Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Samedi 31 juillet 2010 | Mise en ligne à 20h13 | Commenter Commentaires (17)

    Osheaga samedi: Arcade Fire, The National, Pavement…

    pavement osheaga

    Pavement sous une pluie de cervoise à Osheaga, photo David Boily

    Pas besoin d’estimation officielle  pour observer  l’affluence  accrue au parc Jean Drapeau : plus ou moins 25 000 personnes, saura-t-on finalement en fin de soirée.  C’était un peu moins que Coldplay le samedi de l’édition 2009.  Mais bon, Coldplay étant beaucoup plus grand public qu’Arcade Fire, Pavement ou The National, voilà une bonne nouvelle pour la musique indie.

    Tout concorde enfin pour cet événement qui a eu des débuts plutôt laborieux, qui a mis cinq ans avant de trouver sa véritable vitesse de croisière. On peut dire que c’est chose faite. Osheaga peut se comparer aux autres manifestations estivales de facture indie.

    L’aire fermée du parc Jean-Drapeau  comporte  quatre scènes très courues, sans compter la zone Picnic Elektronik. Les comptoirs de nourriture y sont plus diversifiés qu’avant, on sent les assises de cette organisation plus solides que jamais elles ne l’ont été auparavant.

    Osheaga public

    Après une heure de magasinage, j’ai ouvert l’ordinateur portable  dans les estrades de la scène Verte, pendant les tests de son de Jamie Liddell et ses musiciens qui n’ont cessé de nous balancer des fragments de standard, de Coleman Hawkins à Dionne Warwick. Un peu plus tôt, j’y ai vu un petit tit bout très vitaminé du tandem Japandroids- guitare/chant et batterie.

    Encore plus tôt, j’ai été témoin d’une trentaine des 40 minutes du rapper canadien K’Naan, moins format familial sur scène que je ne l’aurais cru. Son band est loin d’être vilain, c’est quand même plus que de la jolie pop politiquement correcte pour la coupe du monde de foot.

    Quant au chanteur britannique Jamie Lidell, son band est compétent à n’en point douter. De bons musiciens (from Brooklyn) qui maîtrisent plusieurs genres à la fois, mais dont la facture finale et dont la mission essentielle sont essentiellement funk. Avec un brin d’attitude rock, et un petit numéro de beatbox et chant simultanés dont les pistes de chant et de percussions bucales s’échantillonnent en direct.

    Sous un soleil de 18h qui tape encore, l’effet d’une telle performance est quand même atténué. La pénombre serait souhaitable. Elle finira bien par arriver mais Jamie sera reparti… et reviendra en septembre pour y défendre de nouveau le contenu de Compass, son nouvel album.

    Bon, on peut dire que le volume et l’intelligibilité du son ne sont pas parfaits à Osheaga mais me semblent acceptables. Bien sûr, les performances rock sont avantagées par rapport à celles, plus sophistiquées (et, il faut le dire, plus conformiste que je ne l’aurais cru, sauf la séquence en solo) d’un Jamie Lidell, pour citer cet exemple qu’on a sous les yeux et dans les oreilles.

    Vers 19h, petit arrêt chez Marie-Pierre Arthur, qui nous revient, quelques mois après avoir enfanté. Devant la scène des Arbres, les fans francos se présentent en majorité pour voir la bassiste et chanteuse reprendre du service. Sympathique, peut-être pas dans les conditions idéales… et on a déjà entendu tout ça.

    Et on se dirige illico vers la scène de la Rivière pour y voir renaître  Pavement, quelques siècles après son apogée. Enfin… près d’une une couple de décennies, mettons.  Au tournant des années 90, ces Californiens nous concoctaient de très bonnes chansons (une compilation récente en témoigne), leurs enregistrements avaient un angle esthétique particulièrement intéressant – post-grunge, lo-fi et toutes les étiquettes que vous voudrez.

    En 2010, les six gars ne témoignent d’aucune amélioration technique (le rythme ralentit parfois, les guitares sont approximatives et que dire des voix) mais bon, ils ont l’air heureux  et ils ont l’air de rendre heureux leurs dizaines de milliers de fans.

    The National Osheaga

    The National, photo David Boily, La Presse

    L’an dernier, c’était Elbow qui jouait à Osheaga le rôle de The National samedi. Avec un constat relativement  similaire : un  peu trop raffiné pour une scène extérieure, en tout cas dans le contexte où plusieurs groupes doivent s’installer à tour de rôle sur une même scène.

    On a mis près de la moitié de cette performance pour entendre convenablement la section de cuivres et l’alto, dont la tâche était d’étoffer la facture de ce superbe quintette from Brooklyn.

    Ce fut néanmoins une performance vibrante, bien sentie, Matt Berninger et ses potes se sont donnés à souhait. Nous avons eu droit aux meilleurs titres de High Violet, un des plus beaux albums de chanson rock en 2010 (sans compter quelques bonus des albums précédents). Plus j’écoute The National, plus j’aime, plus j’en découvre la profondeur.

    Et je suis certain qu’on aura droit à  beaucoup mieux au retour de The National en salle dans un avenir proche, tel qu’annoncé par le chanteur en interview.

    arcade win osheaga

    Win Butler sur la scène de la Rivière

    Impressions à chaud ? Ce samedi au parc Jean-Drapeau, je voyais Arcade Fire pour la troisième fois depuis  l’amorce de ce nouveau cycle.

    Honnêtement, je crois que la performance donnée au Festival d’été de Québec m’a le plus impressionné des trois. Le premier spectacle à Longueuil était plutôt quelconque, mal sonorisé,  pas encore rodé.

    Celui de Québec fut très spécial, c’était la première fois que le groupe Montréalais était la tête d’affiche d’un spectacle aussi considérable. L’invitation de la formation haïtienne RAM au rappel avait aussi quelque chose de très touchant pour le sympathisant d’Haïti que je suis. Plus de monde sur les Plaines (45 000 plutôt que 25 000),  plus gros écrans avec une meilleure définition sur les côtés de la scène, excellente sono… et à peu près le même spectacle à Montréal sauf exceptions, notamment Sprawl II (Mountains Beyond Mountains), joueé pour la première fois en public dans la série de rappels – ce qui n’était pas la meilleure décision au programme.

    Ce fut quand même un très bon show.  Les films derrière le band ont été choisi avec goût et discernement. L’ajout de violons  sur scène (Owen Pallett) aurait pu être mieux mis en évicence par la sono, mais on convient que ce fut plus difficile dans un contexte de festival du genre. La ferveur tragicomique de tous les membres d’AF fut toujours aussi remarquable.

    J’en connais qui ne se lassent pas de voir le même concert de leurs artistes préférés. Ce n’est pas mon cas. Une fois ou deux, ça suffit et on passe à un autre appel. À moins que ce soit ZE groupe. Ne vous y méprenez pas, j’aime beaucoup AF mais je ne crois pas encore que ce soit une formation de la trempe des plus marquantes. Au prochain album, on pourra peut-être se prononcer si un autre album du niveau de Funeral émerge du labo.

    N’ayez crainte, fans d’AF, je crois que le nouvel album est très bon, sans transcender le genre pour autant – un 3 1/2 étoiles fort … ou un 4 étoiles faible. Funeral demeure le meilleur album des trois.  The Suburbs est à mon sens le deuxième. Neon Bible le troisième. Franchement, ceux et celles qui voient en The Suburbs un autre OK Computer m’étonnent…

    Où est le problème au juste ? On n’attend pas le messie.

    Cela étant, les fans montréalais (qui n’ont pas assisté aux représentations de Québec, Sherbrooke ou Longueuil) en ont eu en masse pour leur argent. On peut aisément conclure que ce fort bon spectacle a été à la hauteur des attentes de celles et ceux qui n’avaient encore rien vu, et même les autres comme bibi.

    Une heure et demi d’intensité, feux d’artifices du samedi soir en prime.

    Arcade Fireworks, blaguaient des fans anglos!


    • Ça c’est un article consistant. Qui touche l’essentiel, la musique. Merci.

      P.S. Avouez que vous n’étiez et n’êtes pas dans votre élément à Québec M. Brunet?

      Bon festival et place aux découvertes.

    • Y’avait-il beaucoup de cols bleus ?

    • @juandesuza et vlad_drac

      De kessé ? De quel élément parlez-vous ? D’Iron Maiden que je couvrais (dont je rapportais l’atmosphère, en fait) pour la énième fois ? Mais pour la première en plus d’une quinzaine d’années ? Et vous n’avez pas lu les 5 autres articles écrits à Québec par la même occasion ?

    • Disons qu’en lisant rapidement votre couverture de Maiden, c’est l’élément qui m’avait frappé de votre critique :P

      Plus sérieusement, comment se comparait la prestation d’Arcade Fire comparativement à celle à Place Longueuil ? J’avais vu ce dernier concert et j’avais surtout apprécié la spontanéité du concert, avec Win Butler qui est venu parler aux gens sur le site et l’aspect inusité du lieu.

      Ça devait être réellement différent en plein air avec 25 000 personnes. Et habituellement, le groupe choisi de “petits” endroits pour y faire leur concerts, bien qu’ils pouraient remplir le centre bell. Deviendront-ils un groupe de Indie Stadium Rock ?

    • Coudonc, le monde de Québec sont bien frustrés tout le temps. C’est sûr qu’à force d’entendre Filion-Arthur-Bouchard-Dupont etc.. chialé à la journée longue et déblatérer contre Montréal et les montréalais, bien cela finit par se transmettre à une partie de la populasse.

      Arcade Fire: Je suis personnellement plus un fan de Metallica et Maiden si vous voyez le genre mais j’avoue que Fire sont très bons.

      J’ai écouté jusqu’à maintenant 6 tounes de The Suburbs à plusieurs reprises et c’est écoeurant.

      M. Brunet, tant qu’à vous faire écoeurer pour des pacadilles par certains de Québec pour le Festival d’été: Allez-y donc plus.

      J’ai compris depuis longtemps que les Montréalais ne sont plus les bienvenus à Québec. C’est pas tous les gens de Québec bien sûr mais les X avec leur lavage de cerveau radiophonique détestent tellement les montréalais maintenant qu’une bonne partie du charme de leur magnifique ville prend le bord.

      D’un beauceron vivant sur la Rive-Sud de Mtl depuis 10 ans .

    • @vlad-drac
      Vous auriez peut-être dû vous rendre compte que ce n’était pas une critique, comme je l’avais d’ailleurs souligné. Pensez donc ! Si je m’étais mis à critiquer vraiment Iron Maiden comme je pourrais fort bien le faire, que me serait-il arrivé ?!! Blague à part, je vous reviens sur Arcade Fire un peu plus tard. Demain matin, pour être précis.

    • @crosbyshow

      En tant que Montréalais d’adoption, des Québécois(es) m’ont hébergé, dernièrement, et ont offert un logis à un étranger et ce, gratuitement … tout est dans l’approche, grand champion …

      J’vais peut-être payer demain le gros prix pour aller voir Snoop, sinon je vais attendre aux barrières, et attendre un passage gratuit pour WWWeezer :). La faufilade, en dernier recours!

    • @buggly

      AH bien ton argument m’a convaincu…..des québécois t’ont hébergé….wow, je suis convaincu

      relis donc mon texte, j’ai pas parlé de tout lemonde mais bien de la gang de x complètement sauté par rapport à Mtl, enlève la radio du portrait et il y aurait même pas de guéguerre entre les 2 villes.

      Ces gens là répètent tout simplement mot pour mot ce qui ont bu comme parole de leurs bon animateurs…

    • Je connais beaucoup d’amis et de gens qui trippent pas du tout sur la musique francophone québécoise. Et francophone française encore moins. Je suis toujours surpris qu’ici on adore tant la musique anglophone et que la musique qui se fait dans notre langue soit tassée comme si c’était rien.
      Un couple d’amis trippent sur ……….. Prince!!! Wow. Non on ne discute pas des goûts n’est-ce pas? Mais maudit qu’on est déconnecté et qu’on capote sur des gens si loins de nous culturellement et géographiquement. Nos chanteurs et chanteurs, notre musique est-elle si plate, si ennuyante que cela?

    • @crosbyshow
      Il y a 20000 personnes qui écoute Radio X en moyenne par jour.
      Si tu calcules qu’il y a 750000 personnes dans la grande région de Québec, il y a donc seulement 3% des gens de Québec qui écoute les conneries de Radio X.
      Est-ce qu’on peut passer à un autre sujet ?

      J’aurais vraiement aimé voir The National…

    • @bolack -The National était supérieur (à mon humble avis à Arcade Fire que j’aime bien mais disons ca me pogne vraiment en dedans The National)

      pavement ?? je comprends pas pourquoi je ne connaissais pas ca ??
      Trop jeune (28 ans) ?? j’ai pas trippé tant que ca !!

      découverte: edward Shapes !!

    • @Alain

      C’est simplement que l’image était plutôt frappante. Des cols bleus à Maiden, j’imaginais un groupe de plombiers avec des t-shirts de Metal. Ça m’avais surpris car la plupart des “metalleux” que je connais sont généralement des intellos undercovers.

      @crosbyshow

      Tentative râté de provocation. J’habite Montréal et je n’écoute aucune radio de Québec. Seulement, j’aime beaucoup l’atmosphère particulière du Festival d’été de Québec. Pour une raison mystérieuse, j’ai souvent l’impression que la couverture montréalaise de l’évènement semble focusé sur des points autre que la musique présentée. Toute la myriade de commentaires concernant le contenu francophone du festival devenaient plutôt lourd. On aurait effectivement pu faire mieux à ce niveau, reste que plusieurs journalistes semblaient ne pas avoir transcender cet aspect. D’ailleurs, je n’ai vu personne critiquer la quasi-absence de contenu francophone à Osheaga, comme si le fait que l’évènement soi présenté à Montréal et ne soit pas subventionné l’immunise contre ce genre de commentaires.

      Ceci dit, j’aurais bien aimé voir Sonic Youth aujourd’hui. Mine de rien, les membres du groupe sont pratiquement dans la mi-cinquantaine, je me demande s’ils parviennent à garder une bonne énergie de spectacle.

    • @Vlad-drac

      Bien sûr, l’expression cols bleus ça ne désigne plus la portion majoritaire des gens ordinaires, mais l’image peut encore être évocatrice. Enfin, peut-être plus… Et je ne prévois pas l’employer de sitôt ! C’est vrai, il y a des intellos de deuxième cycle universitaire qui aiment Maiden et qui relisent leurs livres de Tintin et d’Astérix – ces intellos métalleux s’expriment d’ailleurs en masse sur ce blogue, et ils sont toujours les bienvenus. Personnellement, vous savez, je préfère relire mes vieux Tintin ! Et quand je me replonge à l’occasion dans le vieux métal, je préfère Slayer, les premiers Metallica, les premiers Sepultura, les premiers Black Sabbath, notre Voivod et autres Faith No More. Je suis aussi curieux d’en découvrir davantage sur l’actuel Mastodon, j’aime certains System of A Down,j’en passe évidemment… Franchement, je ne m’intéresse plus assez à cette forme pour prétendre à une connaissance solide du nouveau métal mais j’en connais assez sur la musique pour me faire une opinion sur ce qu’est devenu le vieux… Alors ? L’actuel Maiden avec toute cette imagerie de bd et tout ce cirque à fric, ça me fait sourire, sans plus. Musique d’une autre époque, qui a gagné en efficacité scénique et en rayonnement. Artistiquement ? Très peu de réformes, beaucoup plus proche désormais du showbiz que de la création. So what ? Tant mieux pour la bande du lettré Dickinson si elle prend son pied avec ses millions de fidèles – très majoritairement des jeunes ou d’ex-jeunes qui font partie de la classe moyenne et aussi une frange non négligeable d’intellos et de professionnels bardés de diplômes. Bon, les vacances approchent, j’ai un métro à prendre pour le parc Jean-Drapeau.

    • Bonjour Alain,

      Je suis d’accord avec vous pour dire que la prestation d’Arcade Fire à Québec était vraiment unique: la présence de RAM et le fait que le groupe était très inspiré par le lancement de la fondation KANPE pour Haïti y ont certainement contribué. J’ai cependant préféré la sélection des pièces interprétées hier soir: l’énergie de “Half-Light II” et surtout de la très grande “Sprawl II” convenant mieux, à mon sens, à une grande scène de festival que des chansons à tempo moyen comme “The Suburbs” et “Modern Man”.

      Et si Arcade Fire a perdu sur scène un peu de son côté un peu échevelé, quoique fort sympathique, des débuts, je les trouve aujourd’hui beaucoup plus assurés et beaucoup plus cohésifs. Cela se remarque particulièrement quand la sono est remarquable, comme à Québec.

      Au plaisir de vous relire sous peu,

      Stéphane Ethier

    • Malajube ne représenteraient-ils pas un pont entre la musique indé la culture franco à Osheaga ? Pourquoi ne pas leur avoir offert un rôle de l’ampleur de Pavement hier ? Je trouve navrant qu’on limite presque toujours la présence franco à des Ariane Moffatt, des Pascale Picard (sic) ou à des Marie-Pier Arthur. Conciliable tout ça, non?

    • Je suis un fan de longue date Pavement, S&E et Crooked Rain ont été les deux albums qui m’ont fait découvrir le indie rock quand j’étais jeune ado il y a 15-16 ans déjà… j’ai bien aimé le show hier évidemment malgré une performance ordinaire des gars, mais j’avoue que pour quelqu’un qui ne sait pas qui sont Pavement, c’est difficile d’embarquer. Ce n’est pas un groupe pour jouer dans un festival extérieur du genre, vivement les petites salles pour eux. Je suis un peu déçu de l’accueil des Montréalais par contre, la foule était très tiède, sans parler du cave qui a lancé sa bière à Malkmus, faut vraiment etre imbécile.

    • @ftheriault : Je suis également un grande fan de Pavement, et je suis allée à Osheaga samedi principalement pour les voir! … J’ai trouvé que le show était SUPER bon, et la setlist, incroyable!! Il est vrai que pour un non initié, c’est pas évident… mais j’étais surprise (pas vraiment en fait, mais déçue) de voir que partout en Amérique du Nord, c’est LE band à voir cette année, qui fait la tête d’affiche de plusieurs festivals et qui fait un tabac partout où il va… et à Montréal, ça tombe à plat…. peut-être que le fait qu’ils jouaient sur la scène d’Arcade Fire leur a nuit, car les fans étaient trop éparpillés pour leur faire sentir à quel point ils sont appréciés? Malkmus avait l’air en beau maudit, et nous a lancé de belles insultes subtiles ha ha… Je me souviens que Pavement avait décidé de cesser de faire les festivals lorsque Malkmus avait reçu une roche en pleine face à Lollapalooza…. l’épisode de bière de samedi n’a pas dû lui faire plaisir… c’est vraiment dommage… mais tant pis pour Montréal ils n’y reviendront probablement plus! Et vive le reste de l’Amérique qui les accueille comme ils le méritent!

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