Alain Brunet

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  • Alain Brunet

    Chroniqueur à La Presse, Alain Brunet est à l'affût des nouvelles tendances de la musique.
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    Jeudi 29 avril 2010 | Mise en ligne à 16h38 | Commenter Commentaires (108)

    Peter Gabriel symphonique au Centre Bell

    Peter Gabriel au Centre Bell

    Lorsque je suis sorti du Centre Bell, mercedi soir, c’était le party. Pas à peu près.

    Je traverse la rue, aperçois la première d’un long cortège de voitures à bord desquelles des fêtards survoltés postillonnent et  gueulent leur joie. Sur la portière de ce premier char de l’allégresse, une pancarte À VENDRE est collée.

    Coudon, la gars profite-t-il de cette parade improvisée pour vendre sa bagnole ??? Je regarde de plus près sous la petite annonce, un nom a été ajouté à la main sur l’affiche: CAREY PRICE.

    Je mettrai ensuite 45 minutes pour sortir ma voiture du traffic. Qu’est-ce que ça sera si le CH bat les Penguins ???!!!!

    Bon bon… Rembobinons le film de la soirée, et retrouvons-nous à l’approche de 20h. Je me sens alors un peu frustré de rater la majeure partie du septième match,  me pointer au Centre Bell, pénétrer dans le temple quelques minutes après le but de Bergeron qu’on m’a décrit à la radio AM.

    Ciboulo, Gabriel est mieux d’être bon ! Puis je vois cette foule peuplée de gens de mon âge. Des quadras et des quinquas en majorité absolue…  quelques poches de jeunes adultes et autres trentenaires… Ben coudon.

    Je me dis alors que Peter Gabriel n’est plus  jugé cool par les jeunes, je m’en désole un tantinet. Le sexagénaire a cessé de recruter depuis 2002, année de la sortie de son dernier album original. Enfin… on peut convenir que  l’ex-Genesis n’a pas chômé pour autant  – label, studio, musiques de films, festivals, causes humanitaires,etc.. Cela étant, ne sortir que trois albums de chansons originales entre 1986 et 2002 (So, Us, Up), c’est trop peu pour garder la main. On peut comprendre que les jeunes ne soient pas au rendez-vous, quoi qu’on pense du legs de PG.

    Scratch My Back ? Cet album de reprises avec orchestre n’intéresse que son auditoire déjà conquis depuis des lustres et encore. Une part importante des fans de Peter Gabriel n’écoute pas de musique instrumentale complexe, et cette part est restée tiède à l’écoute de cette entreprise orchestrale.

    Pour plusieurs nostalgiques des grandes époques qui ne se sont pas convertis (avec l’âge et l’expérience) à la musique classique, au jazz et autres formes plus complexes de l’expression sonore, pas sûr que Scratch My Back soit particulièrement fédérateur…

    Il s’en trouve même encore un contigent d’hypernostalgiques à regretter les années Genesis et, on s’en doute bien, réprouver le déroulement de toute moquette symphonique.  Juste derrière moi, il y avait ce subtil gaillard qui ne se gênait pas pour  passer des remarques du genre: “De la musique de même, c’est bon avant d’aller à’messe…” Excellent sujet pour la rubrique “Ah ferme-la donc!” dans la chronique de mon collègue Ronald King.

    Ainsi donc, Scratch My Back, un album de versions sorti cet hiver, fut l’amorce de cette ambitieuse tournée de Peter Gabriel avec grand orchestre.

    Pas de band rock avec tapis orchestral comme c’est souvent le cas dans le rock symphonique. Seul un orchestre symphonique sous la direction de Ben Foster (surtout ne pas confondre avec David Foster!) et dont les arrangements ont été signés John Metcalfe. Très beaux arrangements, impeccale direction d’orchestre, étonnante performance de Gabriel, supérieur sur scène à ce qu’il nous offre dans son récent album de reprises.

    On doit souligner au demeurant que le succès de cette entreprise est grandement attribuable à ses orchestrations. Le choix des chansons, d’accord. La voix de Gabriel et la qualité de son interprétation, bien entendu.. Les orchestrations, assurément.

    Élégance, pointes de complexité, jeu subtil de références, utilisation judicieuse des instruments et des sections de l’orchestre. Aucune pompe au programme, où si peu – L’Ode à la joie de Beethove citée dans l’incontournable Solsbury Hill (une des moins réussies à mon sens, et ce malgré l’enthousiasme des fans) et les arrangements plus prévisibles de Philadelphia (Neil Young).

    Exemples probants ?

    * Violons servis en hachures délicates sur Heroes (David Bowie).
    * Violon et clarinette mis en évidence dans The Boy in the Bubble (Paul Simon).
    * Subtil arrangement dans Mirrorball, une de mes préférées d’Elbow.
    * Cuivres rutilants sur la poignante Flume (Bon Iver).
    * Choeurs avec Listening Wind (Talking Heads).
    * Arrangements élaborés en plusieurs “mouvements” pour My Body Is A Cage (Arcade Fire),  mouvements d’ailleurs difficiles à saisir chez plusieurs fans qui ne cessaient de présumer de la fin de la pièce… et applaudissaient trop tôt.
    * Dénuement approprié sur I Think It’s Going to Rain (Randy Newman)
    * Superbe finale sur San Jacinto.
    * Clarinette basse proéminente dans Digging in the Dirt.
    * Métallophones et choeurs féminins (Melanie Gabriel, jolie voix avec certaines carence en tant que soliste, et la chanteuse norvégienne Ane Brun, très talentueuse), le tout coiffé de salves de trombones, tubas et trompettes sur Mercy Street.
    * Superbe dynamique orchestrale, très contemporaine, sur The Rhythm of the Heat.

    Et ainsi de suite…

    La performance s’est terminée avec l’instrumentale The Nest That Sailed The Sky, tirée de la trame sonore Ovo, conçue par Gabriel pour le Millenium Dome Show.
    En ce qui me concerne, le chanteur britannique a gagné son pari de chanter “with strings”, un sort que l’on réserve généralement aux artistes pop devenus classiques et dont le rayonnement peut justifier les coûts d’un orchestre aussi considérable. Gabriel n’échappe peut-être pas à ce destin de “vieux”, il en évite néanmoins les écueils de la prévisibilité.

    Non seulement a-t-il réussi à interpréter bellement le matériel des autres, mais encore a-t-il su relire son propre répertoire dans la même foulée – ce qu’on n’avait, d’ailleurs, pas entendu jusqu’à ces représentations montréalaises. J’oserais même ajouter que  les versions symphoniques de ses chansons étaient même plus vibrantes que les précédentes. Question d’échauffement ? Fort possible.

    Qui plus est, sa voix est encore très puissante,  corrige même les faiblesses repérables sur l’album – plusieurs ont été déçus par sa version très mince de Street Spirit (Radiohead) , faut-il le rappeler.

    La suite maintenant ? Pour revenir vraiment sur les rails, Peter Gabriel nous doit maintenant une bonne douzaine de chansons originales. Rien de moins.

    Liens utiles:

    Sur Ben Foster

    Sur John Metcalfe

    Le compte-rendu d’Alain De Repentigny

    Liste des chansons interprétées à Montréal.

    Site de Peter Gabriel / Journal de tournée.


    • Pour l’hypernostalgique, s’agissait de lui dire de surveiller la prochaine présentation de Musical Box qui recrée fidèlement les spectacles du Genesis époque Gabriel… à une fraction du prix demandé pour assister à la messe hier.

    • moi un show au centre bell sans pitounes de rock non merci !!!!!

    • Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi seuls les hommes victimes de calvitie s’intéressent à Gabriel? Même quand son public comptait des adolescents, ceux-ci étaient calvitiens. Pourquoi?

    • Un peu tiré par les cheveux…

    • Peut-être à cause de sa propre coupe de cheveux circa ‘72.

      C’est drôle, j’avais bien aimé écouter les extraits lors de la sortie de l’album; même pensé “tiens je l’achèterai peut-être”. Et depuis, je n’ai eu aucune envie de réécouter. Eh bien!

    • La pièce de Radiohead (massacrée) est impardonnable IMO

    • Peter Gabriel serait donc à la calvitie ce qu’Iron Maiden est à la coupe Longueuil ?

    • À lire les premiers commentaires sur ce blogue, ce show était attendu sans bon sang!

    • Mon “Histoire de la musique occidentale” (Fayard) dit ceci:

      “L’une des tentations les plus répandues à l’issue du rêve hippie fut de donner une certaine respectabilité au rock en essayant de le marier à la musique classique. Ce mariage de la cape et du lapin donna des résultats le plus souvent douteux, particulièrement lorsqu’il était l’oeuvre de virtuoses sacrifiant la musicalité à l’exhibitionnisme. Les pires aberrations furent ainsi commises par Emerson Lake & Palmer et Yes. Parfois, l’utilisation d’un orchestre symphonique porta ses fruits avec Procol Harum. D’autres eurent une attitude plus intéressante, comme King Crimson, qui sut digérer habilement les leçons de Bartok et Stravinski, Gentle Giant et Genesis, dont le leader Peter Gabriel est apparu comme un moderne trouvère”.

      Assistons-nous au retour du trouvère?

    • Excellent concert pour les oreilles averties et les spectateurs qui aiment la prise de risque. Ce qui n’est pas donné à tous.

      Le show sort des sentiers habituels et Gabriel prend beaucoup de libertés sur les pièces couvertes. L’orchestre va même jusqu’à tonner un peu Prokokiev lorsqu’il martèle la cadence. L’ensemble est plutôt réussi avec des trous épars et quelques points d’orgue hallucinants.

      Les images des caméras de scène sont habilement maltraitées et c’est un bon show dans son ensemble.

      Bon, je m’amuserai plus au concert des fringants Buzzcocks dans 3 semaines, cela va de soi, mais j’aurai ajouté une autre facette du légendaire Old King Cole à ma palette Genesis.

    • Je n’avais pas vu PG depuis 15 ou 16 ans. UP ne m’avait pas du tout inspiré disons. Je n’étais donc pas allé le voir lors de sa dernière tournée. De plus, son look de vieux sage intergalactique m’apparaissait plutôt étrange. Cependant, le spectacle d’hier m’a franchement impressionné. J’ai beaucoup apprécié la pièce “Power of the heart” de Lou Reed. La deuxième partie était très réussie. Les vieilles “tounes” étaient bien arrangées et on voyait que le monsieur était en forme malgré sa très prochaine soixantaine. Finalement, un bon show et des musiciens avec beaucoup de talent. Ça valait le coup.

    • Très très bonne critique Mr Brunet !! J’ai grandement apprécié ce spectacle autant la deuxième que la première (je suis un fans de Scratch my Back de Heroes à Street Spirit) Quant à moi il y avait plusieurs jeunes dans la vingtaine derrière moi qui ont vraiment apprécié cette formule symphonique. Bravo Mr Gabriel!! Quant à moi vous avez gagné votre pari encore une fois!!

      @ michel. heroux

      C’est malheureux que Up ne vous ait pas inspiré, moi je vous dirais qu’il m’inspire encore autant 8 ans et une centaine d’écoute plus tard, selon moi un des 10 meilleurs album des années 2000 (Tant mieux pour moi vous allez me répondre!!)

    • @ bt627

      The Musical Box tourne depuis l’année dernière avec “A Trick Of The Tail”, le premier show avec Phil Collins … et sans Peter Gabriel ! ;-)

    • Je sais pas pour vous autres, mais moi je regarde une toune dans son ensemble, moi que le solo de drums ou de tubas,…c’est tout .

    • @ Alain Brunet

      Vous dites qu’il n’a sortie que 3 albums entre 86 et 2002, selon moi il en manque un de taille, OVO
      Il se trouve que OVO malgré les chanteurs invités est selon moi un album entièrement Gabriel et un très très bon album soit dit en passant!!!

    • @ alainbrunet

      Pas un seul mot sur les superbes effets lumineux et les jeux d’images et d’écrans ? Parfaitement intégrés à la musique et parfois d’une beauté hypnotique, ils soulignaient avec autant de délicatesse que d’efficacité les arrangements musicaux et le jeu des musiciens. J’ai assité à la perforamance du jeudi, une presttion éclatante livrée par un artiste de grand talent qui n’a jamais cessé de se réinventer. Pas un spectacteur n’est resté sur son appétit et les commentaires élogieux fusiant de partout à l’entracte et après le concert. Bref, une très belle soirée et un des spectacles intimiste (malgré l’imposant orchestre) les plus captivants auxquels j’ai assisté.

    • Moi un grand fan de Gabriel, je ne voulais pas le voir au Centre Bell, mais un billet gratuit m’y a conduit… et quelle soirée! Meilleure que je m’y attendais, autant pour la qualité sonore (excellente, au parterre) que pour Gabriel, l’orchestre et les choeuristes. Ma surprise? “Street Spirit (Fade Out)”, très émouvante (pourtant une des moins bien réussie de l’album). Mon coup de coeur? En 83 j’ai vu Gabriel pour la 1ère fois à la Place des Nations (Parc Jean Drapeau) où j’avais amené ma grosse affiche avec “Wallflower” écrit dessus, une des grandes chansons de Gabriel; peine perdue, elle n’a jamais fait parti du répertoire live (si je ne m’abuse) de Gabriel… et là je viens de l’entendre live pour la première fois! Le reste? Alain a bien résumé. Des frissons en partant avec “Heroes”. Une passe de cuivre pas mal intéressante à la fin de “Solsbury Hill” (moi, les quelques mesures de Bethov m’ont bien plu). Pas de “Mercy Street” en ce jeudi soir: snif. Quand l’orchestre se lâchait lousse c’était vraiment bon, surout dans “Signal to Noise” et la fin de “The Rhythm of The Heat”. Superbes arrangements dans l’ensemble. Merci Good Old Peter!

      (d’accord avec toi 1genesis sur l’éclairage et projections: vivement un DVD)

    • Y’a bien eu quelques faiblesses. D’accord avec Alain, Philadelphia ne surprend pas, pas plus que “I Think It’s Going To Rain Today”, et “Digging In The Dirt” est la plus ratée. Et surtout les crieurs fatigants qui manifestent maladroitement leur affection avant la fin des chansons. Pénible.

    • J’y étais jeudi et c’était un excellent spectacle. Le seul véritable hic, à mon avis: il aurait été mieux apprécié dans un endroit comme la Place-des-Arts. Le confort des sièges du centre Bell n’est pas exactement légendaire (mais au moins, rien à redire sur la qualité sonore).

      Je ne trouve pas que Digging in the Dirt était ratée, bien au contraire: la version symphonique de la chanson met de l’avant son côté “creepy”, beaucoup plus que dans la version originale. Et Signal to Noise donnait la chair de poule — c’était le clou de la soirée.

    • ”Peter Gabriel serait donc à la calvitie ce qu’Iron Maiden est à la coupe Longueuil ?”

      Exactement, ce qui prouve que dans la grand pyramide hiérarchique du goût, les adeptes de la coupe Longueuil se trouvent au-dessus des calvitiens (mais juste en dessous des pédophiles qui aiment les chanteuses à petits seins).

    • Ane Brun était choriste? C’est pas un choix évident d’être choriste (même pour le grand Peter Gabriel) alors que tu as 5 ou 6 albums derrière toi, et du succès . Oui, elle est talentueuse. J’ai déjà posté le lien de sa chanson My lover will go sur ce blogue… Une chanson qui te met illico presto dans le mood de vider une bouteille de vin… :-)
      Un autre trésor norvégien qui habite…Stockholm.

    • Pour tout ceux qui pense que Patrick Lagacée est tout sauf un journaliste, sur Facebook, pour la liberté d’expression !!!!!

    • Bonne analyse M. Brunet. PG est rendu à un point de sa carrière où il peut se permettre de prendre les directions qu’il désire. Il se fait plaisir. Et s’il peut aussi prendre le risque financier que moins de fans le suivent dans son évolution, he bien tant mieux. Si l’artiste n’a pas trop de souci financier à se faire, l’art en sort gagnant. Peter Gabriel excelle dans l’exploration de nouvelles avenues.

    • @ladyjaye75
      “Digging in the dirt la plus ratée”? J’exagère. Disons que je l’ai trouvée moins intéressante.

    • @felixc
      Voulez-vous dire que jusqu’au moment présent, Gabriel ne prenait pas les directions qu’il désirait? Comment qualifiez-vous les choix artistiques qu’il a fait dans le passé?

    • Pop !

      (ça c’est le bruit de mon tendon maxiliaire qui vient de péter)

      Show de mononk… Francis, si ça peut te consoler, le cale et je blaire pas à 10KM.

      La seule grâce que j’aie jamais trouvé à Gabriel est quand il s’est pas trop pris au sérieux à son époque ‘So’. Le reste est emphatique à se flinguer…

      Je vais même dire qq chose d’extrêmement méchant : le fait qu’il ait autant ‘pogné’ au Québec (on trouve 10x plus d’albums de Genesis au Québec qu’en Nouvelle-Angleterre, faut les voir, les geeks yankee chez les disquaires d’occaze sur la rue St-Jean) ne trahit-il pas notre goût somme toute provincial ?

    • Je suis un fan de Gabriel et j’aime bien ‘Scratch my back’. Mais l’idée de payer 200$ pour aller écouter son projet dans un aréna me semblait ridicule. J’ai même envisagé me rendre au concert de New-York…

      J’ai remarqué plusieurs cameras sur l’extrait vidéo… Espérons la sortie d’un DVD avec un bon mixage audio qui permettra d’apprécier le travail de l’orchestre.

      Cette version de Solsbury Hill n’est cependant pas très convaincante mais vous semblez dire que c’est l’adaptation la moins réussie…

    • @sylvain cournoyer

      D’accord avec vous concernant les gens incapables de se retenir et qui cassent l’écoute d’une pièce. Lorsque le deuxième but du Canadien a été marqué, certains (bien branchés sur le match avec leur cell) n’ont pu contenir leur joie et on a entendu du même coup cette clameur provenant des restaurants du Centre Bell… À la fin de la première partie (qui coïncidait avec a fin du match), on se demandait même si les gens appaudissaient le CH ou PG !!!
      Pour plusieurs encore, le decorum est obsolète une crispation du passé. Pas d’accord. Il faut s’informer sur ce qu’on va entendre avant d’applaudir au mauvais moment. Ça demande une toute petite préparation, et la musique en sort gagnante. La semaine dernière, la question est revenue sur le tapis au lendemain du concert d’Angèle Dubeau, lorsque les amateurs fervents applaudissaient entre les mouvements… En ce qui me concerne, le décorum de l’écoute n’a rien à voir avec quelque crispation…

    • Mon cher boulga
      Pour t’avoir lu souvent sur ce blogue, je constate que tu ne blaires pas grand-chose finalement, t’as bien le droit mais je te plains un peu. Quant à ton conclusion de nos goûts “provincial”, t’es d’une ridicule condescandance. Tu nous renseignes bien sur l’instrumentation et t’es bon dans les quizz, mais pour le reste c’est So-So.

    • @mikhail

      À lire votre diagnostic matinal, certains d’entre nous (moi le premier) devront incessamment être admis au club des mononks chauves de la belle province…

    • Mais la calvitie, ce n’est pas qu’un manque de cheveux, c’est surtout un état d’esprit.

      Moi j’aime bien Games without frontiers et aussi, lorsque j’abuse de prozac (genre le pot au complet d’un coup), je suis capable d’écouter les deux premières minutes de Shock the Monkey.

      Boulga, tu as tout à fait raison pour les disques usagés de Genesis. Mais bon, l’avantage c’est qu’on peut trouver Genesis Live à 3$ facilement et que ce disque vaut vraiment le détour.

      Pour le reste, je ferais une téléréalité dans laquelle Gabriel serait enfermé pendant 3 semaines avec le concepteur de Kampaï, le directeur artistique du Cirque du Soleil et l’architecte du Quartier 10/30 . Leur mission serait de créer l’oeuvre la plus sophistiquée possible.

    • @francis222

      Question: quelle est la différence entre sophistication et maniérisme ?

    • Il faudrait demander à Jean Des Esseintes, il saurait vous répondre mieux que moi.

    • @sylvain

      Ah, ça c’est pourtant faux. J’ai bien 1,500 disques dont le radical éclectisme ne cesse d’étonner le mélomane de passage chez moi.

      Je ‘blaire’ tellement de choses et de genres disparates que desfois je me demande même si je ne devrais pas demander un peu plus de sens critique pour Noël.

      Traitez-moi de condescendant si vous voulez… Mais quand on voit tous ces has-been des seventies se faire une seconde carrière au Festival d’Été comme les hair-bands s’en font une en Corée… Come on, un peu de lucidité.

      Sinon vous, comment expliquez-vous que le kétaine de région typique keb qui n’a pas acheté un disque depuis 1978 trippe tant sur Gabriel ? Allez dans les pubs anglais et dites à des quinquagennaires que ça s’écoute encore qq part dans le monde, et ils vont vraiment plaindre cet îlot reculé… Pcq eux ils sont passé aux zérothies depuis longtemps.

    • @francis222

      Je crois que vous devrez tôt ou tard y répondre vous-même. Mais bon, y a pas de presse… On aura plein d’occasions de revenir là-dessus, parole de mononk chauve.

    • Mais c’est vrai ce que dit Boulga. Une large aprtie des mélomanes vieillissants québécois ne sont jamais revenu du prog des années ‘70. Vous pouvez être certain que quand Marillion fait une tournée nord-américaine, ça veut dire une tournée de Montréal et Québec.

      Je dis ça et pourtant j’adore le prog. Je parle même le kobaïen couramment.

    • Le maniérisme et la sophistication ont en commun de s’opposer au naturel et à la simplicité. Le maniérisme et est quelque sorte la côté péjoratif de la sophistication. Cette distinction permet au critique de dire d’une chose qu’il aime mais qui est inutilement chargée qu’elle est «sophistiquée» et d’une chose qu’il n’aime pas et qui est inutilement chargée qu’elle est «maniérée».

    • Peter Gabriel III, c’était pas mal, non?

      Concernant l’album et le spectacle actuel, je vais m’abstenir…les reprises d’une part, et le mariage rock-symphonie d’autre part, j’suis pas capable.

    • @boulga
      D’abord tant mieux pour toi si t’es plus éclectique que je pensais… j’avais présumé. Mais dans le franco-québécois ou dans ce que les Québécois aiment, tu sembles avoir un problème. Je te cite: “depuis 10 ans bien sonnés, depuis Bran Van en fait, je ne m’intéresse à peu près qu’à l’output anglo-québécois.” Plus tes commentaires négatifs sur les Boulanger, Fiori, Séguin, et j’en passe; après un certain nombre, on a droit de conclure aux préjugés.

      C’est évidant que si les “geeks yankee” achetaient la musique que tu aimes, tu ne tiendrais pas ces propos. Deux poids, deux mesures. Ce qui ne te plait pas en musique semble avoir peu de valeur à tes yeux.

      Tu écris “Sinon vous, comment expliquez-vous que le kétaine de région typique keb qui n’a pas acheté un disque depuis 1978 trippe tant sur Gabriel ?”… Pfff, tu me décourages: parce qu’ils aiment sa musique tout simplement, et il n’y a pas de dates de péremption sur le temps qu’on aime quelque-chose.

      Oui, il y en a qui ont arrêté de découvrir de nouveaux genres, de nouveaux artistes en 1978 et c’est bien leur affaire. Mais dans tous ces gens qui ont arrêté de découvrir un genre quelconque, y’a pas que les fans de prog qui ont arrêté de découvrir… arrête de focuser sur eux. Et beaucoup d’autres ont passé aux zéreoties sans cessez d’aimer ce qu’ils ont découvert dans les seventies. Et y’a sûrement des “kétaine de région typique keb” à quelque-part qui n’ont rien découvert d’autres depuis Gino Soccio… et ils n’ont pas non plus besoin d’être kétaine ou has-been pour ça.

    • (suite) Oui je sais, il y en a aussi qui ont arrêter leur horloge de mélomane dans les années 70 ou 80 (j’en connais!) pour des mauvaises raisons: paresse, manque d’ouverture d’esprit, préjugés, etc… et qui disent qu’il ne c’est rien fait de bon depuis 25 ans en musique: c’est à eux, et à eux seul que tu devrais t’adresser.

    • @sseb

      Je suis d’accord – La pop, le rock et même le prog rehaussé d’une sauce symphonique donne souvent un résultat pathétique. Il y a cependant quelques exceptions: Michael Kamen et le San Francisco Symphony Orchestra on réussi à me vendre du Metallica ! Sinon je n’ai aucun intérêt pour leurs enregistrement originaux…

      Gabriel n’est cependant pas tombé dans le panneau. On parle ici de reconstruction de pièce.

    • @francis222

      Merci de l’effort. Le “naturel” et la “simplicité”, donc, sont forcément pervertis par la pensée complexe si je vous suis. Le maniérisme et la complexité seraient donc de la même famille, si je vous suis. Tiens tiens…

    • @Alain
      La maniérisme est de la même famille que «complexité tape à l’oeil», «complexité forcée» ou «complexité inutile».

    • “et à eux seul que tu devrais t’adresser.”

      Ça simplifie d’autant qu’ils sont majoritaires… À votre exception si je comprends bien vu que vous avez pris la mouche.

      Cela dit, je suis un trippeux seventies aussi. C’est une décennie formidable. Mais le bon goût (la sophistication), c’est savoir reconnaître ce la piquette datée de ce qui a bien mûri. Pensons Pamela Anderson et Monica Bellucci, par exemple.

      L’essentiel du prog a sûri, à quelques exceptions près. Comme Camel, tiens (étant entendu que Floyd ç’a jamais été du prog).

      Je ne crois pas avoir de préjugés sur l’output canadien-français, vu la quantité que j’écoute et admire sincèrement.

    • Bon, on s’entend sur Monica!

    • «Ce qui a bien muri» n’est qu’une construction socio-culturelle. Serais-tu toi-même une victime de la mode, cher Boulga?

    • Je me souviens, en 6e année, après avoir entendu I Love Rock n Roll partout pendant des mois, mon ami m’avais dit ”Cette chanson est rendue vraiment plate” et je m’étais demandé pourquoi on pouvait dire ça alors qu’il s’agissait de la même chanson que lorsqu’elle était nouvelle.

    • Ceci dit, je comprends très bien que la distance permet une plus juste perspective. Ce que je tente de dire c’est que chaque époque choisi en fonction d’elle-même ce qui mérite la canonisation.

      C’est de bon ton actuellement de mépriser Yes, mais dans 20 ans, y a rien qui dit que le «bon» goût ne dictera pas d’écouter Relayer à tous les jours.

    • @francis

      Y’a de ça, mais pas seulement.

      Ce qui a bien mûri est précisément ce qui a fait abstraction de la ‘mode’ où moment où c’est sorti. Et ça, ça se rationalise.

      Ainsi, Meddle a beaucoup mieux vieilli, ‘objectivement’, que ‘Another Brick Part II’ qui a cédé à la mode du beau disco et de la tite guitare flangée.

    • Et ‘Yes’ demeure du ‘bon stock’ intemporel à mes yeux, méprisé par la Crowd Inrocks qui reconnaîtrait pas une modulation sur elle leur bottait le cul.

    • @boulga (t’as déjà en partie répondu le temps que je rédigeais ma réponse…, ça va vite)
      Je suis convaincu que si on faisait un sondage sur ceux dont l’horloge s’est arrêtée, le résultat serait exactement proportionnel aux ventes de disques quant au genre de musique sur lequel ils sont “bloqués”… et y’a pas juste le prog qui se vendait bien à l’époque. As-tu vraiment des disques que tu aimais à 25 ans et que tu n’aimes plus aujourd’hui? Je te soupçonne plutôt de ne jamais avoir aimé les PG (tu l’as déjà dit), Genesis et ELP, et je respecte ça. Alors cette musique n’était-elle pas déjà “vieille” à tes oreilles? J’aime vraiment plein de choses dans chacune des décennies, mais c’est vraiment rare que je trouve qu’une musique a mal vieillie; oui une couple d’instruments parfois (certaines guitares sixties et certains beatbox et synthé des eighties sonnent cacan), mais l’essence de la chanson elle, n’a pas vieillie. Et tu te ferais vraiment moins Pamela aujourd’hui qu’à ses débuts?

    • Tout à fait d’accord en fait.

      En même temps, c’est quand les Stones ont cédé au disco qu’ils ont fait, selon-moi, leur meilleurs trucs de la fin des années ‘70 et du début ‘80 (Miss You, Emotional Rescue, Undercover of the Night). Mais bon, je suppose que certains fans des Stones me brûleraient vif pour avoir dit des choses pareilles.

      Mais bon, c’est pas aussi classe que Bowie qui anticipe le raz-de-marée disco sur Young Americans et Station to Station.

    • @francis222
      Bon exemple que tu donnes avec “I Love Rock n Roll”. Ça relève plutôt du phénomène bien connu du “maintenant que tout le monde l’aime, moi je ne l’aime plus”. Quand t’es ado ça peut être normal, mais certains adultes ont conservé cette mentalité. Je soupçonne les anti-Canadiens (de Montréal) de la même maladie.

    • @Sylvain
      Je crois que nous étions un peu jeunes pour adopter le snobisme que tu décris même si c’est un peu du même accabit. C’était surtout une écoeurantite d’avoir trop entendu la chanson. Or, elle a beau avoir joué à la radio 5 millions de fois, ça reste la même chanson que lorsque tu l’as entendue pour la 1ère fois.

      Ceci dit, il est vrai que parfois, la surexposition peut taper sur les nerfs et ne pas rendre service à une oeuvre ou une chanson.

    • M. Brumet
      Le naturel et la simplicité n’a qu’un nom: Halak

    • J’ai touours aimé Peter Gabriel mais j’avoue que l’extrait que vous nous présentez me fait quand même l’effet que ce show est du style ‘gérontorock’

    • @sylvain_cournoyer
      mais c’est vraiment rare que je trouve qu’une musique a mal vieillie; oui une couple d’instruments parfois (certaines guitares sixties et certains beatbox et synthé des eighties sonnent cacan), mais l’essence de la chanson elle, n’a pas vieillie.
      …………….
      Pour ma part, le son m’arrête. Assez, en fait, pour être incapable de percevoir la mélodie ou apprécier le jeu des musiciens. L’expo sur Miles Davis devrait nous en faire parler davantage dans les prochains jours. Mais le son des synthés sur ses enregistrements des années 80 me les rendent insuportables. Les poils sur les bras se hérissent pour les mauvaises raisons.

    • Je n’ai jamais aimé Peter Gabriel. J’irais bien voir George Thorogood par exemple.

    • @sylvain

      Le bottom line est que ma blonde me ‘pardonnerait’ peut-être (un grrros peut-être) Monica dans un moment d’égarement, mais jamais Pamela !

      Effectivement, j’ai jamais aimé ces bands -et Pamela non plus by the way ! Jouer de la musique en costume de théâtre est pour moi d’un ridicule consommé. Je suis de l’école shut-up and play yer guitar. Je les trouvais pas datés dans le temps, juste désespérément emphatiques, forcément, mais aujourd’hui il le sont par ailleurs.

      Le bon goût et le mauvais goût ça n’existe plus semble-t-il. Mais ça reste bien pratique pour distinguer le sophistiqué du maniéré. C’est un peu comme se faire traiter de snob au Québec quand on refuse une gorgée de piquette australienne !

    • Il n’y a pas ”un” son de synthé des années ‘80. Le Juno 6 est un instrument fabuleux et la basse d’un MG-1 peut détruire un pâté de maisons en 2 secondes tellement c’est puissant.

    • @francis

      En fait, les gens réfèrent souvent aux ‘nappes’ de synthé vapoteuses style Yamaha DX7, puisque les premiers synthés n’étaient pas polyphoniques et qu’en over-dubber plusieurs était un paquet de troubles. Y’a eu de l’abus dès que le joujou a franchi cette limite technique.

      Le grand cliché est aussi l’arpégiateur du Jupiter-8 (pensez Save a Prayer de Duran Duran) mais effectivement, c’était vraiment des instruments trippants.

    • HS

      C’est bien cette exposition de Miles Davis même les radios kétaines mettent des extraits de pièce de Miles Davis. J’adore! Ça me rappelle il y a quelques années, je regardais les nouvelles américaines sur ABC très tôt le matin. Chaque transition était faite avec un extrait de jazz super cool. Je me sentais comme à New York tôt le matin.

    • Perso, je ne dit pas que le bon goût n’existe pas. Au contraire, il est tellement répendu que tout le monde affirme en être le dépositaire.

    • @Boulga
      Oui, je sais pour le DX-7, c’est pourquoi j’ai pointé des synthé analogiques des années ‘80.

      Moi, je en me suis jamais fatigué de l’arpégiateur du Jupiter 8 et de celui de son petit cousin cheapo, le Juno 6.

    • “Pensons Pamela Anderson et Monica Bellucci, par exemple”. Ou Scotch, que nous devrions ajouter à cette liste selon ce que j’ai pu comprendre hier. s’cusez la.

    • @Boulga

      Pamela et Monica n’ont rien EN COMMUN… Sauf peut-être de faire de l’effet à des hommes… Mais pas de la même manière du tout…


      Jouer de la musique en costume de théâtre est pour moi d’un ridicule consommé … ”

      Et si le ridicule était assumé ?

      Et alors que penser de KISS ou encore des TWISTED SISTER ?

    • Finalement, je sais bien que tout ne se vaut pas et que certaines personnes ont de meilleurs goûts que les autres. Je me fais l’avocat du diable. Mais d’un autre côté, t’as beau avoir des critères sérieuxpour déterminer ce qui est «beau» ou pas, ces critères n’ont rien d’objectifs. Ils n’émanent pas d’une loi naturelle et il est plus hasardeux de distinguer le beau du laid qu’un mammifère d’un reptile. Forcément, c’est très culturel et relatif le «beau», peu importe les critères qu’une culture juge valable.

      Pour la sophistication, c’est bien entendu que j’ai utilisé ce terme de façon ironique, parce que les concepteurs du Quartier 10/30 sont convaincus, eux, d’être sophistiqués, pas maniérés. En fin de compte, tout ce que je trouve vraiment horrible est souvent jugé comme étant sophistiqué par d’autres. C’est d’ailleurs une trait commun dans ce que je trouve laid. Ce qui ne veut pas dire qu’en soi, la sophistication est mauvaise pour moi.

      Hey, j’ai une bouteille de Lagavulin à la maison, vous croyez que je ne suis pas en mesure de voir que c’est mieux qu’un blend bas de gamme? Ben voyons, je cherche juste à voir votre logique vous qui êtes si persuadés de votre bon goût.

      La vérité, ce n’est pas que le bon goût n’existe pas, c’est qu’on s’en tape comme de l’an quarante du bon goût des autres, à part bien entendu, quand il vient nous conforter dans le notre.

    • @ boogie

      Monica est très belle mais trop sérieuse. Pamela est trop kitchy. Si j’étais un homme, je préférerais Pénélope Cruz ou Salma. Louez les Bandidas, elles sont belles et drôles. Surtout lorsqu’elles font les commentaires toutes les deux sur le tournage du film.

    • ” Le bon goût et le mauvais goût ça n’existe plus semble-t-il. Mais ça reste bien pratique pour distinguer le sophistiqué du maniéré. C’est un peu comme se faire traiter de snob au Québec quand on refuse une gorgée de piquette australienne ! ”

      Non cela existe toujours le bon goût et le mauvais goût mais nous ne sommes pas obligés d’avoir tous les mêmes goûts. Pour le vin ? Tu peux avoir un grand vin qui ne plaît pas à tous. Et ce n’est pas parce que la personne a mauvais goût car elle sait en apprécier.

      Un snob ? Il va regarder LE PRIX en premier. Ou l’étiquette et il va suivre ce que l’on lui dit de faire… Un connaisseur ? Il sait reconnaître un grand vin d’un vin ordinaire. Et c’est pas parce qu’un vin de table vous plairait que vous n’êtes plus un connaisseur.

      Les accusations de maniérisme envers certains artistes ? Parfois, il y a du vrai. Légèrement maniérée, mais c’est peut-être que la personne essaye au moins des choses. J’aime pas mieux ceux qui pour faire ”NATUREL” exagèrent leur simplicité. Et on sent une fausse simplicité.

      Pour le côté Mononk… Moi j’assume ma mononclitude et même ma quétainerie sauf que je ne cherche pas à m’y complaire. Tout ce que je souhaite c’est qu’on offre plus de choix au public et que celui-ci soit CURIEUX. On peut aussi faire de l’éducation du public.

      Là encore… Ceux voulant faire cela peuvent se faire traiter de snobs, de pédantisme, de maniérisme…

    • Aie! Vous êtes encore préoccupés par ce que les autres pensent de vous. On s’en sacre! L’important, c’est d’avoir du fun. Je n’aime pas le hockey, ça m’exaspère d’entendre les klaxons, les cris après le match. Mais bon, si les Canadiens peuvent se planter bientôt, je serais bien contente.

    • @lecteur_curieux

      “Et alors que penser de KISS ou encore des TWISTED SISTER ?”

      Là on ne parle plus de ridicule, on vient de tomber dans le burlesque.

    • On s’en sacre encore plus de ce que TU penses toi, Scotch.

    • Sophistiqués certains quartiers ? Moi je trouve plus qu’ils sont Kitsh ou encore dans le même esprit que les PARVENUS…

      La sophistication je la vois dans le d’une qualité et vous aussi. Le maniérisme ? On va dans le même sens que lorsqu’on accuse des gens d’être affectés.

      C’est comme en littérature, on peut constater le style, la PRÉCIOSITÉ , par exemple d’un auteur. Ce qui empêche pas, que l’auteur SAIT ÉCRIRE. Alors, il va avoir ses supporteurs et ses détracteurs.

      Pour Peter Gabriel ? Bon titre pour l’article d’Alain de Repentigny ” qui m’aime me suive” et il avait bien écrit aussi sur Stevie Wonder : ”c’était un peu inusité, certes, mais avec Stevie Wonder, c’est à prendre où à laisser ”.

      http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/200906/30/01-880316-stevie-wonder-presque-parfait.php

      J’aime les artistes qui font à leur tête et qui n’ont pas peur du ridicule ou des critiques. Tant qu’on ne se complaît pas dans la facilité ou la médiocrité, c’est déjà un très bon départ.

    • @ francis 222

      En tous les cas, je n’ai jamais vu le quartier 10/30. Je ne vais jamais en banlieue. Mais des banlieusards qui font du bruit et qui envahissent mon quartier, il y en a en masse.

    • scotch dit : ” Je n’aime pas le hockey, ça m’exaspère d’entendre les klaxons, les cris après le match. ”

      C’est pas plus la foule du hockey et celle de d’autres sports qui est ainsi ? Tu confonds le sport avec les manifestations du public, d’une partie du public.

    • ”En tous les cas, je n’ai jamais vu le quartier 10/30. Je ne vais jamais en banlieue. Mais des banlieusards qui font du bruit et qui envahissent mon quartier, il y en a en masse.”

      John Wayne Gacy et Pol Pot tenaient un discours similaire.

    • Le hockey = l’opium du peuple Québécois. Ça m’exaspère.

    • Pol Pot? Tu fumes quoi là?

    • Attention à tous, je suis pour l’extermination des 450. Je serai responsable du génocide des 450. lol

    • Dans le vidéo plus haut ? Moi je vois un show plutôt grand public où les gens semblent embarquer.

      Et il y a un orchestre mais je vois plus les deux choristes se faire aller les bras. Je trouve cela dans le style populaire pour cette chanson. Je vois une performance le fun.

    • Y va y avoir en masse de 450 et de 514 tendance DollarddesOrmeaux/Kirkland qui seront au Metropolis pour gueuler en choeur One scotch one bourbon one beer à Thorogood. Ils devraient faire gaffe.

    • @archiloque
      ou tu vas avec ton burlesque un show de kiss c’est grandiose et une experience exeptionelle dans une vie sort un peu de ton trou !!!!!!

    • @steevesim

      Admettez que se faire dire de sortir de son trou par quelqu’un qui trouve qu’un show de Kiss est une expérience exceptionnelle dans une vie, c’est un peu comique.

    • J’ai l’impression que le prog est à l’esthétique rock ce que fut le Cromwell d’Hugo pour la littérature: le beau n’a qu’une figure alors que le grotesque en a mille; dès lors, chercher un alliage mesuré des deux est une possibilité. Le beau ainsi noyé est donc futile à discerner. Il y a effectivement quelque chose de grotesque dans une pièce comme Gates of Delerium.

      Aussi, je ne suis pas d’accord avec l’assimilation qu’on fait des termes ‘naturel’ et ’simplicité’; le naturel peut s’avérer fort complexe, et la simplicité très artificielle, non?

      (scotch, je ne comprend pas vos “laug out loud”, ni votre pseudo qui ne devrait rien avoir à faire avec le Lagavulin de chez francis)

    • @ boogie

      Kirkland, DDO sont des 514, Ontariens de l’est, partitionnistes. Je n’irai pas parce que je suis couchée à cette heure-là. Je m’endors avec Denis Lévesque à 11 h pm.

    • @ rafc

      Salut unholy le fantôme!

    • Un spectacle se regarde au présent. Pas au passé. Et pas dans l’avenir. En anglais “here and now”. Ce spectacle de Peter Gabriel est somptueux de richesse musicale, d’originalite et de créativité, d’arrangements de lumière, de mise en scene…et quelle voix. Alors pour ceux qui sont venus voir Genesis, il fallait regarder sur le billet. Pour ceux qui voulaient “rocker”, il fallait lire la description du spectacle. Et pour ceux qui simplement veulent vibrer quand ils voient et ils entendent un artiste génial faire quelque chose d’absolument riche musicalement, envoûtant, déroutant, poignant et se donner à fond…ils ont été gâtés….Merci Peter!

    • (Pas sûr de comprendre, scotch. C’est Mikhail qui côtoie le fantôme; et si tu crois que je suis Ghost recouvert d’un drap blanc, je vais le prendre pour un compliment.)

    • @ rafc

      Comprends le comme tu voudras, moi je ne comprends rien à ton post. Par contre, celui de riddler est clair, concis et limpide.

    • Je disais, entre autre chose, que la simplicité peut être très artificielle. Arrêtons-nous là si tu le veux bien.

    • Scotch se nomme ainsi parce qu’elle aime George Thorogood et elle croit qu’il est l’auteur de One Bourbon, One SCOTCH, One Beer. Se faisant, elle traduit cependant son désir de baiser avec son père en faisant une track de poudre sur la scène du Bistro à Jojo.

      @rafc
      Très intéressant commentaire.

    • Quand je dis que Gates of Delerium de Yes est grotesque, c’est, par exemple, en pensant à ce passage où le groupe enchaîne, en 5-6 mins instrumentales, des mesures qui passent de 3/4 à 4/4 à 5/4 à 6/8, reviennent à 4/4 ensuite à 9/8 … ceci jusqu’a ce qui pourrait être du 11/4 !!!! Si ça ce n’est pas du grotesque musical ..? Le problême c’est que pourtant, ça marche!

    • … je ne parle donc pas des ridicules et tout aussi grotesques habits de Wakeman qui est absent de ce disque et pour le mieux.

    • Tout à fait! Personne ne se plein du remplaçant de retrouver Moraz au lieu de Wakeman. De loin mon disque préféré de Yes!

    • Oups, vraiment écrit tout croche. Je me reprends:

      Tout à fait! Personne ne se plaint de retrouver Moraz au lieu de Wakeman. De loin mon disque préféré de Yes!

    • @archiloque
      tu doit etre le genre a rire du monde et ensuite te taper les clips de twisted sister en cachette

    • @steevesim

      Je ne ris pas du monde, je ris de Kiss.

    • @francis222

      Moi je crois que Scotch s’appelle ainsi parce qu’elle est comme le sparadrap au bout du doigt d’Allan dans “Vol 714 pour Sydney”.

    • @archiloque
      oui tu ris du monde tu crois qu’on etait 20000 imbeciles au dernier concert en octobre !!!!!!!!

    • @archiloque
      C’est une hypothèse valable. Faudrait vérifier.

      En tout cas, c’est rendu tellement surréaliste ici. Moi en tout cas, je ne vous cacherai pas que j’aime bien rire des gens et ensuite me réfugier devant mon écran pour écouter des clips de Twister Sister.

      Je suis aussi convaincu que Dee Snider fait des meilleurs grilled cheese que Gene Simmons.

    • @steevesim

      Non, je crois que Kiss c’est du grand guignol, ce qui est tout personnel. Il ne faut pas être paranoïaque mon cher.

    • @archilioque
      oui je comprend tres bien mon cher une bonne soiree a toi

    • @francis222

      Il y a un certain humour bon enfant dans les clips de Twisted Sisters.

    • Oui, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, Dee Snider est vraiment brillant et très intéressant.

    • @francis222
      Vrai qu’on peut se tanner d’une chanson trop entendue; le bon côté c’est qu’on se remet à l’aimer plus tard. Mais le fait de ne plus aimer une chanson ou un groupe parce qu’ils deviennent populaires relève plus à mon avis du besoin de se démarquer que du snobisme. Il y a de brillantes façons de se démarquer et il y en a des poches, dans ces dernières j’inclus celle de renier une oeuvre parce qu’elle devient populaire, car au fond la personne continuera en secret à aimer l’oeuvre mais fera semblant du contraire. En fait je ne suis pas certain que ce soit davantage typique aux ados qu’aux adultes.

    • @francis222
      Ouais bon, en fait je te rejoins là-dessus. Se démarquer de cette façon, c’est du snobisme. On le définit ainsi dans Lexilogos: “Affectation qui consiste à priser ou à mépriser quelqu’un ou quelque chose non en raison de sa valeur ou de sa qualité mais en fonction du choix des gens que l’on veut imiter.”

    • @ archiloque et francis222

      Je n’ai jamais mis les pieds au Bistro à Jojo. J’ai bu une fois dans ma vie du Scotch. J’ai choisi ce pseudo parce que je suis arrivée sur les blogues de Cyberpresse pendant le scandale de la municipalité d’Outremont. Je trouvais cette histoire complètement ridicule. Montréal n’a tellement pas d’envergure qu’elle n’en n’a même pas pour la corruption et le crime organisé. Pendant ce temps, l’eau stagne comme dans un marécage, des rues, des trottoirs plein de trous, une ville dirigée par des voyous sans envergure.

    • AHHHH le goût provincial des québécois!
      Quoi de plus provincial que de se plaindre des particularités québécoises.
      Comme si Genesis n’avait été populaire qu’au Québec! Parmi les premiers à apprécier le groupe, d’accord. Mais ils avaient du succès en Europe, sauf en Grande-Bretagne. Autrement dit, le monde anglophone a suivi dix ans après.

      En plus d’OVO, il y a aussi Big Blue Ball.

      D’autre part, les artistes qui vont “couvrir” à leur tour Gabriel ne sont pas des 2 de pique: Stephen Merritt, Bon Iver, Lou Reed, Radiohead, David Byrne, Regina Skektor… Me semble que si Gabriel était nul et à chier, tous ces gens forts différents ne se mouilleraient pas avec un has- been…

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