Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mercredi 23 juin 2010 | Mise en ligne à 19h11 | Commenter Commentaires (113)

    Chanter en français… Et notre avenir ?

    St_Jean_Baptiste-Montreal

    À toutes et tous qui sont francophones, à mes lectrices et lecteurs qui résident au Québec, dans le reste du Canada ou même ceux dont les arrière-arrière-grands-parents ont quitté leur territoire d’origine pour une autre vie chez nos voisins du Sud,  je souhaite une bonne et belle  Saint-Jean.

    Ai-je besoin de rappeler que ce blogue n’est  pas le lieu virtuel pour discuter de  notre avenir politique. Toutefois, il y est tout à fait indiqué de réfléchir ensemble à  notre expression chansonnière. Et, tant qu’à y être, profiter de cette occasion pour nous projeter plus loin dans la décennie qui s’amorce ou même dans les autres qui suivent.

    La modernité québécoise a vu naître la chanson d’auteur dans les années 60. Une pop moderne et distincte s’est imposée au cours des années 70. Après une chute importante durant les années post-référendaires,  l’expression francophone a émergé de nouveau à la fin des années 80. Depuis un quart de siècle, cette expression s’est fragmentée en de multiples sous-genres, depuis la petite variété star-académicienne au hip hop tous azimuts en passant par le rock indé et la plus pointue des chansons d’auteur. Il va sans dire, la dernière décennie nous a fait découvrir une gamme impressionnante d’artistes de talent.

    Le seul hic, c’est que cette production originale est demeurée insulaire, sauf exception – Coeur de pirate, quand tu nous tiens ! Pourra-t-elle le demeurer indéfiniment ?  La planète ne cesse de rapetisser, pas évident que les francophones d’Amérique pourront vivre dans cette autarcie comme ils l’ont fait depuis la Révolution Tranquille avec le soutien d’un État mieux nanti qu’il ne l’est aujourd’hui.

    Au Brésil où j’ai passé quelques semaines au printemps dernier, l’autosuffisance culturelle est encore envisageable : près de 200 millions de lusophones y occupent la moitié d’un continent.  En Amérique du Nord ? Entourés de plus de 300 millions de personnes ayant choisi l’anglais pour de bon, moins d’une dizaine de millions de francophones peuvent-ils voir les choses ainsi ?

    On a beau se réjouir du talent incontestable des Karkwa, Malajube, Catherine Major, Yann Perreau, Fred Fortin, Mara Tremblay, Vincent Vallières, Ariane Moffatt,  Dumas, Cowboys Fringants, Pierre Lapointe et autres Damien Robitaille (tous apparus au cours de  la dernière décennie), rester entre nous sans connexion réelle avec le reste de l’espace francophone ne sera peut-être plus envisageable encore longtemps.

    À l’heure des expressions mondialisées, une chanson québécoise (ou francophone d’Amérique) confinée à son territoire pourra-t-elle s’émanciper au cours de la prochaine décennie ? Au cours des prochaines générations ?

    Sans une interpénétration beaucoup plus active de toutes les expressions françaises d’Europe (où tant de jeunes Français se mettent à l’anglais), d’Amérique du Nord, des Antilles, d’Afrique ou de l’océan Indien, qu’en sera-t-il en 2050 ?

    Sans un espace francophone beaucoup plus cohésif, qu’en sera-t-il ?

    À mon humble avis, pas grand-chose.

    Je ne suis pas pessimiste pour autant, et je nous souhaite les meilleures chansons québécoises écrites dans un français à la fois spécifique et parfaitement maîtrisé.

    Je nous souhaite des musiques en phase avec les tendances les plus créatives de la pop culture.

    Et je vous demande ceci en terminant:

    Croyez-vous à l’avenir d’une expression francophone d’ici ?

    Si c’est le cas, quels artistes francophones d’ici avez-vous identifé pour  la prochaine vague ?


    • Tout cela dépend de l’intérêt que portent les gens parlant d’autres langues aux chansons chantées dans une langue “étrangère”. Nous avons l’habitude d’écouter de la musique en anglais alors que ce n’est pas notre langue maternelle; notre oreille est habituée, notre cerveau ne s’en émeut pas. Depuis quelques années, l’espagnol et le portugais brésilien ont fait une percée importante ici. On entend de la samba dans les cafés, de la musique latine dans les discothèques. Les amateurs de musique industrielle ont adopté l’allemand. Quant à ceux qui écoutent du death metal, ils écoutent des pièces provenant de n’importe où dans le monde. Le hurlement en japonais ne détonne pas trop.

      Il semble que certaines langues s’accommodent mieux de certains styles. Écouteriez-vous du rap brésilien, de la samba roumaine? Peut-être bien. Peut-être pas. Mais il faut trouver nos créneaux musicaux pour mieux percer.

      Il faut aussi savoir où viser. Exportons Les trois accords vers le Japon, ils vont probablement aimer cela.

    • Un article percutant et pertinent Alain,merci pour ta rigueur et ton honnêteté intellectuelles. J’y vois un avenir teinté, mais authentique qui ne se réalisera pas par une volonté politique mais par simple instinct de survie, cet instinct étant malheureusement tributaire……à la volonté politique!! Je suis “collé” à la musique Q depuis 55 ans….mais à la musique planétaire depuis 59 ans fut-ce-t’elle américaine, Brésilienne. Mexicaine puis le Brit invasion tout juste après de montée de nos chansonniers qui m’avaient ramené chez nous.Etant saturétanné comme enfant de Presley et cie (lire vraiement ici cie comme mââââârketing militaire ciblé genre “No Prob, we will shove it down their throats” comme ça s’est vite calqué ici merci!! Je te reviens demain pour la suite si tu permets…..)) Half-British, mi- québecquois pure laine avec un pops qui insistait sur le latin et le grec des sulpiciens pour maintenir et faire évoluer la justesse de notre langue, ç’était un peu beacoup rare en 1953..) Quel Outlook cela m’a donné dans les 2 langues mais surtout dans les 3 formes de penser : Franco-Anglo-In-Between-Nuances et où avançons – nous astheure??….)) Suite demain si ça te tentes…)

    • J’ai été “flabergasté” par le très beau clip et la très belle musique de monogrenade que vous avez mis en ligne et je vous en remercie. Je vois de très belles choses dans le sillon de karkwa, de arcade fire et de Patrick Watson. Il y a là un son qui voyage et qui accueille la différence sans complaisance. Je suis optimiste.

    • Bonsoir Monsieur Brunet!

      Merci pour le clin d’œil que vous faites à nos cousins franco-américains.

      En Nouvelle-Angleterre, un petit nombre de chanteurs et musiciens tentent tant bien que mal de faire survivre une partie du patrimoine culturel de leur communauté, où la langue française est aujourd’hui généralement fort peu présente…

      En 2008 et en 2009, j’ai pu entendre certains de ces artistes au petit festival « French Heritage Day », qui a lieu dans le village de Vergennes (Vermont) en juillet. Lien : http://www.addisoncounty.com/pages/event.asp?content=frenchheritageday .

      Je trouve surprenant qu’à peu près aucun de ces artistes ne soit connu au Québec. Peut-être cela est-il attribuable au fait que plusieurs se spécialisent dans la musique traditionnelle ou la chansonnette, et sont moins dans la « création originale » que leurs collègues du Québec. Peut-être aussi le fait que certains (la plupart?) d’entre eux ne maîtrisent pas parfaitement le français les rend-ils moins « présentables » à un public québécois puriste…

      Malgré tout, je me plais à rêver que certains de ces artistes soient invités un jour à un spectacle de la Saint-Jean ou à d’autres événements culturels organisés au Québec.

      Voici quelques uns de ces artistes :

      - La chanteuse Josée Vachon. Lien : www.joseevachon.com

      - La chanteuse Michèle Choinière. Lien : www.michelechoiniere.com

      - La violoneuse émérite Donna Hébert, chef de file et animatrice extraordinaire, qui a fondé le groupe trad Chanterelle, assez connu dans le nord-est des États-Unis. Liens : www.facebook.com/pages/Donna-Hebert/49681576603
      et http://fiddlingdemystified.com/

      - Le groupe « Beaudoin Legacy » du Vermont, formé des enfants et petits-enfants du regretté musicien trad franco-vermontois Louis Beaudoin. Liens : www.facebook.com/pages/The-Beaudoin-Legacy/269084691015
      et http://fiddlingdemystified.com/learn/beaudoin/

      Si vous et vos lecteurs êtes intéressés de connaître le nom d’autres artistes franco-américains, je vous conseille de visiter le site suivant : http://www.francoamericanconnection.com/fa-entertainers/index.html

      Je termine en vous souhaitant de passer une excellente Saint-Jean!

    • Le français se meurt au Québec.

      On l’a tué de l’intérieur, les plus jeunes ont renié l’âme d’un peuple pour la chimère mondiale.

      Triste à mourir.

      Jean Émard

    • Y’a d’la place en masse dans ma francophonie
      Venez vous chanter dans ma francophonie ?
      ….

      @Ramses2.1
      Sur de ça ?
      Ils adoptent beaucoup la culture américaine mais écoutez-les parler anglais.
      Ils parlent anglais comme une vache espagnole (expression très québécoise).
      Je généralise un peu quand même.

    • Suis revenu 2 secs pour voir l.évolution des commentaires avant lecture courte et dodo…. Constat : quelle qualité de commantaires por moi en tk….) Justesse, sensibilité surtout et ouvertures étonnantes….Merci Alain de nous permettre de partager tes inquiétudes sans Pathos…..ça sent le chroniqueur assumé….qui le mérite full….) On se revoit demain belle gang

    • Je me demande s’il n’y a pas là l’effet pervers des quotas de contenu canadien à la radio. Mis à part Radio-Canada, qui fait jouer de la chanson française? La semaine dernière aux Francos, je notais qu’une bonne moitié des spectateurs des chanteurs français était française. Il y a là un problème je crois. Comme vous le dites, la chanson québécoise peut-elle suffire?

    • Bien sûr que ça fait bien de dire qu’on est ouvert à la musique Américaine, Brésilienne. Mexicaine, etc.

      Tout ça serait bien beau s’il y avait une quelconque réciprocité. Mais où est cette réciprocité ? Quelle place a la musique Québécois au USA ? Au Mexique ? Au Brésil ?

      On s’ouvre largement à un monde qui lui ne s’ouvre que très peu à nous. Ça ressemble de plus en plus au bilinguisme à sens unique.

      Dites-moi que je me trompe.

      Jean Émard

    • Les deux concerts les plus peuplées des francos etaient la compagnie creole et Angelique Kidjo.Meme les responsables des francos etaient decus que les artistes venus de France n’ont pas brillés avec les foules.

    • Le debat linguistique au quebec nuie aux artistes quebecois.

    • Ce que je remarque, assez tristement, c’est que le Festival d’été de Québec, pour répondre aux critiques de l’an dernier qui lui ont reproché de ne pas faire assez de place au français dans sa programmation, n’a invité que des artistes de France! Bon, on n’a rien contre les «cousins», mais il y a ici tant de gens talentueux!
      L’autre truc, c’est la conviction qu’ont plein de jeunes que l’anglais sonne mieux que le français. Quand j’entends ça, ça me tue. Faites un EFFORT, bordel!!!
      Mais oui, à ce rythme, je pense que le français d’ici est voué à l’extinction. Nous ne serons bientôt plus qu’un phénomène intéressant dans les thèses des ethnologues.

    • Mais les Karkwa, Malajube, Catherine Major, Yann Perreau, Fred Fortin, Mara Tremblay, Vincent Vallières, Dumas, Pierre Lapointe et autres Damien Robitaille (tous apparus au cours de la dernière décennie)

      On écoute ca ou, moi jÉcoute pas les radios commerciales, j’ai vu sur youtube des trucs de Malajube, boff; Pierre Lapointe?, boff Eric Lapointe, quand t’est partie y’avait tellement d’femmes a boire, pas capable.

    • “Croyez-vous à l’avenir d’une expression francophone d’ici ?”

      Il y a actuellement une pépinière d’artistes dont certains peuvent émerger qui me semble être mieux nantis pour créer “les meilleures chansons québécoises écrites dans un français à la fois spécifique et parfaitement maîtrisé” que les deux décennies précédentes, somme toute l’histoire d’une poignée de poètes (Desjardins par exemple). Parmi cette base, les El Motor, Husky, Navet Confit, Chiens, Mara Tremblay, Emilie Proulx, Yan Perreau, et j’en oublie. On avait Lhasa, jusqu’où aurait pu-t-elle aller celle-là.

    • «flabergasté» ? Pas dans mon dico de la langue française.

    • “Le debat linguistique au quebec nuie aux artistes quebecois.” maxime1973

      ===

      Bout de viarge, tu te rends pas compte que c’est le débat de la survie d’une langue ?

      Tu préférerais peut-être qu’on crève en silence ?

      Jean Émard

    • @gaetanfo
      Vous n’avez pas le bon dictionnaire puisque le mien est mieux. Mais bon, si vous êtes accrédité par une académie, la chose est discutable. Sur la base que vous présentez, la discussion risque d’être courte.

    • Dico ???

    • Ok, on va se dire les vraies affaires pis on arrêter de se crêper le chignon, on ne fait pas grand chose de bon au Québec en français. Ça fait même pitié. Bon, je l’ai dit.

      Et qu’on arrête de dire des commentaires du genre: “Ah, c’est bon pour un truc fait au Québec” ou “C’est pas pire pour un truc en français”.

      Par contre, si on inclus toutes les langues dans lesquelles on fait de la musique au Québec, là, c’est un peu mieux.

      Les quotas et les subventions maintiennent en place un certain équilibre francophone parce que l’argent est là… C’est ça la réalité et je ne remets pas ça en question.

      Le problème avec la musique en français au Québec c’est qu’on est tellement obsédé par ça qu’on nuit à la musique en faisant des mix où la voix et les paroles est tellement “front” que la musique devient presque accessoire.

      Et c’est pourquoi j’approuve Malajube qui a mixé son album autrement, faisant de la voix et des paroles un instrument comme un autre. Ils ne renient pas le fait francophone, ils sont juste pas obsédé par ça. Et sont donc ouvert à tourner dans le monde.

    • Et j’ajouterais suite au post de Alain, que la musique francophone du Québec ne doit pas passer par la francophonie exclusivement.

      Les États-Unis et l’Angleterre sont des territoires culturels que nous connaissons très bien et c’est aberrant à quel point les artistes qui chantent en français ignorent ces marchés. Or, je crois que c’est à nous de se déniaser et d’aller leur montrer de quel bois on peut chauffer les planchers de danses!

      Si la musique est bonne, le public anglo-saxon peut apprécier même s’il ne comprend pas tout de suite les paroles. (la musique africaine illustre bien cet exemple)

      Et qu’on arrête de passer par Paris. Y’a d’autres pôles francophones. :)

    • Il y a de ça quelques années, la culture était la premiere et la plus pure des choses sur le marché. Ta peinture était belle, tu la vendais. Ta chanson était super, elle était sur toutes les radios.

      Dans un monde d’hyper compétition, je ne suis pas certain que cela est encore le cas. Le marché décide ce qui ce vend et ce qui vaut la peine d’être placé sur les tablettes. Il faudrait 7 millions de personnes avec une discipline d’enfer pour vaincre le marché et je ne suis pas convaicu qu’ils répondront tous à l’appel.

    • La chanson québécoise demeure assez faible dans l’ensemble. Une simple projection dans le temps nous permet de s’apercevoir de la lourdeur, parfois du ridicule de tout ça. Ne jamais oublier que Nuance a déjà été consacré meilleur groupe de l’année par l’adisc et que des groupes (très colons) comme la Chicane ou Karkaw ont régné au palmarès…

    • À mon avis, une bonne chanson est celle dont on peut se rappeler l’air et quelques paroles le lendemain après l’avoir entendu pour la première fois. Ces chansons sont de plus en plus rares, qu’elles soient des chansons dont les paroles sont en langue anglaise ou en langue française.

    • J’ai oublié d’ajouter qu’elles sont de plus e plus rares aujourhui.

    • “Sans une interpénétration beaucoup plus active de toutes les expressions françaises d’Europe (où tant de jeunes Français se mettent à l’anglais), d’Amérique du Nord, des Antilles, d’Afrique ou de l’océan Indien, qu’en sera-t-il en 2050 ?”

      En 2050, de 40 à 45 % de la population aura plus de 65 ans. Alors je prévois que ce qui marchera, c’est la nouvelle salle de l’OSM, pas un nouveau Fred Fortin ou Karkwa.
      Qu’il y ait interpénétration ou non.

    • Bonjours à tous!

      Tant que la Québec sera francophone il y aura de la musique en français au Québec. Il y en a encore pour un bout à voir émerger de la musique francophone d’ici. Ce n’est pas quelque chose qui m’inquiète.

      Puis pour l’autosuffisance culturelle, ça donnerai quoi? Une chose particulière me motive lorsque j’écoute de la musique. C’est qu’elle me plaise. Point. Et elle vient de partout. J’ai une net tendance pour l’afro-américain (soul, jazz, R&B) mais aussi pour une foule d’autre genre musicaux. Vous connaissez Kojima Mayumi? Japonaise, elle ne tourne qu’au Japon et chante en japonais. Une superbe artiste qui chante dans sa langue. Je l’écoute en boucle parce qu’il y a quelque chose qui vient me chercher. Sérieusement, je ne me pose pas plus de question. Que les artistes se concentre à faire une musique qui leur est personnelle et authentique et peu importe leur langue il y aura un public.

      Je suis peut-être déconnecté d’un engagement quelconque sur la musique francophone mais c’est ainsi que je ressens les choses.

      En fait, M. Brunet, qu’entendez par autosuffisance culturelle? Je ne comprends pas vraiment le concept.

    • @ karitea

      Autosuffisance culturelle: rester entre nous, s’en contenter sans ressentir le besoin de rayonner dans le groupe linguistique dont nous sommes issus et même dans le monde entier avec la force de notre langue. Par le fait même, ignorer la production française d’ailleurs, maintenir la distance sauf exception. Ça a relativement bien fonctionné depuis les années 60 mais… je doute que nous puissions faire un autre demi-siècle sur le même mode. Je vois plutôt l’urgence de resserrer les liens avec la francophonie, c’est à mon sens plus prometteur pour la survie et l’émancipation du français que notre stricte aspiration à l’autonomie.

    • Québécois (es) bonne St-Jean,
      Même si la question de monsieur Brunet est fort légitime, je pense que le problème se pose autrement pour un artiste, un créateur. D’abord, il faut trouver son chemin dans ce dédale de styles, chose qui n’est pas facile en soi . Lorsque l’on se sent en parfaite harmonie avec le territoire qu’on désire défricher, se pose alors la question de savoir comment il est possible d’en vivre. Beaucoup d’artistes doivent quitter la barque après quelques voyages car pour l’immense majorité de ceux-ci, les conditions de vie sont rarement généreuses ni durables, quand elles le sont davantage. Au Québec, il y a le ”peuple élu”, chanteurs, comédiens ou humoristes qui peuvent briller de certains phares pendant quelques lunes et parfois un peu plus, lorsque le vent leur est favorable. Si on va du côté des danseurs, des créateurs en arts visuels, des musiciens non reliés à la pop chantante, le portrait est tout à fait autre et beaucoup de lecteurs se demanderaient légitimement comment on peut vivre à moyen ou à plus long terme dans de telles conditions. Et même ceux et celles de la pop, s’ils pensent à leur vie sur une plus large perspective, doivent se demander comment se présenteront les choses dans dix, vingt ou trente ans. Est-ce que les intervenants multiples des réseaux de la culture, producteurs, programmateurs de festivals, gens des maisons de disques et autres se demandent parfois ce que peuvent être les choses du point de vue de ceux et celles qui voudraient opter pour une vie de créativité et d’art?

    • Bonne St-Jean à tous…

      la différence entre les années ‘60 et aujourd’hui est qu’il y a 50 ans on jouait tous les artistes ou presque dans les stations radio. On écoutait pas seulement “le” hit d’un album mais l’album au complet…le vynil sur la face A et la face B. Aujourd’hui on cherche le “hook” absolu. Et on réduit et on réduit pour ne faire que des vedettes. La place n’est pas pour tous. Seulement certains(es) percent ce marché qui cible de plus en plus la future vedette. On parle donc d’industrie de la musique alors qu’il y a 50 ans on parlait d’une éclosion de la chanson francophone au Québec. Bien sûr il y a eu la période des traductions qui faisaient un peu “pic-pic” mais ça s’est amélioré par la suite. L’éclosion de la fin des années ‘60 jusqu’au milieu des années ‘70 a été riche en découvertes de toutes sortes. C’était des années de l’âge d’or de la chanson québécoise. Pourquoi on s’en est tant désintéressé? Difficile de donner une explication. Je pense que pour les artistes d’aujourd’hui qui veulent s’exprimer dans la langue de Molière il faut s’expatrier un peu et aller faire carrière en Europe…la France, la Belgique et autres pays francos. Ensuite le retour ici se fait avec une reconnaissance qui est difficile d’acquérir dans ce bain de plus ou moins 8 millions de personnes…qui sont loin d’être tous francophones au Québec.

    • Oui d’accord, je crois saisir le concept d’autosuffisance culturelle… mais sans pour autant en voir l’utilité.

      En ce sens, le territoire “d’autosuffisance” aurait avantage à s’élargir à l’ensemble de la francophonie. Je ne connais pas beaucoup le milieu affaire et distribution de la musique, mais pour se faire j’imagine qu’il serait très bien d’avoir d’autres réseaux genre ROSEQ pour l’est du Québec mais dédié à tout l’espace francophone du monde. Puis pourquoi pas aussi des réseaux qui diffuseraient la musique francophone dans d’autres pays de langues étrangères.

      L’internet ouvre une ère d’échange qui nous permet de s’immerger de différentes cultures locales à travers le monde. Personnellement, j’aime mieux forger mon identité musicale par la diversité des genres et des cultures. L’autosuffisance culturelle ne me semble pas le concept de l’avenir en effet.

    • Pourquoi voulez-vous sauveR la langue française ?? Pourquoi accordez-vous de l’importance à la langue chantée ?? Avez-vous peur de ne pas comprendre ?? Vous avez vraiment besoin de paroles ?? N’avez-vous pas eu honte de Garou aux olympiques ?? En quoi la provenance géographique influence-t-elle la qualité de la musique ??
      voici un bel exemple : http://www.youtube.com/watch?v=BEXGlnK1rw0
      ce n’est ni québécois, canadien, américain, français, british… c’est norvégien et sans paroles, et j’aime ca, et c’est tout ce qui compte! écoutez ce que vous aimez, point final.

    • @karitea

      Ce n’est pas une question d’affaires. C’est une question de survie culturelle et linguistique à long terme, sinon à moyen terme. Au risque de me répéter, je crois que la mondialisation culturelle impose une autre façon de faire pour les groupes linguistiques comme le nôtre. S’en tenir au marché québécois ne suffira plus, j’en ai bien peur. Ça fonctionnera encore pour les produits instantanés, destinés au grand marché, ça fonctionnera peut-être beaucoup moins pour la chanson d’auteur et la pop de création. D’où l’urgence de déborder notre cadre devenu trop petit.

      @patisonfire

      Il n’y a rien à sauver. Il y a tout à préserver. Et à faire évoluer.

    • vivons heureux sans en avoir l’air

    • @patisonfire “Pourquoi voulez-vous sauveR la langue française ??”

      Euh.. parce que c’est important d’avoir une culture francophone en santé? La diversité culturelle est importante, mais pour ce faire, il importe que le terreau culturel soit riche. On a tout avantage à ce que la francophonie soit forte pour que de la musique intéressante en surgisse.

    • Pourquoi la survie de la langue passe par la musique? C,est quoi cette importance démesurée donnée a la musique québécoise?

      La survue de la langue passe beaucoup plus par son affichage et le perler que la simple musique…

      Promenez-vous dans les centres d’achat et ecoutez le monde parler…vous aller voir que le francais il n’y en as plus beaucoup…

      Mais lachez-moi avec la zizique…

    • @karitea
      désolé ce doit être mon côté terre-à-terre qui m’empêche de comprendre pourquoi la culture francophone en santé est une chose importante et souhaitable.
      Les goûts musicaux sont subjectifs, et je suis d’avis qu’il y a de l’excellente musique ailleurs…alors pourquoi la francophonie est importante ?? Alors je vais reformuler ce que j’aurais dû écrire plus tôt : écoutez et jouez ce que vous aimez, point final. Ce n’est pas une question de culture ni de francophonie, mais de goût

    • salut Alain,
      mes unilingues francophones d’ados de filles écoutent que de la musique anglophones sur des postes anglophones. Musique francophone: presque pas. Elle ne me disent même pas qu’elles trouvent cela “plate”. Elles sont justes indifférentes. Et leur amies: pas mal pareil. Ma génération de disco, new wave, techno et companie: pas vraiment mieux. Le problème: peux-être bien que la musique anglophone, pop music et rock’n'roll en tête est plus rythmé, plus divertissante que notre musique? Les ballades c’est beau, mais cela ne fait pas danser beaucoup de monde. Claude Dubois, Rock Voisine, Daniel Lavoie, Dany Béard, Boom Desjardins, Ginette Reno: c’est beau mais, bon, c’est pas les feux d’artifices. Les BB, Gerry Boulet, la Companie Créole sont peut-être les quelques exceptions de musique entrainante et pop qui nous fait bouger. La musique francophone est belle et songée, mais c’est comme aller se balancer au parc quand tu peux t’éclater dans les manèges à la Ronde (musique anglophone et les artistes flamboyants qui la peuple). Je ne dénigre pas “notre musique” mais tant qu’elle ne prendra pas les rythmes sud-américains et anglo-américains, les québécois resteront attachés et divertis par la musique d’ailleurs. Mais avec notre population de plus en plus vieillissante, j’ai l’impression que la formule actuelle va continuer et perdurer. Et nos jeunes de continuer de se gaver de cette musique “étrangère”.
      En passant Alain, c’est toi le plus gentil et le plus aimable blogueur sur Cyberpresse. Je me rappel du temps quand je te voyais comme chroniquer musical à la télé quand j’étais plus jeune. Tes commentaires et tes interventions était apprécier de moi. Et j’adore que tu sois un excellent blogueur. Car c’est bon de te retrouver.

    • “Ok, on va se dire les vraies affaires pis on arrêter de se crêper le chignon, on ne fait pas grand chose de bon au Québec en français. Ça fait même pitié. ” niklas

      ===

      T’est qui toé ?

      Jean Émard

    • Je suis également d’avis que la musique est une affaire de goût ou … d’oreille. J’aime certaines pièces de la chanson française, mais que voulez-vous que je vous dise de plus: personnellement, je la trouve trop souvent ennuyante et pleurnicharde. Comme si pour avoir de la valeur, elle devait être lancinante et pénible, le reflet d’une certaine morosité. Je ne parle pas du talent purement vocal de nos auteurs et interprètes, mais plutôt de ce qui sort de leurs bouches musicalement. À part quelques exceptions, le répertoire français n’est pas optimiste. Désolée, mais moi, s’il fait soleil dehors et aussi dans mon cœur, je n’ai pas envie de me taper des complaintes. J’ai envie d’entendre quelque chose d’ensoleillé musicalement et qui me fait du bien, quitte à ce que ça soit en italien, en espagnol, en anglais ou dans n’importe lequel dialecte. Vous parlez de sauver la langue, alors apprenez à notre monde à la parler correctement. Dites à nos auteurs d’écrire des paroles que toute la francophonie peut comprendre et qu’ils nous sacrent patience avec leur joual brut. Dites aux concepteurs de publicité d’en faire sans écorcher les mots punchs qui sont sensés être percutants pour faire vendre tel ou tel produit. Apprenez aux journalistes et animateurs d’être capables de faire des phrases, des entrevues avec une variation de vocabulaire, de bons accords de verbes, de bonnes structures de phrases. Lâchez une fois pour toute « le monde sont…. J’aime la langue française. Ma fille qui a 27 ans la parle et l’écrit de façon impeccable. Nous lui avons montré à faire son lit et non pas son « litte », à venir ici et non pas « icitte », à s’habiller chaudement quand il faisait froid et non « frette », etc. Simple à la base, mais c’est là que ça commence.

    • “Le problème: peux-être bien que la musique anglophone, pop music et rock’n’roll en tête est plus rythmé, plus divertissante que notre musique?” salopardamour

      ===

      Ou encore c’est une simple question de marketing comme pour le fast food ou on convainc le consommateur que c’est un aliment de qualité.

      Jean Émard

    • @ramses2.1

      Tu as touché un point important: la distribution, la façon de vendre le “produit”. Notre machine ici manque du gros nerfs de la guerre: l’argent. Ici, j’ai quand même l’impression qu’on ne vend pas, qu’on ne consomme pas: on veux du mieux possible faire vivre notre culture, nos valeurs, car on s’est aussi que nos artistes sont rarement riches et plus proches de notre réalité quotidienne. Ailleurs, les grosses companies de disques trouvent toujours de nouveaux artistes qui font marcher leur machine à fric. Et c’est plus impersonnelle. Plus divertissant, mais plus impersonnelle. Pas nos artistes, alors on les aime et ils sont précieux.

    • Le problème avec l’industrie de la chanson Québécoise, c’est que souvent, la qualité n’y est pas et il n’y a que du tapages dans le dos entre chansonniers syndiqués membre de l’union des Artistes.

      Quand les meilleurs chansonniers Québécois de langue française inclus des groupes comme les Trois Accords, je m’excuse, mais cela a beau être en Français, mais la qualité pitoyable de celui-ci ne me fera pas encourager la chanson Québécoise.

      Si l’on veut que la chanson en français survive, alors il faut se démarquer, et se démarquer positivement. Ce n’est pas avec des groupes dont le français se résume à parler en jouale, à utiliser un vocabulaire limité ou à faire de la petite politique en chansons que cela va aider la cause.

    • @ramses2.1 : je suis quelqu’un qui a une opinion, c’est tout… que mon opinion n’aille pas dans le sens de la majorité, ça c’est une autre histoire :)

      Phantom007: “Pourquoi la survie de la langue passe par la musique? C’est quoi cette importance démesurée donnée a la musique québécoise?”
      - Bien d’accord avec ça.

    • Mais le phénomène de Musique plus et autres Much music , ca nuirait pas un peu a la musique, dans le sens qu’on va mettre plus l’accent sur l’image que la chanson de l’artiste par exemple ? Mitsou , Madonna ou Britney Spear etc, sans leur image, auraient-elles eues autant de succès en chansons ?

    • @niklas@ramses2.1
      Je ne crois pas qu’il s’agisse d’une importance démesurée accordée à la musique québécoise mais comme ce blogue en est un de musique, il est peut-être bon de se questionner sur la contribution de la musique face à l’identité et la vitalité d’un peuple, en l’occurence le nôtre. L’occasion est belle ( la fête nationale)pour se demander si la musique qui se fait chez nous est trippante et exportable. A-t-elle une couleur particulière? notre musique a-t-elle une swing spéciale qui donnera le goût aux mélomanes de venir passer leurs vacances chez nous ( comme les font les amants de musique brésilienne, de flamenco, de reggae ou les amants de Wagner.
      L’hypothèse lancée est qu’on pourrait peut-être commencer par nous intéresser à ce qui se fait dans le reste de la francophonie ( européenne, canadienne et africaine)au lieu d’incestuer le rigodon et les Compagnons de la chanson ad nauseam.
      Si AB avait un blogue de gastronomie, on pourrait peut-être réfléchir à savoir si les mets typiquement québécois réussissent toujours à régaler notre palais et surtout se demander s’ils peuvent concurrencer l’adulation mondiale pour la pizza. Mais le sujet ici, c’est la musique!

    • @ patisonfire
      “désolé ce doit être mon côté terre-à-terre qui m’empêche de comprendre pourquoi la culture francophone en santé est une chose importante et souhaitable.”
      C’est pas mal provocateur comme commentaire.. ne réalises-tu vraiment pas les enjeux?? En tout cas moi j’ai eu envie de te répondre en te criant ça heavy metal pas à peu près mais je me suis calmée..
      Perso, j’ai grandi dans un milieu francophone et même si je parle et écris 3 langues, les mots que je peux dire ou écrire ont une saveur beaucoup plus relevée en français. Cette langue m’a formée, le dosage des épices est donc plus subtil. J’écris et je parle avec plus de nuances dans le propos, dans l’intonation et même dans l’intention.
      La santé de la culture francophone est aussi importante que la santé de la culture brésilienne, sicilienne ou andalouse. Pourquoi? en ce qui me concerne, c’est cette spécificité et l’attrait de ce qui m’est étranger qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. Ça te tente toi que tout le monde écoute la même chose, que tout le monde s’habille avec du one size fits all, parle la même langue, fume les mêmes cigarettes sans nom pis adorent le même dieu? Pas moi, tu vois…
      c’est pour ça que même si j’aime pas la musique métal ( comme tu sembles l’aimer) je vais te faire un cadeau…
      La semaine dernière, deux nouveaux albums métal ont tapé des hauts scores ici en Norvège..
      Purified in blood avec Under Black skies
      et Haust avec Powers of horror. Régale toi! ils ont des pages myspace, tu peux trouver ça tout seul…

    • Croyez-vous à l’avenir d’une expression francophone d’ici ?

      Ma réponse est non. La relève est faible et les jeunes parlent tellement mal leur langue. Imaginez leurs demander d’écrire des chansons.

    • Vous êtes petits de croire que la musique francophone n’a pas les même chances que celle anglophone.

      J’ai chanté toute ma jeunesse des chansons en anglais alors que je ne comprenais pas un mot anglais. La musique transcende la langue.

      Vous écoutez des fois de la musique du monde? Comprenez-vous les paroles? Et ça vous empêche de l’aimer?

      C’est un manque de vision, une petitesse, une étroitesse si vous voulez de l’esprit. Il ne faut pas réellement aimer la musique pour dire des ignominies pareilles!

    • Oui je crois à l’avenir d’une expression francophone d’ici. Je ne dis pas que cela va être facile, mais il y a plein de gens talentueux et il y en aura toujours voulant s’exprimer.

      Puis oui le niveau de connexion avec le reste du monde devrait être plus élevée et pas juste en musique… Je me souviens avoir téléphoné il y a peut-être une dizaine d’années à l’Union des Artistes pour leur dire qu’il fallait plus d’exportation. On m’avait répondu de m’adresser aux producteurs et diffuseurs.

      Oui le problème est mondial et au Québec comme le marché est plus petit. Le problème est lequel ? LE FORMATAGE et l’UNIFORMISATION d’une part et la FRAGMENTATION d’autre part. Alors oui, c’est de plus en plus des niches pour ceux qui veulent pas entrer dans le MOULE et si on réussit à le faire sur le plan mondial cela aiderait.

      Ce qui peut arriver aussi ? Ce sont des carrières plus courtes, éphémères et des artistes ne réussissant pas à atteindre leur plein potentiel.

    • Les Trois Accords ne sont pas des chansonniers. Pour la qualité ? Moi je les trouve pas mauvais du moins des tounes que je connais.

    • La prochaine vague ? Je le sais pas qui. Je sais que les artistes ont besoin de soutien et de promotion. Pas juste l’État doit être impliqué.

      Aux promoteurs d’avoir des échanges entre eux. Petits labels et autres. Mais pour les artistes ? Karkwa et Catherine Major. Cela fait plusieurs années qu’ils vont en France. C’est peut-être meilleur pour leur épanouissement artistique pour le moment que pour les affaires.

      Et on dit que c’est pour le Québec… Mais aux États-Unis le plus grand marché de la planète. C’est pas plein d’artistes intéressants qui restent inconnus du grand public ? D’accord mais leur culture va demeurer. Là quand même, il y a des expressions de la culture qu’on fait presque taire, non ?

      Qu’il y ait de bons promoteurs et des petits qui s’associent mondialement et qui fassent des échanges culturels. Et cela va survivre.

      Juste à se dire comme dans la restauration que vous n’avez rien à voir avec les McDo de ce monde… Il faut pas les voir comme des compétiteurs mais offrir autre chose.

    • @ramses2.1
      Bravo, c’est tout à fait ça.

    • On parle aussi des artistes de France ici… Tiens Cormier parle de Clarika qui est géniale…

      http://www.ledevoir.com/culture/musique/290967/a-claironner-clarika-est-geniale

      Bien sûr, mais avec quel label est-elle ? Une filiale d’Universal Music, ULM. Et je suis allé voir sur le site du disquaire HMV. ZÉRO ALBUM DE DISPONIBLE EN MAGASIN.

      Oui, il y a quelques copies chez Renaud-Bray et probablement chez Archambault. Et c’est Dep, le distributeur ? Il faut quand même voir aussi la maison de disques et son intérêt à vendre.

    • @ lecteur_curieux

      Les Trois Accords c’est de la qualité ? Mais voyons donc! Ou plutôt “Met moignon dont” comme ils diraient ;o)

      Les grands de la chansons française sont mort ou presque. Il reste beaucoup de petits de la toune québécoise.

    • Pour Catherine Major, j’ai l’impression que cela débloque un peu en France depuis la sortie de son album… Mais j’ai pas ses chiffres…

      Et elle sera aux Francofolies de La Rochelle. Et son label en France est Abacaba ? Je les connais pas mais cela semble convenir.

      http://www.myspace.com/abacaba

      C’est un succès de niche qu’on doit viser d’abord et avant tout. Si le grand public embarque tant mieux, mais il faut pas se faire d’illusions. Et je crois pas que le public de France est plus ouvert, je pense juste qu’elle fait affaire avec plus le bon label que Clarika, par exemple pour le produit à offrir. Pour la France, peut-être que pour Clarika c’est mieux d’être avec Universal, peut-être.

    • Les grands de la chanson française ?

      Si on prend cela dans ce sens là on pense à Aznavour.

      Mais des excellents artistes toujours en vie ? Jean Leloup, Richard Desjardins.

      Et pour les Trois Accords, ils sont plusieurs à avoir mis leur album Gros Mammouth album turbo, dans leur liste…

      http://www.cyberpresse.ca/arts/dossiers/retrospective-artistique-de-la-decennie/200912/26/01-934210-palmares-des-25-meilleurs-albums-de-la-decennie.php

      Grands ou pas ? C’est l’histoire qui nous le dira. Et j’ai pas dis qu’ils étaient des grands. J’ai dit que je trouvais plusieurs tounes pas mal bonnes et qu’ils avaient de l’esprit.

    • @sylvain chartrand

      Morts les grands ? Richard Desjardins, Gilles Vigneault, JP Ferland, Clémence, Rivard ou Plume ne sont plus jeunes, je vous l’accorde. Brel-Ferré-Brassens-Leclerc-Barbara sont partis depuis une mèche. Bashung est décédé prématurément. Aznavour est un pépé…

      Mais dire qu’il n’y a plus rien ???!!!

      Comme ça en vrac, je vous dis: Jean-Louis Murat,Christophe Miossec, Jean Fauque, Boris Bergman, Kent, Gaëtan Roussel, Benjamin Biolay, Joseph D’Anvers, Armand Mélies, Thomas Fersen, Jeanne Cherhal, Jean Leloup, Pierre Lapointe, Catherine Major, Fred Fortin, Moran, Arnaud Fleurent-Didier, Philémon Chante, Alex Nevsky… Ces artistes écrivent très bien, ils sont loin d’être morts !. Et il y en a plein d’autres, partout dans la francophonie.

      Où avez-vous pigé cette idée qu’il n’y avait pas de relève ????

    • J’aime le dernier commentaire de M.Brunet. La relève est partout au Québec, elle est nombreuse, énergique, diversifiée. Il se fait de la musique pour tous les goûts, dans tous les genres. Nous sommes un pays de musique.

      Je suis présentement au Japon et je chante en français, japonais et anglais. Quand les Japonais ne savent pas ce qu’est le Québec (parce qu’on est toujours surpris que ma langue maternelle soit le français, même si je viens du Canada), je l’explique. Les gens sont surpris, mais ils sont contents de l’apprendre. Les régions ayant une tangente “indépendance” ne sont pas si rares dans le monde, il y en a dans tous les continents: Taiwan, Catalogne, Casamance, Corse.

      Chanter ailleurs, dans plusieurs langues, en gardant la sienne tout proche du coeur, c’est un grand plaisir. Chanter chez soi et partager sa passion pour son pays et le monde, c’est aussi un bonheur.

      Valérie
      http://www.nomadesse.com

    • Merci, M. Brunet! Enfin un journaliste québécois qui aborde directement cette question. Je commençais à me dire que le sujet était devenu tabou dans les milieux artistiques québécois.

      Il y a certainement lieu de déplorer que la musique francophone diffusée au Québec se limite depuis quelques années à la musique québécoise. Comment s’étonner (en voyant le récent reportage de Catherine Kovaks au TJ par exemple) que les jeunes ne s’intéressent pas à la musique francophone quand on sait que cette musique diffusée par la plupart des radios soit si limitée et peu variée ? Oui, les chanteurs français se tournent beaucoup vers l’anglais (tout comme les Québécois d’ailleurs) mais il y a encore une musique européenne en français susceptible de plaire aux Québécois et aux jeunes. Nos radios commerciales préfèrent donner l’impression que musique francophone rime seulement avec un son local (et souvent même un peu quétaine)

      J’espérais que l’association de Radio-Energie au groupe européen NRJ aurait un peu changé les choses mais cette radio est plus “locale” et fermée à l’Europe que jamais! Il n’a pas toujours été ainsi mais depuis plusieurs années déjà, nos radios commerciales boudent à peu près tout ce qui se fait de bien en France et en Europe francophone. Et ce, alors que les radios anglophones n’hésitent pas à diffuser des émissions britanniques et américaines intégrales… Soit dit en passant, le tube “Alors on danse” (qui a tourné sur les radios allemandes et hollandaises avant de tourner ici!) est l’exception à la règle et la preuve que la musique européenne francophone peut encore intéresser les jeunes.

      C’est peut-être justement un effet pervers des quotas de musique canadienne. Des échanges accrus avec le reste de la Francophonie sont sûrement une des clés de l’avenir et du succès de la musique francophone. Notre approche parfois trop protectionniste et nombriliste risque bien de nuire car, pour la plupart des futurs chanteurs québécois, les seules influences musicales étrangères seront bientôt uniquement de langue anglaise.

    • Je ne crois pas moi que c’est à cause des quotas de musique francophone que les radios commerciales d’ici ne font pas jouer ce qui est bon…

      NRJ, en France ? Justement eux. Ils étaient bons à l’époque des années 80 mais aujourd’hui ce groupe n’est plus du tout ce qu’il était.

      ”Hit Music Only”, leur slogan. Non, pas plus fort qu’ici cela…

      http://fr.wikipedia.org/wiki/NRJ

      Le formatage a eu raison apparamment de leur qualité de départ et qui a duré plusieurs années.

      Non pour moi même avant cette association NRJ c’était leur CKOI ou Énergie d’ici et RFM ou Nostalgie ou RFM ce sont leurs radios MATANTES…

    • Rock Détente aussi voudrait importer le nom de Chérie FM…

      http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/arts-et-spectacles/medias-etc/201006/07/01-4287711-rock-detente-changerait-dimage.php

      Allez voir leur playlist en France… C’est axé sur la nostalgie tout simplement et sur le romantisme un peu gnangnan. C’est pas grave… Mais je ne vois pas de changement d’image là-dedans. Ce sont des radios formatées. Il y a des chansons qu’on aime écouter, cela reste du formatage à l’extrême laissant bien peu de place à la nouveauté. Juste les hits et encore…

    • niklas
      24 juin 2010
      02h35

      “Et qu’on arrête de dire des commentaires du genre: “Ah, c’est bon pour un truc fait au Québec” ou “C’est pas pire pour un truc en français”.”

      Bon point, ça. Notre langue est une couleur ajoutée à la musique, mais ne devrait pas être une fin en soi. Faut que la musique francophone dans son ensemble se démarque de ce qui se fait dans les autres langues et s’y compare avantageusement. Quand je jouais de la musique, jamais je n’ai voulu que le critère d’originalité du band soit le fait qu’on chante en français. Fallait qu’on se démarque de toutes les autres façons. Le succès a été mitigé (!), mais l’intention était là.

      Certains artistes y arrivent assez bien. Ma cousine américaine tripait sur Groovy Aardvark qu’elle trouvait plutôt original même si elle comprenait rien aux textes. Les quotas, comme quelqu’un l’a dit, sont peut-être un problème, mais les catégories n’aident pas trop aussi. C’est comme placer la musique francophone dans un ghetto. Serait-il temps d’abolir la section “francophone” dans les magasins et de répartir ces disques dans les différents styles musicaux? Les disques des Vulgaires Machins ne seraient-ils pas mieux dans la section “punk” qu’à côté de Gilles Vigneault dans la section “francophone”?

    • Je pense que certains artistes français sont “tannés” de voir autant de talents québécois émerger en France. C’est normal, le marché est là. Ces artistes français ont de la difficulté à trouver leur créneau dans leur propre pays. Nul n’est prophète en son pays…vous connaissez bien cette petite phrase. Les artistes français la vivent au présent face à l’invasion québécoise de chanteurs de tout acabit. Le problème est de vivre (survivre) au Québec avec le même matériel. La mère patrie est une incroyable porte de sortie. Dommage par contre pour les artistes français qui ont eux aussi des choses à raconter. Faut dire que plusieurs viennent ici et sont accueillis chaleureusement…étrange retour des choses.

    • Ouin ont devra toute parlé pi chanté en anglais, sa sera plus simpe…

    • Le francais se meurt partout…Suelement 2% de la population mondiale parle le francais…

    • quand ca gueule dans le microphone comme le style de Éric Lapointe et ca continue de garder le son du rock québécois des années 80s sans évolution… non merci j’en veux pas

    • @ alainbrunet a 21:20

      J’apprecie et respecte votre réponse face a mon commentaire. La liste de nom que vous avez lancé en vrac est interessante mais a mon avis, n’est pas du meme calibre que les grands noms (disparus ou presque) de la chanson francaise et québécoise. les Cabrel, Desjardins, Vigneault, Ferlands, Aznavour, Plamondon n’ont plus la cote. Les Leloup, Lapointe, Fortin, Boucher et tant d’autres sont une faible réplique face a leurs maitres.

      Vous me demandez, Où avez-vous pigé cette idée qu’il n’y avait pas de relève ????
      et je vous réponds, ce n’est peut-etre pas completement mort, mais ca commence a sentir drole.

    • Je vois que vous n’avez pas réagi aux paroliers français… Quant aux générations québécoises qui succèdent à celle de l’âge d’or, je crois que vous tranchez trop vite. Leloup est un grand parolier. Lapointe a le potentiel de le devenir. Les Major, Moran, Philémon, Nevsky, Proulx, Adamus, Biz, Vallières, Boucher et quelques autres sont en développement et qu’il est trop tôt pour se prononcer.
      Il vous faut réaliser que plus de Québécois écrivent mieux le français qu’à l’époque des grands que vous citez – même si nos blogueurs font beaucoup trop d’erreurs de français !
      Que plusieurs Québécois n’ont rien à envier aux meilleures plumes françaises et que, pour aller encore plus loin, il faut resserrer les rangs de la francophonie internationale.
      Pour ce faire, il vous faudrait peut-être écouter la matière française des derniers 25 ans, n’est-ce pas ?

    • Croyez-vous à l’avenir d’une expression francophone d’ici ? Oui…

      À tous les 10 ans, on pose la même question. Et qui est arrivé depuis 2000 ? Comme vous le soulignez vous même; Karkwa, Malajube, Catherine Major, Yann Perreau, Fred Fortin, Mara Tremblay, Vincent Vallières, Ariane Moffatt, Dumas, Cowboys Fringants, Pierre Lapointe et autres Damien Robitaille. Et c’est sans compter le volet commercial dont on peut débattre la valeur artistique mais qui contribue au dynamisme de l’industrie culturelle.

      Je suis un quinqua nourri au lait anglophone de l’époque (Beatles, Stones, rock progressif, blues…) et pourtant, j’ai su découvrir et apprécier ces francophones émergeants depuis plusieurs années.

      Alors, on respire, on débouche une de nos nombreuses bonnes bières de microbrasseries, on met nos écouteurs et laissons-nous transporter par nos artistes talentueux.

      Allez, mettez

    • Je croix amplement que c’est faisable, si les artistiques de chez nous sont capable ET veulent exporter leur musique tout en chantant en français.
      Il ne faut pas douter de l’ouverture des gens, le français est une très belle langue et est apprécié dans plusieurs pays.
      Si vous voulez un exemple, hier, Miyavi donnait un concert à Toronto comme plusieurs autres groupes chaque année, pourtant se sont des groupes japonais, qui CHANTE en japonais! Et ils réussissent quand même à vendre des billets ici!
      Un vrai fan de musique ne s’arrête pas sur la langue, s’il adore un style, il écoutera de tout!
      Mais c’est sure que ses gens la ne sont pas ceux qui écoute les ”hits” de radio, ils vont chercher plus loin, c’est pourquoi la promotion web est fantastique.
      Vous savez plusieurs marques et groupes japonais utilisent des noms français (et même des paroles) parce que c’est ”hot” là-bas!
      On devrait être plus fière de notre langue et le montrer, c’est pas parce qu’on est les seuls ici, que ça intéresse pas d’autre gens ailleurs… :D !

    • @daniel_dumais,
      Combien de personnes parlent le hongrois, l’italien, le grec, le japonais? En pourcentage de la population mondiale, c’est encore moins que le français. Pourtant, ces langues sont bien en vie, très actives même. Ce qui semble manquer au français, en général, c’est une volonté de survivre. Cela peut s’expliquer par de nombreux facteurs culturels et historiques. Par exemple, le fait que la langue ait été “cristallisée” dans la norme à une époque où elle était en profonde transformation, ce qui a donné un résultat complexe et très irrégulier. Ou encore, le traumatisme de la seconde guerre mondiale sur le peuple français; après la Libération, la prononciation du français s’est transformée rapidement, ce qui a encore plus augmenté la distance entre ce qui se parle en France et au Québec. En particulier, l’inversion des sons É et È est relativement récente en France, mais cette transformation ne s’est pas vraiment amorcée au Québec, qui continue à appuyer les accents sur le E et à prononcer le É et le È de la manière classique et “officielle”.

      L’anglophilie des français est comparable à celle d’autres peuples, cela va sans dire. On trouve autant d’anglicisme dans les publications espagnoles, par exemple. Mais il y a un petit quelque chose en France, une espèce de relation amour-haine de ce peuple avec sa propre culture, qui plombe son envol. Un peu comme la peur de la réussite et une méfiance envers la culture hante les Québécois.

    • Moi j’en ai plus qu’assez de me faire vider les poches par des organisations “biens branchés” au Québec. Ça inclut autant le milieu de la construction que L’UDA et l’ADISQ. Nous devrions abolir la totalité des subventions et crédit d’impôts et laisser enfin les gens choisir par eux-mêmes…

    • Est-ce que les peintres québécois devront aussi travailler uniquement avec la palette de bleu et bannir le rouge de leurs oeuvres?
      Moi je n’écoute jamais vraiment les paroles des chansons, qu’elles soient en français, en anglais ou en bulgare. Moi ce qui m’intéresse, c’est la musicalité de la voix, des arrangements. J’écoute de la MUSIQUE.
      Pour ce qui est de la poésie ou de la littérature, j’ouvre un livre.
      Est-ce possible au Québec de faire ou d’apprécier de la musique sans faire de politique?
      De la musique avant toute chose – Paul Verlaine

    • Et si le spectacle de la saint-jean était l’exact état de la chanson québécoise? ouf! amateurisme, paroles très faibles, construction simpliste, ça fausse souvent, même les caméramans font de multiples et de grossières erreurs de son, cadrage, montage, etc. et Piché qui oublie, en partant, toutes les paroles de sa chanson…misère!

    • Au risque de me répéter: c’est pas parce qu’on a des belles paroles qu’on fait de la bonne musique.

      Le Québec est obsédé par les paroles/paroliers au risque d’en oublier la musique, les textures et la recherche sonore.

      C’est comme une fois où le gars voulait juste donner 25% de publishing sur la musique en justifiant que les paroles valaient 50% et la “mélodie” des paroles valait 25%. Crosseur pas à peu près.

    • Je déteste vivre à Montréal et au Québec, ce qui fait que c’est difficile pour moi d’aimer la culture québécoise, de fêter la Saint-Jean etc.

    • @ niklas

      Les dernières générations sont exactement le contraire de ce que tu avances. Le Québec est obsédé par la musique, les textures et la recherche sonore au risque d’en oublier les paroles/paroliers.

      @ hdufort qui dit que “Ce qui semble manquer au français, en général, c’est une volonté de survivre“.

      C’est peut-etre le cas a certains endroits (Québec, Louisiane etc) mais pas partout. En France et autres pays francophone, le francais n’est nullement menacé. De toute facon on ne peut pas aller contre la nature des choses.

      @ feliciano

      Tu n’as rien compris…

    • Tout le monde oublie l’éelement talent et la créativité. Depuis les années 50s les americains(noir, blanc, hispanique) dictent le monde de la musique. Il ya rien a dire! il ya que les africains qui animent la musique francophone, il ya qu a voir les festivals pour se rendre compte.

    • Ce dont j’ai envie, c’est arrêter d’entendre que le québec est un pays homogène. J’aimerais que les gens des régions affichent davantage leur origine. J’aimerais qu’on parle d’un son de la Beauce, d’une âme gaspésienne, d’une sécheresse abitibienne, de l’électronique estrienne… J’aimerais qu’on revendique l’accent de nos origines, là, là!
      .
      J’aimerais qu’on assiste à plus de métissage montréalais en français. Ou qu’on traduise dans des langues étrangères notre répertoire d’ici : Je voudrais voir la mer en italien, Julie en arabe, Isabelle en espagnol, Saskatchewan en créole….
      .
      Tant que le français servira à nommer sentiments et émotions, on continuera à chanter français.
      .
      Mais le français, d’un point de vue québécois, ce n’est pas juste une loi ou une fête annuelle, c’est d’abord un art de vivre : Répondre en français poliment, gentiment et patiemment quand on fait adresser la parole en anglais, ce serait affirmer sa présence sur ce continent beaucoup plus efficacement qu’en agitant un drapeau une fois l’an devant les écrans de télé…

    • Parlant artiste je me permets de faire ce commentaire. J’ai écouté religieusement les 2 shows de la Saint-Jean, Québec et Montréal, et des shows on en a vu dans nos vies, même américains et anglais-Gramyys, Breats, Festival de ci et de celà-et c’est incroyable comment il y a du talent au Québec, presque mieux qu’ailleurs et je parle aussi des staffs de musiciens. Comment le répertoire est riche, incroyable. Va falloir que les radio-poubelles américanophiles de Québec et d’ailleurs commencent à regarder ce qui gronde ici, on dirait qu’un Pays se dessine avec sa propre identité, incroyablement riche.

    • Peut-être par manque de chance, mais j’ai pas entendu de Corbeau, Offenbach, karkwa, Malajube, Leloup, Octobre, Vilan Pingouin, etc hier sur les ondes de CHOM. Cou donc, à partir de quel endroit diffusent-ils?

    • À Montréal, les Festivités de la St-Jean sont un des rares moments
      où on peut entendre, échanger, s’exprimer en français à livre ouvert
      dans toute l’année. (dans la réjouissance)

      On a l’impression que les autres activités sont vouées très souvent
      à la promotion d’artistes, d’interprètes, d’organisations et de clubs.
      On cherche à créer des événements qui ressemblent trop souvent à
      du marketing, même si parfois ils peuvent servir à faire la promotion
      de nouvelles figures. L’art de la création est trop souvent lié à l’art
      de la transformation, alors qu’elle devrait en être une de l’expression.
      Quelques “succès commerciaux” aident/ant cependant à bien ou mieux
      faire passer un repas, une consommation. Mais encore une fois, il
      ne s’agit pas de vouloir “à tout(s) prix” vendre un concept, un produit
      au détriment de l’expression, ou de l’originalité. Défendons l’oeuvre
      l’artiste, les comédiens, et félicitons les organisateurs. Regrettable
      mais ce sont souvent les “feux de l’imaginaire” et de la perpétuité
      que l’on vient chercher.

    • Le problème avec la musique Québecoise c’est que la plus grande partie de celle-ci s’Adresse à un public vieillissant. On n’a rien qu’à penser aux séries de Star Académie pour voir qu’ils recherchent des chanteurs à voix, ils veulent qu’il y ait de l’émotion (la petite lèvre qui tremble et la larme à l’oeil). C’est en somme vraiment quétaine.

      J’avoue qu’il y a quelques exceptions (Marie-Mai) mais qui ne sont jamais les gagnants de ces concours. Pour que la musique québécoise marche, il faut qu’elle s’adresse au public de l’avenir pas à Mémère Bouchard.

      Je ne veux pas d’un québécois qui chante de la samba, de la salsa ni toutes ces autres musiques du monde. Les gens qui écoutent de la musique du monde sont pour la plupart déjà trop vieux (quarantaine).

      Les jeunes veulent du rock, du techno, du rap hip-hop, etc. Out les chanteur de musique du terroir style Caen. Mais avec tous les vieux en poste pour leur bloquer le chemin, les entendra t-on un jour?

    • @atchoum

      CHOM n’est pas une radio de musique retro. La plupart des artistes et groupes que vous mentionnez n’ont rien produit depuis plus de 15 ans.

      À part de ça, avant de s’en prendre à CHOM (radio ouvertement anglo), il faudrait s’en prendre à CKOI, NRJ et autres radios “francophones” visant le jeune public.

    • “T’est qui toé ?
      Jean Émard”

      Vive la langue française!

    • @michele32
      Ça fait mémère Bouchard ça?
      http://vimeo.com/5516284
      J’ai un fils de 20 ans qui a vraiment trippé en l’entendant pis moi aussi j’aime ça.
      Donc? C’est possible de sonner en français..
      En tout cas une phrase comme ” ça fait trois jours qu’y est 11 heures” c’est simple mais je donnerais cher pour l’avoir écrite.

    • Joli paradoxe, Alain :

      Vous décriez l’insularité culturelle du Québec, mais vous soutenez passionnément le système subventionnaire qui la rend possible.

      Ôtez la clique subventionnée qui crée un véritable effet d’éviction des tablettes et des ondes, et tout à coup on sera bien obligé d’écouter un peu plus d’autre chose… en français. Pcq un marché de 6 millions, c’est pas assez pour faire vivre tous ces artistes de seconde catégorie. Et ceux d’ici qui perceront, du coup, perceront pour vrai.

      C’est Biolay ou Marie-Mai, faut choisir.

    • Pour les Québécois qui leur reste de la fierté, ceux-là comprennent (pour la survie d’un peuple) l’importance de la cuture pour une société.
      Chantons haut et fort notre FRANÇAIS!

    • Belle photo du regard trouble de Scott-Heron qui coiffe la une de La Presse! J’aime l’audace d’illustrer le lancement du festival par cet artiste qui ne doit pas être trop connu de ceux qui envahiront la Place des Arts et les sites gratuits…

    • Ah ! oui, j’ai rencontré une belle fédéraliste pendant les festivités
      On s’est bien amusé pendant le premier morceau…

      BONNE ST-JEAN À TOUS !

    • “La santé de la culture québécoise est aussi importante que la santé de la culture brésilienne, sicilienne ou andalouse. Pourquoi? en ce qui me concerne, c’est cette spécificité et l’attrait de ce qui m’est étranger qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. Ça te tente toi que tout le monde écoute la même chose, que tout le monde s’habille avec du one size fits all, parle la même langue, fume les mêmes cigarettes sans nom pis adorent le même dieu?”(norvege quebec)

      On n’aura jamais si bien dit. Bravo ! Je dis moi aussi : Vive la diversité ! En effet, si la diversité est cruciale pour les plantes, les insectes et les animaux, pourquoi ne le serait-elle pas pour l’humain ? À lire certains commentaires ici, on devrait tous parler la même langue, écouter la mêne musique, manger la même cuisine, etc. Moi, je n’ai pas envie d’un monde laminé, morne et gris. Il y a 6 000 langues actuellement dans le monde; la moitié vont disparaître au cours de ce siècle et, avec elles, des musiques, des chansons, des cultures. Ce sera une perte irréparable ! Nous Québécois, voulons-nous aussi passer au laminoir ? Notre situation est fragile, nous le savons. Il ne s’agit évidemment pas de se refermer, bien au contraire. Il faut continuer d’innover, d’être créatif, de foncer, de s’imposer au monde, avec nos forces, notre culture originale, notre langue. La réponse nous appartient. Nous devons nous prendre en main, assumer nos responsabilités pour ceux qui suivront.

      Addendum : Le francais est encore l’une des grandes langues les plus diffusées sur la planète, n’en déplaise à certains ici qui semblent peu renseignés sur la chose ; elle est parlée et enseignée sur les 5 continents. C’est là un grand avantage que n’ont pas par exemple l’allemand, le finnois, le norvégien, le suédois, le danois, le serbo-croate, etc.

    • Les festival du jazz commence ce soir. Pourquoi les touristes affilent ce festivals, tandis qu’ils boudent les francofolies: la musique anglophone avec predominance americaine.

    • La premiere chose que les artistes quebecois doivent faire est de fuire la musique folklore que j entends dans les spectacles francophones. La musique francphone manque de groove, rythme, meme du soul. Les chanteurs quebecois doivent travailler avec des produceurs noirs,latinos pour changer leur sons.Demander eminem pourquoi les noirs ecoutent ca musique. J ai entendu des morceaux produit par corneille pour une artistre quebecoise d origine hispanique, c eetait fort et bien travaillé.

    • @michele32

      Dites-moi de quand date la dernière production origignale de Led Zep? Deep Purple?
      si CHOM ne fait pas dans le rétro, ils fait dans le quoi? C’est quoi votre définition de Classic Rock?

    • @michele32
      À part de ça, avant de s’en prendre à CHOM (radio ouvertement anglo),
      .
      Ah, j’ai oublié! Est-ce qu’une radio ouvertement anglo peut délibérément ignoré le rock francophone produit dans le marché qu’elle dessert le jour de la fête nationale?
      .
      Autrement dit, est-ce que l’ouverture d’esprit est une vue à sens unique? C’est à dire qu’elle se manifeste uniquement du français vers l’anglais dans certains marchés spécifiques?

    • De la bonne chanson-musique, ce n’est pas une question de langue mais une question de puissance de culture. Notre musique s’est toujours définie avec le langage de d’autres cultures plus forte que la nôtre. Bref, nous n’avons pas (encore) découvert un style propre à nous. Nous ne faisons que copier ou refaire des styles que d’autre ont inventé ou perfectionné. Un bon exemple serait le reggae; un tout petit peuple mais une musique de calibre mondial. Nous n’inventons pas, nous copions. Consolons-nous car nous ne sommes pas les seuls. Tant que nous serons des copieurs, notre culture ne pourra rayonner.

    • @ nika1, franchement qu’est que tu penses de notre musique traditionnelle et notre folklord.
      Il y a des bons groupes d’ici qui se défendent tès bien à l’étranger…

    • Tellement triste de lire tout ces commentaires de gens francophone qui ne reconnaissent même pas leur propre langue.
      Pas facile de penser à notre avenir et celle de nos enfants…

    • Plusieurs critiquent la chanson d’ici. Il me semble qu’elle se porte plutôt bien : Malajube, Mara Tremblay, Pierre Lapointe, Urbain Desbois. Il me semble qu’il y a du potentiel chez les recrues.

      Par contre, on est trop coupé de la production française. Ce n’est pas normal que la France n’existe que pendant les Francofolies (Sauf Fersen et Arthur H qui ont une relation plus étroite avec le Québec).

    • Pour moi la chanson francophone a de l’avenir et les FrancoFolies ont eu du succès cette année et n’étaient pas vraiment dans la m… comme je le savais…

      Mais motadit que j’ai pas la même philosophie des affaires que les dirigeants…

      http://lcn.canoe.ca/lcn/artsetspectacles/general/archives/2010/06/20100621-223830.html

      Car pour eux être quêteux c’est de demander au public de l’argent alors que pour moi c’est plus de demander aux gouvernements autant sans aller chercher ce qui serait possible d’aller chercher DANS LE PRIVÉ. Oui, le gouvernement peut donner plus mais le privé BEAUCOUP PLUS.

      «Il n’est pas question qu’on revienne demander de l’argent au public. La beauté du festival, c’est qu’on y présente de nombreux spectacles gratuits. C’était exceptionnel pour nous de demander de l’aide.»

      Oui, j’ai donné pour ma part mais moins que j’aurais été prêt à le faire… Car j’ai donné sur place et avec un bracelet et un peu plus…

      250 000$, c’est vraiment pas beaucoup d’argent… Mais quel a été le don moyen ? Moi j’ai donné 7$ mais j’aurais pu donner au-dessus du montant que j’avais précisé dans le sujet précédent…

      http://blogues.cyberpresse.ca/brunet/2010/05/14/les-francofolies-dans-la-m/

      Finalement, je l’ai dépensé mais en ce qu’ils appellent les retombées économiques. Taxi, restaurant et peut-être même une autre journée don à un mendiant, achat d’alcool…

      Ils ont peur de demander du financement au public de se faire couper par l’État. Et c’est la faute de l’État qui au lieu d’encourager le privé, le décourage.

    • Pour les spectacles gratuits, je suis plutôt d’accord avec eux… Cela engendre plus d’effets externes dans la ville s’il y a des spectacles gratuits. Mais eux parlent de retombées économiques. Les effets externes, c’est la bonne humeur, l’ambiance de fête. la culture, le bouche à oreilles pour la chanson.

      Les dons du public même s’ils sont plus imprévisibles devraient rester ou le mécénat prendre une véritable place dans notre culture.

      ——————————————————

      Passons…

      Revenons à la chanson francophone… C’est très normal que pour les adolescents ce ne sont pas encore très, très présent dans leur bagage. Qu’il y ait plus de musique anglo mais petit à petit en devenant adultes, il y a de la place pour la musique francophone. Et il y a des concerts qui attirent les jeunes en bas de 25 ans.

    • Allons-nous avoir des entrées quotidiennes sur votre blogue au sujet de Festival de jazz comme l’an dernier.

      Disons que pour moi ça mal commencé avec Gil Scott-Heron qui a chamboulé mon emploi du temps avec un spectacle qui a commencé deux heures en retard.

    • Je viens d’écouter ce vidéo dont on parle sur ce blogue: http://vimeo.com/5516284

      Vraiment, vraiment découragé. Je sais que c’est juste une chanson par un chanteur qui “s’essaie”. Je ne suis pas contre la chanson francophone, je l’aime. Mais là là. Là, là. La calotte tout croche avec une chanson ennuyante à mort. À mourir. On a les rappeurs américains avec le fond de culotte qui traîne par-terre. On peux-tu s’arranger un peu et pas leur ressembler. Et chanter la joie, le plaisir. Sans copier la Companie Créole, mais au moins avoir le dynamime et être plus divertissant. Les gratteux de guitare, on en a pleins, trop. Pas pour rien que nos jeunes et même notre génération se tourne vers la musique palpitante et entraînante anglo-américaines depuis des décénnies. Quand j’écoute ce genre d’interprétation, trop présente et trop semblable aux autres, je retourne vers mes groupes favoris anglo-américains. J’aime Éric Lapointe car c’est un bon rocker. Mais sa voix est dur pour les tympans. Dommage.

    • Festival du Jazz: premier jour

      Bon spectacle: Burkina electric: bonne ambience que seul les africains sont capables.

      Shad: Du bon rap de l’ontario avec couleur americaine: rien a dire.

    • The Shotgun Wedding Quintet: ce groupe va jouer ce soir. Combinaison de jazz, rap, r&b, mais ca va etre bon.
      Mais je trouve que la scene principale est plate cette année, pareil aux francos.

    • @salopardamour

      Quel âge avez-vous ? C’était à vous de soutenir Kathleen, par exemple quand elle se faisait critiquer par les humoristes.

      http://www.youtube.com/watch?v=Ka7Mjrp078k

      Ou encore d’écouter du Boule Noire.

      Mais vous semblez avoir certains préjugés contre des genres.

    • Mais c’est pas facile de deviner ce qui peut plaire aux autres. Et c’est pas juste une question de qualité, il y a beaucoup de styles possibles, de tempérament et de caractère.

      Et les radios ne diffusent pas de tout non elles ont leur format et leur créneau.

      Et c’est pas parce qu’une personne trouve cela plate que c’est PLATE.

    • @lecteur_curieux

      Salut à toi.

      J’aimais bien Kathleen mais à cette époque il n’y avait pas de blogue pour prostester comme maintenant. J’aimais cette fraicheur pop comme Mitsou à ses débuts. Les BB aussi. Oui j’ai des préjugés quand notre musique reste trop genre “du terroir”. Le Western québécois, les rigodons, en wei en wei la tite tite tite en win en win la p’tite jument, mon arrière arrière grand-père avait labourer la terre: on peux-tu évoluer pour avoir une musique qui au moins sort de la laborieuse complainte de fond de ruelle, du troisièeme rang de Saint-Gédéon. C’est bien beau que Fais mon la tendresse de Ginette soit la chanson de l’année 2009, mais maudit qu’on est donc loin de tout la musique qui nous fait danser dans nos fête comme la pop américaine. Pour ma part, le dynamisme d’un Jean Leloup égalise plus l’énergie que j’aimerai qui se passe au Québec. On se traite de peuple de matante. Quelques part notre musique reflète bien cela, non? Regardez les reprises surtout anglo-américaines de Sylvain Cossette. Je ne dit pas de passer à l’anglais comme The Box dans les années 80 ou bien Les Respectables qui viennent de passer à l’anglais dans un concours international. Mais d’avoir plus de chanson, comme le rock’n'roll américain, qui nous fouette le sang et nous botte le derrière. Marjo et Corbeau, Gerry Boulet et Offenback, Beau Dommage, voilà des exemples de musiciens qui élève nos âmes et nos coeurs.

    • Moi je vais mettre encore cela sur la faute du formatage exagéré… Et avant les radios commerciales même si le formatage débutait, elles cherchaient à avoir une personnalité, un son. Plutôt que d’engager des vedettes seulement, c’étaient des vrais passionnés de musique.

      Tiens Xavier Caféine pourquoi ne tourne-t-il pas plus sur des radios commerciales ?

      Et ici, il y a un groupe que j’ai vu sur le web… Pourquoi aucune radio ne semble les avoir fait tourner ?

      http://www.myspace.com/demarsmusique

      Je dis être plus partisan des radios publiques comme Radio-Canada et des radios communautaires ou étudiantes à la CISM ou CIBL mais ils ne font pas tourner tous les sons.

      Alors parfois on revient à CKOI mais cela dure pas. D’autres fois on va sur les souvenirsgarantis du 98,5… Mais qui est là pour donner une chance à plus de jeunes groupes ? On se replie sur les hits du passé souvent ou sur un formatage et des partenariats.

      On ne veut plus faire découvrir ce qui va être populaire… On fait jouer ce qui est populaire.

    • @maxell

    • @maxell

      Votre commentaire m’a conquise par tant de cohérence et d’à-propos. Permettez que je vous fasse la bise en guise de remerciement. Un blogueur (1) qui comprend… non, mais c’est émouvant et ça explique mon exaltation. Mille fois bravo. Je sais que monsieur Brunet est aussi d’accord. Vous avez su pointer le malaise là où il est. Merci de l’avoir si franchement et clairement écrit.

    • @ maxell
      24 juin 2010
      11h42
      Bravo pour votre commentaire.

    • Ah bon, il me semble que Maxell mélange un peu tout : les Québécois parlent mal alors on est a le droit de consommer la culture américaine. C’est un peu simpliste comme argumentaire.

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