Alain Brunet

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    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Mardi 22 juin 2010 | Mise en ligne à 19h15 | Commenter Commentaires (28)

    Rufus soliloque, affects spéciaux…

    Rufus

    Je ne vous referai pas le compte-rendu de Rufus Wainwright,  fils bien-aimé de Kate (McGarrigle) qui nous a quittés cet hiver. Mon collègue Alain De Repentigny, notre rufusologue attitré à La Presse, s’est acquitté de sa tâche – voici d’ailleurs son compte-rendu.

    Quelques remarques en rafale, puisque les horaires sont hyperchargés ces jours-ci, pas besoin de vous faire un dessin.

    Lundi soir au Saint-Denis, j’étais venu d’abord pour la première partie, c’est-à-dire la version intégrale et sans applaudissements de l’album All Days Are Nights: Songs For Lulu, créé pendant le déclin funeste de maman Kate.

    Soirée d’affects spéciaux ! Cette esthétique gay, vampiresque et funèbre, certes spectaculaire, pouvait être interprétée comme la métaphore d’un deuil. Évidemment, si on se nomme Rufus Wainwright, la métaphore ne passe pas inaperçue.

    Certains y ont vu un maniérisme exacerbé, d’autres ont conclu à un accès de beauté folle. Personnellement, j’ai penché des deux côtés. Franchement, la tunique et la traîne, la procession dramatique vers l’instrument, tous ces yeux maquillés qui s’ouvrent et se ferment en guise de toile de fond (un concept de Douglas Gordon), bref cette méga catharsis ainsi théatralisée… hmmm… Ça me rappelle la pompe religieuse de certaines cérémonies cathos de mon enfance. Je n’ai rien contre les rituels, remarquez… Celui-ci m’a laissé un tantinet  perplexe. Objectif de l’exercice ? Fort probablement.

    J’étais néanmoins  curieux d’observer comment Rufus Wainwright se débrouillerait au piano, vu le coefficient de difficulté assez élevé de certaines chansons (pour un pianiste populaire). Il s’en est relativement bien tiré, quoiqu’on ait vu clairement son niveau (début de conservatoire ou fin de cégep ) lorsqu’un collègue (un vrai pianiste) est venu l’accompagner en deuxième partie.

    La voix,en revanche, fut magnifique comme toujours. La puissance, le timbre, les nuances, la grande qualité de l’expression.

    Après l’entracte, ce fut plus détendu. Rufus a rangé sa tunique, il a revêtu un joli complet aux couleurs joyeuses. La présence très appréciée de sa frangine Martha, venue de Brooklyn pour lui prêter main forte et même évoquer l’esprit de leur mère, n’avait  rien de funèbre.

    Le choix des pièces a été judicieux, des Nuits de Miami (adaptation française de Josephine Baker) à Memphis Skyline, un fantasme typiquement rufusien (sur le mode mythologique) à l’endroit de Jeff  Buckley, très belle version d’Hallelujah de Cohen, sans compter des chansons maternelles pas piquées des vers, Southern Boys et The Walking Song.

    Voilà une évocation positive et d’autant plus vivifiante de la disparue.

    Alors ? Nous sommes fin prêts pour un autre sujet signé Rufus Wainwright.  Présenté récemment à Toronto, son opéra écrit en français devra tôt ou tard être présenté au Québec.

    all-days-are-nights-songs-for-lulu


    • Bonjour,
      Grande fan de Rufus devant l’éternel, je me suis payée une petite folie cette année en me réservant une semaine de vacances pour voir ses spectacles. Je l’ai vu à Toronto (ainsi que son opéra), à Québec et à Montréal hier. Selon moi, le spectacle qu’il a donné à Montréal surpassait largement les autres. Sûrement que l’excitation de jouer dans sa ville natale et la présence de ses proches (Martha en particulier) y furent pour quelque chose. La première partie en effectivement interloqué plus d’un, mais l’accueil fut meilleur à Montréal. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié, mais j’y émets la même observation qu’a faite Sylvain Ménard lorsqu’il a critiqué le dernier album de Rufus à l’émission de Paul Arcand: c’est du Rufus 102, davantage destiné à ceux qui connaissent déjà l’oeuvre de l’artiste, son cheminement et aussi sa vie personnelle, puisque l’esprit de Kate est omniprésent, tant sur le disque que sur scène. C’est un magnifique hommage d’un fils grandiloquent et blessé à sa mère bien-aimée. J’ai aussi beaucoup aimé le choix des chansons de la seconde partie, qui fut lumineuse, à l’image de l’artiste et de maman Kate dont l’esprit semblait planer sur la salle.

    • “Soirée d’affects spéciaux ! Cette esthétique gay, vampiresque et funèbre, certes spectaculaire, pouvait être interprétée comme la métaphore d’un deuil.”

      Voilà l’aspect qui me dérange le plus dans la musique pop en général. Le côté anecdotique. Pourtant, il fut une époque, où je m’abreuvais de la moindre anecdote au sujet d’une chanson des Beatles par exemple(I’m very Paul ou I berried Paul ou whatever). Cependant, aujourd’hui, peu m’importe l’anecdote derrière la musique, puisque, le jour où, dans mille ans, on aura oublié que sa mère était morte la même année que son spectacle, toute cette mise en scène n’aura plus aucun sens artistique. La musique restera si elle fait du sens musicalement.

    • HS

      @ AB

      OMG. Je suis sans mot, alain. Dois-je m’excuser? J’suis plus sur le beat Cyberpresse, du moins quotidiennement, depuis près de 2 mois. J’ai d’ailleurs annulé mon abonne,ment à LaPresse, à mon grand désarroi depuis 2-3 mois. Pourquoi? Pour plusieurs raisons. En voici une : la négociation ardue qui se trame à la Voix de l’Est. Peu importe. Tout le monde s’En fiche.

      Je n’ai jamais remis votre professionnalisme en question, c’mon !! C’était pas “pour tourner le fer dans la plaie”. Ça pique ma curiosité, c’est tout. Et je crois que c’était une question légitime. Ma réputation doit me suivre tout simplement. Mais c’est de bonne guerre, on a droit d’interpréter le sens de nos paroles comme on le veut, mais cela me fait bien rire quand même… J’y reviendrai, mais je n’ai pas la même conception du civisme que vous, monsieur âgé dans la soixantaine, je crois ou fin cinquantaine, d’abord.

      Je dois aller me coucher, du moins essayer de m’endormir au pc, je n’ai nul autre choix que de remettre ma réplique à plus tard. J’espère demain, apres mon entrevue (mais qu’est ce que je fais debout à cette heure). Et j’aurais jamais dû tomber sur le billet du 17 à cette heure, bordel!

      Pour moi, les VM sont notre CONSCIENCE SOCIALE, pour cela que je les respecte, en outre.

    • Cette voix nasillarde et plaintive, pu capable. En passant, la ville natale de Rufus est Rhinebeck, USA.

    • Malgré mes efforts, je ne suis pas capable d’apprécier la voix nasillarde de Rufus Wainwright et ses chansons que je trouve tellement plates. Vraiment pas capable. Cependant, je le trouve très agréable à écouter raconter ses anecdotes de vie. J’aime sa naïveté. Tant mieux pour lui s’il est tant apprécié pour ses chansons.

    • Les feux d’artifice, l’ai entendu pas mal à CISM. J’ai quand même bien aimé. Quand t’aimes les 4 derniers records de Radiohead, Rufus, c’est de la tite bière. Lorsque ma mère m’a demandé, c’est qui lui, je lui ai rétorqué : ” maman, c’Est une personne avec un plus grand mal de vivre que le mien … ”

      D’ailleurs, est-ce que les voix de Yorke et du Roi Rufus sont similaires ??

    • @buggly

      Je ne vois vraiment pas comment vous arrivez à comparer Radiohead à Rufus Wainwright. Un groupe rock visionnaire et un auteur-compositeur de talent , doublé d’un excellent arrangeur. Aucun rapport, il me semble. Je comprends néanmoins que la voix très typée de Rufus en rebute plus d’un. Et que sa manière puisse se confondre avec l’idée que plusieurs se font du maniérisme.

      Au fait, buggly, j’ai 52 ans, et l’idée que je me fais du civisme n’a pas grand-chose à voir avec mon âge. Par ailleurs, la façon dont vous avez posé la question à l’endroit des Vulgaires Machins, l’autre jour, avait l’air suspicieuse. Tant mieux si je dois comprendre qu’elle ne l’était pas.

    • Juste par curiosité, est-ce que ça existe des gars straight qui trippent à fond sur Rufus Wainwright ? (Je pose la question sans arrière-pensées homophobes.)

    • J’étais au spectacle de Rufus ce lundi… Il y avait d’excellentes chansons, mais c’était beaucoup trop “je suis une diva, regardez-moua”. Le gars, avant de rentrer sur scène, fait dire par quelqu’un d’autre qu’il ne faut pas l’applaudir pendant la première partie de son spectacle, où il reprend en intégralité, le dernier album. Il est seul au piano (c’est vraiment un excellent pianiste et un chanteur incroyablement), et porte une cape à plumes.

      Même lorsqu’il sort de scène (trrrrès lentement), il ne faut pas l’applaudir.

      Lorsqu’il revient (45 min après), tout le monde l’applaudit (cette fois-ci, on a le droit, merci Seigneur !), il continue à faire des bonnes tounes mais, durant ses interventions, fait des pauses au moment où il s’attend à être applaudi. J’avais l’impression d’être à un discours de Fidel Castro ou Ahmedinejad… En tout cas, tout le monde embarquait.

      Exemple :

      “alorrrrrrr, umm, j’ai composé un op’ra”
      (pause)
      (tout le monde applaudit à tout rompre)
      “eille je me soui battou pour que ce soua un op’ra en frenne sé”
      (pause)
      (tout le monde applaudit et crie)

      Même chose avec Hallelujah, où il dit que “son” hallelujah a été téléchargé 7 millions de fois… Je pensais qu’il n’y avait que Leonard Cohen qui pouvait parler de “son” hallelujah, je dois me tromper.

      Cette attitude a un peu gâché la soirée qui, quand même, était très bonne du point de vue musical.

    • @ bruno.t : Je sais que Rufus est né à Rhinebeck, mais il a grandi à Montréal. Je parlais de ville natale dans le sens “hometown”, c’est-à-dire la ville où il a grandi, où il est devenu l’homme qu’il est maintenant.

      @ sullivan: Oui, ça existe, j’en ai rencontré plusieurs à Toronto, dont 2 frères qui étaient venus d’Angleterre spécialement pour l’occasion et qui avaient vu les versions anglaises (Manchester et Londres) de PrimaDonna.

    • sullivan

      23 juin 2010
      10h59
      Juste par curiosité, est-ce que ça existe des gars straight qui trippent à fond sur Rufus Wainwright ? (Je pose la question sans arrière-pensées homophobes.)
      *************************************************************

      Je ne sais pas mais perso, je suis une femme, hétéro et je ne trippe pas sur ce gars.

    • À la fin de mon intervention, m’sieur, je pose une question : les voix de Rufus et Thom sont-elles comparables? J’ai mentionné les 4 derneirs albums de radiohead parce que je trouve que sa voix est plus “psychédélique” et encore plus dépressive que sur les albums antérieurs. Mais sa voix reste peut-être la même au fil de ses opus

      Je connais pas vraiment l’oeuvre du Rufus. Mais jai appris, à force d’écoute -merci cism!- à apprécier les feux d’artifice. Me semble que sur cette chanson, il est possible d’établir des points de comparaison entre la voix de ces deux grands artistes.

      Bonne St-Jean, ami(e)s Québécois(es). Rappelez-vous ce que Lucien a mentionné à TVA cette semaine, dans une entrevue exclusive, dont seul TVA a le secret :). Et je crois qu’il a tout à fait raison. Au final, la responsabilisation entière, totale, absolue des Québécois viendra avec la souveraineté du Québec. Pourquoi? Parce que les Québécois n’auront plus le choix de se démerder seul, de se défoncer pour ne pas se planter et pour ne pas avoir d’l'air de beau “sans dessein”. Alors, lorsque ce jour se présentera, ce sera à chaque individu, dans son âme et conscience, de construire, à chaque jour, le pays de demain. Il faut tout simplement développer un sentiment d’appartenance, ce que je ne vois pas pour le moment (une belle démobilisation, quoi). Ce que l’on doit réaliser : faire croire au monde qu’ils vont VRAIMENT établir les nouvelles bases solides de son entité politique (rêve utopique : sortir le monde économique et financier de là. Oui Power et Québécor de ce monde). Tout ça pour VOUS convaincre d’embarquer dans le projet … le plus vite possible, gang de poisson, ben non, c’est moi le fish finalement

    • @scotch et sullivan

      Je suis complètement straight, et j’aime plusieurs albums de Rufus. Le dernier show ? Pas tout à fait, mais celui de Release The Stars, absolument.

      @ buggly

      Les voix de Thom Yorke et Rufus sont pas mal différentes, je n’y ferais qu’un tout petit rapprochement. D’autant plus que les manières de chanter, me semblent étrangères l’une de l’autre. Enfin, vous avez beau y voir quelque chose…
      Quant à vos idées sur le projet de nation et vos citations de Lulu, vous n’êtes pas exactement à la bonne enseigne pour les faire valoir. Surtout sans le prétexte de la musique, St-Jean ou pas.

    • Les tounes lentes de Yorke, au piano, ont souvent une parenté avec l’esthétique de Wainwright.
      La plus flagrante: The Pyramid Song. J’irai même jusqu’à dire qu’elle est “rufussienne” à moins que ce soit Rufus qui soit “thomesien”. Dépouillé de l’électronique et dans sa plus simple expression, la comparaison est tout à fait justifiée. Je pense aussi à cette autre chanson sur “I Might Be Wrong”, Like Spinning Plates. Rufus chanterait ça comme rien.

      Moi je connais des gars qui ont aimé son premier album, mais qui ont décroché quand ils l’ont vu en spectacle: trop “féminin” disaient-ils. Mon beauf a aussi été déçu quand il a loué les concerts vidéos de Led Zep parce qu’il trouvait Robert Plant trop féminin.
      Les gars straights sont parfois bizarres, que voulez-vous…

      Je n’ai pas vu le spectacle, mais l’esthétique, la symbolique, peuvent très bien marquer, stimuler l’imagination sans qu’on sache la moindre chose à propos de Kate McGarrigle. Même chose pour Dinner At Eight: il l’a écrite pour son père, mais l’auditeur s’en empare, la fait sienne.
      Un peu d’imagination !!

    • En passant, je ne connais pas la musique comme vous. Je ne fais que l’écouter. Aucune connaissance technique, j’dois l’avouer. Alors, je ne suis qu’un intervenant chiant, je le concède.

      Mais répondez-moi svp? Combien de fois pouvez-vous écouter un album avant de le “critiquer”. Expliquez-nous votre méthode de travail? Je ne sais pas pourquoi je vous demande cela? Utilisez-vous certains outils de rédaction ?? Peu importe …

      Quant à ma vision politique, et bien, désolé! Mes excuses à ceux que jai offensés! Le plus important est que cela m’ait fait le plus grand bien, non ? Merci à vous, alain.

      Je reviens dans 3-4-5 jours sur mon intervention du 13-14 ou 15, sur ma conception du civisme (votre âge ne joue peut-être pas un rôle là-dedans étant donné de quoi, alain, votre baggage, votre culture, le fait que vous soyez un homme raisonné, ouvert d’esprit, érudit, cultivé, en ayant vu d’autres – je parle des artistes) et sur d’autres choses. Mais pour des gens n’ayant pas votre “thinking”, l’âge, le temps peut influencer nos perceptions, non ? Je vais essayer de m’expliquer le mieux possible, sans me défiler, si dios le veut bien

    • @ben50

      Je viens de me taper quelques chansons de Thom sur sa page MySpace. Franchement, je persiste à croire que c’est très différent de Rufus. Yorke a la voix plus haut perchée, moins métallique, moins nasillarde. Dans la plupart de ses chansons, il utilise sa voix de fausset (haut de contre), contrairement à Rufus.

    • Cool Ben!

    • Là où l’on peut se rejoindre est dans le fait que ce sont 2 personnes “fucké dans tête” !

    • @buggly

      Un album doit être écouté trois fois. Souvent, la première est la bonne, mais je réécoute au moins deux autres fois en cours de rédaction. Non il n’y a pas d’outils supplémentaires pour écrire des critiques – à quoi pensiez-vous ? Oui, c’est vrai, le temps et l’expérience peuvent faire évoluer les perceptions, mais les convictions de fond doivent demeurer bien présentes malgré les nuances que procure la connaissance profonde d’un sujet.
      Quant à votre connaissance, ne vous en faites pas, je n’écris pas pour des spécialistes.

    • Là où nous nous rejoignons, buggly, c’est que nous préférons tous deux Radiohead à Rufus.

    • J’voudrais pas faire mon ostineux, mais j’ai bien pris soin d’identifier deux chansons de Radiohead, peu ou pas électronisées, alors que Yorke en solo (The Eraser) est dans le tout-à-l’électronique !
      Ce n’est pas dans le timbre de la voix, mais dans la musique: quelque chose de Britten qui traîne dans le décor.

    • OK on s’entend sur l’esthétique d’une couple de chansons au piano. Marché conclu !

    • Tiens moi je dirais rapido qu’ils peuvent faire dans la langueur tous les deux et au sens positif du terme. Mais d’une manière différente.

    • Attaboy! Par contre, on s’entend è 100% sur le concert de Salif Keita. Extraordinaire. Pour ma part, avec La différence je commençais un peu à m’ennuyais de ses travaux avec Zawinul ou Vernon Reid mais ce concert était en effet dans une classe à part.

    • Je ne comprends pas qu’on puisse tiquer sur la mise en scène du spectacle de Rufus Wainwright. Est-ce si dérangeant de voir un artiste s’habiller d’un costume et s’accompagner d’une projection sur un écran? Allons donc! Tant d’artistes pop, de groupes rock de toutes sortes, font appel à des stratagèmes (beaucoup plus) élaborés pour créer du spectacle.

      Dans le cas de Rufus Wainwright, c’était bien peu de chose et ça ne compromettait aucunement la qualité de sa prestation musicale. Avec un album aussi dépouillé et mélancolique, une mise en scène théâtrale forte était la bienvenue. Moi, c’est le spectacle qui m’a convaincu, alors que je n’avais pas tant aimé l’album jusqu’à maintenant.

      Personne ne semble avoir relevé que Songs for Lulu fait un clin d’œil à la star des années folles qui a tiré sa révérence après l’avènement du cinéma parlant. Or, Rufus s’est trouvé tout bonnement à accompagner au piano… un film muet. Quelle belle idée!

      Je crains que le contexte réel de l’artiste, la tragique disparition de sa mère, n’ait au bout du compte pris toute la place dans les yeux de plusieurs. C’est vrai que la réalité a pleinement nourri l’œuvre et qu’à Montréal, le spectacle était particulièrement poignant. Mais il ne faut pas complètement éclipser la volonté de transposition artistique de l’auteur-compositeur.

    • @sullivan,
      Aucune idée… mais je suis un gars straight qui a déjà trippé sur Gavin Friday, dont j’imagine que tout est possible!

    • (ps: Gavin Friday, en voilà justement un autre qui faisait des mises en scènes “tragicomiques” sur scène!)

    • À vous qui ne sauriez apprécier le talent de Rufus Wainwright parce qu’il est gai, soyez avertis que les personnes suivantes le sont ou l’étaient, elles. Par conséquent, pour vous éviter le supplice de devoir ‘subir’ leurs oeuvres, vous gagnerez du temps en vous référant à cette liste que j’ai dressée.

      N’écoutez pas : Schubert, Chopin, Brahms, Saint-Saens, Tchaikovsky, Satie, Ravel, De Falla, Gershwin, Poulenc, Britten, évitez surtout Trenet

      Ne lisez pas : Verlaine, Rimbaud, Lautréamont, Marguerite Yourcenar, Oscar Wilde, Kipling, Proust, Cocteau, François Mauriac, Brecht, Garcia Lorca, Tennessee Williams, Truman Capote.

      Vous n’apprécierez pas non plus les œuvres de Donatello, Botticelli, Leonard De Vinci, Michel-Ange, Eugène Delacroix, Francis Bacon, Andy Warhol.

      Pour ceux, plus insécures, qui auraient besoin de biffer davantage de noms de personnes gaies dans leur répertoire d’idoles, je peux leur fournir une liste plus exhaustive sur demande.

      N.B. J’ai vu le spectacle de M. Wainwright dimanche à Québec, accompagnée de 8 hommes ‘straights’ qui ont grandement apprécié son talent. Certains sont mêmes allés le voir le lendemain à Montréal.

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