Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Samedi 22 mai 2010 | Mise en ligne à 18h09 | Commenter Commentaires (21)

    Gratos ou pas gratos, la zizique ?

    gratuit

    Avec cette perspective de la gratuité légale mise en relief  dans notre dossier publié dans La Presse et sur Cyberpresse, il y a lieu d’y perdre son latin sur les notions de piratage ou non piratage. De s’y confondre. Et, finalement,  d’y trouver son compte !

    C’est du moins ce que nous avons tenté de vous démontrer. Et, croyez moi, ce n’est que le début d’un profond bouleversement.

    Pendant que les multinationales de la musique et nombre de puissants labels indépendants dénoncent encore les pirates de la musique, c’est-à-dire ces dizaines de millions d’internautes qui mettent à disposition et/ou échangent illégalement des milliards de contenus musicaux, des offres gratuites et parfaitement légales de consommation en ligne pullulent sur la Toile.

    Pourquoi cette confusion?

    Parce que l’industrie de la musique enregistrée n’a plus le choix de s’adapter à l’environnement numérique, ses plus importants acteurs ne cessent de conclure des ententes commerciales avec une multitude de plateformes en ligne. Ces dernières proposent l’écoute en transit de la musique, offrent des téléchargements gratuits ou suggèrent des services plus performants aux plus intéressés qui voudront bien débourser quelques dollars par mois.

    Pendant ce temps, des milliers de netlabels, essentiellement menés par des entreprises ou artistes émergents, se montrent encore plus souples, puisqu’ils offrent une large part de leurs répertoires en téléchargement gratuit. Inutile d’ajouter que cette masse d’artistes parfaitement adaptés à l’internet évoluent à contre-courant de l’establishment multinational de la musique.

    Enfin, la webradio permet aux internautes de syntoniser une variété infiniment plus vaste de programmations musicales que ne leur permet la bande FM dans leur localité. Des stations  d’ailleurs deviennent disponibles chez soi, si bien sûr on se donne la peine de les découvrir. Ces stations traditionnelles s’ajoutent ainsi à des dizaines de milliers d’autres webradios qui diffusent exclusivement en ligne.

    Voilà autant de moyens d’apprécier et découvrir la musique légalement, sans payer. Enfin… sans payer directement. La gratuité est un leurre, on ne le répétera jamais assez. La connexion internet, le baladeur numérique, le téléphone cellulaire 3G et l’ordinateur personnel bouffent une part importante de votre budget, n’est-ce pas ?

    1. Les sites de streaming gratuit

    logo_mondomix

    L’écoute en transit, plus communément connue sous l’appellation streaming, est une pratique qu’encourage une multitude de sites autorisés par les titulaires du droit d’auteur. Ces sites permettent également l’écoute partielle ou intégrale de chansons ou pièces instrumentales, sans compter une variété de téléchargements gratuits.

    Malheureusement, les services les plus performants à ce titre ne sont pas disponibles au Canada : Spotify,  Pandora, AOL Music, YahooMusic ou Napster, pour donner des exemples très connus, ne fonctionnent pas à l’intérieur de nos frontières. D’autres, cependant, sont à votre disposition.

    Des exemples ?

    last.fm, un site britannique, offre à ses 30 millions d’utilisateurs de 200 pays un service de radios personnalisées, des extraits d’albums et la possibilité à ses membres de partager leurs propres listes de chansons ou pièces, à condition qu’elles soient acquises en toute légalité.

    We7, un site également britannique, offre un service similaire, avec une sensibilité pop anglo-américaine il va sans dire. Sur Wikipédia, on estime que 2,5 millions d’utilisateurs y pigent quotidiennement dans un répertoire de 4 millions de chansons. On peut aussi découvrir les listes d’artistes connus, les radios adaptées à multiples genres et sous-genres. Or, il semble que l’écoute gratuite s’y limite généralement à des extraits de chansons ou pièces.

    MusicMe, un service français offert en français, suggère des extraits de morceaux et permet l’écoute intégrale de plusieurs chansons ou albums. Aujourd’hui même, il est possible d’y entendre le contenu entier de Mystic Rumba, nouvel album d’Arthur H, pour ne citer que cet exemple. À l’instar des autres plateformes de même type, MusicMe offre aussi une variété de webradios, listes personnalisées de chansons et albums à la demande dans plusieurs catégories.

    Pour leur part, les amateurs de musiques du monde peuvent accéder à Mondomix, une initiative française qui déborde largement les frontières de l’hexagone. On peut s’y enquérir des actualités musicales de tous les continentes, obtenir des informations sur une variété considérable d’artistes, regarder leurs vidéos, lire des reportages, chroniques ou blogues.

    Plus modestement, MyMusicStream offre une sélection d’artistes issus de labels indépendants dont on peut écouter intégralement les chansons en transit ou encore télécharger gratuitement plusieurs chansons en format MP3.

    Et l’on ne compte pas les sites d’archives libérées de droits Music Archive et Wolfgang Vault, dont mon collègue Philippe Renaud a souligné les vertus.

    Bien entendu, il faut rappeler l’exisence des médias sociaux se consacrant à la musique et autres contenus audiovisuels: MySpace, SoundCloud ou BandCamp. Ce blogue en fait usage depuis un bon moment déjà…

    Liens utiles:

    Mondomix

    Music Me

    We 7

    Last.FM

    All Music

    My Music Stream

    Music Archive

    Wolfgang Vault

    MySpace

    BandCamp

    SoundCloud

    2. Les netlabels

    netlabels_org_sticker

    Boudés par les maisons de disques qui réduisent leurs répertoires depuis les débuts du piratage (il y a exactement dix ans), des dizaines de milliers d’artistes ou groupes ont entrepris de se regrouper autour de netlabels, c’est-à-dire qu’ils offrent presque exclusivement leurs productions en formats numérisés sur l’internet. La vaste majorité d’entre eux consentent à mettre gratuitement une large part de leurs contenus à la disposition de leur public, et ce en toute légalité. On comprendra que leur notion de la propriété intellectuelle est beaucoup plus souple que celle des grandes étiquettes de musique.

    Nombre d’artistes liés aux netlabels reprennent d’ailleurs le modèle Creative Commons, un concept du droit d’auteur adapté à l’environnement et initié par le juriste américain Lawrence Lessig.  Bien évidemment, ces étiquettes de musique nouveau genre disposent de modestes moyens financiers et comptent sur un personnel réduit afin de mener à bien le marketing viral de leurs contenus en ligne.

    Voici quelques exemples pris au hasard… ou presque.

    Spécialisé en musique électronique, le netlabel allemand Thinner s’est taillé une réputation enviable, idem pour Headphonica, autre label allemand qui ratisse plus large, c’est à-dire de l’électro expérimental au jazz d’avant-garde. Les netlabels espagnols, Trastienda et Dominitiku eux, font respectivement dans le rock alternatif et le jazz.

    Ce n’est que la pointe de l’iceberg; le site netlabels.org recense plus de 1800 étiquettes du genre !  D’aucuns croient que des centaines d’autres netlabels n’y ont pas encore été répertoriés…

    Liens utiles

    Site des netlabels

    Répertoire des netlabels

    Thinner

    Trastienda

    Doministiku

    3. Les webradios et les meilleures radios publiques en ligne

    logo_radiotuna

    Non seulement est-il possible d’écouter la radio traditionnelle en transit sur l’internet ou en baladodifusion, mais encore peut-on désormais syntoniser des milliers de stations exclusivement sur la Toile.

    Insatisfaits de leur bande FM, les amateurs de radio traditionnelle peuvent ainsi élargir leurs horizons. On peut, par exemple, accéder aisément aux meilleurs services de la BBC ou de Radio France, découvrir les différentes chaînes des meilleures stations publiques. Pas moins de onze chaînes sont proposées par le service britannique.

    Tous les genres musicaux s’y déclinent, et l’on ne compte pas les nombreuses stations régionales et baladodidffusions que l’on peut également capter via l’internet en accédant à la page d’accueil de la BBC. Idem chez les cousins, Radio France : une onzaine de chaînes spécifiques, dont quelques-unes se consacrent particulièrement  à la musique – on vous suggère France Inter, France Musique et Le Mouv. Il existe aussi en France des initiatives privées de grande qualité, on pense illico à Nova, une station parisienne innovante depuis le début des années 80. Située près de Bastille, la station a su actualiser ses propositions au fil du temps.

    En fait, toutes les sociétés avancées offrent des programmations musicales de grande qualité. Un répertoire en ligne sur Wikipédia nous permet d’ailleurs d’accéder à chacun de ces services publics hautement recommandables.

    Au Québec ? La totalité des stations FM, qu’elles soient privées ou publiques (Première Chaîne de Radio-Canada, Espace Musique, sites Espace Jazz, Espace Classique et bientôt Espace Chanson), sont repérables sur l’internet. À ces stations s’ajoutent un nombre croissant de webradios.

    Liens utiles

    Radio Tuna, répertoire des meilleures radios sur l’internet

    BBC

    Radio France

    Radio Nova

    Sr

    Radio suédoise

    Répertoire wikipédia des radios publiques

    Répertoire des webradios au Canada

    Podomatic, agrégateur de podcasts

    Répertoire des radios québécoises


    • MusicMe est, à mon avis, le site le plus intéressant puisqu’il permet l’écoute des albums complets(une collection impressionante) et ce, sans devoir créer un compte utilisateur.
      Un autre incontournable…le listening party de AOL et de Spinner Canada. Nouveaux albums de la semaine en écoute complète.

    • Les artistes tels Radiohead, Björk, The Smiths profitent de la gratuité de la musique puisque les amateurs sont prêts à payer plus cher pour un spectacle s’ils connaissent davantage le corpus du ou des dits musiciens ou bien d’autres encore. Sonic Youth perd au change mais il est vrai que les membres du groupe ne sont pas tellement à l’argent. S’il fallait payer, bien des choses qu’on ne téléchargerait pas, il faut dire. La musique, la vraie, est gratuite. Messiaen, lui, l’a bien saisi lorsque qu’il composât le Quatuor pour la Fin des temps.

    • du temps* (Quatuor pour la Fin du temps)

      Mea Culpa, Mea Culpa, Mea Culpa

      Rien de tel pour se reconnaître mortel… Hélas !

    • @ Cadavreexquis

      Comme la gratuité est intimement liée au téléchargement, pas sûr que les Smiths en aient beaucoup profité pour vendre leurs billets de concert. Le groupe s’est séparé en 1987, soit une bonne dizaine d’années avant la démocratisation d’Internet!

    • Gratos ou pas gratos, la zizique ?

      Gratos bien sûr…

    • vouloir de la musique gratuite c est comme dire a la rtiste que sa musique vaut rien

    • @piedoq

      Si on suit votre logique, le travail des acteurs d’un téléroman, des concepteurs d’émissions de radio, enfin tout ce que vous consommez sans payer depuis si longtemps dans les médias traditionnels et dont les revenus ne sont pas générés par l’achat direct, ne vaut rien non plus. Longtemps,la musique enregistrée a créé son modèle d’affaires sur la vente de supports. Ça achève. Pour plusieurs, c’est bel et bien terminé. En aucun cas, il faut en conclure que la musique ne vaut rien. Bien au contraire.

    • @Alain: Sauf votre respect, je ne suis pas d’accord avec votre argument. Vous ne comparez pas des pommes avec des pommes. La musique d’un artiste n’est pas rétribuée à l’avance comme c’est le cas pour les acteurs ou animateurs de radio qui recoivent un salaire pour pratiquer leur art. Vous ne payez pas la télévision et la radio? C’est vrai directement, mais on paye indirectement pour sûr. Si on pense à Vidéotron et Bell, il me semble qu’on paye la télévision chaque mois. Les radios sont des entreprises privées qui fonctionnent comme n’importe quelle entreprise et elle paye son monde tous les jeudis. Si c’était pas rentable, on aurait pas de radio. Même s’il faut vivre avec le piratage audio/vidéo et le téléchargement illégal et qu’il faut trouver des façons de faire pour que les artistes puissent vivre du fruit de leur travail, il reste que, philosophiquement parlant, Piedoq souligne quelque chose qui mérite d’être reçu par les gens qui téléchargent illégalement. La valeur d’une oeuvre…je trouve ça intéressant.

      Pour finir, je connais personne, moi, qui travaille pour rien. Quand je pense, en plus, que souvent les musiciens d’un band sont moins payés que les éclairagistes, les soundmans et cie…c’est quand même le monde à l’envers…stie.

    • C’est vraiment une arme à deux tranchants. D’une part, le téléchargement gratuit est un outil de diffusion incomparable, mais qui en contrepartie peut priver le créateur de revenus substantiels. Je ne crois pas que légiférer là-dessus règlera le problème.

      Personnellement, c’est clair que je ne peux me permettre d’acheter tout ce que j’aimerais entendre et le streaming m’emmerde au plus au point, alors je télécharge. Ceci dit, je m’assure d’encourager de différentes façons les artistes que j’apprécie le plus: J’achète des billets de concerts, des produits dérivés, et il m’arrive même souvent d’acheter un album que j’ai téléchargé précédemment. Faudra que ce genre de prise de conscience se fasse à plus grande échelle un jour.

      D’autre part, l’artiste lui-même doit utiliser la technologie intelligemment. Misteur Valaire le fait avec brio, alors pourquoi pas les autres? On souhaite à tous les artistes de vivre de leur art, mais pour ce faire, l’artiste doit mettre son chapeau d’entrepreneur et trouver le moyen de rejoindre adéquatement sa clientèle. Suivre l’évolution de la technologie fait partie des défis à relever pour y arriver.

      Bref, tout le monde doit être réaliste et faire sa part.

    • @charlie

      Le modèle de rétribution est loin d’être au point. Tout est à refaire à ce titre… et on n’est pas sorti de l’auberge. Assuréement on va encore bloguer là-dessus pendant des années avant qu’on en arrive à une rétribution équitable et décente des créateurs dans un environnement numérique. Si vous me lisez depuis un moment, vous savez bien que je suis profondément préoccupé par le sort des créateurs sur l’internet.

    • Intéressant cette offre légale dont je profite aussi mais personne ne l’utilise de la même manière.

      On parle du débat pour payer les artistes ? Bien sûr, mais pour ma part je n’ai jamais vraiment payer directement pour la découverte. Oui des montants dans le légal vont aux artistes mais cela ne veut pas dire que c’est la valeur qu’on y accorde.

      Je vais sur le web pour me renseigner et découvrir, pour discuter, pour partager.

      Alors ? Voyons donc, c’est comme le bouche à oreille entre amis où l’on se faisait partager nos découvertes. Ou pour d’autres sites c’est une vitrine.

      L’album est en VITRINE sur MUSICME pour moi qui ne suit pas équiper pour faire une écoute de qualité mais de qualité suffisante pour me faire une bonne idée de l’album. Je peux écouter un album que je n’acheterai pas et que j’aurais pas acheter de toute manière. Mais j’ai pu participé à une discussion. Alors ? Mais je contribue à faire la PUB de l’artiste en en parlant et je lui demande pas de me payer pour cela.

      J’achète plus qu’avant pour ma part de produits culturels qui vont directement aux artistes mais j’achète peu. Mon budget peut avoir changé. L’internet ? Mais c’est ma consommation de télé qui a diminué ? Et elle comporte elle aussi un coût pour l’utilisateur, c’est son temps. Les factures ont grimpé ? C’est dommage pour les journaux mais oui nous avons coupé dans notre abonnement.

      Mais ce vendredi, j’ai acheté un exemplaire du journal concurrent, Le Devoir… Pensez-vous que mon 1,25$, équivaut à la réelle valeur que j’accorde ? Bien non, il y a un très grand surplus du consommateur mais que je ne peux pas vous chiffrer. Alors qu’un livre ? La lecture peut être bien plus frustrante et si on aime pas cela… On va acheter un livre qu’on veut garder et lire et relire pendant des années ou bien un livre qu’on a eu un coup de coeur. C’est une découverte ? Bien oui, cela m’est arrivé dans le but de donner une chance à une nouvelle auteur dont j’avais juste lu la jaquette en arrière. Mais je suis allé la rencontrer au Salon du livre et j’ai payé mon entrée là et c’était seulement pour elle que j’allais ou presque. J’ai acheté le livre, j’ai eu sa dédicace et j’ai fait le tour de la place tout en voyant des gens ou en parlant un peu mais je suis parti après. Je ne suis pas resté vraiment longtemps.

      Et encore sur le sujet de payer… Faut-il faire payer les clients avant qu’ils entrent dans la librairie ou le disquaire ? Les faire payer s’ils demandent à écouter un album ? Mais oui, ils payent tous indirectement cela est inclus dans les prix.

      Un artiste veut gagner sa vie avec son art ? Il doit d’abord être DIFFUSÉ et se faire connaître pas suffisamment de monde pour obtenir un public.

      Tu as un public assez grand ? Tu vas pouvoir vivre de ton art et c’est bien plus important que le l’histoire du téléchargement. Mais pour beaucoup d’artistes très intéressants, le public ne sera jamais assez large même s’il est là. Alors, il faut quand même qu’il y ait un INTÉRÊT suffisant POUR INCITER les donneurs de SUBVENTIONS (donc les gouvernements), les commanditaires on encore plus miraculeux des MÉCÈNES.

    • C’est comme tourner à la radio ? Pour que ce soit payant pour l’artiste il faut quand même qu’il tourne un peu plus qu’une fois… Quoique déjà la première fois cela peut inciter des gens…

      Oui tu es payé en droits d’auteur mais même à la limite certains pourraient payer pour y tourner. C’est pas pour rien que des artistes passent beaucoup de temps sur MySpace ou sur leur site internet. Se faire connaître par un public ou par des personnes disons en mesure de DÉCIDER de vous programmer dans un festival ou ailleurs c’est là qui est la force.

      C’est une question de négociation finalement. Bon mais si on veut faire payer plus au public directement il risque de moins écouter votre musique. Moins tu es écouté, moins tu as de chance de pouvoir en faire un métier.

      Un artiste qui ne s’adresse pas vraiment à la masse ? Il doit CIBLER les niches où il pourrait y avoir un public potentiel.

      Pour la télévision ? On était même aux oreilles de lapin à une autre époque. Et revenons à la logique encore et toujours du nombre… La cote d’écoute… Mais si tu fais pas dans la masse c’est plus les personnes qui t’écoutent ou te regardent, le public que tu pourrais intéressé que juste le nombre… Il en faut quand même…

      —————————

      Le web peut donc servir comme ne pas servir les artistes. Et eux de réussir à voir quoi en faire et à être bien représentés ou avoir des gens qui défendent leurs intérêts réellement. Mais qui ? Occupez-vous de vos affaires sinon d’autres vont s’en occuper à votre place.

      Un autre point, en musique il y a pas vraiment comme dans le vin un rapport en le prix d’un CD et sa qualité au niveau artistique et c’est la même chose pour les concerts. Non c’est axé sur l’offre et la demande mais les plus connus peuvent exiger le plus cher… Car les places sont limitées même dans un grand stade…

      La vraie de vraie bataille pour les artistes devraient être dans la volonté qu’il y ait diffusion de leur travail. Même bien avant les droits d’auteur.

      Si personne le sait que vous êtes un ”génie” alors ni de votre vivant ni même après votre décès on risque de vous reconnaître sauf peut-être si on fait des fouilles et encore là un talent cela se développe.

      Et pas juste les artistes mais certains on pourrait considérer qu’ils sont bien plus une SOURCE DE POLLUTION auditive, sonore et visuelle qu’autre chose… Juste à se boucher les oreilles pendant qu’on fait son supermarché ? Pas si facile à évaluer quand même et cela peut être subjectif.

      Sinon ce serait simple on taxerait les ”artistes” multimillonnaires qui ne sont pas tellement créatifs ou qui l’ont déjà été mais qui ne le sont plus pour redonner à ceux qui font avancer la musique.

    • Alors l’internet ?

      -Pour les artistes cela n’a-t-il pas contribué à en faire connaître beaucoup plus qu’avant mais il y a peut-être un plus grand éparpillement et une plus grande concurrence entre les fonds qui iraient à un ou l’autre. Plus de gens peuvent se faire connaître et penser peut-être pouvoir en faire un métier mais ils sont peut-être moins nombreux qu’avant à réussir à bien gagner leur vie.

      - Pour des utilisateurs comme moi ?

      Oui je pourrais difficilement m’en passer aujourd’hui mais je trouve quand même que l’internet est trop cher mais c’est pas le seul service trop cher, le téléphone c’est encore pire pour moi. Et je ne peux pas m’en passer non plus quoiqu’on peut réorganiser.

      On trouve cela cher ou encore que l’on paye pas pour la valeur qu’on accorde et avec des forfaits rendus avec une grande capacité mais qu’on est assez obligé de prendre vu que notre consommation fluctuerais d’un mois à l’autre. On est amené à consommer beaucoup et même plus que ce qu’on voudrait. C’est le principe de l’ABONNEMENT et quand on va à certains concerts on se le dit … VOILÀ un public d’abonnés… Et des gens pensent qu’ils sont plus connaisseurs ? Certains oui, d’autres non. C’est pas les vrais fans ils y vont pour rentabiliser leur abonnement.

      Oui cela rentabilise mieux pour les compagnies avec les abonnés mais cela amène des gens à surconsommer ce qui ne les intéresse pas au plus grand niveau.

      Et tout ce débat là de redevances et tout… Cela dépend à qui elles seront versées mais si c’est un montant minime par écoute. Qui va en profiter ? Les GRANDES STARS comme toujours et plus qu’AVANT… Si les artistes jouent trop le jeu de l’industrie ils continuent en s’impliquant dans ce débat là à faire en sorte de favoriser le maintient d’un PETIT NOMBRE au sommet de la pyramide commerciale et un nombre de plus en plus restreint et une concentration des montants disponibles dans leur poche.

      Alors votre combat c’est la diffusion mais la diffusion intelligente…

    • “@Alain: Je sais bien que ça vous préoccupe et que vous articulez et nuancez votre point de vue. Et j’apprécie beaucoup votre réflexion. C’est votre syllogisme pour répondre à piedoq qui m’a titillée ;-))
      Bonne soirée.

    • Et toutes ces nouvelles souces vont emmener les gens à passer combien de temps par jour devant leur ordi?

    • *sources

    • Pour ma part, je trouve qu’on évacue toujours trop rapidement un élément essentiel dans ce débat : le téléchargement illégal. Car s’il est vrai qu’on peut écouter et télécharger de la musique gratuitement sur le Web, il y a cependant un nombre effarant de téléchargements illégaux.

      Que les gens qui font ces téléchargements illégaux se justifient comme ils le voudront, il n’en demeure pas moins qu’ils s’approprient ainsi des biens culturels sans l’autorisation de leurs auteurs/propriétaires. Si des musiciens offrent leur musique gratuitement sur le web, c’est parce que cela leur convient. Si d’autres ne le font pas et veulent la vendre, ce n’est pas à moi de juger s’ils en ont le droit et lorsque je m’approprie leur musique, je le fais illégalement, point.

      Est-ce qu’il y a d’autres catégories de biens, mis à part la musique et les films, que les gens s’approprient ainsi sans autorisation, illégalement, parce qu’ils jugent que les produits en question devraient être gratuits ? Les gens justifient ces téléchargements illégaux en disant qu’ils n’ont pas l’argent pour acheter toute la musique qu’ils aiment… mais peut-on aller chercher tout ce qu’on aime quand on ne peut payer ?

      Si certains musiciens jugent profitable pour eux de distribuer gratuitement leur musique sur le Web, tant mieux, je m’en réjouis pour eux et pour moi. Mais je crois encore que télécharger de la musique illégalement, c’est tout simplement du vol.

      Quand il n’y aura plus d’industrie de la musique enregistrée, qui distribuera encore gratuitement sur le Web la musique de ceux qui ne sont plus ici, les John Coltrane, Mahavishnu Orchestra, Franck Dervieux, Léveillée-Gagnon ?

    • Oui mais sur un cellulaire, la radio par internet ça coûte cher.

    • astyanax

      The Smiths= Morrissey

    • Pour moi, la radio conventionnelle peut être encore et toujours excellente et oui même si on critique Espace Musique, ce soir j’écoute Rajotte un peu distraitement mais la musique qui joue sur ma radio me semble excellente, je suis sur l’internet mais c’est ma radio qui joue…

      Ce qui me fait peur pour l’avenir, c’est bien plus cela l’obligation qui pourrait être faite d’avoir tout sur internet… Autant pour la radio que la télévision…

      Il faut se rappeler qu’avec la télé on était avec nos oreilles de lapin…

      Alors je suis porter à penser un peu le contraire d’Alain mais c’est que j’ai pas le même parcours du tout. Oui l’internet aide des artistes à se faire connaîte et peut-être qu’en payant mais j’ai une autre vision à quoi cela pourrait ressembler et pas tellement visionnaire…

      Tout simplement le transfert de ce qui se fait par la télévision et le Web sur internet et les principaux sites deviennent soient payants ou inclus dans votre forfait…

      Pareil comme on compose un forfait de CÂBLE POUR LA TÉLÉ…

      Et même les sites des journaux pourraient eux aussi faire partie d’un abonnement de base ou par forfait…

      http://www.videotron.com/service/television/illico/

      Non c’est pas très visionnaire mon affaire mais on regarde juste un clavier d’ordinateur cela ressemble encore à la machine à écrire et c’est encore l’inspiration de la télévision votre écran…

      La télévision et les jeux vidéos et l’informatique… Les principaux sites webs vont tout simplement devenir des chaînes et auxquelles il faudra probablement s’abonner par forfait ou dans le service de base…

      C’est le gratos le problème ? Voyons donc, on ne payait rien pour avoir la télé avant du moins pas comme usager, votre appareil coûtait quelque chose c’est sûr, votre radio aussi… Et pour se cultiver ? On allait à la bibliothèque…

      La multiplication des chaînes à la télé a-t-elle vraiment augmenté la diversité ?

    • Well written article with tonnes of information. Just to add more, I think this music publication should have been included as it is one of the fastest growing in the UK. http://www.britznbeatz.co.uk.

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