Alain Brunet

Archive du 8 mai 2010

Elektra 2010

La saison des festivals de musique s’est ouverte avec  Elektra  qui fait essentiellement dans l’art vidéo et l’électroacoustique.

Le grand marathon de musique se terminera en août,  tiendra son chroniqueur/blogueur trrrrès occupé… et trrrès heureux de l’être.

Elektra en apéro, donc. Si on accuse un léger retard dans sa préparation, on peut encore lire  l’interview accordée par le fondateur du festival, le compositeur Alain Thibault.

En marche depuis jeudi, Elektra culmine samedi et dimanche, pour se terminer lundi. Voici l’horaire et toute l’info sur le site officiel.

J’y ai passé quelques heures vendredi, le temps d’assister à quatre performances d’affilées.

Franchement, je ne m’y connais pas des masses en art vidéo / électroacoustique, accouplement de disciplines que je fréquente annuellement dans les salles toujours pleines de l’Usine C.

Oui, toujours pleines.  Avis à ceux qui croient encore ce genre d’entreprise dédiée à une poignée d’avant-gardistes subventionnés qui  n’attirent presque personne ! Si vous souscrivez à cette idée reçue et toujours répandue, laissez-moi vous dire que êtes à côté de la plaque: je puis en témoigner, la croissance étonnante de ce public fervent est inversement proportionnelle à l’intérêt qu’y portent les institutions gouvernementales (surtout au fédéral en cette ère conservatrice), médias traditionnels  et commanditaires privés.

Toujours est-il que vendredi, de 21h jusqu’à passé minuit, j’y ai vu et entendu une série d’exercices conceptuels qui m’en ont appris sur les outils d’intervention de l’art vidéo en mode électroacoustique. Peut-être davantage (ce soir-là) que sur la fibre créatrice qui puisse en émaner.

Tour à tour, les performances de ces artistes m’ont semblé tenir davantage de tableaux stylisés (illustrant les immenses potentialités des technologies numériques audiovisuelles) que d’oeuvres complètes, puissantes, sensibles.

J’avais plutôt  l’impression d’assister au traitement d’une matière qui mènerait un jour à des oeuvres à part entière. À des fragments d’oeuvres. Mais bon, on me dira que c’est ça l’art vidéo, et que je n’y connais que dalle pour me prononcer. Je ne prétends donc pas à la critique éclairée dans le cas qui nous occupe. Je fournis simplement quelques impressions.

N’empêche… Prenez l’ultime des quatre numéros auxquels j’ai assisté vendredi, cette performance immersive «coup de poing», c’est-à-dire le Laser Sound Performance de l’Hollandais Edwin van der Heide.

Fumée de glace sèche répandue dans l’atmosphère.  Un homme et son ordinateur portable sur scène. À ses côtés, des canons de lasers se mettent à nous mitrailler, à nous envelopper de vastes lignes ou surfaces parfaitement visibles. En plus de nous immerger de lumière, ces  multiples rayons atteignent  le mur derrière nous et dessinent des formes multiples. La trame sonore, elle, se résume en une modulation de vrombissements variés qui accompagnent cette immersion de rayons verticaux, horizontaux obliques, etc.

J’en garde  l’impression d’une démonstration des possibilités techniques de ces lasers dernier cri que d’une oeuvre à part entière. Modeste impression, j’insiste…

Ce samedi, on change de registre et on se concentre davantage sur le son : Olaf Bender (Byetone), un des leaders du label techno minimaliste allemand raster-noton présente son travail de concert avec des collègues associés à son étiquette. Ainsi, le programme sera partagé avec Mika Vainio (Pan Sonic), Aoki Takamasa et Grischa Lichtenberger.

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