du 45 au 33 tours représente à la limite un plus à offrir. Du vinyle au CD, malgré le désaccord, il y a encore un souci de rendre la musique attrayante par argument sonore. Mais la révolution actuelle est un acte de pure technologie. “Regardez, vous pouvez empiler votre discothèque dans un truc pas plus gros qu’un zippo”. Quel argument un fétichiste peut il émettre dans un environnement aussi “geek”. Ça va très vite.
      Ce n’est pas juste la valeur monétaire qui change, mais la valeur d’appréciation.
      Il faudra s’adapter.

      Désolé j’essaye d’être moins verbeux, mais à chaque fois c’est un peu la grosse affaire.

    • Tout les créateurs et distributeurs dénoncent le piratage de leurs oeuvres sans jamais toutefois se poser la question essentielle suivante:

      Pourquoi diable les utilisateurs le font-ils?

      La réponse est simple. Du temps du vinyle, nous avions un epochette de qualité avec des détails intéressants, une jaquette comprenant des photos et des paroles complètes, un disque comprenant au moins 70% de contenu intéressant.

      Aujourd’hui on a un CD sans apparence artistique, une pochette de plastique extrèment fragile, un livret avec des caractère liliputiens et illissibles et que dire du contenu, un son sec sans âme et une et si nous sommes chanceux, deux plages musicales intéressante, le reste étant étiré sur trois CD, rentabilité oblige, et le tout pour un prix plus que discutable.

      Quel est le choix des audiophiles alors….la contestation par la copie illégale.

      De plus, question du droit d’auteur, qui a pu imaginer qu’une plage audio de 180 secondes devrait être rémunérée pendant une vie entière ? C’est stupide. Personne n’est payé toute sa vie pour un travail qu’il a exécuté pendant 180 secondes…..

      Il ne nous reste tous que la voie de la protestation par la copie illégale.

    • @charkie

      “La différence de la richesse de Radiohead et U2 ne doit pas être si énorme.”

      Sérieusement?! Comparer le produit ultracommercial de U2 à Radiohead?! La différence est hipopotamesque! Les membres de U2 n’ont pas 10% du talent des membres de Radiohead. Non mais sérieusement… Bono… allons donc! Avez vous déjà entendu Yorke chanté accompagné de Greenwood à l’acoustique?
      À mon humble avis, Bono pourrait bien s’éttoufer avec ses cellulaires. Radiohead sont des génies créateurs… U2 sont entouré d’une immense équipe de producteurs de musique pour la masse.

    • @tabarly

      “En passant, une loi fondamentale du commerce est celle de l’offre et la demande.
      Depuis qu’internet existe, l’offre est multipliée par 1000.

      Et il faudrait que la musique se vende au même prix??? ”

      Ça, c’est pas con du tout…

      @rlemieux

      C’est l’argument de la propriété intellectuelle comme ‘parenthèse de l’histoire’ (après tout, ça n’a pas toujours existé). Ça se tient intellectuellement. C’est peut-être bien vers là qu’on s’en va…

      @jtor

      Bien d’accord. Le CD n’offre pas de plus value, c’est vraiment un objet poche d’un point de vue fétichiste.

      Googlez “la mort du CD” avec les guillemets… Jetez un oeil à un papier du 1er août… 2003 !

    • Vous voulez vivre de la musique? FAITES DES SPECTACLES

    • Je m’éloigne du débat un peu… mais bon. Je suis un fan inconditionnel de Radiohead (qui d’ailleurs donnent une partie de leur oeuvre sur leur site web) et je n’aime vraiment pas le produit ordinaire de U2. Ceci dit, je trouve que les “artistes” se plaignent la bouche pleine. Ceux qui se plaignent sont souvent ceux qui ont la bouche très pleine. C’est ca qui me dérange. Ce ne sont que des “artistes”. Il y en a des millions comme eux, qui pourrait faire aussi bien “la job”. Qu’ils se comptent chanceux d’avoir été à la bonne place, au bon moment, et de vivre de leur passion, qui ne devrait pas être un travail, contrairement à déboucher des tuyaux.

    • @ ceux qui achètent des albums avec deux bonnes tounes seulement dessus.

      Il se (s’est ?) fait aussi de bons albums.

    • @jmwhess

      Mais ceux qui « se plaignent », ne tentent-ils pas simplement de gérer leur patrimoine et de protéger leurs acquis? Je dis pas que je suis d’accord avec eux, mais n’est-ce pas un réflex normal? Vous feriez peut-être pareil à leur place…

    • Les artistes et Maisons de disques en donnent de moins en moins.

      Vinyle—cassettte—cd—mp3—-……..

      La prochaine étape c’est quoi? La mettre dans comme une blague dans une gomme bazooka joe? Surprise Cracker Jack?

      Et vous allez vouloir qu’on payent 10-20 piasse encore???

      Je viens de payez 150$ pour Odelay de Beck 4×180grammes édition spéciale de 5000 copies.

      Venez pas me faire sentir cheap…

    • Oh! que je risque de me faire des ennemis mais j’y vais tout de même de mon grain de sel.

      Je suis musicien de profession et je fais partie des rares personnes qui ont le bonheur de vivre de la musique. Mon opinion diffère tout de fois de celui de la majorité de mes confrères. Selon moi, la musique est faite pour être écoutée, point final. Quelque soit le moyen utilisé par l’auditeur pour se la procurer, une fois que la musique est écoutée par quelqu’un, elle a fait son travail. Dans mon cas, je considère qu’une fois que j’ai terminé une composition et qu’elle est prète à l’écoute, elle ne m’appartient plus. Elle appartient à tous ceux qui l’aiment et désirent la posséder.

      Personnellement, j’achète la musique. Est-ce que je le fais pour supporter l’artiste? Pas du tout! Ce que les gens doivent comprendre c’est que quand ils achètent un album, ils engraissent d’abord les distributeurs, les marchands, les compagines de disques et tous ceux qui ont fait de la musique une business. J’achète la musique pour bénéficier de l’oeuvre complète et toutes les informations qui viennent avec.

      Soyons clairs, je sais très bien que c’est tous ces “pousseux de crayons” qui engagent les artistes et qui leur permettent de vivre de la musique. Si je pouvais encourager les artistes directement, je le ferais (d’ailleurs, je pense le faire quand je vais voir un de leurs concerts). J’ai payé mon album digital de Radiohead 20$ simplement parce que je savais que l’argent allait directement à eux. Je ne pense pas être blanc comme neige mais quand je peux faire me part, je le fais.

      Ceci dit, je persiste à croire que le partage de la musique est la meilleure chose qui soit arrivée au monde musical. Jamais n’a-t-on eu autant accès a tant de matériel aussi facilement, à autant de diversité et de couleurs différentes au bout de nos doigts. Je trouve ça absolument merveilleux! Et comme je persiste à dire que la musique est avant tout faite pour être écoutée, le partage reste à mon avis un cadeau du ciel.

      S’il y a un problème de la part des majors de nos jours, c’est avant tout leur faute. Ce sont elles qui ne se sont pas adaptées assez rapidement aux nouvelles technologies. Oui, les artistes ne font pas beaucoup d’argent mais ça, ça ne date pas d’hier! Les majors on commencé à se plaindre quand elles se sont rendu compte qu’elles perdaient de l’argent. Encore une fois c’est les artistes qui paient mais ça ce n’est pas de la faute des consommateurs. C’est les majors qui on laissé passer le bateau sans embarquer.

      Pour en revenir à moi, je fais de la musique pour vivre et je gagne bien ma vie. Si je ne pouvais plus faire d’argent avec la musique, je gagnerais ma vie avec autre chose. Une chose est certaine par contre: je continuerais à faire de la musique. Pas pour faire de l’argent mais bien parce que j’adore ça! Et je ferais comme je fais aujourd’hui et je la partagerais sur internet pour que tout le monde l’écoute! Si les compagnies de diques sont un jour forcées à mattre la clé dans la porte, ne vous en faites pas, on aura toujours de la musique à écouter et on y aura accès grâce à l’internet.

      Avis à tous ceux qui ne sont pas d’accord, ceci étais mon avis et n’est pas la vérité absolue…

    • J ai un peu de misère avec la vision de l artiste avec le Web.

      Je suis gérant d un hotel, et savez vous que chaques réservations prise sur Expedia n est pas réellement payante pour l hotel, car la commission que Expedia ce prend est importante, mais d un autre coté je ne peut pas me passer de ce systeme de reservation, car il me donne de la visibilité a travers la planète.
      Moi j ai toujours vu le CD ou le Web comme une carte de visite, car un artiste j imagine pour lui les meilleurs moments sont la scene , autant au niveau monétaire que professionnel, alors le web est une merveilleuse outil de promotion.
      Ce n est pas NIN ou Radiohead qui ont pratiquement donné des albums sur le Web, mais combien de nouveau fan ont il pu aller chercher qui apres sont allé les voirs en spectacle ,

      Welcome to the 21st century

    • Question pour l’industrie:

      La casette ayant une espérance de vie moindre que le plus aventureux des bichons maltais, et comme j’en ai au moins 300 qui ne fonctionnent plus, avez vous un plan de dédommagement?

      Une chance que vous ne vous appelez pas Toyota, vous seriez cuit.

    • Il y a du vrai dans le texte plus haut et dans les revendications des artistes…

      Par contre, parmi ceux qui vont manifester et que l’on nous nomme… Cela semble plutôt des gens en majorité faisant partie de la majorité pour qui nous ne sommes pas vraiment inquiets pour leur santé financière…

      http://www.cyberpresse.ca/arts/201011/30/01-4347729-droits-dauteur-des-artistes-en-route-vers-ottawa.php?

      Alors, il y a certains doutes…

    • Tenez, juste pour le fun :
      “La solution, ça serait que les fournisseurs Internet nous donnent une redevance, parce que leur autoroute électronique, s’il n’y a pas de musique dedans, elle ne vaut plus rien, c’est une coquille vide.” – Robert Charlebois
      http://www.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2010/11/30/001-droit-auteur-manif.shtml

    • Bien sûr que l’internet est un lieu de diffusion mais cela semble plus difficile à mesurer comme auditoire…

      Et il faut aussi savoir qui est le diffuseur… Dans les poursuites contre eux… YOUTUBE – par exemple – se défendent bien d’être des diffuseurs mais se disent toujours des hébergeurs…

      C’est quand même évident pour les Fournisseurs d’accès internet qu’ils s’accaparent des revenus que d’autres avaient avant… Pas juste les artistes… LA PRESSE AUSSI, par exemple.

      Individuellement, j’achète plus de musique qu’avant… J’en écoute aussi sur le web ? Je l’explore plutôt ou si j’enregistre des choses comme des concerts que je réécoute par la suite… C’est pour des artistes que j’achète leurs albums…

    • Charlebois a tort et raison en même temps… Quand on a commencé à naviguer sur l’internet on y allait assez peu pour la musique…

      Et l’internet rapporte aussi à bien des artistes mais de manière DILUÉE, des artistes que l’on aurait jamais entendu parler avant ou pour d’autres jamais entendu leur musique sur les ondes…

      Cela veut pas dire qu’on va passer à l’achat pour autant.

      Tiens, cela m’a permis de découvrir un peu la musique que fait un cousin retrouvé et qui fait carrière comme chansonnier depuis 1984, auteur-compositeur-interprète avec trois albums tout de même mais peu connu. Sa musique est écoute sur MySpace pour les deux derniers albums de son groupe, il faut les commander directement…

    • http://www.radio-canada.ca/nouvelles/arts_et_spectacles/2010/11/26/002-musiciens-redevances-mp3.shtml

      350 musiciens c’est bien mais il y en a beaucoup plus que cela qui gagnent leur vie avec la musique dans tout le pays…

      Une redevance sur les iPod et autres lecteurs de MP3 et imposée par le gouvernement ? Peut-être mais si c’est pas partout dans le monde… Les gens vont acheter leurs iPod par eBay…

      C’est de la politique. Mais ils sont pas capables d’en venir en se regroupant à une forme d’entente avec l’industrie ? Ou individuellement pour les plus riches, ils peuvent pas négocier plus fort pour eux ? Là les méga-stars mondiales pourraient faire des choses…

      Pour certains autres, qu’ils partent une fondation pour partager avec des plus jeunes et d’autres qui sont rendus maintenant plus créatifs qu’eux depuis un bon bail…

    • Primo: Faire de la musique
      Deux: La faire connaître en la distribuant gratuitement
      Trois: Comprendre que personne n’ira voir vos spectacles si votre musique n’est pas connue.

      Considéré que votre source de revenue ce sont les spectacles et non pas la musique qui vous permet d’en présenter.

      Et surtout cesser de vouloir le beurre et l’argent du beurre.

      Je sais c’est trop simple.

    • Pas si facile de cela que faire des concerts ou de financer une tournée… Ce qui semble plus payant pour plusieurs artistes ce sont des shows dans des festivals assez gros que ce soient les Francofolies ou bien le Festival des montgolfières à Gatineau… Mais une tournée ? Cela dépend pour qui.

      Mon cousin était en show en Montréal samedi, j’aurais peut-être dû aller le voir…

      ———————————————-

      Je veux revenir au régime de copie privée dont les revenus sont passés de 30 millions à 15 millions…

      J’aimerais bien savoir comment leur argent a été distribué et à qui ? Qui sont les principaux bénéficiaires comme artistes ? Et quels sont les frais d’administration de la société qui les collecte et les salaires de ces dirigeants tant qu’à y être ?

      On n’est pas nécessairement contre mais cela a servi à financer qui ? J’ai comme l’impression qu’on favorise avec cela aussi la contration des revenus et la gestion de patrimoine des artistes assis sur les succès passés… Pas pour tous, bien sûr mais sûrement pour plusieurs…

    • Tous ces commentaires sont intéressants. Certains sont en faveur de «refaire le pacte social» que représente la loi sur le droit d’auteur entre les créateurs et les consommateurs au nom entre autre de l’accessibilité et du prix d’une chanson. D’autres critiquent favorablement ou défavorablement les nouvelles façons d’écouter la musique… Certains autres parlent des taux horaires des musiciens, etc…

      En tant que compositeur, j’aimerais vous expliquer quelques trucs. Je ne prétend pas avoir la réponse à quoi que ce soit qui est discuté ici. Je veux juste vous expliquer mes conditions de travail. Parce qu’il faut savoir que je pratique mon art comme un travail. Que j’adore par ailleurs. Et qui mérite aussi d’être rémunérer à sa juste valeur. Oui, oui, à sa juste valeur. J’ai la chance d’être habité par une passion dans mon travail. Je le souhaite à tous. Y’a des hauts comme des bas, comme dans n’importe quel histoire d’amour…

      Voilà. Je vous parle en tant que compositeur. Je suis aussi interprète de mes oeuvres parfois. Je porte donc plusieurs chapeaux quand je travaille. Je ne fais pas de spectacle dans la vie. Je ne suis pas un «chanteur populaire». Je compose parfois la musique d’une chanson pour des interprètes. D’autres comme moi, et nous sommes la majorité dans notre milieu d’auteur-compositeur-non-interprète, écrivent les paroles. Seulement les paroles. Moi, seulement la musique. Parce qu’il faut être honnête dans la vie et savoir ou sont ses forces.

      Et bien figurez-vous donc que moi, lorsque je compose une chanson, je ne suis pas payé. Oui, oui, JE NE SUIS PAS PAYÉ. (Vous allez me dire que j’ai pris 20 minutes pour composer de toutes façons…) Ma seule paye à moi, c’est le fruit du droit d’auteur, c’est-à-dire, quand ma chanson est finalement choisie par un interprète sur un album et qu’il en vend des «tonnes de copies». Et là, savez-vous ce que vaut ma musique de cette chanson? Ma partie musique de la chanson, au Québec (produit par un producteur québécois j’entend), enregistré sur CD (donc en vente «légale»), vaut 2,75 cents, soit un quart de 9 cents (j’arrondi) par chanson, par album vendu. Je vous fait grâce de la mathématique qui s’impose en termes de vente d’album au Québec pour savoir combien riche je suis… Et honnêtement, je suis privilégié et heureux si Céline Dion me prends une chanson. Vous comprenez pourquoi. Et si c’était U2, je serais honoré et moins dans le rouge. Et quand c’est un artiste moins connu, je suis tout aussi heureux, mais vous comprendrez que je ne peux pas renoncer aux miettes qui me sont déjà versées dans ce cas.

      Et quand c’est un téléchargement illégal, et bien c’est sur que mes miettes sont perdues en quelque part entre le fournisseur d’accès et le public. Dans le cas d’un téléchargement légal, et bien là, je peux vous affirmer que je vois mon argent. C’est à peu près aussi «payant» que par vente de cd. Mais l’important dans ce que je viens vous dire c’est que les «artistes», et tous les autres comme moi (sic!), lorsqu’on parle de nos droits d’auteurs, on parle surtout d’un pacte social qui existe entre nous tous. On n’est pas contre les nouvelles façons de faire – on serait ben niaiseux – on veux juste continuer à exister artistiquement et continuer d’avoir les moyens de la faire.

      Vous pourriez maintenant parler de mes revenus de musiciens. Je veux bien et c’est assez facile. Sans simplifier à outrance, un musicien çà fait environ 200$ par show, quand çà travaille. Quand çà enregistre, çà peut aller jusqu’à 300$ par chansons enregistrées. Et çà c’est quand on travaille pour les autres artistes, quand on les accompagne. Mais maintenant qu’on a tous les outils pour enregistrer dans nos sous-sols, et qu’on produit, enregistre, met en marché, compose, écrit, chante et mixe et tout le reste, nos propres produits, est-ce qu’on se paye ces tarifs-là? Ben voyons! On fait çà, généralement gratos (on a des fois des subventions mais je vous direz simplement que le budget de la culture au Canada et au Québec n’atteint pas 1% des budgets, alors…), en espérant que notre album se VENDE, qu’il soit ENTENDU et qu’il soit ACHETÉ LÉGALEMENT.

      OK, je vous ai assez parlé de certaines de mes conditions de travail. Alors, comment je vis? Je boss très fort pour me faire connaître et reconnaître à tous les jours parce que j’évolue dans un milieu très public. Mais moi je travaille en arrière-scène. Pas devant les kodaks.

      Et j’ai surtout besoin que vous sachiez que j’aime ce que je fait. Parce que je le fait pour VOUS. Et que j’ai confiance que vous appréciez mon travail puisque vous l’achetez quand même légalement. Alors, svp, CONTINUEZ et SOUTENEZ-NOUS. On a des droits ET des responsabilités. C’est de vous faire rêver, aimer, etc… avec du bon matériel. C’est ce que j’essaie de faire à tous les jours, malgré toutes les contraintes qui me sont imposées dans mon milieu.

      Il faut que vous sachiez que le gouvernement conservateur qui vous/nous martelle qu’il ne veux pas imposer une taxe sur les ipods EST COMPLÈTEMENT FAUX!!!!
      CET ARGENT-LÀ N’EST PAS UNE TAXE!!! CET ARGENT-LÀ NE S’EN VA PAS AU GOUVERNEMENT!
      Il s’en va à mes sociétés de droits d’auteur pour compenser le fait que vous achetez la musique différemment, que vous la copiez sur des ipods maintenant et des téléphones intelligents. ON PAYE DEJA TOUS CETTE «REDEVANCE» SUR LES CD VIERGES DANS LES MAGASINS DEPUIS PLUS DE DIX ANS ET PERSONNE N’A FAIT BANQUEROUTE OU EST SOUDAINEMENT DEVENU MILLIARDAIRE!!!

      Les «artistes», et moi aussi (sic!), on vous demande de nous soutenir dignement, c’est tout. Et on vous demande aussi de pas vous laisser emberlificoter par des politiciens véreux.

    • Cette question qui me chicotte depuis longtemps… n’ai-je pas payé en double les droits d’auteur lorsque, il y a quelques années j’ai renouvelé toute ma discographie vinyle pour passer au format CD?

    • @jmwhess

      Je n’essaie pas de vous dire que je préfère U2 à Radiohead…Mais ils font partie de la même catégorie d’artistes. Depuis OK Computer, Radiohead est un produit de masse qui fait tripper les foules. Peut-être un peu moins que U2, mais encore… C’est intelligent, bien fait et songé, mais c’est un band qui à énormément de disciples et qui peut se permettre d’offrir un album gratuit ou à contribution sur le web sans subir de pertes, puisqu’ils sont déjà immensément riches et que le show sera sold out partout. Si un band comme Baroness ou You Say Party…faisait la même chose, pas sûr que ce serait rentable. Au Québec, les Psycho Riders ont fait la même chose que Radiohead sur leur site web et ils ont, sans surprise, eu un déficit.

    • @méchant boris

      Vous les paierez en triple si vous repassez du CD au Vinyle comme moi!

    • @uncompositeur

      “Et qui mérite aussi d’être rémunéré à sa juste valeur”.

      Rien n’a de valeur monétaire intrinsèque. Il n’y a pas de “juste valeur”. Vous écrivez la chanson “Balade à Tombouctou” et Gisèle Nivueniconnue l’enregistre : vous ne touchez rien. Céline l’enregistre, vous faites le pactole. C’est pourtant la même chanson.

      Pourquoi? Parce que le risque de la mise en marché est refilé au créateur. Dans la structure actuelle de rémunération, le créateur assume une large part du risque. La compagnie de disques vise juste avec son marketing? le créateur touche un peu d’argent. La compagnie de disques bâcle sa mise en marché? le créateur écope. C’est un peu la loterie.

      Dans un nouveau modèle d’affaires, on aimerait que la business supporte un peu plus le risque associé à ses activités, en versant, entre autres, un montant forfaitaire à l’auteur-compositeur pour le simple droit d’enregistrer la chanson.

      Un fichier n’atterrit pas dans un iPod par le simple fait du hasard. Il y a tout un réseau d’intervenants entre la page blanche et la vibration du tympan. C’est toute l’attribution des revenus aux points de ce réseau qui doit être redéfinie.

      Voir ces artistes qui montent au créneau pour défendre la business inventée par et pour les maisons de disques et les distributeurs, c’est un peu comique.

    • @méchant boris et @charkie

      Oui, vous les avez payé en double. Et dépendemment de la l’époque de la sortie de l’album, parce que le tarif de droit «mécanique» n’a pas toujours été de 9 cents par chanson comme aujourd’hui, au pire, çà vous aura coûté 9 cents fois le nombre de chanson de l’album…

      Est-ce que c’est trop?

    • @uncompositeur

      Je suis entièrement d’accord avec vous sur tous les points. Un musicien qui choisit de faire de la musique mérite d’être rémunéré à sa juste valeur. Comme j’ai mentionné dans mon commentaire précédent, je suis également musicien et je vis de ma musique. La question que j’aimerais vous poser par contre est la suivante: si vous ne pouviez pas vivre de votre musique, en feriez-vous quand même?

      Je vous pose cette question parce que selon moi, l’avenir va se faire sans les majors et sans les droits d’auteurs tels qu’on les connait aujourd’hui. Je n’ai pas la solution ultime, loin de moi cette idée, mais j’ai l’impression que la survie des compositeurs comme vous et moi se terre dans la totale indépendence. Je m’explique; Vous dites qu’en moyenne vous recevez 2.75 cents par chanson qui est vendue. Mais qui donc choisit ce maigre pourcentage? Ce n’est certainement pas vous! Alors c’est la compagnie de disques, la SOCAN, la SODEC ou quelconque entité qui possède les droits sur la pièce musicale. Qu’arriverait-il alors si vous conserviez les droits de la chanson et que vous en feriez la distribution vous-même? C’est désormais possible grâce à l’internet. Vous pouvez vous-même établir le prix de votre travail.

      Attention, j’en parle et tout cela semble si facile! Absolument pas! Ça va prendre une totale révolution du système de distribution et nous allons devoir confronter tous les parasites qui se font de l’argent sur notre dos avant de pouvoir enlever le “r” dans révolution… et évoluer. Ça ne sera pas facile mais c’est possible. Il faut d’abord et avant tout faire l’impossible et changer la perception des consommateurs qui sont pris entre l’arbre et l’écorce. Il faut qu’ils comprennent qu’aujourd’hui, il n’y a plus de raison qu’il y ait des intermédiaires entre eux et les artistes. Il est désormais possible d’acheter directement du manufacturier même avec la musique. Les outils sont en place. Il faut bâtir en équipe.

    • @uncompositeur
      Voyons voir 1000 albums avec en moyenne 10 chansons par album, ca ferait 900 dollars. Enfin ce n’est pas négligeable…

    • Je pourrais me passer du lait mais avec un beau morceau de gâteau au chocolat, hmmm ! délicieux ! Vous aurez deviné que le lait n’est pas une priorité pour moi donc pourquoi payer ? Donc lorsque je vais au dépanneur, je prends une belle pinte. L’emballage est moche mais ça me va; le goût n’est pas fameux mais il me contente.

      Arrivé devant la caissière, je la salue d’un signe de la main et je pars. Je remonte dans mon immense camion qui, une chance, n’était pas éteind : en ce temps d’hiver, brrrr !

      Ça m’arrive aussi de prendre quelques petits trucs en passant. Généralement les trucs sur le contoire signé “Fait maison”. Une chance pour eux que je fais ça sinon je n’aurais jamais connu leurs produits, nouveaux ou pas. Ainsi, ils font une dégustation ou des présentations gratuites, je pourrais me déplacer !

      Non, je n’ai pas honte, je le dis ouvertement et non, arrêtez vos histoire : ils ne finiront pas par crever de faim.

    • @mech4nt_boris

      Ce n’est pas négligeable en effet… Mais ça implique qu’il faut faire un album par deux semaines et en vendre 1000 copies pour avoir un salaire de 1800$ par mois, moins impôts… Ça c’est carrément impossible au Québec…

    • @mellow
      Precisons, je soupconne une confusion, je parle des 1000 albums vinyle que j’ai remplacé par 1000 CD

    • @mech4nt_boris
      Et encore faudrait-il que uncompositeur ait écrit les 10 chansons de l’album.
      Rares sont les interprètes qui ne chantent qu’un compisiteur/auteur sur un même disque.

    • Question naïve @ n’importe qui

      Quelle devient l’utilité d’une maison de disque dans un contexte libre de support. N’est ce pas, pour l’artiste, un intermédiaire de plus en plus encombrant et inutile ?
      Comme le disquaire (snif…)

    • @rllemieux

      J’aimerais commenter sur le soit-disant pactole que ma chanson me rapporterait si Céline Dion l’enregistrait. 2,75 cents X disons, 1 000 000 d’albums vendus. Çà fait: 27 500$. Juste un peu plus que le seuil de la pauvreté, si je ne me trompe pas. C’est sur que le chiffre et l’opération fait rêver: une chanson chanté par la diva mondiale, etc… des milliers de dollars, etc… Et là-dessus je suis en total accord avec le point de la loterie. C’EST UNE LOTERIE. On se le dit tous d’ailleurs.

      Maintenant que le modèle d’affaire change, encore là je ne peux pas être en désaccord sur le point. Au contraire. Il est vrai que les artistes assument le fardeau économique. On se doit de penser différemment pour l’avenir.

      Maintenant bien qu’il y ait beaucoup d’intervenants entre la page blanche et le tympan, le fait demeure que nous vivons tous encore dans une société qui échange des biens et services avec des moyens financiers et ces mêmes biens et services ont assurément une valeur. Peut-être pas une juste valeur partout j’en conviens. Faut-il revoir nos choix de sociétés? Probablement. Le montant forfétaire pour enregistrer une chanson est une excellente suggestion. Les producteurs nous opposent cette façon de faire depuis toujours. Alors que nous reste-t-il? Au moins garder un peu de nos acquis qui pourtant nous fragilisent comme vous le dites bien.

      En ce qui a trait à la manifestation d’aujourd’hui, il faut que vous compreniez que cette bataille se fait pour le droit d’auteur et la réforme de la loi qui est profondément injuste pour nous, créateurs. Pas pour la réforme de l’industrie du disque et de la chanson. Je ne vois pas ce qui est comique dans cette démarche. Peut-être parce que les porte-paroles sont de ceux qui sont les mieux nantis dans notre secteur d’activité? Mais comment voulez-vous que l’on attire l’attention des médias? Parce que ces mêmes médias trouvent que les revendications sont plus à même de passer vers la public venant de la bouche de telles personnes. Parce qu’elles sont des «vedettes». Mais au fond, je me réjouis que ces gens fassent ce travail. Parce qu’autrement, je n’attirerais pas l’attention des médias, moi, bien que je puisse vous expliquer assez en détails notre industrie, ce qu’elle coûte, oû va l’argent, qui s’en mets plein les poches, etc…

      @mellow-d

      Le pourcentage (qui est en fait un taux fixe en cents), est négocié de gré à gré entre la SODRAC et l’ADISQ depuis plus de 25 ans… Et devinez qui a le gros bout du bâton depuis toujours? Maintenant, la soupe est vraiment chaude mais on essaie quand même de nous opposer qu’une chanson coûte trop cher…

    • @uncompositeur
      Le pourcentage des redevances aux auteurs compositeurs n’est pas plutôt une loi canadienne décidée suite aux négociations entre le gouvernement et les sociétés de droits d’auteurs?
      Qu’en est-il des créateurs non membres de l’Adisq ou de l’extérieur du Québec?
      Merci de m’éclairer.

    • Traitez-moi d’anormal, mais je ne copie pas ou télécharge pas de musique et de DVDs en ligne. Alors, pourquoi devrais-je payer indirectement une taxe sur mon accès internet pour subventionner les artistes, les bons comme les moins bons!

      Ce milieu n’a pas su s’adapter aux nouvelles réalités.

      Dans les nouveaux albums de musique publiés, souvent il n’y a que d’une à trois bonnes chansons, accompagnées de remplissage, pour lequel les gens devraient payer 10-20$!!! Avec le modèle de téléchargement unitaire des chansons, seul le contenu intéressant est téléchargé.

      Un autre modèle qui devrait être évalué: abonnement à un service de téléchargement illimité pour un frais fixe mensuel. Bien sûr avec protection contre le téléchargement robotisé. Les recettes peuvent être redistribuées proportionnellement aux téléchargement et l’intérêt pour copier la musique diminue énormément.

    • C’est vrai que c’est une redevance sur les CD-R mais quand même l’argent n’est pas versée en fonction de la copie que je vais faire moi pour usage privé et on ne parle pas non plus du nombre d’écoutes ce qui serait bien sûr pas mesurable…

      Ok j’ai Catherine Major copiée sur CD-R à la suite d’un achat sur iTunes de Rose Sang, heureusement pour elle, elle a été diffusée à Radio-Canada… Mais combien reçoit Plamondon lui ? Ou encore Marie-Pierre Arthur qui elle donnait gratuitement son album sur Bandcamp… Ok mais une chance que sa toune Pourquoi a été diffusée pas mal sur les ondes…

      Les redevances sont quand même versées selon la diffusion à la radio commerciale et aussi sur les radios publiques…

      J’ai eu le malheur un peu d’écouter CKOI hier soir et j’ai entendu Éric Lapointe… Désolé mais j’ai trouvé cela affreux… Tous les goûts sont dans la nature, c’est sûr… Mais quand j’achète mes CD-R j’aide à le financer ? Même si plus tard je copie après achat une Tanya Tagaq ?

      Ou encore pour CÉLINE DION quand son album qui sort est diffusé dans l’épicerie et qu’on l’entend contre notre gré ? Quelle est notre compensation ?

    • @uncompositeur

      Vous ne parlez que des droits mécaniques. Effectivement, c’est des peanuts.

      Coudon’, cédez vous vos droits de publishing ?! Si vous remplissez votre formulaire SOCAN comme du monde, avec vous et vous seul comme A et C, donc avec 100% des droits, là, le cash rentre pas pire si vous avez moindrement de airplay chez Monique Giroux. Et la télé, c’est encore très payant de ‘la shotte’. L’interprète touche à peu près rien de ça.

      À moins que vous poulains se fassent plumer par une maison de disque qui prend le publishing, soi-disant pour ‘payer les vidéoclips’ !

      En somme, y’a quoi dans votre catalogue ?!

      M’est avis qu’il manque un bout à votre histoire !

      signé : unautrecompositeur !

    • @sebsurleweb

      C’est facile de dire que le «milieu» ne s’est pas adapté. Les créateurs ne demandent pas mieux que de suivre dans le nouveau courant technologique. Mais on est pas seul à décider. Et on est pas les «vedettes». Nous on fournit le contenu. Remarquez-vous qui écrit et compose les chansons que vous entendez? Ou bien pensez-vous généralement que les interprètes sont aussi les auteurs-compositeurs? Ce n’est malheureusement pas aussi simple que l’on voudrais que çà soit..

      @ suchie

      Premièrement, ce n’est pas un pourcentage mais bien un «penny rate». Le taux est négocié entre les sociétés de gestion (SOCAN, SODRAC, CMRRA, etc… dans les autres domaines de création au Canada) et un tribunal administratif qui s’appelle la commission dur le droit d’auteur, qui fait le travail d’entendre toutes les parties et qui tranche sur le taux à appliquer. L’ADISQ est regroupement québécois de producteur de disque et de spectacle et il ne représente pas de créateurs comme tel.

    • @vieuxcon

      À mon avis, oui, les maisons de disque ne sont qu’un intermédiaire de plus… Elles sont aujourd’hui complètement obsolètes. Un artiste peut faire presque tout ce que les maisons de disques font… Suffit de temps et de détermination.

      @uncompositeur

      Je connais les termes de l’entente… Ce que j’essaie de dire c’est que nous n’avons plus besoin de faire affaire avec ces entités pour pouvoir fonctionner.

    • @basel “…Vous voulez vivre de la musique? FAITES DES SPECTACLES”…

      Est-ce vraiment le cas? Malajube, de retour d’une tournée américaine qui a eu
      du succès sont, selon leurs dires, revenus dans le rouge…?
      D’autres témoignages pour appuyer les dires de basel?

    • Revenir dans le rouge, c’est souvent à cause de la gestion, rien à voir avec le succès de la tournée.

      Une tournée américaine, voir trop grand est un autre problème.

    • @suchie

      Malajube a joué devant 35 personnes dans des bar-spectacles aux states.

      Pis si malajube est dans le rouge, après avoir fait 1million de shows depuis 5 ans, sont pochent en ta……….

    • si je laisse les portes de ma voiture ouverte avec les clef sur le contact et les papiers d’enregistrements dans la boite a gants la police ne prendra tout simplement pas ma plainte pour vol , encore mieux si le voleur tue quelqu’un avec mon vehicule je suis complice , c’est exactement ce que fait l’indutrie musicale , il ne font rien pour proteger leur bien , donc pourquoi les gents seraient coupables de quoi que ce soit ? si je trouve 20$ sur le trotoir est-ce que je suis un voleurs de sacoche ? encore une fois nos leaders maximos sont souns influence (financiere) d’un lobby defendant des donneurs envelopes

    • @re3e

      Si ils y a intention, oui vous ètes coupable. Ce qui est le cas pour la musique.
      Vous trouvez ou downloadez beaucoup par accident vous?

      Un peu d’honnêteté intellectuelle, svp

    • @jmwhess, je vous cite :

      ” Y font tu assez pitié les tartistes! Quand ont pensent aux pauvres Céline Dion, Lady Gaga, Michael Jackson, Eminem, Bieber, Carey, etc.”

      “J’achète la musique lorsque je crois que l’individu qui la crée mérite que je lui donne le montant qu’il demande. J’achète les Jean Leloup, Louise Attaque, Godspeed, Radio radio, karkwa, etc. À mon avis, ils sont réellement talentueux, ils méritent l’argent qu’ils demandent et ne sont pas trop gourmants. Je paie également pour les génies de la musique. Les Radiohead, Portishead, Arcade Fire, Bett Gibbons, etc. Pour le reste… qu’ils continuent à se priver de manger du dauphin à chaque jours. U2, Céline et 50 cents n’auront pas une de mes cennes.”

      Ma réponse :

      J’ai un problème avec les gens qui font du “cherry picking” avec la musique. Supposons que vous êtes un vendeur d’assurances à commission : les premières années sont difficiles, vous gagnez, disons 30 000 $ par année. Plus tard, les choses vont mieux et vous faites 200 000 $ par année.
      Moi je vais vous acheter une assurance , mais je ne veux pas payer votre commission parce que vous n’avez pas besoin de mon argent., vous gagnez assez cher à mon goût. Est-ce que c’est juste ? Le travail est le même, non ?
      Et le gros de l’argent, il va à une grosse compagnie d’assurances comme pour certains dans l’industrie du disque face à leurs artistes. Ça commence à partir de combien, votre idée de richesse ?

      Je sais que vous allez répondre que 200 000 $, ce n’est pas 10 millions, mais le principe est le même.

      Mon idée est que l’on paie pour un produit qui nous intéresse, peu importe la fortune d’un artiste, si ça ne nous intéresse pas, on ne l’achète pas.

      En plus, ce n’est pas juste de croire que les revenus des artistes doivent juste être acquis en faisant des shows. On fait quoi avec les compositeurs, les paroliers, les musiciens de studio qui, pour toutes sortes de raisons, ne peuvent aller sur la route ?
      Ce sont des créateurs importants, on fait quoi pour les payer ces gens-là ?

    • Je suis assez soufflée de lire certains commentaires ici. De me rendre compte qu’on méprise les artistes, tant ceux qui font de l’argent que ceux qui crèvent de faim. Je me demande pourquoi tant de mépris?Les artistes ont des revendications comme dans tous les autres métiers, mais c’est vrai, on a du «fun» quand on est un artiste…Mais les artistes sont souvent les premiers à se faire avoir, soit par les cies de disques ou autre. Peu importe…

      On a le droit de se foutre des «gros» artistes, ne pas pleurer sur leur sort, mais je crois qu’éthiquement, on a pas le droit de les voler. C’est pas parce qu’il y a du blé d’inde dans le champs que j’ai le droit de me servir, il a été cultivé et planté par quelqu’un et même s’il doit pourrir sur le plan, il reste que j’ai pas le droit de me servir à moins qu’on m’en donne la permission…même chose pour la musique. Mais, pour ce qui est de la musique on a toujours l’impression que les gens travaillent pas, que les artistes sont une race de flancs mous, ce qui donne l’impression que c’est pas grave de les voler.
      Aussi, c’est difficile de travailler et de créer en même temps…parce que ça prend pas 20 minutes faire une toune, ça prend du temps et un savoir faire et ce savoir faire là, il prend du temps à acquérir. En tout cas, je suis pour la réflexion autour du sujet, mais je suis vraiment tannée d’entendre les gens mépriser les artistes. J’aime pas tous les artistes, y en a qui me plaisent plus que d’autres, mais lorsqu’ils ne me plaisent pas, je les écoute pas et je télécharge pas leur musique…Pis c’est quoi ça, mépriser les gens qui font de l’argent (Quand c’est de l’argent honnêtement gagné)? Moi, j’ai le goût de travailler fort, de faire ce que j’aime et si c’est possible, faire de l’argent. Suis-je normale doc?

    • @re3e Vous avez tort…si vous laissez votre voiture avec les portes ouvertes et vous vous la faites voler, vous allez avoir une contravention pour négligence et la personne qui a pris votre voiture sera accusée de vol. Si on suit donc votre logique, la personne qui met la musique d’un artiste sur un ordi sans protection contre le téléchargement devrait recevoir une infraction ainsi que celui qui s’est servi. CQFD

    • *j’aurais du écrire une contravention et non pas une infraction, dsl.

    • J’en ai assez de ces industries qui prétendent subir des pertes énormes sans jamais devoir prouver leurs chiffres. Qu’est-ce qui permet à ces gens d’affirmer qu’ils perdent X millions, et que pour les compenser on devrait créer une nouvelle taxe de Y $ par iPod/CD-R/DVD-R/cassette/etc… à leur profit? N’importe qui d’autre qui prétend être lésé doit le prouver devant les tribunaux, si il veut obtenir réparation.
      Ils font moins d’argent parce qu’avec les téléchargements, même légaux, on n’est plus obligé de payer 20-25$ pour un CD contenant 1 bonne chanson, 2 très moyennes et plein de remplissage; on peut payer autour de 1$ pour LA bonne chanson (qui a peut-être déjà tourné ad nauseam à la radio de toute façon). Il y a aussi la question de la qualité et de l’originalité; combien de chanteurs-euses du style star-academie/rock-matante/belle-tite-zizique-commerciale se partage le même marché et la même clientèle? Le budget divertissement des gens n’est pas extensible indéfiniment. De plus, c’est très difficile de voir des vraies critiques au Québec, le milieu est petit et je crois que la majorité des critiques n’osent pas livrer le fond de leur pensée. Tout est toujours bon, beau, et vaut toujours la peine d’être acheté par tout le monde. Mais dans la vraie vie, les gens font leurs choix, et beaucoup d’artistes se réveillent un matin pour constater que leur super bon album génial ne se vend pas. C’est alors qu’on accuse l’internet, c’est plus facile que de se remettre en question.
      Moi j’achète ceux qui me plaisent, pour encourager les artistes que j’apprécie, parce que je veux un minimum de qualité (le format Redbook 16/44.1 est vraiment un minimum en Hi-Fi) et parce que je veux acheter un objet tangible. Mais je ne veux pas payer pour ceux que je n’écoute pas. D’ailleurs, eux, vont-ils me rembourser la taxe sur des CD-R que j’ai payé, mais qui m’ont servi à graver des données informatique? Et si j’ai payé le CD original, devrais-je payer encore une fois pour celui que je traine dans ma voiture? Ce n’est pas non plus aux fournisseurs internet (lire, aux internautes en général, car c’est eux qui finiront par payer en bout de ligne) de payer pour eux.
      Et si un artiste ne réussit jamais à vendre assez de disques et de billets de spectacles pour vivre de son art, c’est peut-être qu’il devrait faire autre chose…

      Stephane Bernier

    • ya vraiment encore du monde qui paye pour de la musique??!!

    • De petits groupes “de garage” sont devenus des superstars (et riches !) à l’aide de sites comme MySpace en offrant leurs premières oeuvres gratuitement tandis qu’ici, on subventionne les artistes qui ne pognent pas et qu’on met des quotas pour les faire jouer à la radio pour qu’ensuite ils se plaignent de ne pouvoir vivre de leur travail.

      Le problème est peut-être que nous avons trop d’artistes qui ne perceraient pas dans la réalité de 2010 ?

      C’est sur que tous les musiciens/chanteurs/etc aimeraient vivre de leur art mais si ce qu’ils font n’intéresse pas le public, pourquoi devrions nous payer pour ca ? Après il va falloir acheter les toiles des peintres qui ne pognent pas pour “cause sociale” ?

      Nous avons beaucoup de talent au Québec et au Canada en général. Par contre, ce n’est pas tout le monde qui vont devenir des stars. C’est la triste réalité.

    • @einstaz

      “ya vraiment encore du monde qui paye pour de la musique??!!”

      Présent !

      J’achète beaucoup de neuf, mais également d’occasion.

      J’ai jamais payé pour du MP3 par contre.

    • @jtor10,
      Prétendre que la copie illégale est un geste de protestation, c’est n’importe quoi. Les gens copient parce que c’est possible et parce qu’ils ne veulent pas dépenser un sou pour écouter de la musique. On n’a pas affaire à une armée de robins des bois, mais à une meute de voleurs à l’étalage. Voilà. Le téléchargement illégal n’est pas un acte de grandeur morale mais un petit larcin. Qu’on arrête de nous prendre pour des valises.

      Cela dit, je suis d’accord avec ceux qui affirment que le CD n’est pas intéressant parce que ce n’est pas un bel objet, un beau support. Alors que certaines pochettes de disques étaient de véritables oeuvres d’art (je pense par exemple aux designs exquis et originaux de Peter Saville pour Factory Record), lors du passage au CD, quelque chose s’est perdu. Nous avons assisté à la déchéance du support en tant qu’objet d’art.

      Remarquez, en téléchargeant de la musique sans support et sans oeuvre visuelle associée, nous évacuons complètement cette problématique. À quoi bon regarder un vidéoclip si on veut travailler en écoutant la musique? Que vaut une pochette scannée, un fichier texte contenant les paroles, une photo de l’artiste, dans la fenêtre d’un lecteur MP3?

      Il faudrait que l’industrie du disque se décide. Soit elle nous vend un support contenant de la musique (dans ce cas, faites-en quelque chose de beau et de pratique!), soit elle nous vend du contenu avec une licence personnelle (dans ce cas, permettez-nous de l’écouter sur tous les lecteurs possibles!), soit elle nous vend une seule écoute à la fois (dans ce cas, offrez-nous un service qui a de l’allure, une radio immensément bonifiée, et des bons prix).

      Surtout, si on accepte le fait qu’une oeuvre devient copiable, diffusable et hors de contrôle aussitôt diffusée, alors des redevances faites aux artistes lors de la diffusion, copie, téléchargement, deviennent LA manière de gérer ce fouillis. Au lieu d’ériger des barricades contre les consommateurs tout en ne dédommageant pas les artistes, qu’on fasse un plan de redevances structurelles et axées sur les technologies.

    • Bon, perso, je suis un dinosaure. Pas parce que je n’aime pas la techno mais plutôt parce que je deviendrais accro et que je vivrais dans une bulle virtuelle avec probablement un surplus de poids. J’ai le mp3 sur mon cell mais je ne l’utilise pas. J’achète encore des CD, très peu. J’aime surtout la musique pour la danse, le beat mais je suis pour, archi-pour le droit des auteurs. Je préférerais peu importe le mode de redevances que l’argent aille directement aux créateurs, aux auteurs, pas aux intermédiaires. Bon cela étant, je dois dire que j’ai trouvé un peu bizarre que Plamondon dénonce le gouvernement Harper comme étant un gouvernement américain alors qu’il disait à la radio la semaine dernière que la chanson qui lui avait procuré le plus de revenus dans sa carrière était la chanson: “Le monde est stone” chantée en anglais par Cyndi Lauper.

    • @ charlie350

      Personnellement, je les respecte, les artistes. Tellement que j’ai acheté plus de 3000 de leurs CDs et vinyles dans les 25 dernières années. Toutefois, les coûts de production d’un CD ayant grandement diminué et la diffusion étant facilitée par le web, on se retrouve avec une offre de musique jamais vue auparavant. Je fais comment pour choisir? J’achète tout et je me retrouve à la rue? Pas une solution, on s’entend. J’achète juste ce que j’aime et j’ignore le reste? Hmm… Je pourrais passer à côté de sapré bons trucs sans le savoir! Je me contente de mes 3000 CDs (ce qui pourrait être bien suffisant!) et je m’abstiens d’en acheter encore? Y a-tu vraiment un artiste qui souhaite ça? Ou finalement, je prends tout ce que je peux prendre sur le net et j’investis dans ce qui me plait vraiment en allant à un concert ou en achetant le CD, le vinyle ou tout autre produit dérivé. Peut-être même aussi vais-je parler d’un album que je n’achèterai pas à un ami qui pourrait être plus intéressé que moi! Alors, il en dit quoi, l’artiste?

      On ne doute pas que les artistes travaillent fort, autant que les vendeurs de glacières au début du 20e siècle! Mais quand le marché change, faut s’adapter.

      Ce n’est pas la première fois que ce sujet est abordé ici, mais je trouve que les commentaires sont de mieux en mieux formulés, signe qu’on approche d’une solution!

    • @hdufort et jtor10

      Merci de me réconforter dans ma position en réalisant que je ne suis pas le seul à penser que le piratage de la musique est actuellement la réponse des consommateurs à l’industrie du disque qui a poussé trop loin l’insulte dans sa poursuite du profit. À force de se faire arnaqué à coup de fausse représentation radiophonique par des artistes qui vous offre un ou deux extraits attrayants pour ensuite vous fourguer un CD à 20$ qui ne contient que du remplissage médiocre, le consommateur en a eu marre. C’est la raison entre autre pour laquelle, les gens remplissent leurs Ipod d’une foule d’artistes différents à raison de 3 ou 4 chansons par artiste, car c’est souvent tout ce qui est “écoutable” de leur album.

      Il n’y a plus de plaisir à acheter un album, il n’y plus de surprises, de beauté et encore moins de qualité bien souvent. Ce sentiment de toujours risquer la mauvaise surprise de l’artiste arnaqueur dont l’album ne reflète pas l’avant goût entendu à la radio devient frustrant.

      Malheureusement, l’industrie de la musique à ouvert les hostilité en prenant les acheteurs pour des imbéciles sans respecter leur droit à un produit de qualité honnête et fidèle à l’artiste. La réplique des acheteurs du 21e siècle est simplement plus brutale qu’ils ne l’auraient imaginé et ils doivent commencer à se rendre compte que le mal est fait.

      Personnellement c’est simple. J’achète les albums des artistes que j’affectionne particulièrement et généralement je me retrouve avec 3 ou 4 albums du même groupe lorsque je l’aime. Je prends toujours le soin de télécharger trois ou quatre chansons question de vérifier le contenu de l’album avant de l’acheter. J’ai très souvent évité de me faire avoir par un single prometteur avec cette façon de faire.

      C’est l’arroseur qui se fait arroser.

    • Pis lâchez-moi avec vos histoires de téléchargement à la pièce pour avoir seulement LA bonne toune et éviter le remplissage! La bonne toune, c’est juste celle que vous avez appris à aimer quand la radio vous l’a rentré dans la tête à grands coups de “heavy rotation”. Peut-être que si vous preniez la peine d’écouter le remplissage, vous y trouveriez quelques joyaux. Si je m’intéresse à un artiste, je veux un bon survol de son corpus et je veux savoir où se situe la “bonne toune” par rapport au reste de son oeuvre. Alors le téléchargement à la pièce, très peu pour moi.

    • @ yvesdupuis:

      http://www.guru3d.com/article/asus-xonar-essence-stx-review/
      +
      http://www.headphone.com/selection-guide/sennheiser-hd-800.php

      dans mon cas. Ceci couplé à mes albums en format “FLAC Lossless”, j’ai un résultat flippant pour le prix

    • @bernier34

      Ce n’est pas devant les tribunaux que l’on doit s’expliquer. Et tous les chiffres qui concernent les sociétés de gestion de droits d’auteurs au Canada sont publics. Je vous invite donc à les consulter en regardant comment le marché physique va décroissant depuis quelques années, par rapport au marché numérique qui est extrêmement faible. Mais ne prenez pas ce que je dis pour du cash, allez vérifier par vous-mêmes.

      Et renseignez-vous sur cette soit-disant taxe sur les ipods. Si elle existe, elle devra aboutir dans les poches du gouvernement. Et malheureusement pour votre argument, ce n’est pas vrai, çà ne l’a jamais été et ne le sera jamais. CE N’EST PAS UNE TAXE. C’EST UNE COMPENSATION POUR LES COPIES FAITES SUR DES SUPPORTS.

      Ceci dit, comme je l’ai dit plus haut, il faut faire des bonnes chansons et les créateurs sont totalement en faveur de les acheter à la pièce. Et l’argument des artistes qui devraient faire autre chose dans la vie s’ils ne font pas assez de spectacle ou ne vende pas assez de «chansons» puis qu’on les achète à la pièce, ne tient pas la route. Je ne suis pas un interprète de mes musique de chanson. Ce sont d’autres qui le font. Moi je fais la musique. Et pas des spectacles. Et je ne suis pas un groupe de musique non plus. Et je compose aussi autre chose que de la musique dite mainstream. Vous voyez donc qu’il n’y a pas qu’une seule réalité dans notre industrie.

      @proculation

      Ce n’est pas triste de ne pas être une star. Les créateurs de musique ne veulent généralement pas devenir des stars. Ils veulent fournir la matière première aux interprètes. Ils veulent être entendu à travers la bouche des chanteurs dans le cas des chansons. Maintenant, on ne demande pas à la société de payer pour tout. Il y a des mécanismes qui nous permettraient de faire payer ce qui se consomme et seulement ce qui consomme sur l’internet. Pas tout le catalogue mondial! SVP, arrêter de penser que les créateurs «veulent votre bien – et qu’ils l’auront!»… On veut juste être payer pour ce que l’on a créé.

      @mikhail_boulgakov

      Oui je parle ici des droits mécaniques parce que la discussion a tournée alentour des ventes de disques. Et bien sur, les droits d’exécution publiques viennent renfloué un peu nos budgets, on s’entend là-dessus. Mais c’est le métier de créateur dont je voulais parler en rapport avec la réforme du projet de loi des conservateurs qui est dévastateur pour nos droits en question. Et ne blaguons pas; le tort que ce projet de loi peut nous causer pourrait être irréparable si on ne manifeste pas notre opposition. C’est une question de survie pour bien des gens particulièrement dans le domaine éducatif. Allez consulter ce que fait ACCESS COPYRIGHT et COPYBEC… C,est troublant…

    • Dans l’article il est dit :

      * Il y a en ce moment 823 millions d’utilisateurs-payeurs de musique digitale dans le monde et ce chiffre augmentera à 1,55 milliard en 2014.

      Il y a un début de bonne nouvelle la dedans les “payeurs” augmentent. Hum…quelle est la moyenne d’age du téléchargeur payeur d’aujourd’hui ?
      Moi je pense qu’il y a du “vieux-déja-habitué-de-payé” la dedans. Une génération entière vient d’atteindre sa majorité en ayant la possibilité de télécharger gratuitement sur différentes plateformes. Pas sûr qu’ils ont fait ça pour protester contre l’industrie. Ils y ont accès, ils le prennent. J’aurais fait pareil.
      Maintenant comment l’industrie va t’elle s’y prendre pour reconditionner tout ce monde à l’achat ??

      Une plus value sur le produit ? Le CD est plus moche que le vinyl j’en conviens assez. Mais l’achat en ligne c’est complètement stérile.

      En plus la technologie s’emballe comme un enfant de plus en plus hyperactif . La solution de demain n’est peut être déja plus la bonne.

    • J’aime beaucoup tous les raisonnements tortueux qu’on met de l’avant ici pour tenter de justifier le piratage de musique ou autres oeuvres artistiques qu’on peut retrouver sur le Net. Portant, malgré tous les beaux arguments, le principe de base reste le même:

      On s’approprie un produit sans le payer parce qu’on le peut et qu’on ne risque rien se faisant!

      Tout le reste n’est que littérature!

      Et elle aussi va passer dans le tordeur très bientôt…

    • Les droits d’auteur c’est plus large que simplement le téléchargement. Il faudrait vraiment un débat planétaire sur tous les droits d’auteur, peu importe la plate-forme utilisée.

    • @phazon

      Merci, je vais faire l’expérience prochainement…Avec tout ce débat pourquoi plusieurs mélomanes reviennent aux vinyles et aux lampes??? Il doit y avoir une ou des raisons….

      Je croix qu’il est normale de payer pour un produit de qualité…Si tout est gratuit la musique va devenir comme de la bouffe de fast food.

      @charli350
      Vous avez vraiment bien cerné la problématique

      Maintenant chez les disquaire il est facile de faire un écoute avant achat, alors fini les mauvaise surprise…Si il n’y a qu’une seule pièce intéressante alors pourquoi pas Itune…

    • Il me semble bizarre que les artistes québécois réclament tous les futurs royalties d’une hypothétique taxe sur les médias car ils ne sont pas les plus grandes victimes du piratage..surtout chez les plus jeunes. En effet, sur 2000 chansons sur les ipods des adoslescents qui m’entoure, il est tres rare d’y voir plus de 5 chansons francophones (environ 1/300).
      Il me semble que c’est beaucoup plus Lady Gaga (et cie) qui devraient recevoir cette argent!?!? On entend souvent les “artiste” dire qu’ils ne s’abaisserait pas a de l’alimentaire mais, force est de constater, qu’il se précipitent tous lorsque l’argent facile montre le bout de son nez.
      Le vrai probleme, a mon avis, est que la radio (musicale) est dans la meme crise que les journaux: son marché est en train de devenir marginal. N’oublions pas que c’était un moyen de diffusion tres puissant pour la musique d’ici (avec les cotas). Maintenant, l’individualisation de la diffusion, va marquer, la mort de la chanson d’ici a moyen terme. Voler les artistes internationaux, sous prétexte que c’est notre marché, pour gaver une industrie musicale québecoise que plus personne n’écoutera d’ici 10 ans n’est pas une solution.
      Sans la radio, les solutions ne sont pas évidentes, certes, mais il faudra bien trouver!!!!

    • Nationalisons les musiciens et créons le ministère de la musique. Des horaires de 9 à 5 dédiés à la création, un plan dentaire et une pension à 65 ans. Salaire de 60,000$ par année pour tous. Ceux qui ne sont pas contents: go south.

      Votons QS, nous vaincrons.

    • @ Rogiroux

      ça date pas d’hier ça…

      Au 4ème siècle avant Jésus-Christ, Platon a parlé de l’anonymat et de la moralité dans sa parabole de l’anneau de Gygès. Cet anneau mythique permettait au porteur de devenir invisible (un utilisateur d’internet, en somme!)… Ainsi, Platon observait qu’un homme habituellement honnête se transformait en voleur sachant qu’il ne serait pas pris (téléchargement peer-to-peer). La moralité provient du fait que nos actions pourraient être reliés à notre identité. (la possibilité réelle d’être pris!)…

      Le phénomème du piratage musical est similaire au phénomème du troll… L’anonymat permet des idioties qu’un véritable identité vérifiable tempère…

      Comme quoi, internet est la version actuelle de cet anneau!

      Ainsi, s’il existait une manière simple de rendre tout les utilisateurs d’internet responsables de leurs actes et passibles de poursuites, ce phénomène (piratage) irait en diminuant. Et c’est probablement le pari fait par la RIAA dans ces poursuites ridicules…

      Je ne défend pas la RIAA ici… je constate. Point.

      PS: Le New York Times a produit un article là-dessus, il y a peu…

    • @ Alain

      J’aimerais beaucoup une sorte de brainstorming des utilisateurs d’ici… à savoir s’ils auraient des solutions à ce problème de piratage..

    • Mon avis sur la question est simple:

      Tant pour les disques, livres ou autres, l’utilisation est pour usage personnelle seulement; quiconque déroge de cette règle est passible de poursuite.

      Si tu achètes une chanson, un CD, un livre c’est pour usage personnel et non pour faire des copies ou le rendre disponible aux autres via les sites de téléchargements ou en faisant des copies.

      S’Il y avait un site où je pourrais signer une pétition dans ce sens, je le ferais.

    • jesus a multiplié les poissons pis le pain ou quelque chose du genre…bref moi aussi je fait comme jésus, je multiplie les chansons pour que tout le monde en profite!
      amen!

      n cloutier aka jesus!

    • Attention, puisque les artistes sont subventionnés avec l’argent des contribuables, le fruit de leur labeur devient la propriété du domaine public. S’ils veulent être payés en surplus, c’est clair qu’ils veulent le beurre et l’argent du beurre. Ils peuvent toujours cesser de faire des disques et ne faire que des spectacles, sur lequel ils détiennent le monopole.

    • Je remarque que la grande majorité ici confonde l’industrie de la musique et les artistes. C-32 l’industrie a pas trop de problème avec… C’est les artistes qui vont perdre.

    • @Alain Brunet

      Le téléchargement haute-définition s’addressera tout d’abord à une clientèle bien spécifique: les mélomanes et les audiophiles. Les lecteurs CD ayant une entrée DAC sont déjà en vente, question d’offrir une alternative aux DAC solo. Tout comme je mentionnais, je suis prêt à investir dans une solution réseau/DAC ou l’alternative, le serveur de musique intégré. Cependant, je ne voudrais pas que le marché répète l’expérience du SACD ou du HDCD.

      Mis à part le Canada, quels autres pays permettent le téléchargement à profusion?

    • @nazihunter
      Pensez-vous vraiment que TOUS les artistes sont subventionnés????
      Il ne faut pas être au courant trop trop pour affirmer ça.
      Et même si c’était vrai, selon votre logique, les profits des compagnies de pétrole iraient aussi au domaine public, puisqu’elle sont subventionnées.
      Allez voir les bénéficiaires de subvention sur les sites du Conseil des Arts du Canada et autres institutions du genre: des milliers d’artistes demandent, très peu reçoivent.

    • @ nazihunter

      “Attention, puisque les artistes sont subventionnés avec l’argent des contribuables, le fruit de leur labeur devient la propriété du domaine public.”

      Je débarque…

    • @blackened
      Je comprends votre point de vue et je suis d’accord, mais les gens n’ont pas toute la même éthique que vous, la majorité télécharge les chansons qu’ils aiment et se justifient comme Sim01.
      Sim01: Vous dites «Merci de me réconforter dans ma position en réalisant que je ne suis pas le seul à penser que le piratage de la musique est actuellement la réponse des consommateurs à l’industrie du disque qui a poussé trop loin l’insulte dans sa poursuite du profit.» Mais en quoi cela comme consommateur vous dérange-t-il? Si vous payez entre 15 et 25$ pour un album, je ne crois pas que ce soit exagéré…En plus, vous pouvez acheter à la pièce ce que vous aimez, mais vous devriez peut-être pirater Bell ou Vidéotron dans ce cas-là, car si on parle de profits outranciers… Dites-vous quand même que les artistes qui nagent dans l’argent au Québec, y en a pas beaucoup.
      @yvesdupuis: Merci ;-)
      @boogie: ;-) Y a un sourire arnoldien qui se dessine dans ma tête!
      @einstaz: Est-ce que votre patron peut faire ça avec votre paye aussi?
      @nazihunter : Vous savez, y a pas que les artistes qui sont subentionnés, allez voir sur le site du gouvernement fédéral et provincial toutes les subventions qu’on donne à plein d’industries…Est-ce qu’il y a des industries plus «subventionables» que d’autres? À la base, j’ai un problème avec les subventions, mais ce serait trop long à expliquer ici…mais grosso modo, si on était aussi nombreux que les américains, je serais contre la subvention, mais on est tout petit tout petit…
      @erno: Vous pouvez en faire une, je vais signer… ;-))

    • @suchie: Vous m’avez devancée d’une minute ;-))

    • Ah qu’il était bon le bon vieux temps… L’époque des disques vinyle où personne ne pouvait rien copier. Woh, le monde change!!
      Vous essayez de défendre un vieux système pourri. Oui, pourri, car visiblement le public a trouvé mieux.
      Il y a l’abu des pirates… et l’abu des artistes. Vendre deux ou trois hit avec du remplissage dans un paquet de 12. Mettre des DRM sur les cd jusqu’à ce que ton lecteur le reconnaisse plus… on est tanné de ça aussi!

      Aujourd’hui, tu veux de la musique, tu ouvre la radio, radio satellite ou radio internet, voilà 12000 postes. Les radio passent tellement souvent les même tubes que t’as le temps de t’écœurer avant d’acheter. Quand tu veux un titre spécifique tu va sur youtube, les ados font ça automatiquement maintenant. Y’a d’autres sites qui offre de la musique à la demande. Tout ça légalement et avec des redevances.

      J’achète quand j’ai encore envi d’écouter une chanson ou bien que je ne la trouve pas autrement. J’achète moins qu’avant. Mon budget musique est déplacé, je vais voir plus de show.

      Précision: quand j’achète un ipod, je ne rachète pas toutes les chansons que je met dedans! J’y met ma librairie de musique que j’ai déjà. Un ipod n’est pas un outils de diable pirate voyons donc. La plateforme ipod itune est même la plus payante pour les artistes, c’est tellement abusif qu’y'a pas moyen d’extraire la musique d’un ipod pour l’échanger avec les amis.

      En passant j’ai fait un cour de propriété intellectuel en ce qui concerne les brevets, les méthodes de travail, les marques de commerce et les droit d’auteurs. Eh bien dans tout les cas c’est au détenteur de droits d’effectuer une surveillance diligente pour s’assurer qu’il n’y a pas de contrefaçon. Le détenteur de droit peut poursuivre et obtenir réparation pour dommage. C’est comme ça que ça fonctionne pour tout le monde.

      Bombardier ne va pas demander réparation au gouvernement lorsque les logiciels espions chinois lui vole des dessins industriels. Il va faire des poursuites au copieurs.
      Les écrivains se regroupent autour de leurs éditeurs pour plus de force.
      Les artistes québécois devraient revoir leur stratégies et cesser de pelleter leur problème dans la cour du gouvernement. Les artistes n’ont souvent rien compris à internet. mésadapté

      Jusqu’à maintenant l’industrie du disque américaine s’est borné stupidement à s’occuper que du problème par des poursuites ridicules. Une mère monoparentale 1,2 millions pour 12 chansons copiés, bravo, franchement c’est édifiant. 24$ de dommage et 1.2 millions en exemple. Justice? C’est moins cher de tuer un commis chez HMV. Ce n’est pas un individu la grosse menace, c’est le réseau de distribution, les policier peuvent les trouver aussi bien que tout le monde!

      Les États-Unis considère le Canada comme une passoire… avec raison. Mais d’une façon générale le piratage sur internet va diminuer. Ça ne sera pas pour les pleur des artistes. Ça sera beaucoup plus pour des raisons de sécurité nationale. Internet s’est ramifié dans une majorité de l’économie. La guerre a maintenant suivi sur internet, c’est le meilleur moyen d’espionnage et de sabotage. Les grandes nations ont commencé à se réveiller et investir en sécurité. Le canada reste naïf et mésadapté. On ne sera plus autant anonyme sur internet. Facebook nous suis déjà de près, pourtant Facebook est déjà suivi par les services de renseignement, c’est tellement facile… CIA, NSA, DST, SCRS, Echelon n’est pas une fabulation, c’est dans le budget. Depuis 10 ans internet a fait un bon démographique, là les institutions s’adaptent. Suivre ses citoyens sur le net est de plus en plus légal et moins privé. Le crime sur le net sera proportionné à ce qu’on trouve dans la rue. Internet ne sera pas un far-west éternellement, profitez-en pendant qu’il est encore temps.

      Récemment je me suis abonné à NetFlix pour écouter mes films en ligne. 8$ par mois, vidéo à volonté. Ça consomme beaucoup d’internet, mais je le paye et j’ai cessé de pirater mes films. Pas de pub, pas de club vidéo, pas de frais de retard, tout est là. On le sait tous, c’est ça l’avenir, mais présentement il manque de concurrence! NetFlix n’est qu’en Anglais, pas de sous-titres, peu de sélection internationale, dommage. Ça fait longtemps que je l’attend, y’a pas d’offre francophone ben tant pis pour le français! J’encourage ceux qui essaient et innovent.

      Est-ce qu’il n’y a que Steve Job d’assez brillant pour tirer profit de cette nouvelle technologie? Il n’y a que iTune qui a compris. Ont aime pas itune pour sa politique fermé mais y’a presque aucun concurrent qui en tire profit.
      Ben les autres s’ils ont pas compris, qu’ils crèvent. Sélection naturelle.

      En plus on est une génération d’enfant uniques gâté ou petites familles et parents divorcés, pas trop l’habitude de faire des sacrifices. Notre génération va devoir s’occuper des vieux, payer toutes ces taxes, réduire les service et payer la dette. On est toujours imposé comme des riches mais on est jamais assez pauvre pour recevoir. Les enveloppes brunes c’est du cynisme. Théorie: ce qui passe par le gouvernement est corrompu, inefficace et cher… oui!

      Ce qui s’en vient au Québec c’est une génération de gens écœuré de payer. On va prendre un méchant virage à droite. On attend juste le bon parti.

      Je deviens tanné des artistes qui chialent pour des subventions. Ils vont devoir faire comme tout le monde et se servir de leur tête pour tirer leur épingle du jeux. Tout les artistes en herbes n’auront pas tous un succès doré, c’est ça la vie, y’en a des poches qu’on veut pas écouter et c’est pas à cause du piratage. Si ça ne marche pas sans subvention, ben tant pis, arrêtons de niaiser.
      Le monde change et les dinosaures disparaissent.
      J’en veux pas de taxe supplémentaire sur mon internet, j’en veux pas de taxe sur mon équipement.
      Des redevances pour de la musique que je paye déjà ou bien que j’écoute pas. f__k it

      Ce n’est pas le rôle de l’état de gérer des redevances artistiques.

    • Dans l’affaire Sony (aux États-Unis) la cour suprême a conclu que si un objet a pour but premier d’inciter au “copyright infringement” et que les manufacturiers étaient au courant et/ou n’ont rien fait pour y remédier, alors ceux-ci doivent être tenus responsables (liable) du copyright infringement des utilisateurs. À l’époque on parlait de la bonne vieille cassette vidéo.

      Le Canadian Private Copying Collective (CPCC) a conclu en 2003 que les DVDs vierges et USBs ne sont pas des supports audios ou servent principalement pour le “copyright infringement”. Les iPods: oui et non. Les gens vont s’en servir pour mettre de la musique téléchargée autant légalement que illégalement. Donc, les manufacturiers de iPods doivent payer un “levy” pour compenser les artistes qui sont à haut risque de se faire pirater leur musique par le iPod…

      C’est intéressant. On verra ce que ça donnera le projet de loi C-32.

    • L’industrie de la musique est, depuis 10 ans, à l’arrière-garde sur les besoins du consommateur. Avec l’arrivée de la musique dématérialisée, le consommateur voulait avoir un accès instantané à de la musique à la pièce. Napter est apparu en 1999. iTunes est arrivé en 2003, soit 4 ans plus tard!!! Pendant 4 ans, l’industrie s’est livré à des batailles juridiques, essayant même de rendre illégal le format de fichier mp3!! Pendant 4 ans, l’honnête mélomane voulait avoir accès à de la musique dématérialisé, mais l’industrie refusait de lui en vendre, laissant le consommateur devant Napter. Il ne faut pas te surprendre que te vole ton produit si tu refuses de le vendre!

      Cette industrie a diabolisé sa clientèle, l’a méprisée, traitée de voleur et poursuivi en justice (comme cette mère monoparentale condamné à payer plus d’un millions pour avoir partagé 28 chansons). Au lieu de saisir la balle au bond et d’utiliser révolution numérique comme tremplin, l’industrie s’est entêté à défendre un mode de distribution dont sa clientèle ne voulait plus.

      Le sauvetage de l’industrie de la musique me scandalise encore davantage que le sauvetage des grandes banques.

      Pourquoi dois-je payer les ayant droits lorsque j’achète leur musique sur itunes, que je dois les payer à nouveau lorsque je grave la musique que j’ai achetée sur un cd pour l’écouter dans l’auto, et que je devrais les payer une 3e fois en taxant le support numérique de mon iPod. Un tray de 100 cd se vend environ $30. Là-dessus, il y a $20 de taxes pour les ayant droit (66%!!). Et ce, même si j’utilise les cd pour y graver des données. Non, vraiment, j’en ai marre de payer pour l’incompétence des acteurs de l’industrie. Les journalistes devraient être plus rigoureux avec les ayant droits, les challenger, et les ayant droit devrait exiger des comptes des maisons de disques qui sont les vrais responsables de leur décadence. Prenons les blu-ray. Vous trouvez ça normal qu’un film se vende $30? Ce n’est pas un incitatif au piratage ça? Et présentement, les livres en format numérique pour le ipad sur itunes se vendent plus cher que la version “hardcover” du même livre!! Ayoye! Non mais franchement, cessons d’être complaisant avec cette industrie. C’est beaucoup trop simple de toujours pointer du doigt le piratage. Et ne jamais remettre en question le modèle d’affaire désuet de l’industrie. Oui elle s’est adapté aujourd’hui. Mais après combien de temps? L’industrie doit assumer ses erreurs plutôt que pelleter ses problèmes dans la cour du législateur.

      Enfin, prétendre que le piratage est le seul ou le principal lien causal de la chute des ventes de musique est un raccourci intellectuel grotesque.

      Ce qu’il faudrait souligner, c’est qu’en même temps que les ventes de musique ont chuté, les ventes de films (en DVD) ont fait un bond de géant, au point où la vente de DVD est maintenant parfois plus lucrative que les projections en salle. Le budget du consommateur pour le divertissement audio/vidéo s’est seulement déplacé.

      Quant aux blu-ray, ceux-ci ont pris une éternité à se démocratiser étant donné que l’industrie se chicanait sur le format à adopter et sur les mécanismes de protection anti-copie. Alors que le consommateur piratait les DVD mais aurait été prêt à payer pour un disque haute définition à valeur ajoutée, l’industrie se chicanait et reportait sans cesse son nouveau standard. À l’arrière-garde vous dites?

      Alexandre Nadeau

    • @ Charlie350

      On me le sort souvent, cet argument que c’est pas tout le monde qui est comme moi. C’est sûr que plein de monde s’en fout, mais suis-je si exceptionnel dans mon approche “éthique”? Pas si sûr. Doit-on absolument taper sur les doigts de ceux qui s’en foutent ou plutôt les sensibiliser? De toute façon, je n’essaie pas de cautionner ma façon de faire, mais bien de démontrer que l’industrie doit changer la sienne. Ceci dit, déjà que l’industrie est lente à bouger maintenant, je me demande si elle aurait esquissé le moindre mouvement si le problème du téléchargement n’était pas devenu si criant?

    • Il y a un petit bout de temps que quelque chose me dérange. Je suis un très gros consommateur de films et de musique. J’ai une collection de plus de 700 films et documentaires, et probablement autant de CDs. De plus je suis abonné à des sites qui paient des redevances (je suis allé jusqu’à vérifier) tels MusicMe, Netflix sans oublier les locations de films sur Zip.ca et clubs vidéos.

      Donc, je suis un utilisateur honnête qui sort allègrement son portefeuille lors que le film ou le CD est à son goût. Mais si tout ce que j’achète comme matériel pour écouter de la musique devient taxé ce sera peut-être pour moi une autorisation de copier.

      Je paie mes services, pourquoi devrais-je payer une taxe sur ces mêmes services sur ma facture Internet : j’y paie la musique que j’y consomme! Ça commence à bien faire … déjà que cela fait des années que je fais des copies de sécurité sur CDs et DVDs (qui sont taxés même si je ne les utilise pas pour de la musique).
      Ce qui me fait penser, l’industrie de la musique nous dit que nous obtenons le droit d’écouter la musique contenue sur un support mais que cette musique ne nous appartiens pas. J’en conviens. Donc, cela signifie que si j’ai un disque vinyle j’ai déjà ce droit. Avec preuve de possession de ce vinyle je devrais donc pourvoir obtenir le CD équivalent pour le prix du support? Malheureusement non : deux poids, deux mesures.

      Si on tombe dans les films, combien de fois dois-je les payer? Prenons un exemple pas fictif du tout. Je vais voir un film au cinéma. Ce film a déjà reçu subventions et crédits d’impôts (premier paiement minime de ma part). Je paie mon billet ainsi que celui de ma compagne (second paiement). Comble de malchance, le film me plait! Je l’achète donc en DVD (troisième paiement). Quelques semaines plus tard le film apparait à la télé payante, à laquelle je suis abonné (quatrième paiement, je paie le même montant que je regarde le film ou non). Et, éventuellement, le film fera son apparition à la télé traditionnelle (cinquième paiement, que je paie encore plus depuis les redevances sur ma facture de télé). Le film finira éventuellement sa carrière à ciné-pop, chaîne à laquelle je suis abonnée (sixième paiement).

      Je suis donc une vache à lait pour les artistes, et je commence à me demander si j’ai raison de continuer ainsi…

    • Commentaire sur l’article “Le milieu de la musique se mobilise contre le projet de loi C-32″

      Désolé, mais je n’y ai trouvé aucun argument pour convaincre le consommateur de la vertu des artistes:

      1-Signature d’une pétition de 120 noms, des gros noms. Ok, très bien. L’autre pétition de 240 000 signature pour la démission de Jean Charest est méprisé autant par le premier ministre que les journalistes, on nous dit qu’une pétition ça ne changeras rien et que c’est populiste… c’est même pas 2% de ceux qui ont voté.

      2-La copie privé. “Personne n’achèterait un disque vierge ou un iPod pour n’y rien écouter.” “Or les temps ont changé et les gens copient de moins en moins sur des CD vierges et se tournent vers de nouveaux modes d’enregistrement audio-numérique comme l’iPod.”
      Oui, moi j’achète des disques vierge pour n’y rien écouter puisque je m’en sert presque uniquement pour mes backup. Lorsqu’on achète un ipod neuf, on rachète pas toute sa librairie de musique, on y met la musique qu’on possède déjà, légale ou non. En plus Apple s’est assuré que lorsqu’on va chez un ami avec son ipod qu’on ne puisse pas lui transférer sa musique. En ce qui concerne la copie privé, lorsqu’on a acheté une chanson on devrait pouvoir l’écouter autant dans l’auto que sur ipod et sur son système de son, normal.

      3-Youtube. Ce n’est pas vrais qu’on peut placer n’importe quoi sur Youtube. Premièrement Youtube a signé des accord avec les grandes maisons de disque pour la diffusion de contenu et redevance publicitaire. Ensuite lorsqu’une vidéo contrevient au droit d’auteur, Youtube doit en être avisé et la video sera retiré dans un bref délais. C’est spécifié dans le digital millenium copyright act. Les droit d’auteur sont donc respecté sur Youtube et autre site de video. Il ne faut pas non plus empêcher le droit d’extrait et de liberté d’expression.

      4-”C’est donc à l’ayant droit de faire la preuve et de le poursuivre.” En effet, c’est comme ça dans tout les domaines de propriété intellectuelle. En fait en mettant un copyright sur une œuvre on obtient un droit de monopole sur son exploitation pour une durée déterminé. On revendique ce droit parce qu’il y a un marché à défendre. C’est l’argent en jeu et les dommages qui justifient la poursuite. Ça fonctionne autant pour les pharmaceutique, l’aéronautique que pour les auteurs. On ne met pas un agent du gouvernement à surveiller chaque œuvre, voyons donc! Les artistes ont des agents et des maisons de disque pour s’occuper de cette portion. On ne peut pas surveiller tout le monde, mais tout le monde connais les torrent, les rapid share, les limewires etc, eux diffusent en masse, eux ont du fric et eux sont responsables! Le projet de loi C-32 permettra de les poursuivres.

      6-”La consommation des ventes de CD a baissé de 50% depuis cinq ans, les revenus de copie privée ont chuté de près de 60%.” Ben oui, le marché change naturellement. On utilisent toujours les disques dur et ils baissent de prix. Entre Céline Dion et mon matériel informatique au boulot, il y a quand même une distance exagéré me semble. À ce titre on peut en trouver beaucoup de redevance possibles.

      7-”Parmi les autres exceptions du projet de loi, celle concernant l’utilisation de la musique à des fins d’éducation pourrait faire disparaître carrément la société de gestion COPIBEC, qui redistribue aussi des millions de dollars par année aux ayants droit.” C’est normal, en terme d’éducation on a le droit de faire des photocopie d’extraits de livres. Ils l’ont appliqué à la musique. Personnellement en 20 ans d’étude dont 1 de flute à bec, ça ne change pas grand chose.

      Oui, cet article fait la démonstration que les artistes perdent des redevances, mais pas qu’ils les méritent.

      Les justifications de la remise en question de la loi c-32 reste très nébuleuses.

      Je ne vois vraiment pas en quoi les fournisseurs d’accès internet seraient directement responsable de la baisse des revenus des artistes. Surtout, pourquoi ce serait à eux de payer? Par défaut? Voyons donc. Pourquoi les utilisateur d’internet devrait payer des redevances aux artistes? Ça ça serait une réelle injustice.

      Ce que je constate plutôt c’est des artistes frustré qui veulent obtenir plus d’argent. Mais il y a toujours eu des artistes pauvres et il y en aura toujours. Dans ce domaine c’est inévitable de faire des déceptions. Ils accusent internet et ils accusent les FAI à tort et à travers sans réels arguments. Ça me laisse l’impression que les artistes sont bêtement frustré contre internet. L’industrie artistique qui cherche une vache à lait perpétuelle en nuisant à l’industrie du net.

      À une autre époque ont limitait les trains à la vitesse “folle” de 25 km/h.

      Mon métier dépend de l’internet. Je commence à avoir du ressentiment contre les vieux croutons qui encrassent le système. J’en reçois pas moi de subventions, je les payent et re-payent et j’en ai marre!

      Pour relancer le débat:

      Les réels responsable de contrefaçon de masse agissent impunément au Canada. Isohunt, Rapidshare etc. Ils sefont des fortunes et sans redevance. Tout le monde les connais, même ma grand-mère! Lorsqu’ils sont à l’étranger aucune loi n’oblige les FAI de les bloquer au canadiens.

      Les artistes devraient bien plus faire pression pour une justice plus expéditive. Les américains on pogné et jugé Madoff en 3 mois seulement. Ici, Vincent Lacroix 7 ans?? Oui monter une preuve est un lourd fardeau ici.

      Les revenus tiré de la vente de musique ont baissé depuis la fin des cd et la monté du net. Par contre la vente de single à explosé. On en parle moins de ça. J’aimerais beaucoup savoir l’évolution des coûts de production et de distribution. Combien un artiste reçoit par chanson. Parce que j’ai bien l’impression que l’internet a largement diminué les coûts. Deux artistes peuvent travailler ensembles à distance de chaque coté de l’atlantique. Les logiciels de montage open source sont dispo gratuitement sur le net. La distribution se fait par internet, plus besoin de fabriquer de distribuer et entreposer de cd. Rayonnement mondial instantané.

      Le québécois francophone a un fardeau culturel plus important à supporter à cause du petit marché. Toutes les subventions qu’on donne à nos artistes. Quand je me compare moi avec un américain ou un français, la compensation à verser en fonction du petit marché m’avantage comment? Ça vaux-tu vraiment la peine?

    • Parfaitement d’accord avec Jmwess.

      J’achète ce que j’aime.
      J’achète pas ce que j’aime pas.
      Le gouvernement fait vivre les artistes… artistes qui ne sont pas essentiels ni nécessaires. On en a pas besoin de 500 000, des artistes.

    • La question qui tue: alors qu’il y a des besoins criants en santé, l’art est il un service essentiel? Il y a des artistes de renom qui ne croient pas en l’industrie: http://www.youtube.com/watch?v=bo8ZRKjwmGE

    • La culture n’est pas qu’un bien privé au sens large c’est un bien public. Et les chansons, les concerts et tout ? Ce sont des biens semi-publics. Votre place dans un concert c’est un bien privé mais le concert ou l’événement comme tel entraîne des effets externes lui conférant des caractéristiques de bien semi-public.

      Alors oui dans la culture et la musique, les gouvernements doivent intervenir la même chose pour les droits d’auteur. Mais le font-ils de la bonne manière ? Ou s’inspirent des bons modèles ? Le modèle de la France avec les redevances pour copie privée sur beaucoup d’objets ? J’ai bien des doutes surtout si cela varie en plus d’un État à l’autre…

      Allez voir les débats sur Numerama et d’autres publications et le mot ”taxe” est très souvent employé là-bas aussi…

      C’est certain que j’achète ce que je veux avec mon argent mais pour la culture, il faut que les gouvernements y mettent des fonds sinon il y aurait une sous-consommation de ces biens là à un niveau inférieur à ce qui est réellement désiré et dans l’intérêt de notre société. Ce qui m’énerve, par contre, c’est que des artistes soient trop souvent prêts à défendre le modèle bureaucratique et étatique sans faire de remise en question et voir son efficacité que ce soit dans le cinéma ou la musique…

      Ou encore des producteurs ou organisateurs de Festival qui voient le fait de demander une contribution du public comme une demande de charité et qui veulent toujours plus d’argent pour l’expansion de leur Festival… On a beau aimer la musique et la culture…

      Je serais pour une augmentation des budgets des gouvernements pour la culture… Pas ESSENTIELLE ? Bande d’utilitaristes… C’est ce qui est inutile qui a le plus de valeur… Pas juste le matériel… Je voudrais, en contrepartie, que les mécènes et les commanditaires apportent plus de fonds…

    • J’écoutais récemment des débats intéressants menés à la Chambre des Communes entre le ministre du patrimoine canadien et une député bloquiste; entre Gilles Duceppe et Stephen Harper. Et je suis fasciné par ce projet de loi C-32 qui promet, d’un côté, de rendre le téléchargement illégal encore plus illégal, mais qui, de l’autre, permettra l’utilisation gratuite de contenus pour lesquels on devait payer autrefois. Paradoxe.

      Le Bloc québécois souhaiterait une autre solution par-dessus cela : augmenter le coût des lecteurs numériques et payer des redevances aux auteurs. Mais comment les calculer et les distribuer? Tenons-nous un palmarès des auteurs qui auraient le plus vendu s’ils avaient été à l’ère pré-numérique? Vouloir calculer une pareille chose et ainsi rétribuer les auteurs pour ce qu’ils « auraient dû » rapporter démontre à quel point l’industrie et l’État sont dans une impasse matérialiste quant à leur conception de ce qu’est une œuvre.

      L’œuvre n’est pas le support matériel; elle est le contenu. On payait et on paye toujours pour acquérir la reproduction d’un contenu sur support physique ou pour assister à la représentation de celui-ci dans un espace-temps donné. On paye toutefois de moins en moins pour le contenu lui-même en format numérique, preuve que la valeur jadis imputée aux œuvres était majoritairement matérielle. Certains marchands s’obstinent toutefois encore à conserver les mêmes prix dans le monde numérique que dans le monde matériel. Il serait temps qu’ils observent la réalité en face : copier un fichier ne coûte rien. Sans doute ont-ils peur que leurs ventes sur supports physiques déclinent encore plus?

      Néanmoins, pour les consommateurs : numérique égale moins cher que le support matériel ou même gratuit. Il faut maintenant reconsidérer l’offre pour répondre à leurs nouvelles attentes. Produire cinquante mille copies d’une œuvre pour la distribution physique partout au pays représente un risque financier beaucoup plus grand que la distribution numérique. Aussi, l’État et l’industrie culturelle doivent cesser d’avoir peur que les gens abandonnent le support matériel et que leurs profits s’envolent du coup. Des gens vont toujours préférer l’odeur d’un livre, la chaleur d’une foule lors d’un spectacle ou encore défendre la tour à CD qui était jadis un pilier de leur univers adolescent… Ou du moins, s’ils ne sont pas des matérialistes extrêmes, ils n’auront pas vraiment le choix de toujours payer pour consommer la version physique. À moins d’être sérieusement démagogue, on ne peut pas vouloir ni réussir à voler une pièce de théâtre de son lieu de diffusion (tout comme le Grincheux n’a jamais réussi à voler Noël!). À moins d’être un voleur et de vouloir risquer des poursuites judiciaires, on ne peut pas non plus entrer dans un magasin et voler des livres, des CDs, des DVDs ou en faire la contrefaçon.

      Si l’attachement aux supports physiques reste, il disparaît toutefois quand même. Tranquillement. Il y aura de moins en moins d’offre matérielle, car un jour, les bas coûts du numérique et le développement durable auront raison du marché et des consommateurs; Il sera plus facile d’avoir une expérience à valeur ajoutée dans le monde numérique; Il sera possible d’y faire de plus en plus de choses avec peu, de livrer de plus en plus de contenus aux consommateurs à de très bas prix. L’équation ressemblera au marché de jadis, avec des dépenses en moins du côté des ressources matérielles et de la distribution.

      Les choses changent et changeront toujours. La preuve : Sony ne vend plus de Walkman, après 30 ans de loyaux services; Apple commence à produire des ordinateurs portatifs (MacBook Air) sans lecteurs CD; les disquedurs sont rendus en téraoctets. Des Mo aux To, en passant par les Go, on n’aurait jamais pu prédire la vitesse à laquelle on s’est adaptés à la technologie.

      L’auteur Mitch Joel, expert en nouvelles technologies et en marketing, utilise l’expression « Darwinisme numérique » pour expliquer comment des entreprises survivent et d’autres pas à l’avènement numérique. J’aurais tendance à l’appliquer également aussi à notre vie personnelle. C’était pourtant hier, on aurait dit, que je m’excitais à « taper » 3-4 chansons passant à la radio sur des cassettes; qu’il me suffisait de l’espace équivalent à un demi CD pour mon ordinateur en entier; que je gravais 15 chansons sur un CD pour les écouter dans le char; qu’un CD-R avec 250 MP3 et un câble faisant le pont entre l’ordinateur et la chaîne stéréo garantissait un party mémorable. C’est pourtant aujourd’hui que je veux une Time Capsule de Apple de 1To parce que j’ai trop de documents archivés et que j’ai peur de perdre près de 15 ans de vie numérique en deux clics!

      Si je n’avais pas eu de capacité d’adapter mes pratiques, ni voulu consommer différemment, ni appris comment le faire, la sélection naturelle numérique ferait de moi un dinosaure de 26 ans. Ce n’est plus trop jeune, aujourd’hui, pour être dépassé par la technologie. Imaginez les présidents des majors! On comprend pourquoi cela prendra du temps avant que les industries culturelles se rénovent complètement…

      Michaël Giguère – Buzzart.co

    • Commentaire tardif, mais le sujet revient sans cesse ces jours-ci. L’idée d’un système socialiste n’avait jamais été intéressant avant que l’ère digitale n’arrive.
      Pensez-y, un peu. Le spectateur moyen peut entendre 100 albums par jour sur internet, mais les gens de l’industrie voudrait que ce spectateur achète tout ce qu’il peut entendre. Bref, au lieu de 100 album par jour, il doit fermer son ordinateur, et acheter les 20 albums qu’il peut se permettre dans une année (parce qu’il doit balancer avec ses sorties au cinéma, emmener ses enfant à La Ronde, et que le prix des loyers a finalement augmenté très vite sans que personne ne comprennent vraiment pourquoi). Pas moyen de s’adapter un peu au régime “technologie”?. En commençant: ta copie de mp3 que tu me vends te coute rien, pourquoi me la vendre le prix d’un CD? La logique de la loi C-32 “protégeant les consommateurs” n’est pas la bêtise que monsieur Cassivi semble décrier dans son article. Elle tente de limiter les dégats juridiques, les couts faramineux, qui monteraient très vite si on accepte la rumeur que beaucoup, beaucoup de gens écoutent de la musique gratuitement sur internet. Sans compter le travail que cela donnerait au milieu policier déjà débordé par les crimes plus “graves” (mafia, etc..). Et parlons-en du prix que cela couterait, mettre la police, les juges, dans cette merde juridique pendant que les ayants-droits attendent les résultats? Vous avez pensez aux couts?? C’est l’économie du Canada que la loi C-32 protège. Elle dit aux artistes “cessez de faire de l’art, vous allez mettre le Canada dans un pétrin économique”…. C’est vrai: si l’artiste se tait, arrête sa production, il n’y a pas de poursuite, pas de problème en justice. Selon moi, c’est une vision logique. Et je dis cela: je suis artiste. Et pas un fru, j’aime ce que je fais. Mais je n’aime pas voir le rôle de l’artiste devenir un problème social, et c’est ce que j’entrevois si le Canada réponds “oui” à tout ce que l’opposition de la loi C-32 aimerait mettre sur la table: beaucoup de merde juridique pour des histoires de dividendes à 2 cents.
      Et forcer d’autres gens dont ce n’est pas le métier (les fournisseurs) à faire la police? Bravo, artiste: as-tu un dictateur en tête dans tes propositions de régime d’état policier?? Tout çà n’est pas joli. Si toi, l’artiste, est incapable de m’arriver avec une proposition sociale intéressante autre que tes chicanes à propos des rondeurs de ton chèque à la fin du mois: fermes toi-là donc! Je connais l’homme moyen. Je sais qu’il n’achètera jamais, JAMAIS, plus que 20 albums de musique dans une année. Me servir de mon art pour harceler les gens à acheter plus souvent de l’art, non merci. Neunon. Si un jour mon chapeau se remplit, c’est que les gens viendront d’eux-même et que j’aurai vraiment mérité le droit d’ouvrir ma grande gueule.

    • Sony conserve tout de même le nom de ”Walkman” pour son balladeur lecteur de MP3…

      C’est juste que Apple est plus fort sur le marché maintenant pour la nouvelle technologie MP3 et écran…

      Avant balladeur égalait walkman maintenant c’est iPod… Mais cela beau être MP3 c’est un Walkman chez Sony…

    • @sultitan : Mieux vaut tard que jamais. Comme tu dis, le sujet reste d’actualité, on entend parler tous les jours!

      Je suis très bien ton raisonnement, mais je le formulerait dans d’autres mots. Je dirais qu’il y a une vieille garde amère qui n’est pas en mesure d’adopter des solutions à court terme et qui ne sont pas nécessairement intéressés aux nouveaux modèles à ce point de leur carrière. Je dirais qu’il y a aussi une nouvelle génération qui va s’adapter et tirer profit de la situation pour créer différemment.

      Toutefois, je suis d’avis, comme Marc Cassivi l’a dit dans son dernier billet, que c’est injuste que la loi ne s’adapte pas à la nouvelle réalité des “supports physiques”, en mettant par exemple une nouvelle clause à la loi C-32 qui imposerait des redevances sur le prix d’achat des supports physiques qui remplacent les CD-R (qui sont en ce moment “taxés” par l’industrie mais qui deviennent un support désuet).

      Mais, je ne suis pas nécessairement pour que ce soit sur les lecteurs MP3. Les CD-R c’était quelque chose, mais là on parle d’appareils déjà coûteux. Je disais dans un autre “post” d’un autre billet d’Alain Brunet, celui nommé “la pensée magique”, les raisons pour lesquelles je pensais que c’était inadéquat.

      Cela dit, je suis d’avis que le rôle des créateurs est de transmettre une culture, quoiqu’il arrive, et qu’il faut faire évoluer les modèles pour ne pas que le tout se transforme, comme tu dis, en cause sociale par laquelle l’on victimise les créateurs et par laquelle on culpabilise les consommateurs et par laquelle on fait de la répression sur ceux-ci juste parce qu’ils aiment trop consommer de musique. L’enjeu des droits d’auteur est certes important, mais ce n’est plus l’unique façon par laquelle on devrait penser se faire rémunérer comme créateur. Les nouveaux modèles doivent être davantage démocratisés pour rétablir l’économie culturelle.

      Michaël Giguère
      Buzzart.co

    • En tout cas, le jour où les combattant de la loi C-32 viendront fermer un site web comme Mutant Sounds sous prétexte qu’il brime les droits d’auteur, je vais être en beau maudit. Tout producteur de quoi que ce soit ne s’intéresse généralement qu’à ce qui se passe dans l’immédiat. Est-ce que le produit vends? Es-t-il critiqué par la presse? Etc.. Le producteur est toujours à travailler sur le prochain projet, et à part quand un produit reçoit un succès phénoménal, tout ce qui appartient au passé est relégué aux oubliettes rapidement, le producteur (ou créateur) étant souvent très mauvais archiviste. Je prends pour example les débuts du cinéma. Si le cinéma s’est rendu jusqu’à nous, c’est bien à cause des collectioneurs de films, les producteurs (surtout ceux d’Hollywood) jetant à la poubelle tout film qui avait fait ses classes en salle.

      Bref, la culture n’est pas simplement une affaire d’artistes. C’est aussi une affaire des “passionés” de la culture, ceux qui la ramassent et l’archivent (la critique, aussi, bien entendu). Le Canada doit bien peser la mesure des bienfaits entre protéger les dividendes de fin de mois d’un artiste, et la protection, la VRAI protection, de la culture, qui va toujours passer par ceux qui l’évalue, l’assemble, l’archive, et, au diable va, la partage, et non pas par des vieux classeurs poussiéreux d’artistes qui ont lever le nez depuis lurette sur leur création passée.

      Radio-Canada eux-même ont un problème de ne pouvoir divulguer leurs archives parce qu’ils ne peuvent rejoindre les différents ayants-droits de toutes sortes de vieilles émissions, ce qui fait que seul le partage anonyme sur Youtube par des gens qui ont enregistrés des émissions nous aident à recevoir une très maigre portion de leurs archives. Le droit d’auteur, çà crée aussi beaucoup de problèmes, car l’ayant-droit est facilement inaccessible pour répondre aux demandes d’accessions, surtout quand il s’agit d’une réalisation datant de plus de 10 ans.
      Ce n’est pas une question de rendre à l’artiste la dividende qui lui revient, c’est une question que l’ayant-droit n’est plus rejoignable, souvent parce que la compagnie qui a produit (une émission ou autre) n’existe plus.

      Il y a un autre problème intéressant concernant le droit d’auteur ces jours-ci avec le jeu video World Of Warcraft. Plusieurs fans du jeu video voudraient archiver la version originale du royaume digital de ce jeu video, car les producteurs ne s’intéressent qu’à effacer celui-ci pour le remplacer par une version améliorée. Le problème est que, historiquement, c’est la version originale de 2004 qui a remporté de nombreux prix à travers la critique, pas la nouvelle version. La compagnie du jeu video est donc en train d’effacer un pan de l’histoire, dans le but d’assurer une constante de renouvellement en terme de production. Doit-on constamment brimer des ayants-droits pour s’assurer que des parts de l’histoire culturelle demeurent accessible? Là est la question. L’artiste répondra “OUI!! Si je désire que mon art meurts avec moi, c’est MON droit!!”. Mais je ne suis pas si d’accord avec cela. La culture ne se bâtit pas simplement par l’artiste, mais par le “consensus”. Si le “consensus” rejette le produit d’un artiste, il est certain que ce produit va mourir avec l’artiste, mais si le “consensus” l’accepte, il n’est plus de la responsabilité de l’artiste de décider ce que le “consensus” fera ultérieurement de son oeuvre. La seule manière de contrecarrer le risque d’accession du “consensus” est de ne pas produire ou de ne pas présenter publiquement sa création. Bref, en laissant des droits assez libre au consommateur, la loi C-32 protège plus que le consommateur: il protège la culture, incluant l’oeuvre de l’artiste-contre-lui-même.

    • Je suis heureux de constater le nombre de commentaires suite à la publication de cet article et surtout, d’en être un peu l’investigateur…

       

      Par contre, rétablissons les faits : Le 29 novembre dernier, La Presse a publié une lettre ouverte, dont je suis l’auteur, portant sur l’industrie du livre et dans laquelle je posais la question suivante : L’industrie du livre devra-t-elle subir la même transformation que celle qu’a connue la musique au cours des 10 dernières années ?

       

      Voir :  http://www.cyberpresse.ca/place-publique/opinions/cyberpresse/201011/29/01-4347434-apres-la-musique-lindustrie-du-livre-doit-aussi-sadapter.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_place-publique_1242600_accueil_POS1

       

      Je n’ai, d’aucune façon, fait mention du projet de loi C-32. Mais puisque le journaliste Alain Brunet semble laisser entendre que je me prononçais aussi là-dessus, pourquoi ne pas le faire maintenant ?

       

      Tout d’abord, je suis stupéfait de constater qu’il existe, au Canada,  un système de redevances dédié à la duplication des œuvres et qu’en 2011, ce même système aura versé jusqu’à 30 millions de dollars aux créateurs.

       

      Ne vous y méprenez pas ; je suis un ardent défenseur de la création.  Mais force est d’admettre qu’il ne s’est jamais vendu autant de musique qu’aujourd’hui.

       

      Selon l’Observatoire de la culture et des communications du Québec, les faits saillants de l’année 2009 pour l’enregistrement audio sont :

       

      1-      Les ventes d’albums totalisent 10 millions d’unités, soit une hausse de 2% ;

      2-      Les ventes de CD ont diminué de 0,5% et celles des albums numériques ont augmenté

               de 68% ;

      3-      Au Québec, les ventes de produits numériques occupent 11% des ventes au détail.  Elles

               sont de 27% au Canada et de 36% aux Etats-Unis ;

       

      Les statistiques sont sans équivoque : De façon générale, les ventes sont en progression et ce, plus agressivement du côté des produits numériques.

       

      La statistique qui tue :

       

      Des 50 albums les plus vendus au Québec, 47% sont des albums de reprises !

      Ce qui veut dire que ce ne sont pas nos créateurs qui cartonnent commercialement.  Voilà que je me pose cette question : Est-ce que U2, Madonna ou Elvis touchent la redevance canadienne ?

       

      Le temps est donc venu pour l’industrie de la musique de se réformer. 

      Est-ce qu’elle pourra trouver une façon de se réinventer et peut-être, de ne plus baser ses principaux revenus sur des subventions directes ou indirectes ?

       

      Je suis particulièrement fier de nos artistes québécois et canadiens qui ont adopté des façons de faire novatrices qui leur permettent de rayonner à l’intérieur comme à l’extérieur du Canada.    

      Par contre, je suis farouchement opposé à un système de « béquilles » qui, sous des cieux moins cléments, menace chaque fois de s’écrouler.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    septembre 2010
    L Ma Me J V S D
    « août   oct »
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • Archives

  • publicité